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  • Kevin Nivek
    • Scenariste: Désirée Frappier Dessinateur: Alain Frappier Editeur: Steinkis Note :
      Résumé:

      Chili, 1973. Alerté par les discours conspirationnistes de leurs officiers, un groupe de jeunes marins se retrouve témoin des préparatifs du complot visant à destituer le gouvernement de l'Unité populaire. Sur fond de conscience de classes, le soutien au président nouvellement élu Salvador Allende gagne les troupes. La riposte s'organise. S'engage alors une véritable course contre la montre pour éviter le coup d'État du 11 septembre. Une lutte sociale héroïque et peu connue qui intervient à l'heure où décline la démocratie et se met en place une dictature.

      Type: Roman graphique L'acheter chez notre partenaire Genre: Biographie Prix: 24 Nb de pages: 320
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    Après Là où se termine la terre et Le temps des humbles, l'éditeur Steinkis nous offre le dernier tome de la trilogie chilienne des époux Frappier. Avec Et que se taisent les vagues, ils viennent conclure une description du pays des poètes en pleine effervescence politique. Tout commence en 1959 avec le jeune Luis Ayala issu des classes populaires, apprenant la débrouille avec ses grands-parents. Il raconte sa vie sans concessions au duo d'auteurs.  A cette époque, l'avenir scolaire était plutôt restreint pour les classes moyennes voire basses de la société. Aussi il décide de s'engager dans la Marine nationale avec l'objectif d'y poursuivre ses études plus tard. Nous sommes en 1970 et prenons la direction donc une ville à la résonance sublime : Valparaiso et son école des mousses. Il y décrit les brimades, les écarts de classe très souvent injustifiés entre officiers et sous-officiers, les méthodes de fonctionnement de ce corps militaire empruntant les codes aux américains, aux anciens criminels de guerre nazis, mais aussi plus directement au système nazi lui même ! Dans ce pays sous l'influence de la CIA, conspuant les idées communistes associées à "l'ennemi" soviétique, c'est toute une éducation voire de l'endoctrinement que réalise la Marine sous couvert des dirigeants. Les élections approchants avec Salvador Allende se présentant pour la quatrième fois, les messes basses naissent puis s'accumulent dans les troupes des jeunes mousses. Un nouvel avenir semble possible avec un essor social important ! La conscience politique s'éveille au sein des sous-officiers et la victoire d'Allende va les conforter dans leurs idéaux. Mais dans l'ombre, le fameux coup d'état du 11 septembre 1973 se prépare chez les officiers ! Par le prisme des jeunes marins, vous ne raterez rien de ce terrible fait d'histoire. Une immersion profonde dans l'armée avec de nombreux dialogues passionnés/passionnants sur fond de lutte de classes. Ce récit respire l'intelligence et invite grandement à réfléchir aux conséquences des choix politiques. Dessiné en noir et blanc, le trait semi-réaliste alterne les cases presque photographiques des bâtiments militaires et autres vues aériennes; avec un style minimaliste sur les visages des personnages. Une grande galerie de protagonistes compose cette histoire, vous pourrez éprouvez certaines difficultés à bien suivre le fil et en reconnaître certains. Ce n'est pas dramatique en soi, l'essentiel étant la pertinence du propos et la plongée abyssale dans cette société d'il y a à peine 50 ans en pleine lutte existentielle. On apprend et on ne sort pas indemne d'une telle lecture !

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    • Jane dans les nuages
      Note :
      Dargaud se lance dans un pari pour le moins risqué : re inventer les nouvelles en bande dessinée. 

      On parle ici d'un format tout nouveau, avec des histoire très courtes de 32 pages, dans un format comics avec une couverture souple. Et cela pour ....10 euros.

      Pour commencer, Dargaud sort l'artillerie lourde avec Jordi Lafebre et sa "Jane". 

      Et pour tout dire, cette nouvelle est un véritable bonbon en bande dessinée. La petite lecture qui fait du bien pile quand on en a besoin.

      C'est mignon au possible et plein de good wibes.

      C'est juste... très court. Trop court de mon point de vue dans un format... qui ne durera pas dans le temps.

      On donc dans une nouvelle version jetable de la bande dessinée. 

      Très honnêtement j'ai des doute sur cette expérience. Que ce soit le ratio prix/page ou la qualité de l'ensemble...  rien ne me convint.

      Je serais donc preneur de vos avis sur la question.....
      • 3 réponses
    • Home sick pilots
      Note :
      Mais qu'est ce que les Américains peuvent quand meme avoir comme idée. On les limite souvent aux super silps.... alors qu'ils peuvent nous pondre des trucs sur-réalistes.
      Comme par exemple une histoire mêlant fantôme, possession et... punk et gundam !! 
      Oui oui. Gundam.et du Punk !  Car on parle bien ici d'une maison possédée qui peut se transformer en maison géante et bougeante... et elle combat un super robot alimenté par des fantômes.
      Et le tout piloté par une jeune punk dont l'esprit est prisonnier dans la maison.
      On se retrouve donc avec un récit des plus décoiffant, booster aux couleurs roses et violettes bien trouvées et un scenario suffisamment WTF pour que ce soit assez jouissif.
      Ca ne plaira pas forcément à tout le monde mais si vous aimez les trucs bien barrés, c'est pour vous !
      • 0 réponse
    • Amériques
      Note :
      Amériques, où comment la grande histoire se mêle au souffle épique épris de Liberté ! En suivant le chevalier du Buysson, vous sillonnerez les tumultes d'une traversée de l'Atlantique, l'arrivée sur les rives sauvages et immenses de la Caroline du nord en symbole de ce nouveau monde mystérieux et sauvage, mais aussi la guerre faisant rage entre colons et les fameuses "red capes" anglaises ! En propulsant sur le devant de la scène ce gentilhomme épris d'aventures, les auteurs peuvent ensuite faire apparaître Lafayette, le roi Louis XVI, le général Washington et même au fin fond d'une taverne de Charlestone, la mystérieuse Anne Bonny ! Les grands noms jalonnant la naissance des Etats-Unis croisent la route de ce jeune français saisit par le courage des "patriots", la beauté des lieux mais aussi une jeune femme, créée par la scénariste pour apporter une note de romance bienvenue au milieu de ces champs de batailles. Des conflits terriens, marins, mais aussi dans les salons entre militaires et politiciens n'allant pas forcément tous dans la même direction, seront au programme ! C'est une mine d'informations que nous délivre la talentueuse Esther Gil dans ces pages magnifiées par le trait d'un Laurent Paturaud en grande forme ! La lumière dégagée lors des couchers de soleil ou dans les salons obscurs sur les visages des protagonistes, les regards de braise épris de liberté, les rues pavées baignant dans une brume semblant sortir des pages, absolument tout concorde pour une grande expérience de lecture ! Le brouillard naissant dans les forêts de Caroline laissera entrevoir des soldats, mais aussi une végétation plus vraie que nature, et que dire des séquences maritimes absolument somptueuses ! Une partition graphique splendide servant une histoire documentée et bien réelle avec des dialogues à l'éloquence rare ! Un magnifique hommage pour célébrer les 250 ans de la déclaration d'indépendance des américains. 
      • 0 réponse
    • Le Panthéon - L'enlèvement de Jacob
      Note :
      Financé sur Ulule avec une assez bonne participation (375%) ce projet de Thomas Rivière et Mika Souillard voit enfin le jour, un an après ! L'attente fut longue, les péripéties d'un financement de ce genre furent nombreuses à en croire les auteurs, mais le tome 1 est dans les bacs et nous pouvons découvrir cet univers parisien steampunk. Louise s'associe à Jeanne pour retrouver son mari, étrangement disparu. Plus l'enquête avance et plus le lot de mystères s'épaissit, mais aussi les affrontements avec des inconnus peu enclins à les laisser progresser dans leurs investigations ! Courses poursuites, combats à mains nues, un florilège d'action jalonne cette lecture très dynamique. Le problème est justement que cela va un peu trop vite, les dialogues sont naïfs et peinent à convaincre, les transitions explications/actions sont maladroites et je ne parle pas des rebondissements "opportuns" voire des facilités scénaristiques ! Gageons que le second tome réglera ces problèmes d'écriture, car pour ce qui est du dessin le contrat est plutôt rempli ! Mika Souillard nous en met plein la vue avec une ville de Paris "steampunk" des plus réussies, tout comme les personnages. Des planches détaillant des engins originaux à l'image de cette moto sidecar ou encore des monuments historiques, tout l'environnement est superbe et magnifié par des couleurs numériques lumineuses. La gente féminine est à l'honneur, particulièrement élégante et bien souvent dans des poses flattant le regard (masculin). Le rebondissement final souffrant d'originalité nous laisse perplexe. A suivre...
      • 1 réponse

    • The Marshal King tome 2
      Note :
      Deuxième tome de la nouvelle série de Boichi et un tome qui nous livre de très belle promesses !

      Le premier était graphiquement joli mais un eu trop "facile" avec un Jim trop dominateur. Ce tome deux amène un contre poids très intéressant via la directrice de l'école. Un contre poids puissant qui nous offre des possibilités de desperados bien plus puissants qu'imaginés dans le tome 1.

      Attention, on est toujours dans un manga 100% Boichi ! Par la j’entends qu'on a des combats de dingues, avec des personnages très haut en couleurs et une crédibilité nul. 

      Mais comme chaque Boichi, c'est super jouissif. Le graphisme est une pure merveille et la sur-enchère de pouvoir dans les combats tellement gros qu'ils en sont savoureux et rigolos.

      Comme toujours avec Boichi, un mélange d'humour et d'intensité qui marche comme dans toutes se séries précédentes.

      A suivre !

       
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