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Imaginez la ville de New-York avec ses deux tours encore présentes dans les "heighties" , les cols blancs surfant impunément sur des vagues d'oseille du haut de leurs buildings et la populace dans les rues étouffantes en proie à une criminalité sans précédents ! La solution trouvée par la mairie ? Faire justice soi-même ! Vous demandez un badge de "food-truck" et devenez un "fry sherif" , faire la popote la journée servie à l'arrière du camion et le soir vous rentrez les fourneaux et sortez les gros calibres ! De cuistot à guerrier de la route façon "Mad Max" vous sillonnez les rues et protégez les habitants des criminels et autres victimes de cette drogue vous rendant avide de chair humaine. Un droit de tuer en somme mais réglementé. Dans cette cocotte surchauffée, je vous présente Ed Palmer au passé encore un peu trouble, trader ayant vendu son âme au diable et à la coke. Sa vie bascule lorsque son boss le juge sacrifiable, commence alors une quête de rédemption avec un nouvel entourage hétéroclite et terriblement plus humain. Il délaisse alors la violence des chiffres pour celle de la rue en récupérant le food-truck et l'insigne de feu son père. Des destins qui se croisent, des passés qui ressurgissent, des intrigues politiques, guerres des gangs et mystérieuse drogue du zombi, tout ceci se mêle dans une tempête de révélations et surprises ! Ajoutez à cela un dessin détaillé, plutôt réaliste sur une superbe palette de couleurs et vous aurez un très bon moment de lecture, un gros plaisir coupable de les voir s'agiter au milieu de cette poudrière ! Le gros plus étant que cela peut se lire comme un one-shot, mais la fin nous réserve une petite surprise (un peu attendue et espérée c'est vrai) qui donne fortement envie de lire une suite 😉
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Titre de l'album : Food truck war - Fuck the Wankers Scenariste de l'album : Nicolas Jarry Dessinateur de l'album : Edoardo Audino Coloriste : Laura Cerutti Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : Début des années 80, les mafias et les gangs règnent sur les nuits new-yorkaises. Seuls remparts contre le chaos : les Fry Sherifs, qui sillonnent leur quartier à bord de leur food truck pour rendre la justice. Quand pointe le petit matin, ils changent de casquette et se mettent aux fourneaux pour nourrir les citoyens insouciants. Ed Palmer était l'un des meilleurs traders de la Darkrock Company, jusqu'à ce que son patron décide de le sacrifier pour s'éviter un procès trop coûteux, le virant pour une faute qu'il n'a pas commise et mettant un contrat sur sa tête. Désespéré, il se rend chez son père, un Fry Sherif de Brooklyn qui a fait de son enfance un enfer... mais l'homme est mort depuis plus d'un an. Tout ce qu'il lui a laissé, ce sont les clés de son food truck et son insigne. Critique : Imaginez la ville de New-York avec ses deux tours encore présentes dans les "heighties" , les cols blancs surfant impunément sur des vagues d'oseille du haut de leurs buildings et la populace dans les rues étouffantes en proie à une criminalité sans précédents ! La solution trouvée par la mairie ? Faire justice soi-même ! Vous demandez un badge de "food-truck" et devenez un "fry sherif" , faire la popote la journée servie à l'arrière du camion et le soir vous rentrez les fourneaux et sortez les gros calibres ! De cuistot à guerrier de la route façon "Mad Max" vous sillonnez les rues et protégez les habitants des criminels et autres victimes de cette drogue vous rendant avide de chair humaine. Un droit de tuer en somme mais réglementé. Dans cette cocotte surchauffée, je vous présente Ed Palmer au passé encore un peu trouble, trader ayant vendu son âme au diable et à la coke. Sa vie bascule lorsque son boss le juge sacrifiable, commence alors une quête de rédemption avec un nouvel entourage hétéroclite et terriblement plus humain. Il délaisse alors la violence des chiffres pour celle de la rue en récupérant le food-truck et l'insigne de feu son père. Des destins qui se croisent, des passés qui ressurgissent, des intrigues politiques, guerres des gangs et mystérieuse drogue du zombi, tout ceci se mêle dans une tempête de révélations et surprises ! Ajoutez à cela un dessin détaillé, plutôt réaliste sur une superbe palette de couleurs et vous aurez un très bon moment de lecture, un gros plaisir coupable de les voir s'agiter au milieu de cette poudrière ! Le gros plus étant que cela peut se lire comme un one-shot, mais la fin nous réserve une petite surprise (un peu attendue et espérée c'est vrai) qui donne fortement envie de lire une suite 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/food-truck-war-fuck-the-wankers/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Il va devenir très urgent de donner plus de moyens à Kalopsia. Ok j'aime et je respecte et valorise le travail des petits éditeurs de bd indépendants, mais ce que fait Kalopsia est quand même plus que remarquable depuis plusieurs albums. Plus que de se rapprocher de certaines parutions des mastodontes de la bd, Kalopsia nous propose une fois encore une BD qui surpasse pas mal de productions des colosses de la bd. Alors oui il reste toujours des détails et autres petites choses à règler comme une colorisation peut être un peu trop forcée, certaines planches qui manquent un peu de détails ou un visage moins agréable à regarder mais globalement le niveau de ce Furies est plus qu'intéressant. L'histoire déjà : place à une dystopie légèrement futuriste façon Orwell ou V for Vendetta. Mais attention, ce n'est pas une copie ou une adaptation car M. Corbeyran a des idées pour ce monde qui ne nous donne pas envie. C'est parfois glaçant, mais cela sonne juste. On y suit alors les déboires de deux héroïnes dont le destin est fortement entremêlé. Cliffhanger, scènes d'action, dilemme et questionnements seront au programme, et moi j'ai hâte d'en lire la suite. Le dessin est bien, il colle à la thématique même si certaines planches sont un peu inégales. L'univers est suffisamment original pour que les auteurs puissent s'en donner à coeur joie. Ajoutez à ça que la couverture est bien réussie et que quelques planches graphiques sont ajoutées en fin d'album et il n'y a plus qu'à souhaiter le succès de ce "Furies".
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Titre de l'album : Furies - Tome 1 - Le facteur humain Scenariste de l'album : Corbeyran Dessinateur de l'album : Munch Coloriste : Sayago Editeur de l'album : Kalopsia Note : Résumé de l'album : Fraîchement diplômée du Programme Pankow, la jeune Nahia est incorporée dans une escouade de Furies, cette brigade spéciale destinée à maintenir l'ordre et la justice au sein du System. Prête à jouer à fond son rôle d'exécutrice, Nahia sera toutefois freinée dans l'exercice de sa fonction par un obstacle inattendu dont elle n'avait pas mesuré l'impact : le facteur humain. Cette faiblesse passagère lui vaudra un petit séjour en reconditionnement. Dans le camp où elle est internée, Nahia fait la connaissance de Rain, une femme d'âge mûr, dont le travail consiste à rééduquer celles qui ont failli. Malgré leurs différences, Nahia et Rain se lient d'amitié. Se sentant en confiance, Nahia avoue alors à Rain qu'elle reçoit d'étranges messages qui remettent en cause le bien-fondé du System, qui repose sur trois piliers fondamentaux : Unité, Solidarité, Idéal. Critique : Il va devenir très urgent de donner plus de moyens à Kalopsia. Ok j'aime et je respecte et valorise le travail des petits éditeurs de bd indépendants, mais ce que fait Kalopsia est quand même plus que remarquable depuis plusieurs albums. Plus que de se rapprocher de certaines parutions des mastodontes de la bd, Kalopsia nous propose une fois encore une BD qui surpasse pas mal de productions des colosses de la bd. Alors oui il reste toujours des détails et autres petites choses à règler comme une colorisation peut être un peu trop forcée, certaines planches qui manquent un peu de détails ou un visage moins agréable à regarder mais globalement le niveau de ce Furies est plus qu'intéressant. L'histoire déjà : place à une dystopie légèrement futuriste façon Orwell ou V for Vendetta. Mais attention, ce n'est pas une copie ou une adaptation car M. Corbeyran a des idées pour ce monde qui ne nous donne pas envie. C'est parfois glaçant, mais cela sonne juste. On y suit alors les déboires de deux héroïnes dont le destin est fortement entremêlé. Cliffhanger, scènes d'action, dilemme et questionnements seront au programme, et moi j'ai hâte d'en lire la suite. Le dessin est bien, il colle à la thématique même si certaines planches sont un peu inégales. L'univers est suffisamment original pour que les auteurs puissent s'en donner à coeur joie. Ajoutez à ça que la couverture est bien réussie et que quelques planches graphiques sont ajoutées en fin d'album et il n'y a plus qu'à souhaiter le succès de ce "Furies". Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/furies-tome-1-le-facteur-humain/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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C'est une curieuse fable que nous livre Joseph Delhomme avec cette société futuriste ! Dans cet univers dystopique, tout se fait par obtention d'un permis. Vous devez donc passer un certain nombre d'épreuves afin d'y parvenir, le tout dans un environnement sentant bon la propagande sur fond de dictature. Où comment le "wokisme" est poussé à son paroxysme dans cette société égalitaire avec un jusqu'au-boutisme sans précédents. On y suit la trajectoire de Liz et Denis, évoluant dans ce culte social. Denis embrasse ces idéaux mais Liz se pose des questions, et d'avantage lorsqu'elle découvre sa grossesse avant l'obtention du précieux sésame permettant la gestation. Dans l'urgence ils s'inscrivent à la formation et cela passe par un couple de retraités assimilés à des grands-parents formateurs. Situations cocasses, avec mises en situation parfois burlesques sont au programme pour les futurs parents. On rit, jaune parfois à la vision de ces hommes, équipés de prothèses mammaires afin "d'allaiter" le nourrisson factice, le tout dans une humeur débordante de joie et d'allégresse ! On ne sort pas indemne de cette lecture, elle pourra poser des questions aux pro et anti wokes, tout en les confortant dans leurs idées je le crains. Je ne vois guère de juste milieu dans cette parodie sociale si ce n'est le message d'espoir en toute fin d'album 😉 Océane Jeanty réalise des planches soignées et colorées dans une ligne claire agréable et détaillée. Les personnages sont reconnaissables et bien expressifs étant données les nombreuses situations cocasses auxquelles ils font face. Une auteure à surveiller.
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Titre de l'album : Le permis - Pour des parents bien élevés Scenariste de l'album : Joseph Delhomme Dessinateur de l'album : Océane Jeanty Coloriste : Océane Jeanty Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : Dans un futur proche, la société a trouvé un remède à toutes nos angoisses : la méditation en toute occasion et l'obtention de permis dès qu'on désire franchir une nouvelle étape dans sa vie. Désormais, les inégalités ne se fondent plus que sur le mérite individuel : pour accéder à la propriété, il suffit de réussir les épreuves du permis immobilier, et pour avoir le droit d'élever un enfant, c'est le permis bébé qu'il s'agit d'obtenir. Lorsque Liz tombe involontairement enceinte, son mari Denis et elle n'ont plus de temps à perdre et se lancent dans une préparation intensive du précieux sésame. Pour cela, ils se voient attribuer un couple de formateurs bienveillants mais intransigeants, des « grands-parents » qui les confrontent aux situations les plus extrêmes - voire farfelues - possible : entrainements à l'allaitement, courses-poursuites en tricycle, agression en pleine rue... Un enfant, plus que toute autre chose, ça se mérite. Pour Liz et Denis, l'échec n'est pas une option car il risqueraient de devoir abandonner leur enfant... à moins de partir vivre et l'élever de l'« autre côté »... Critique : C'est une curieuse fable que nous livre Joseph Delhomme avec cette société futuriste ! Dans cet univers dystopique, tout se fait par obtention d'un permis. Vous devez donc passer un certain nombre d'épreuves afin d'y parvenir, le tout dans un environnement sentant bon la propagande sur fond de dictature. Où comment le "wokisme" est poussé à son paroxysme dans cette société égalitaire avec un jusqu'au-boutisme sans précédents. On y suit la trajectoire de Liz et Denis, évoluant dans ce culte social. Denis embrasse ces idéaux mais Liz se pose des questions, et d'avantage lorsqu'elle découvre sa grossesse avant l'obtention du précieux sésame permettant la gestation. Dans l'urgence ils s'inscrivent à la formation et cela passe par un couple de retraités assimilés à des grands-parents formateurs. Situations cocasses, avec mises en situation parfois burlesques sont au programme pour les futurs parents. On rit, jaune parfois à la vision de ces hommes, équipés de prothèses mammaires afin "d'allaiter" le nourrisson factice, le tout dans une humeur débordante de joie et d'allégresse ! On ne sort pas indemne de cette lecture, elle pourra poser des questions aux pro et anti wokes, tout en les confortant dans leurs idées je le crains. Je ne vois guère de juste milieu dans cette parodie sociale si ce n'est le message d'espoir en toute fin d'album 😉 Océane Jeanty réalise des planches soignées et colorées dans une ligne claire agréable et détaillée. Les personnages sont reconnaissables et bien expressifs étant données les nombreuses situations cocasses auxquelles ils font face. Une auteure à surveiller. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-permis-pour-des-parents-bien-eleves/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Suite des aventures de notre trio bien connu dans l'univers froid et dangereux de Kosmograd. Ce diptyque se déroulant juste avant Kosmograd paru en 2023 chez Casterman, nous fait découvrir un peu plus les dysfonctionnements de cette ville-monde au bord du précipice écologique et social. Une élite brandissant sa propagande pour tenir le peuple, des cellules de résistance menant des exactions en représaille au régime totalitaire, une corruption établie à tous les niveaux, bref, rien de nouveau dans cette société dystopique aux relents de vérité. De l'action, des intrigues pour nos trois jeunes filles n'ayant pas froid aux yeux et bien décidées à faire valoir un droit humaniste dans ce climat austère. On saisit un peu mieux avec la conclusion de cet "avant" les éléments mis en place dans la BD originelle Kosmograd. Mais cela ne représente pas non plus un ajout indispensable, le plaisir pour les amateurs du récit, sera de se replonger dans cet univers avec pour toile de fond le dérèglement climatique et la réaction humaine face à ce danger. Le trait épuré de Bonaventure dépeint une ville "métallique" en usant de couleurs froides aux tons bleutés pour renforcer cet aspect. Mais il s'adapte aussi aux lieux en mettant l'accent sur des dégradés de jaunes et oranges dans les sous-terrains et décharges/fonderies. Il faut souligner son grand art du découpage, il n'hésite pas à bousculer les codes du gaufrier en donnant beaucoup de dynamisme au récit. Un préquel pour les "complétistes" et amoureux de l'univers Kosmograd.
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Titre de l'album : Kosmograd - Avant la chute tome 2 Scenariste de l'album : Bonaventure Dessinateur de l'album : Bonaventure Coloriste : Bonaventure Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Alors que Zoya et Ev' s'engagent de plus en plus dans l'opposition à la Corpo, Paouk, depuis le côté « privilégié » de Kosmograd, découvre les inégalités et l'ampleur de la propagande du régime. Lorsque les extrémistes du KUD décident de faire payer à Zoya sa fuite de la décharge, en incendiant le camp du clan de nomades qui l'a recueillie, c'est l'étincelle qui met le feu aux poudres. Les trois jeunes filles vont devoir s'unir pour se venger d'un système corrompu et condamné. Critique : Suite des aventures de notre trio bien connu dans l'univers froid et dangereux de Kosmograd. Ce diptyque se déroulant juste avant Kosmograd paru en 2023 chez Casterman, nous fait découvrir un peu plus les dysfonctionnements de cette ville-monde au bord du précipice écologique et social. Une élite brandissant sa propagande pour tenir le peuple, des cellules de résistance menant des exactions en représaille au régime totalitaire, une corruption établie à tous les niveaux, bref, rien de nouveau dans cette société dystopique aux relents de vérité. De l'action, des intrigues pour nos trois jeunes filles n'ayant pas froid aux yeux et bien décidées à faire valoir un droit humaniste dans ce climat austère. On saisit un peu mieux avec la conclusion de cet "avant" les éléments mis en place dans la BD originelle Kosmograd. Mais cela ne représente pas non plus un ajout indispensable, le plaisir pour les amateurs du récit, sera de se replonger dans cet univers avec pour toile de fond le dérèglement climatique et la réaction humaine face à ce danger. Le trait épuré de Bonaventure dépeint une ville "métallique" en usant de couleurs froides aux tons bleutés pour renforcer cet aspect. Mais il s'adapte aussi aux lieux en mettant l'accent sur des dégradés de jaunes et oranges dans les sous-terrains et décharges/fonderies. Il faut souligner son grand art du découpage, il n'hésite pas à bousculer les codes du gaufrier en donnant beaucoup de dynamisme au récit. Un préquel pour les "complétistes" et amoureux de l'univers Kosmograd. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/kosmograd-avant-la-chute-partie-2/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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En usant des oeuvres passées comme 1984 de Orwell ou encore des principes de liberté de Rousseau , les auteurs imaginent un futur sous dominance de l'IA . Ainsi , l'IA détermine l'avenir de nos enfants en fonction d'algorithmes bien définis en vue d'orientations "forcées" n'autorisant aucun échec . Le chômage et la délinquance diminuent , les résultats semblent probants . L'histoire suit donc cette famille avec le jeune Matt soumis à ces tests avec un résultat négatif . Ses parents sont divisés sur le sujet , aussi sa mère tente le tout pour le tout afin de démontrer les failles du système , cette dernière croyant aux chances de son fils à un avenir autre que celui prédit . Elle et son frère journaliste , se lancent dans une quête sur les dessous de cette IA si omnipotente , mais aussi dans une introspection . Les auteurs posent ces questions essentielles : sommes-nous libres et avons-nous réellement envie de l'être ? Un avenir tracé par une IA , en dépit des rêves et autres souhaits établis durant l'enfance ? Un calcul froid et mathématique face à l'imaginaire et l'art ! Comment cette croisade familiale pour "sauver" Matt va t'elle se finir ? Dans cette course poursuite , vous découvrirez le travail de Eliot le dessinateur formé à l'école belge . Il signe sa première oeuvre avec ce one-shot . Son trait crayonné et rond propose des planches sombres et pluvieuses . Les visages sont expressifs et facilement reconnaissables . Le découpage des scènes est pertinent et sert un récit qui va à toute allure .
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Titre de l'album : Avenir Scenariste de l'album : Pierre-Roland Saint-Dizier , Pierre Benazech Dessinateur de l'album : Eliot Coloriste : Eliot , Julia Reynaud Editeur de l'album : Ankama Note : Résumé de l'album : Dans un futur proche, secoué par une crise économique profonde, l'intelligence artificielle est utilisée pour définir les prédispositions des enfants. Ce procédé mis au point par l'Institut CentrAvenir détermine la voie professionnelle à suivre, ne laissant guère de place aux aspirations personnelles. Quand le jeune Matt est soumis aux tests du programme ScanPsy, le constat est sans appel : il risque de développer des troubles du comportement et doit être placé dans un établissement adapté. Pour le soustraire à un avenir morose et lui permettre de réaliser son rêve de devenir artiste, sa famille va tout tenter. Mais la liberté a un prix qu'ils ne sont peut-être pas prêts à payer... Critique : En usant des oeuvres passées comme 1984 de Orwell ou encore des principes de liberté de Rousseau , les auteurs imaginent un futur sous dominance de l'IA . Ainsi , l'IA détermine l'avenir de nos enfants en fonction d'algorithmes bien définis en vue d'orientations "forcées" n'autorisant aucun échec . Le chômage et la délinquance diminuent , les résultats semblent probants . L'histoire suit donc cette famille avec le jeune Matt soumis à ces tests avec un résultat négatif . Ses parents sont divisés sur le sujet , aussi sa mère tente le tout pour le tout afin de démontrer les failles du système , cette dernière croyant aux chances de son fils à un avenir autre que celui prédit . Elle et son frère journaliste , se lancent dans une quête sur les dessous de cette IA si omnipotente , mais aussi dans une introspection . Les auteurs posent ces questions essentielles : sommes-nous libres et avons-nous réellement envie de l'être ? Un avenir tracé par une IA , en dépit des rêves et autres souhaits établis durant l'enfance ? Un calcul froid et mathématique face à l'imaginaire et l'art ! Comment cette croisade familiale pour "sauver" Matt va t'elle se finir ? Dans cette course poursuite , vous découvrirez le travail de Eliot le dessinateur formé à l'école belge . Il signe sa première oeuvre avec ce one-shot . Son trait crayonné et rond propose des planches sombres et pluvieuses . Les visages sont expressifs et facilement reconnaissables . Le découpage des scènes est pertinent et sert un récit qui va à toute allure . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/avenir/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Le passeur Scenariste de l'album : Lois Lowry Dessinateur de l'album : P. Craig Russel Coloriste : P. Craig Russel Editeur de l'album : Philéas Note : Résumé de l'album : Lorsque Jonas aura douze ans, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. La désobéissance et la révolte n'existent pas. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique... L'harmonie règne dans la communauté. Les cellules familiales sont constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont " déliés ", personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : le Receveur de Mémoire. Lui seul sait comment était le monde quand il y avait encore des animaux, quand l'oeil humain pouvait voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Mêlant science-fiction et philosophie, Lois Lowry signe un roman envoûtant d'une incroyable densité, dans un style très particulier, où les genres cohabitent. La réflexion profonde, intelligente et sensible du récit original est ici parfaitement retranscrite dans l'adaptation de P. Craig Russel. Critique : Je n'ai pas consulté le résumé de cette histoire avant de m'y plonger . Je dois bien avouer ne pas connaître l'écrivaine Lois Lowry et encore moins ce roman sorti en 1994 et adapté au cinéma en 2014 sous le nom The giver . C'est donc avec un regard neuf et curieux que j'ai découvert cette société aux codes bien particuliers . Oubliez notre mode de vie occidental judéo-chrétien , ici tout est nouveau , du vocabulaire employé au mode de vie ! Une société dystopique dépeinte avec brio par le dessinateur Russel en noir et blanc , mais pas que 😉 . Il est nécessaire d'accepter de ne rien comprendre en début de lecture. et découvrir ce récit centré sur Jonas . On saisit très vite les limites de ce monde à travers le fonctionnement des cellules familiales ou encore les rôles de chacun , le tout étant de comprendre : pourquoi ? Que cache cette société qui semble parfaite de prime abord ? Russel parvient à instaurer une réelle ambiance avec son trait européen et son découpage dynamique . Vous verrez que même ce choix de bichromie n'est pas une volonté de l'artiste , mais un symbole en respect avec le roman . Une adaptation de talent , faite par un auteur complet , ayant déjà travaillé avec Neil Gaiman entre autres et récompensé aux Eisner . Le tout étant de se laisser porter par la lecture , rassurez-vous , tout "s'éclaircira" à la fin 😉 . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-passeur-9782385020194/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Je n'ai pas consulté le résumé de cette histoire avant de m'y plonger . Je dois bien avouer ne pas connaître l'écrivaine Lois Lowry et encore moins ce roman sorti en 1994 et adapté au cinéma en 2014 sous le nom The giver . C'est donc avec un regard neuf et curieux que j'ai découvert cette société aux codes bien particuliers . Oubliez notre mode de vie occidental judéo-chrétien , ici tout est nouveau , du vocabulaire employé au mode de vie ! Une société dystopique dépeinte avec brio par le dessinateur Russel en noir et blanc , mais pas que 😉 . Il est nécessaire d'accepter de ne rien comprendre en début de lecture. et découvrir ce récit centré sur Jonas . On saisit très vite les limites de ce monde à travers le fonctionnement des cellules familiales ou encore les rôles de chacun , le tout étant de comprendre : pourquoi ? Que cache cette société qui semble parfaite de prime abord ? Russel parvient à instaurer une réelle ambiance avec son trait européen et son découpage dynamique . Vous verrez que même ce choix de bichromie n'est pas une volonté de l'artiste , mais un symbole en respect avec le roman . Une adaptation de talent , faite par un auteur complet , ayant déjà travaillé avec Neil Gaiman entre autres et récompensé aux Eisner . Le tout étant de se laisser porter par la lecture , rassurez-vous , tout "s'éclaircira" à la fin 😉 .
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