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Titre de l'album : Bug tome 4 Scenariste de l'album : Enki Bilal Dessinateur de l'album : Enki Bilal Coloriste : Enki Bilal Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Alors que le grand Bug planétaire a rendu impossible l'accès aux données numériques, l'hypermnésique Kameron Obb est la proie de toutes les convoitises. Traqué à travers le monde par des instances gouvernementales autant que par des groupuscules contestataires, il réussit à communiquer avec sa fille, elle-même kidnappée par de mystérieux ravisseurs... Mais quelle est la véritable nature du Bug ? Est-ce seulement une catastrophe technologique ou bien la conséquence d'une véritable attaque contre l'humanité ? Dans ce quatrième épisode, Obb, contaminé par le dédoublement du Bug, voit sa santé mentale défaillir : il semble qu'une entité, pareille à un dieu, prenne possession de son esprit... Critique : Avant-dernier tome de cette formidable saga nerveuse et plutôt pessimiste sur notre avenir et la technologie ! Souvenez-vous, le livre précédent nous laissait sur Kameron Obb entièrement bleu et frappé d'amnésie car il ne reconnaissait même pas sa fille ! L'entité ou "bug" semblait prendre le dessus sur lui au point d'effacer toute sa personnalité ! D'autant qu'il est toujours traqué par les groupes religieux, les services secrets des pays et surtout les chinois qui se rapprochent dangereusement ! Une nouvelle aventure menée tambours battants où l'on en apprend un peu plus sur cette fameuse entité et où l'on voyage encore énormément, vous irez même sur les contreforts du Mont Olympus de la planète Mars, mais je ne vous en dit pas plus 😉 . Enki Bilal continue d'insérer des critiques sociétales sur le rapport de l'homme aux technologies et notre dépendance accrue, mais aussi l'omniprésence de la presse avide de scoops ainsi qu'un monde suffoquant sous le brouillard issu de la pollution avec peu de végétation autour des protagonistes. Un univers triste à l'image des couleurs froides qu'il utilise pour les paysages, gardant de la chaleur pour l'humain et quelques planches dignes de tableaux d'art abstrait, abordant les phases oniriques du récit. En effet le bug fait l'objet d'une dualité où rouge et bleu s'entremêlent dans un patchwork impressionniste que l'on imagine aisément sur une toile ! Nouvelle preuve irréfutable du grand talent d'un artiste rare et digne représentant des grands noms de la BD franco-belge. Un tome transitoire nous préparant pour le feu d'artifice final, l'année prochaine espérons le 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/bug-tome-4-9782203273450/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Avant-dernier tome de cette formidable saga nerveuse et plutôt pessimiste sur notre avenir et la technologie ! Souvenez-vous, le livre précédent nous laissait sur Kameron Obb entièrement bleu et frappé d'amnésie car il ne reconnaissait même pas sa fille ! L'entité ou "bug" semblait prendre le dessus sur lui au point d'effacer toute sa personnalité ! D'autant qu'il est toujours traqué par les groupes religieux, les services secrets des pays et surtout les chinois qui se rapprochent dangereusement ! Une nouvelle aventure menée tambours battants où l'on en apprend un peu plus sur cette fameuse entité et où l'on voyage encore énormément, vous irez même sur les contreforts du Mont Olympus de la planète Mars, mais je ne vous en dit pas plus 😉 . Enki Bilal continue d'insérer des critiques sociétales sur le rapport de l'homme aux technologies et notre dépendance accrue, mais aussi l'omniprésence de la presse avide de scoops ainsi qu'un monde suffoquant sous le brouillard issu de la pollution avec peu de végétation autour des protagonistes. Un univers triste à l'image des couleurs froides qu'il utilise pour les paysages, gardant de la chaleur pour l'humain et quelques planches dignes de tableaux d'art abstrait, abordant les phases oniriques du récit. En effet le bug fait l'objet d'une dualité où rouge et bleu s'entremêlent dans un patchwork impressionniste que l'on imagine aisément sur une toile ! Nouvelle preuve irréfutable du grand talent d'un artiste rare et digne représentant des grands noms de la BD franco-belge. Un tome transitoire nous préparant pour le feu d'artifice final, l'année prochaine espérons le 🙂
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Titre de l'album : Des vices et des os Scenariste de l'album : Manolo Carot Dessinateur de l'album : Manolo Carot Coloriste : Manolo Carot Editeur de l'album : Tabou Note : Résumé de l'album : Deux mille ans dans le futur. L'être humain a pratiquement disparu, banni du monde par les androïdes sophistiqués qu'il a lui-même créés. De jeunes femelles élevées en laboratoire sont destinées à l'usage et à la consommation des plus fortunés. Mais ces humaines préfabriquées génèrent une bactérie qui détruit toute matière non organique et seules les décharges des systèmes par friction peuvent atténuer les effets de cette maladie. Les humains ont-ils une chance de s'en sortir parmi ces robots humanoïdes qui dominent un... Critique : Ce nouvel opus de l'auteur espagnol Manolo Carot est un recueil d'histoires courtes publiées dans les années 2000, aussi ne soyez pas surpris si certaines s'enchainent sans logique ni lien apparent. Une quinzaine de petits scénarios avec cependant un même fil conducteur, celui d'un monde futuriste type post-apocalyptique avec une domination des robots sous forme d'androïdes et une poignée d'humains. Un univers déjanté dans lequel l'auteur s'amuse à mettre ses protagonistes dans toutes sortes de positions (promis sans jeu de mot 😉 )et autres situations loufoques avec un léger trait d'humour et parfois un quatrième mur brisé. Dans ce second degré assumé vous verrez des corps de femmes dénudées aux formes voluptueuses, ainsi qu'une brochette d'hommes musculeux aux membres légèrement disproportionnés, dans des enchevêtrements multiples à deux ou plus parfois. Le dessin rond en noir et blanc aux notes de gris est dans les standards de l'artiste, comme on avait pu le découvrir dans "Histoires Sextraordinaires" (Tabou), un style alternant la caricature et le sensuel. Dans cet univers de vices, l'auteur provoque sans complexes avec un ton satirique où rien n'est impossible, aucune limite dans ce voyage post-apocalyptique érotico-bordélique 🙂 . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/des-vices-et-des-os/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Ce nouvel opus de l'auteur espagnol Manolo Carot est un recueil d'histoires courtes publiées dans les années 2000, aussi ne soyez pas surpris si certaines s'enchainent sans logique ni lien apparent. Une quinzaine de petits scénarios avec cependant un même fil conducteur, celui d'un monde futuriste type post-apocalyptique avec une domination des robots sous forme d'androïdes et une poignée d'humains. Un univers déjanté dans lequel l'auteur s'amuse à mettre ses protagonistes dans toutes sortes de positions (promis sans jeu de mot 😉 )et autres situations loufoques avec un léger trait d'humour et parfois un quatrième mur brisé. Dans ce second degré assumé vous verrez des corps de femmes dénudées aux formes voluptueuses, ainsi qu'une brochette d'hommes musculeux aux membres légèrement disproportionnés, dans des enchevêtrements multiples à deux ou plus parfois. Le dessin rond en noir et blanc aux notes de gris est dans les standards de l'artiste, comme on avait pu le découvrir dans "Histoires Sextraordinaires" (Tabou), un style alternant la caricature et le sensuel. Dans cet univers de vices, l'auteur provoque sans complexes avec un ton satirique où rien n'est impossible, aucune limite dans ce voyage post-apocalyptique érotico-bordélique 🙂 .
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Titre de l'album : Buglands Scenariste de l'album : Jared Muralt Dessinateur de l'album : Jared Muralt Coloriste : Jared Muralt Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Peuplé d'insectes géants, le monde en ruines se reconstruit lentement. Adèle, une entomologiste de renom, revient dans sa ville natale après avoir reçu un appel à l'aide de Pierrot, son ami d'enfance. Elle y apprend la mystérieuse disparition de Maxim, leur ami commun et de plusieurs autres villageois. Des rumeurs inquiétantes au sujet d'une Guêpe Noire mutante entraînent Adèle et Pierrot dans une enquête dangereuse vers les sites sacrés du plateau rocailleux. Critique : Jared Muralt l'auteur suisse du très remarqué La chute (Futuropolis) dont on attend la suite d'ailleurs, reste dans un univers post-apocalyptique mais avec un soupçon de fantastique pour ce Buglands assez mystique. Suite à la disparition soudaine et inquiétante de son ami d'enfance Maxim, Adèle revient dans son village natal pour tenter d'élucider ce mystère. On découvre un monde dévasté aux étendus rocailleuses et désertiques où cheminent des insectes aux tailles disproportionnés. On comprend qu'un conflit passé a eu lieu, il reste peu d'humains et seuls ces énormes insectes constituent la faune locale. L'auteur nous livre très peu de révélations, c'est au lecteur de faire son chemin, à la manière d'Adèle dont la quête va prendre une tournure inattendue et remettre en cause ses certitudes. Une fin déroutante pour un récit surprenant et méritant une seconde lecture car après avoir refermé le livre, je dois bien avouer que tout n'était pas clair dans mon esprit. Une vision de l'évolution chère à Darwin, un transhumanisme, Jared Muralt sème des cailloux au fil du récit, à vous de les retrouver voire interpréter 😉 . J'ai trouvé son trait un peu plus rond et moins détaillé que dans La chute, une évolution vers un griffe différente ou une adaptation à l'univers en place ? Ses paysages demeurent superbes tout comme les couleurs assez dominées par des tons ocre ou terre battue. L'immersion est pleinement réussie, un bémol en revanche sur une histoire ne m'ayant pas convaincue faute probablement d'avoir tout compris ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/buglands/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Jared Muralt l'auteur suisse du très remarqué La chute (Futuropolis) dont on attend la suite d'ailleurs, reste dans un univers post-apocalyptique mais avec un soupçon de fantastique pour ce Buglands assez mystique. Suite à la disparition soudaine et inquiétante de son ami d'enfance Maxim, Adèle revient dans son village natal pour tenter d'élucider ce mystère. On découvre un monde dévasté aux étendus rocailleuses et désertiques où cheminent des insectes aux tailles disproportionnés. On comprend qu'un conflit passé a eu lieu, il reste peu d'humains et seuls ces énormes insectes constituent la faune locale. L'auteur nous livre très peu de révélations, c'est au lecteur de faire son chemin, à la manière d'Adèle dont la quête va prendre une tournure inattendue et remettre en cause ses certitudes. Une fin déroutante pour un récit surprenant et méritant une seconde lecture car après avoir refermé le livre, je dois bien avouer que tout n'était pas clair dans mon esprit. Une vision de l'évolution chère à Darwin, un transhumanisme, Jared Muralt sème des cailloux au fil du récit, à vous de les retrouver voire interpréter 😉 . J'ai trouvé son trait un peu plus rond et moins détaillé que dans La chute, une évolution vers un griffe différente ou une adaptation à l'univers en place ? Ses paysages demeurent superbes tout comme les couleurs assez dominées par des tons ocre ou terre battue. L'immersion est pleinement réussie, un bémol en revanche sur une histoire ne m'ayant pas convaincue faute probablement d'avoir tout compris !
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Titre de l'album : Hourglass Scenariste de l'album : Dimitri Lernoud Dessinateur de l'album : Dimitri Lernoud Coloriste : Dimitri Lernoud Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Scientifiques retenues captives par l'armée, Ana et Bonnie construisent sous la contrainte une machine temporelle censée arrêter la Guerre mondiale qui fait rage : c'est le projet Hourglass. Mais leurs consoeurs Diane et Carina les poussent à la rébellion. Ensemble, elles vont tout tenter pour fuir la ville-bunker qui leur sert de prison. Avec le conflit en cours, la surveillance constante, les soldats et les robots géants, la seule issue à leur présent dystopique semble être une fuite vers le futur de leur monde... Critique : Après une première incursion dans la BD en 2017 avec l'album Eric du Turfu (édition YIL), l'auteur complet Dimitri Lernoud revient huit ans plus tard avec un roman graphique surprenant ! Etonnant par son trait simpliste par abords mais pouvant se montrer détaillé dans certaines cases, on flirte avec un style manga tout en rondeur. De grands yeux et très peu de traits sur les visages des protagonistes, on fait la distinction entre hommes et femmes grâce aux coupes de cheveux, ce n'est pas évident en début de lecture. D'autant qu'on est plongé directement dans le grand bain sans savoir où nous sommes, comme Ana et Bonnie les deux héroïnes principales. Un espace sous-terrain sous forme de blockhaus high-tech et stérile, un leader parlant de guerre et d'utiliser une main d'oeuvre féminine et qualifiée pour créer des armes plus perfectionnées, le combat étant réservé aux hommes. On découvre en même temps que les deux nouvelles détenues cet univers totalitaire et "casté". La volonté des dirigeants de créer une machine à voyager dans le temps pourrait s'avérer une opportunité pour nos ingénieures aux envies d'évasion certaines; mais que réserve le futur pour ce monde en guerre ? Vous suivrez donc l'amitié entre Ana et Bonnie qui va défier les lois du temps (ou pas 😉 ) pour un finish aussi surprenant que cet ovni dans le paysage du 9ème art ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/hourglass/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après une première incursion dans la BD en 2017 avec l'album Eric du Turfu (édition YIL), l'auteur complet Dimitri Lernoud revient huit ans plus tard avec un roman graphique surprenant ! Etonnant par son trait simpliste par abords mais pouvant se montrer détaillé dans certaines cases, on flirte avec un style manga tout en rondeur. De grands yeux et très peu de traits sur les visages des protagonistes, on fait la distinction entre hommes et femmes grâce aux coupes de cheveux, ce n'est pas évident en début de lecture. D'autant qu'on est plongé directement dans le grand bain sans savoir où nous sommes, comme Ana et Bonnie les deux héroïnes principales. Un espace sous-terrain sous forme de blockhaus high-tech et stérile, un leader parlant de guerre et d'utiliser une main d'oeuvre féminine et qualifiée pour créer des armes plus perfectionnées, le combat étant réservé aux hommes. On découvre en même temps que les deux nouvelles détenues cet univers totalitaire et "casté". La volonté des dirigeants de créer une machine à voyager dans le temps pourrait s'avérer une opportunité pour nos ingénieures aux envies d'évasion certaines; mais que réserve le futur pour ce monde en guerre ? Vous suivrez donc l'amitié entre Ana et Bonnie qui va défier les lois du temps (ou pas 😉 ) pour un finish aussi surprenant que cet ovni dans le paysage du 9ème art !
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Titre de l'album : Dam of the forest - Tome 1 Scenariste de l'album : Daong Dessinateur de l'album : Daong Coloriste : Dahong Editeur de l'album : Bayard Note : Résumé de l'album : Dam est un jeune garçon qui possède une aptitude étrange : il peut faire pousser les plantes en les touchant. Mais cette capacité fascinante deviendra bientôt si effrayante que les gens de sa ville finiront par le repousser. Le garçon, ne semblant ni vieillir ni grandir, s'isolera dans la forêt après la disparition de sa famille et tentera de comprendre sa malédiction, tout en découvrant le secret que cache son monde. Faire face pour mieux grandir. Critique : Milan (groupe Bayard) lance une collection webtoon nommée "Yam Yam" avec des sorties jeunesses variées dont cet opus intrigant : Dam of the forest. Dans cette fable aux doux relents écologiques, on suit Dam un jeune garçon qui semble avoir le don d'accélérer la croissance des plantes. Le rêve de tout jardinier en herbe (comme votre serviteur 😉 ), mais cette particularité s'accompagne d'un défaut majeur : Il ne grandit ni ne vieillit plus ! Dans la première partie du livre on découvre donc avec lui ce don le monde qui l'entoure; le temps passe avec son lot de drames car il va voir périr ses proches de vieillesse tout en gardant l'apparence d'un petit garçon. Il sera très vite rejeté et trouvera refuge dans la forêt, là débute la seconde partie avec son lot de surprises et rencontres. Daong prend son temps et délivre des planches silencieuses, à tel point que certains visages sont parfois démunis de bouche, comme s'ils étaient sans voix face aux problématiques rencontrées. Son trait est économe en détails, il s'attarde sur les grands yeux des protagonistes en leur donnant de l'expressivité ou en usant de bulles discrètes pour signifier leurs pensées. Peu de réponses dans ce premier tome sur le monde environnant et ce qu'il est devenu. L'auteur emploi des thématiques telles que l'écologie et la transmission aux générations futures. Dam ne vieillit pas mais le monde qui l'entoure en revanche, change de façon importante, il se pourrait bien que cet îlot de verdure qu'il entretient, représente un espoir bien mince. A suivre dans le tome 2 ! Autres infos : Type de l'album : Manga Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/dam-of-the-forest-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Au-delà de Neptune Scenariste de l'album : Gabriele Melegari Dessinateur de l'album : Gabriele Melegari Coloriste : Gabriele Melegari Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : L'objectif n'est pas de voir plus loin, mais de voir mieux. Grâce au programme odyssée, nous allons explorer des planètes inconnues, trouver de nouveaux matériaux et découvrir des sources d'énergie durable inédites. A bord de l'ulysse, le téléscope spatial, la présence d'astronautes sera indispensable. Là-haut, ce ne sont pas de robots dont nous aurons besoin, ce sera d'être humains. Nous avons besoin de créativité. Critique : L'éditeur Steinkis inaugure un nouveau label "Aux confins" avec ce splendide ouvrage de l'italien Gabriele Melegari. Pour une première oeuvre, il fait fort avec cette plongée abyssale dans l'espace et le voyage interstellaire. On y suit Léla, une jeune femme qui a la tête dans les étoiles et ne rêve que de partir, quitter cette terre empoisonnée et grise. Nous sommes en 2283 et l'auteur illustre notre planète bleue (qui n'en a que le nom) dans des cases monochromes grisâtres. La lecture oscille entre Léla seule dans cette gigantesque nef "Ulysse" et des flashbacks de son passé qu'elle se remémore avec sa petite-amie Béatrice. Ces souvenirs lui permettent de ne pas perdre pied, seule dans les coursives du vaisseau au cours d'un voyage prévu de 19 années ! Ses réminiscences viennent ponctuer le présent de sa mission dont le but est bien évidemment de trouver une planète accueillante pour l'espèce humaine. La technologie lui permet d'effectuer des "sorties extravéhiculaires" simulées. En effet elle ne quitte pas le vaisseau physiquement mais de nombreux capteurs l'amènent en immersion profonde dans le vide spatial ou en reconnaissance sur les planètes rencontrées. Une anomalie vient perturber sa mission et son équilibre mental, une irrégularité prenant l'apparence d'une magnifique panthère noire ! Voyage onirique et méta-physique au programme pour une Léla perdue dans le temps et l'espace ! C'est pertinent, le dessin fluide à l'aquarelle nous fait voyager à travers des cases sublimes en pleine page ou dans un découpage astucieux livrant peu à peu son objectif final. Cela rend l'immersion dans l'immensité spatiale saisissante et vertigineuse. On pense aux films Interstellar et Contact en parcourant ce très bel écrin, amateurs de ce type de récits, plongez avec Léla dans cette aventure "presque" plausible 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/au-dela-de-neptune/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Message tome 1 - Chargement Scenariste de l'album : Cristin Wendt Dessinateur de l'album : Cristin Wendt Coloriste : Cristin Wendt Editeur de l'album : Graph Zeppelin Note : Résumé de l'album : KIEM, une intelligence artificielle a été créée pour sauver la Terre du réchauffement climatique. Tout se passe bien jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que la cause est l'humain et se retourne alors contre lui. Alors qu'un hiver permanent a rendu la Terre quasi inhabitable, obligeant les humains à se retirer dans les quelques abris capables de les protéger du froid intense, des armes autonomes et vicieuses, commandées par KIEM, ciblent les humains et parcourent ce monde glacial en quête d'individus à éradiquer. Avarus, seul soldat ayant survécu à la Guerre des machines, défend comme il peut les rares humains survivants quand une attaque soudaine détruit sa cité. Il reçoit alors un mystérieux message... Critique : L'autrice allemande Cristin Wendt imagine un futur froid et stérile pour notre planète ! En effet, l'IA nommée KIEM supposée sauver la Terre, s'est retournée contre l'humanité en la pointant comme le responsable de ce désastre écologique. De petits groupes d'humains tentent de survivre dans ce monde glacé et dangereux car dominé par les machines de l'IA. On y suit Avarus au cours d'une mission de piratage informatique dans une station isolée. Il tente de percer le secret d'un message de son frère censé être mort lors d'un conflit passé avec les machines, mais cela ne représente pas le but initial de sa mission ! Connecté avec son opérateur et la direction dans un abris, il va devoir jongler entre légalité et illégalité pour parvenir à ses fins. On découvre ce monde désolé dans ce tome introductif et on reste un peu sur notre fin. L'auteure dépeint un monde plausible dominé par l'IA mais elle se perd un peu dans un déferlement d'action ne faisant pas avancer le récit. Certes le découpage est dynamique, le trait numérique est aéré et pauvre en détails, centré vraiment sur la vitesse et le mouvement; mais on peine à rentrer réellement dans l'histoire. Le tome 2 viendra sûrement compléter et je l'espère gommer cette curieuse impression. Un premier volume introductif réservant des surprises pour la suite d'une épopée cyberpunk-écologique en 4 tomes. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/message-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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L'autrice allemande Cristin Wendt imagine un futur froid et stérile pour notre planète ! En effet, l'IA nommée KIEM supposée sauver la Terre, s'est retournée contre l'humanité en la pointant comme le responsable de ce désastre écologique. De petits groupes d'humains tentent de survivre dans ce monde glacé et dangereux car dominé par les machines de l'IA. On y suit Avarus au cours d'une mission de piratage informatique dans une station isolée. Il tente de percer le secret d'un message de son frère censé être mort lors d'un conflit passé avec les machines, mais cela ne représente pas le but initial de sa mission ! Connecté avec son opérateur et la direction dans un abris, il va devoir jongler entre légalité et illégalité pour parvenir à ses fins. On découvre ce monde désolé dans ce tome introductif et on reste un peu sur notre fin. L'auteure dépeint un monde plausible dominé par l'IA mais elle se perd un peu dans un déferlement d'action ne faisant pas avancer le récit. Certes le découpage est dynamique, le trait numérique est aéré et pauvre en détails, centré vraiment sur la vitesse et le mouvement; mais on peine à rentrer réellement dans l'histoire. Le tome 2 viendra sûrement compléter et je l'espère gommer cette curieuse impression. Un premier volume introductif réservant des surprises pour la suite d'une épopée cyberpunk-écologique en 4 tomes.
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L'éditeur Steinkis inaugure un nouveau label "Aux confins" avec ce splendide ouvrage de l'italien Gabriele Melegari. Pour une première oeuvre, il fait fort avec cette plongée abyssale dans l'espace et le voyage interstellaire. On y suit Léla, une jeune femme qui a la tête dans les étoiles et ne rêve que de partir, quitter cette terre empoisonnée et grise. Nous sommes en 2283 et l'auteur illustre notre planète bleue (qui n'en a que le nom) dans des cases monochromes grisâtres. La lecture oscille entre Léla seule dans cette gigantesque nef "Ulysse" et des flashbacks de son passé qu'elle se remémore avec sa petite-amie Béatrice. Ces souvenirs lui permettent de ne pas perdre pied, seule dans les coursives du vaisseau au cours d'un voyage prévu de 19 années ! Ses réminiscences viennent ponctuer le présent de sa mission dont le but est bien évidemment de trouver une planète accueillante pour l'espèce humaine. La technologie lui permet d'effectuer des "sorties extravéhiculaires" simulées. En effet elle ne quitte pas le vaisseau physiquement mais de nombreux capteurs l'amènent en immersion profonde dans le vide spatial ou en reconnaissance sur les planètes rencontrées. Une anomalie vient perturber sa mission et son équilibre mental, une irrégularité prenant l'apparence d'une magnifique panthère noire ! Voyage onirique et méta-physique au programme pour une Léla perdue dans le temps et l'espace ! C'est pertinent, le dessin fluide à l'aquarelle nous fait voyager à travers des cases sublimes en pleine page ou dans un découpage astucieux livrant peu à peu son objectif final. Cela rend l'immersion dans l'immensité spatiale saisissante et vertigineuse. On pense aux films Interstellar et Contact en parcourant ce très bel écrin, amateurs de ce type de récits, plongez avec Léla dans cette aventure "presque" plausible 😉
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Milan (groupe Bayard) lance une collection webtoon nommée "Yam Yam" avec des sorties jeunesses variées dont cet opus intrigant : Dam of the forest. Dans cette fable aux doux relents écologiques, on suit Dam un jeune garçon qui semble avoir le don d'accélérer la croissance des plantes. Le rêve de tout jardinier en herbe (comme votre serviteur 😉 ), mais cette particularité s'accompagne d'un défaut majeur : Il ne grandit ni ne vieillit plus ! Dans la première partie du livre on découvre donc avec lui ce don le monde qui l'entoure; le temps passe avec son lot de drames car il va voir périr ses proches de vieillesse tout en gardant l'apparence d'un petit garçon. Il sera très vite rejeté et trouvera refuge dans la forêt, là débute la seconde partie avec son lot de surprises et rencontres. Daong prend son temps et délivre des planches silencieuses, à tel point que certains visages sont parfois démunis de bouche, comme s'ils étaient sans voix face aux problématiques rencontrées. Son trait est économe en détails, il s'attarde sur les grands yeux des protagonistes en leur donnant de l'expressivité ou en usant de bulles discrètes pour signifier leurs pensées. Peu de réponses dans ce premier tome sur le monde environnant et ce qu'il est devenu. L'auteur emploi des thématiques telles que l'écologie et la transmission aux générations futures. Dam ne vieillit pas mais le monde qui l'entoure en revanche, change de façon importante, il se pourrait bien que cet îlot de verdure qu'il entretient, représente un espoir bien mince. A suivre dans le tome 2 !
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Titre de l'album : Moon tome 2 - La ville moribonde Scenariste de l'album : Johan Vandevelde Dessinateur de l'album : Stephan Louwes Coloriste : Editeur de l'album : Anspach editions Note : Résumé de l'album : Pour découvrir les activités de leurs parents, Alex, Emily et Cleo parviennent à pénétrer dans les étranges installations souterraines du ministère du Contrôle technique et de la Certification. Rapidement capturés, ils tombent entre les mains de la professeur Titania Brenner. Pendant ce temps, Rik et Lynn sont en mission dans le passé, où les choses menacent d'exploser. Ils se trouvent, en effet, dans la baie de Naples, en 79 de notre ère... Les deux agents doivent arrêter le professeur Chen, qui tente de récupérer un inestimable rouleau de papyrus qui va disparaître avec Pompéi, lors de l'imminente éruption du Vésuve. Critique : Retour dans cet univers post-apocalyptique mâtiné de voyages temporels, avec notre sympathique fratrie bien mal en point dans les locaux du CTC ! Souvenez-vous, dans le premier tome, ils s'étaient mis à enquêter sur le réel emploi de leurs parents et cette quête les avait menés dans ce curieux établissement refermant de sombres secrets. Aussi intelligents et habiles soient-ils, le service de sécurité du bâtiment leur met la main dessus et très vite, ils vont découvrir en quoi consistent les journées de travail de leurs parents ! Une fois de plus, on suit deux fils narratifs, les enfants d'un côté, et Lynn et Rik de l'autre. Ces derniers doivent retrouver un autre exilé temporel à Pompéi juste avant l'irruption du Vésuve, la course contre la montre est lancée ! Toujours beaucoup de rythme dans cet aventure, on ne s'ennuie pas une seconde, certaines ficelles sont faciles il est vrai, comme la manière avec laquelle les enfants se sortent de l'entretien musclé avec la responsable des lieux Titania Brenner; mais l'ensemble est cohérent et permet une multitude de rebondissements scénaristiques. Le voyage dans le temps ouvre des horizons infinis et maintenant que les masques sont tombés on peut tout à fait imaginer de futures aventures en famille 🙂 On attend la suite dans ce format "comics" en noir et blanc pour profiter encore du langage fleuri des enfants et de leurs capacités intellectuelles bien au delà de la moyenne ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/moon-tome-2-moon-la-ville-moribonde/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Retour dans cet univers post-apocalyptique mâtiné de voyages temporels, avec notre sympathique fratrie bien mal en point dans les locaux du CTC ! Souvenez-vous, dans le premier tome, ils s'étaient mis à enquêter sur le réel emploi de leurs parents et cette quête les avait menés dans ce curieux établissement refermant de sombres secrets. Aussi intelligents et habiles soient-ils, le service de sécurité du bâtiment leur met la main dessus et très vite, ils vont découvrir en quoi consistent les journées de travail de leurs parents ! Une fois de plus, on suit deux fils narratifs, les enfants d'un côté, et Lynn et Rik de l'autre. Ces derniers doivent retrouver un autre exilé temporel à Pompéi juste avant l'irruption du Vésuve, la course contre la montre est lancée ! Toujours beaucoup de rythme dans cet aventure, on ne s'ennuie pas une seconde, certaines ficelles sont faciles il est vrai, comme la manière avec laquelle les enfants se sortent de l'entretien musclé avec la responsable des lieux Titania Brenner; mais l'ensemble est cohérent et permet une multitude de rebondissements scénaristiques. Le voyage dans le temps ouvre des horizons infinis et maintenant que les masques sont tombés on peut tout à fait imaginer de futures aventures en famille 🙂 On attend la suite dans ce format "comics" en noir et blanc pour profiter encore du langage fleuri des enfants et de leurs capacités intellectuelles bien au delà de la moyenne !
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Titre de l'album : Hedra Scenariste de l'album : Jesse Lonergan Dessinateur de l'album : Jesse Lonergan Coloriste : Jesse Lonergan Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : La Terre se meurt. Pour chercher une solution, une astronaute est envoyée aux confins de l'espace. Elle croise le chemin d'un cyborg stellaire dont la rencontre lui ouvrira des perspectives nouvelles. Un album muet et puissant, qui marie un découpage dans la lignée de Chris Ware et un scénario tout en finesse et en poésie. Les OVNI Métal Hurlant, c'est quoi ? Ces OVNI graphiques, issus de notre laboratoire créatif et chaotique Métal Hurlant. , sont des oeuvres originales d'auteurs repérés par le magazine pour leur travail remarquable et personnel, et à qui nous avons donné carte blanche. Cette collection volontairement éclectique est née de notre volonté éditoriale de renouer avec l'histoire des publications hallucinées et avant-gardistes des Humanoïdes Associés. Les univers artistiques uniques qui s'y expriment assèneront, nous l'espérons, une gifle esthétique et spirituelle aux lecteurs ! Critique : Le dessinateur du très remarqué et apprécié Arca (404 Graphic) réalise une oeuvre surprenante avec ce Hedra, album sans dialogues ni écrits, juste un dessin magnifié par la science (et la magie) du découpage. On comprend vite que la terre court à la catastrophe et qu'une mission est lancée avec l'espoir de sauver ce qui peut encore l'être. Une jeune femme est envoyée, en quête d'une autre planète habitable ? D'une civilisation pouvant nous aider ? On ne sait pas trop, mais le voyage est tout bonnement extraordinaire. L'auteur "explose" littéralement le gaufrier, les cases s'entremêlent dans un patchwork logique nécessitant toute votre attention pour bien suivre le fil 😉 Agrandissements, rétrécissements, storyline sous forme de cases de jeu de l'oie, tracé cheminant dans un espace évolutif, Jesse Lonergan casse les codes et nous offre une poésie graphique ! On peut dire que cette oeuvre rentre tout naturellement dans cette nouvelle collection lancée par les Humanoïdes Associées : Les OVNIS Métal Hurlant. On referme l'album au grand format très appréciable pour contempler le travail de l'artiste, avec une note d'incompréhension sur certains points, mais cela ne peut qu'inviter à s'y replonger pour y voir autre chose et remarquer des détails passés inaperçus lors de la première lecture. On peut se passer de dialogues et onomatopées, il en apporte la preuve avec grand talent. A découvrir ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/hedra/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Le dessinateur du très remarqué et apprécié Arca (404 Graphic) réalise une oeuvre surprenante avec ce Hedra, album sans dialogues ni écrits, juste un dessin magnifié par la science (et la magie) du découpage. On comprend vite que la terre court à la catastrophe et qu'une mission est lancée avec l'espoir de sauver ce qui peut encore l'être. Une jeune femme est envoyée, en quête d'une autre planète habitable ? D'une civilisation pouvant nous aider ? On ne sait pas trop, mais le voyage est tout bonnement extraordinaire. L'auteur "explose" littéralement le gaufrier, les cases s'entremêlent dans un patchwork logique nécessitant toute votre attention pour bien suivre le fil 😉 Agrandissements, rétrécissements, storyline sous forme de cases de jeu de l'oie, tracé cheminant dans un espace évolutif, Jesse Lonergan casse les codes et nous offre une poésie graphique ! On peut dire que cette oeuvre rentre tout naturellement dans cette nouvelle collection lancée par les Humanoïdes Associées : Les OVNIS Métal Hurlant. On referme l'album au grand format très appréciable pour contempler le travail de l'artiste, avec une note d'incompréhension sur certains points, mais cela ne peut qu'inviter à s'y replonger pour y voir autre chose et remarquer des détails passés inaperçus lors de la première lecture. On peut se passer de dialogues et onomatopées, il en apporte la preuve avec grand talent. A découvrir !
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Titre de l'album : L'arpenteur Scenariste de l'album : Victor Hachmang Dessinateur de l'album : Victor Hachmang Coloriste : Victor Hachmang Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Dans un futur lointain, l'humanité vit sur une planète artificielle, tandis que la Terre est devenue une immense décharge. Geo, un humble éboueur de l'espace, s'échoue accidentellement sur cette planète dépotoir. Tel un Robinson post-apocalyptique, il lutte pour survivre dans ce milieu hostile peuplé de ruines, de déchets et de lacs pollués. Au cours de son errance, il découvre un exemplaire de La Tempête de Shakespeare. Ce récit initiatique le captive et devient son guide pour affronter les défis de cet environnement impitoyable. Mais cet échouage est-il vraiment un accident ? Et si une entité mystérieuse l'avait orchestré pour lui révéler le véritable visage de la planète qu'il arpente ? Critique : Designer, illustrateur, artiste, tant de casquettes pour le hollandais Victor Hachmang qui s'essaie aux BD et comics expérimentaux parfois avec grand talent ! Il délivre ici un ovni graphique aux multiples influences. Tout commence par un homme seul s'essayant à la pêche, sa silhouette est décharnée, il est vêtu de haillons, le monde environnant est dévasté, envahi de décombres en tous genres avec un ciel noir chargé d'éclairs menaçants. On va suivre son quotidien, et peu à peu au fil des pages, comprendre comment en est-il arrivé là . Un scénario certes classique mais qui va prendre une tournure onirique lorsque Geo notre héros au nom symbolique (terre en grec) se perd dans les méandres de ses rêves. L'artiste peut exprimer tout son talent graphique avec des pages incroyables où les couleurs disparaissent pour un noir et blanc que le grand Otomo n'aurait pas renié. Il transperce ces mêmes pages d'un rayon fluo orangé, symbole d'une aube naissante et donc d'espoir, tout n'est pas si noir pour ce pauvre hère seul (ou presque 😉 ) dans la décrépitude. Le récit est scindé en quatre saisons, avec chacune sa tonalité de couleurs pour un rendu du plus bel effet. Les écrits de Shakespeare s'insèrent ça et là durant la lecture et installent un semblant de dialogue entre le dramaturge et Geo en quête de vérité. L'environnement post-apocalyptique est formidablement bien illustré avec des variations de couleurs incroyables ! Il alterne les styles graphiques selon les ambiances pour un rendu des plus étonnants. Imaginez une architecture dans l'esprit Druillet avec des personnages issus du trait de Otomo, le tout nimbé d'une palette de couleurs allant du noir et blanc au fluo "radioactif" ! Une partition graphique de haute volée qui aurait sa place dans les pages de Metal Hurlant ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/l-arpenteur/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Designer, illustrateur, artiste, tant de casquettes pour le hollandais Victor Hachmang qui s'essaie aux BD et comics expérimentaux parfois avec grand talent ! Il délivre ici un ovni graphique aux multiples influences. Tout commence par un homme seul s'essayant à la pêche, sa silhouette est décharnée, il est vêtu de haillons, le monde environnant est dévasté, envahi de décombres en tous genres avec un ciel noir chargé d'éclairs menaçants. On va suivre son quotidien, et peu à peu au fil des pages, comprendre comment en est-il arrivé là . Un scénario certes classique mais qui va prendre une tournure onirique lorsque Geo notre héros au nom symbolique (terre en grec) se perd dans les méandres de ses rêves. L'artiste peut exprimer tout son talent graphique avec des pages incroyables où les couleurs disparaissent pour un noir et blanc que le grand Otomo n'aurait pas renié. Il transperce ces mêmes pages d'un rayon fluo orangé, symbole d'une aube naissante et donc d'espoir, tout n'est pas si noir pour ce pauvre hère seul (ou presque 😉 ) dans la décrépitude. Le récit est scindé en quatre saisons, avec chacune sa tonalité de couleurs pour un rendu du plus bel effet. Les écrits de Shakespeare s'insèrent ça et là durant la lecture et installent un semblant de dialogue entre le dramaturge et Geo en quête de vérité. L'environnement post-apocalyptique est formidablement bien illustré avec des variations de couleurs incroyables ! Il alterne les styles graphiques selon les ambiances pour un rendu des plus étonnants. Imaginez une architecture dans l'esprit Druillet avec des personnages issus du trait de Otomo, le tout nimbé d'une palette de couleurs allant du noir et blanc au fluo "radioactif" ! Une partition graphique de haute volée qui aurait sa place dans les pages de Metal Hurlant !
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Titre de l'album : Moon - Tome 1- Une balle pour un croisé Scenariste de l'album : Johan Vandevelde Dessinateur de l'album : Stephan Louwes Coloriste : Editeur de l'album : Anspach editions Note : Résumé de l'album : Trois cents ans après une guerre nucléaire mondiale, l'humanité a repris le dessus. Les hommes se sont rassemblés dans des mégapoles construites sur les ruines de ce qui était autrefois l'Europe. Les scientifiques ont enfin mis au point une technologie qui permet de voyager dans le passé. Mais les plans sont malheureusement révélés au grand jour. Désormais, toute personne disposant de ressources financières suffisantes peut construire sa propre machine à remonter le temps... Avec des parents très souvent absents pour des raisons professionnelles, les triplés Emily, Cleo et Alex sont élevés par des robots, et se révèlent plutôt turbulents. Quand Alex réussit à convaincre ses soeurs de suivre leurs parents, ils découvrent la nature particulière de leur travail: voyager dans le temps pour arrêter de dangereux criminels... Aris Critique : Domaine en vogue dans le monde du 9ème art , la science-fiction parvient encore et toujours à nous surprendre ! Avec Moon, Johan Vandevelde prouve que l'on peut mélanger grande histoire et monde futuriste dans un seul et même écrin . On commence l'histoire en 2323 dans la ville de Perris , qui ressemble étrangement à Paris mais , sous les eaux . 3 enfants semblant livrés à eux même , se retrouvent convoqués chez le principal comme fauteurs de troubles . On découvre leur triste sort , puis , en tournant la page , nous voilà plongés dans une Jérusalem en pleine guerres de croisades en 1187 ! Le couple présenté , que nous identifions rapidement comme les parents des enfants , se retrouve plongé dans la poursuite d'un criminel . Ces derniers voyagent dans le temps et en modifient l'histoire tout en cherchant à s'enrichir ! La brigade secrète dont sont membres les parents , traque ces individus . Mais concilier travail et vie de famille n'est pas aisé , surtout lorsque vos enfants sont plutôt brillants et découvrent par hasard un objet les mettant sur une piste pouvant nuire à ce travail dangereux et secret ! Il s'agit d'un premier tome introductif à ce nouveau monde et les auteurs prennent le temps de bien nous y installer . On sent que les aventures tourneront autour de cette famille , d'autant que les pistes scénaristiques semblent sans fin avec ce genre de postulat . Les voyages dans le temps fascinent toujours et sont une source inépuisable d'histoires , d 'autant qu'ils n'usent pas d'un violence accrue ni des fameux "paradoxes temporels" (pour l'instant) , rendant la lecture tout public . Le dessin en noir et blanc fourmille de détails , le découpage des scènes d'action est dynamique et cinématographique . Cela va à 100 à l'heure, pour notre plus grand plaisir . Une bonne découverte qui ravira les amateurs de SF 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/moon-tome-1-une-balle-pour-un-croise/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Domaine en vogue dans le monde du 9ème art , la science-fiction parvient encore et toujours à nous surprendre ! Avec Moon, Johan Vandevelde prouve que l'on peut mélanger grande histoire et monde futuriste dans un seul et même écrin . On commence l'histoire en 2323 dans la ville de Perris , qui ressemble étrangement à Paris mais , sous les eaux . 3 enfants semblant livrés à eux même , se retrouvent convoqués chez le principal comme fauteurs de troubles . On découvre leur triste sort , puis , en tournant la page , nous voilà plongés dans une Jérusalem en pleine guerres de croisades en 1187 ! Le couple présenté , que nous identifions rapidement comme les parents des enfants , se retrouve plongé dans la poursuite d'un criminel . Ces derniers voyagent dans le temps et en modifient l'histoire tout en cherchant à s'enrichir ! La brigade secrète dont sont membres les parents , traque ces individus . Mais concilier travail et vie de famille n'est pas aisé , surtout lorsque vos enfants sont plutôt brillants et découvrent par hasard un objet les mettant sur une piste pouvant nuire à ce travail dangereux et secret ! Il s'agit d'un premier tome introductif à ce nouveau monde et les auteurs prennent le temps de bien nous y installer . On sent que les aventures tourneront autour de cette famille , d'autant que les pistes scénaristiques semblent sans fin avec ce genre de postulat . Les voyages dans le temps fascinent toujours et sont une source inépuisable d'histoires , d 'autant qu'ils n'usent pas d'un violence accrue ni des fameux "paradoxes temporels" (pour l'instant) , rendant la lecture tout public . Le dessin en noir et blanc fourmille de détails , le découpage des scènes d'action est dynamique et cinématographique . Cela va à 100 à l'heure, pour notre plus grand plaisir . Une bonne découverte qui ravira les amateurs de SF 😉
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Titre de l'album : Inexistences Scenariste de l'album : Christophe Bec Dessinateur de l'album : Christophe Bec Coloriste : Sebastien Gerard Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Dans les montagnes perdues, tout n'est que désolation. Les survivants errent dans un paysage désolé où ne subsistent que des ruines prises dans les glaces. De grands cataclysmes ont soumis la planète à d'interminables hivers. Il existerait pourtant un sanctuaire où vivrait un enfant bleu, qui aurait conservé la mémoire des temps anciens. Une légende que va tenter de vérifier le sniper nommé Sol. Critique : Ouf, celle là je l'avais pas vue venir. La préface de Bec explique bien que cet Inexistence est son Oeuvre. Celle qu'il voulait faire depuis longtemps, celle qu'il a mis 5 ans à peaufiner, avec à l'esprit ce qu'on pu apporter Enki Bilal, Moebius ou Druillet à la bd. Bon forcément avec cette ambition là, ce temps là, et le talent que l'on ne peut que reconnaitre à Christophe Bec, on sait que l'on va avoir quelque chose de remarquable entre les mains. C'est le cas, pas de doutes, Inexistences va marquer. Par contre attention, je le dis rapidement pour lever le doute, il ne faut pas s'attendre à lire de la bd classique. Non pas à cause des mélanges de narrations, du passage de la prose à la bd, ou à l'illustration pure et simple, non. Mais plutôt car Christophe Bec ne va pas vraiment s'attacher à nous livrer une histoire, ou des personnages. Il nous livre plutôt ses craintes ou sa vision d'un monde futur désastreux pour l'humanité. Son final est d'ailleurs plus philosophique qu'autre chose, et nous pose une question qui me semble essentielle. Il voulait marquer de son empreinte la bd, je ne sais pas dire si c'est fait car son oeuvre est à la fois plus que de la bd, tout en n'en perdant quelques qualités au passage. Si l'univers graphique et les doubles planches et autres plans extra larges, mis en avant par une édition remarquable, sont époustouflants et portent la marque d'un grand maître, j'ai pour ma part trouvé dommage que Christophe Bec n'en profite pas pour nous raconter une sacrée histoire. Comme s'il avait fallut quelque part s'extirper de son côté populaire et romanesque pour pouvoir rentrer dans l'histoire de l'art. Dommage donc tant il nous a déjà prouvé ses talents de narrateur hors pair. Mais ne vous y trompez pas, si je fais un peu la fine bouche c'est pour vous avertir, pour vous éviter une éventuelle déception sur la nature de ce livre, qui tient plus du roman graphique finalement que de la bd franco belge. Ceci étant dit, foncez, ouvrez le en librairies, laissez vous emporter, allez découvrir ce joyau. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/inexistences?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Ouf, celle là je l'avais pas vue venir. La préface de Bec explique bien que cet Inexistence est son Oeuvre. Celle qu'il voulait faire depuis longtemps, celle qu'il a mis 5 ans à peaufiner, avec à l'esprit ce qu'on pu apporter Enki Bilal, Moebius ou Druillet à la bd. Bon forcément avec cette ambition là, ce temps là, et le talent que l'on ne peut que reconnaitre à Christophe Bec, on sait que l'on va avoir quelque chose de remarquable entre les mains. C'est le cas, pas de doutes, Inexistences va marquer. Par contre attention, je le dis rapidement pour lever le doute, il ne faut pas s'attendre à lire de la bd classique. Non pas à cause des mélanges de narrations, du passage de la prose à la bd, ou à l'illustration pure et simple, non. Mais plutôt car Christophe Bec ne va pas vraiment s'attacher à nous livrer une histoire, ou des personnages. Il nous livre plutôt ses craintes ou sa vision d'un monde futur désastreux pour l'humanité. Son final est d'ailleurs plus philosophique qu'autre chose, et nous pose une question qui me semble essentielle. Il voulait marquer de son empreinte la bd, je ne sais pas dire si c'est fait car son oeuvre est à la fois plus que de la bd, tout en n'en perdant quelques qualités au passage. Si l'univers graphique et les doubles planches et autres plans extra larges, mis en avant par une édition remarquable, sont époustouflants et portent la marque d'un grand maître, j'ai pour ma part trouvé dommage que Christophe Bec n'en profite pas pour nous raconter une sacrée histoire. Comme s'il avait fallut quelque part s'extirper de son côté populaire et romanesque pour pouvoir rentrer dans l'histoire de l'art. Dommage donc tant il nous a déjà prouvé ses talents de narrateur hors pair. Mais ne vous y trompez pas, si je fais un peu la fine bouche c'est pour vous avertir, pour vous éviter une éventuelle déception sur la nature de ce livre, qui tient plus du roman graphique finalement que de la bd franco belge. Ceci étant dit, foncez, ouvrez le en librairies, laissez vous emporter, allez découvrir ce joyau.
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