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  1. Kevin Nivek

    Nos coeurs noirs de suie

    La jeune maison d'édition Morgen poursuit sa sélection de petites pépites étrangères avec cette savoureuse histoire mêlant froid polaire et chaleur de la houille ! On y découvre un monde de labeur où la seule règle en place semble être l'atteinte des "quotas" pour les ouvriers, véritables fourmis de cette immense ville au ciel noir. Les cheminées de l'industrie tournent à plein régime pour la satisfaction du gouverneur Glass, véritable despote capitaliste. Une lueur d'espoir est incarnée par Peggy jeune femme aux cheveux blancs qui va s'élever contre la tyrannie et s'associer à une cellule de révolte voulant en finir avec ce régime. Son chemin va la mener dans les lointaines plaines enneigées où elle trouvera un étonnant allié ! On est saisit d'emblée par l'ambiance des lieux grâce au dessin précis et détaillé (mais pas que) de Stipan Morian ! Il nous immerge complètement dans cette cité infernale où les cheveux de Peggy rappellent l'immensité blanche aux neiges éternelles entourant cet îlot de chaleur rougeoyante nappée de fumées noires. Les personnages ont des "gueules" aux traits marqués et expressifs, on situe vite qui est qui dans cette histoire en dépit des aléas spontanés du dessin ! Car oui, il n'est pas rare de tourner la page et se demander si un enfant de 5 ans n'a pas dessiné cette nouvelle planche tant le graphisme est simple et naïf ! Je ne comprends pas ces différences de style, qui ne semblent pas toujours desservir l'histoire comme illustrer un flashback. Cela ne perturbe cependant pas trop la lecture tant l'histoire est prenante et résonne avec l'évolution humaine. La toute puissance du charbon serait-elle au crépuscule de son utilité ? 😉 Vous le saurez en plongeant dans cette histoire au finish incandescent !
  2. Titre de l'album : Nos coeurs noirs de suie Scenariste de l'album : Joni Hagg Dessinateur de l'album : Stipan Morian Coloriste : Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Tentaculaire cité du Grand Nord, la Coalition est gouvernée par le cruel gouverneur Glass et ses sbires industriels. Le charbon est y vital, et pour ses travailleurs, comme la jeune Peggy Stones, la vie est rendue difficile à cause des quotas de production iniques. Pour obtenir du charbon supplémentaire en fin d'année, il faut mal agir, tous les jours ! Emprisonnée à tort puis exilée de force, le combat pour rétablir la vérité de Peggy ne fait que commencer... Critique : La jeune maison d'édition Morgen poursuit sa sélection de petites pépites étrangères avec cette savoureuse histoire mêlant froid polaire et chaleur de la houille ! On y découvre un monde de labeur où la seule règle en place semble être l'atteinte des "quotas" pour les ouvriers, véritables fourmis de cette immense ville au ciel noir. Les cheminées de l'industrie tournent à plein régime pour la satisfaction du gouverneur Glass, véritable despote capitaliste. Une lueur d'espoir est incarnée par Peggy jeune femme aux cheveux blancs qui va s'élever contre la tyrannie et s'associer à une cellule de révolte voulant en finir avec ce régime. Son chemin va la mener dans les lointaines plaines enneigées où elle trouvera un étonnant allié ! On est saisit d'emblée par l'ambiance des lieux grâce au dessin précis et détaillé (mais pas que) de Stipan Morian ! Il nous immerge complètement dans cette cité infernale où les cheveux de Peggy rappellent l'immensité blanche aux neiges éternelles entourant cet îlot de chaleur rougeoyante nappée de fumées noires. Les personnages ont des "gueules" aux traits marqués et expressifs, on situe vite qui est qui dans cette histoire en dépit des aléas spontanés du dessin ! Car oui, il n'est pas rare de tourner la page et se demander si un enfant de 5 ans n'a pas dessiné cette nouvelle planche tant le graphisme est simple et naïf ! Je ne comprends pas ces différences de style, qui ne semblent pas toujours desservir l'histoire comme illustrer un flashback. Cela ne perturbe cependant pas trop la lecture tant l'histoire est prenante et résonne avec l'évolution humaine. La toute puissance du charbon serait-elle au crépuscule de son utilité ? 😉 Vous le saurez en plongeant dans cette histoire au finish incandescent ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/nos-coeurs-noirs-de-suie/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. Kevin Nivek

    Le choeur des sardinières

    Il y a tout juste 100 ans, tenait lieu un grand mouvement de grève initié par des femmes ouvrières en Bretagne ! Cette histoire formidablement bien documentée, raconte étapes par étapes le déroulement de cette manifestation en suivant "caméra à l'épaule" ces femmes courageuses. On découvre tout d'abord le quotidien de ces familles bretonne avec des hommes en mer à la pêche et les femmes à l'usine pour trier les sardines, les mettre en conserves etc... Une vie de dur labeur mal rémunéré, qui commence de plus en plus jeune car il faut nourrir le foyer. Sous la pression toujours plus exacerbée des dirigeants pour plus de profits, elles lancent un mouvement de grève qui s'étend vite à toutes les usines avoisinantes. Déterminées comme jamais, elles peuvent bénéficier de l'appui du maire communiste et rêvent de rencontrer le ministre du travail à Paris pour négocier de nouvelles conditions de travail et une meilleure rémunération. En suivant Mona qui hésite de prime abord à se lancer dans cette vague protestataire, les auteurs mettent l'accent sur les difficultés que cela représentait, avec le mari peu enclin à les suivre, les enfants coincés dans cette tempête agitative rêvant eux aussi à de meilleurs futurs, mais aussi le quotidien avec les difficultés pour se nourrir car qui dit grève, dit absence de salaire et le temps passe... Le patois local jalonne les discussions afin de mieux immerger le lecteur et l'aquarelle de Max Lewko est du plus bel effet sur les paysages. Le dessin peine un peu sur les protagonistes avec des visages ronds assez similaires qui ne sont pas toujours identifiables dans des cases fournies, nombreuses car décrivant les manifestations et les cortèges. Il utilise des couleurs froides et pâles comme pour signifier la dureté de la vie au bord de l'océan qui donne du travail mais prend aussi parfois la vie des pêcheurs. Des annexes enrichissent le récit en fin d'album avec un glossaire pour le dialecte breton employé à de multiples reprises. Une belle lecture pour un combat de femmes qui ne pouvaient toujours pas aller voter mais pour qui l'émancipation était à ses prémices ! Il leur faudra attendre 20 ans pour avoir le droit d'aller dans les bureaux de votes 😞 . "C'est la lutte finale..."
  4. Titre de l'album : Le choeur des sardinières Scenariste de l'album : Léah Touitou Dessinateur de l'album : Max Lewko Coloriste : Max Lewko Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Pemp real a vo ! 1924, Mona est ouvrière dans l'une des usines de sardines de Douarnenez. Elle vit au rythme de la cloche et de l'arrivée des bateaux de pêche. Face à un quotidien de plus en plus difficile, son mari pense qu'il est temps que leur fille rejoigne aussi l'usine. Mais en novembre, une poignée de sardinières se soulève contre les conditions de travail et déclare la grève. Mona commence à rêver d'un autre avenir et rejoint les rangs des manifestantes, contre l'avis de sa famille. Dans la rue, toutes s'élancent : les cantiques bretons qui rythmaient le travail sont remplacés par le chant des Penn-Sardin en lutte. Critique : Il y a tout juste 100 ans, tenait lieu un grand mouvement de grève initié par des femmes ouvrières en Bretagne ! Cette histoire formidablement bien documentée, raconte étapes par étapes le déroulement de cette manifestation en suivant "caméra à l'épaule" ces femmes courageuses. On découvre tout d'abord le quotidien de ces familles bretonne avec des hommes en mer à la pêche et les femmes à l'usine pour trier les sardines, les mettre en conserves etc... Une vie de dur labeur mal rémunéré, qui commence de plus en plus jeune car il faut nourrir le foyer. Sous la pression toujours plus exacerbée des dirigeants pour plus de profits, elles lancent un mouvement de grève qui s'étend vite à toutes les usines avoisinantes. Déterminées comme jamais, elles peuvent bénéficier de l'appui du maire communiste et rêvent de rencontrer le ministre du travail à Paris pour négocier de nouvelles conditions de travail et une meilleure rémunération. En suivant Mona qui hésite de prime abord à se lancer dans cette vague protestataire, les auteurs mettent l'accent sur les difficultés que cela représentait, avec le mari peu enclin à les suivre, les enfants coincés dans cette tempête agitative rêvant eux aussi à de meilleurs futurs, mais aussi le quotidien avec les difficultés pour se nourrir car qui dit grève, dit absence de salaire et le temps passe... Le patois local jalonne les discussions afin de mieux immerger le lecteur et l'aquarelle de Max Lewko est du plus bel effet sur les paysages. Le dessin peine un peu sur les protagonistes avec des visages ronds assez similaires qui ne sont pas toujours identifiables dans des cases fournies, nombreuses car décrivant les manifestations et les cortèges. Il utilise des couleurs froides et pâles comme pour signifier la dureté de la vie au bord de l'océan qui donne du travail mais prend aussi parfois la vie des pêcheurs. Des annexes enrichissent le récit en fin d'album avec un glossaire pour le dialecte breton employé à de multiples reprises. Une belle lecture pour un combat de femmes qui ne pouvaient toujours pas aller voter mais pour qui l'émancipation était à ses prémices ! Il leur faudra attendre 20 ans pour avoir le droit d'aller dans les bureaux de votes 😞 . "C'est la lutte finale..." Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-choeur-des-sardinieres/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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