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  1. poseidon2

    Un espoir sans papiers

    En voilà une belle histoire comme la bd nous en offre... souvent chez grand angle. En effet ce one shot très humain aurait route sa place dans la collection de Bamboo. Il coche toutes les cases du film à la française, alliant sujet d’actualité, bons sentiments et fin heureuse, le tout saupoudré d’un brin de manichéisme. Mais n’est ce donc pas le genre de lecture qui fait du bien ? Le genre de lecture qui nous ramène aux bases des relations humaines que sont la gentillesse et l’écoute. Le genre de lecture qui nous montre que le monde n’est pas encore foutu et que l'humanité n’est pas à jeter. Le genre de lecture qui fait du bien en 2026...
  2. Titre de l'album : Un espoir sans papiers Scenariste de l'album : Ingrid Chabbert Dessinateur de l'album : Espé Coloriste : Espé Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : L'île d'Aix, un petit bout de terre au large de la Charente-Maritime. C'est là que Sidonie Delahaute, 78 ans, vit une terne retraite solitaire. Jusqu'au jour où un canot de migrants, broyé par une tempête, s'échoue sur la côte. Parmi eux, Ahmed, un mineur algérien qui va fuir les forces de l'ordre en se cachant chez la vieille dame. Persuadée que le jeune homme est Daniel, son fils disparu des décennies plus tôt, Sidonie va le prendre sous son aile. Et tenter de raccommoder la déchirure béante d'un passé familial mal cicatrisé... Touché par la douleur de la rugueuse vieille dame, Ahmed va-t-il ainsi démarrer une nouvelle vie ? Touchant récit de filiation, poignante fable humaniste et brûlant manifeste en faveur d'un meilleur accueil des migrants, L'espoir sans papiers ne pourra que vous toucher au coeur de mille manières. Après Soixante printemps en hiver, Ingrid Chabbert nous offre un puissant récit mené par Espé qui, après Le perroquet, témoigne à nouveau de sa sensibilité graphique. Critique : En voilà une belle histoire comme la bd nous en offre... souvent chez grand angle. En effet ce one shot très humain aurait route sa place dans la collection de Bamboo. Il coche toutes les cases du film à la française, alliant sujet d’actualité, bons sentiments et fin heureuse, le tout saupoudré d’un brin de manichéisme. Mais n’est ce donc pas le genre de lecture qui fait du bien ? Le genre de lecture qui nous ramène aux bases des relations humaines que sont la gentillesse et l’écoute. Le genre de lecture qui nous montre que le monde n’est pas encore foutu et que l'humanité n’est pas à jeter. Le genre de lecture qui fait du bien en 2026... Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/un-espoir-sans-papiers?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. poseidon2

    Passeur(s)

    Passeur(s) est une BD qui ne ment pas sur son contenu. Elle parle de... de passeurs. D'un groupe de passeurs qui fait transiter des migrants de Turquie en Angleterre. Et la ou c'est plus surprenant, alors même qu'encore une fois le titre ne ment pas, on ne se met pas du côté des migrants mal traités, mais bien des passeurs. Passeurs qui vivent dans un univers ou seul l'argent et l'ambition sont la règle. Cette BD est au final plus proche du thriller familial plus que du reportage sur les passeurs. L'histoire est bien ficelée, les personnages touchants et le passif de notre passeur bien maquillé. S'ensuit un road movie mouvementé et dramatique, porté par des dessins efficaces et une coloration marquante découpant bien les époques. On regrettera juste une fin un peu trop dramatique et une motivation politique un peu extrême pour notre héros.
  4. poseidon2

    Passeur(s)

    Titre de l'album : Passeur(s) Scenariste de l'album : Damien Perez | Frédéric Loore Dessinateur de l'album : Fernando Nicolas Baldó Coloriste : Fernando Nicolas Baldó Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Awar le taiseux porte des baskets de luxe grâce à son lucratif job de passeur. Mais il porte aussi un douloureux passé que va réveiller Esrin, une jeune migrante kurde, fille de combattante fuyant l'enfer syrien. Laisser renaître son humanité ou pas ? Awar va devoir choisir... Car Soran, son boss, veut du chiffre et du résultat. Et Awar, plus tout jeune, voit bien que Musta, passeur ultraviolent fraîchement arrivé, lui prendrait volontiers sa place... Awar va-t-il oser prendre la porte de la rédemption ou la claquer définitivement ? Un récit explorant les migrations du point de vue inattendu d'un passeur, entre thriller et récit de passation entre un homme désabusé et une adolescente révoltée. Basé sur les enquêtes de terrain du journaliste Frédéric Loore, Passeur(s) est soutenu par la Fondation Samilia, luttant contre le trafic d'êtres humains. Critique : Passeur(s) est une BD qui ne ment pas sur son contenu. Elle parle de... de passeurs. D'un groupe de passeurs qui fait transiter des migrants de Turquie en Angleterre. Et la ou c'est plus surprenant, alors même qu'encore une fois le titre ne ment pas, on ne se met pas du côté des migrants mal traités, mais bien des passeurs. Passeurs qui vivent dans un univers ou seul l'argent et l'ambition sont la règle. Cette BD est au final plus proche du thriller familial plus que du reportage sur les passeurs. L'histoire est bien ficelée, les personnages touchants et le passif de notre passeur bien maquillé. S'ensuit un road movie mouvementé et dramatique, porté par des dessins efficaces et une coloration marquante découpant bien les époques. On regrettera juste une fin un peu trop dramatique et une motivation politique un peu extrême pour notre héros. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/passeur-s?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  5. Kevin Nivek

    Le ciel dans la tête

    Attention , chef d'oeuvre en vue ! Si ce n'est déjà fait , courez acheter ce roman graphique de toute urgence ! Vous serez en possession d'une réalisation marquante et tout simplement incroyable . Au cours de cette odyssée , vous passerez par toutes les émotions ! La curiosité , la peur , la tristesse , la joie (un peu) , la surprise ; et je ne parle là que de sensations éprouvées par le fil conducteur , le scénario . Si j'ajoute le dessin , c'est la contemplation qui vous saisira lorsque vous tournerez les pages les yeux écarquillés par tant de beauté . Le 9ème art dans ce qu'il peut proposer de mieux , tout simplement . Passé ce déluge de compliments , attardons-nous sur Nivek (le héros , pas votre serviteur 😉 ) et son destin tracé dans les méandres d'une Afrique violente , oppressante et habitée par des croyances maraboutées . Les auteurs le font "naître" des entrailles de la terre , ou plutôt la mine de Coltan (minerai destiné à la fabrication des condensateurs entre autres) suite à un accident d'éboulement . Les tensions montent avec une révolte des mineurs , les milices interviennent . Très vite , les évènements s'enchainent à toute vitesse et les libertés graphiques de Sergio Garcia Sanchez vont prendre la mesure du récit .La violence transparait sur ces protagonistes aux allures monstrueuses . Tels des rhizomes , les corps s'étalent sur la planche au point d'occuper les différentes cases et donnent un découpage énergique et totalement innovateur . Comment qualifier autrement ces recruteurs d'enfants soldats et leurs actes de guerre génocidaires ? Nivek et son acolyte aux allures de Candide , prennent la fuite et commencent un voyage de la Centre-Afrique vers le nord , direction l'Europe . La forêt luxuriante et ses dangers , la rencontre d'un curieux marabout en quête de rédemption , le désert , l'enfer des passeurs ; tout se déroule sous vos yeux dans une tempête graphique d'une beauté animale . 144 pages que vous tournerez, hypnotisé par la grâce de contempler une oeuvre majeure qui, je l'espère sincèrement laissera des traces dans le paysage de la BD . Ce n'est pas un coup de coeur , c'est LE coup de coeur de l'année en ce qui me concerne !
  6. Titre de l'album : Le ciel dans la tête Scenariste de l'album : Antonio Altarriba Dessinateur de l'album : Sergio Garcia Sanchez Coloriste : Lola Moral Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Des mines du Kivu aux mirages de l'Europe, Nivek, l'enfant soldat, arraché aux griffes de la misère par l'appel d'une vie meilleure, traverse une Afrique magique et tragique, d'une violence et d'une beauté à couper le souffle. Les épreuves de ce voyage initiatique le préparent aux périls de la Méditerranée, mais pas aux déconvenues qui l'attendent sur sa rive privilégiée. À l'ombre de Cervantès et de Mark Twain, un récit épique porté par les visions hallucinées d'Altarriba et les images somptueuses de Sergio Garcia. Critique : Attention , chef d'oeuvre en vue ! Si ce n'est déjà fait , courez acheter ce roman graphique de toute urgence ! Vous serez en possession d'une réalisation marquante et tout simplement incroyable . Au cours de cette odyssée , vous passerez par toutes les émotions ! La curiosité , la peur , la tristesse , la joie (un peu) , la surprise ; et je ne parle là que de sensations éprouvées par le fil conducteur , le scénario . Si j'ajoute le dessin , c'est la contemplation qui vous saisira lorsque vous tournerez les pages les yeux écarquillés par tant de beauté . Le 9ème art dans ce qu'il peut proposer de mieux , tout simplement . Passé ce déluge de compliments , attardons-nous sur Nivek (le héros , pas votre serviteur 😉 ) et son destin tracé dans les méandres d'une Afrique violente , oppressante et habitée par des croyances maraboutées . Les auteurs le font "naître" des entrailles de la terre , ou plutôt la mine de Coltan (minerai destiné à la fabrication des condensateurs entre autres) suite à un accident d'éboulement . Les tensions montent avec une révolte des mineurs , les milices interviennent . Très vite , les évènements s'enchainent à toute vitesse et les libertés graphiques de Sergio Garcia Sanchez vont prendre la mesure du récit .La violence transparait sur ces protagonistes aux allures monstrueuses . Tels des rhizomes , les corps s'étalent sur la planche au point d'occuper les différentes cases et donnent un découpage énergique et totalement innovateur . Comment qualifier autrement ces recruteurs d'enfants soldats et leurs actes de guerre génocidaires ? Nivek et son acolyte aux allures de Candide , prennent la fuite et commencent un voyage de la Centre-Afrique vers le nord , direction l'Europe . La forêt luxuriante et ses dangers , la rencontre d'un curieux marabout en quête de rédemption , le désert , l'enfer des passeurs ; tout se déroule sous vos yeux dans une tempête graphique d'une beauté animale . 144 pages que vous tournerez, hypnotisé par la grâce de contempler une oeuvre majeure qui, je l'espère sincèrement laissera des traces dans le paysage de la BD . Ce n'est pas un coup de coeur , c'est LE coup de coeur de l'année en ce qui me concerne ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/congo-9782207164860/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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