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  • Kevin Nivek
    • Scenariste: Clément Baloup Dessinateur: Hugo Stephan Coloriste: Hugo Stephan Editeur: Steinkis Note :
      Résumé:

      Au XIXe siècle, l'Arctique reste un territoire vaste et inexploré. Bien que coûteuses en ressources et en hommes, des expéditions sont montées afin de tenter d'en découvrir les mystères. Mais aucune expédition n'a encore franchi la ceinture de glace. George W. Melville est un officier de la Marine Américaine obsédé par le Grand Nord. Conquis par la fougue de De Long, commandant de l'expédition de l'USS Jeannette, Melville devient son ingénieur en chef. Il prend part à ce voyage avec pour but d'atteindre le pôle Nord. L'équipage doit lutter contre le temps et le froid pour tracer sa route. Mais une fois pris au piège, que pèse l'ambition des hommes face aux éléments ?

      Type: BD Europeene L'acheter chez notre partenaire Genre: Aventure Prix: 22 Nb de pages: 120
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    Un peu plus de 30 avant la fameuse expédition Endurance et son destin tragique mais pas funeste , une autre campagne fut mise en place afin de conquérir cette fois le pôle nord . Les auteurs nous proposent la genèse de cette aventure en commençant par , le début 😉 Non pas à la fin du 19ème siècle , mais bel et bien avant en -300 avant JC avec Pythéas le massaliote qui passât l'Islande et tenta d'atteindre le bout du monde . Sa tentative fut vaine car prisonnier des glaces il dut faire demi-tour , mais la voie était tracée ! Et quel chemin justement emprunter pour y parvenir , quelle route maritime , quels courants suivre ?? Tant de questions à propos d'un point géographique  cerné par plusieurs nations : Alaska , Russie , Danemark etc ... En 1879 , la Jeannette quitte la Californie et remonte le long des côtes américaines vers la mer de Bering en vue d'un hypothétique courant marin japonais censé les mener au pôle . Mais , tout ne se déroule pas comme prévu et l'expédition va au fil des mois passés en captivité glacière , se transformer en mission de sauvetage !

    Le talent des conteurs est de nous faire entrer dans les cales du navire et de prendre part aux discussions entre les marins . Certaines décisions prises vont causer des griefs qu'il s'agira de surmonter dans l'unique but de survivre . Confronté aux éléments , l'homme s'accroche , à l'image de Georges W. Melville (rien à voir avec l'auteur de Moby Dick) , un ingénieur de bord opiniâtre et profondément humain . Hugo Stephan réalise sa première oeuvre dans le monde du 9ème art , et il effectue un travail de qualité . Il mélange des fonds "réalistes" au rendu  daguerréotype , avec les protagonistes au premier plan plus "dessinés" que "photographiés" . Dans cette galerie de noms , on reconnaît les personnages assez facilement , ce qui aide grandement à la lecture et l'immersion . Il impose tantôt des dominances de couleurs bleutées pour les phases maritimes et d'autres plus jaunes voire rouges , pour des moments passés sur la terre ferme . Un rendu agréable , pas dénué de défauts mais pour une première , soyons complaisant 🙂 . Grand amateur d'épopées maritimes et glaciaires , j'ai apprécié cette lecture qui devrait combler les lecteurs avides de ces histoires de survie et d'explorations .

    Une postface de Vincent Piolet , docteur en géopolitique , met en lumière les enjeux de ces découvertes sur fond de luttes politiques et économiques de ces voies maritimes à but "commercial" .

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  • Dernières Critiques

    • DC KO tome 1
      Note :
      Premier giga crossover DC avec un crossover préparé depuis un petit moment dans la branche "standard" de DC. En effet, on met ici en scène le retour de Darkseid. Un Darkseid trop puissant pour lequel aucun des médiums de DC ne voit aucune autre possibilité que d'organiser un super tournoi entre tous les héros pour que le vainqueur hérite d'immenses pouvoirs. Alors même que ces conseillers sont tous sauf neutre dans cette bataille à venir.

      Bon ok dit comme ça, ça sent le crossover un peu débile ou on amène tout le monde à se foutre sur la tronche. Un crossover ou tout le monde en a pour son argent, peu importe qui on supporte. Mais en fait, c'est plus malin que cela. En fait l'édition est plus maligne que cela. En effet, elle nous propose l'histoire standard de cette super battle, mais surtout elle nous montre l'impact de cette histoire sur toutes les autres. Et ça, c'est particulièrement bien foutu. Des Titans qui se retrouvent à devoir gérer une évacuation de la planète à Lois qui cherche une solution autre au conflit à venir....on a des histoires parallèles particulièrement intéressantes.

      Et ça sans avoir encore l'arrivée des personnages de la ligne Absolute qui ont été annoncés.

      En bref un crossover bien plus intéressant que prévu, plein de petites histoires allant dans le même but et formant un ensemble cohérent à l'échelle de l'univers DC... et ca ce n'est pas banal.

       

       
      • 0 réponse
    • Cauchon... ou l'homme qui tua Jeanne D'arc
      Note :
      Décidément Jeanne d'Arc a le vent en poupe. Apres l'Ogre chez Glenat qui était une superbe réussite, une des plus belles de l'année dernière, voici d'autre super star de la BD européenne qui s'attelle à la pucelle la plus connue de l'histoire de France.

      Mais pas du tout sur l'angle habituel. On retrouve la pâte de Xavier Dorison avec un traitement du point de vue non pas de Jeanne, non pas d'un soldat ou du roi, mais du point de vue de l'évêque Pierre Cauchon, celui-là même qui a dirigé le péché en éréthisme ayant amené au bucher fatal qui prit la vie à Jeanne et par là même la sacralisa.

       On suit donc le procès avec comme personnage central (du moins pas au début) un homme qui est persuadé d'avoir affaire à une jeune délurée qu'il ferait rapidement avouer ces crimes et qui pourrait utiliser ce procès pour gagner encore plus en importance dans la hiérarchie ecclésiastique. Mais un évêque qui va voir sa volonté contrariée par une jeune fille plus intelligente que prévu.

      Porté par un superbe travail historique aidé par un réel historien spécialiste du sujet, cette retranscription du procès de Jeanne d'Arc est passionnante. On y découvre les coulisses d'un procès qui se devait d'être exemplaire pour permettre au camp pro anglais d'avoir une limite vis-à-vis de la chrétienté. Un procès exemplaire qui se trouve chamboulé par une accusée qui réussit à l'être tout autant, évitant les pièges et maniant la langue comme même ses accusateurs ne savaient le faire. 

      Ce qui est encore plus prenant, c'est de savoir que les "punchline" de Jeanne sont pour la plupart réelles, à peine repositionner temporellement. Des punchlines qui font s'ébranler une forteresse religieuse, réussissant à prendre au cœur les véritables croyants.

      Une sublime lecture, envoutante, poignante et aussi vraie que possible dans le cadre d'une bande dessinée.
      • 3 réponses
    • Frankenwood
      Note :
      Frankenwood c’est une bd ayant pour objectif la critique d’hollywood et son obsession pour les stars. En effet, on parle ici d’un univers où les grands producteurs ont trouvé le moyé de cloner les icônes disparues pour répondre à la demande populaire,

      Nos auteurs jouent particulièrement bien avec la stupidité de l’idée en nous livrant des personnages ne dépassant jamais la caricature d’eux-mêmes. Sans même rentrer sur la nature de clonage lui-même, ils mettent l’accent sur la différence, ou non, entre l’acteur et son personnage. Notre héros est-il un acteur nommé Umphrey Boggart ou est-il un privé en pleine enquête ?

      A la manière de l’auteur de Shutter Island, Darko Macan pimente l’histoire avec notre personnage principal perdu entre qui il est et qui les autres souhaitent qu’il soit.

      Pour finir ma critique, je ne peux que faire mention de la qualité du graphisme de Igor Kordey xxx, c’est somptueux, très réalistes et bourrés de détails savamment disposés qui appuie cette étrange histoire de clone.

       
      • 0 réponse
    • Pourpre-sang tome 1 - Le cercle de Nimuée
      Note :
      Premier tome des toutes nouvelles éditions Astrolabe, éditions "déclinées" d'Urban Comics (même redac chef) pour se lancer sur la marcher de la BD avec aussi bien des auteurs français qu'américain avec des noms comme Sean Murphy ou Matteo Scalera.

      Pour ce premier tome, c'est un auteur bien de chez nous qui se lance dans l'aventure avec le premier tome d'un diptyque de piraterie fantastique, a mi-chemin entre les Campbells pour le côté graphique et pirates des caraïbes pour le coté fantastique.

      Graphiquement super, porté par des couleurs vives et des visages très expressifs, Léo Cherel nous offre un premier tome prenant et dynamique, nous offrant aussi quelques doubles planches magnifiques.

      Sans être complètement surprenant dans le déroulé, mais en étant particulièrement agréable à lire, cette histoire est un bon tome d'introduction d'un univers qui semble très riche.


       
      • 1 réponse

    • Thermae Romae Redux tome 1
      Note :
      Fort du succès d'une première série bien accueillit par le public avec plusieurs centaines de milliers d'exemplaires vendus dans le monde,   Mari Yamazaki revient avec un "Redux" qui nous livre des histoires courtes toujours tournées autour des thermes et de leurs bienfaits.

      On suit Julius, un ingénieur romain passionné des thermes qui fait des voyages mystiques au Japon moderne via des plongées dans les eaux des thermes romaines.

      L'histoire est découpée en plusieurs minihistoires, chacune mettant en avant un certain type d'eau ou un certaine façon de s'en servir. Un lien entre Rome antique et Japon qui, pour l'instant, est tout en faveur du Japon avec une présentation de l'éventail des variétés de ce que le Japon sait faire en thermes de gestion de ses sources d'eau chaudes.

      SI les "énigmes" sont intéressantes et amusantes, cela reste très routinier comme histoires et déjà un peu redondant à la fin de ce premier tome.

       

       
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