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  • Donjon Antipodes +10 000 : Rubeus Khan


    VladNirky
    • Scenariste: Joann Sfar et Lewis Trondheim Dessinateur: Vince Coloriste: Walter Editeur: Delcourt Note :
      Résumé:

      Pour lutter contre l'invasion des démons géants surgis des entrailles de Terra Amata, l'oncle de Rubéus a créé une usine de robots géants prêts à les affronter. Rubéus, lui, est gardien de nuit dans cette usine. Un travail plutôt tranquille jusqu'au jour où il est accusé de sabotage. Mais le jeune homme est bien décidé à faire la lumière sur son innocence.

      Autres informations: Je me demande si le gardien à eu des descendants. Je crois que non. Mince j'ai oublié.
      Type: BD Europeene L'acheter chez notre partenaire Genre: Fantastique Prix: -- Nb de pages: --
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    Alors quand on est un tome de Donjon, dernier sorti d'une longue lignée, on est un peu comme le dernier petit frère d'une très très grande famille. Mais quand en plus on est le 1er du bout du bout (du bout positif: +10 000!), c'est à dire sur la chronologie, le 1er tome de l'ère moderne de Donjon. La pression sur ses petites épaules doit être très grande. Surtout quand l'écart (qui se compte en niveau dans Donjon, soit 1 album) est dans les +10 000.... Wha wha ou... Beaucoup de questions peuvent se poser. Suis je encore un Donjon ? Qu'est ce que je peux encore amener dans l'histoire alors que je suis si loin de ma base de départ ? Et à la série ? Est ce que je vais être aussi drôle et fin que les 1ers Donjon de la période Zénith et conquérir le monde ? Ou triste comme un crépuscule ? Et ou sont les objets du destin ? Ah bah non, cette question, on ne va pas y répondre pour l'instant.

    Donjon +10 000 ou Donjon et demi ?

    Alors est ce qu'on est encore dans Donjon ? Incontestablement oui. On retrouve dans ce tome du Donjon. Le héros s'appelle Rubéus Khan. Rien que ce grand nom devrait faire frémir des tas de fantômes et démon encore vivants. Pourtant dans ce 1er tome, la filiation est lointaine même si on peut retrouver ici un trait de caractère, là un nom ou une apparence physique qui n'est pas forcément sans rappeler quelques ancêtres potentiels ou encore mieux, des références. Et cet album en fait pas mal, sans toutefois être très clair sur les références. Un peu comme dans un Donjon de la grande époque en fait. Ce qui prouve qu'on est encore dans du Donjon.

    Mais alors l'album il est bien ou pas ?

    Bah il est pas mal. Faudrait être difficile quand même. C'est de la bonne aventure. Il y a de la bagarre par exemple. Et Rubéus est un peu le roi de la bagarre dans cet album. Ça va castagner au fil des cases en effet. Après on est aussi dans les temps modernes. Avec critique de la société actuelle en arrière plan sur fond de voitures, de petites magouilles, de grands patrons, d'économie de la vie moderne... La vie quoi. Du coup, on est quand même loin des Donjons de l'époque du milieu tout en y étant clairement affilié (maintenant j'appelle comme ça les albums qui sont entre deux antipodes). Et ça, ça peut-être compliqué pour le lecteur que je suis. Pour tous je suppose.

    Et du coup qu'en penser ?

    Du coup, à titre personnel, je me pose encore la question. Est ce que j'ai aimé l'album ou est ce que j'ai aimé la nostalgie de la lecture des anciens albums qui sont rappelés ici ? Pour l'instant difficile à dire... J'hésite. J'hésite tellement que je verrais par la suite en fait. Les albums s’imbriquent les uns dans les autres pour former un grand tout, et parmi tous les Donjons parus à ce jour, il y a forcément des albums que vous allez aimer plus que d'autres.

    En tout cas, les auteurs sont toujours là avec des choses à faire passer. L'album est très réussi sur le plan visuel, les couleurs, les dessins, la galerie de personnages, les situations croquignolesques. Le scénario. Les dialogues percutants. Ça le fait grave en fait!!! Sur tous ces points on est bien dans du Donjon! Et c'est du plaisir.

    Donc c'est génial ? Donjon est de retour ?

    Et pourtant.... Je n'y retrouve pas la joie de mes lectures des tomes du milieu (période Zénith ou Potron minet, Crépuscule était tout de même bien sombre). Bref, dans le Donjon tout est-il toujours aussi bon ? A chacun de juger aussi avec sa propre expérience du Donjon. Certains vont beaucoup aimer, d'autres moins. C'est en tout cas un bon divertissement Donjonesque, aucun doute la dessus.

     

    Pour info les auteurs semblent à nouveau en période de croisière Donjonesque et des tas de Donjons sont annoncés pour les mois qui viennent! Et Ça c'est quand même très très cool!

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    Retour utilisateur

    Commentaires recommandés

    Pour le coup, pas super enthousiaste du 2nd donjon Antipodes -9999. C'est pas super drôle. C'est moins centré sur les 2 gentils toutou du 1er tome...

    Ca explique des choses, peut-être bien rapidement.

    Bon point cependant pour le plus grand pic rocheux qu'on voit à 10 lieux à la ronde ^^ (les connaisseurs apprécieront).

    Spoiler

    C'est un super gros rappel: c'est à cet endroit que s’élèvera le fameux Donjon

    Mais ça fait court je trouve.

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    • Amériques
      Note :
      Amériques, où comment la grande histoire se mêle au souffle épique épris de Liberté ! En suivant le chevalier du Buysson, vous sillonnerez les tumultes d'une traversée de l'Atlantique, l'arrivée sur les rives sauvages et immenses de la Caroline du nord en symbole de ce nouveau monde mystérieux et sauvage, mais aussi la guerre faisant rage entre colons et les fameuses "red capes" anglaises ! En propulsant sur le devant de la scène ce gentilhomme épris d'aventures, les auteurs peuvent ensuite faire apparaître Lafayette, le roi Louis XVI, le général Washington et même au fin fond d'une taverne de Charlestone, la mystérieuse Anne Bonny ! Les grands noms jalonnant la naissance des Etats-Unis croisent la route de ce jeune français saisit par le courage des "patriots", la beauté des lieux mais aussi une jeune femme, créée par la scénariste pour apporter une note de romance bienvenue au milieu de ces champs de batailles. Des conflits terriens, marins, mais aussi dans les salons entre militaires et politiciens n'allant pas forcément tous dans la même direction, seront au programme ! C'est une mine d'informations que nous délivre la talentueuse Esther Gil dans ces pages magnifiées par le trait d'un Laurent Paturaud en grande forme ! La lumière dégagée lors des couchers de soleil ou dans les salons obscurs sur les visages des protagonistes, les regards de braise épris de liberté, les rues pavées baignant dans une brume semblant sortir des pages, absolument tout concorde pour une grande expérience de lecture ! Le brouillard naissant dans les forêts de Caroline laissera entrevoir des soldats, mais aussi une végétation plus vraie que nature, et que dire des séquences maritimes absolument somptueuses ! Une partition graphique splendide servant une histoire documentée et bien réelle avec des dialogues à l'éloquence rare ! Un magnifique hommage pour célébrer les 250 ans de la déclaration d'indépendance des américains. 
      • 0 réponse
    • Le Panthéon - L'enlèvement de Jacob
      Note :
      Financé sur Ulule avec une assez bonne participation (375%) ce projet de Thomas Rivière et Mika Souillard voit enfin le jour, un an après ! L'attente fut longue, les péripéties d'un financement de ce genre furent nombreuses à en croire les auteurs, mais le tome 1 est dans les bacs et nous pouvons découvrir cet univers parisien steampunk. Louise s'associe à Jeanne pour retrouver son mari, étrangement disparu. Plus l'enquête avance et plus le lot de mystères s'épaissit, mais aussi les affrontements avec des inconnus peu enclins à les laisser progresser dans leurs investigations ! Courses poursuites, combats à mains nues, un florilège d'action jalonne cette lecture très dynamique. Le problème est justement que cela va un peu trop vite, les dialogues sont naïfs et peinent à convaincre, les transitions explications/actions sont maladroites et je ne parle pas des rebondissements "opportuns" voire des facilités scénaristiques ! Gageons que le second tome réglera ces problèmes d'écriture, car pour ce qui est du dessin le contrat est plutôt rempli ! Mika Souillard nous en met plein la vue avec une ville de Paris "steampunk" des plus réussies, tout comme les personnages. Des planches détaillant des engins originaux à l'image de cette moto sidecar ou encore des monuments historiques, tout l'environnement est superbe et magnifié par des couleurs numériques lumineuses. La gente féminine est à l'honneur, particulièrement élégante et bien souvent dans des poses flattant le regard (masculin). Le rebondissement final souffrant d'originalité nous laisse perplexe. A suivre...
      • 1 réponse
    • Clisson & Eugénie
      Note :
      La romance est à la mode avec de nombreux romans "young adults" abordant cet amour passionné aux finalités diverses ! Une jeunesse en mal d'amour, rêvant de relations épistolaires ou d'amants maudits tels Roméo et Juliette ! Figurez-vous que le grand Napoléon Bonaparte fut éconduit par une jeune princesse bien avant d'être sacré empereur. De cette cruelle déception naquit une nouvelle : Clisson et Eugénie, dans laquelle il s'imaginait une vie consacrée à l'Amour et non la guerre. Les auteurs ont donc adapté cette nouvelle en y ajoutant quelques modifications, comme l'apparition de personnages secondaires assez modernes dans leurs idéaux. On découvre donc cette société post révolution française où certains nobles sont désargentés et rêvent de marier leurs enfants avec un dote confortable. En pleine introspection, Clisson rencontre la famille Desmoulins et ses deux filles, dont Eugénie. Quelques lettres enflammées et regards de braises plus tard, rien ne semble empêcher l'union des deux amants !  Mais les fils du destin sont capricieux et Clisson et Eugénie feront face à bien des obstacles pour célébrer leur amour ! La passion brille dans ces pages, un souffle épique amoureux formidablement mis en image par Maribel Conejero. Elle a modifié son trait depuis Woods (Humanoïdes associés) avec des visages aux traits plus fins, tout en gardant une belle expressivité. Elle adapte son découpage à l'histoire pour accentuer les séquences émotives et héroïques, en alternant plans larges et resserrés voire gros plans sur les visages, rendant ainsi une belle immersion de lecture. Des couleurs soyeuses viennent embellir le tout avec notamment les pommettes empourprées des amants, signes d'une passion effrénée ! "Les histoires d'amour finissent mal, en général" comme le chantent les Rita Mitsuko, comment cette histoire peut-elle finir ?? 😉 
      • 1 réponse
    • Chroniques de fer et d'écailles - Tome 1 - Le vol des gobelins
      Note :
      Alors je vous avoue que j'étais un peu refroidi par notre duo d'auteurs car leur dernière série jeunesse  "révolutionnaires !" aux éditions du lombard ne m'avait pas transporté plus que ça. Je bloque un petit peu sur certains visages dans le dessin de Xavier Fourquemin. Un détail certes, qui a tendance à me refroidir. Alors les voir sur une nouvelle série ouvertement médiévale fantastique et bien, je n'étais pas chaud. Surtout quand dès les premières pages on reconnait directement quelques trognes habituelles...

      Sauf que... le scénario et l'histoire imaginée par nos deux compères font un bien fou avec un univers de Fantasy hyper classique mais dans un traitement totalement rafraichissant dans ce vieux genre qu'est la fantasy. Je me suis régalé, les personnages sont bien pensés, l'univers ouvre beaucoup de possibilités, et on ne s'ennuie pas deux secondes. Une vraie bouffée d'air frais que je salue bien bas ! Et oui, si on a bien des elfes et des gobelins en pagaille, on navigue ici très loin de l'héroique, puisqu'entre polar, humour, et clins d'oeils appuyés à notre monde moderne, on se retrouve avec une aventure intéressante et bien équilibrée. 

      Alors je salue aussi bien bas le talent de Xavier Fourquemin que j'ai égratigné bien malgré moi plus haut pour une simple question de goût, car il a réussi à me faire passer outre, et à m'embarquer dans leur univers ! Joli travail messieurs, joli trouvaille du lombard que ce projet, et j'espère qu'il rencontrera son public car c'est un peu un ovni.
      • 2 réponses
    • Black orion
      Note :
      Après avoir lu le pitch vous vous demandez bien dans quelle aventure vous vous embarquez hein ? 😉 Un récit raconté à rebours avec en prime en haut de page une histoire plus ou moins liée qui elle, est dans un bon sens chronologique, on ne voit pas ça tous les jours ! Lorsqu'en plus on mêle substances hallucinogènes extra-terrestres, deux ados paumés, un type aux faux airs de Freddie Mercury baron de la drogue latino et une myriade de créatures tentaculaires et cornues, les événements prennent forcément une drôle de tournure ! On ajoute à cela un trait "pulp" des années 70/80 et en avant la lecture psychédélique qui va vous tourner les méninges ! Je dois bien avouer avoir refermé le livre et ses 200 pages en me demandant si j'avais bien tout compris... C'est un plus indéniable car cela nécessite des relectures afin de mieux cerner les détails et autres points cruciaux de cette histoire remontant le temps, d'autant que le dessin de cet auteur brésilien est assez remarquable. Il bouscule son lectorat avec ses planches énergiques faisant la part belle au mouvement et aux effets spéciaux parfaitement réalisés à l'aide d'une belle palette de couleurs. Mais cette course poursuite m'a un peu perdu, peut-être trop de loufoque pour moi qui suis pourtant un grand grand fan du travail de Foerster et sa vision de Pinocchio (Gueule de bois) . A découvrir pour les amateurs du genre, et à re-relire 😉 
      • 1 réponse

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