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    • Scenariste: GREENTEA Vera Dessinateur: BOGATCH Yana Editeur: Glenat Note :
      Résumé:

      « Tu n'es pas un sorcier Bucky ! ». Nous sommes aux États-Unis à une époque proche de la nôtre. La commune de Blackwell est la seule de tout le pays à ne pas considérer la sorcellerie comme un acte criminel. Cela n'empêche cependant pas certaines sorcières à abuser de leur magie... Dans cette petite ville, Bucky Orson est un peu morose - qui ne l'est pas, à 15 ans ? Alors que sa meilleure amie l'a quitté pour traîner avec des gens bien plus cool, sa jeune sœur vient d'être kidnappée dans des circonstances troubles. Et face à l'impuissance de son père, shérif de la ville, Bucky décide de mener lui-même l'enquête. Finira-t-il par percer les mystères de la magie de Blackwell ? Dans cet univers fantastique où les larmes font pleuvoir et où les plumes modifient les ombres, revient ce thème de la chasse aux sorcières. D'un romantisme gothique somptueux que ne renierait pas Yslaire, Grimoire Noir s'annonce également comme la révélation d'une jeune dessinatrice à suivre : Yana Bogatch, véritable star d'Instagram.

      Type: BD Europeene L'acheter sur bdfugue Genre: Fantastique

    Grimoire noir c’est à la fois une histoire de magie mais aussi une enquête. Dès les premières pages, on plonge dans une ambiance assez sombre et énigmatique, les dessins sont sublimes, l’utilisation des couleurs est judicieuse : au milieu d’une palette noire, marron, bleu, certaines touches ponctuelles mettent en évidence un détail et attirent l’attention.

    Dans la ville de Blackwell, les femmes ont des pouvoirs, les hommes non. Il y a des lois qui protègent les « ensorcelées » mais ces mêmes lois les privent aussi de liberté car les filles sont bloquées dans la ville jusqu’à leurs 18 ans. C’est dans ce contexte que Bucky va chercher sa petite sœur qui a disparu. Seulement, il va devoir être discret, car non seulement il n’a pas de pouvoir mais en plus, les règles de cette ville particulière l’empêchent d’enquêter au grand jour.

    Au cours de son périple, on va rencontrer tout un tas de personnages, tous semblent avoir des secrets, les pièces du puzzle vont s’assembler au fur et à mesure. Rien n’est prévisible dans cette histoire, il est impossible d’anticiper la fin.

    Au travers de ce récit, des thèmes importants sont abordés : l’attitude humaine vis-à-vis d’une minorité, la dénonciation des préjugés, des a priori : Bucky part bille en tête, il juge et accuse avant de savoir.

    Une très belle BD, graphiquement superbe entre poésie et mélancolie gothique, soutenue par une édition de qualité.

    grimoire6-1000x1337.jpg



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    Commentaires recommandés

    Merci , je l'ai mis sur la liste des cadeaux de mon frère du coup ^^, pour que tu mettes 4 étoiles 1/2 !!!!

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    • Alicia - Prima Ballerina Assoluta
      Note :
      Il va falloir que j'arrête de dire du bien des parutions Rue de Sèvres où vous allez me taxer de partialité. 

      Mais il faut bien reconnaitre qu'ils font du super boulot. Ce Alicia, j'aurais pu passer quinze fois devant sans jamais le prendre, le thème du Ballet me laisse plutôt indifférent et la couverture et le format graphique me laissait à penser à une oeuvre centrée là dessus.

       

      Sauf que ce Alicia est bien plus que cela. Car à travers une biographie romancée d'une fabuleuse danseuse de ballet cubain, c'est toute un pan de la vie cubaine qui nous est raconté. En choisissant très justement de porter son histoire non pas simplement sur le portrait d'Alicia mais aussi sur le parcours de jeunes et de familles actuelles, les auteurs ont fait un pari gagnant. 

      J'ai eu la chance d'aller à Cuba il y a quelques années, un petit peu en immersion et assez loin de la carte postale de tourisme servie habituellement, et j'ai retrouvé ce Cuba qui n'a cessé de me désorienter et de me questionner. A travers une histoire, celle de la Prima Ballerina Assoluta Alicia, on découvre l'Histoire de Cuba de ses dernières années, puis les histoires de jeunes cubaines. 

      Le dessin tout en finesse et la mise en couleur plein de douceur de cet album ont magnifié l'intelligence du propos, qui entre féminisme engagé, portrait de femme surprenante et loin des clichés, et jeunesse impatiente nous livre une galerie d'histoires et de personnages sublimes.

       

      Si vous êtes déjà allé à Cuba je ne peux que vous conseiller cette oeuvre qui livre une vision sans manichéisme de ce Pays au destin hors du commun. Si vous n'y êtes jamais allé, laissez vous tenter par cette BD, elle ne vous renverra probablement pas le même écho, mais qui sait, elle vous donnera peut être l'envie d'aller approfondir cette découverte.
      • 0 réponse
    • Jeremiah Johnson - Chapitre 2
      Note :
      Le tome 1 de cette biographie de Jeremiah Johnson m'avait laissé sur une déception et ne tournons pas autour du pot trop longtemps ce second tome confirme malheureusement mon impression sur cette série. 

      Entendons nous tout de suite, c'est très loin d'être mauvais et globalement la note reflète celle d'une série correcte de western sous forme de biographie. Et c'est probablement déjà bien. 

       

      Mais il y avait matière à faire tellement mieux que je ne peux m'empêcher de penser que Soleil est passé à côté de son sujet car les auteurs sont tout de même loin d'être des inconnus. Jean Pierre Pecau et Fred Duval au scénario c'est quand même sensé être du très haut niveau, de même Jack Jadson qui nous vient de l'univers comics et notamment de la galaxy Marvel ce n'est pas un nouveau venu. Hors il y a je trouve plusieurs carences problématiques sur cette série. Tout d'abord le dessin n'a pas vraiment fonctionné sur moi, parfois beau, parfois anecdotique, parfois dur à appréhender, le traitement des émotions sur les visages m'a laissé de marbre. Et il faut dire à sa décharge que le scénario concocté sur la base de l'histoire réelle de Jeremiah Johnson n'a pas aidé le dessinateur. C'est simple : le personnage de Jeremiah n'existe pas à travers toute la bd qu'il traverse comme une ombre vengeresse. Seuls les trop rares personnages secondaires apportent un peu d'intérêt mais c'est bien trop peu. Cette histoire ou bd nous laisse indifférent, et c'est bien ça le drame, vu la matière première extraordinaire que nos auteurs avaient sous la main.

       

      Dommage. Jeremiah Johnson est loin d'être une mauvaise BD, mais au cinéma, là où beaucoup se rappellent du Jeremiah Johnson  de Sydney Pollack, en BD ce western là ne nous laissera guère de souvenirs. 
      • 0 réponse

    • Panorama
      Note :
      Les éditions Delirium débutent la publication des titres de Michel Fiffe, un auteur américain de comics de la culture underground. Avec ce titre je viens de découvrir un nouveau genre, nommé le body-horror. Ce terme est bien explicite et donne une bonne idée de ce qui va nous attendre dans Panorama. L'introduction, nous plonge dans le vif du sujet avec un jeune homme qui après avoir fait une chute vertigineuse croise une bande de trois jeunes. Dès l'affrontement on prend pleinement conscience du genre avec le cops du héros qui ne déforme, se transforme, s'allonge pour combattre les trois adversaires. La première impression est de voir le corps du héros se liquéfier sur le sol, c'est assez dingue. Le trait de Michel Fiffe met bien évidemment très en avant ces métamorphoses spectaculaires avec son style graphique très nerveux. Les dessins sont en noir et blanc pour les 3/4 de l'album dans un style se rapprochant des plus grands dessinateurs de la scène comics. Progressivement on comprend que le héros subit les changements de son corps à cause de son anxiété. Il est évident que ce titre réserve beaucoup de surprises du début à la fin et ne laisse pas indifférent le lecteur. 

      Panorama est visuellement spectaculaire mais possède aussi une histoire assez folle et originale à souhait. Les éditions Délirium annoncent en fin d'album la parution prochainement de Copra l'œuvre culte de cet auteur sur des super-héros. Je ne manquerai pas cette prochaine sortie.
       
      • 0 réponse
    • L'appel des montagnes tome 1
      Note :
      Voici un manga fait pour ceux qui aiment la randonnée, la montagne ou les 2 à la fois. L’histoire se déroule à l’université de Santama, comme il est habituel au Japon, les étudiants rejoignent des clubs dès leur 1ere année, il y a d’ailleurs des journées de recrutement très animées. L’existence d’un club dépendant de son nombre de membres (pour avoir des subventions, des locaux, du matériel) il faut donc convaincre les nouveaux arrivants.

      Les 3 membres actuels, fans d’alpinisme prêts à affronter les sommets les plus dangereux, vont devoir convaincre 3 jeunes filles complétement novices en la matière et absolument pas sportives, sans les effrayer ni les décourager.

      Le livre entrecoupe des moments d’escalade avec la passion qui anime les alpinistes et des astuces et conseils pour les débutants : comment choisir son matériel, comment l’entretenir. Il y a également quelques passages un peu plus historiques sur la conquête des sommets !

      C’est une lecture fluide entre passion et humour où l’on ressent l’appel de la nature. Une bonne distraction avec de beaux dessins de paysages et aussi quelques photos.
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    • The twelve
      Note :
      Avec The twelve, Joe Michaël Straczynski récupère des super-héros de l'âge d'or des comics de chez Mavel pour les propulser au début des années 2000. En effet, le récit commence durant l'affrontement des nazis par les super-héros menés par Captain America. Une équipe composée de douze super-héros sera captura puis congelée durant soixante ans avant de d'être retrouvée lors de la construction d'un bâtiment dans Berlin. Les super-héros héros de l'époque vont devoir s'adapter à la situation comme on reste dans la continuité des événements de Civil war, ils devrontn décliner leur identité pour commencer. Tout le génie de Joe Michaël Straczynski est de jouer sur la psychologie des super-héros dépassés par une époque qui n'est pas la leurs. L'auteur les introduit les uns après les autres pour découvrir leur pouvoir et son origine, ou bien leur compétence en l’absence de pouvoir. Il ne réécrit pas l'histoire de ces super-héros mais les utilise avec leurs compétences, leurs défauts et autres aptitudes à combattre pour le bien. La partie graphique de Chris Weston est de qualité pour dépeindre les aventures de ces super-héros avec des costumes ou tenues en décalage avec l'époque. 

      Avec cette maxi-série de douze épisodes, Joe Michaël Straczynski prouve tout son talent de scénariste comme il n'était pas évident de trouver une histoire convaincante surtout avec cette idée de base où les héros étaient congelés. Un chapitre supplémentaire complète cette intégrale avec un one-shot se déroulant pendant les combats de seconde guerre mondiale avec notamment Captain America. The twelve m'a agréablement surpris et je recommande fortement la lecture de cette série.
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