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  • Lancelot Dulac


    LaVieDansLesPlis
    • Scenariste: Victor Pouchet Dessinateur: Killoffer Editeur: L'école des loisirs Note :
      Résumé:

      Comme son nom l’indique, Lancelot Dulac est chevalier. Mais il n’en est pas encore sûr. Pour le moment, il fait 1,35 mètre, rentre en 6e et tout change. Dans la Cour de récréation, un certain Arthur a le pouvoir. Quand la plus belle fille du collège dont il est amoureux disparaît, il lui faut se lancer dans une quête semée d’épreuves. Tournoi, traversée de la jungle du métro, fées et Palais des Glaces seront autant d’occasions d’éprouver sa peur et son amour, d’exercer son courage, et de devenir pour de bon, le preux chevalier qu’il espère être.

      Type: Livre pour enfants L'acheter sur bdfugue Genre: Aventure

    Avec Lancelot Dulac, Victor Pouchet nous livre une réécriture du mythe arthurien et de l’initiation chevaleresque. Ainsi, Lancelot Dulac, un jeune adolescent de notre monde bien contemporain se retrouve-t-il entrainé dans l’aventure intime mais non singulière du sentiment amoureux dans ses premiers élans et qui ouvre les voies profondes de la construction de l’individu face aux regards de l’être aimé et à ceux du groupe, face à soi-même. Et parce qu’il se nomme Lancelot et qu’il est un jeune garçon qui éprouve, aime et imagine, son aventure prendra la forme de ce récit de chevalerie que nous connaissons bien parce qu’il en existe de si nombreuses versions. L’album s’ouvre ainsi sur une citation du Quichotte de Cervantès : « Tout ce qu’il pensait, voyait ou s’imaginait, lui semblait être fait et se passer de la même façon que ce qu’il avait lu. » Voila pour le matériau du livre. L’écriture est claire et efficace, le narrateur est extérieur à l’histoire mais la focalisation est bien celle de Lancelot et nous naviguons ainsi avec lui assez facilement d’une épreuve à une autre, d’une émotion à une autre. 

    Quelle plus grande première aventure que celle de la cour du collège ? Quel jeune adolescent ne pourrait-il pas se reconnaitre dans ces premières tentatives difficiles de décrypter les autres, l’autre, et puis soi-même, de se faire sa « juste » place, de saisir ce que peut être la vraie « valeur » ? L’identification est facile et le sens guidé par la métaphore imaginaire de Lancelot. D’un accès facile donc pour de jeunes lecteurs.

    Les planches Arty de Killoffer illustrent à merveille le récit et l’on oscille là encore entre l’imaginaire arthurien et la cour de l’école, le tout récupéré par un bédéiste pop rock qui donne une image très singulière de cette quête intime dans un monde où les autres prennent la forme ou plutôt « l’aforme » des anonymes d’un Keith Haring. C’est une belle réussite visuelle et elle fonctionne parfaitement avec le récit, et inversement.

    Que nos petits lecteurs découvrent ou redécouvrent le mythe arthurien dans ce récit n’a pas d’importance ; la force du texte réside ailleurs et justement en ce que les grands mythes parlent simplement et justement de l’homme et de ses tourments. Et Victor Pouchet a su donner un riche écho au mythe original et c’est une autre histoire -et toujours la même- que nous lisons alors, celle de Lancelot Dulac qui ira jusqu’au bout de cette quête de lui-même. Et l’on peut finir ici par cette chansonnette que pousse Lancelot dans cette première ultime épreuve de son aventure, parce que c’est en partie là ce que nous devons retenir de cette si jolie histoire.

    « Le trampoline va de la terre jusqu’au ciel

    Entre la chance et le puits, tu reviens et c’est fini.

    Moyen, petit ou grand, tu es là pour t’envoler,

    Lance toi en avant, prends garde où tu mets les pieds. »



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  • Dernières Critiques

    • Giants
      Je vais arrêter de dire du bien de la collection Urban Link.... ah ben non en fait. Non car ce one shot est encore très sympa. Peut être pas excellent comme certains autres mais très sympa. 

      On pourra lui reprocher une impression de déjà vu. Entre SAM en bd, ou tout plein de mangas qui sont la source d'inspiration de nos auteurs espagnols,  ou Godzilla  au cinéma, ce genre d'histoire ne manque pas. 

      Mais on aurait tord de ne pas se pencher sur ce comics, écrit comme un vrai blockbuster  de cinéma.  On ne s'ennuie pas une seconde et, même si la fin est un peu cousue de fil blanc, la réalisation est suffisamment  bien faite pour que l'on apprécie la lecture comme on apprécie les effets spéciaux  d'un gros film.

      Un bon gros moment de détente pas forcément original mais efficace. 

      Pas besoin de plus en ce moment 
      Note :
      • 0 réponse
    • La maison bamboo veut lutter contre la sinistrose
      Comme lors du premier confinement, la maison bamboo se propose de vous divertir durant ce confinement. 

      La seule chose a faire : s’inscrire à une newsletter pour recevoir les infos : http://www.angle.fr/newsletter.html

      Ca ne mange pas de pain et souvent ce détends 🙂

       
      • 4 réponses
    • Sillage - Premières Armes Tome 2 - Vitesse de croisière
      Au premier contact, cet album est très joli visuellement. Avec des planches très efficaces et contemplatives. Le dessin de Buchet est impeccable, comme toujours. La mise en couleur donne beaucoup de dynamisme à l'ensemble. C’est un petit plaisir coupable de retrouver Navïs dans ce Tome 2 de Sillage - Premières armes. La série qui explique la période de formation de Navïs en tant qu'agent de la Constituante et ses 1ères missions.

      Lecteur, tu trouveras ici un scénario limpide à base de pirates qui abordent des vaisseaux de croisière. Tu trouveras aussi beaucoup d'action mais aussi des nez cassés et un peu d'alcool, Morbleu! C'est simple et efficace. C'est une aventure quasi indépendante à la série mère (je dis quasi car il y a quelques références et un fort lien quand même sur le final). L’album se situe entre le T2 (collection privée) et l'excellent T3 (engrenages), on repart loin en amont et c'est tout de même très sympathique de retrouver notre héroïne placée au début de la série, avec sa jeunesse, sa fougue, ses défauts d'alors et sans tous ses supers pouvoirs et son équipe de fidèles qu'elle s'est constituée au fil des albums, et qui l'a rendent invincible.

      Bref ici, on ne se prend pas la tête. C'est un chouette album. J’ai même cru que l’Atlantis de ma jeunesse allait sortir d’un portail au détour d'une case tellement on est dans l'ambiance avec les pirates spatiaux, mais non, quand même pas. 😀 Navïs prend son nouveau rôle d’agent de Sillage à cœur en cassant, quelques os au passage dans les nombreuses scènes d'action présentes dans l'histoire. Le tout est présenté avec beaucoup d'humour. Le ton est ici très léger tout au long de l'album. Et c'est très bien.

      Le principal défaut s'il fallait en trouver un ? Je ne suis pas sûr que cet album marque beaucoup à terme, la série principale nous a habitué à des scénarios plus profonds la majorité du temps. Mais il ne faut pas bouder son plaisir ! Les bonnes choses sont rares ces temps ci.

      Compagnons lancez l'abordage sinon je vous envoie nourrir les poissons!
      Note :
      • 3 réponses
    • Lord Jeffrey t2
      Je ne sais pas pourquoi.... mais j'étais partis du principe qu'il n'y aurait que deux tomes à Lord Jeffrey.  Peut-être parce que ça aurait été très bien comme ça ? 

      Car oui si ce tome 2 est bon, la fin de celui-ci m'a... surprises et un poil déçu. Mais n'allons pas trop vite. Le premier tome étant un de mes coups de cœurs jeunesse, j'avais beaucoup d'espoir sur cette suite. Espoir qui se sont révélés être globalement au rendez-vous. Pour ne pas être trop déçu, il faut que vous sachiez que l'aventure est moins présente avec notre Lord qui reste enquêter dans son "collège" pour futurs espions. Si le rythme des recherche reste soutenu, on a plus le coté grande aventure du premier. Mais on avance bien sur ce qu'est vraiment cette école et ce qu'il est arrivé au père de Jeffrey.

      En fait le seul truc qui m'a un peu gêné et légèrement "gâché" la fin de ma lecture... et bien c'est la fin justement. Je n'aime pas trop parler des fins des albums, c'est une des règles ici, pour que vous ailliez quelque chose à découvrir quand même. Reste que cette fin.... ouvre l'histoire vers une tout autre aventure. Mais cette ouverture semble un peu parachutée. Limite en mode: ça marche bien donc on va étendre la série.

      C'est plus cela qui embête. On va bien sur laisser à nos auteurs le bénéfice du doute et lire le tome 3 avec attentions. 

      J'espère vraiment me tromper et que ce tome 3 se recentre sur l'histoire principale de la disparition du père de Jeffrey
      Note :
      • 0 réponse
    • No Guns life t9
      Bon ok ce n’était pas forcément évident mais j'avais bien envie que e soit marque la fin de la série. Alors qu'en fait on est "juste" sur une fin d'arc. L'arc qui marque la recherche de Victor et le passage au premier plan de sa sœur, la réparatrice d'extends.

      J'avais espéré que la fin de l'histoire avec Victor nous permette d'avoir les infos qui nous manquent dans le passé de Juzo et donc lui permette de de clôturer ses dossiers en cours. Alors qu'en fait ... ben non. On finit ce cycle de façon intéressante avec un retour en grâce de notre héros mais au final cette fin de cycle ne fait... que revenir au point de départ. Ok on connait mieux Victor mais Juzo reste ce qu'il est et la team est au complet...mais on revient au départ. 

      La menace Beruhren est toujours présente, mais toujours absente,  et on ne sait absolument pas de quoi va parler le prochain.....Donc un vrai retour à la case départ.

      J’hésite à être content en fait....
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