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4 Neutral
  1. LaVieDansLesPlis

    L'ogre de la librairie

    Quel bel album que celui que nous proposent Céline Sorin et Célia Chauffrey qui nous plongent au coeur d'un conte frémissant et tendre. Maya, c'est une petite fille qui se rend à la bibliothèque parce qu'elle y a rendez-vous avec un ogre un peu timide, ou bien avec un conte dans lequel il y a un ogre. Et l'ogre, tout droit sorti des pages du conte, ou bien, la fillette, plongée dans sa lecture du livre, les deux personnages se rencontrent doucement et dans l'intimité de la petite salle de librairie, l'ogre raconte à Maya son histoire. Les frontières sont ainsi brouillées, le récit premier dans lequel Maya et sa mère vont à la librairie, laisse place -mais pas complètement- à celui de l'ogre qui devient, à son tour, le narrateur -tout en étant aussi le personnage- de sa propre histoire que Maya est en train de lire, ou bien de vivre ? Cet enchâssement de récits est très plaisant et nos petits lecteurs ne s'y tromperont pas, reconnaissant là toute la magie des contes et de leur lecture. La métaphore est très réussie et c'est aussi là une très belle façon de montrer ou de rappeler comment le conte permet aux petits et peut être encore aux grands, d'apprivoiser leurs peurs. Les illustrations dialoguent délicieusement avec le récit, relativement dense et elliptique, et très bien ficelé. Certaines pages s'ouvrent comme un pop up, le dessin est précis, doux et vivant et c'est tout un univers merveilleux qui se déploie alors sous nos yeux : là quelques créatures monstrueuses -ou non- qui se cachent dans les rayons de la bibliothèque, ici, dans une forêt un peu sombre passe un petit être tout en cape, plus loin, à table, se dresse un véritable buffet tandis que par la fenêtre, un gros oeil guette... . Et si l'ogre, comme tous les ogres, a grand faim, comme souvent dans les contes, il ne mangera ni petits cochons ni petites filles, et à la page 14 - mais de quel livre?- il sera l'heure pour Maya de rentrer et pour nos petits lecteurs d'aller sereinement se coucher ...
  2. Titre de l'album : L'ogre de la librairie Scenariste de l'album : Céline Sorin Dessinateur de l'album : Célia Chauffrey Coloriste : Editeur de l'album : L'école des loisirs Note : Résumé de l'album : Maya et sa mère vont à la librairie. La fillette a un rendez-vous un peu spécial. La libraire l’accompagne et la rassure : « Ne t’inquiète pas, c’est un vrai gentil. Il ne faut pas croire tout ce qu’on lit… » Quand Maya entre dans le salon de thé, l’ogre tourne la tête, encore plus intimidé qu’elle. Puis de sa voix moussue et douce, il se met à raconter une histoire d’ogre. Critique : Quel bel album que celui que nous proposent Céline Sorin et Célia Chauffrey qui nous plongent au coeur d'un conte frémissant et tendre. Maya, c'est une petite fille qui se rend à la bibliothèque parce qu'elle y a rendez-vous avec un ogre un peu timide, ou bien avec un conte dans lequel il y a un ogre. Et l'ogre, tout droit sorti des pages du conte, ou bien, la fillette, plongée dans sa lecture du livre, les deux personnages se rencontrent doucement et dans l'intimité de la petite salle de librairie, l'ogre raconte à Maya son histoire. Les frontières sont ainsi brouillées, le récit premier dans lequel Maya et sa mère vont à la librairie, laisse place -mais pas complètement- à celui de l'ogre qui devient, à son tour, le narrateur -tout en étant aussi le personnage- de sa propre histoire que Maya est en train de lire, ou bien de vivre ? Cet enchâssement de récits est très plaisant et nos petits lecteurs ne s'y tromperont pas, reconnaissant là toute la magie des contes et de leur lecture. La métaphore est très réussie et c'est aussi là une très belle façon de montrer ou de rappeler comment le conte permet aux petits et peut être encore aux grands, d'apprivoiser leurs peurs. Les illustrations dialoguent délicieusement avec le récit, relativement dense et elliptique, et très bien ficelé. Certaines pages s'ouvrent comme un pop up, le dessin est précis, doux et vivant et c'est tout un univers merveilleux qui se déploie alors sous nos yeux : là quelques créatures monstrueuses -ou non- qui se cachent dans les rayons de la bibliothèque, ici, dans une forêt un peu sombre passe un petit être tout en cape, plus loin, à table, se dresse un véritable buffet tandis que par la fenêtre, un gros oeil guette... . Et si l'ogre, comme tous les ogres, a grand faim, comme souvent dans les contes, il ne mangera ni petits cochons ni petites filles, et à la page 14 - mais de quel livre?- il sera l'heure pour Maya de rentrer et pour nos petits lecteurs d'aller sereinement se coucher ... Autres infos : Type de l'album : Livre pour enfants Lien BDfugue : http://www.bdfugue.com/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. LaVieDansLesPlis

    Une si belle journée

    L'histoire est courte parce qu'elle raconte assez simplement une journée commencée sous la pluie... Une journée comme tant d'autres... Mais dans celle-là, pas de mauvaise humeur, pas de triste moue d'enfants qui s'ennuient. Et l'on suit alors trois petits personnages accompagné de leur chien qui nous emmènent avec eux jusqu'au bout de la journée dans le tourbillon de leurs idées pleines de joie. Et c'est dans leurs mouvements qu'on traverse avec eux cette journée folle mais qui n'oublie certainement pas de nous laisser prendre le temps de souffler, de faire une petite sieste et de prendre un gouter. Le texte, traduit de l'anglais par Rose-Marie Vassalo, est succinct et efficace, il fait la part belle aux illustrations crayonnées et pleines de vitalité de Suzy Lee dont les dessins pleines pages relèvent parfaitement le défi de rendre charmant un jour de pluie. Et c'est sous la pluie diluvienne de l'illustratrice que ces trois enfants rieurs pataugent dans l'eau, parce qu'ils sont contents, quel que soit le temps. Et le texte de claironner : " Quelle belle journée ! Quel temps rêvé ! "... Une si belle journée est un album qui prend de la couleur au fil des pages...parce qu'il se met à y faire beau. Les nuances de gris des premières scènes laissent ainsi peu à peu la place à tout un carnaval de couleurs, celles des enfants d'abord et de leur joie, celles des fleurs, de l'herbe, des arbres, du ciel, et qui semblent avoir gardé en elles toute la fraicheur de cette pluie qui vient de cesser. Un album qui rend très accessible ce joli hymne à la vie qui nous dit de profiter, d'inventer et de faire naitre dans chaque journée ce qu'elle a de palpitant. Pour les 3-5 ans.
  4. Titre de l'album : Une si belle journée Scenariste de l'album : Richard Jackson Dessinateur de l'album : Suzy Lee Coloriste : Editeur de l'album : L'école des loisirs Note : Résumé de l'album : Le ciel est noir, il pleut des cordes. Un temps idéal pour traînasser toute la journée ? Jamais de la vie ! il faut bouger, danser, sauter, se démener ! Pluie, si tu crois nous arrêter ! Au fil des jeux nez au vent, les nuages s'effilochent, le ciel bleu revient, et reviennent aussi les couleurs... Une ode à la joie de vivre, à l'exubérance, doublée d'une question têtue : et si c'était à nous de colorier nos journées ? Critique : L'histoire est courte parce qu'elle raconte assez simplement une journée commencée sous la pluie... Une journée comme tant d'autres... Mais dans celle-là, pas de mauvaise humeur, pas de triste moue d'enfants qui s'ennuient. Et l'on suit alors trois petits personnages accompagné de leur chien qui nous emmènent avec eux jusqu'au bout de la journée dans le tourbillon de leurs idées pleines de joie. Et c'est dans leurs mouvements qu'on traverse avec eux cette journée folle mais qui n'oublie certainement pas de nous laisser prendre le temps de souffler, de faire une petite sieste et de prendre un gouter. Le texte, traduit de l'anglais par Rose-Marie Vassalo, est succinct et efficace, il fait la part belle aux illustrations crayonnées et pleines de vitalité de Suzy Lee dont les dessins pleines pages relèvent parfaitement le défi de rendre charmant un jour de pluie. Et c'est sous la pluie diluvienne de l'illustratrice que ces trois enfants rieurs pataugent dans l'eau, parce qu'ils sont contents, quel que soit le temps. Et le texte de claironner : " Quelle belle journée ! Quel temps rêvé ! "... Une si belle journée est un album qui prend de la couleur au fil des pages...parce qu'il se met à y faire beau. Les nuances de gris des premières scènes laissent ainsi peu à peu la place à tout un carnaval de couleurs, celles des enfants d'abord et de leur joie, celles des fleurs, de l'herbe, des arbres, du ciel, et qui semblent avoir gardé en elles toute la fraicheur de cette pluie qui vient de cesser. Un album qui rend très accessible ce joli hymne à la vie qui nous dit de profiter, d'inventer et de faire naitre dans chaque journée ce qu'elle a de palpitant. Pour les 3-5 ans. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : http://www.bdfugue.com/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  5. LaVieDansLesPlis

    L'arrêt de bus

    L'arrêt de bus est un grand album d'une tendresse infinie où le texte, si joliment et justement poétique, et les magnifiques illustrations, libèrent doucement et avec finesse beaucoup d'émotions. Et voila que nous posons notre regard sur cet arrêt de bus où vit Monsieur Henri. Qui est-il ? D'où vient-il ? On ne se pose pas vraiment la question parce que le récit nous invite seulement à voir, à regarder, à considérer ce vieux monsieur assis là... Et pourquoi pas ? Il vit, il existe, il ressent, il est. Au milieu de la ville en mouvement qui voit passer le temps et les gens. Et d'un coup nous le voyons. Nous ne voyons même plus que lui et ce petit éléphanteau un peu triste qui ne tarde pas à le rejoindre. Et c'est une amitié silencieuse et précieuse qui nait alors de ces deux solitudes attentives... Les pages se tournent sur des illustrations presque impressionnistes, pointillistes où l'ombre et la lumière se mêlent et qui plongent le lecteur dans un monde d'impressions. Le trait de Juliette Lagrange est vibrant, le travail de la couleur enchanteur. C'est une histoire tellement humaine, à la hauteur de n'importe qui la lit. C'est une histoire pour celui que l'on a un jour oublié de regarder, pour celui qui, un autre jour, a oublié de faire attention à qui l'entoure. C'est une histoire pour les enfants et c'est une histoire pour les grands. C'est une très belle histoire qui réjouira le coeur de tous ses lecteurs.
  6. Titre de l'album : L'arrêt de bus Scenariste de l'album : Nathalie Wyss Dessinateur de l'album : Juliette Lagrange Coloriste : Editeur de l'album : L'école des loisirs Note : Résumé de l'album : Monsieur Henri vivait à l'arrêt de bus Flore depuis si longtemps que plus personne, ou presque, ne le regardait. C'est l'histoire d'une amitié extraordinaire entre un vieux monsieur et un éléphanteau, ou pourquoi il est important de voir vraiment ceux qui nous entoure. Critique : L'arrêt de bus est un grand album d'une tendresse infinie où le texte, si joliment et justement poétique, et les magnifiques illustrations, libèrent doucement et avec finesse beaucoup d'émotions. Et voila que nous posons notre regard sur cet arrêt de bus où vit Monsieur Henri. Qui est-il ? D'où vient-il ? On ne se pose pas vraiment la question parce que le récit nous invite seulement à voir, à regarder, à considérer ce vieux monsieur assis là... Et pourquoi pas ? Il vit, il existe, il ressent, il est. Au milieu de la ville en mouvement qui voit passer le temps et les gens. Et d'un coup nous le voyons. Nous ne voyons même plus que lui et ce petit éléphanteau un peu triste qui ne tarde pas à le rejoindre. Et c'est une amitié silencieuse et précieuse qui nait alors de ces deux solitudes attentives... Les pages se tournent sur des illustrations presque impressionnistes, pointillistes où l'ombre et la lumière se mêlent et qui plongent le lecteur dans un monde d'impressions. Le trait de Juliette Lagrange est vibrant, le travail de la couleur enchanteur. C'est une histoire tellement humaine, à la hauteur de n'importe qui la lit. C'est une histoire pour celui que l'on a un jour oublié de regarder, pour celui qui, un autre jour, a oublié de faire attention à qui l'entoure. C'est une histoire pour les enfants et c'est une histoire pour les grands. C'est une très belle histoire qui réjouira le coeur de tous ses lecteurs. Autres infos : Type de l'album : Livre pour enfants Lien BDfugue : http://www.bdfugue.com/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  7. LaVieDansLesPlis

    Le pays du grand ciel

    En ouvrant le bel album de Nathalie Wyss, le lecteur à l'impression de glisser lentement et secrètement dans les steppes enneigées de Mongolie. A travers ce récit initiatique sur la transmission et le souvenir, l'auteur nous invite à suivre les pas de Nomin, à veiller avec elle les nuits bleues et froides de Mongolie. Nomin est une fillette courageuse, -élevée par sa grand mère, figure de la transmsission parce qu'à travers elle vivent les traditions et les souvenirs- et qui guette le loup parce qu'elle est Moghol et qu'en voir un lui portera chance. Le temps passe et le récit nous retrouve alors que Nomin a grandi et que sa grand mère a vieilli. Les loups sont là, cette fois, et la grand mère de Nomin arrivera juste à temps. Parce que leur vraie chance à elles deux, c'est d'être là l'une pour l'autre. Et c'est cela que le récit nous confie, comme une profonde évidence à laquelle Nomin, elle aussi, finit par accéder. Le texte s'efface parfois sur une double page pour laisser place à l'imag, et les illustrations très narratives et expressives de Jérémy Pailler plongent sans mal le lecteur dans les secrets sauvages de la Mongolie. Je regrette peut être cependant que le récit aille aussi vite et ne prenne pas plus de temps pour que le lecteur regarde Nomin vivre parmi les siens et, en toute confidence, pénètre ses pensées, dévoilant ainsi davantage la culture Moghole et l'évolution de la fillette. Le pays du grand ciel est une douce lecture et se clôt sur cette complicité tant recherchée entre l'homme et l'animal qui ne déplaira certainement pas au jeune lecteur... ou bien sur le souvenir résonnant de la voix des ancêtres ?
  8. Titre de l'album : Le pays du grand ciel Scenariste de l'album : Nathalie Wyss Dessinateur de l'album : Jérémy Pailler Coloriste : Editeur de l'album : L'école des loisirs Note : Résumé de l'album : En Mongolie, rencontrer un loup est signe de chance. Depuis toujours, Nomin rêve d'en voir un de ses propres yeux, comme sa grand-mère autrefois. Ces créatures mystérieuses qui hantent les steppes lui semblent si proches, et restent pourtant invisibles... Mais sa grand-mère en est certaine : un jour, Nomin aussi rencontrera un loup. Critique : En ouvrant le bel album de Nathalie Wyss, le lecteur à l'impression de glisser lentement et secrètement dans les steppes enneigées de Mongolie. A travers ce récit initiatique sur la transmission et le souvenir, l'auteur nous invite à suivre les pas de Nomin, à veiller avec elle les nuits bleues et froides de Mongolie. Nomin est une fillette courageuse, -élevée par sa grand mère, figure de la transmsission parce qu'à travers elle vivent les traditions et les souvenirs- et qui guette le loup parce qu'elle est Moghol et qu'en voir un lui portera chance. Le temps passe et le récit nous retrouve alors que Nomin a grandi et que sa grand mère a vieilli. Les loups sont là, cette fois, et la grand mère de Nomin arrivera juste à temps. Parce que leur vraie chance à elles deux, c'est d'être là l'une pour l'autre. Et c'est cela que le récit nous confie, comme une profonde évidence à laquelle Nomin, elle aussi, finit par accéder. Le texte s'efface parfois sur une double page pour laisser place à l'imag, et les illustrations très narratives et expressives de Jérémy Pailler plongent sans mal le lecteur dans les secrets sauvages de la Mongolie. Je regrette peut être cependant que le récit aille aussi vite et ne prenne pas plus de temps pour que le lecteur regarde Nomin vivre parmi les siens et, en toute confidence, pénètre ses pensées, dévoilant ainsi davantage la culture Moghole et l'évolution de la fillette. Le pays du grand ciel est une douce lecture et se clôt sur cette complicité tant recherchée entre l'homme et l'animal qui ne déplaira certainement pas au jeune lecteur... ou bien sur le souvenir résonnant de la voix des ancêtres ? Autres infos : Type de l'album : Livre pour enfants Lien BDfugue : http://www.bdfugue.com/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  9. Deuxième album de La vie de château, "Noël en famille" continue de suivre les petits pas de Violette vers ce qui est maintenant sa nouvelle vie, après la mort de ses parents et une période pas si facile où il a fallu qu'elle et un oncle farouche s'apprivoisent mutuellement. Ceci étant fait, et bien fait, ce dernier s'apprête maintenant à devenir son tuteur, ce "petit morceau de bois qu'on met près d'une plante pour l'aider à pousser". Et pour le premier Noël après le drame, c'est chez les grands-parents de Violette que la petite fille et son oncle Régis se rendent tous les deux pour passer les fêtes en famille. Il s'agit donc cette fois de reprendre ses marques dans cette cellule familiale qui n'est plus ce qu'elle était et qui doit maintenant se réinventer. Chacun navigue comme il peut, avec ce qui le tourmente, le déçoit ou l'anime et chacun tente à un moment de comprendre l'autre. Cela prend parfois un peu de temps, mais tout est bien qui finit bien. Les illustrations de Nathaniel H'Limi donnent joliment vie aux personnages et la narration à plusieurs voix, celle de chaque personnage du récit qui devient narrateur à chaque nouveau chapitre, est plutôt bien menée et permet au lecteur d'aimer tour à tour chacune des figures singulières de l'histoire. On les comprend tous parce que tous ont leur mot à dire. C'est donc intelligent, juste et simple. Et tout finit très bien parce que tous les personnages, malgré leur maladresse, sont aimants et bienveillants, que Violette aime à se mêler des histoires des grands et qu'elle le fait avec amour et tendresse. Avant d'être un livre, La Vie de Château est un film, mais il y a un vrai intérêt narratif à l'adaptation en "album" jeunesse. Nous pouvons donc attendre le tome 3 avec un brin d'impatience !
  10. Titre de l'album : La Vie de Château / 2. Noël en famille Scenariste de l'album : Clémence Madeleine-Perdrillat Dessinateur de l'album : Nathaniel H'Limi Coloriste : Editeur de l'album : L'école des loisirs Note : Résumé de l'album : Depuis que Violette a perdu ses parents, elle vit avec son oncle Régis. Ils s'entendent bien maintenant, ils forment une famille de deux. Et puis, habiter à Versailles, dans les jardins du château, c'est fabuleux. pour Noël, ils vont retrouver les grands-parents, au bord de la mer. Mais avec Régis, ils ne se parlent plus depuis des années et c'est la première fois que Violette y va sans ses parents. La fête pourrait mal tourner... Critique : Deuxième album de La vie de château, "Noël en famille" continue de suivre les petits pas de Violette vers ce qui est maintenant sa nouvelle vie, après la mort de ses parents et une période pas si facile où il a fallu qu'elle et un oncle farouche s'apprivoisent mutuellement. Ceci étant fait, et bien fait, ce dernier s'apprête maintenant à devenir son tuteur, ce "petit morceau de bois qu'on met près d'une plante pour l'aider à pousser". Et pour le premier Noël après le drame, c'est chez les grands-parents de Violette que la petite fille et son oncle Régis se rendent tous les deux pour passer les fêtes en famille. Il s'agit donc cette fois de reprendre ses marques dans cette cellule familiale qui n'est plus ce qu'elle était et qui doit maintenant se réinventer. Chacun navigue comme il peut, avec ce qui le tourmente, le déçoit ou l'anime et chacun tente à un moment de comprendre l'autre. Cela prend parfois un peu de temps, mais tout est bien qui finit bien. Les illustrations de Nathaniel H'Limi donnent joliment vie aux personnages et la narration à plusieurs voix, celle de chaque personnage du récit qui devient narrateur à chaque nouveau chapitre, est plutôt bien menée et permet au lecteur d'aimer tour à tour chacune des figures singulières de l'histoire. On les comprend tous parce que tous ont leur mot à dire. C'est donc intelligent, juste et simple. Et tout finit très bien parce que tous les personnages, malgré leur maladresse, sont aimants et bienveillants, que Violette aime à se mêler des histoires des grands et qu'elle le fait avec amour et tendresse. Avant d'être un livre, La Vie de Château est un film, mais il y a un vrai intérêt narratif à l'adaptation en "album" jeunesse. Nous pouvons donc attendre le tome 3 avec un brin d'impatience ! Autres infos : Type de l'album : Livre pour enfants Lien BDfugue : http://www.bdfugue.com/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. LaVieDansLesPlis

    Lilly sous la mer

    En 2018, Thomas Lavachery - que nous connaissons d’abord pour l’addictive saga romanesque qu’il a consacrée à Bjorn, jeune guerrier viking dont les aventures ont tenu ses lecteurs en haleine tout au long de ses huit tomes- a obtenu, pour l’ensemble de son œuvre (où l’on rencontre des trolls sympathiques, des singes farfelus, des dragons rachitiques, des guerriers enhardis et une famille toute verte), le Grand Prix triennal de Littérature de jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Auteur de plusieurs albums qu’il a lui-même illustrés, Thomas Lavachery nous offre, avec Lilly sous la mer, un objet livre très réussi avec des pages qui se déplient dans un sens puis dans l’autre découvrant de très belles illustrations et une histoire singulière mêlant aventure, découvertes scientifiques et poésie. Il y en a pour tout le monde dans ce petit livre : les aventuriers seront fascinés par l’invention et la conception de la fameuse « Boule Bullitt » illustrée comme dans un carnet d’explorateur par notre auteur, les rêveurs scruteront sans rien dire -à l’instar de Lilly- les profondeurs de l'océan, et les curieux ouvriront grand les yeux en découvrant quelques impressionnantes créatures marines que nous dévoilent enfin, si l’on sait observer, les fonds noirs. La capitaine Lee Bullitt, son époux Bill Bullitt Junior et leurs deux enfants, Théo et Lilly, sont de vrais personnages -chacun a son caractère, ses compétences, ses rêves- que le lecteur découvre avec tendresse au fil du récit. Entre réalisme et fantaisie, connaissances et rêveries, Thomas Lavachery nous embarque aisément avec la famille Bullitt pour ce voyage dans les profondeurs. Une chouette lecture ! A lire dès 4 ans.
  12. Titre de l'album : Lilly sous la mer Scenariste de l'album : Thomas Lavachery Dessinateur de l'album : Thomas Lavachery Coloriste : Editeur de l'album : L'école des loisirs Note : Résumé de l'album : Le 12 septembre 1920, le premier appareil d’exploration capable de descendre à 2000 mètres de profondeur plonge dans la mer des Bermudes. A son bord, les époux Bullitt, savants réputés, espèrent prouver l’existence de la vie animale dans les abysses. Leurs enfants, Theo et Lilly, font partie de l’expédition. Lilly Bullitt ne quitte pas le hublot et sonde les ténèbres sous-marines. Que voit-elle que les autres ne voient pas ? Critique : En 2018, Thomas Lavachery - que nous connaissons d’abord pour l’addictive saga romanesque qu’il a consacrée à Bjorn, jeune guerrier viking dont les aventures ont tenu ses lecteurs en haleine tout au long de ses huit tomes- a obtenu, pour l’ensemble de son œuvre (où l’on rencontre des trolls sympathiques, des singes farfelus, des dragons rachitiques, des guerriers enhardis et une famille toute verte), le Grand Prix triennal de Littérature de jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Auteur de plusieurs albums qu’il a lui-même illustrés, Thomas Lavachery nous offre, avec Lilly sous la mer, un objet livre très réussi avec des pages qui se déplient dans un sens puis dans l’autre découvrant de très belles illustrations et une histoire singulière mêlant aventure, découvertes scientifiques et poésie. Il y en a pour tout le monde dans ce petit livre : les aventuriers seront fascinés par l’invention et la conception de la fameuse « Boule Bullitt » illustrée comme dans un carnet d’explorateur par notre auteur, les rêveurs scruteront sans rien dire -à l’instar de Lilly- les profondeurs de l'océan, et les curieux ouvriront grand les yeux en découvrant quelques impressionnantes créatures marines que nous dévoilent enfin, si l’on sait observer, les fonds noirs. La capitaine Lee Bullitt, son époux Bill Bullitt Junior et leurs deux enfants, Théo et Lilly, sont de vrais personnages -chacun a son caractère, ses compétences, ses rêves- que le lecteur découvre avec tendresse au fil du récit. Entre réalisme et fantaisie, connaissances et rêveries, Thomas Lavachery nous embarque aisément avec la famille Bullitt pour ce voyage dans les profondeurs. Une chouette lecture ! A lire dès 4 ans. Autres infos : Type de l'album : Livre pour enfants Lien BDfugue : http://www.bdfugue.com/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  13. Titre de l'album : Trois (ou quatre) histoires de Mousquetaires Scenariste de l'album : Thomas Bretonneau Dessinateur de l'album : Perceval Barrier Coloriste : Editeur de l'album : L'école des loisirs Note : Résumé de l'album : Trois (ou quatre) aventures pour apprendre tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Mousquetaires. Sans rire. Ou presque... Critique : Comme les Mousquetaires, elles sont d'abord trois puis quatre, ces histoires joliment cocasses que signe Thomas Bretonneau et qu'illustre Perceval Barrier tantôt comme un album, tantôt comme une petite bande dessinée. Ces illustrations ne m'ont pas particulièrement séduites, mais elles fonctionnent néanmoins très bien avec la volonté gentiment parodique de l'auteur, et les personnages dessinés par notre illustrateur sont réellement expressifs, parfois drôles. Ainsi, La mauvaise épée ou ce qui arrive à un petit mousquetaire qui se pointe en retard à l'école de la fameuse troupe du Roi. La Lettre ou les errements épistolaires d'un roi amoureux qui demande à son mousquetaire d'être sa plume. Le Complot d'un cardinal pas très rusé et pris à son propre piège. Et comme un petit bonus de l'album, une quatrième histoire de moustache, ou comment faire quand on est une fille et qu'on veut être mousquetaire ? C'est une lecture sympathique et légère que nous offre l'auteur de ces quatre petits récits bien différents les uns des autres, tant dans l'intrigue que dans l'illustration proposée, où les mousquetaires ressemblent à des enfants et où les sujets abordés sont évidemment ceux de l'enfance : l'estime et la confiance en soi, l'acceptation de l'autre dans sa différence, le mensonge et les petites manigances, jusqu'à l'histoire finale qui nous conduit, épée brandie sous parapluie et fier postiche ajusté, jusqu'à la formule joyeusement célèbre de nos 3 Mousquetaires : "Tous pour un et un pour tous!". Autres infos : Type de l'album : Livre pour enfants Lien BDfugue : http://www.bdfugue.com/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Comme les Mousquetaires, elles sont d'abord trois puis quatre, ces histoires joliment cocasses que signe Thomas Bretonneau et qu'illustre Perceval Barrier tantôt comme un album, tantôt comme une petite bande dessinée. Ces illustrations ne m'ont pas particulièrement séduites, mais elles fonctionnent néanmoins très bien avec la volonté gentiment parodique de l'auteur, et les personnages dessinés par notre illustrateur sont réellement expressifs, parfois drôles. Ainsi, La mauvaise épée ou ce qui arrive à un petit mousquetaire qui se pointe en retard à l'école de la fameuse troupe du Roi. La Lettre ou les errements épistolaires d'un roi amoureux qui demande à son mousquetaire d'être sa plume. Le Complot d'un cardinal pas très rusé et pris à son propre piège. Et comme un petit bonus de l'album, une quatrième histoire de moustache, ou comment faire quand on est une fille et qu'on veut être mousquetaire ? C'est une lecture sympathique et légère que nous offre l'auteur de ces quatre petits récits bien différents les uns des autres, tant dans l'intrigue que dans l'illustration proposée, où les mousquetaires ressemblent à des enfants et où les sujets abordés sont évidemment ceux de l'enfance : l'estime et la confiance en soi, l'acceptation de l'autre dans sa différence, le mensonge et les petites manigances, jusqu'à l'histoire finale qui nous conduit, épée brandie sous parapluie et fier postiche ajusté, jusqu'à la formule joyeusement célèbre de nos 3 Mousquetaires : "Tous pour un et un pour tous!".
  15. L’auteur du très beau « Perdu ?, Retrouvé ! » nous livre une fois encore avec « Toi et moi », un album tendre et fort. Une petite fresque initiatique sur la vie. Et il y a tout. C’est succinct et juste. Quelques mots seulement par page, une phrase souvent, qui commence sur l’une et finit sur l’autre, et une illustration subtile aux magnifiques couleurs et aux traits délicats d’Oliver Jeffers qui embrasse chaque couple de pages de l’album. C’est vraiment beau. Ce « Toi et Moi » qui est donné à lire résonne en nous comme un écho universel, c’est un père et sa fille qui avancent ensemble sur le chemin de l’existence. Ils n’ont pas de nom, l’auteur ne nous donne pas à les connaitre, ils ne sont que les nobles messagers de la vie. L’on est touché simplement parce que, main dans la main, ils construisent ensemble l’essentiel de la vie humaine : l’amour, l’amitié, le pardon, la curiosité, la volonté et le courage, la mémoire… Parce qu’ils construisent ensemble leur bonheur. Ce « Toi « et ce « Moi » nous laisse ainsi tout le loisir de leur incarnation et nous n’avons ensuite, lorsque le livre se referme, plus qu’à être « Toi » et « Moi ». C’est une très belle lecture à faire à son enfant, pleine de promesses et de lumière, une vraie respiration ! Et l’on reconnait avec plaisir complice, vers la fin de l’album, réunis autour d’un feu, le petit garçon et le pingouin de « Perdu ?, Retrouvé ! », un hommage encore à « l’ensemble » où naissent et se nourrissent amour et amitié.
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