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  • Les chats


    Kevin Nivek
    • Scenariste: Gwénaëlle Boulet , Marie-Hélène Delval Dessinateur: Mélanie Allag Editeur: Autres Editeurs/Auto editions Note :
      Résumé:

      Un chat... C'est l'été. Le jeune Sebasto retrouve son vieil ami Da avec qui il compte passer ses vacances. Deux chats... D'étranges évènements se produisent depuis l'apparition de félins au pelage noir et au regard métallique. Trois chats... Les coïncidences se multiplient, et les nuits de Sebasto virent au cauchemar ! Quatre chats... Combien seront-ils ?

      Type: BD Europeene L'acheter sur bdfugue Genre: Fantastique
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    Aah , les chats noirs , annonciateurs de malheur en France (mais porte-bonheur au Royaume-Uni) , la faute à cette légende sur leur adoption par les sorcières du moyen-âge , qui pouvaient se transformer en chat noir 9 fois , d'où les 9 vies des chats 😉 . Nous sommes donc en France dans un petit village et le jeune Sebasto est en vacances . Très proche de son grand-père , il passe ses journées avec lui à pêcher et s'imprégner de  la nature environnante . Lorsque le premier chat fait son apparition , il s'interroge . Puis , un second chat noir identique arrive le lendemain consécutivement à la découverte d'un pigeon mort , vidé de son sang . Le doute s'installe dans l'esprit du jeune Sebasto . Le troisième jour , un autre chat suite à un décès animalier de taille supérieure à un oiseau, est constaté . Consterné , Sebasto en parle à son grand-père "Da" qui va mener son enquête et découvrir une malédiction placée sous le sceau du démon Astaroth ! Il n'est pas question ici du chiffre 9 , mais de 7 , pour sept jours avant le l'apparition du malin .

    il est clairement question ici de transmission aîné / enfant . Le grand-père accompagne son petit-fils et lui apprend tout son savoir , car que peut lui réserver l'avenir ? Le sujet traite essentiellement de la relation entre ces deux protagonistes , on voit très peu les figures parentales du jeune homme . J'imagine que cette image démoniaque peut tout aussi bien être la maladie ou tout simplement le temps qui file et se montre sévère avec les grands-parents . Mélanie Allag , illustratrice pour livres d'enfants , propose un dessin adapté avec un trait rond tout en douceur . J'avais découvert son travail dans l'excellent " L'anniversaire de Kim Jong II" , qui dépeignait le quotidien d'une jeune nord-coréen . Son trait "enfantin" tranchait avec l'enfer vécu par les habitants .

    Publiée par le groupe Bayard sous le label "Bande d'ados" , cette adaptation BD d'un roman de Marie-Hélène Delval est recommandée par le ministère de l'éducation nationale . Je ne suis pas la cible , mais il convient parfaitement à des enfants âgés de 9-13 ans .

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    • Les grandes batailles de chars - El Alamein - De sable et de sang
      Note :
      Deuxième album de la série Les grandes batailles de chars après la bataille des Ardennes dans le froid et la neige, la bataille d'El Alamein se déroule dans la chaleur du désert. Cette nouvelle série prend des contextes historiques intenses en combat pour mettre en scène des équipages de chars. Le tank Cruiser MK VI, crusader II est à l'honneur dans cet album. Le scénariste Thierry Lamy met en place une rivalité entre un gradé et le lieutenant en chef de l'équipage d'un char. L'atmosphère des batailles en plein désert est palpable à la lecture de cet album. Les dessins sont réalisés par Alessio Cammardella dans un style réaliste. Elia Bonetti dessine toutes les magnifiques couvertures de la série. L’album se termine avec un cahier documentaire pour obtenir plus d’informations sur cette bataille et le char mis en avant.
      El Alamein réussi à convaincre davantage avec les tensions entre les hommes gradés et leurs décisions stratégiques mais aussi grâce aux liens d’amitiés unissant les soldats anglais à bord du char. Deux autres albums sont déjà prévus prochainement avec les batailles de Koursk et La Marne.
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    • ARTBOOK - JUNJI ITO
      Note :
      Cet ouvrage a été réalisé pour célébrer les 30 ans de carrière de l’auteur en regroupant la majorité de ses illustrations en couleur. Junji ITO se demande le bien-fondé d’un tel livre vu qu’il n’est pas forcément satisfait de certaines d’entre elles et qu’il dit que la couleur n’est pas ce qu’il réussit le mieux bien qu’il aurait aimé être peintre.

      Il est intéressant de voir la construction de l’ouvrage : si les illustrations concernant Tomié et Spirale, les deux livres considérés comme ses chefs d’œuvre, sont regroupées et mises dans des parties à part, les autres illustrations se suivent sans nom et sans commentaire. Ce n’est qu’à la fin du livre que l’on retrouve l’identification de l’œuvre, la raison pour laquelle elles ont été réalisés (couverture de livre, magazine, exposition…), la technique employée (aquarelle, peinture à l’huile, numérique…) et un commentaire de l’auteur.

      Il y a également une interview de Junji ITO qui porte principalement sur ses méthodes de travail, le matériel qu’il emploie, les tests qu’il a menés concernant ses techniques, ses supports et aussi la façon dont il fonctionne pour créer ses « créatures ». On comprend qu’il est perfectionniste, travailleur, qu’il ne s’arrête jamais d’essayer et que son imagination est sans fin.

      L’auteur dit que chacune de ses illustrations spécifiques doit pouvoir vivre par elle-même et qu’il est intéressant qu’elle puisse raconter une histoire en allant parfois plus loin que l’histoire elle-même. Et c’est ainsi qu’il faut aborder cet ouvrage : prendre le temps de se poser, regarder le dessin sans vérifier sa référence (pour certains l’identification est évidente), admirer le travail, se plonger dans les détails et laisser son imagination agir.

      Un livre qu’il faut explorer, puis revenir dessus quand on a lu les commentaires de l’auteur pour le découvrir à nouveau, car parfois, cela apporte un éclaircissement ou une approche différente. Le commentaire de la page 54 m’a bien fait rire « j’ai voulu réaliser un dessin qui fait peur » mais que sont les autres me suis-je dit. C’est un très bel ouvrage où il faut prendre son temps, qui ne se lit pas en une fois. Une œuvre à déguster sans modération.
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    • Cette vie auprès de toi tome 1
      Note :
      Riku un coiffeur visagiste emménage sur la petite ile de Haruta avec son fils Issei, âgé de 9 ans. Riku est un peu spécial, peut-être par que ce qu’il veut avant tout c’est s’occuper de son fils et ne rien faire ou dire qui pourrait inquiéter ce dernier, car Issei est très timide et renfermé et il ne parle quasiment pas. Mais l’ile de Haruta est un peu à part, elle aussi, c’est la campagne profonde, le manque de commerce et surtout, un endroit où les habitants prennent leur temps : pas la peine de se presser, si ce n’est pas fait aujourd’hui, ce sera fait plus tard.

      Il y a deux points forts dans cette histoire : d’abord la relation touchante entre un père et son fils, on voit qu’ils sont là l’un pour l’autre et que chacun est la personne la plus importante pour l’autre. Ensuite il y a le décalage entre la vie survoltée des villes au calme apaisant de la petite ile comme si on arrivait dans un autre monde. On comprend bien ce que veut nous monter l’auteur ou plutôt ce qu’il veut nous faire ressentir : une sorte de mélancolie, de nostalgie, nous montrer tout le bien être de ce genre de vie. Seulement, l’alchimie ne fonctionne pas complétement, il manque un peu d’empathie envers les personnages pour que l’immersion soit complète. Peut-être est-ce la façon dont Riku a de toujours rebondir à tout ce qui est dit ou fait, même s’il trouve toujours du positif dans tout, ses réactions ont tendance à rompre le charme de l’ile. Il faudra attendre la suite pour se prononcer vraiment, la série compte 5 tomes actuellement.

      Extrait
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    • Les tisserands de la vérité tome 5
      Note :
      Léon décide de se rendre sur le front pour soigner les blessés de l’armée de Lavarta, de son côté Zechs avec la rébellion ont pris la ville de Maha et ils tiennent le fort mais sans aide, ils ne pourront pas tenir longtemps. C’est à ce moment qu’Aster part pour le royaume d’Hermine pour négocier. Ils acceptent l’alliance à deux conditions : la première c’est de répandre les techniques des sorciers dans leur pays, la seconde d’éradiquer le village d’Arca, proche de leur frontière.

      Toujours superbement illustré, le manga reste prenant. Zechs est en proie au doute, il voit en rêve les fantômes de ses victimes et bien qu’il sache que ce mal est nécessaire pour leur cause, il ne peut s’empêcher de se poser des questions. De son côté, Leon se rapproche, mais on ne sait pas vraiment quelles sont ses intentions par rapport à son disciple. Si l’action est mesurée dans ce tome, c’est la psychologie qui domine et qui nous permet de voir les ravages de la guerre. Impossible pour le moment de savoir où l’on va, et devant la situation de nos héros, on ne peut qu’espérer qu’une solution « pacifique » arrive pour ne pas les voir s’affronter.
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    • L'amour & la mort
      Note :
      Nouveau recueil d’histoires de Junji ITO autour d’une thématique de l’amour et la mort. La première L’amour et la mort avait déjà été publiée sous le tire le mort amoureux, Mangetsu a voulu se rapprocher de la traduction littérale du titre original « la maladie d’amour du mort ». Ce titre est suivi de 2 chapitres sur la fratrie Hikizuri, une sorte de famille Adams où tous les membres sont plus bizarres les uns que les autres. Il y a ensuite 3 autres histoires dont le rapport avec le thème est moins évident.

      Revenons sur l’amour et la mort, l’histoire principale et la plus intéressante du recueil. Ryûsuke est un adolescent qui revient vivre avec sa famille dans la ville de son enfance, une ville où un brouillard épais recouvre régulièrement les rues. Une ville où les habitants s’adonnent à une étrange forme de divination : les jours de brouillard, ils attendent à un carrefour et demande son avis à la première personne qu’ils croisent pensant que la réponse qu’ils recevront fera foi ; et souvent, ces questions concernent des affaires de cœur.

      L’auteur part d’un postulat très simple « que se passerait-il si on suivait à la lettre le conseil que l’on nous donnait ? », si certains protagonistes décident de suivre le conseil reçu sans se poser de questions, d’autres sont influencés malgré eux jusqu’à ne plus avoir que cet oracle en tête.  Imaginez maintenant que la personne qui vous répond n’est pas de bonne humeur, dit n’importe quoi parce qu’elle a autre chose à faire ou pire, dit volontairement des choses affreuses et négatives. Et imaginez maintenant que cette parole est la vérité pour vous, comment réagiriez-vous si l’on vous disait qu’il n’y a aucun espoir ?

      Deux thèmes ressortent de cette histoire, d’abord la croyance, la foi que l’on peut avoir dans les traditions. Cette méthode de divination existait réellement au Japon et quand on sait qu’aujourd’hui encore, au nouvel an chinois, la première personne qui entre chez vous apporte la chance ou malchance de l’année, on comprend l’importance de cette pratique et l’impact que cela peut avoir. Le deuxième thème est l’amour, celui qui est fort, incontrôlable, capable du meilleur comme du pire. Ici, « aimer à en mourir » prend tout son sens ! Et pour illustrer cela, quoi de mieux qu’un beau jeune homme mystérieux, « la beauté du diable » symbole d’une mort qui cherche à séduire ?

      Mangetsu nous propose encore une fois un très beau livre du maître, toujours accompagné d’une analyse des plus intéressante et d’une finition de qualité. Et si le graphisme de Junji ITO est toujours aussi facilement reconnaissable, on prend à nouveau conscience de l’étendue de son génie. Il nous surprend sans cesse et nous déstabilise en nous emmenant toujours sur des sentiers inconnus avec des histoires dont il est impossible de prévoir la fin. Un bel ouvrage.
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