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  • Milo l'ours polaire


    LaVieDansLesPlis
    • Scenariste: Laurent Souillé Dessinateur: Juliette Lagrange Editeur: L'école des loisirs Note :
      Résumé:

      Les ours polaires n’aiment qu’une seule chose dans la vie : se battre. Milo est différent. Il aime compter les étoiles filantes et prendre soin de ses protégés, les blanchons. Mais voilà qu’à la suite d’un malheureux quiproquo, il est choisi pour combattre sur un ring. Le paisible Milo doit quitter sa banquise, direction New York, pour le combat de boxe du siècle…

      Type: Livre pour enfants L'acheter sur bdfugue Genre: Aventure

                C’est l’illustration de Juliette Lagrange, sur la première de couverture, qui m’a tapée dans l’œil et invitée à découvrir le récit que nous livre Laurent Souillé. Un pont rouge à New York, sur lequel, au milieu des voitures bleue, verte, jaune ou rouge, déambule un gros ours blanc qui semblerait s’être perdu ? Une très belle colorisation aquarellée qui souligne l’opposition entre le monde blanc et bleu froid de la banquise, immobile, -malgré quelques combats d’ours- et celui des hommes où les vertiges de la ville de New York font lever les têtes, écarquiller les yeux, et peut-être bien devenir un peu fou… Sur certaines pages, le texte prend très peu de place, l’image nous absorbe complètement et révèle autant, voire plus que les mots mêmes. Et quand notre illustratrice se penche sur les têtes et les visages des hommes et des bêtes qui habitent le récit, elle nous donne à voir ce qu’ils sont, véritablement et absolument. 

                C’est ainsi à l’instinct de grégarité que répondent les autres ours blancs, au début du récit, lorsqu’ils ne cessent de se battre. Et lorsque Milo doit monter sur le ring, c’est avec considération qu’il regardera son « adversaire » qui, dès lors, ne peut en être un. Le récit traite donc discrètement du monde des arènes où les hommes, avides du spectacle de la violence, ont longtemps fait combattre de ceux qui ne voulaient pas, hommes et bêtes. Il traite ainsi aussi, évidemment, du libre arbitre et de l’intégrité face à ce que peut attendre de l’individu, le groupe social. 

    Pas de violence pour la violence elle-même, Milo prend soin de ceux qu’il aime et s’il faut, pour cela, mettre quelques coups de poings, et bien « Paf ! », mais c’est tout. Et malgré un détour par la grande ville, Milo, intègre à lui-même, restera ce qu’il est, un ours polaire bienveillant, généreux, tranquille et contemplatif, heureux de vivre sur la banquise.

    L’alternance des points de vue adoptés par le narrateur -celui de Milo, du promoteur, des spectateurs du ring…- est intéressante et rend riche la lecture des différentes scènes.

    Un petit regret peut-être quand il me semble que le récit va parfois un peu vite ou qu’il use un peu trop de l’ellipse. Parce que, comme la conversation de Milo et de Yuma le morse, j’aurais aimé que le récit prenne encore plus le temps de développer tout doucement certains passages. 

    Une belle collaboration que celle de Laurent Souillé et de Juliette Lagrange dans cet album absolument plaisant.

    De 3 à 6 ans.



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    • La désolation
      Note :
      Surprenant album que ce "La désolation". Je l'ai attaqué sans même lire le résumé et ai été charmé par le début de tome et l'introspection à laquelle se livre Evariste. Sa vie, la raison de son départ ou encore ses liens aux autres, toute cette partie est très cohérente et on se met facilement à la place d'Evariste car on a tous, un jour ou l'autre, pensé à tout plaquer.

      Je suis donc complètement tombé sur le derrière sur la deuxième partie (sans même parler de la fin). L'ambiance change, la tension change et le réalisme aussi. On passe complètement dans une aventure de survie ou seul la réalité des faits est à prendre en compte et non plus les errances et ou espoir d'Evariste.

      Cette partie est dure, réaliste et tranche avec la première moitié du récit. Cela fait de cet album un double récit pas forcement simple à conseiller mais marquant à n'en pas douter.

      Moi qui rêvais de faire cette tournée des iles de la désolation, je m'en vais relire la version de Lepage pour enlever les frissons qui me courent derrière la nuque.
      • 0 réponse
    • Les lions endormis
      Note :
      Joana à un problème. Elle se drogue. Elle sait que c'est un problème mais le savoir et pouvoir s'en sortir ce sont deux choses complètement différentes. Il se trouve aussi que Joana est la fille de Daniel Balavoine qu'elle n'a jamais connu....Mais le point le plus positif de cette BD, c'est que l'on s'en fou royalement. 

      Enfin non on en parle un peu et si on plisse les yeux on arrive à voir le nom sur une case. Mais pour le reste on s'en fou et c'est tant mieux. Car la n'est pas le propos. Et nos auteurs l'ont bien compris. Le propos c'est la lutte pour se sortir d'une machine implacable qui ne s'arrête qu'à votre mort. Une machine qui semble "gérable" tant qu'on ne voit pas des gens se piquer le bras.

      Le combat de Joana est dur, comme son témoignage. Un témoignage qui montre qu'autant que la volonté de la personne de s'en sortir, il faut aussi un entourage qui ne lâche rien et qui soutient la personne, sans être moralisateur. 

      Ce témoignage est poignant, superbement mis en aquarelle et à faire lire à tous les jeunes adultes.
      • 1 réponse
    • Corto Maltese - Océan noir
      Note :
      J'ai commencé à apprécier que dernièrement les dessins particuliers de Bastien Vivès, sous les conseils d'un ami grâce à la série Lastman. J'ai bien été surpris d'apprendre que ce dessinateur assez tendance actuellement dans le monde de la bande dessinée allait reprendre la série cultissime d'Hugo Pratt. J'ai pris la version normale qui pour une fois est en noir et blanc, la version édition de luxe doit être limitée et en couleur pour les amateurs. Pour l'histoire, on retrouve bien l'ambiance des albums de Corto Maltese remit au goût du jour puisque l'histoire se déroule au moment des attentats du 11 septembre. On retrouve donc avec plaisir ce personnage charismatique entouré de jolies femmes comme d'habitude. Corto se veut pirate mais avec une éthique et un sens de l'honneur qui lui est propre. Son ami de longue date fera une apparition durant l'aventure qui nous fait voyager du Japon au Pérou à bord de différents bateaux. L'histoire de Martin Quenehen tient la route dans la continuité de la série d'origine, la lecture est prenante du début à la fin.
      Pour la partie graphique, je dois bien reconnaitre que Vivès assure des planches magnifiques avec des dégradés de gris et d'ombrage. Il est certain que l'auteur à un style à l'opposé de Pratt mais c'est ce qu'il fallait pour redonner vie à Corto, à mon avis.
      Et bien ce premier tome des nouvelles aventures de Corto Maltese commence très bien et j'espère qu'elles continueront encore de nombreux tomes.

      @poseidon2  : Tu devrais être ravi, comme t'adores Corto Maltese et les dessin de Bastien Vivès.
       
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      • 8 réponses

    • Batman death Metal T6 Dreamtheater
      Note :
      Sixième et avant dernier tome de l'édition spécial de Batman Death Metal.  Avant dernier numéro qui marque l'histoire de Death Metal avec le dernier espoir de l'humanité et une Wonder Woman au sommet de son rôle de sauveuse de l'humanité. Un tome particulièrement sympa graphiquement avec des planches magnifiques de Greg Capullo.

      On est toujours dans l'objet de collection bien sur mais, sur celui-ci, j'y tiens particulièrement parce que le groupe mis en avant est Dreamtheater.

      Dreamtheater c'était LE groupe de dream metal de ma période lycée. De superbes souvenirs d'une époque que les moins de vingt ans ne connaissent pas.

      Mais même sans cet attachement particulier, l'équation est simple : Si vous avez déjà le reste des éditions spéciales, et bien vous prendrez celle ci. SI non... et bien il faut commencer par le premier tome car acheter juste ce numéro 6 ca parait un peu étrange. ET il en reste de dispo chez notre partenaire Bdfugue 😉 
      • 2 réponses
    • Le conte des parias t4
      Note :
      Ahhh ca y est on a enfin un tome de référence pour le conte des parias. Apres l'introduction et des tomes un peu mollassons, on a ici un tome intense et assez puissant. On apprend énormément de chose tant sur Marbas et la maitre de l'ordre de l'épée que sur les fonctionnements du lien entre Diable et contractant.

      Un lien qui permet au contractant de déverrouiller certains pouvoirs  de son monstre et donc de nous offrir des combats dantesques. Ce premier cycle se finit donc de bien belle façon car, en plus de clôturer l'histoire autour des Blacks Bells, elle ouvre des question sur les contractantes elle-même et surtout Wiz qui semble avoir un lien plus étrange qu'il n'y parait avec les Diables en général.

      En bref un bon tome pour une série qui monte en puissance. Vivement le prochain.
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