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  • Kevin Nivek
    • Scenariste: Simon Roure Dessinateur: Simon Roure Coloriste: Simon Roure Editeur: Rivages Editions Note :
      Résumé:

      Un jour, Simon se fait repérer dans la rue par une agence de mannequin. Lui qui est très timide se retrouve à poser et défiler. Alors qu'il découvre le milieu de la mode et du luxe, ses copains, eux, continuent à manifester : "Travaille, consomme, ferme-là", "De cette société on n'en veut pas"... Sa copine, elle, devient obsédée par son poids. Autofiction percutante, Monstera parle avec beaucoup de finesse de notre rapport au corps et à la société de consommation, du soin que l'on porte à soi et aux autres, de nos aspirations et contradictions.

      Type: BD Europeene L'acheter chez notre partenaire Genre: Tranche de vie Prix: 23 Nb de pages: 208
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    Après une première oeuvre parue fin 2023 : Hors cadre , chez Warum éditions , Simon Roure change de registre et d'éditeur 🙂 avec ce nouveau roman graphique : Monstera . Oh vous connaissez toutes et tous cette plante d'intérieur (photo jointe) , facile à entretenir et s'agrandissant au fil des ans . Elle doit son nom à ses feuilles démesurées parsemées de trous . L'auteur effectue un parallèle avec cette plante occupant tout l'espace comme ces nombreux panneaux publicitaires jalonnant les cases citadines de l'album . Un certain culte de la beauté mis en avant , une beauté fine et musclée , mais pas trop (abdos mais pas les pectoraux 😉 ) selon des standards bien établis . Gabriel jeune adulte , un peu "bobo" , manifestant de temps en temps et vivotant des plaisirs de la capitale , se fait remarquer par des chasseurs de têtes de mannequins et commence une nouvelle carrière dans ce domaine . Il rencontre en même temps Lina , une jeune femme discrète , visiblement très soucieuse de son poids . Le fil du récit propose les deux trajectoires de ces "victimes" de ces grandes feuilles de la plante , peu à peu , elles vont former ces trous , car leur existence va être brisée sous le poids de l'image du corps .Elle  , réduisant les quantités de nourriture et se faisant vomir après chaque repas , tout en augmentant la course à pieds . Le trait fin de l'auteur nous la fait découvrir sous la douche , avec un corps décharné , victime d'alopécie et d'un replis sur soi . Gabriel semble lui sur une pente ascendante avec ses petits travaux de muscu et un régime adapté , selon les conseils de son agence . Mais il va être vite dépassé par ces contraintes incessantes , et le comportement inquiétant de Lina . Comment tout ceci peut-il finir ?

    Simon Roure pose de vraies questions en soulignant les contradictions auxquelles font face ces deux protagonistes . Défiler en prônant une forme de consommation , tout en manifestant pour une attitude responsable à ce sujet ! Surveiller son image tout en observant sa copine en train de s'enfermer dans une solitude avec des troubles alimentaires ! Tant de thématiques que l'on retrouve peu dans le monde du 9ème art et qui détonnent . A découvrir .

    planche1.png

    plante.jpg

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  • Dernières Critiques

    • Elles - Tome 4 - Intemporelle(s)
      Note :
      Bon, quand j'ai ouvert ce tome 4 j'ai été un peu surpris et désarçonné. Il faut dire que j'avais fini la première trilogie, que j'avais trouvé assez géniale, depuis déjà un moment. Mais il me semblait bien que c'était une trilogie et que la fin ne laissait que peu de place à une prolongation.

      Et là en ouvrant les premières pages j'ai été un peu perdu, c'est de ma faute, je n'avais pas relu la série principale avant, du coup il m'a fallut quelques pages pour me rappeler qu'en fait ce tome 4 était.... le prequel de la série d'origine. 

      Et c'est en fait un très bon choix de la part de nos auteurs car cela leur permet d'enrichir l'histoire sans la dénaturer. Sans spoiler la trilogie d'origine, repartir derrière me semblait plus que casse gueule. Par contre cela ne leur laisse que peu d'espace, et la fin légèrement ouverte de ce prequel plus les interviews des auteurs et le succès général de la série me laisse à penser qu'on est repartis pour une mini série à minima.

      Bon une fois que j'ai dit tout ça, cet album se lit tout seul, mais je vous recommande quand même chaudement d'avoir lu les trois premiers. Elles est une série ou le talent d'Aveline Stokart explose, et je salue toujours quand on sert d'aussi beaux dessins à nos plus jeunes sans céder à la facilité. Ses couleurs sont toujours aussi intéressantes et rendent le dessin vraiment spécial.

       
      • 0 réponse
    • Le territoire
      Note :
      Bon ben ça y est. On rentre dans la rentrée littéraire qui va faire mal aux portefeuilles. Je ne comprendrais jamais cette sur concentration de très bons titres à cette période de l'année. Je vous offre cette ronchonnerie car en quelques temps je vais vous livrer trois coups de coeur, et les 3 chez Le Lombard... Voilà vous êtes prévenus, vous avez déjà vu passer le gang de la clef à molette, voici maintenant Le territoire. Et le prochain ? ah chut.... il ne faut encore rien dire.

      Le territoire c'est d'abord tout ce que j'aime graphiquement chez Philippe Xavier, des personnages maitrisés, une mise en scène filmographique, des décors austères mais présents et de belles ambiances. Et là on est au service d'une histoire post apo en one shot, parfaitement maitrisée sur la narration, qui sans trop abuser des facilités scénaristiques et en tirant profit de ses 168 pages nous livre une bonne histoire complète avec rebondissements et révélations. Le rythme est soutenu, l'action ne se repose que rarement mais le parfum de The Last of Us qui plane sur cet ouvrage m'a beaucoup plut. Bon il faut dire que The Last of us en jeux vidéo est une sacrée référence pour moi...

      Voilà, je ne peux que vous conseiller de foncer sur ce one shot à la pagination proche du double album pour profiter d'une bonne histoire post apo et d'une lecture plaisir. Je l'ai laissé trainer à la maison sur une table et tout le monde l'a dévoré après avoir ouvert deux pages par curiosité.
        • Like
      • 4 réponses
    • Silent rose
      Note :
      Ce one shot Silent rose est définitivement plaisant entre Western classique et histoire fantastique. Une ambiance de Bitter Root s'installe au fil des pages, et ma foi c'est pas désagréable ! Le one shot est bien ficelé car même si l'univers est complètement inconnu pour le lecteur qui démarre, cela ne pose aucun problème et on suit l'histoire et les révélations qu'elle nous livre au compte goutte sans s'y perdre. Les deux trames se mêlent agréablement bien à mon goût et le dessin plein de style n'y est pas pour rien. Alors certes cela ne plaira pas à tout le monde, et il m'en manque un peu pour en faire une lecture forte et marquante, mais cela a le mérite de donner la sensation d'avoir lu quelque chose de différent, et cela m'a fait plaisir.

      Les compositions des planches sont vraiment bien foutues, très dynamiques et assez inspirées.
      • 0 réponse

    • Renaissance Royale tomes 2 et 3
      Note :
      Kuruhi a commencé à se faire à sa nouvelle vie, comme il part de très loin où il ne savait rien faire de ses dix doigts, il ne se rend pas encore très utile. Heureusement qu’Emma est bienveillante et qu’elle connaît la situation précise dans laquelle il se trouve. Kuruhi a vraiment reçu un choc psychologique, il est tombé de très haut à tel point qu’il en perd toute estime de soi.

      Le second tome se concentre donc sur la reconstruction de Kuruhi tandis que le 2e volume prend un autre tournant car arrivent des intrigues liées à son identité de prince. On voit notamment son frère qui le fait surveiller et qui semble prévoir un destin un plus tragique ; il n’a clairement pas l’intention de laisser Kuruhi mener une petite vie tranquille car il représente un enjeu d’un point de vue politique.

      L’histoire se déroule donc à deux niveaux. D’un côté on assiste à la construction d’une identité en dehors d’un statut social, en s’attachant à l’essence même de ce qui définit un être humain. Et de l’autre, on a la dimension politique où l’on se demande si Kuruhi pourra échapper à son ancienne identité. C’est à la fois une aventure proche d’une tranche de vie et une intrigue politique potentiellement dangereuse. En tout cas, l’histoire est fluide et agréable à lire et ne manque pas d’intérêt. À suivre.
      • 0 réponse
    • The reborn young lord is an assassin tome 1
      Note :
      Comme dans La revanche du limier des Baskerville, le pauvre Cian, énième fils de la famille a passé toute sa vie dans l’ombre pour aider ses ainés quitte à faire les basses besognes. Et tout ce qu’il obtient c’est une fin misérable et un couteau planté dans le dos !! Heureusement, il obtient une chance de changer sa vie et de se venger grâce à une régression. Et la première chose qu’il fait c’est d’aller chercher son épée démoniaque pour récupérer ses anciennes compétences, le tout en essayant de mettre au maximum des bâtons dans les roues de son frère ainé.

      La trame du récit n’est donc pas innovante, tout l’intérêt se trouve dans la personnalité de Cian et dans son art du combat. Il y a bien sûr des éléments propres à ce récit mais globalement, on n’est pas vraiment surpris sur le scénario.

      On apprécie l’usage de la gamme de couleur rouge-violet qui colle parfaitement au statut d’assassin de Cian et qui crée l’ambiance principale du récit. Par contre, le graphisme est parfois épuré et ne s’appesantit pas vraiment sur les arrière-plans. On a un premier tome qui répond aux codes du genre de façon efficace ce qui en fait un bon webtoon d’action fantastique.
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