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Titre de l'album : L'inca Blanc - Tome 1 - Le Yurak Runa Scenariste de l'album : Serge Perrotin Dessinateur de l'album : Alberto Foche Coloriste : Simon Champelovier Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Pérou, 1641. Werner de Hoock prend la route du retour après une mission scientifique pour le compte de la couronne d'Espagne. En Amazonie, il fait la rencontre de Hans, un très vieil européen qui dit être le Yuraq Runa, le dernier souverain de l'empire inca. Avant d'être le Yuraq Runa, le jeune Hans vivait paisiblement dans un village bavarois lorsqu'un drame terrible le fit basculer dans la haine et la violence. En 1566, il s'engage dans l'armée protestante qui lutte contre les catholiques de la Contre-Réforme. Mais, sa soif de vengeance tourne court et l'oblige à fuir sur un bateau. Le naufrage du navire lui fait alors prendre un tout autre chemin, une route semée d'embûches qui va le mener au contact des derniers résistants de l'empire inca... Critique : Je sais que nous sommes plusieurs ici relativement fasciné par cette période de la découverte et de l'exploration de l'amérique du sud. L'inca Blanc nous plonge donc dans cette aventure incroyable, plongeant dans le mystérieux passé de notre Inca Blanc. Les planches de Alberto Foche sont très jolies et collent bien au thème, et les couleurs de Simon Champelovier rendent plutôt justice à cette sublime Amazonie même si on aurait aimé parfois un peu plus de nuances et de finesses sur les fonds. L'ensemble est joli et plait bien à la rétine et l'histoire est telle qu'on ne peut que vouloir en lire la suite ! Les personnages sont encore un peu trop esquissés pour nous prendre aux tripes mais c'est un joli témoignage d'une époque ! Amis de l'aventure, de l'exploration et de l'amazonie, cette histoire semble taillée pour nous ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-inca-blanc-tome-1-le-yuraq-runa/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Je sais que nous sommes plusieurs ici relativement fasciné par cette période de la découverte et de l'exploration de l'amérique du sud. L'inca Blanc nous plonge donc dans cette aventure incroyable, plongeant dans le mystérieux passé de notre Inca Blanc. Les planches de Alberto Foche sont très jolies et collent bien au thème, et les couleurs de Simon Champelovier rendent plutôt justice à cette sublime Amazonie même si on aurait aimé parfois un peu plus de nuances et de finesses sur les fonds. L'ensemble est joli et plait bien à la rétine et l'histoire est telle qu'on ne peut que vouloir en lire la suite ! Les personnages sont encore un peu trop esquissés pour nous prendre aux tripes mais c'est un joli témoignage d'une époque ! Amis de l'aventure, de l'exploration et de l'amazonie, cette histoire semble taillée pour nous !
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Titre de l'album : L'île des riches Scenariste de l'album : Pierre Christin Dessinateur de l'album : Titwane Coloriste : Titwane Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Une île paradisiaque au milieu du Pacifique, plantée de rares et somptueuses villas d'architectes... C'est là que Sinclair est envoyé par son richissime patron pour négocier un achat. La mission devait donc se résumer à une visite des lieux, et quelques conversations avec les (plus ou moins sympathiques) îliens. Sauf que même les ultra-riches ne sont pas à l'abri des convulsions de mère Nature, et un ouragan est annoncé ! Critique : Ce "ile des riches" est une histoire d'anticipation écologique qui nous montre que même si les plus riches pouvaient se regrouper et se cacher sur une ile de toutes les excentricités, ils ne pourraient rien contre mère nature si celle-ci se décide à se rebeller. Une fable écologique plutôt bien pensée et bien dessinée mais qui pèche par un petit coté listing durant une bonne moitié de l'album. Listing des différents riches de chaque pays et de ce que leur argent leur permet de faire comme démesure. Un poil trop caricatural à mon gout. Surtout depuis une petite dizaine d'année où les milliardaires de tous bords se mettent en tête de gouverner la planète plus que de se cacher sur une ile et dépenser leurs fortunes. Mais cette BD c'est avant tout le tout dernier scenario de Pierre Christin. Le papa de Valérian avait ce scenario dans ses tiroirs et la maison Dargaud a décidé de l'éditer. Si le projet a vu le jour alors que l'auteur était encore de ce monde, il n'aura par contre jamais vu l'œuvre finie. Une BD hommage à l'un des plus grand scénariste des années 80. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-ile-des-riches?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Ce "ile des riches" est une histoire d'anticipation écologique qui nous montre que même si les plus riches pouvaient se regrouper et se cacher sur une ile de toutes les excentricités, ils ne pourraient rien contre mère nature si celle-ci se décide à se rebeller. Une fable écologique plutôt bien pensée et bien dessinée mais qui pèche par un petit coté listing durant une bonne moitié de l'album. Listing des différents riches de chaque pays et de ce que leur argent leur permet de faire comme démesure. Un poil trop caricatural à mon gout. Surtout depuis une petite dizaine d'année où les milliardaires de tous bords se mettent en tête de gouverner la planète plus que de se cacher sur une ile et dépenser leurs fortunes. Mais cette BD c'est avant tout le tout dernier scenario de Pierre Christin. Le papa de Valérian avait ce scenario dans ses tiroirs et la maison Dargaud a décidé de l'éditer. Si le projet a vu le jour alors que l'auteur était encore de ce monde, il n'aura par contre jamais vu l'œuvre finie. Une BD hommage à l'un des plus grand scénariste des années 80.
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Forever love - Quand la télé-réalité s'empare de l'amour
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
Voilà bien un sujet intrigant pour moi qui suis assez réfractaire à ce genre de programmes tv, ce qui n'est pas le cas de ma femme ! Et justement, le coeur du sujet serait ici selon Lola et Myrtille qui vont débattre activement sur le sujet. Elles mêmes sont fans des ces émissions et s'interrogent même sur la valeur à accorder à ce choix et s'il faut en avoir honte. En discutant avec des amies voire même une ancienne participante de "Mariés au premier regard" , elles vont passer au crible ces productions telles des médecins pratiquant une autopsie. Qui produit, définit le concept, ou encore fait les castings et comment ? Quelle place pour femmes et hommes dans les shows, ainsi que le choix des questions posées ? Elles réalisent un véritable audit, en décortiquant les éléments qui il est vrai, sont très centrés sur la femme et dans des relations hétéros. Les autres choix de sexualité sont assez minorés dans ces émissions comme elles le démontrent assez factuellement. Le reproche que je ferais, tient à cette exclusivité accordée aux débats entre filles ! Il est en effet regrettable que Lola et Myrtille n'aient jamais intégré un homme peu importe son orientation sexuelle, dans les débats, voire même interrogé un ancien participant. Cet entre-soi peut sembler déroutant parfois, de mon point de vue masculin évidemment. Il reste des discussions animées, ponctuées d'argumentaires solides et pertinents qui feront mouche. A découvrir par curiosité si on préfère le foot comme moi, ou si on regarde d'un oeil sois-disant "curieux" ces émissions, comme ma chère et tendre 🙂 . -
Forever love - Quand la télé-réalité s'empare de l'amour
Kevin Nivek a posté un sujet dans Toute la BD
Titre de l'album : Forever love - Quand la télé-réalité s'empare de l'amour Scenariste de l'album : Aziliz Kondracki, Anaïs Schenké Dessinateur de l'album : Anaïs Schenké Coloriste : Anaïs Schenké Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Pourquoi aimons-nous tant regarder des gens tomber amoureux à la télé ? Lola et Myrtille sont amies depuis toujours et partagent une passion : regarder ensemble des émissions de téléréalité sentimentales : Love is Blind, Mariés au premier regard, l'Amour est dans le pré et bien d'autres. Elles vibrent au rythme des épisodes et des participantes même si elles voient bien que tout est loin d'être parfait. Alors, ensemble, elles décident de s'interroger sur leur passion et ce qui les fascine. Avec un regard féministe et en acceptant leurs contradictions, elles portent un regard tendre et critique sur l'amour sur petit écran et analysent les mythes autour du couple, de la romance et de l'hétérosexualité. Critique : Voilà bien un sujet intrigant pour moi qui suis assez réfractaire à ce genre de programmes tv, ce qui n'est pas le cas de ma femme ! Et justement, le coeur du sujet serait ici selon Lola et Myrtille qui vont débattre activement sur le sujet. Elles mêmes sont fans des ces émissions et s'interrogent même sur la valeur à accorder à ce choix et s'il faut en avoir honte. En discutant avec des amies voire même une ancienne participante de "Mariés au premier regard" , elles vont passer au crible ces productions telles des médecins pratiquant une autopsie. Qui produit, définit le concept, ou encore fait les castings et comment ? Quelle place pour femmes et hommes dans les shows, ainsi que le choix des questions posées ? Elles réalisent un véritable audit, en décortiquant les éléments qui il est vrai, sont très centrés sur la femme et dans des relations hétéros. Les autres choix de sexualité sont assez minorés dans ces émissions comme elles le démontrent assez factuellement. Le reproche que je ferais, tient à cette exclusivité accordée aux débats entre filles ! Il est en effet regrettable que Lola et Myrtille n'aient jamais intégré un homme peu importe son orientation sexuelle, dans les débats, voire même interrogé un ancien participant. Cet entre-soi peut sembler déroutant parfois, de mon point de vue masculin évidemment. Il reste des discussions animées, ponctuées d'argumentaires solides et pertinents qui feront mouche. A découvrir par curiosité si on préfère le foot comme moi, ou si on regarde d'un oeil sois-disant "curieux" ces émissions, comme ma chère et tendre 🙂 . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/forever-love-quand-la-tele-realite-s-empare-de-l-amour/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement -
Titre de l'album : Des zombies dans le rétro Scenariste de l'album : Niccolo Testi Dessinateur de l'album : Giulio Ferrara Coloriste : Giulio Ferrara Editeur de l'album : Ankama Note : Résumé de l'album : Pour échapper à leur quotidien déprimant, Michel, Boris, Alban et Jean partent en week-end à la campagne. Heureux de se remémorer leurs souvenirs de jeunesse, ils prennent des champignons hallucinogènes. Rapidement, la situation dégénère et les quatre amis d'enfance se retrouvent poursuivis par des zombies affamés. Hallucinations ou réalité ? Ils ne sont pas sûrs, mais pour survivre, ils vont devoir mettre de côté leurs rancoeurs et affronter leurs peurs... Critique : 4 potes partant à la campagne pour se retrouver et trancher avec leur morne quotidien, vont faire la curieuse expérience de la confrontation brutale avec une horde de zombies ! Mais, car il y a un "mais" , les morts-vivants vont apparaître juste après une petite session de dégustation de champis hallucinogènes ! Alors, rêve ou réalité ?? Sous couvert de cette apparition soudaine et fantastique, le duo d'auteurs italiens nous fait découvrir le lien unissant les 4 protagonistes à travers leur passé. On multiplie donc les flashbacks durant le récit aux allures horrifiques du "présent" les mettant face à leurs peurs. L'entraide sera inévitable, les faisant aller au delà de broutilles altérant leur amitié actuelle. Ils sont tous de milieux et de jobs différents (quand ils en ont un), cette divergence pourrait bien être leur force dans l'adversité 😉 . Humour, épouvante ainsi qu'une petite touche d'émotion composeront le cocktail de ce one-shot assez convenu in fine. Le trait semi-réaliste est assez réussi et ne s'économise pas les détails, on reconnait bien les personnages à des âges différents. Il adapte les couleurs en fonction des trames temporelles. Les séquences passées seront teintées de bleu, marquant la différence avec le présent aux couleurs vives. Une lecture "pop-corn", passant sur l'originalité mais comblant par une belle histoire d'amitié. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/des-zombies-dans-le-retro/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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4 potes partant à la campagne pour se retrouver et trancher avec leur morne quotidien, vont faire la curieuse expérience de la confrontation brutale avec une horde de zombies ! Mais, car il y a un "mais" , les morts-vivants vont apparaître juste après une petite session de dégustation de champis hallucinogènes ! Alors, rêve ou réalité ?? Sous couvert de cette apparition soudaine et fantastique, le duo d'auteurs italiens nous fait découvrir le lien unissant les 4 protagonistes à travers leur passé. On multiplie donc les flashbacks durant le récit aux allures horrifiques du "présent" les mettant face à leurs peurs. L'entraide sera inévitable, les faisant aller au delà de broutilles altérant leur amitié actuelle. Ils sont tous de milieux et de jobs différents (quand ils en ont un), cette divergence pourrait bien être leur force dans l'adversité 😉 . Humour, épouvante ainsi qu'une petite touche d'émotion composeront le cocktail de ce one-shot assez convenu in fine. Le trait semi-réaliste est assez réussi et ne s'économise pas les détails, on reconnait bien les personnages à des âges différents. Il adapte les couleurs en fonction des trames temporelles. Les séquences passées seront teintées de bleu, marquant la différence avec le présent aux couleurs vives. Une lecture "pop-corn", passant sur l'originalité mais comblant par une belle histoire d'amitié.
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Le premier tome du génie de Beyrouth avait été pour moi un superbe découverte d'une ville que je connais. Une ville qui subit en ce moment régulièrement des bombardements à tel point que l'on a l'impression que cette histoire se passe à l'heure actuelle. Et je dois dire que... j'ai été un peu déçu par ce tome 2 😞 Je l'ai trouvé très rapide à lire et un peu plus creux que le précédent. On se concentre ici plus sur notre narrateur que sur Beyrouth. Un narrateur journaliste qui nous montre la guerre et la destruction de Beyrouth mais pas vraiment le génie et la magie de Beyrouth comme dans le premier. Graphiquement j'ai eu l'impression d'avoir des cases plus grandes contenant donc moins d'histoire. Ce n'est pas faire injure à XXX de dire que son style de dessin ne se prête pas tellement à de grandes cases. On se retrouve avec un tome au final très vite lu et ne retrouvant pas le charme du précédent. C'est un peu dommage
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Titre de l'album : Le génie de Beyrouth tome 2 Scenariste de l'album : Sélim Nassib Dessinateur de l'album : Lena Merhej Coloriste : Lena Merhej Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Juin 1982. Sept ans de guerre civile ont divisé la capitale du Liban en deux : Beyrouth-Est, à majorité chrétienne, et Beyrouth-Ouest, à majorité musulmane, assiégée par l'armée israélienne qui veut en chasser l'OLP. Des centaines de journalistes partagent la vie terrible, drôle et surréelle de la population. Parmi eux, Youssef, croisé à la fin du tome 1, va faire la connaissance de Hyam, jeune fille qui veut fuir son père et ne rêve que de liberté... Dans les rues affamées et bombardées, le Génie de Beyrouth survit grâce à la plume légère de Sélim Nassib et au pinceau lumineux de Léna Merhej. Critique : Le premier tome du génie de Beyrouth avait été pour moi un superbe découverte d'une ville que je connais. Une ville qui subit en ce moment régulièrement des bombardements à tel point que l'on a l'impression que cette histoire se passe à l'heure actuelle. Et je dois dire que... j'ai été un peu déçu par ce tome 2 😞 Je l'ai trouvé très rapide à lire et un peu plus creux que le précédent. On se concentre ici plus sur notre narrateur que sur Beyrouth. Un narrateur journaliste qui nous montre la guerre et la destruction de Beyrouth mais pas vraiment le génie et la magie de Beyrouth comme dans le premier. Graphiquement j'ai eu l'impression d'avoir des cases plus grandes contenant donc moins d'histoire. Ce n'est pas faire injure à XXX de dire que son style de dessin ne se prête pas tellement à de grandes cases. On se retrouve avec un tome au final très vite lu et ne retrouvant pas le charme du précédent. C'est un peu dommage Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-genie-de-beyrouth-tome-2-tome-2?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : L'île au trésor - édition prestige Scenariste de l'album : David Chauvel Dessinateur de l'album : Fred Simon Coloriste : Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Découvrez l'histoire incroyable de Long John Silver, le pirate le plus célèbre de la littérature jeunesse. La vie du jeune Jim Hawkins est changée à tout jamais le jour où il trouve, dans les bagages d'un vieux loup de mer balafré, une carte mystérieuse qui révèle la position d'une île lointaine et fabuleuse : l'île au trésor... Il embarque dès lors à bord de l'Hispaniola, fait la connaissance d'un certain John Silver... Et débute une incroyable aventure ! Critique : Publié en 1883 déjà, le grand roman d'aventures de RL Stevenson ayant façonné l'imaginaire pirate dans l'inconscient collectif, fait l'objet d'une adaptation BD des plus réussies ! Plutôt une réédition des trois ouvrages parus en 2009 pour le duo Chauvel/Simon, dans un écrin de qualité scindé en trois chapitres. On a beau connaître l'histoire, c'est toujours un régal de se plonger dans cette aventure au souffle épique avec des noms de personnages cultes, tels le capitaine Flint, le jeune Jim Hawkins et bien entendu le maître coq Long John Silver ! De solides protagonistes au service d'un scénario brillant qui pourrait surprendre les chanceux n'ayant jamais lu le roman ou une autre adaptation BD. Cet étrange marin alcoolique installé dans l'auberge des parents de Jim, puis les premières tensions avec des ombres menaçantes alentours, des meurtres, puis la découverte de la fameuse carte ! Le large et son immensité mystérieuse s'ouvre alors au jeune héros qui va apprécier et admirer le chef cuistot mais très vite découvrir les véritables intentions de Long John. Courses poursuites, duels, sabotages, sans oublier le fameux trésor lui même, le scénario de l'écrivain écossais frise la perfection tant il semble contemporain dans le traitement du rythme et son suspens. Les deux auteurs adaptent avec brio ce grand roman, car si les événements son fidèlement retranscris, le dessin de Fred Simon illustre aussi parfaitement les péripéties de Jim. D'un trait semi-réaliste, il réalise de merveilleux paysages, des falaises britanniques à la typologie de l'île elle même, en passant par les séquences maritimes à bord du bateau, tout est précis, détaillé et doté d'une belle profondeur de champ. En refermant ces pages, on aurait presque envie de repartir à l'aventure avec le formidable triptyque Long John Silver (Dargaud) 😉 "Hé ho, et une bouteille de rhum" Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-ile-au-tresor-prestige/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Dernière aube Scenariste de l'album : Jérémie Guez Dessinateur de l'album : Attila Futaki Coloriste : Attila Futaki Editeur de l'album : Dupuis - Air Libre Note : Résumé de l'album : John Martyrosian a passé sa vie à traquer des hommes dans toute la Louisiane pour le compte d'un chef mafieux russe. Sa retraite, il l'a méritée, sur une petite île au large de la Floride, il a bien l'intention de crever là... Mais c'était compter sans son patron qui va le sortir de sa retraite pour une mission bien particulière : il doit retrouver une gamine qui a disparu à la Nouvelle-Orléans, la fille d'un puissant couple afro-américain. Il va trouver sur sa route un allié contre nature, Matthew Ferrara, un agent du FBI chargé lui aussi de retrouver la jeune femme. Ensemble, l'improbable duo va se lancer sur les traces d'un redoutable prédateur, qui les entraînera dans l'enfer d'une ville gangrenée par le mal. Un cocktail explosif et sombre imaginé par le déjà culte romancier et cinéaste français Jérémie Guez et mis en images par le talentueux dessinateur hongrois Attila Futaki, un habitué des récits enlevés et sans temps morts. Critique : Bon alors avant de réellement entrer dans le vif du sujet de la critique de cette sublime BD, je dois avouer que je ne savais pas du tout que l'artiste Attila Futaki était décédé brutalement à 39 ans à peine. C'est super triste au vu de la maestria graphique que j'ai eu le plaisir de découvrir sur ce Dernière Aube. C'est le plus beau dessin et la plus belle mise en page que j'ai vu depuis plus belle lurette. C'est sublime. Les visages, les émotions, les paysages mais surtout les yeux. Rien n'est à jeter. Rien. Et ce sublime dessin est mis en avant par un scenario aux petits oignons. Un polar à l'américaine, qui rappellera à tout lecteur les meilleurs films des années 90. Une double enquête, un gentil "méchant" qui a de la gueule, des hommes de paroles, un agent du FBI aux méthodes troubles mais aussi un véritable méchant, des retournements de situations et une fin digne du silence des agneaux. Autant vous dire que j'ai adoré. Tout. De la première à la dernière page. De l'hommage d'Azzarello en préface à celui de Jeremy Guez en post face. Allez-y sans retenue, sans réfléchir et découvrez LA BD de l'année. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/aire-noire-derniere-aube?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Caboche tome 1 - Galères Saint-Boliques Scenariste de l'album : Azéo Dessinateur de l'album : Laxxx Coloriste : Laxxx Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Une épée entourée d'un énorme rocher sur le dos, Prota parcourt le monde dans l'espoir de trouver le Saint Bol. Selon la légende, cet artefact légendaire permettrait d'exaucer tous les souhaits... et donc de se débarrasser de cet étrange casque qui semble vissé à sa tête. Son périple, aussi périlleux que déjanté, est jalonné de rencontres improbables : une galerie de compagnons d'infortune hauts en couleur, tous plus attachants et barrés les uns que les autres. Relecture libre et joyeusement irrévérencieuse de la légende arthurienne. Critique : Après Nocturnos, je découvre le dernier album des éditions Morgen avec ce titre très atypique dans le monde de la bande dessinée actuel. Le scénariste s'inspire de la légende arthurienne avec la fameuse épée prise dans la roche, pour mieux la détourner en dérision. En effet, le personnage principal nommé Prota possède une musculature à toute épreuve. Il arrache l'épée avec son socle rocheux pour reprendre la route avec son énorme fardeau sur le dos en quête du Saint Bol. Très vite, on s'éloigne de la source d'inspiration principal pour découvrir un récit étrange et surtout complètement absurde à tout niveau. Prota fait beaucoup de rencontre se réglant souvent à coup de rocher dans lequel est prisonnier l'épée. Les bastons s’enchaînent pour permettre à Prota de se défouler en fracassant des têtes souvent enfermées dans des casques. La finalité de la quête est juste un argument pour que Prota se défoule. La partie graphique est en noir et blanc en parfaite adéquation avec le récit, très musclé et dynamique. A force d'utilisation de déformer les corps pour frapper plus fort, il est parfois difficile de comprendre l'action un peu brouillonne. L'édition de l'album est soignée avec une couverture souple. Caboche commence un diptyque inclassifiable et très original tout en laissant interrogatif sur une histoire sans prise de tête pour suivre des combats improbables. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/caboche-tome-1-galeres-saint-boliques/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Gunnar le vampire Scenariste de l'album : Nicolas Dumontheuil Dessinateur de l'album : Nicolas Dumontheuil Coloriste : Nicolas Dumontheuil Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : 1910, quelque part en Bourgogne, tout le monde s'affaire dans l'atelier de couture de M. Gunnar. Outre ses incontestables qualités de maître d'ouvrage, Gunnar n'est pas un quidam comme les autres, et ça, tout le village le sait bien. C'est aussi une créature hybride dont les contes et légendes murmurent les sanglants méfaits depuis la nuit des temps : un vampire ! Pourtant, Gunnar est totalement inoffensif, car il ne croque ni ne mord les humains, leur préférant des mets socialement plus acceptables, ce qui en fait, depuis des lustres, une célébrité locale. Mais quand des animaux de la ferme et autres compagnons de table se font copieusement dévorer la nuit venue, les soupçons se portent sur Gunnar. Aurait-il trahi la confiance des villageois après tant d'années ou le coupable viendrait-il d'ailleurs...? Sous le vernis d'un récit choral qui emprunte ses humeurs au genre fantastique, Nicolas Dumontheuil, en véritable homme de lettres, manie le verbe et la bonne formule avec excellence et beauté littéraire pour nous conter les drôles d'aventures de son cher Gunnar, et compose une comédie de moeurs si belle qu'elle en ferait presque blêmir son immortel héros. En plus de dresser le portrait d'une époque désuète, où la vie semblait plus simple qu'aujourd'hui, avec moult références historiques et jeux de mots bien sentis, l'auteur nous régale de son regard sur ce petit monde qui résonne terriblement avec la société actuelle. Critique : Une nouvelle BD de Nicolas Dumontheuil, c'est pour moi la promesse d'une BD décalée. Parfois un peu trop mais toujours des albums qui ne laissent pas indifférent. Sur ce nouvel album je dois bien vous dire que je le trouve presque un peu sage. Pas d'extravagance ici. Juste l'histoire d'un vampire qui se percute une fois de plus (de trop) à la complexité de la vie éternelle. Une vie éternelle qui le voit devoir assister à la mort de l'amour de sa vie. Une mort de vieillesse paisible qui lui fait se poser des questions. La ou l'on retrouve la patte Dumontheuil sur cet album, c'est sur le florilège de seconds rôles tous plus truculents les uns que les autres. Si l'évolution de Gunnar est plutôt cousu de fils blancs, les personnages qui gravitent autour de ce vampire bien connu, sont particulièrement savoureux et apporte une touche de loufoque qui tranche avec un Gunnar tellement vieux qu'il s'en trouve détaché des problématiques des mortels. Un gros album très dense au rythme reposant, qui nous montre Gunnar en vampire gentleman, vivant son immortalité avec une mélancolie étonnante. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/aire-libre-gunnar-le-vampire?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Publié en 1883 déjà, le grand roman d'aventures de RL Stevenson ayant façonné l'imaginaire pirate dans l'inconscient collectif, fait l'objet d'une adaptation BD des plus réussies ! Plutôt une réédition des trois ouvrages parus en 2009 pour le duo Chauvel/Simon, dans un écrin de qualité scindé en trois chapitres. On a beau connaître l'histoire, c'est toujours un régal de se plonger dans cette aventure au souffle épique avec des noms de personnages cultes, tels le capitaine Flint, le jeune Jim Hawkins et bien entendu le maître coq Long John Silver ! De solides protagonistes au service d'un scénario brillant qui pourrait surprendre les chanceux n'ayant jamais lu le roman ou une autre adaptation BD. Cet étrange marin alcoolique installé dans l'auberge des parents de Jim, puis les premières tensions avec des ombres menaçantes alentours, des meurtres, puis la découverte de la fameuse carte ! Le large et son immensité mystérieuse s'ouvre alors au jeune héros qui va apprécier et admirer le chef cuistot mais très vite découvrir les véritables intentions de Long John. Courses poursuites, duels, sabotages, sans oublier le fameux trésor lui même, le scénario de l'écrivain écossais frise la perfection tant il semble contemporain dans le traitement du rythme et son suspens. Les deux auteurs adaptent avec brio ce grand roman, car si les événements son fidèlement retranscris, le dessin de Fred Simon illustre aussi parfaitement les péripéties de Jim. D'un trait semi-réaliste, il réalise de merveilleux paysages, des falaises britanniques à la typologie de l'île elle même, en passant par les séquences maritimes à bord du bateau, tout est précis, détaillé et doté d'une belle profondeur de champ. En refermant ces pages, on aurait presque envie de repartir à l'aventure avec le formidable triptyque Long John Silver (Dargaud) 😉 "Hé ho, et une bouteille de rhum"
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Titre de l'album : Les âges perdus tome 4 - La cité du Roi Taon (fin) Scenariste de l'album : Jérôme Le Gris Dessinateur de l'album : Didier Poli | Luca Bulgheroni Coloriste : Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Sans l'aide de l'Arpenteuse Mara, Elaìne n'aurait jamais pu aller au bout de sa quête. Après avoir traversé la Mer des Aigles et la Terre des Meutes, elle accomplit enfin la mission que son père Primus s'était fixée : atteindre la cité qui abrite les vestiges des savoirs anciens, la cité du Roi-Taon. Celui-ci ne s'est pas contenté de protéger les écrits d'avant l'embrasement. S'il maîtrise la culture de l'engrain, il a également développé l'élevage. Chaque île de la lagune abrite à présent des troupeaux d'aurochs et de longs-coureurs, troupeaux qui, ainsi enfermés, ne sont plus disponibles pour les autres clans, ce qui met en péril leur propre nomadisme... Il permet certes aux siens d'être sédentaires et de ne plus risquer leur vie dans les migrations, mais il empêche aussi le nomadisme des autres. Ce roi Taon partage la folie et la logique de Primus : la fin justifie les moyens. Et cette démesure risque de provoquer à nouveau celle des meutes alentour. Elaìne se retrouve face à un choix : faire du rêve de son père une réalité en reconstruisant le monde d'avant, ou suivre le chemin de l'Infini Vagabond - « à temps nouveaux, savoirs nouveaux » ... Voici le quatrième et dernier tome des Âges perdus, quête haletante créée par Jérôme Le Gris et Didier Poli, et reprise par Luca Bulgheroni. Sur fond de combats titanesques contre des écorcheurs et de courses-poursuites avec les effrayants hommes-cerfs, les auteurs exposent l'une des théories les plus passionnantes de notre Histoire : la sédentarisation, ce changement radical dans notre civilisation, n'est-elle pas à la source de la violence de masse et de l'appropriation des ressources ? Critique : Il est là ! Il est sorti ! le dernier tome des Ages perdus, fable post apocalyptique qui nous voit suivre Elaine, jeune arpenteuse, dans une quête initiatique qui l'amènera à prendre des décisions qui impacteront le futur des hommes. Dans cette critique je ne reviendrai pas sur la qualité graphique de ce que nous offre Didier Poli et Luca Bulgheroni. C'est toujours aussi beau, aussi détaillé et toujours ce qui se fait de mieux dans la BD européenne actuelle. Je préfère revenir sur le scenario de Jérôme Le Gris. Et ca va être dure de ne pas trop en dire dans la critique comme on le fait ici. Il nous avait laissé Elaine devant un choix à la découverte de la cité du roi Taon, mais surtout sur une réflexion sur le cout de la "modernité". Et Elaine, elle qui cherchait désespérément cette cité en hommage au sacrifice de son père, se trouve devant un choix radical de style de vie. Un choix qui pourrait bien impacter plus que sa propre destinée. Jérôme Le Gris nous présente deux choix assez radicaux et un poil trop manichéen pour moi (d'ou l"étoile en moins) : Faut-il reproduire ce qui se faisait avant étant quitte à reproduire les problématiques qui vont avec où vaut-il mieux repartir à zéro, pour être plus en osmose avec la nature avec les risques que cela implique ? Si le choix d'Elaine parait évident, le traitement et la radicalité de ce tome est particulièrement marquant. Le semblant de modernité de la cité n'a pas fait oublier à nos auteurs l'état du monde dans lequel elle résiste ni sa dureté. Sans juger ni débattre la décision prise par Elaine, on ne peut qu'être impressionné par l'ensemble de cette minisérie, la profondeur de cet univers et vous encourager à vous plonger dans la vie des hommes des Ages perdus ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-ages-perdus-tome-4-la-cite-du-roi-taon?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Facile - Le guide pratique de la vie d'adulte Scenariste de l'album : Margaux Motin Dessinateur de l'album : Margaux Motin Coloriste : Margaux Motin Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Créé et illustré par Margaux Motin, FACILE aborde les fondamentaux du quotidien de manière simple, concrète et directement applicable. C'est le guide idéal, destiné à celles et ceux qui s'apprêtent à prendre leur envol, ou qui sont déjà lancés et parfois dépassés, mais aussi aux parents qui veulent transmettre les bons repères avec simplicité. Vous y trouverez toutes les clés de la vie d'adulte afin de toujours savoir quoi faire, quand et comment. Les illustrations donnent le ton : oui, le quotidien peut être plus drôle et plus léger quand on a les bons outils pour le gérer ! Critique : Voir ses enfants quitter le nid familial reste une épreuve pour les parents, on se demande s'ils sont prêts, étant donné que dans une écrasante majorité, les jeunes adultes participent peu aux tâches ménagères et administratives. Margaux Motin étant concernée par cette petite révolution personnelle, s'est lancée dans l'élaboration d'un guide pratique à leur attention. Un ouvrage épais mais avec un sommaire scindant tous les conseils pour bien débuter dans cette nouvelle vie. On peut ainsi piocher dans les titres des chapitres et aller directement au sujet concerné. 5 grandes parties avec chacune leurs sous-dossiers, pour un gigantesque tour d'horizon des éventuels problèmes que peuvent rencontrer nos enfants ! On débute avec la santé et tous les conseils administratifs sur la sécu et la mutuelle, les conduites à tenir sur sa propre santé, les pharmacies, médecins et autres professionnels, tout est passé en revue pour un chapitre on ne peut plus complet. Vient ensuite le logement, loyer, achat, charges de copro, syndic, voisins, déménagement etc.... La vie quotidienne avec ses factures et ses abonnements, le ménage, l'alimentation, le bricolage et de nombreux conseils pour se sentir bien et en sécurité chez soi. Un avant-dernier chapitre sur la vie administrative, carte d'identité, passeport, mairie, le vote, FranceConnect, contraventions, un autre large tour d'horizon particulièrement aidant. On finit avec les études, classes prépa, stages, aides en place, examens, présentation orale, de biens précieux conseils pour nos jeunes adultes. Un formidable recueil de conseils avisés qui aideront les moins informé(es) dans la vingtaine mais pas que, à l'heure où la phobie administrative gagne du terrain dans un pays toujours plus touché par le fameux "mille-feuilles" administratif, je me dis en finissant ces pages que cet ouvrage pourrait aider un grand nombre d'adultes tout court, voire des personnes étrangères arrivant sur le territoire (à condition de savoir lire le français bien évidemment) . Complet avec une touche d'humour pour dédramatiser les situations et aider tout ce petit monde à entrer dans la vie du bon pied ! Objectif atteint, merci Margaux Motin 😉 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/facile-le-guide-pratique-de-la-vie-d-adulte/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Voir ses enfants quitter le nid familial reste une épreuve pour les parents, on se demande s'ils sont prêts, étant donné que dans une écrasante majorité, les jeunes adultes participent peu aux tâches ménagères et administratives. Margaux Motin étant concernée par cette petite révolution personnelle, s'est lancée dans l'élaboration d'un guide pratique à leur attention. Un ouvrage épais mais avec un sommaire scindant tous les conseils pour bien débuter dans cette nouvelle vie. On peut ainsi piocher dans les titres des chapitres et aller directement au sujet concerné. 5 grandes parties avec chacune leurs sous-dossiers, pour un gigantesque tour d'horizon des éventuels problèmes que peuvent rencontrer nos enfants ! On débute avec la santé et tous les conseils administratifs sur la sécu et la mutuelle, les conduites à tenir sur sa propre santé, les pharmacies, médecins et autres professionnels, tout est passé en revue pour un chapitre on ne peut plus complet. Vient ensuite le logement, loyer, achat, charges de copro, syndic, voisins, déménagement etc.... La vie quotidienne avec ses factures et ses abonnements, le ménage, l'alimentation, le bricolage et de nombreux conseils pour se sentir bien et en sécurité chez soi. Un avant-dernier chapitre sur la vie administrative, carte d'identité, passeport, mairie, le vote, FranceConnect, contraventions, un autre large tour d'horizon particulièrement aidant. On finit avec les études, classes prépa, stages, aides en place, examens, présentation orale, de biens précieux conseils pour nos jeunes adultes. Un formidable recueil de conseils avisés qui aideront les moins informé(es) dans la vingtaine mais pas que, à l'heure où la phobie administrative gagne du terrain dans un pays toujours plus touché par le fameux "mille-feuilles" administratif, je me dis en finissant ces pages que cet ouvrage pourrait aider un grand nombre d'adultes tout court, voire des personnes étrangères arrivant sur le territoire (à condition de savoir lire le français bien évidemment) . Complet avec une touche d'humour pour dédramatiser les situations et aider tout ce petit monde à entrer dans la vie du bon pied ! Objectif atteint, merci Margaux Motin 😉
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Titre de l'album : La longue marche de Lucky Luke - Un hommage à Lucky Luke - vu par Matthieu Bonhomme - Tome 3 Scenariste de l'album : Matthieu Bonhomme Dessinateur de l'album : Matthieu Bonhomme Coloriste : Matthieu Bonhomme Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Forêts du nord du Minnesota, territoire Lakota. Lucky Luke est chargé par Mr Cramp, patron de l'imposante « Cramp Compagny », de retrouver son neveu, qui aurait été enlevé à la naissance par la tribu des Pieds-bleus. Luke retrouve l'enfant - désormais âgé de 10 ans, nommé Nuage Rouge et fils adoptif du chef Lance de Bois - , mais réalise vite que Cramp cherche en fait à éliminer cet héritier et rival, pour s'approprier pleinement l'entreprise familiale. Le cowboy fuit immédiatement avec Nuage Rouge désormais en danger vers le Canada et entame une marche longue et périlleuse entre forêt glaciale, loups affamés et (quatre) redoutables desperados envoyés par Cramp ! Déjà installé avec succès dans le territoire de Lucky Luke, Matthieu Bonhomme renouvelle le genre en jouant avec les personnages bien connus de la série (ainsi qu'à d'autres issus de l'actualité !) tout en montant encore d'un cran sa virtuosité graphique. Il nous offre un grand western, qui mêle brillamment la plus pure tradition de l'aventure avec un regard tendre, drôle et engagé. Critique : Les deux premiers Lucky Luke vu par Matthieu Bonhomme nous avaient beaucoup plu ici même si tout le monde n'avait guère goûté voir Luke vieillir et devenir un personnage adulte. Ceci étant le dessin avait mis tout le monde à l'aise entre l'hommage bien vu et le respect des codes du genre. Ce troisième tome avait donc un défi de taille à relever. Et Mathieu Bonhomme a fait un choix audacieux, déplacer son action dans la neige, dans l'hiver car dans la mythologie du Western, les grands espaces sont le plus souvent écrasés par le soleil. J'ai apprécié son clin d'oeil appuyé au titre de l'un des Blueberry les plus marquant sauf qu'ici on est assez loin du sujet de cet album là. Des clins d'oeil l'auteur va nous en livrer beaucoup, s'amusant entre références à l'actualité, à l'univers de Lucky Luke ou au Western en général. On appréciera même s'il va nous manquer un petit quelque chose du côté de l'histoire pour rendre cette aventure aussi marquante que les précédentes. La conclusion y est d'ailleurs un petit peu plus facile et moins marquante que sur les autres opus. Les amateurs de Lucky Luke vu par Matthieu Bonhomme vont y trouver leur compte mais pour les autres il faudra passer son tour, si les deux premiers ne vous ont pas convaincu, celui-ci est à mon avis un léger cran en dessous. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/un-hommage-a-lucky-luke-la-longue-marche-de-lucky-luke/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Bon alors avant de réellement entrer dans le vif du sujet de la critique de cette sublime BD, je dois avouer que je ne savais pas du tout que l'artiste Attila Futaki était décédé brutalement à 39 ans à peine. C'est super triste au vu de la maestria graphique que j'ai eu le plaisir de découvrir sur ce Dernière Aube. C'est le plus beau dessin et la plus belle mise en page que j'ai vu depuis plus belle lurette. C'est sublime. Les visages, les émotions, les paysages mais surtout les yeux. Rien n'est à jeter. Rien. Et ce sublime dessin est mis en avant par un scenario aux petits oignons. Un polar à l'américaine, qui rappellera à tout lecteur les meilleurs films des années 90. Une double enquête, un gentil "méchant" qui a de la gueule, des hommes de paroles, un agent du FBI aux méthodes troubles mais aussi un véritable méchant, des retournements de situations et une fin digne du silence des agneaux. Autant vous dire que j'ai adoré. Tout. De la première à la dernière page. De l'hommage d'Azzarello en préface à celui de Jeremy Guez en post face. Allez-y sans retenue, sans réfléchir et découvrez LA BD de l'année.
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Les deux premiers Lucky Luke vu par Matthieu Bonhomme nous avaient beaucoup plu ici même si tout le monde n'avait guère goûté voir Luke vieillir et devenir un personnage adulte. Ceci étant le dessin avait mis tout le monde à l'aise entre l'hommage bien vu et le respect des codes du genre. Ce troisième tome avait donc un défi de taille à relever. Et Mathieu Bonhomme a fait un choix audacieux, déplacer son action dans la neige, dans l'hiver car dans la mythologie du Western, les grands espaces sont le plus souvent écrasés par le soleil. J'ai apprécié son clin d'oeil appuyé au titre de l'un des Blueberry les plus marquant sauf qu'ici on est assez loin du sujet de cet album là. Des clins d'oeil l'auteur va nous en livrer beaucoup, s'amusant entre références à l'actualité, à l'univers de Lucky Luke ou au Western en général. On appréciera même s'il va nous manquer un petit quelque chose du côté de l'histoire pour rendre cette aventure aussi marquante que les précédentes. La conclusion y est d'ailleurs un petit peu plus facile et moins marquante que sur les autres opus. Les amateurs de Lucky Luke vu par Matthieu Bonhomme vont y trouver leur compte mais pour les autres il faudra passer son tour, si les deux premiers ne vous ont pas convaincu, celui-ci est à mon avis un léger cran en dessous.
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Titre de l'album : Le Royaume d'après - Tome 3 - L'éther Scenariste de l'album : Marc Dubuisson Dessinateur de l'album : Margaux Saltel Coloriste : Margaux Saltel Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Enfin arrivée dans l'Éther, la petite troupe se rapproche de Mary, la soeur de Christopher. Mais encore faut-il pouvoir la sauver. Comment faire alors que Morrigan a été enlevée par le terrible Eliagorh ? Christopher arrivera-t-il à utiliser la magie ? Dans un monde où celle-ci est complètement interdite, le danger sera difficile à écarter. Heureusement que l'Éther est aussi peuplé d'alliés... et qu'on y trouve de délicieux beignets aux myrtilles ! Critique : Ce tome 3 vient clôturer cette jolie série jeunesse qui aborde le deuil sous l'angle du fantastique pour nous délivrer un joli message d'espoir. Si elle est plutôt destinée à un public jeune, elle garde une réelle profondeur et une grande tendresse. Le dénouement est classique et convenu mais assez bien amené et tout en logique, cette histoire n'effraiera pas nos plus jeunes tout en leur délivrant une bien jolie réflexion. Si les dessins de Margaux Saltel ne sont pas dans le style que j'affectionne le plus, ils se rapprochent néanmoins des animations des dessins animés actuels de bonne facture. Les personnages et les scènes sont facilement lisibles et même quand il y a usage de magie cela reste assez limpide avec de bien jolies couleurs. Cette petite série de bd fera probablement du bien à des jeunes confrontés à des difficultés qu'on aurait souhaité qu'il n'aient jamais à affronter comme la perte d'un être cher. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-royaume-d-apres-tome-3-l-ether/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Ce tome 3 vient clôturer cette jolie série jeunesse qui aborde le deuil sous l'angle du fantastique pour nous délivrer un joli message d'espoir. Si elle est plutôt destinée à un public jeune, elle garde une réelle profondeur et une grande tendresse. Le dénouement est classique et convenu mais assez bien amené et tout en logique, cette histoire n'effraiera pas nos plus jeunes tout en leur délivrant une bien jolie réflexion. Si les dessins de Margaux Saltel ne sont pas dans le style que j'affectionne le plus, ils se rapprochent néanmoins des animations des dessins animés actuels de bonne facture. Les personnages et les scènes sont facilement lisibles et même quand il y a usage de magie cela reste assez limpide avec de bien jolies couleurs. Cette petite série de bd fera probablement du bien à des jeunes confrontés à des difficultés qu'on aurait souhaité qu'il n'aient jamais à affronter comme la perte d'un être cher.
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La France Empire - Enquêtes sur les blessures des territoires colonisés
Kevin Nivek a posté un sujet dans Toute la BD
Titre de l'album : La France Empire - Enquêtes sur les blessures des territoires colonisés Scenariste de l'album : collectif Dessinateur de l'album : collectif Coloriste : collectif Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Huit enquêtes choc pour regarder notre histoire coloniale en face et en finir avec un déni national. En Guyane, de jeunes autochtones enlevés, francisés et christianisés de force. En Algérie, le viol comme arme de guerre pour terroriser la population. En Polynésie, des essais nucléaires «sans risque» qui irradient les locaux. Partout où la colonisation française est passée, elle a laissé des blessures encore grandes ouvertes aujourd'hui. La Revue Dessinée documente depuis de nombreuses années ce sinistre héritage en Afrique, en Amérique, en Océanie ou dans les territoires d'Outre-Mer. Elle rassemble pour la première fois dans cet album huit enquêtes choc qui mettent en évidence un déni national. Critique : Après les excellents "Vertiges" et "Ils nous ruinent la santé", l'association La revue dessinée/Casterman poursuit son chemin avec huit enquêtes sur la "France-Afrique" et ses colonies. La France et son "Empire" étendu au milieu du 19ème siècle avec toutes les répercussions de sa présence auprès des natifs. Ainsi vous irez de la lointaine Polynésie à la Guyane en passant par La Réunion et l'Afrique. L'Asie est oubliée, suite au passage dévastateur des américains après nous ? Ce tour du monde commence par le traitement infligé aux tirailleurs sénégalais enrôlés de force durant la seconde guerre mondiale et n'ayant jamais perçu leur solde pourtant amplement méritée. Certains ont même "disparus" , la grande muette se montrant une nouvelle fois peu loquace sur le sujet ! On reste en Afrique avec les viols perpétrés par l'armée française durant la guerre d'Algérie, sous l'oeil bienveillant de la hiérarchie ! Des emprisonnements ou séances de tortures basculant dans l'horreur, sans aucunes répercussions pour les auteurs... Direction ensuite la Polynésie et les nombreux essais nucléaires post-guerre du général De Gaulle, avec des répercussions écologiques et humaines dramatiques, une fois encore passées sous silence ! La Réunion et la Guyane nous racontent leurs enfants "perdus", idem pour la Nouvelle-Calédonie sombrant toujours un peu plus dans la violence et à l'avenir incertain. Vous finirez par le pillage des oeuvres primaires africaines, exposées entre autres au musée Jacques Chirac à Paris. La France "en pire" donc, bataillant avec son passé malgré la décolonisation de certaines "possessions" et mettant en avant toutes les difficultés qu'ont les hommes politiques (de tous bords) à reconnaître les actes commis. Un véritable déni national malgré des preuves accablantes du collectif d'auteurs jalonnant ces enquêtes. Je pense à l'empire britannique et son Commonwealth et me demande après cette lecture, s'il fait face aux mêmes problèmes aujourd'hui ! Une nouvelle lecture passionnante et formidablement illustrée ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-france-empire-enquetes-sur-les-blessures-des-territoires-colonises/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement-
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La France Empire - Enquêtes sur les blessures des territoires colonisés
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Après les excellents "Vertiges" et "Ils nous ruinent la santé", l'association La revue dessinée/Casterman poursuit son chemin avec huit enquêtes sur la "France-Afrique" et ses colonies. La France et son "Empire" étendu au milieu du 19ème siècle avec toutes les répercussions de sa présence auprès des natifs. Ainsi vous irez de la lointaine Polynésie à la Guyane en passant par La Réunion et l'Afrique. L'Asie est oubliée, suite au passage dévastateur des américains après nous ? Ce tour du monde commence par le traitement infligé aux tirailleurs sénégalais enrôlés de force durant la seconde guerre mondiale et n'ayant jamais perçu leur solde pourtant amplement méritée. Certains ont même "disparus" , la grande muette se montrant une nouvelle fois peu loquace sur le sujet ! On reste en Afrique avec les viols perpétrés par l'armée française durant la guerre d'Algérie, sous l'oeil bienveillant de la hiérarchie ! Des emprisonnements ou séances de tortures basculant dans l'horreur, sans aucunes répercussions pour les auteurs... Direction ensuite la Polynésie et les nombreux essais nucléaires post-guerre du général De Gaulle, avec des répercussions écologiques et humaines dramatiques, une fois encore passées sous silence ! La Réunion et la Guyane nous racontent leurs enfants "perdus", idem pour la Nouvelle-Calédonie sombrant toujours un peu plus dans la violence et à l'avenir incertain. Vous finirez par le pillage des oeuvres primaires africaines, exposées entre autres au musée Jacques Chirac à Paris. La France "en pire" donc, bataillant avec son passé malgré la décolonisation de certaines "possessions" et mettant en avant toutes les difficultés qu'ont les hommes politiques (de tous bords) à reconnaître les actes commis. Un véritable déni national malgré des preuves accablantes du collectif d'auteurs jalonnant ces enquêtes. Je pense à l'empire britannique et son Commonwealth et me demande après cette lecture, s'il fait face aux mêmes problèmes aujourd'hui ! Une nouvelle lecture passionnante et formidablement illustrée !-
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