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  1. poseidon2

    Dehors

    Titre de l'album : Dehors Scenariste de l'album : Joël Hemberg Dessinateur de l'album : Dan Coloriste : Dan Editeur de l'album : Kennes Note : Résumé de l'album : Dans un futur lointain, la Terre n'est plus qu'une vaste banquise. Sous les ruines englouties d'une ville dont on a oublié le nom, une communauté survit depuis plusieurs siècles dans une cité de béton froide et sombre dont la seule issue est un tunnel qui donne accès à un océan devenu toxique. Dans cet univers clos, Zach et Silo rêvent d'exploration et de liberté. Avec leurs amis, ils vont tenter d'échapper à l'ordre établi, quitte à plonger dans les abysses... Critique : Dehors c'dst ni plus ni moins que SIlo pour jeune et sous l'eau. Vous ne connaissez pas Silo ? Ben c'est comme dehors 😄 Blague a part. On a donc une société qui s'est enfermée dans une base enfoncée dans le sol depuis des centaines d'années. Société qui s'est, comme toutes les anciennes sociétés, hiérarchisées de façon a ce que les personnes au pouvoir fassent tout pour y rester. Une société qui ne marche que par le contrôle et un degré de privation que le peuple accepte... ou non. Ici commence une aventure intéressante et menée tambour battant, porté par un dessin de Dan toujours au top même dans un univers radicalement différent de Soda. Un univers qui lui permet de nous montrer qu'il est aussi à l'aise dans le post apocalypse que dans l'urbain new yorkait. Un one shot qui n'a, de min point de vue, qu'un défaut... celui d'être un one shot. En effet l'histoire est construite de telle façon que la fin nous laisse un gout d'introduction. Si l'histoire peut s'arrêter là, on a un peu l'impression d'avoir lu un préquel a quelque chose de bien plus grand. Et c'est un peu dommage car ca m'a laissé un gout de trop peu qui reste au fond de la gorge.... Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/dehors-9782931300251?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. Titre de l'album : Cyborgs - Tome 3 - Tank Scenariste de l'album : Jean-Luc Istin Dessinateur de l'album : Oleg Okunev Coloriste : J. Nanjan Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Europa, 2145. Un tueur transforme ses victimes en oeuvres d'art macabres. Ramda, flic rebelle, s'enfonce dans les ruelles toxiques d'une cité à la dérive. Derrière chaque indice, un piège. Derrière chaque sourire, un masque. Plus elle approche de la vérité, plus l'enquête vacille. Car dans l'ombre, une vérité menace d'ébranler les fondations mêmes du pouvoir. Critique : On a vite pris l'habitude au rythme de parution dantesque des séries Soleil. Cyborgs ne déroge pas à la règle puisque voici le tome 3 d'une série démarrée cette année. Jusqu'ici les deux premiers tomes étaient bien réussis, même si on attendait au tournant le format one-shot qui s'inscrit dans un univers et une trame plus globale sur les 5 tomes... Ce tome 3 ne change rien aux recettes établies, et on reparcourt une histoire déjà connue pour une bonne part mais du point de vue d'un autre personnage, qui va venir densifier l'intrigue et éclairer certaines zones d'ombre en plus de nous rapprocher d'un tome 5 de dénouement inéluctable. Le scénario est donc toujours aussi malin, et poussera nécessairement à une relecture complète de la série une fois finie afin de mieux saisir toutes les imbrications du scénario. Et c'est une bonne chose que le format one shot n'ai pas sacrifié à m'ambition de raconter une histoire plus dense. Les dessins sont toujours dans le cahier des charges désormais bien connu de soleil : un dessin propre, bien colorisé, avec suffisamment de détail et apportant malgré tout un certain soin aux personnages. Certes les amateurs de coups de crayon à l'ancienne ne s'y retrouveront pas, mais dans le paysage de la bd actuel, et encore plus en science fiction, cela reste très bien et très agréable en lecture plaisir. Ce tome 3 me laisse espérer une véritable série complète et cohérente avec une montée finale en crescendo du dénouement inévitable. Je trouve qu'il renforce bien l'intérêt du lecteur pour la série. Autres infos : Storyboard par A. Sierra Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/cyborgs-tome-3-tank/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. Titre de l'album : Sur la piste de Blueberry Scenariste de l'album : Collectif d'auteurs Dessinateur de l'album : Collectif d'auteurs Coloriste : Collectif d'auteurs Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Pour les 60 ans de Blueberry (parution du premier album), de grands auteurs ont imaginé une histoire courte d'une aventure de Mike Steve Blueberry. Chacune de ces histoires aurait pu avoir lieu à différents moments de la vie de Blueberry, jeune ou plus âgé... Critique : Eh eh eh eh... Je viens de crépir du Western, de râler comme un cochon, de taper sur les collectifs d'auteurs présentant des histoires courtes et là comme une fleur Sur la piste de Blueberry se glisse sur ma table. Faisons simple, c'est un album collectif d'histoires réalisé par plusieurs cadors de la bd en hommage aux 60 ans de Blueb's. Autant vous dire que j'étais partagé. Blueb's chez moi c'est un mythe, c'est le numéro 1, c'est mon indétronable madeleine de Proust. C'est sentimental et viscéral, c'est la moitié de mes jeux d'enfants en tant que Cow Boy, c'est mon apprentissage qu'un bon Indien n'est pas forcément un Indien mort, c'est mes premiers émois devant la fabuleuse Chihuahua Pearl, c'est cet ouest sauvage ou la poussière semble si attrayante. C'est enfin et surtout un vrai héros avec juste ce qu'il faut de failles, de verve et de courage pour nous inspirer. C'est enfin sa gueule mythique, librement plus qu'inspirée de notre Bebel national. C'est enfin une série que j'ai accepté de laisser partir au fil des reprises plus ou moins réussies. Oui c'est tout ça et bien plus encore. Alors venir y toucher là, pour rendre hommage, avec un collectif d'auteurs à travers des histoires courtes... Bon, est-ce que cela va vraiment apporter quelque chose ? Vous l'avez compris après mon préambule, Blueberry c'est l'un des amours de ma vie en BD, alors il n'y aura aucune espèce d'once de tentative d'objectivité dans cette chronique. Oui cet album m'a plut. Pas tout, pas complètement, mais il m'a touché. Il m'a replongé dans mes souvenirs. Il m'a redonné envie de reprendre la piste avec Blueb's. Il m'a fait sourire, et m'a ému. Marini m'a fait rire, même si je l'ai trouvé un peu expéditif sur le dessin. J'ai littéralement bu d'une traite le sublime coup de crayon de Paul Gastine et le scénario malicieux de Jérôme Felix. Philippe Xavier est définitivement fait pour faire revivre Blueberry même si pour une fois j'ai trouvé que les couleurs de Jérôme Maffre ne rendait pas justice aux ocres américains de Blueberry. J'ai été ému par l'homme de Michel Blanc Dumont et cette rencontre improvisée. Felix Meynet a encore régalé mes pupilles de coquin effronté. Le dessin de Dominique Bertail et son histoire m'ont replacé aux côté de Jimmy Mc Clure et Blueb's juste avant l'un des épisodes les plus mythique de la saga. Ronan Toulhoat et Vincent Burgeas m'ont plongé dans un Blueb's de la belle époque, avec action, saloon, embuscades et six coups. J'aurais aimé peut être que le traitement du dessin soit encore plus peaufiné car je sais tout le talent de Ronan Toulhoat. Et puis enfin, quelle apothéose avec Corentin Rouge qui m'a ému d'une grande force, même si les puristes comme moi se sont déjà presque fait faire le coup avec Adieu Comanche. Bref, que de beaux noms, que de belles histoires courtes, que cette plongée fut belle dans cette série mythique. Je m'excuse pour les auteurs que je n'ai pas nommé car leurs histoires m'ont simplement moins parlé. Question de sensibilité. Cet ouvrage est un must pour tous ceux qui ont grandit avec Blueberry car il vous rend votre enfance, votre jeunesse, ou quel que soit l'âge auquel vous avez commencé à chevaucher aux côtés de cette outre de Mc Clure, ce redneck de Red Neck et Blueb's, une bien belle bande de coyotes à foies jaunes 🙂... Et ça ce n'est pas un petit cadeau. Pour les autres, que puis-je vous dire, ce n'est probablement pas pour vous, et pourtant j'ai de la peine en l'écrivant car c'est un plaisir rare que cette immense série. Je me console en me disant que vous avez encore l'inestimable chance de pouvoir la découvrir et la lire pour la première fois. Vous savez ce que je vais faire là maintenant ? Je vais aller l'apporter à mon papa, celui qui m'a fait découvrir Blueb's, pour qu'il la lise, qu'on en parle, et qu'ensuite j'aille me plonger un petit peu dans les premiers blueb's ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/sur-la-piste-de-blueberry-9782205213478/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. Titre de l'album : Knight club tome 1 Scenariste de l'album : Arthur De Pins Dessinateur de l'album : Arthur De Pins Coloriste : Arthur De Pins Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Bienvenue au XIIe siècle, cette époque délicieuse où porter une armure en métal sous un soleil brûlant est à la mode ! Séraphine, forgeronne émérite, arpente les déserts brûlants de la Terre sainte à la recherche d'une escouade de guerriers assez téméraires - ou inconscients - pour protéger son village natal des croisés Francs qui menacent de revenir piller les habitants sous peu. Après un casting rocambolesque à Jérusalem, l'armurière parvient à rassembler une équipe des plus redoutables... mais aux origines bien différentes ! La cohabitation promet d'être explosive et hilarante, entre les conflits culturels incessants et les discussions enflammées sur les tactiques guerrières, les recettes locales ou les styles vestimentaires. Mais derrière cette farce permanente, une certitude émerge : pour défendre leur village, ils devront d'abord réussir à ne pas s'entretuer. Et ça, c'est loin d'être gagné ! Pour la première fois, Arthur de Pins se lance dans un roman graphique, en deux volumes et sur un sujet adulte, tout en conservant son humour et sa mise en scène dynamique héritée du cinéma d'animation. Critique : Alors la je dis bravo ! Bravo monsieur De Pins. Un auteur est toujours très attendu lorsqu'il termine une série qui a super bien marché. On attend de voir s'il va prendre des risques ou tomber dans la redite. Et bien Arthur de Pins choisit de complètement rompre avec Zombillenium pour se lancer dans l'aventure des Croisades. Et c'est une sacrée réussite. Que ce soit graphiquement, ou il nous livre un travail soigné mais surtout plus dure et plus sombre que sur Zombillenium, ou au niveau du scenario, ce premier tome est une superbe réussite. Il réussit parfaitement à transposer ce qui avait fait le succès de sa première série, c'est-à-dire des seconds rôles drôles à souhait et charismatiques, un scenario aventureux et des mystères à gogo. Cela nous donne une BD d'aventure cumulée à une véritable lecture "détente", avec des blagues bien pensées pour les plus grands lecteurs. Quelque chose que je n'avais plus retrouvé depuis la fin des Campbells de Munuera. Une BD qui fait office d'ovni tellement les BD "pour adultes" sont de plus en plus dures et denses, comme si les adultes n'avaient plus le droit de se détendre. Amateurs de films d'actions des années 90, de croisades et nostalgique des BDs des années 90-00, foncez ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/knight-club-tome-1?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  5. poseidon2

    Knight club tome 1

    Alors la je dis bravo ! Bravo monsieur De Pins. Un auteur est toujours très attendu lorsqu'il termine une série qui a super bien marché. On attend de voir s'il va prendre des risques ou tomber dans la redite. Et bien Arthur de Pins choisit de complètement rompre avec Zombillenium pour se lancer dans l'aventure des Croisades. Et c'est une sacrée réussite. Que ce soit graphiquement, ou il nous livre un travail soigné mais surtout plus dure et plus sombre que sur Zombillenium, ou au niveau du scenario, ce premier tome est une superbe réussite. Il réussit parfaitement à transposer ce qui avait fait le succès de sa première série, c'est-à-dire des seconds rôles drôles à souhait et charismatiques, un scenario aventureux et des mystères à gogo. Cela nous donne une BD d'aventure cumulée à une véritable lecture "détente", avec des blagues bien pensées pour les plus grands lecteurs. Quelque chose que je n'avais plus retrouvé depuis la fin des Campbells de Munuera. Une BD qui fait office d'ovni tellement les BD "pour adultes" sont de plus en plus dures et denses, comme si les adultes n'avaient plus le droit de se détendre. Amateurs de films d'actions des années 90, de croisades et nostalgique des BDs des années 90-00, foncez !
  6. Titre de l'album : Les quatre fleuves Scenariste de l'album : | Fred Vargas Dessinateur de l'album : Edmond Baudoin Coloriste : Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Grégoire Braban et son ami Vincent s'adonnent avec plus ou moins de bonheur au vol à la tire. Ce jour-là, à Saint-Michel, ils arrachent la sacoche d'un vieux. Trente mille balles. Le gros lot. Mais la sacoche est lourde de bien autre chose. Autre chose d'assez dégueulasse. Le sac du vieux, c'est la boîte de Pandore. Il y a tous les péchés du monde là-dedans. Au soir, Vincent est assassiné, la cuisse lacérée de quatre coups de lame. Le commissaire Adamsberg s'inquiète de cet étrange dessin. Le tueur à la serpe, celui que la rumeur a surnommé le Bélier vient-il de signer son quatrième meurtre ? Voici réunies les seules BD signées Fred Vargas, mises en images par Baudoin, qui prête ses traits à Adamsberg avec intensité et justesse. Les Quatre fleuves, paru en 2000 a reçu le prix Alph'Art du scénario à Angoulême en 2001. Voici un tirage unique et limité, une édition spéciale 25e anniversaire tirée à 5000 exemplaires, réunissant les deux enquêtes. Critique : Décidément les cadeaux de noel n'en finissent plus de se proposer à moi. Le dernier en date, cette très belle réédition des Quatres Fleuves, dessiné par Emmanuel Baudoin avec rien de moins de Fred Vargas au scenario. Un album paru dans les années 2000, mais dont l'histoire n'a pas vieilli. Un véritable roman graphique. Ce terme a été banalisé dans les dernières années, cherchant à classifier les BD un peu originales. Ici, on a un véritable roman graphique. Un roman ou les descriptions sont remplacés par des dessins mais qui gare une partie romancée, comme o peu le voir ci-dessous. Les dessins d'Emmanuel Baudoin sont uniquement là pour apporter une ambiance et un contexte à un polar particulièrement réussi. Un polar qui ravira ceux qui aiment les polars de tous les jours. Pas de fin du monde ou e société secrète ici. Pas de course poursuite haletante dans des ruelles sombres. On a "juste" l'histoire de deux jeunes qui volent le mauvais paquet à la mauvaise personne, le tout chapeaute par un flic pas comme les autres, marchant à l'instinct. Mais ça marche super bien. On est diablement pris par ce polar pas banal, rempli de personnages bien travaillés et aux caractères bien trempés. Un super cadeau de Noël avec en cerise sur le gâteau, une minihistoire mettant en avant notre inspecteur par comme les autres en fin d'album. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-quatre-fleuves-9782754846448?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  7. poseidon2

    Les quatre fleuves

    Décidément les cadeaux de noel n'en finissent plus de se proposer à moi. Le dernier en date, cette très belle réédition des Quatres Fleuves, dessiné par Emmanuel Baudoin avec rien de moins de Fred Vargas au scenario. Un album paru dans les années 2000, mais dont l'histoire n'a pas vieilli. Un véritable roman graphique. Ce terme a été banalisé dans les dernières années, cherchant à classifier les BD un peu originales. Ici, on a un véritable roman graphique. Un roman ou les descriptions sont remplacés par des dessins mais qui gare une partie romancée, comme o peu le voir ci-dessous. Les dessins d'Emmanuel Baudoin sont uniquement là pour apporter une ambiance et un contexte à un polar particulièrement réussi. Un polar qui ravira ceux qui aiment les polars de tous les jours. Pas de fin du monde ou e société secrète ici. Pas de course poursuite haletante dans des ruelles sombres. On a "juste" l'histoire de deux jeunes qui volent le mauvais paquet à la mauvaise personne, le tout chapeaute par un flic pas comme les autres, marchant à l'instinct. Mais ça marche super bien. On est diablement pris par ce polar pas banal, rempli de personnages bien travaillés et aux caractères bien trempés. Un super cadeau de Noël avec en cerise sur le gâteau, une minihistoire mettant en avant notre inspecteur par comme les autres en fin d'album.
  8. Titre de l'album : La véritable histoire de Jeanne d'Arc Scenariste de l'album : Séverine Lambour Dessinateur de l'album : Benoît Springer Coloriste : Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Cette bande dessinée consacrée à Jeanne d'Arc n'est pas un récit de plus agrémenté d'interprétations savantes souvent influencées par une vision partisane de l'Histoire. Cet ouvrage, écrit en grande partie à partir de la transcription de l'intégralité de son procès, rend compte de la vie de cette jeune femme, devenue bien malgré elle un symbole à travers les siècles. Le dessin précis de Benoît Springer, à mi-chemin entre réalisme et caricature, fait redescendre Jeanne d'Arc du piédestal où les idéologues l'avaient placée et dont elle est prisonnière depuis des siècles. La réalité historique est souvent plus terre à terre que la légende. Cette bande dessinée ne rendra pas Jeanne d'Arc plus héroïque qu'elle ne le fut réellement, car elle n'a pas besoin de l'être pour mériter notre attention. Perdue dans l'immensité de l'Histoire, cette jeune fille eut un destin hors du commun, à la fois dérisoire et fascinant. Une vie éphémère broyée par les enjeux de son époque. Cela suffit pour qu'on prenne le temps de mieux la connaître. Critique : Morte le 4 mai 1431 à Rouen, Jeanne d'Arc fascine toujours autant historiens et grand public. Il faut dire que sa vie courte fut chargée et empreinte de mystères encore irrésolus à ce jour ! Passionnée d'histoire, Séverine Lambour réalise ici son premier scénario historique en s'appuyant sur des faits, rien que des faits, en l'occurrence le procès conservé dans les archives nationales de l'Assemblée générale. Cela donne la campagne de la pucelle d'Orléans contre les anglais avec ses nombreuses victoires et la crainte qu'elle inspirait à la perfide Albion, mais aussi sa détention et son exécution suite à un procès long et fastidieux, empreint de religion et de politique. Un condensé de 80 pages écrit en vieux français mais lisible et compréhensible qui nous éclairera d'avantage sur l'incroyable destinée de cette jeune lorraine poussée par un vent divin. Pour illustrer ce récit, le choix a été fait d'insérer au milieu des décors et autres arrières-plans réalistes et détaillés, des protagonistes aux traits grossiers et exagérés. Ainsi Jeanne est petite avec des traits "porcins" contrastant avec l'image que l'on se fait d'elle. Elle alterne les phases de caprices, colères, héroïques et tristesse dans une grande (trop ?) expressivité. Mettant toujours en avant sa mission divine et les fameuses voix qu'elle entend, elle n'aura de cesse d'argumenter ses actes à travers Dieu lui même et pour son "Dauphin" qu'elle admire et souhaite servir du mieux possible. Le mysticisme cède au fondamentalisme religieux bien ancré à cette époque, ce qui rend l'histoire bien plus réaliste. Une narration longue et parfois chargée pour un choix graphique un peu déstabilisant (pour ma part), mais un formidable puits de culture car on le rappelle, tout est vrai 😉 ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-veritable-histoire-de-jeanne-d-arc/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  9. Morte le 4 mai 1431 à Rouen, Jeanne d'Arc fascine toujours autant historiens et grand public. Il faut dire que sa vie courte fut chargée et empreinte de mystères encore irrésolus à ce jour ! Passionnée d'histoire, Séverine Lambour réalise ici son premier scénario historique en s'appuyant sur des faits, rien que des faits, en l'occurrence le procès conservé dans les archives nationales de l'Assemblée générale. Cela donne la campagne de la pucelle d'Orléans contre les anglais avec ses nombreuses victoires et la crainte qu'elle inspirait à la perfide Albion, mais aussi sa détention et son exécution suite à un procès long et fastidieux, empreint de religion et de politique. Un condensé de 80 pages écrit en vieux français mais lisible et compréhensible qui nous éclairera d'avantage sur l'incroyable destinée de cette jeune lorraine poussée par un vent divin. Pour illustrer ce récit, le choix a été fait d'insérer au milieu des décors et autres arrières-plans réalistes et détaillés, des protagonistes aux traits grossiers et exagérés. Ainsi Jeanne est petite avec des traits "porcins" contrastant avec l'image que l'on se fait d'elle. Elle alterne les phases de caprices, colères, héroïques et tristesse dans une grande (trop ?) expressivité. Mettant toujours en avant sa mission divine et les fameuses voix qu'elle entend, elle n'aura de cesse d'argumenter ses actes à travers Dieu lui même et pour son "Dauphin" qu'elle admire et souhaite servir du mieux possible. Le mysticisme cède au fondamentalisme religieux bien ancré à cette époque, ce qui rend l'histoire bien plus réaliste. Une narration longue et parfois chargée pour un choix graphique un peu déstabilisant (pour ma part), mais un formidable puits de culture car on le rappelle, tout est vrai 😉 !
  10. poseidon2

    Dehors

    Dehors c'dst ni plus ni moins que SIlo pour jeune et sous l'eau. Vous ne connaissez pas Silo ? Ben c'est comme dehors 😄 Blague a part. On a donc une société qui s'est enfermée dans une base enfoncée dans le sol depuis des centaines d'années. Société qui s'est, comme toutes les anciennes sociétés, hiérarchisées de façon a ce que les personnes au pouvoir fassent tout pour y rester. Une société qui ne marche que par le contrôle et un degré de privation que le peuple accepte... ou non. Ici commence une aventure intéressante et menée tambour battant, porté par un dessin de Dan toujours au top même dans un univers radicalement différent de Soda. Un univers qui lui permet de nous montrer qu'il est aussi à l'aise dans le post apocalypse que dans l'urbain new yorkait. Un one shot qui n'a, de min point de vue, qu'un défaut... celui d'être un one shot. En effet l'histoire est construite de telle façon que la fin nous laisse un gout d'introduction. Si l'histoire peut s'arrêter là, on a un peu l'impression d'avoir lu un préquel a quelque chose de bien plus grand. Et c'est un peu dommage car ca m'a laissé un gout de trop peu qui reste au fond de la gorge....
  11. Titre de l'album : West fantasy tome 6 - Le Barbier, le Prêcheur et la Dame de Pique Scenariste de l'album : J.L. Istin Dessinateur de l'album : Bertrand Benoit Coloriste : Nanjan Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : Un barbier, condamné par la médecine, décide de buter les ordures qu'il a rasées de trop près. Six mois à vivre, une lame bien affûtée et une liste de salauds. Pour l'aider : un prêcheur orc bodybuildé qui cite la Bible entre deux mandales. À leurs côtés, une demi-elfe accro au poker qui tranche aussi bien qu'elle bluffe. Ensemble, ils taillent dans le gras d'un Ouest crasseux, où les sectes sacrifiées au dieu ancien côtoient les pires raclures de saloon. Trois fugitifs, trois armes, une mission : faire place nette avant l'oubli. Et croyez-le, ça va saigner. Critique : La très sympathique saga fantasy-western se poursuit avec un nouvel opus puisant des inspirations dans les séries-tv. Quand Breaking bad rencontre Dexter sous la plume du scénariste en vogue en ce moment à Hollywood, j'ai nommé Taylor Sheridan auteur de Yellowstone et autres. JL Istin lui emprunte son identité pour nommer le "héros" de cette marche funeste et macabre pour les criminels. A nouveau cycle, nouveaux personnages avec cette trinité issue de races différentes qui va cohabiter bon gré mal gré, chacun suivant ses objectifs personnels. Si le récit prend son temps avec une avancée assez contemplative, il va s'accélérer pour une fin riche en action et rebondissements ! Une montée crescendo bienvenue où l'on retrouve l'esprit du tome 1 qui restait un des meilleurs de la jeune saga. Une fois de plus, un de ces mystérieux totems ou monolithes sera de la partie, mais le mystère les entourant n'est pas encore révélé. Le dessinateur Bertrand Benoit ayant déjà travaillé sur des séries comme Conquêtes ou Les terres d'Ogon (Soleil) réalise une solide performance, dans la lignée des tomes précédents. Le trait est précis, détaillé et totalement immersif. Les rocheuses enneigées sont du plus bel effet, on sentirait presque le froid transpercer les pages. Les couleurs de l'indien Nanjan, habitué de ces productions sont superbes et rendent hommage au trait fin et réaliste, jeux de lumières, ombrages, c'est assurément du bon travail. Une nouvelle réussite pour West fantasy qui s'impose comme l'une des meilleures séries du moment. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/west-fantasy-tome-6-le-barbier-le-precheur-et-la-dame-de-pique/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. La très sympathique saga fantasy-western se poursuit avec un nouvel opus puisant des inspirations dans les séries-tv. Quand Breaking bad rencontre Dexter sous la plume du scénariste en vogue en ce moment à Hollywood, j'ai nommé Taylor Sheridan auteur de Yellowstone et autres. JL Istin lui emprunte son identité pour nommer le "héros" de cette marche funeste et macabre pour les criminels. A nouveau cycle, nouveaux personnages avec cette trinité issue de races différentes qui va cohabiter bon gré mal gré, chacun suivant ses objectifs personnels. Si le récit prend son temps avec une avancée assez contemplative, il va s'accélérer pour une fin riche en action et rebondissements ! Une montée crescendo bienvenue où l'on retrouve l'esprit du tome 1 qui restait un des meilleurs de la jeune saga. Une fois de plus, un de ces mystérieux totems ou monolithes sera de la partie, mais le mystère les entourant n'est pas encore révélé. Le dessinateur Bertrand Benoit ayant déjà travaillé sur des séries comme Conquêtes ou Les terres d'Ogon (Soleil) réalise une solide performance, dans la lignée des tomes précédents. Le trait est précis, détaillé et totalement immersif. Les rocheuses enneigées sont du plus bel effet, on sentirait presque le froid transpercer les pages. Les couleurs de l'indien Nanjan, habitué de ces productions sont superbes et rendent hommage au trait fin et réaliste, jeux de lumières, ombrages, c'est assurément du bon travail. Une nouvelle réussite pour West fantasy qui s'impose comme l'une des meilleures séries du moment.
  13. Titre de l'album : Tarzan et le journal de Jane Scenariste de l'album : Reed Man, Edgar Rice Burroughs Dessinateur de l'album : Mike Royer Coloriste : Mike Royer Editeur de l'album : Graph Zeppelin Note : Résumé de l'album : Tarzan et le journal de Jane relate la rencontre entre la belle Jane Porter et l'homme-singe. Si cette rencontre, point focal du roman, est bien connue du public de la BD, Mike Royer prend le parti de raconter ici l'histoire du point de vue de Jane, et là réside toute l'ingéniosité de l'artiste. Nous n'avons pas affaire à une aventure de Tarzan mais à l'aventure qui changea la destinée de Jane Porter, la douce fille de l'aventureux Professeur Porter, parti en Afrique pour découvrir le trésor qui lui permettra de mener à bien ses recherches scientifiques. C'est, alors que la fatalité s'abat sur le petit groupe d'aventuriers et qu'ils se retrouvent abandonnés aux affres de la vie sauvage, qu'un homme nu apparaît et la sauve d'une fin pire que la mort... Dès lors, Tarzan ne cessera de veiller sur elle... Cet album rempli un vide existant dans la saga de Tarzan en BD et complète l'histoire que seuls les lecteurs du roman connaissent?: Que se passe-t-il entre le moment où Jane quitte l'Afrique à la fin de Tarzan Seigneur de la Jungle de Russ Manning et la première page du Retour de Tarzan, l'épisode suivant ? Critique : Non content de combler ce manque dans l'immense saga comics de Tarzan, à savoir le départ de Jane d'Afrique et le retour à la civilisation de l'homme-singe le plus connu ; les auteurs nous gratifient d'un scénario et d'un dessin "old-school" très agréable que les lecteurs des années 60 70 apprécieront d'avantage. Etre l'encreur du grand Jack Kirby laisse des traces indélébiles de talent, dont n'est pas épargné Mike Royer qui peut enfin sortir de l'ombre du maître. Les planches sont un régal pour la rétine et un exemple de mouvement et de dynamisme. On retrouve l'esprit des comics de Russ Manning ce qui ravira les fans de la saga classique. Le scénariste Mike Royer a conservé un esprit de dialogues "d'époque" avec des réactions des protagonistes qui peuvent sembler aujourd'hui amusantes voire dépassées, mais je trouve ce choix pertinent et fidèle à l'oeuvre originelle. Il modernise quand même le récit avec une Jane ne jouant pas ou peu les "potaches" et prenant un rôle important dans l'aventure. Elle représente même le protagoniste principal, prise entre son amour naissant envers Tarzan et les convenances de la société bourgeoise britannique la poussant dans les bras d'un autre homme. Cette dualité la hantera surtout lorsqu'elle se retrouvera séparée de Tarzan le pensant mort dans l'immensité de la jungle africaine ! De l'exotisme, de l'aventure, des rebondissements, de l'amour aussi, c'est un récit complet qui vous attend au sein de cette formidable édition en 56 pages. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/tarzan-et-le-journal-de-jane/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Kevin Nivek

    Tarzan et le journal de Jane

    Non content de combler ce manque dans l'immense saga comics de Tarzan, à savoir le départ de Jane d'Afrique et le retour à la civilisation de l'homme-singe le plus connu ; les auteurs nous gratifient d'un scénario et d'un dessin "old-school" très agréable que les lecteurs des années 60 70 apprécieront d'avantage. Etre l'encreur du grand Jack Kirby laisse des traces indélébiles de talent, dont n'est pas épargné Mike Royer qui peut enfin sortir de l'ombre du maître. Les planches sont un régal pour la rétine et un exemple de mouvement et de dynamisme. On retrouve l'esprit des comics de Russ Manning ce qui ravira les fans de la saga classique. Le scénariste Mike Royer a conservé un esprit de dialogues "d'époque" avec des réactions des protagonistes qui peuvent sembler aujourd'hui amusantes voire dépassées, mais je trouve ce choix pertinent et fidèle à l'oeuvre originelle. Il modernise quand même le récit avec une Jane ne jouant pas ou peu les "potaches" et prenant un rôle important dans l'aventure. Elle représente même le protagoniste principal, prise entre son amour naissant envers Tarzan et les convenances de la société bourgeoise britannique la poussant dans les bras d'un autre homme. Cette dualité la hantera surtout lorsqu'elle se retrouvera séparée de Tarzan le pensant mort dans l'immensité de la jungle africaine ! De l'exotisme, de l'aventure, des rebondissements, de l'amour aussi, c'est un récit complet qui vous attend au sein de cette formidable édition en 56 pages.
  15. Kevin Nivek

    On ne naît pas mec

    Ames sensibles masculines s'abstenir ou pas 🙂 , ce duo d'auteures a préparé un petit traité féministe sur le masculin au sens général qui risque fort de bouleverser les moins déconstruits des hommes ! Elles abordent la question de l'homme en tant que classe sociale, comment est-il construit à travers l'histoire ? Des siècles de sociétés patriarcales ont forgé le socle d'un modèle masculin qui aujourd'hui s'effrite voire se brise sous l'effet de la vague #metoo et il était temps ! Ceci dit, je ne partage pas la globalité des incarnations du "mec" qu'elles décrivent, ne me sentant pas concerné voire même surpris que des personnalités mâles décrites dans la BD-doc existent encore et en quantité ! J'observe la génération Alpha actuelle et les jeunes hommes semblent si loin de l'archétype "un mec un vrai" énoncé par les auteures. Ce qui veut dire que leur construction sociale ET familiale s'est déroulée sous un autre angle, plus équitable et respectueux des femmes. On avance donc, timidement c'est vrai mais l'homme se déconstruit ou plutôt, évolue en se débarrassant peu à peu des lourds préceptes patriarcaux des sociétés passées. Sous un ton humoristique Shyle Zalewski délivre des planches avec une grande diversité du trait. Elle s'adapte aux chapitres avec des couleurs différentes et une tonalité graphique correspondant au sujet. Elle joue sur le découpage et n'hésite pas à insérer photos et autres personnalités de la culture pop pour rendre le récit vivant et agréable. Ce premier opus de l'association des éditeurs Steinkis/Zones dont le but est l'exploration des sciences humaines et sociales, représente une sympathique entrée en matière, qui trouvera sa place sous les sapins de Noël.
  16. Titre de l'album : On ne naît pas mec Scenariste de l'album : Daisy Letourneur Dessinateur de l'album : Shyle Zalewski Coloriste : Shyle Zalewski Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Pourquoi parler encore des mecs ? On parle beaucoup d'hommes, mais plus rarement des hommes. On parle d'individus en particulier, bien peu de la classe des hommes dans son ensemble. Alors, si nous tournons le regard féministe vers les hommes, que voyons-nous ? Soudain, on comprend comment les hommes sont construits et combien les histoires qu'on se raconte sur la " nature masculine " se révèlent mensongères. On voit que l'amour des hommes pour les femmes n'est pas vraiment un cadeau et que, de toute façon, ils préfèrent les hommes. Daisy Letourneur est une femme blanche, trans et lesbienne et son point de vue n'est pas moins neutre qu'un autre. Avec Shyle Zalewski, ils vont recourir à des histoires, des théories et des schémas inattendus pour vous faire poser un nouveau regard sur les hommes et peut-être sur vous-même. Critique : Ames sensibles masculines s'abstenir ou pas 🙂 , ce duo d'auteures a préparé un petit traité féministe sur le masculin au sens général qui risque fort de bouleverser les moins déconstruits des hommes ! Elles abordent la question de l'homme en tant que classe sociale, comment est-il construit à travers l'histoire ? Des siècles de sociétés patriarcales ont forgé le socle d'un modèle masculin qui aujourd'hui s'effrite voire se brise sous l'effet de la vague #metoo et il était temps ! Ceci dit, je ne partage pas la globalité des incarnations du "mec" qu'elles décrivent, ne me sentant pas concerné voire même surpris que des personnalités mâles décrites dans la BD-doc existent encore et en quantité ! J'observe la génération Alpha actuelle et les jeunes hommes semblent si loin de l'archétype "un mec un vrai" énoncé par les auteures. Ce qui veut dire que leur construction sociale ET familiale s'est déroulée sous un autre angle, plus équitable et respectueux des femmes. On avance donc, timidement c'est vrai mais l'homme se déconstruit ou plutôt, évolue en se débarrassant peu à peu des lourds préceptes patriarcaux des sociétés passées. Sous un ton humoristique Shyle Zalewski délivre des planches avec une grande diversité du trait. Elle s'adapte aux chapitres avec des couleurs différentes et une tonalité graphique correspondant au sujet. Elle joue sur le découpage et n'hésite pas à insérer photos et autres personnalités de la culture pop pour rendre le récit vivant et agréable. Ce premier opus de l'association des éditeurs Steinkis/Zones dont le but est l'exploration des sciences humaines et sociales, représente une sympathique entrée en matière, qui trouvera sa place sous les sapins de Noël. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/on-ne-nait-pas-mec/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. alx23

    Le sympathisant

    Le sympathisant est une adaptation en bande dessinée du roman à succès de Viêt Thanh Nguyen. Antoine Ozanam se charge de l'écriture du scénario de ce titre mélangeant les genres entre récit d'espionnage et récit de guerre. Avec le sympathisant, nous avons une vison de la guerre du Vietnam très originale malgré les nombreuses œuvres retraçant ce conflit. Je ne connaissais pas le roman donc je découvre l'histoire avec surprise quand le général de l'armée sud Vietnam se confie à son capitaine dont on sait qu'il est un agent double et que sa véritable mission va pouvoir commencer en même temps que le conflit. Ce dernier est envoyé sur le territoire américain. On se laisse porter par l'histoire et les trahisons avec les agents doubles. Les dessins sont dans style réaliste convenant très à la thématique historique. Le catalogue des éditions Phileas s'agrandit avec une nouvelle adaptation de qualité permettant de découvrir des romans au format bd. Le sympathisant devrait ravir les amateurs d’histoire de guerre et espionnage.
  18. alx23

    Le sympathisant

    Titre de l'album : Le sympathisant Scenariste de l'album : Antoine Ozanam Dessinateur de l'album : Greg Lofé Coloriste : Greg Lofé Editeur de l'album : Philéas Note : Résumé de l'album : Avril 1975, Saïgon est en plein chaos. Un général Sud Vietnamien dresse la liste de ceux qui auront une place dans les derniers avions pour fuir la ville. Mais le général ignore que son adjoint est un agent double communiste. Arrivé aux USA, l'homme rend des comptes dans des lettres codées et lutte pour cacher son identité, au prix de décisions dramatiques. Avril 1975, Saïgon est en plein chaos. À l'abri d'une villa, entre deux whiskies, un général de l'armée du Sud Vietnam et son capitaine dressent la liste de ceux à qui ils vont délivrer le plus précieux des sésames : une place dans les derniers avions qui décollent pour fuir la ville vers les USA. Mais le général ignore que son capitaine est un agent double au service des communistes. Arrivé en Californie, tandis que le général et ses compatriotes exilés tentent de recréer un petit bout de Vietnam sous le soleil de L.A., notre homme observe et rend des comptes dans des lettres codées à son meilleur ami resté au pays. Dans ce microcosme où chacun soupçonne l'autre, notre homme lutte pour ne pas dévoiler sa véritable identité, au prix de décisions aux conséquences dramatiques. Mais sa loyauté vacille... Critique : Le sympathisant est une adaptation en bande dessinée du roman à succès de Viêt Thanh Nguyen. Antoine Ozanam se charge de l'écriture du scénario de ce titre mélangeant les genres entre récit d'espionnage et récit de guerre. Avec le sympathisant, nous avons une vison de la guerre du Vietnam très originale malgré les nombreuses œuvres retraçant ce conflit. Je ne connaissais pas le roman donc je découvre l'histoire avec surprise quand le général de l'armée sud Vietnam se confie à son capitaine dont on sait qu'il est un agent double et que sa véritable mission va pouvoir commencer en même temps que le conflit. Ce dernier est envoyé sur le territoire américain. On se laisse porter par l'histoire et les trahisons avec les agents doubles. Les dessins sont dans style réaliste convenant très à la thématique historique. Le catalogue des éditions Phileas s'agrandit avec une nouvelle adaptation de qualité permettant de découvrir des romans au format bd. Le sympathisant devrait ravir les amateurs d’histoire de guerre et espionnage. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-sympathisant/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. poseidon2

    Que d'os !

    Titre de l'album : Que d'os ! Scenariste de l'album : Doug Headline Dessinateur de l'album : Max Cabanes Coloriste : Max Cabanes Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : France, 1975. Eugène Tarpon, détective privé de son état, accepte de rechercher une jeune aveugle disparue, Philippine, à la demande de Marthe, la mère de cette dernière. Lorsque Philippine lui écrit - en braille - qu'elle vit heureuse, Tarpon est prêt à lâcher l'affaire. Mais quand Marthe est assassinée en pleine gare Saint-Lazare, le détective décide d'aller fouiner un peu plus profondément. Au risque de mettre les doigts dans une très vilaine affaire où vont s'entremêler passé fasciste de certains Français, relations troubles entre police et extrême droite ou encore dérives sectaires... Headline et Cabanes travaillent à nouveau sur un roman du mythique Jean-Patrick Manchette. Au programme : de l'action, de la violence, de la gouaille, une piquante autopsie de la société française des années 70 et un héros - Tarpon - devenu une icône du roman noir ! Critique : J'ai mis un petit moment à finir cet album. Non pas que l'histoire ne soit pas bonne, elle est plutôt très sympa. Un polar typique des années 70, avec un privé qui se retrouve embarqué dans des histoires de barbouzes pas vraiment légales. un mec qui a une gueule cassée mais un gros charisme. Un polar typique quoi. Si j'ai eu énormément de mal à le finir, c'est à cause... le la typographie choisie. Cela m'arrive peu, mais cette typo m'a donné mal au crâne. J'ai eu le plus grand mal à distinguer les mots les uns des autres. À un tel point que la lecture en est souvent devenue pénible. Et c'est bien dommage car graphiquement c'est très sympa, avec une ambiance polar bien retranscrite via une palette de couleurs assez pale et des dessins mettant bien en avant les "gueules" des personnages. Mais l'obstacle "lecture" a été de trop pour moi. Trop pour que ne puisse vous le conseiller comme cadeau, de peur que la personne à qui vous ne l'offriez n'ait la même peine que moi. Feuilletez le bien avant de l'acheter pour vous, pour être sûr que vous réussirez à lire ça le soir, un peu fatigué de votre journée. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/aire-noire-que-d-os?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  20. poseidon2

    Orbital tome 9 - Sécession

    Merci monsieur Runderg. Merci et...pas merci en fait ! On n'a pas le droit de faire un album comme cela. Un album qui nous parait basique durant les 3/4 de la lecture, nous laissant penser que ce diptyque était celui de trop... pour nous livre 10 dernières pages magiques qui renversent la table. Tellement intense que je les ai lues 2 fois ! Cette fin est vraiment excellente.Et nous promet un tome 10 dantesque. J'ai un peu exagéré sur le début qui nous montre un Caleb en passe de devenir big boss de l'ODi et ses "anciens" amis poursuivre le doux rêve de récupérer Mezoké. Caleb voit son début de "règne" chahuté par un obscurantisme religieux galopant mené... par une humaine. Quand on connait la place des humains dans l'ODI, on se doute que ca sent la poudre... mais c'est quand même un déroulé très classique comme suite. Classique jusqu'à.... Pfff je vous souhaite de prendre la même claque que moi en lisant la fin de ce tome. Et je n'en peux déjà plus d'attendre le dixième !
  21. Titre de l'album : Orbital tome 9 - Sécession Scenariste de l'album : Sylvain Runberg Dessinateur de l'album : Serge Pellé Coloriste : Serge Pellé Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Six années ont passé depuis la disparition de Mézoké dans une dimension quantique inconnue. Devenu l'un des membres les plus influents du directoire de l'ODI sur Orbital, Caleb est donné favori pour succéder à Evona Toot lors des prochaines élections, une aubaine pour les Humains. Si le danger d'une révolte des Névronomes appartient au passé, une nouvelle crise est sur le point de mettre en danger l'équilibre de la Confédération : les quatre plus grandes religions aliens confédérées forment un groupe de pression et réclament la nomination de membres de l'ODI sur des bases religieuses. Voilà une nouvelle crise qui risque d'éclater et de compliquer les affaires de Caleb... Critique : Merci monsieur Runderg. Merci et...pas merci en fait ! On n'a pas le droit de faire un album comme cela. Un album qui nous parait basique durant les 3/4 de la lecture, nous laissant penser que ce diptyque était celui de trop... pour nous livre 10 dernières pages magiques qui renversent la table. Tellement intense que je les ai lues 2 fois ! Cette fin est vraiment excellente.Et nous promet un tome 10 dantesque. J'ai un peu exagéré sur le début qui nous montre un Caleb en passe de devenir big boss de l'ODi et ses "anciens" amis poursuivre le doux rêve de récupérer Mezoké. Caleb voit son début de "règne" chahuté par un obscurantisme religieux galopant mené... par une humaine. Quand on connait la place des humains dans l'ODI, on se doute que ca sent la poudre... mais c'est quand même un déroulé très classique comme suite. Classique jusqu'à.... Pfff je vous souhaite de prendre la même claque que moi en lisant la fin de ce tome. Et je n'en peux déjà plus d'attendre le dixième ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/orbital-tome-9-secession?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  22. Après Achille et Ulysse, parus en trois tomes chacun chez GraphZepellin, l'artiste complet Cosimo Ferri s'attaque au bestial Héraclès dans un triptyque prometteur ! Fort de son talent et de ses études en histoire de l'Art et Histoire, il retranscrit le parcours du grand héros grec en respectant les récits traditionnels de la mythologie, une rigueur historique qui doit autant au dessin assez bluffant qu'il nous propose. Certes il s'économise de quelques détails en arrière-plan, mais la beauté des protagonistes est irréelle voire divine ! Pour les amateurs de récits un peu plus "poussés" il y aura une version de l'éditeur voisin Tabou avec des scènes supplémentaires permettant de visualiser un peu plus les corps parfaits ponctuant le récit dans une belle dose d'érotisme. Cette version reste cependant "adulte" à travers quelques nus, impératifs lorsqu'on aborde la mythologie grecque. Ils amènent une élégance au récit qui se veut violent et placé sous le signe de l'action, Héraclès ayant commencé ses douze travaux pour conjurer le sort. Vous découvrirez ainsi quelles épreuves l'attendent et comment il s'en sort, sa force ne sera d'ailleurs pas son unique atout. Rencontres opportunes ou l'inverse, trahisons, retrouvailles, la Grèce ouvre ses portes au puissant héros pour une épopée majuscule jalonnée d'affrontements épiques. Le long chemin du colosse ne fait que commencer avec ce premier tome riche en enseignements et toujours aussi bien illustré par un auteur rare. Quatre travaux par tomes, allez courage Héraclès !
  23. Titre de l'album : Héraclès tome 1 - Un nouveau destin Scenariste de l'album : Cosimo Ferri Dessinateur de l'album : Cosimo Ferri Coloriste : Cosimo Ferri Editeur de l'album : Graph Zeppelin Note : Résumé de l'album : Héraclès est le fils illégitime du divin Zeus et de l'humaine Alcmène. Furieuse d'avoir été trompée, Héra, son épouse, retourne sa colère contre le fruit de cette union qu'elle décide d'éliminer en plaçant deux serpents dans son berceau. Mais l'enfant faisant preuve d'une force prématurée, réussit à les étrangler. Héra, folle de rage d'avoir vu son plan échouer, lui lance un sort : devenu adulte, la folie l'amènera à tuer sa femme et ses enfants. Pour expier ce crime, Héraclès reçoit du roi Eurysthée douze épreuves à accomplir : Les travaux d'Hercule. Une nouvelle épopée époustouflante en trois tomes ! Critique : Après Achille et Ulysse, parus en trois tomes chacun chez GraphZepellin, l'artiste complet Cosimo Ferri s'attaque au bestial Héraclès dans un triptyque prometteur ! Fort de son talent et de ses études en histoire de l'Art et Histoire, il retranscrit le parcours du grand héros grec en respectant les récits traditionnels de la mythologie, une rigueur historique qui doit autant au dessin assez bluffant qu'il nous propose. Certes il s'économise de quelques détails en arrière-plan, mais la beauté des protagonistes est irréelle voire divine ! Pour les amateurs de récits un peu plus "poussés" il y aura une version de l'éditeur voisin Tabou avec des scènes supplémentaires permettant de visualiser un peu plus les corps parfaits ponctuant le récit dans une belle dose d'érotisme. Cette version reste cependant "adulte" à travers quelques nus, impératifs lorsqu'on aborde la mythologie grecque. Ils amènent une élégance au récit qui se veut violent et placé sous le signe de l'action, Héraclès ayant commencé ses douze travaux pour conjurer le sort. Vous découvrirez ainsi quelles épreuves l'attendent et comment il s'en sort, sa force ne sera d'ailleurs pas son unique atout. Rencontres opportunes ou l'inverse, trahisons, retrouvailles, la Grèce ouvre ses portes au puissant héros pour une épopée majuscule jalonnée d'affrontements épiques. Le long chemin du colosse ne fait que commencer avec ce premier tome riche en enseignements et toujours aussi bien illustré par un auteur rare. Quatre travaux par tomes, allez courage Héraclès ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/heracles-tome-1-un-nouveau-destin/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  24. Titre de l'album : Un hommage à Lucky Luke - Dakota 1880 Scenariste de l'album : Appollo Dessinateur de l'album : Brüno Coloriste : Brüno Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Dakota, 1880. Accompagné par Hank Bully et le jeune Baldwin, Lucky Luke escorte une diligence jusqu'en Californie. Un voyage du nord à l'ouest des États-Unis, conté en sept histoires pour autant de rencontres. Esclaves affranchis, femmes romantiques ou incendiaires, photographe visionnaire, as du revolver, poètes et indiens croisent ainsi la route de Lucky Luke et de ses compagnons. Critique : Décidément en ce moment avec les fêtes de fin d'année qui approchent on se retrouve avec une pléthore de Western en histoires courtes, estampillés hommage, de grandes séries et explorant l'univers de l'Ouest sauvage. Ce Lucky Luke coche toutes ces cases et normalement cela suffit pour faire tomber mon enthousiasme. Il faut vous dire que je ne suis pas non plus un immense fan du Cow Boy qui tire plus vite que son ombre. Certes il a accompagné ma prime jeunesse, mais je lui ai vite préféré les Tuniques Bleues. Ceci étant dit il fait partie intégrante de notre héritage de lecteurs bd, et comme j'aime généralement bien ce que proposent Brüno et Appollo et que cette couverture un peu dans le style de celles réalisées par Matthieu Bonhomme dernièrement m'a tapée dans l'oeil, je n'allais pas faire le difficile. Grand bien m'a pris, car même s'il ne se passe pas grand chose, même si Luke n'éclabousse pas les pages de sa présence, cette galerie de portraits historiques, au fil d'un convoyage de diligence est très réussi. J'ai aimé cette atmosphère, j'ai aimé recroiser ces têtes, j'ai aimé lire de petites histoires du far west quand elles se sont mêlées à celle de ma bande dessinée. C'est bien fait, c'est bien écrit, et j'aime toujours autant les dessins et le style si particulier de Brüno. A la fin les aficionados de Lucky Luke n'auront peut être pas appris grand chose mais pour tous les autres, vous avez là une belle bd, enrichissante, et sur un personnage qui chevauche avec vous depuis longtemps maintenant. Autres infos : Editeur : Lucky Comics Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/un-hommage-a-lucky-luke-par-appollo-bruno-dakota-1880/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. Titre de l'album : Tamago apocalypse tome 1 Scenariste de l'album : Clotilde Bruneau, Laurent Sarfati Dessinateur de l'album : Fred Pham Chuong Coloriste : Grelin Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : Dans un monde en révolte, la population des Ryu, menée par Tanaï, renverse l'impératrice Éternelle, issue de la classe dirigeante des Kyo. Tori, une imposante métisse tricératops, se voit alors confier par son mentor Rojin, dernier survivant de la garde royale, la destruction d'un oeuf capable de provoquer la fin du monde selon une vieille légende. Aidée par Kurinto, aventurier et amoureux transi, Tori va s'engager dans une quête périlleuse qui l'amènera à détruire l'oeuf dans les flammes d'un volcan sacré, libérant ainsi deux bébés dinosaures : l'un rougeoyant et monstrueux, symbole de destruction, l'autre replet et blanc, symbole de renouveau. Traqués par les soldats Ryu, Tori et Kurinto arriveront-ils à échapper aux soldats de Tanaï et à protéger les deux dinosaures ? Critique : Clotilde Bruneau délaisse momentanément le sérieux et "l'académisme" de La sagesse des mythes avec son compère Luc Ferry (éditeur Glénat), pour une aventure animalière aux relents de Japon féodal ! Elle s'associe à Laurent Sarfati pour une histoire aux codes bien connus mais qui pourrait bien tirer son épingle du jeu avec les prochains tomes. En effet on connait bien le guerrier apprenti cherchant son maître, le compère rencontré en cours de route s'avérant être autant bout en train que doué de la gâchette et enfin la quête mystérieuse pouvant bouleverser le monde ! Mais il faut reconnaître que les auteurs en font quelque chose de bien, la mayonnaise prend assurément. Les personnages charismatiques sous leurs traits de dinosaures, les dialogues ciselés et l'univers prometteur sont autant de gages de réussite future, du moins je lui souhaite. J'ajoute que le suspens est bien au rendez-vous et qu'il est bien dommage de lire le pitch dans son intégralité car il divulgue un grand nombre de faits importants ! Un récit mêlant aventure épique, quête initiatique et dilemmes moraux, le tout à grands coups de sabre, moi "j'achète"🙂 . Passionné d'arts martiaux et de monstres, le dessinateur Fred Pham Chuong réalise des planches dynamiques avec une grande vitalité des combats et une belle expressivité des personnages. Il n'hésite pas à les reproduire sur un même plan avec de légères différences de regards ou de mimiques, renforçant l'immersion et donnant parfois un léger trait d'humour bienvenu. Une jolie palette de couleurs de Grelin apporte une atmosphère visuelle riche et complète une partition graphique agréable et détaillée. On attend la suite, déjà 🙂 ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/tamago-apocalypse-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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