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Quand une histoire vous marque ou vous surprend et qu'elle est historique ou tiré d'une autre, on a toujours du mal à savoir si c'est l'histoire elle-même qui vous marque ou bien l'adaptation en BD. C'est définitivement le cas ici. Je ne connaissais pas l'histoire de cet escadron bleue. Je n'avais même jamais rien lu sur la problématique dont on parle ici : la récupération des soldats français disséminés dans l'Europe d'après-guerre. Des soldats prisonniers ou retenus contre leur gré par les alliés de circonstance devenue ennemie politique. Des soldats qui pensent que, la guerre étant finie, ils vont pouvoir rentrer chez eux mais se retrouvent pris dans les méandres de la politique internationale. Des soldats blessés qui ne devront leur survie qu'à leurs anges bleus venus les extirper de les "prisons". Ces missions à haut risques étaient confiées à des femmes courageuses et déterminées. Des femmes qui méritent notre respect et dont l'histoire mérite d'être connue. Et cette BD est un excellent média pour découvrir l'histoire de ces femmes ! Si l'on pourrait reprocher un souci de différenciation entre les deux époques de notre histoire (l'enterrement et le passé), on ne peut nier la qualité du dessin et du travail de découpage de toutes ces missions. Travail pas si facile à faire au vu du nombre important de missions de l'escadron bleu. En bref, si vous ne connaissez pas l'histoire de cet escadron, je ne peux que vous encourager à lire cette bd !
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Titre de l'album : L'escadron Bleu, 1945 Scenariste de l'album : Virginie Ollagnier Dessinateur de l'album : Yan Le Pon Coloriste : Yan Le Pon Editeur de l'album : Dupuis - Air Libre Note : Résumé de l'album : Madeleine Pauliac a seulement 31 ans quand, médecin pédiatre à l'Hôpital des enfants malades à Paris, elle s'engage dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et participe à la libération de Paris. Quelques mois plus tard, en avril 1945, alors que la fin du conflit sonne enfin, débute pour elle un autre combat. Engagée dans l'armée en tant que médecin-lieutenant des Forces françaises de l'intérieur (FFI), elle est envoyée à Moscou puis à Varsovie par le général de Gaulle avec un groupe d'infirmières-ambulancières pour assurer le rapatriement sanitaire des Français, libérés par l'Armée Rouge, qui errent en Pologne et de ceux qui sont encore retenus prisonniers par Staline. Par un arrêté du ministère des Prisonniers, Déportés, Réfugiés (PDR), la Croix-Rouge française mobilise en effet des équipes d'urgence (conductrices, infirmières, secouristes et simples bénévoles) pour participer au retour des Français libérés. Dans le même temps, elle déploie des délégations à l'étranger, en Allemagne, en Autriche et en Pologne, principalement, pour appuyer les missions de rapatriement créées par ce même ministère. Ainsi, infirmières, Infirmières pilotes secouristes de l'air (IPSA), assistantes sociales et conductrices-ambulancières de la Croix-Rouge française sont mises à disposition des armées. Madeleine Pauliac, quant à elle, est nommée médecin-chef de l'hôpital français de Varsovie et déléguée de la Croix-Rouge française en Pologne. Après les aventures de Madeleine Riffaud - grande résistante et engagée politique, femme de lettres et aventurière -, véritable joyaux de la collection « Aire Libre », la prestigieuse collection des éditions Dupuis accueille l'odyssée d'une autre Madeleine, celle de l'officier médecin Pauliac et de son groupe d'infirmières-ambulancières de l'Escadron bleu. Une oeuvre de la scénariste-romancière Virginie Ollagnier (Ils ont tué Oppenheimer, Nellie Bly) et du dessinateur Yan Le Pon qui adaptent le récit Madeleine Pauliac, l'insoumise de Philippe Maynial, son neveu Critique : Quand une histoire vous marque ou vous surprend et qu'elle est historique ou tiré d'une autre, on a toujours du mal à savoir si c'est l'histoire elle-même qui vous marque ou bien l'adaptation en BD. C'est définitivement le cas ici. Je ne connaissais pas l'histoire de cet escadron bleue. Je n'avais même jamais rien lu sur la problématique dont on parle ici : la récupération des soldats français disséminés dans l'Europe d'après-guerre. Des soldats prisonniers ou retenus contre leur gré par les alliés de circonstance devenue ennemie politique. Des soldats qui pensent que, la guerre étant finie, ils vont pouvoir rentrer chez eux mais se retrouvent pris dans les méandres de la politique internationale. Des soldats blessés qui ne devront leur survie qu'à leurs anges bleus venus les extirper de les "prisons". Ces missions à haut risques étaient confiées à des femmes courageuses et déterminées. Des femmes qui méritent notre respect et dont l'histoire mérite d'être connue. Et cette BD est un excellent média pour découvrir l'histoire de ces femmes ! Si l'on pourrait reprocher un souci de différenciation entre les deux époques de notre histoire (l'enterrement et le passé), on ne peut nier la qualité du dessin et du travail de découpage de toutes ces missions. Travail pas si facile à faire au vu du nombre important de missions de l'escadron bleu. En bref, si vous ne connaissez pas l'histoire de cet escadron, je ne peux que vous encourager à lire cette bd ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-escadron-bleu-1945-9791034768516?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Robinson Crusoé Scenariste de l'album : Sergio Toppi Dessinateur de l'album : Sergio Toppi Coloriste : Editeur de l'album : Mosquito Note : Résumé de l'album : Suite à un naufrage, Robinson Crusoe doit survivre des années durant sur une île déserte l'arrivée de cannibales va bouleverser sa vie solitaire... Critique : Le maître italien revient avec l'adaptation du roman mondialement connu de Daniel Defoe, Robinson Crusoé ! Sa patte d'encre se pose sur l'ermite malgré lui et Vendredi son acolyte dans une aventure menée tambours battants. Un livre de plus de 500 pages à raconter au fil de 64 pages dessinées n'est pas une mince affaire et si les événements s'enchainent un peu trop vite parfois, l'auteur italien a réussi à tirer la quintessence du roman en gardant les étapes fondatrices. De ses envies d'ailleurs en Angleterre à son parcours maritime le menant inexorablement vers ce destin "d'îlien" , les ellipses jalonnent le chemin de Robinson, remarquablement illustré par Toppi et son style caractéristique. Les visages marqués par les épreuves, les décors alternant simplicité ou cases détaillées et l'océan omniprésent avec son ressac effaçant le temps qui passe, le dépaysement est total ! L'auteur se penche sur la psychologie du naufragé et sa façon d'évoluer au sein d'une nature hostile. Solitude, résilience, confrontation à soi-même et son vécu qui n'est pas épargné, en effet Robinson dans une quête mercantile n'aurait pas hésité à pratiquer la traite négrière si le hasard ne l'avait pas mené sur son île ! Sa rencontre avec Vendredi bousculera ses certitudes et même s'il espère toujours rentrer chez lui malgré les années qui passent, sa vision du monde s'en trouvera profondément changée ! Une adaptation qui aurait mérité deux tomes à la manière d'un Chabouté reprenant Moby Dick, mais qui vous fera voyager et peut-être découvrir un grand classique de la littérature anglaise ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/robinson-crusoe-9782493343567/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Le maître italien revient avec l'adaptation du roman mondialement connu de Daniel Defoe, Robinson Crusoé ! Sa patte d'encre se pose sur l'ermite malgré lui et Vendredi son acolyte dans une aventure menée tambours battants. Un livre de plus de 500 pages à raconter au fil de 64 pages dessinées n'est pas une mince affaire et si les événements s'enchainent un peu trop vite parfois, l'auteur italien a réussi à tirer la quintessence du roman en gardant les étapes fondatrices. De ses envies d'ailleurs en Angleterre à son parcours maritime le menant inexorablement vers ce destin "d'îlien" , les ellipses jalonnent le chemin de Robinson, remarquablement illustré par Toppi et son style caractéristique. Les visages marqués par les épreuves, les décors alternant simplicité ou cases détaillées et l'océan omniprésent avec son ressac effaçant le temps qui passe, le dépaysement est total ! L'auteur se penche sur la psychologie du naufragé et sa façon d'évoluer au sein d'une nature hostile. Solitude, résilience, confrontation à soi-même et son vécu qui n'est pas épargné, en effet Robinson dans une quête mercantile n'aurait pas hésité à pratiquer la traite négrière si le hasard ne l'avait pas mené sur son île ! Sa rencontre avec Vendredi bousculera ses certitudes et même s'il espère toujours rentrer chez lui malgré les années qui passent, sa vision du monde s'en trouvera profondément changée ! Une adaptation qui aurait mérité deux tomes à la manière d'un Chabouté reprenant Moby Dick, mais qui vous fera voyager et peut-être découvrir un grand classique de la littérature anglaise !
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Titre de l'album : Arrière-cuisine Scenariste de l'album : Katriona Chapman Dessinateur de l'album : Katriona Chapman Coloriste : Katriona Chapman Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : La jeune trentaine, Claudia est en passe de devenir une véritable star de la scène culinaire. Alors qu'elle s'efforce de faire connaître son restaurant d'un quartier hype du Sud-Est de Londres, le Alley, elle décide de participer au prochain concours du Chef de l'année. Tout cela, alors qu'elle tente également de se faire un nom, loin de l'ombre de son célèbre père chef cuisinier français, à la retraite. À l'approche du concours, la tension monte, la pressions des affaires, de la famille et de l'amitié menacent de bouleverser son univers. Pour ce livre, Katriona Chapman donne vie à l'atmosphère sous tension de la vie d'un restaurant. Ses personnages, la chef Claudia, sa meilleure amie et sous-chef Lisa, et le barman Ben sonnent on ne peut plus juste. Le lecteur s'installe à la meilleure table et observe avec gourmandise les envies et les doutes des différents personnages, dans leurs vies personnelles comme professionnelles. Après le très remarqué Breakwater (élu l'un des meilleurs romans graphiques de 2020 pour le New York Times), Katriona Chapman revient avec un récit intimiste au coeur d'un restaurant londonien à la mode. Arrière-cuisine parait quasi simultanément en France et aux USA chez Fantagraphics. Critique : Qui de l'oeuf ou de la poule est arrivé en premier ? Temporellement parlant, j'aurais tendance à dire... l'ours. Blague à part, on pourrait réellement résumer ce "Arrière-cuisine" comme la saison 4 de the bear avec une cheffe à la place d'un chef. Mais ce du début à la fin ! C'en est presque troublant... Et en tant que fan de the Bear diminue un peu mon coup de cœur tellement c'est identique. Je pense que les deux parlent des problématiques "standard" de la tenue d'un restaurant..... mais quand même. Apres si vous n'avez pas vu the Bear, et que vous aimez la cuisine, vous pouvez y aller ! Ce one shot est très bien écrit, très bien pensé avec des personnages très "réalistes", chacun ayant ses problématiques de vies, problématiques pesant sur le restaurant ou leur état physique. On y voit bien la complexité de la tenue du restaurant, le stress des notations, le jugement des gens qui ne comprennent pas la passion et l'ambiance dans une équipe de cuisine. Des problèmes de trésorerie aux concours de chefs en passant par la problématique de la gestion de l'équipe, ce one shot est une bonne description de la vie d'un restaurant visant le haut niveau.... comme The Bear. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/arriere-cuisine-9782754848091?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Qui de l'oeuf ou de la poule est arrivé en premier ? Temporellement parlant, j'aurais tendance à dire... l'ours. Blague à part, on pourrait réellement résumer ce "Arrière-cuisine" comme la saison 4 de the bear avec une cheffe à la place d'un chef. Mais ce du début à la fin ! C'en est presque troublant... Et en tant que fan de the Bear diminue un peu mon coup de cœur tellement c'est identique. Je pense que les deux parlent des problématiques "standard" de la tenue d'un restaurant..... mais quand même. Apres si vous n'avez pas vu the Bear, et que vous aimez la cuisine, vous pouvez y aller ! Ce one shot est très bien écrit, très bien pensé avec des personnages très "réalistes", chacun ayant ses problématiques de vies, problématiques pesant sur le restaurant ou leur état physique. On y voit bien la complexité de la tenue du restaurant, le stress des notations, le jugement des gens qui ne comprennent pas la passion et l'ambiance dans une équipe de cuisine. Des problèmes de trésorerie aux concours de chefs en passant par la problématique de la gestion de l'équipe, ce one shot est une bonne description de la vie d'un restaurant visant le haut niveau.... comme The Bear.
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L'addiction s'il vous plait - Les confessions d'un alcoolique qui se soigne
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
Après une première incursion dans l'exposition de son alcoolisme avec Lorsque j'ai un peu trop picolé la veille... (édition Cambourakis) paru il y a 10 ans, le trublion Terreur Graphique revient de façon plus sérieuse sur cette terrible addiction dans ce témoignage sincère : L'addiction, s'il vous plaît ! Affublé d'une tête de chien, il revient sur sa vie d'ancien alcoolique dans une chronologie éparse et parfois brouillonne mais le représentant bien. Il ne s'épargne rien dans ce récit brut dont le fil conducteur serait son entretien avec le médecin du CSAPA (centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie). La famille, les amis, le passé douloureux et son cortège de failles enfouies, les influences, tout y passe sous son trait acéré et sa trichromie acidifiée. Un sujet grave néanmoins abordé avec humour et de nombreuses références à la culture pop. L'auteur étant de la fin des années 70, j'ai le même âge et me suis bien retrouvé dans ces allusions aux héros de notre enfance et autres références télévisuelles. Un humour noir enrobant le récit de façon convaincante, mais sans atténuer les souffrances physiques et psychiques liées à cette maladie. Une parution en janvier propice à cette mode du "dry january" qui ferait bien s'allonger de quelques mois ! Car on le rappelle, il vaut mieux ne jamais sombrer dans l'alcoolisme sous peine de ne plus jamais en boire de sa vie une fois le sevrage réussi. Vous replongeriez aussitôt au premier nouveau verre... Cela doit rester un plaisir éphémère et sans caractère obligatoire à chaque fête ou événement. En revanche ce témoignage audacieux est à lire sans modérations, vous apprendrez beaucoup sur le parcours à effectuer (et peut-être sur vous même) pour s'en sortir et les aides mises à disposition par la sécurité sociale. Proche de l'actualité, vous retrouvez l'auteur chaque semaine dans le journal Libération avec quelques planches publiées.-
- bd
- roman graphique
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(et 2 en plus)
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Titre de l'album : L'addiction s'il vous plait - Les confessions d'un alcoolique qui se soigne Scenariste de l'album : Terreur Graphique Dessinateur de l'album : Terreur Graphique Coloriste : Terreur Graphique Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Un récit intime, drôle et bouleversant sur la dépendance à l'alcool ! Né sur Instagram, L'Addiction, s'il vous plaît est bien plus qu'un témoignage : c'est une plongée sans filtre dans le combat de Terreur Graphique contre l'alcool. Avec une sincérité rare, l'auteur explore toutes les dimensions de cette addiction : héritage familial, blessures enfouies, quête de reconnaissance, pression sociale, influence de la pop culture... Entre humour noir, lucidité implacable et émotions à vif, il signe une oeuvre aussi drôle que déchirante, où chaque page sonne juste. Sans doute le livre le plus fort et le plus abouti de Terreur Graphique. Critique : Après une première incursion dans l'exposition de son alcoolisme avec Lorsque j'ai un peu trop picolé la veille... (édition Cambourakis) paru il y a 10 ans, le trublion Terreur Graphique revient de façon plus sérieuse sur cette terrible addiction dans ce témoignage sincère : L'addiction, s'il vous plaît ! Affublé d'une tête de chien, il revient sur sa vie d'ancien alcoolique dans une chronologie éparse et parfois brouillonne mais le représentant bien. Il ne s'épargne rien dans ce récit brut dont le fil conducteur serait son entretien avec le médecin du CSAPA (centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie). La famille, les amis, le passé douloureux et son cortège de failles enfouies, les influences, tout y passe sous son trait acéré et sa trichromie acidifiée. Un sujet grave néanmoins abordé avec humour et de nombreuses références à la culture pop. L'auteur étant de la fin des années 70, j'ai le même âge et me suis bien retrouvé dans ces allusions aux héros de notre enfance et autres références télévisuelles. Un humour noir enrobant le récit de façon convaincante, mais sans atténuer les souffrances physiques et psychiques liées à cette maladie. Une parution en janvier propice à cette mode du "dry january" qui ferait bien s'allonger de quelques mois ! Car on le rappelle, il vaut mieux ne jamais sombrer dans l'alcoolisme sous peine de ne plus jamais en boire de sa vie une fois le sevrage réussi. Vous replongeriez aussitôt au premier nouveau verre... Cela doit rester un plaisir éphémère et sans caractère obligatoire à chaque fête ou événement. En revanche ce témoignage audacieux est à lire sans modérations, vous apprendrez beaucoup sur le parcours à effectuer (et peut-être sur vous même) pour s'en sortir et les aides mises à disposition par la sécurité sociale. Proche de l'actualité, vous retrouvez l'auteur chaque semaine dans le journal Libération avec quelques planches publiées. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-addiction-s-il-vous-plait-les-confessions-d-un-alcoolique-qui-se-soigne/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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(et 2 en plus)
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Après le passionnant Islander (Glénat) paru l'an dernier, un autre thriller écologique s'ajoute aux parutions BD avec cette adaptation d'un roman de Nicolas Debandt ! 2112, un futur proche et une France coupée en deux ( aux limites de Vichy sur la carte ce qui rappelle d'étranges souvenirs) avec un énorme mur surveillé par des drones et des militaires afin de juguler voire empêcher les intrusions migratoires venant du sud. Mais ce n'est pas tout, en plus du sud fuyant les chaleurs étouffantes, nous avons aussi les populations du nord tentant d'échapper aux éruptions volcaniques d'Islande ! Ainsi un autre mur a été érigé aux abords de la Manche ! C'est dans ce contexte que l'on découvre la famille qui constituera le fil rouge de cette "aventure" , coincée entre ces deux "retenues" et vivant dans ses certitudes. Lorsqu'un feu énorme se déclenche ils n'ont pas d'autre choix que fuir au sud en traversant un Rhône bien maigre, et bientôt ceux qui rejetaient les migrations du sud vont se retrouver à leur tour dans cette situation en atteignant une ville de Marseille incandescente. Une course contre la montre haletante s'engage dans cet univers convaincant et plausible. En effet, on imagine tout à fait un avenir proche dépeint comme celui-ci, tant le réalisme est accru et profond. On est aux limites de la fiction tant cet avenir semble nous tendre les bras si nous ne changeons rien d'ici là ! Le dessin assez réaliste de Paolo Antiga est assez immersif, il dégage beaucoup de tension dans ses cases où les événements s'enchainent à toute allure. On lui reprochera un certain de manque de détails en arrières-plans mais l'ensemble académique est de bonne facture le tout baigné dans une ambiance chaude à l'image de ses couleurs aux notes de jaunes orangés. Un très bon one-shot anticipatif aux thèmes écologiques actuels.
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Titre de l'album : Altermonde Scenariste de l'album : Harry Bozino Dessinateur de l'album : Paolo Antiga Coloriste : Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : 2112. La Terre est ravagée par le réchauffement climatique. Seuls quelques privilégiés vivent encore décemment, abrités derrière un Mur qui les sépare des migrations de masse et des conditions extrêmes du Sud... Mais quand un mégafeu commence à dévorer Lyon par le nord, les habitants n'ont d'autre choix que de fuir par-delà le Mur, dans un territoire qu'ils avaient jusqu'ici abandonné à son triste sort. Un père et sa fille se retrouvent chassés de ce monde qui se pensait à l'abri de tout, avec pour seul espoir de trouver refuge auprès de ceux qu'ils ont toujours rejetés... Critique : Après le passionnant Islander (Glénat) paru l'an dernier, un autre thriller écologique s'ajoute aux parutions BD avec cette adaptation d'un roman de Nicolas Debandt ! 2112, un futur proche et une France coupée en deux ( aux limites de Vichy sur la carte ce qui rappelle d'étranges souvenirs) avec un énorme mur surveillé par des drones et des militaires afin de juguler voire empêcher les intrusions migratoires venant du sud. Mais ce n'est pas tout, en plus du sud fuyant les chaleurs étouffantes, nous avons aussi les populations du nord tentant d'échapper aux éruptions volcaniques d'Islande ! Ainsi un autre mur a été érigé aux abords de la Manche ! C'est dans ce contexte que l'on découvre la famille qui constituera le fil rouge de cette "aventure" , coincée entre ces deux "retenues" et vivant dans ses certitudes. Lorsqu'un feu énorme se déclenche ils n'ont pas d'autre choix que fuir au sud en traversant un Rhône bien maigre, et bientôt ceux qui rejetaient les migrations du sud vont se retrouver à leur tour dans cette situation en atteignant une ville de Marseille incandescente. Une course contre la montre haletante s'engage dans cet univers convaincant et plausible. En effet, on imagine tout à fait un avenir proche dépeint comme celui-ci, tant le réalisme est accru et profond. On est aux limites de la fiction tant cet avenir semble nous tendre les bras si nous ne changeons rien d'ici là ! Le dessin assez réaliste de Paolo Antiga est assez immersif, il dégage beaucoup de tension dans ses cases où les événements s'enchainent à toute allure. On lui reprochera un certain de manque de détails en arrières-plans mais l'ensemble académique est de bonne facture le tout baigné dans une ambiance chaude à l'image de ses couleurs aux notes de jaunes orangés. Un très bon one-shot anticipatif aux thèmes écologiques actuels. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/altermonde/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Naufrage en Patagonie Scenariste de l'album : Christian Perrissin Dessinateur de l'album : Matthieu Blanchin Coloriste : Matthieu Blanchin Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : En septembre 1740, une escadre anglaise quitte Portsmouth à destination des mers du Sud. Son chef, le Commodore Anson, a pour mission d'attaquer et piller les prospères colonies espagnoles du Chili et du Pérou. Après une longue et pénible traversée de l'océan Atlantique, les vaisseaux atteignent le cap Horn à la mauvaise saison et subissent une succession de tempêtes qui les dispersent durablement. Après avoir raconté l'histoire de l'escadre du Commodore Anson, les auteurs se penchent sur le destin tragique d'un des navires, le Wager, d'après les souvenirs de John Byron, aspirant à bord du bateau et l'un des rares survivants. Un grand récit historique au souffle épique. Critique : Les explorateurs, pirates autant que navigateurs ont le vent en poupe (hihi) depuis 2 ans. Les éditions Futuropolis nous livre le leur avec un récit de naufrage pur. Un récit qui passe par toutes les étapes : Des mauvaises décisions du capitaine, à la survie en autarcie aux rencontres avec les locaux. Ce qui démarque particulièrement cet album, c'est l'accent mis sur la tentative de respect de la hiérarchie une fois le navire échoué. Une tentative qui tient autant de l'espoir de maintenir un semblant de civilisation que de l'envie des gradés de maintenir leurs privilèges. Un parti prit narratif qui se démarque des classiques du genre en ne cherchant pas non plus à faire passer le capitaine pour un héros. Entre décisions abracadabrantesques des dirigeants, volonté de révolte et essais de sortie de la nasse, cette histoire complète nous montre à quel point la survie était compliquée, mais pouvait aussi dépendre de choix jamais faciles à prendre. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/naufrage-en-patagonie?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Les explorateurs, pirates autant que navigateurs ont le vent en poupe (hihi) depuis 2 ans. Les éditions Futuropolis nous livre le leur avec un récit de naufrage pur. Un récit qui passe par toutes les étapes : Des mauvaises décisions du capitaine, à la survie en autarcie aux rencontres avec les locaux. Ce qui démarque particulièrement cet album, c'est l'accent mis sur la tentative de respect de la hiérarchie une fois le navire échoué. Une tentative qui tient autant de l'espoir de maintenir un semblant de civilisation que de l'envie des gradés de maintenir leurs privilèges. Un parti prit narratif qui se démarque des classiques du genre en ne cherchant pas non plus à faire passer le capitaine pour un héros. Entre décisions abracadabrantesques des dirigeants, volonté de révolte et essais de sortie de la nasse, cette histoire complète nous montre à quel point la survie était compliquée, mais pouvait aussi dépendre de choix jamais faciles à prendre.
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Voici la conclusion de la trilogie d'aventure fantastique dans la France de Richelieu imaginée par le romancier de fantasy à la Française Pierre Pevel et rendue sous crayon par Stéphane Créty ! Le rythmes de parution a été très soutenu pour une série de cette envergure puisque le premier tome n'est paru qu'en janvier 2024. Mais tant mieux pour nous lecteur, puisqu'on clôture cette intrigue avec un dénouement complet dans ce tome 3. Le zodiaque du diable va abattre toutes ses cartes et se dévoiler presque au grand jour, les enjeux s'élèvent et il revient à gueule de cuir de mettre un terme à tout cela. Si les dessins de Stéphane Créty excellent toujours autant dans ce style d'aventure de cape et d'épées, une fois n'est pas coutume, je regrette un peu les choix de colorisation de l'excellent Jérôme Maffre. Si l'ambiance presque apocalyptique est bien rendue, je trouve qu'il a manqué quelques respirations dans des tons moins chargés et moins connotés. Alors certes le côté oppressant de ce final est bien rendu, mais je trouve qu'on y perd grandement l'ambiance de cape et d'épée et de ce Paris de Richelieu. J'ai également trouvé la conclusion du dénouement un peu rapide et simple finalement, j'espérais une lutte plus opiniâtre entre les deux protagonistes principaux. Ceci dit, je fais la ma fine bouche car sur une série complète en 3 épisodes, on n'a finalement pas le temps de trop de circonvolution surtout dans un monde fantastique qu'il convient de poser. Gueule de cuir est une excellente série de cape et d'épées dans un monde de fantasy à la française comme Pierre Pevel sait si bien les concevoir.
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Titre de l'album : Gueule de cuir - Tome 3 - Le roi des tombes Scenariste de l'album : Pierre Pevel Dessinateur de l'album : Stéphane Créty Coloriste : Jérôme Maffre Editeur de l'album : Drakoo Note : Résumé de l'album : Gueule-de-cuir, c'est Batman sous Louis XIII. Une histoire de cape et d'épée sombre et violente, teintée d'ésotérisme et traitée selon les codes du comics adulte. An 1634. Dans la France de Louis XIII et de Richelieu, la magie noire et l'alchimie sont puissantes et craintes. Alors que le terrible Roi des Tombes règne sans partage sur les bas-fonds de Paris, une mystérieuse brume rouge se lève la nuit dans les rues de la capitale. Pourquoi ? Qu'annonce-t-elle ? Gueule-de-cuir de devra le découvrir et empêcher l'horreur qui s'annonce, quitte à sacrifier son âme au Zodiaque du Diable. Critique : Voici la conclusion de la trilogie d'aventure fantastique dans la France de Richelieu imaginée par le romancier de fantasy à la Française Pierre Pevel et rendue sous crayon par Stéphane Créty ! Le rythmes de parution a été très soutenu pour une série de cette envergure puisque le premier tome n'est paru qu'en janvier 2024. Mais tant mieux pour nous lecteur, puisqu'on clôture cette intrigue avec un dénouement complet dans ce tome 3. Le zodiaque du diable va abattre toutes ses cartes et se dévoiler presque au grand jour, les enjeux s'élèvent et il revient à gueule de cuir de mettre un terme à tout cela. Si les dessins de Stéphane Créty excellent toujours autant dans ce style d'aventure de cape et d'épées, une fois n'est pas coutume, je regrette un peu les choix de colorisation de l'excellent Jérôme Maffre. Si l'ambiance presque apocalyptique est bien rendue, je trouve qu'il a manqué quelques respirations dans des tons moins chargés et moins connotés. Alors certes le côté oppressant de ce final est bien rendu, mais je trouve qu'on y perd grandement l'ambiance de cape et d'épée et de ce Paris de Richelieu. J'ai également trouvé la conclusion du dénouement un peu rapide et simple finalement, j'espérais une lutte plus opiniâtre entre les deux protagonistes principaux. Ceci dit, je fais la ma fine bouche car sur une série complète en 3 épisodes, on n'a finalement pas le temps de trop de circonvolution surtout dans un monde fantastique qu'il convient de poser. Gueule de cuir est une excellente série de cape et d'épées dans un monde de fantasy à la française comme Pierre Pevel sait si bien les concevoir. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/gueule-de-cuir-tome-3/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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J'aime beaucoup cette série car la proposition scénaristique est très intéressante. Aucune sensation de déjà vu alors même qu'il s'agit d'une relecture d'une histoire connue. Mais les éléments de fantastique et la construction des divers personnages et de l'intrigue nous laisse toujours sur une vague hésitation sur ce que l'on doit en penser. On est sur une histoire où pour le moment, le bien et le mal sont diffus, nuancés, particuliers et où les motivations des uns et des autres semblent discutables ou opaques. Et cela moi j'aime bien, surtout que les éléments de fantastique viennent rajouter à notre histoire agréablement. Les dessins de Rebecca Morse sont très réussis, mais je regrette un peu que les arrières plans soient parfois un peu vide. Bon vu le rythme de production de cette série cela peut se comprendre. Je recommande cette série pour les amateurs d'histoire de Fantasy originales.
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Titre de l'album : Don Juan des Flots - Tome 2 - Petites tragédies Scenariste de l'album : Isabelle Bauthian Dessinateur de l'album : Rebecca Morse Coloriste : Nicolas Vial Editeur de l'album : Drakoo Note : Résumé de l'album : Entre l'ordre et la liberté, il faut choisir ! À Flot, la milice des justiciers est adorée par la foule grâce à Dona Laura et Don Juan. On en oublierait presque que le Comendador a disparu. Mais l'Infortune, une épidémie de malchance, s'abat sur la ville.Alors que la vérité est en passe d'éclater, Don Juan et Dona Elvira risquent tout pour protéger leur sombre secret. Mais l'heure de la révélation approche... et le peuple devra bientôt choisir entre l'ordre et la liberté ! Critique : J'aime beaucoup cette série car la proposition scénaristique est très intéressante. Aucune sensation de déjà vu alors même qu'il s'agit d'une relecture d'une histoire connue. Mais les éléments de fantastique et la construction des divers personnages et de l'intrigue nous laisse toujours sur une vague hésitation sur ce que l'on doit en penser. On est sur une histoire où pour le moment, le bien et le mal sont diffus, nuancés, particuliers et où les motivations des uns et des autres semblent discutables ou opaques. Et cela moi j'aime bien, surtout que les éléments de fantastique viennent rajouter à notre histoire agréablement. Les dessins de Rebecca Morse sont très réussis, mais je regrette un peu que les arrières plans soient parfois un peu vide. Bon vu le rythme de production de cette série cela peut se comprendre. Je recommande cette série pour les amateurs d'histoire de Fantasy originales. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/don-juan-des-flots-tome-2/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Le tombeau de la comète Scenariste de l'album : Quentin Rigaud | Élodie Portela Vidal Dessinateur de l'album : Quentin Rigaud | Élodie Portela Vidal Coloriste : Quentin Rigaud | Élodie Portela Vidal Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Une comète mystérieuse s'abattit sur Terre changeant à jamais le Monde : la faune et la flore furent altérées à la défaveur des humains qui périrent dans leur majorité, pétrifiés sur place ou décimés par les animaux devenus chimériques et géants. Une poignée d'entre eux cependant survécurent et se découvrirent un nouveau don : celui de façonner d'immenses golems de métal pour se défendre. 40 ans plus tard, un groupe d'humains fut contraint de parcourir le monde hostile à la recherche d'un nouveau foyer. De cette fuite naîtra une aventure collective faite de peurs, de solidarité et d'émerveillement. Une quête inattendue pour découvrir et comprendre enfin ce message tombé du ciel... Critique : Nouveau one shot dans la collection Combo avec un one shot post apocalyptique qui nous livre une fable écologique haute en couleurs. C'est ce qui choc le plus dans ce "Le tombeau de la comète" : une colorisation jamais vu auparavant expliqué, en fin d'album, par un travail à 4 mains de nos auteurs. Un travail de superposition graphique qui offre un rendu étonnant, mariant la ligne claire de la BD avec des fondus colorés enivrants et mystiques. Un graphisme qu'il faut accepter tellement il est important, portant de plus en plus d'éléments de compréhension au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire. Histoire assez classique sur le fond, avec la nécessité pour les hommes d'évoluer dans un monde qui change plus vite que lui. Mais étonnant sur la forme : ce mix entre chevalerie et magie est assez rafraichissant. Il ne lui manque qu'une fin un peu moins ésotérique à mon gout. Une fin qui appelle un peu plus à relecture. Cette fable écologique est une belle découverte mais qui reste un tout petit trop dépendante de son graphisme. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-tombeau-de-la-comete?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Nouveau one shot dans la collection Combo avec un one shot post apocalyptique qui nous livre une fable écologique haute en couleurs. C'est ce qui choc le plus dans ce "Le tombeau de la comète" : une colorisation jamais vu auparavant expliqué, en fin d'album, par un travail à 4 mains de nos auteurs. Un travail de superposition graphique qui offre un rendu étonnant, mariant la ligne claire de la BD avec des fondus colorés enivrants et mystiques. Un graphisme qu'il faut accepter tellement il est important, portant de plus en plus d'éléments de compréhension au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire. Histoire assez classique sur le fond, avec la nécessité pour les hommes d'évoluer dans un monde qui change plus vite que lui. Mais étonnant sur la forme : ce mix entre chevalerie et magie est assez rafraichissant. Il ne lui manque qu'une fin un peu moins ésotérique à mon gout. Une fin qui appelle un peu plus à relecture. Cette fable écologique est une belle découverte mais qui reste un tout petit trop dépendante de son graphisme.
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Titre de l'album : Nos accords imparfaits Scenariste de l'album : Gilles Marchand Dessinateur de l'album : Cécile Dupuis Coloriste : Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Face A. Anton et Hélène vivent ensemble, dansent ensemble, écoutent de la musique ensemble, font tout ou presque ensemble : ils s'aiment. Elle est violoncelliste, il est livreur. Le temps s'écoule et, sans qu'ils ne s'en rendent compte, le silence commence à s'installer entre eux. Anton perd les mots et ne parvient plus à parler à Hélène, il ne sait plus lui dire qu'il l'aime. Il se réfugie dans sa musique et se retrouve seul dans un quotidien et un métier vide de sens. En perdant les mots, aurait-il perdu son lien à Hélène ? Se serait-il perdu lui-même ? Face B. Au volant d'une vieille camionnette de livraison, Anton tombe en panne et découvre un dernier colis à l'adresse mystérieuse. La destinataire n'est autre qu'Hélène. Que fait-elle dans cette ville inconnue qui n'existe sur aucune carte ? Afin de livrer son colis à tout prix, il entame un étonnant voyage vers cette ville étrange des méandres de laquelle il aura du mal à s'extirper. Critique : Le multi-récompensé de prix littéraires Gilles Marchand s'essaie au 9ème art avec une histoire pas banale de romance teintée de voyage introspectif psychédélique. Lui c'est Anton, chauffeur-livreur qui semble se perdre dans ses tournées et les nombreuses rencontres dans les cages d'escalier ou jardins. Il perd peu à peu les mots, rongé par des maux lancinants surgis de nulle part. Sa relation avec Hélène se détériore peu à peu jusqu'à l'inévitable phrase "prendre du recul" où tout s'effondre autour de lui ! Elle justement, c'est Hélène, violoncelliste et épanouie par son travail et dans son couple. Elle assiste à la progression lente de l'aphasie sentimentale de son compagnon sans pouvoir endiguer le phénomène. Le travail doit être fait par Anton qui va au cours d'une énième tournée de livraisons, se retrouver dans un village fantastique où le travail personnel va pouvoir s'entreprendre vers une remontée possible à la surface des mots. L'illustratrice Cécile Dupuis s'en donne à coeur joie pour imaginer et décrire ce monde fait de symétries et d'architectures en tous genres ! Dans ces venelles labyrinthiques, Anton fera de curieuses rencontres le menant peu à peu vers la compréhension du mal qui l'habite. Mais rien ne se déroule dans la facilité, de nombreuses épreuves s'imposeront à lui vers une possible rédemption et immersion de cette léthargie. Une ville de symboles pour une âme perdue et dont l'unique salut serait son amour pour Hélène, encore présent dans un coin de son esprit, à lui de le retrouver et l'exprimer, dans un discours pourquoi pas ? 😉 Un voyage étonnant ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/nos-accords-imparfaits/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Le multi-récompensé de prix littéraires Gilles Marchand s'essaie au 9ème art avec une histoire pas banale de romance teintée de voyage introspectif psychédélique. Lui c'est Anton, chauffeur-livreur qui semble se perdre dans ses tournées et les nombreuses rencontres dans les cages d'escalier ou jardins. Il perd peu à peu les mots, rongé par des maux lancinants surgis de nulle part. Sa relation avec Hélène se détériore peu à peu jusqu'à l'inévitable phrase "prendre du recul" où tout s'effondre autour de lui ! Elle justement, c'est Hélène, violoncelliste et épanouie par son travail et dans son couple. Elle assiste à la progression lente de l'aphasie sentimentale de son compagnon sans pouvoir endiguer le phénomène. Le travail doit être fait par Anton qui va au cours d'une énième tournée de livraisons, se retrouver dans un village fantastique où le travail personnel va pouvoir s'entreprendre vers une remontée possible à la surface des mots. L'illustratrice Cécile Dupuis s'en donne à coeur joie pour imaginer et décrire ce monde fait de symétries et d'architectures en tous genres ! Dans ces venelles labyrinthiques, Anton fera de curieuses rencontres le menant peu à peu vers la compréhension du mal qui l'habite. Mais rien ne se déroule dans la facilité, de nombreuses épreuves s'imposeront à lui vers une possible rédemption et immersion de cette léthargie. Une ville de symboles pour une âme perdue et dont l'unique salut serait son amour pour Hélène, encore présent dans un coin de son esprit, à lui de le retrouver et l'exprimer, dans un discours pourquoi pas ? 😉 Un voyage étonnant !
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Suite aux difficultés financières rencontrées par Les humanoïdes associés maison mère de La boîte à bulles, cette dernière change de nom mais pas de catalogue fort heureusement ! Ainsi, Pictavita relève le flambeau pour de nouvelles parutions riches culturellement et graphiquement. Le "régional" de l'étape LF Bollée nous fait visiter une nouvelle fois la lointaine Australie (après son superbe diptyque Terra Australis chez Glénat) à la rencontre des aborigènes, ce peuple déjà présent sur place bien avant l'arrivée des colons britanniques. Confinés à de basses tâches, ils sont à l'image de Dick-a-dick de son vrai nom Jungunjinanuke, travailleurs dans des fermes agricoles tenus par des blancs. Non contents d'avoir soumis ces peuples natifs à leurs lois, les anglais ont aussi importé le cricket ! C'est au cours d'une partie amicale lors d'une pause que Jungunjinanuke et ses amis découvrent ce sport. En manque de joueurs, ils sont appelés à prendre part au jeu et voici le début de leur aventure ! Dotés de capacités physiques étonnantes et saisissant très vite les règles, une équipe d'aborigènes est montée, entrainée puis envoyée en Angleterre pour affronter des équipes anglaises. Ainsi née la première tournée sportive internationale de joueurs australiens et c'est par le peuple aborigène qu'elle est réalisée en 1864 ! On ne leur laisse pas vraiment le choix, ils sont très vite placés sur un bateau et en route pour 3 mois de navigation ! Dépaysement, rupture totale avec ses racines et bien entendu, confrontation avec un racisme avéré lors des matchs sur le sol anglais. LF Bollée glisse des tas d'allusions dans les dialogues entre britanniques et natifs, ces pauvres hères sont débarqués dans un autre monde avec une culture totalement différente sans savoir s'ils reverront un jour leur famille et ces fameux eucalyptus. On vit à leur côté cette aventure humaine d'une richesse incroyable ! C'est un splendide hommage à ces sportifs, avec une charge émotive forte. Le trait de Paul Gros est précis, détaillé et doté d'une belle expressivité des visages. Une très belle histoire qui mérite d'être connue en hommage à ces aborigènes, rassurez-vous le cricket passe au second plan 😉
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Titre de l'album : Loin des eucalyptus Scenariste de l'album : LF Bollée Dessinateur de l'album : Paul Gros Coloriste : Editeur de l'album : Pictavita Note : Résumé de l'album : L'histoire de la première équipe australienne de cricket a avoir fait une tournée mondiale et composée exclusivement... d'aborigènes. Entre choc des cultures et « freak shows » 1864, Dick-a-dick, travailleur agricole, et ses collègues aborigènes découvrent le cricket. Très vite, leur équipe montre de véritables talents pour ce sport venu de l'autre côté du globe - talents aussitôt mis à profit par leur patron qui voit là une occasion de s'enrichir. Après une tournée australienne couronnée de succès, l'équipe est envoyée en Angleterre afin de se mesurer aux équipes du cru. Sur place, la foule se presse pour voir cette équipe atypique. Et Dick-a-dick et les siens de découvrir cette culture si différente. Mais bientôt le spectacle sportif laisse place à l'exhibition. On ne vient plus voir l'équipe d'Australie, mais bien ces « sauvages » et leurs traditions exotiques. Peu à peu, un autre pan de la culture européenne se dévoile : son racisme, son cynisme, sa violence... Critique : Suite aux difficultés financières rencontrées par Les humanoïdes associés maison mère de La boîte à bulles, cette dernière change de nom mais pas de catalogue fort heureusement ! Ainsi, Pictavita relève le flambeau pour de nouvelles parutions riches culturellement et graphiquement. Le "régional" de l'étape LF Bollée nous fait visiter une nouvelle fois la lointaine Australie (après son superbe diptyque Terra Australis chez Glénat) à la rencontre des aborigènes, ce peuple déjà présent sur place bien avant l'arrivée des colons britanniques. Confinés à de basses tâches, ils sont à l'image de Dick-a-dick de son vrai nom Jungunjinanuke, travailleurs dans des fermes agricoles tenus par des blancs. Non contents d'avoir soumis ces peuples natifs à leurs lois, les anglais ont aussi importé le cricket ! C'est au cours d'une partie amicale lors d'une pause que Jungunjinanuke et ses amis découvrent ce sport. En manque de joueurs, ils sont appelés à prendre part au jeu et voici le début de leur aventure ! Dotés de capacités physiques étonnantes et saisissant très vite les règles, une équipe d'aborigènes est montée, entrainée puis envoyée en Angleterre pour affronter des équipes anglaises. Ainsi née la première tournée sportive internationale de joueurs australiens et c'est par le peuple aborigène qu'elle est réalisée en 1864 ! On ne leur laisse pas vraiment le choix, ils sont très vite placés sur un bateau et en route pour 3 mois de navigation ! Dépaysement, rupture totale avec ses racines et bien entendu, confrontation avec un racisme avéré lors des matchs sur le sol anglais. LF Bollée glisse des tas d'allusions dans les dialogues entre britanniques et natifs, ces pauvres hères sont débarqués dans un autre monde avec une culture totalement différente sans savoir s'ils reverront un jour leur famille et ces fameux eucalyptus. On vit à leur côté cette aventure humaine d'une richesse incroyable ! C'est un splendide hommage à ces sportifs, avec une charge émotive forte. Le trait de Paul Gros est précis, détaillé et doté d'une belle expressivité des visages. Une très belle histoire qui mérite d'être connue en hommage à ces aborigènes, rassurez-vous le cricket passe au second plan 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/loin-des-eucalyptus/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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En ces périodes troublées, ou le monde calme de la fin du vingtième siècle vol en éclat de toutes parts, ce récit, décrivant un retour de soldat de la guerre russo-tchétchène, pourrait être transposée aussi bien en Russie, qu'en Ukraine, qu'en Afrique.... Car si l'histoire est localisée, le fond est lui intemporel. On parle ici du retour du guerrier d'une guerre traumatisante. Un retour imprévu dans un petit village. Un village qui ne peut comprendre les traumatismes de guerre tout comme lui a du mal à comprendre les changements au village .Retour qui se voile de mystère vu que notre personnage principal était censé être mort. Déserteur ? blessé ? Aurélien Ducoudray nous livre ici une histoire aussi touchante que dramatique. Il réussit à garder longtemps le secret de Dima, tout en laissant transparaitre les impacts de celui-ci sur le jeune homme. Une histoire sublimement mis en image par Thomas Azuélos qui réussit à merveille à retranscrire aussi bien la froideur glaciale de l'hiver russe que le malêtre de Dima. La gestion du blanc est magnifique, tout comme ces montagnes dorées qui jalonnent le drame écrit par Aurelien Ducoudray. Une lecture dure, intense et qui nous rappelle, si besoin il était, que la guerre n'est pas qu'une histoire de soldat.
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Titre de l'album : Les montagnes dorées Scenariste de l'album : Aurélien Ducoudray Dessinateur de l'album : Thomas Azuélos Coloriste : Thomas Azuélos Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Dans une ambiance étouffée par la neige, les habitants d'un petit village au fin fond de la campagne russe se pressent autour d'un wagon de chemin de fer, apportant victuailles. Mais pas que cela. En descend également Dima, un jeune soldat ayant combattu en Tchétchénie, déclaré décédé par l'armée. Son retour bouleverse la vie de sa famille, sa grand-mère, son frère, les villageois... Dima est hanté par les horreurs qu'il a connu durant la guerre. Il n'est plus le même, peut-être déjà mort dans sa tête, en sursis pour les autres. Seules sa grand-mère et Sveta, une jeune fille amoureuse, lui rêvent un avenir radieux. Au loin, les montagnes dorées annoncent le printemps, le renouveau. Pour combien de temps ? L'esprit de Tchekhov et Gogol imprègne ce nouveau récit d'Aurélien Ducoudray et Thomas Azuélos. Cela aurait pu être une pièce de théâtre, c'est une bande dessinée contemporaine, un conte profond sur l'éternelle âme russe. Aurélien Ducoudray revient avec un récit intense, contemporain, sur la guerre en Tchétchénie et ses conséquences tragiques... porté par un dessin magistral, le lecteur ne sort pas indemne de ce voyage aux Montagnes dorées. Critique : En ces périodes troublées, ou le monde calme de la fin du vingtième siècle vol en éclat de toutes parts, ce récit, décrivant un retour de soldat de la guerre russo-tchétchène, pourrait être transposée aussi bien en Russie, qu'en Ukraine, qu'en Afrique.... Car si l'histoire est localisée, le fond est lui intemporel. On parle ici du retour du guerrier d'une guerre traumatisante. Un retour imprévu dans un petit village. Un village qui ne peut comprendre les traumatismes de guerre tout comme lui a du mal à comprendre les changements au village .Retour qui se voile de mystère vu que notre personnage principal était censé être mort. Déserteur ? blessé ? Aurélien Ducoudray nous livre ici une histoire aussi touchante que dramatique. Il réussit à garder longtemps le secret de Dima, tout en laissant transparaitre les impacts de celui-ci sur le jeune homme. Une histoire sublimement mis en image par Thomas Azuélos qui réussit à merveille à retranscrire aussi bien la froideur glaciale de l'hiver russe que le malêtre de Dima. La gestion du blanc est magnifique, tout comme ces montagnes dorées qui jalonnent le drame écrit par Aurelien Ducoudray. Une lecture dure, intense et qui nous rappelle, si besoin il était, que la guerre n'est pas qu'une histoire de soldat. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-montagnes-dorees?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Godspeed - Tome 1 Scenariste de l'album : Eloi Rousseau Dessinateur de l'album : Romain Hugault Coloriste : Romain Hugault Editeur de l'album : Paquet Note : Résumé de l'album : 1930, dans l'Amérique de la grande dépression, Lloyd Fairbanks génie de la mécanique et jeune pilote condamné à effectuer des baptêmes au-dessus du grand canyon se voit proposer un job à Los Angeles. Si Lloyd ne laisse pas passer sa chance, il ignore que cet univers qui a tout pour lui faire tourner la tete peut s'avérer mortel et à quel point y triompher est bien plus difficile que de s'y perdre. Au cours d'un apprentissage aussi rapide qu'intense, notre héros va apprendre à se comporter en gentlemen et s'attacher à un mentor qui se révèle chaque jour plus complexe qu'il n'y parait. Critique : Ayayaya mais que m'arrive-t-il ? C'est le second ouvrage sorti cette année de Romain Hugault qui ne me passionne guère. Et pourtant que j'aime ce qu'a pu faire cet auteur, mais si pour Tomcat le côté documentaire de l'histoire pouvait expliquer une partie de mes attentes déçues, là sur Godspeed on est sur du Pulp, sur la belle époque, sur les débuts de l'aviation, la mafia bref on est censé avoir du romanesque à foison. Hors j'ai trouvé l'aventure jusqu'ici un peu plate, et surtout je trouve que certains dessins semblent un peu vides en arrière plan. Alors je vous vois venir les mauvaises langues, vous allez me faire remarquer que ces deux tomes de Romain Hugault sans jolies femmes dévétues sont comme par hasard ceux que j'aime moins ! C'est pas faux et cela fait clairement partie de mes espérances déçues en vil grivois que je suis. Alors attention car ce Godspeed même s'il m'a un peu déçu à tout du tome introductif, et on pourrait vraiment se régaler dans les prochains tomes car l'histoire a du potentiel. Maintenant il va falloir que nos deux auteurs le concrétise ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/godspeed-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
