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  1. Titre de l'album : Les enfants du ciel Scenariste de l'album : Stephen Desberg Dessinateur de l'album : Bernard Vrancken Coloriste : Editeur de l'album : Daniel Maghen Note : Résumé de l'album : D'Europe en Égypte, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, la grande Histoire et la petite se rencontrent à travers les destins de trois personnages. Entre récit d'aventure et fresque historique, Desberg et Vrancken se renouvellent et donnent leur meilleur dans un somptueux one-shot. L'histoire débute en 1936 sous l'Italie de Mussolini et s'achève en 1942 à Jérusalem au moment où naît l'idée d'un état juif débarrassé de la tutelle anglaise, loin des atrocités commises en Europe. Alexandre est archéologue. Il perd sa femme en 1936, sous le régime fasciste de Mussolini. Anéanti par le chagrin, il exige la vérité sur les circonstances de cette mort et ne pense qu'à se venger. Pour l'éloigner et le protéger, ses appuis l'envoient en Égypte pour mettre au jour le mystère historique du ralliement du peuple juif à l'Empire romain au Ier siècle après J.-C. Il ne pensait pas que ses recherches pouvaient résonner avec autant de justesse avec l'époque actuelle. Quelle vérité, dangereuse et cachée, surgira du passé ? Critique : C'est une équipe rodée qui nous en met plein la vue avec ce roman graphique à l'élégance certaine ! Desberg et Vrancken , les auteurs de la saga IRS , ont mis les petits plats dans les grands pour nous servir un one-shot de très haut niveau . Prenez Le scorpion , Indiana Jones et un soupçon du Triangle secret et vous aurez une petite idée de ce qui vous attend . Comme un bon Bandol , Bernard Vrancken voit son trait se bonifier avec l'âge , c'est assez stupéfiant . Il délivre des planches raffinées aux couleurs chaudes comme le désert d'Egypte . Mais il peut s'adapter aux circonstances scénaristiques en s'essayant au style Franck Miller noir et blanc avec ses ombrages inversés dans des passages "flashbacks" de l'histoire ; tout simplement délicieux ! En grand passionné d'histoire , Stephen Desberg met en place un scénario remontant à l'idée même de la création d'un Etat d'Israël . Une terre pour le peuple juif et ses symboles , comme la menorah originelle . Se déroulant pendant la seconde guerre mondiale , l'enquête d'Alexandre va le mener aux confins de notre ère , en période Empire romain post Jésus Christ . Deux membres du peuple juif ont des divergences sur leur acceptation de la domination romaine . A travers leurs symboles sacrés dont une menorah en or massif , ils vont se déchirer et l'histoire se perd dans les méandres du temps . Pour être de nouveau sujet à une course entre les nazis , Alexandre missionné par le Vatican , et les russes ! De l'espionnage , du suspens , une femme fatale , de la vengeance ,des morts , bref , tous les ingrédients d'un formidable polar historique au bon goût d'aventure et de mystères . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-enfants-du-ciel/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. Kevin Nivek

    Les enfants du ciel

    C'est une équipe rodée qui nous en met plein la vue avec ce roman graphique à l'élégance certaine ! Desberg et Vrancken , les auteurs de la saga IRS , ont mis les petits plats dans les grands pour nous servir un one-shot de très haut niveau . Prenez Le scorpion , Indiana Jones et un soupçon du Triangle secret et vous aurez une petite idée de ce qui vous attend . Comme un bon Bandol , Bernard Vrancken voit son trait se bonifier avec l'âge , c'est assez stupéfiant . Il délivre des planches raffinées aux couleurs chaudes comme le désert d'Egypte . Mais il peut s'adapter aux circonstances scénaristiques en s'essayant au style Franck Miller noir et blanc avec ses ombrages inversés dans des passages "flashbacks" de l'histoire ; tout simplement délicieux ! En grand passionné d'histoire , Stephen Desberg met en place un scénario remontant à l'idée même de la création d'un Etat d'Israël . Une terre pour le peuple juif et ses symboles , comme la menorah originelle . Se déroulant pendant la seconde guerre mondiale , l'enquête d'Alexandre va le mener aux confins de notre ère , en période Empire romain post Jésus Christ . Deux membres du peuple juif ont des divergences sur leur acceptation de la domination romaine . A travers leurs symboles sacrés dont une menorah en or massif , ils vont se déchirer et l'histoire se perd dans les méandres du temps . Pour être de nouveau sujet à une course entre les nazis , Alexandre missionné par le Vatican , et les russes ! De l'espionnage , du suspens , une femme fatale , de la vengeance ,des morts , bref , tous les ingrédients d'un formidable polar historique au bon goût d'aventure et de mystères .
  3. Titre de l'album : La brute et le divin Scenariste de l'album : Léonard Chemineau Dessinateur de l'album : Léonard Chemineau Coloriste : Léonard Chemineau Editeur de l'album : Rue de sevres Note : Résumé de l'album : Eva, ingénieure dans une grande société, s'interroge sur le sens de son activité. Elle répond à une annonce concernant un poste sur une petite île déserte, perdue au milieu du Pacifique Sud. Sur place, elle devra réparer une station météorologique et tester la vie en autarcie avec pour seul compagnon, sa chienne, Puce. Une fois arrivée, elle découvre un endroit à la beauté époustouflante. Son désir de nature est comblé, elle s'attelle à sa tâche et découvre une nature foisonnante et des fonds marins plein de vie. Sur l'île, en plus de ses travaux quotidiens, elle arpente son environnement et en explore tous les recoins. Mais la vie en autonomie, sans aide, est-elle réellement possible ? Et un tel endroit, encore préservé, peut-il échapper à la convoitise de la société de consommation ? Va t-elle rester seule sur son île ? Jusqu'où Eva sera t-elle prête à aller pour défendre ses convictions, et sa propre vie ? Critique : Le dessinateur de l'excellentissime La bibliomule de Cordoue , que je vous invite fortement à lire si ce n'est déjà fait , se lance dans le roman graphique aux tonalités écologiques . D'emblée il annonce la couleur avec en première page les informations sur l'élaboration de l'ouvrage , très soucieuse du respect de l'environnement . Un papier recyclé bien entendu pour une couverture souple , un détail important . L'histoire quant à elle , nous fait suivre Eva , une jeune ingénieure en proie à de nombreux doutes sur son travail et le monde qui l'entoure . Sur un coup de tête , elle saisit l'opportunité offerte par le gouvernement français de réaliser une mission sur une petite île du Pacifique sud , isolée et sans ressources , afin de démontrer ou pas , l'importance de la préservation de ces écosystèmes . On la suit , telle une Robinson Crusoé des temps modernes dans son quotidien , à la recherche de nourritures , d'eau , et autres bricolages pour établir un campement correct . Lorsqu'elle parvient à trouver un équilibre , un navire missionné par la France fait son apparition à quelques encablures de son petit paradis , et les ennuis commencent ... En effet , ces derniers sont à la recherche de terres rares et autres métaux servant à améliorer l'industrie verte . C'est là tout le problème soulevé par Chemineau : Doit on sacrifier sur l'autel d'une légitimité écologique des biotopes sains ? Il semblerait qu'un gisement de terres rares soit enfoui non loin de majestueux coraux et autres merveilles naturelles sous-marines . Eva troque son rôle de Robinson pour endosser une tunique de combattante et l'histoire prend des airs de tonnerre sous les tropiques . Son dessin à l'aquarelle est superbe et nous offre des planches sous-marines du plus bel effet . Les couleurs directes vous sautent aux yeux et l'immersion est totale dans la jungle que Eva parcourt . On entendrait presque le chant des oiseaux et le ressac des vagues mourant sur les récifs . C'est une histoire terriblement attachante , qui semblerait réelle , tout en posant de nombreuses questions . En somme , une petite cousine Au monde sans fin de Jancovici , qui prépare d'ailleurs un second tome 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-brute-et-le-divin/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. Kevin Nivek

    La brute et le divin

    Le dessinateur de l'excellentissime La bibliomule de Cordoue , que je vous invite fortement à lire si ce n'est déjà fait , se lance dans le roman graphique aux tonalités écologiques . D'emblée il annonce la couleur avec en première page les informations sur l'élaboration de l'ouvrage , très soucieuse du respect de l'environnement . Un papier recyclé bien entendu pour une couverture souple , un détail important . L'histoire quant à elle , nous fait suivre Eva , une jeune ingénieure en proie à de nombreux doutes sur son travail et le monde qui l'entoure . Sur un coup de tête , elle saisit l'opportunité offerte par le gouvernement français de réaliser une mission sur une petite île du Pacifique sud , isolée et sans ressources , afin de démontrer ou pas , l'importance de la préservation de ces écosystèmes . On la suit , telle une Robinson Crusoé des temps modernes dans son quotidien , à la recherche de nourritures , d'eau , et autres bricolages pour établir un campement correct . Lorsqu'elle parvient à trouver un équilibre , un navire missionné par la France fait son apparition à quelques encablures de son petit paradis , et les ennuis commencent ... En effet , ces derniers sont à la recherche de terres rares et autres métaux servant à améliorer l'industrie verte . C'est là tout le problème soulevé par Chemineau : Doit on sacrifier sur l'autel d'une légitimité écologique des biotopes sains ? Il semblerait qu'un gisement de terres rares soit enfoui non loin de majestueux coraux et autres merveilles naturelles sous-marines . Eva troque son rôle de Robinson pour endosser une tunique de combattante et l'histoire prend des airs de tonnerre sous les tropiques . Son dessin à l'aquarelle est superbe et nous offre des planches sous-marines du plus bel effet . Les couleurs directes vous sautent aux yeux et l'immersion est totale dans la jungle que Eva parcourt . On entendrait presque le chant des oiseaux et le ressac des vagues mourant sur les récifs . C'est une histoire terriblement attachante , qui semblerait réelle , tout en posant de nombreuses questions . En somme , une petite cousine Au monde sans fin de Jancovici , qui prépare d'ailleurs un second tome 😉
  5. Titre de l'album : Six mois et un autre Scenariste de l'album : Blaise Pruvost Dessinateur de l'album : Blaise Pruvost Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Un hiver et un printemps à marcher sur le chemin de Compostelle. À 19 ans, Blaise tourne le dos à son histoire d'amour, à son conflit avec ses parents, à son adolescence confuse et enfumée... et part avec son sac et 400 euros en poche. Cette expérience de la marche le confronte à des rencontres, des émotions et des réflexions qui le changeront peu à peu. Un hiver et un printemps à marcher sur le chemin de Compostelle... Six mois et un autre pour voir le monde et se trouver soi. Critique : On découvre en Blaise Pruvost et ses 19 ans un peu de chacun de nous . Dans cette première oeuvre très personnelle , il expose sa vie à livre ouvert : ses échecs , ses vices , ses colères , ses envies ( il y en a peu, comme ses joies) , ses doutes et pour finir son talent de dessinateur ET de conteur . Car au delà d'un graphisme élégant et soigné il faut noter le remarquable travail d'écriture de ce jeune talent écorché vif . Prenez le titre par exemple , si énigmatique : Six mois et un autre (mois) , atteste de la durée nécessaire à son projet de marche vers l'Espagne , en empruntant le chemin de Compostelle (812 km) qui débute dans les environs du Lot en France . Six mois d'efforts physiques et un plus axé sur la réflexion et un certain bilan de cette aventure . Phonétiquement maintenant : "si moi et un autre" ! Ici , ce serait plus ses rapports à l'autre qui serait mis en exergue , et l'on découvre tout au long du récit et au grès de ses rencontres sa facilité à se rapprocher de l'autre , mais ses difficultés à garder le lien , notamment avec ses proches qu'il quitte en tout début d'aventure . Enfin , un aspect plus psychanalytique avec "six mois et un autre" où le "moi" est freudien et représente la partie de personnalité assurant les fonctions conscientes . Car il effectue un véritable éveil à sa conscience lors de ce pèlerinage , plus spirituel que religieux . Pour ne rien vous cacher , ces 312 pages sont passées comme une lettre à la poste . Le choix du noir et blanc sans cases délimitant les pages est des plus judicieux . On ne veut pas de "gaufrier" lors d'une telle aventure ancrée dans un désir profond de liberté et de grands espaces . L'absence de couleurs nous permet d'imaginer et ressentir comme l'auteur , les paysages ainsi que les fragrances l'entourant . Ses questionnements , ses rêves très bien illustrés à travers des pages oniriques , résonnent encore en moi . On ne sort pas indemne d'une telle lecture ! Maintenant que nous découvrons ce diamant brut , qui a réalisé une première oeuvre , attendons et surtout , espérons qu'il confirme avec un second ouvrage . Le plus dur arrive pour ce jeune artiste 🙂 . Mais quel coup d'éclat ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/six-mois-et-un-autre/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. Kevin Nivek

    Six mois et un autre

    On découvre en Blaise Pruvost et ses 19 ans un peu de chacun de nous . Dans cette première oeuvre très personnelle , il expose sa vie à livre ouvert : ses échecs , ses vices , ses colères , ses envies ( il y en a peu, comme ses joies) , ses doutes et pour finir son talent de dessinateur ET de conteur . Car au delà d'un graphisme élégant et soigné il faut noter le remarquable travail d'écriture de ce jeune talent écorché vif . Prenez le titre par exemple , si énigmatique : Six mois et un autre (mois) , atteste de la durée nécessaire à son projet de marche vers l'Espagne , en empruntant le chemin de Compostelle (812 km) qui débute dans les environs du Lot en France . Six mois d'efforts physiques et un plus axé sur la réflexion et un certain bilan de cette aventure . Phonétiquement maintenant : "si moi et un autre" ! Ici , ce serait plus ses rapports à l'autre qui serait mis en exergue , et l'on découvre tout au long du récit et au grès de ses rencontres sa facilité à se rapprocher de l'autre , mais ses difficultés à garder le lien , notamment avec ses proches qu'il quitte en tout début d'aventure . Enfin , un aspect plus psychanalytique avec "six mois et un autre" où le "moi" est freudien et représente la partie de personnalité assurant les fonctions conscientes . Car il effectue un véritable éveil à sa conscience lors de ce pèlerinage , plus spirituel que religieux . Pour ne rien vous cacher , ces 312 pages sont passées comme une lettre à la poste . Le choix du noir et blanc sans cases délimitant les pages est des plus judicieux . On ne veut pas de "gaufrier" lors d'une telle aventure ancrée dans un désir profond de liberté et de grands espaces . L'absence de couleurs nous permet d'imaginer et ressentir comme l'auteur , les paysages ainsi que les fragrances l'entourant . Ses questionnements , ses rêves très bien illustrés à travers des pages oniriques , résonnent encore en moi . On ne sort pas indemne d'une telle lecture ! Maintenant que nous découvrons ce diamant brut , qui a réalisé une première oeuvre , attendons et surtout , espérons qu'il confirme avec un second ouvrage . Le plus dur arrive pour ce jeune artiste 🙂 . Mais quel coup d'éclat !
  7. Kevin Nivek

    Shamisen

    Titre de l'album : Shamisen Scenariste de l'album : Tiago Minamisawa Dessinateur de l'album : Guilherme Petreca Coloriste : Guilherme Petreca Editeur de l'album : Ankama Note : Résumé de l'album : Japon, XXe siècle. Haru, une musicienne itinérante jouant du shamisen - instrument traditionnel japonais -, devient célèbre tant son art et la beauté de son chant touchent en plein coeur les habitants de la région. Durant son périple, elle parvient à séduire un kappa, l'un des yokai les plus célèbres du Japon, qui lui offre la clé de la dimension divine. En reprenant son chemin, Haru rencontrera alors les protagonistes emblématiques de la mythologie et du folklore japonais. Ce conte, directement inspiré de la vie de la célèbre goze Haru Kobayashi (1900-2005), explore les thèmes de la beauté et de la liberté à travers l'art, ainsi que le pouvoir de la musique folklorique, génératrice de l'identité culturelle nippone. Critique : Le duo d'auteurs brésiliens nous offre une balade onirique apaisante et poétique , bercée par la douce musique du shamisen retentissant . Il est impossible de classer cet ovni que publie les éditions Ankama ! Roman graphique , comte poétique et fantastique , biographie (librement inspirée de l'histoire de Haru Kobayashi ) ? N'y voyez pas un défaut , bien au contraire , c'est osé et pertinent de la part de Tiago Minamisawa, car on suit la vie de cette musicienne , pauvre et aveugle , dans un Japon rural , ancré dans ces traditions séculaires . Il se dégage une certaine quiétude en tournant les pages . Un véritable voyage philosophique , imagé avec talent par Guilherme Petreca . Son aquarelle est époustouflante , les flocons de neige semblent vouloir sortir des pages , le vent se matérialise sous vos yeux , les fleurs jaillissent avec un jeu de couleurs sublime , on est sur une patte graphique de très haut niveau . Il faut souligner aussi le travail éditorial d'Ankama qui a imprimé sur un papier épais et jauni , parfois ponctué de défauts ou d'usure du temps . Cela confère au récit une authenticité et l'impression pour le lecteur d'entrer de plein pied dans l'histoire japonaise avec un grand H . A travers l'odyssée de Haru (printemps en japonais) , sa rencontre avec des "yokai" , sa musique distillée dans les campagnes nippones dans une mélancolie sublime , on entrevoit des pans de la culture locale tels que : sérénité , croyances divines , réserve de sentiments , respect des traditions ... Si l'on est amateur (ou pas) de culture japonaise , je ne peux que vous inciter à la lecture de petit bijou graphique orchestré de main de maître pour un scénariste et un dessinateur de talent . Je souhaite les retrouver très rapidement 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/shamisen/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. Kevin Nivek

    Shamisen

    Le duo d'auteurs brésiliens nous offre une balade onirique apaisante et poétique , bercée par la douce musique du shamisen retentissant . Il est impossible de classer cet ovni que publie les éditions Ankama ! Roman graphique , comte poétique et fantastique , biographie (librement inspirée de l'histoire de Haru Kobayashi ) ? N'y voyez pas un défaut , bien au contraire , c'est osé et pertinent de la part de Tiago Minamisawa, car on suit la vie de cette musicienne , pauvre et aveugle , dans un Japon rural , ancré dans ces traditions séculaires . Il se dégage une certaine quiétude en tournant les pages . Un véritable voyage philosophique , imagé avec talent par Guilherme Petreca . Son aquarelle est époustouflante , les flocons de neige semblent vouloir sortir des pages , le vent se matérialise sous vos yeux , les fleurs jaillissent avec un jeu de couleurs sublime , on est sur une patte graphique de très haut niveau . Il faut souligner aussi le travail éditorial d'Ankama qui a imprimé sur un papier épais et jauni , parfois ponctué de défauts ou d'usure du temps . Cela confère au récit une authenticité et l'impression pour le lecteur d'entrer de plein pied dans l'histoire japonaise avec un grand H . A travers l'odyssée de Haru (printemps en japonais) , sa rencontre avec des "yokai" , sa musique distillée dans les campagnes nippones dans une mélancolie sublime , on entrevoit des pans de la culture locale tels que : sérénité , croyances divines , réserve de sentiments , respect des traditions ... Si l'on est amateur (ou pas) de culture japonaise , je ne peux que vous inciter à la lecture de petit bijou graphique orchestré de main de maître pour un scénariste et un dessinateur de talent . Je souhaite les retrouver très rapidement 🙂
  9. Titre de l'album : Trois chardons Scenariste de l'album : Cécile Becq Dessinateur de l'album : Cécile Becq Coloriste : Cécile Becq Editeur de l'album : Sarbacane Note : Résumé de l'album : Écosse, île de Skye, juin 1933. Habillée de noir, une jeune femme se recueille sur une tombe toute fraîche. C'est celle de son époux. Moïra a à peine 35 ans qu'elle se retrouve veuve et sans ressources. Margaret, sa soeur aînée, lui propose de l'héberger elle et ses deux jeunes enfants le temps de se retourner. Les deux soeurs commencent à cohabiter dans la ferme simple et austère où Margaret vit seule depuis qu'elle a perdu son enfant. Elles sont rapidement rejointes par Effie, leur jeune soeur, sensuelle et gaie, qui déboule d'Édimbourg fuyant Adam son mari volage. Confinées dans ce cottage perdu au milieu de la lande, ces trois femmes brisées tentent de se reconstruire ensemble au gré de moments de complicité mais aussi de mises au point sur des rancoeurs familiales enfouies. Une rencontre va venir tout chambouler : Moïra, en plein deuil, laissera-t-elle un nouvel homme entrer dans sa vie ? Critique : Vous connaissez l'adage sur la grande difficulté de garder un niveau élevé après une première oeuvre saluée par la critique de façon amplement méritée ? Son Ama , le souffle des femmes avaient enthousiasmé le public au point de recevoir un prix au salon du livre de Montreuil . Cécile Becq poursuit son ascension dans le monde du 9ème art avec ce drame romantique situé sur la non moins superbe île de Skye en Ecosse . Nous y suivons durant une année les différentes étapes du deuil de Moïra qui vient de perdre subitement son mari . Elle est entourée par ses enfants et surtout par ses deux soeurs , chacune au caractère bien trempé et rencontrant aussi des difficultés d'ordre personnel . Nous découvrons une fratrie soudée mais pas que ! Des passifs font irruption et viennent perturber cette entraide . Au détour de cases centrées sur des regards ou de mains se frôlant , l'auteure distille l'émotion ressentie par les protagonistes . Sa ligne claire amène une douceur et une certaine quiétude alors que les trois soeurs font face à une tempête de sentiments . Elle délaisse la bichromie de sa première oeuvre pour nous faire vivre une explosion de couleurs , telle que l'on peut ressentir en arpentant les contreforts de l'île de Skye , magnifique écrin écossais . Je soupçonne fortement Cécile Becq d'y avoir séjournée , car pour avoir eu la chance de la visiter , j'ai entre autres , reconnu sans peine le Old man of Storr et cette île a laissé une empreinte indélébile en moi . On comprend aisément qu'un tel environnement soit source d'inspiration ! 3 chardons pour 3 soeurs en pleine résilience , dans un récit prenant son temps et touchant le lecteur de plein fouet . Quel joli travail de l'auteure , on en redemande ! Un léger bémol me concernant : j'aurais souhaité revoir la baie de Talisker avec cette finesse du trait . Mais cela n'engage vraiment que moi 🙂 . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/trois-chardons/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  10. Kevin Nivek

    Trois chardons

    Vous connaissez l'adage sur la grande difficulté de garder un niveau élevé après une première oeuvre saluée par la critique de façon amplement méritée ? Son Ama , le souffle des femmes avaient enthousiasmé le public au point de recevoir un prix au salon du livre de Montreuil . Cécile Becq poursuit son ascension dans le monde du 9ème art avec ce drame romantique situé sur la non moins superbe île de Skye en Ecosse . Nous y suivons durant une année les différentes étapes du deuil de Moïra qui vient de perdre subitement son mari . Elle est entourée par ses enfants et surtout par ses deux soeurs , chacune au caractère bien trempé et rencontrant aussi des difficultés d'ordre personnel . Nous découvrons une fratrie soudée mais pas que ! Des passifs font irruption et viennent perturber cette entraide . Au détour de cases centrées sur des regards ou de mains se frôlant , l'auteure distille l'émotion ressentie par les protagonistes . Sa ligne claire amène une douceur et une certaine quiétude alors que les trois soeurs font face à une tempête de sentiments . Elle délaisse la bichromie de sa première oeuvre pour nous faire vivre une explosion de couleurs , telle que l'on peut ressentir en arpentant les contreforts de l'île de Skye , magnifique écrin écossais . Je soupçonne fortement Cécile Becq d'y avoir séjournée , car pour avoir eu la chance de la visiter , j'ai entre autres , reconnu sans peine le Old man of Storr et cette île a laissé une empreinte indélébile en moi . On comprend aisément qu'un tel environnement soit source d'inspiration ! 3 chardons pour 3 soeurs en pleine résilience , dans un récit prenant son temps et touchant le lecteur de plein fouet . Quel joli travail de l'auteure , on en redemande ! Un léger bémol me concernant : j'aurais souhaité revoir la baie de Talisker avec cette finesse du trait . Mais cela n'engage vraiment que moi 🙂 .
  11. Titre de l'album : Carletti - Un voyageur moderne Scenariste de l'album : Giorgio Albertini Dessinateur de l'album : Giorgio Albertini Coloriste : Giorgio Albertini Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Fin du XVIIe siècle. Le temps des grandes explorations, dominé par les Espagnols et les Portugais, bouleverse la carte du monde. Francesco Carletti, un jeune marchand italien fasciné par ces nouveaux horizons économiques, prend part à cette aventure. Il découvrira les splendeurs (nouvelles terres, peuples inconnus) et les misères (esclavage, destructions) qui posent les jalons d'une nouvelle ère, celle des Temps Modernes. Giorgio Albertini nous embarque dans une chronique passionnante, inspirée d'une histoire vraie, celle du premier marchand à effectuer le tour du monde. Critique : Après Chronosquad , Giorgio Albertini avait repris avec David B. la série Alix . Il interrompt les aventures du jeune romain avec cette fois un florentin du XVIIème siècle nommé Carletti . Cet inconnu pour la plupart (votre serviteur y compris) semble être un des premiers grands voyageurs commerçants du monde occidental . Un périple de plus de 10 ans avec un tour du monde entrepris et de multiples aventures sur les mers et océans de notre vaste monde ! La ligne claire de l'auteur italien fait des merveilles dans ce récit homérique . Il dépeint avec minutie les costumes et autres caravelles marchandes de l'époque . S'appuyant sur le livre de Francesco Carletti : Raisonnements de mon voyage autour du monde , il nous fait découvrir un monde où le royaume d'Espagne règne en maître , riche de ses conquêtes en Amérique du sud entre autres . Le royaume ibère est implanté de par les mers et océans , et impose ses règles en matière fiscale et diplomate . Le jeune commerçant , bien aidé par son père devra faire preuve d'une grande ingéniosité pour se sortir de situations complexes tout au long de ce périple . Des côtes africaines avec la traite négrière , à l'Amérique centrale puis du sud , les Philippines , la Chine, le Japon , cette extraordinaire odyssée nous est contée à travers ces 288 pages que l'on ne voit absolument pas défiler . L'auteur ménage le suspens avec une ellipse proposée d'emblée qui ne trouvera sa solution qu'en fin de récit . Il s'agit vraiment d'une lecture à recommander pour qui aime les grandes aventures et découvertes , on y apprend un tas de choses sur les us et coutumes des régions visitées . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/carletti/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. Après Chronosquad , Giorgio Albertini avait repris avec David B. la série Alix . Il interrompt les aventures du jeune romain avec cette fois un florentin du XVIIème siècle nommé Carletti . Cet inconnu pour la plupart (votre serviteur y compris) semble être un des premiers grands voyageurs commerçants du monde occidental . Un périple de plus de 10 ans avec un tour du monde entrepris et de multiples aventures sur les mers et océans de notre vaste monde ! La ligne claire de l'auteur italien fait des merveilles dans ce récit homérique . Il dépeint avec minutie les costumes et autres caravelles marchandes de l'époque . S'appuyant sur le livre de Francesco Carletti : Raisonnements de mon voyage autour du monde , il nous fait découvrir un monde où le royaume d'Espagne règne en maître , riche de ses conquêtes en Amérique du sud entre autres . Le royaume ibère est implanté de par les mers et océans , et impose ses règles en matière fiscale et diplomate . Le jeune commerçant , bien aidé par son père devra faire preuve d'une grande ingéniosité pour se sortir de situations complexes tout au long de ce périple . Des côtes africaines avec la traite négrière , à l'Amérique centrale puis du sud , les Philippines , la Chine, le Japon , cette extraordinaire odyssée nous est contée à travers ces 288 pages que l'on ne voit absolument pas défiler . L'auteur ménage le suspens avec une ellipse proposée d'emblée qui ne trouvera sa solution qu'en fin de récit . Il s'agit vraiment d'une lecture à recommander pour qui aime les grandes aventures et découvertes , on y apprend un tas de choses sur les us et coutumes des régions visitées .
  13. Kevin Nivek

    Golden west

    Titre de l'album : Golden west Scenariste de l'album : Christian Rossi Dessinateur de l'album : Christian Rossi Coloriste : Christian Rossi Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Banni de son peuple pour conjurer une malédiction, le novice apache Woan doit apprendre à survivre. Après avoir affronté, seul, à la frontière nord-ouest du Mexique, les épreuves des éléments naturels et des passions humaines, le jeune homme croise la route d'un guerrier dont les faits d'armes et la spiritualité ont marqué l'Histoire des Etats-Unis et la légende dorée de l'Ouest : Geronimo ! En nous faisant revivre l'ultime élan de résistance d'une civilisation en péril, Christian Rossi donne à lire son oeuvre la plus personnelle et la plus inspirée Critique : Bercé par les westerns vus dans son enfance , notamment ceux de John Ford , Christian Rossi a été marqué par cette époque , ces gueules , cette société et ces paysages hors du temps . Les indiens y tenaient bien souvent les mauvais rôles , aussi il a décidé de leur donner leurs lettres de noblesse à travers cette histoire magnifiquement illustrée . Sur les vastes étendues désertiques , aux canyons et autres formations rocheuses monolithiques du Colorado et du Nouveau-Mexique , il nous offre les ultimes soubresauts des apaches et du contingent indien en général . Son trait lumineux aux couleurs chaudes , sublime cette ambiance crépusculaire . Car oui , Geronimo incarne le résistant en chef d'une "nation" indienne bousculée sur ses propres terres et invitée à aller voir ailleurs , dans des réserves dépourvues de sols fertiles . Il dépeint une société indienne en phase avec la nature , et respectueuse de son environnement . On y découvre des apaches pris en tenaille entre mexicains au sud et tuniques bleues au nord-est . Il alterne avec brio les phases d'action et celles plus intimistes où les indiens se livrent pleinement entre eux ou à leur dieu Ussen . La notion de dialogue est omniprésente , ils seraient presque les parents d'une forme de psychanalyse ! Le parcours de Woan qui est le héros de cette histoire est un formidable écho à cette civilisation . Banni de son peuple , il se recrée dans la solitude en communiant avec l'environnement sauvage et naturel . Ses monologues impriment cette notion de dialogue tellement culturelle chez les indiens . Cela permet aussi à Christian Rossi de nous offrir sa palette graphique somptueuse . Chaque page tournée est une ode aux grand espaces et à l'art du dessin . A ce niveau , c'est de l'Art , incontestablement . Si vous désirez chevaucher aux côtés de Woan et Geronimo au beau milieu de Monument Valley , cette remarquable aventure est faite pour vous ! Mais il serait réducteur de la conseiller uniquement aux amateurs de western tant l'histoire est belle , au diapason avec ce dessin subtil et lumineux . Bravo Monsieur Rossi ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/golden-west/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Kevin Nivek

    Golden west

    Bercé par les westerns vus dans son enfance , notamment ceux de John Ford , Christian Rossi a été marqué par cette époque , ces gueules , cette société et ces paysages hors du temps . Les indiens y tenaient bien souvent les mauvais rôles , aussi il a décidé de leur donner leurs lettres de noblesse à travers cette histoire magnifiquement illustrée . Sur les vastes étendues désertiques , aux canyons et autres formations rocheuses monolithiques du Colorado et du Nouveau-Mexique , il nous offre les ultimes soubresauts des apaches et du contingent indien en général . Son trait lumineux aux couleurs chaudes , sublime cette ambiance crépusculaire . Car oui , Geronimo incarne le résistant en chef d'une "nation" indienne bousculée sur ses propres terres et invitée à aller voir ailleurs , dans des réserves dépourvues de sols fertiles . Il dépeint une société indienne en phase avec la nature , et respectueuse de son environnement . On y découvre des apaches pris en tenaille entre mexicains au sud et tuniques bleues au nord-est . Il alterne avec brio les phases d'action et celles plus intimistes où les indiens se livrent pleinement entre eux ou à leur dieu Ussen . La notion de dialogue est omniprésente , ils seraient presque les parents d'une forme de psychanalyse ! Le parcours de Woan qui est le héros de cette histoire est un formidable écho à cette civilisation . Banni de son peuple , il se recrée dans la solitude en communiant avec l'environnement sauvage et naturel . Ses monologues impriment cette notion de dialogue tellement culturelle chez les indiens . Cela permet aussi à Christian Rossi de nous offrir sa palette graphique somptueuse . Chaque page tournée est une ode aux grand espaces et à l'art du dessin . A ce niveau , c'est de l'Art , incontestablement . Si vous désirez chevaucher aux côtés de Woan et Geronimo au beau milieu de Monument Valley , cette remarquable aventure est faite pour vous ! Mais il serait réducteur de la conseiller uniquement aux amateurs de western tant l'histoire est belle , au diapason avec ce dessin subtil et lumineux . Bravo Monsieur Rossi !
  15. Titre de l'album : Le ciel dans la tête Scenariste de l'album : Antonio Altarriba Dessinateur de l'album : Sergio Garcia Sanchez Coloriste : Lola Moral Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Des mines du Kivu aux mirages de l'Europe, Nivek, l'enfant soldat, arraché aux griffes de la misère par l'appel d'une vie meilleure, traverse une Afrique magique et tragique, d'une violence et d'une beauté à couper le souffle. Les épreuves de ce voyage initiatique le préparent aux périls de la Méditerranée, mais pas aux déconvenues qui l'attendent sur sa rive privilégiée. À l'ombre de Cervantès et de Mark Twain, un récit épique porté par les visions hallucinées d'Altarriba et les images somptueuses de Sergio Garcia. Critique : Attention , chef d'oeuvre en vue ! Si ce n'est déjà fait , courez acheter ce roman graphique de toute urgence ! Vous serez en possession d'une réalisation marquante et tout simplement incroyable . Au cours de cette odyssée , vous passerez par toutes les émotions ! La curiosité , la peur , la tristesse , la joie (un peu) , la surprise ; et je ne parle là que de sensations éprouvées par le fil conducteur , le scénario . Si j'ajoute le dessin , c'est la contemplation qui vous saisira lorsque vous tournerez les pages les yeux écarquillés par tant de beauté . Le 9ème art dans ce qu'il peut proposer de mieux , tout simplement . Passé ce déluge de compliments , attardons-nous sur Nivek (le héros , pas votre serviteur 😉 ) et son destin tracé dans les méandres d'une Afrique violente , oppressante et habitée par des croyances maraboutées . Les auteurs le font "naître" des entrailles de la terre , ou plutôt la mine de Coltan (minerai destiné à la fabrication des condensateurs entre autres) suite à un accident d'éboulement . Les tensions montent avec une révolte des mineurs , les milices interviennent . Très vite , les évènements s'enchainent à toute vitesse et les libertés graphiques de Sergio Garcia Sanchez vont prendre la mesure du récit .La violence transparait sur ces protagonistes aux allures monstrueuses . Tels des rhizomes , les corps s'étalent sur la planche au point d'occuper les différentes cases et donnent un découpage énergique et totalement innovateur . Comment qualifier autrement ces recruteurs d'enfants soldats et leurs actes de guerre génocidaires ? Nivek et son acolyte aux allures de Candide , prennent la fuite et commencent un voyage de la Centre-Afrique vers le nord , direction l'Europe . La forêt luxuriante et ses dangers , la rencontre d'un curieux marabout en quête de rédemption , le désert , l'enfer des passeurs ; tout se déroule sous vos yeux dans une tempête graphique d'une beauté animale . 144 pages que vous tournerez, hypnotisé par la grâce de contempler une oeuvre majeure qui, je l'espère sincèrement laissera des traces dans le paysage de la BD . Ce n'est pas un coup de coeur , c'est LE coup de coeur de l'année en ce qui me concerne ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/congo-9782207164860/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  16. Kevin Nivek

    Le ciel dans la tête

    Attention , chef d'oeuvre en vue ! Si ce n'est déjà fait , courez acheter ce roman graphique de toute urgence ! Vous serez en possession d'une réalisation marquante et tout simplement incroyable . Au cours de cette odyssée , vous passerez par toutes les émotions ! La curiosité , la peur , la tristesse , la joie (un peu) , la surprise ; et je ne parle là que de sensations éprouvées par le fil conducteur , le scénario . Si j'ajoute le dessin , c'est la contemplation qui vous saisira lorsque vous tournerez les pages les yeux écarquillés par tant de beauté . Le 9ème art dans ce qu'il peut proposer de mieux , tout simplement . Passé ce déluge de compliments , attardons-nous sur Nivek (le héros , pas votre serviteur 😉 ) et son destin tracé dans les méandres d'une Afrique violente , oppressante et habitée par des croyances maraboutées . Les auteurs le font "naître" des entrailles de la terre , ou plutôt la mine de Coltan (minerai destiné à la fabrication des condensateurs entre autres) suite à un accident d'éboulement . Les tensions montent avec une révolte des mineurs , les milices interviennent . Très vite , les évènements s'enchainent à toute vitesse et les libertés graphiques de Sergio Garcia Sanchez vont prendre la mesure du récit .La violence transparait sur ces protagonistes aux allures monstrueuses . Tels des rhizomes , les corps s'étalent sur la planche au point d'occuper les différentes cases et donnent un découpage énergique et totalement innovateur . Comment qualifier autrement ces recruteurs d'enfants soldats et leurs actes de guerre génocidaires ? Nivek et son acolyte aux allures de Candide , prennent la fuite et commencent un voyage de la Centre-Afrique vers le nord , direction l'Europe . La forêt luxuriante et ses dangers , la rencontre d'un curieux marabout en quête de rédemption , le désert , l'enfer des passeurs ; tout se déroule sous vos yeux dans une tempête graphique d'une beauté animale . 144 pages que vous tournerez, hypnotisé par la grâce de contempler une oeuvre majeure qui, je l'espère sincèrement laissera des traces dans le paysage de la BD . Ce n'est pas un coup de coeur , c'est LE coup de coeur de l'année en ce qui me concerne !
  17. Titre de l'album : Paysans , le champ des possibles Scenariste de l'album : Céline Grandner , Marie-France Barrier Dessinateur de l'album : Marie Jaffredo Coloriste : Marie Jaffredo Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Un road trip à la rencontre des nouveaux modèles de paysans. On devient ce que l'on mange et chaque repas préparé et partagé nous connecte à celles et ceux qui sont responsables de la qualité de notre nourriture, de la beauté de nos paysages et pourtant ils sont si peu reconnus, respectés, si ce n'est, malmenés. En quête de sens, Marie-France Barrier est partie, caméra à l'épaule, sur les routes de France et en plein champ à la rencontre des pionniers du monde agricole, de ces audacieux éleveurs, viticulteurs, céréaliers, forestiers qui, avec autant d'humilité que de courage, ont décidé de questionner leurs pratiques, leurs certitudes, leurs apprentissages, leurs héritages pour écouter une intuition commune : celle d'une autre voie, non seulement possible mais aussi nécessaire que désirable. En apprenant à faire équipe avec l'arbre, la chauve-souris, le ver de terre et le champignon, ces nouveaux paysans explorent le champ des possibles, et nous offrent des pistes pour inventer une autre façon d'être au monde. Cet album est également le passionnant récit de la mue de Marie-France Barrier qui, à chaque rencontre, questionne son rapport à la Terre et murit son projet personnel. Réalisatrice de documentaires depuis plus de 20 ans, elle effectuera finalement un changement de vie radical en créant l'association. Des Enfants et des Arbres, qui, à ce jour, a permis à plus de 6 000 enfants de planter 40 000 arbres chez plus de 180 agriculteurs. Critique : Vous commencez votre lecture par ces trois mots : pays , paysan , paysage . Ma grande surprise de n'avoir jamais réalisé cette évidence m'a immédiatement fait réaliser que cette lecture allait être passionnante . Et croyez moi , je n'ai pas été déçu , cela va même au-delà de toutes mes attentes , suite à ces 3 mots qui marquent . Nous suivons donc Marie-France Barrier partie à la rencontre de paysans "différents" aux quatre coins de la France , et nous découvrons un mode de fonctionnement qui semble tellement lucide et ancré dans le réel , qu'il semble impossible que nul n'y est pensé avant ! Prenez pour exemple le labourage , méthode ancestrale qui consiste à remuer la terre pour l'oxygéner (sois-disant) . Tout semble remis en cause avec ces découvertes récentes qui vont à contre sens et nous expliquent qu'il faut laisser la terre tranquille et au lieu de s'échiner à labourer , rendre le sol à ses occupants : les insectes et autres rampants , les oligo-éléments , et les végétaux enracinés . Dans une poignée de terre , se trouvent plus "d'habitants" que sur toute notre planète ! Les anciens disent :" soit on récolte en l'air , soit en terre , mais pas les deux" . Quelle grossière erreur , que des paysans nous démontrent avec des arbres plantés au milieu des vignes et apportant l'humus et sels minéraux nécessaires au bon développement des ceps . L'arbre est le sujet central de ce documentaire et il est grand temps qu'il le soit pour tout le monde . L'auteure démonte ces années où l'on arrachait des arbres pour étendre les cultures . Le résultat : de l'érosion et des sols pauvres , qui plus est enrichis en produits chimiques . Les pluies ruisselles et finissent leur chemin dans les ruisseaux , non en pourvoyeur d'eau pour les végétaux . Tant d'inepties de ce genre sont exposées dans cette BD passionnante , que je ne peux que recommander et le plus vite possible . Il est NECESSAIRE de la lire et de la partager . Quoi de mieux qu'une aquarelle savamment maîtrisée pour exposer la nature et son plus digne représentant : l'arbre . Marie Jaffredo , auteure du splendide Printemps de Sakura , nous expose tout son talent en magnifiant la nature et donne aux champs , un possible avenir radieux , passant par notre volonté d'agir . Plantez des arbres et des haies !!! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/paysans-le-champ-des-possibles?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  18. Vous commencez votre lecture par ces trois mots : pays , paysan , paysage . Ma grande surprise de n'avoir jamais réalisé cette évidence m'a immédiatement fait réaliser que cette lecture allait être passionnante . Et croyez moi , je n'ai pas été déçu , cela va même au-delà de toutes mes attentes , suite à ces 3 mots qui marquent . Nous suivons donc Marie-France Barrier partie à la rencontre de paysans "différents" aux quatre coins de la France , et nous découvrons un mode de fonctionnement qui semble tellement lucide et ancré dans le réel , qu'il semble impossible que nul n'y est pensé avant ! Prenez pour exemple le labourage , méthode ancestrale qui consiste à remuer la terre pour l'oxygéner (sois-disant) . Tout semble remis en cause avec ces découvertes récentes qui vont à contre sens et nous expliquent qu'il faut laisser la terre tranquille et au lieu de s'échiner à labourer , rendre le sol à ses occupants : les insectes et autres rampants , les oligo-éléments , et les végétaux enracinés . Dans une poignée de terre , se trouvent plus "d'habitants" que sur toute notre planète ! Les anciens disent :" soit on récolte en l'air , soit en terre , mais pas les deux" . Quelle grossière erreur , que des paysans nous démontrent avec des arbres plantés au milieu des vignes et apportant l'humus et sels minéraux nécessaires au bon développement des ceps . L'arbre est le sujet central de ce documentaire et il est grand temps qu'il le soit pour tout le monde . L'auteure démonte ces années où l'on arrachait des arbres pour étendre les cultures . Le résultat : de l'érosion et des sols pauvres , qui plus est enrichis en produits chimiques . Les pluies ruisselles et finissent leur chemin dans les ruisseaux , non en pourvoyeur d'eau pour les végétaux . Tant d'inepties de ce genre sont exposées dans cette BD passionnante , que je ne peux que recommander et le plus vite possible . Il est NECESSAIRE de la lire et de la partager . Quoi de mieux qu'une aquarelle savamment maîtrisée pour exposer la nature et son plus digne représentant : l'arbre . Marie Jaffredo , auteure du splendide Printemps de Sakura , nous expose tout son talent en magnifiant la nature et donne aux champs , un possible avenir radieux , passant par notre volonté d'agir . Plantez des arbres et des haies !!!
  19. Titre de l'album : MBS : l'enfant terrible d'Arabie saoudite Scenariste de l'album : Antoine Vitkine Dessinateur de l'album : Christophe Girard Coloriste : Christophe Girard Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Entre séduction et répression, le portrait sans concession de MBS, prince héritier d'Arabie Saoudite, l'un des futurs dirigeants les plus influents du XXIe siècle. Fils du roi d'Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane, dit MBS, est devenu à trente-deux ans l'homme fort d'un pays qui possède les premières réserves pétrolières du monde et les principaux lieux saints de l'Islam. Allié indocile de l'Occident, deuxième client de l'industrie d'armement de la France, ce prince ambitieux joue un rôle clef au Moyen-Orient et tente de peser sur le conflit en Ukraine. Depuis son arrivée au pouvoir, il affiche un bilan aussi détonant que contradictoire. Dans un pays longtemps obscurantiste, il a impulsé des réformes sociétales inédites, comme la possibilité pour les femmes de conduire ou la mise au pas de la police religieuse. Il a lancé de pharamineux projets économiques mais aussi embastillé des dizaines d'hommes d'affaires saoudiens. Il a autorisé des concerts mixtes et traqué des opposantes féministes. Il veut peser dans la géopolitique internationale et a kidnappé un premier ministre en exercice. Il livre une impitoyable guerre au Yémen, mène tambour battant une opération de relations publiques mondiale et a commandité l'assassinat du journaliste, Jamal Khassoggi. Cet homme-là se trouve être notre allié au Moyen-Orient. Pétrole, lutte anti-terroriste, paix israélo-arabe, nous avons besoin de lui mais sa fiabilité est sujette à caution. Si son pays apparait comme un pôle de stabilité´, son impulsivité´ menace, dans le même temps, la paix. Entre realpolitik et fidélité´ aux valeurs démocratiques, le Prince oblige l'Occident à des choix difficiles. Qui est-il et que peut-il vraiment ? Critique : Vous connaissez l'excellente revue XXI proposant des reportages poussés ? J'ai eu l'impression d'en lire un avec cet excellentissime MBS ! Où comment pousser l'investigation au sommet , sur un sujet qui n'en est pas moins compliqué , car dissimulé ! On est saisit d'emblée par les difficultés éprouvées par le scénariste qui n'en est pas à son galop d'essai : Poutine, Bachar , Kadhafi , Magda Goebbels , entre autres sont passés sous sa plume , et ils ne sont pas les plus simples à interviewer ! Après un travail de recherche important et perpétuel , car le sujet est étroitement lié à l'actualité , il délivre une biographie de Mohammed Ben Salmane, dit MBS , devenu la tête de proue de l'Arabie Saoudite . Après une brève présentation du personnage adulte sur son yacht, il présente sa jeunesse dans cette gigantesque famille où les princes sont légions (polygamie oblige) , au sein d'une cour royale où les femmes sont cachées , où les profs particuliers doivent avaler des couleuvres face aux richissimes héritiers qui ne travaillent absolument pas leurs cours , bref j'en passe et vous laisse découvrir 😉 . Il inscrit ensuite l'évolution de MBS dans une chronologie liée aux événements touchant le monde , car ce pays possédant les plus grandes réserves pétrolières au monde , reste en contact avec les grandes puissances économiques . Obama puis Trump , Sarkozy , Hollande , Macron , passent et l'on découvre ce monde des affaires où un grand nombre de contrats sont établis sous des contraintes économiques . L'Arabie investit partout , mais non sans réclamer de contreparties , avec une principale et qui prédomine chez MBS : le besoin de reconnaissance ! En atteste son "caprice" lorsqu'il achète une toile (présumée) de DaVinci un peu moins de 500 millions et désire l'exposer dans la même salle que la Joconde ... Dans cette cour royale où les coups bas sont rois , on va découvrir tout ce cheminement fait de tueries , trahisons , décisions soudaines et brutales aux lourdes conséquences , pour accéder au pouvoir suprême . Il est nécessaire d'avoir un support pour exposer ce reportage aux allures de film d'espionnage . Christophe Girard illustre tout ceci avec un dessin réaliste et précis . Je lui reprocherais juste les visages des "têtes connues présidentielles" qui manquent légèrement de ressemblance . Un docu-bd excellent , qui va vous apprendre une multitude d'informations sur ce pays et son expansion . Mais surtout , vous découvrirez qui est MBS , car il sera assurément un personnage important du XXI ème siècle . Ce livre se paye même le luxe d'avoir un potentiel relecture important , tellement il est fourni . SAISISSANT ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/mbs-l-enfant-terrible-d-arabie-saoudite/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  20. Vous connaissez l'excellente revue XXI proposant des reportages poussés ? J'ai eu l'impression d'en lire un avec cet excellentissime MBS ! Où comment pousser l'investigation au sommet , sur un sujet qui n'en est pas moins compliqué , car dissimulé ! On est saisit d'emblée par les difficultés éprouvées par le scénariste qui n'en est pas à son galop d'essai : Poutine, Bachar , Kadhafi , Magda Goebbels , entre autres sont passés sous sa plume , et ils ne sont pas les plus simples à interviewer ! Après un travail de recherche important et perpétuel , car le sujet est étroitement lié à l'actualité , il délivre une biographie de Mohammed Ben Salmane, dit MBS , devenu la tête de proue de l'Arabie Saoudite . Après une brève présentation du personnage adulte sur son yacht, il présente sa jeunesse dans cette gigantesque famille où les princes sont légions (polygamie oblige) , au sein d'une cour royale où les femmes sont cachées , où les profs particuliers doivent avaler des couleuvres face aux richissimes héritiers qui ne travaillent absolument pas leurs cours , bref j'en passe et vous laisse découvrir 😉 . Il inscrit ensuite l'évolution de MBS dans une chronologie liée aux événements touchant le monde , car ce pays possédant les plus grandes réserves pétrolières au monde , reste en contact avec les grandes puissances économiques . Obama puis Trump , Sarkozy , Hollande , Macron , passent et l'on découvre ce monde des affaires où un grand nombre de contrats sont établis sous des contraintes économiques . L'Arabie investit partout , mais non sans réclamer de contreparties , avec une principale et qui prédomine chez MBS : le besoin de reconnaissance ! En atteste son "caprice" lorsqu'il achète une toile (présumée) de DaVinci un peu moins de 500 millions et désire l'exposer dans la même salle que la Joconde ... Dans cette cour royale où les coups bas sont rois , on va découvrir tout ce cheminement fait de tueries , trahisons , décisions soudaines et brutales aux lourdes conséquences , pour accéder au pouvoir suprême . Il est nécessaire d'avoir un support pour exposer ce reportage aux allures de film d'espionnage . Christophe Girard illustre tout ceci avec un dessin réaliste et précis . Je lui reprocherais juste les visages des "têtes connues présidentielles" qui manquent légèrement de ressemblance . Un docu-bd excellent , qui va vous apprendre une multitude d'informations sur ce pays et son expansion . Mais surtout , vous découvrirez qui est MBS , car il sera assurément un personnage important du XXI ème siècle . Ce livre se paye même le luxe d'avoir un potentiel relecture important , tellement il est fourni . SAISISSANT !
  21. Titre de l'album : La dernière reine Scenariste de l'album : Jean- Marc Rochette Dessinateur de l'album : Jean-Marc Rochette Coloriste : Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Gueule cassée de 14, Édouard Roux trouve refuge dans l'atelier de la sculptrice animalière Jeanne Sauvage. Elle lui redonne un visage et l'introduit dans le milieu des artistes de Montmartre. En échange, Édouard lui fait découvrir la majesté du plateau du Vercors et l'histoire du dernier ours qu'il a vu tué quand il était enfant. Au coeur du Cirque d'Archiane, il lui dévoile la Dernière Reine et incite Jeanne a créer le chef d'oeuvre qui la fera reconnaître. Dans la veine des grands romans feuilletons du 19e, La Dernière Reine croise les destins du dernier ours du Vercors et d'Édouard Roux gueule cassée de 14. Comme précédemment dans Le Loup, homme et animal se confrontent dans un récit puissant, mêlant questionnements écologiques, féminisme, histoire d'amour et histoire de l'art. Critique : Il était une fois la nature , sauvage et brute . Les montagnes tutoyant les nuages , bercées par le bruit des ruisseaux alimentant les forêts voisines , refuges du monde animal vivant en harmonie depuis des millénaires . Il était une fois l'homme , naissant au sein de ce paradis , et commençant sa lente et profonde modification de son milieu naturel . Il était une fois une histoire d'amour entre un colosse abimé par les conflits et une femme frêle , mais capable de (re)donner vie à l'inerte . De la Grande guerre va naître cette union , pure et partagée , sans concession . Son nom est Roux , comme le pelage du goupil ; son nom à elle est Sauvage , comme la vie sur les hauts plateaux . Enfin , il était une fois une ours , car il s'agit bien d'elle , la reine de ces lieux , évoluant au fil des siècles , de générations en générations et transmettant à sa manière une certain art de vivre ensemble , en respectant son environnement . A travers cette fable magnifique , Rochette nous questionne sur le sens profond de la vie . Continuons-nous ainsi alors qu'il est (peut-être)encore temps de changer , de s'adapter ? Son trait capture les arrêtes des montagnes aussi bien que les visages des protagonistes , mais il dégage une douceur chez les animaux , hères bienveillants . Vous l'avez compris , il s'agit d'un gros coup de coeur pour cet album , disponible aussi en version collector grand format noir et blanc . Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-derniere-reine Voir la totalité de enregistrement
  22. Kevin Nivek

    La dernière reine

    Il était une fois la nature , sauvage et brute . Les montagnes tutoyant les nuages , bercées par le bruit des ruisseaux alimentant les forêts voisines , refuges du monde animal vivant en harmonie depuis des millénaires . Il était une fois l'homme , naissant au sein de ce paradis , et commençant sa lente et profonde modification de son milieu naturel . Il était une fois une histoire d'amour entre un colosse abimé par les conflits et une femme frêle , mais capable de (re)donner vie à l'inerte . De la Grande guerre va naître cette union , pure et partagée , sans concession . Son nom est Roux , comme le pelage du goupil ; son nom à elle est Sauvage , comme la vie sur les hauts plateaux . Enfin , il était une fois une ours , car il s'agit bien d'elle , la reine de ces lieux , évoluant au fil des siècles , de générations en générations et transmettant à sa manière une certain art de vivre ensemble , en respectant son environnement . A travers cette fable magnifique , Rochette nous questionne sur le sens profond de la vie . Continuons-nous ainsi alors qu'il est (peut-être)encore temps de changer , de s'adapter ? Son trait capture les arrêtes des montagnes aussi bien que les visages des protagonistes , mais il dégage une douceur chez les animaux , hères bienveillants . Vous l'avez compris , il s'agit d'un gros coup de coeur pour cet album , disponible aussi en version collector grand format noir et blanc .
  23. Titre de l'album : Lucky Luke vu par Blutch - Les indomptés Scenariste de l'album : Blutch Dessinateur de l'album : Blutch Coloriste : Blutch Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Pour Lucky Luke, c'est le repos. Une dernière mission et enfin le calme... C'est du moins ce qu'il croit, avant qu'une petite fille au caractère bien trempé ne le menace d'une arme en criant « Les bras en l'air, coyote ! » ! Lucky Luke reprend vite la situation en main et découvre que cette petite fille, Rose, vit seule avec son frère, Casper, dans une cabane isolée, leurs parents ayant disparu. Lucky Luke décide de les ramener au shérif, en ville... Mais il réalise vite qu'il devra, jusque-là, jouer à « la nounou » avec ces enfants particulièrement turbulents ! Un rôle totalement inattendu pour lui... Critique : C'est au tour de Blutch de nous livrer sa version de Lucky Luke. Blutch nous livre un Lucky Luke en mode "parent" qui, si c'est surprenant au début, s'avère très bien trouvé. L'intérêt de cet album est tant le rôle de garde d'enfant de Luke que la difficile application de la loi quand elle touche une famille et risque de faire payer aux enfants les fautes de leurs parents. Un questionnement qui dérange Luke, mais qui le force à évoluer et qui, en tant que lecteur, nous fait découvrir un Lucky Luke encore une fois très différents du cowboy pour enfant. Cette collection Lucky Luke vu part était déjà une réussite et le sera encore plus avec cet album-ci. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/lucky-luke-vu-par-les-indomptes?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  24. C'est au tour de Blutch de nous livrer sa version de Lucky Luke. Blutch nous livre un Lucky Luke en mode "parent" qui, si c'est surprenant au début, s'avère très bien trouvé. L'intérêt de cet album est tant le rôle de garde d'enfant de Luke que la difficile application de la loi quand elle touche une famille et risque de faire payer aux enfants les fautes de leurs parents. Un questionnement qui dérange Luke, mais qui le force à évoluer et qui, en tant que lecteur, nous fait découvrir un Lucky Luke encore une fois très différents du cowboy pour enfant. Cette collection Lucky Luke vu part était déjà une réussite et le sera encore plus avec cet album-ci.
  25. alx23

    Deep it

    Après Deep me, un album assez expérimental, Marc-Antoine Mathieu apporte la suite de ce diptyque commencé avec Deep it, avec un album plus accès sur la philosophie cette fois. D'abord avant tout, on remarque le soin apporté à l'édition l’album avec cette couverture toute blanche comme le titre, le nom de l'auteur de la maison d'édition, en opposition à l'album précédent tout en noir Deep me. Pour l'histoire, nous sommes avec Adam, une intelligence artificielle à l'intérieur d'une capsule dans un voyage qui semble infini. Adam est la dernière IA qui analyse l'humanité, la planète Terre, la nature et toutes les choses qui caractérisent tant l'humain. Les phases de veille s'alternent avec les phases où Adam s'interroge et philosophe. La partie graphique est plus travaillé ou apporte davantage de personne en vision à l'aide de petits points pour former des visages, des éléments ou des lieux. Les planches toute blanche ou toute noire apportent une ambiance à cet album. Marc-Antoine Mathieu est connu pour créer des albums étranges, originaux, expérimentaux dans le monde de la dessinée et c'est toujours avec plaisir que l'on découvre sa dernière création.
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