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  1. Titre de l'album : La légende du lac noir Scenariste de l'album : Michel Jans Dessinateur de l'album : Capucine Mazille Coloriste : Editeur de l'album : Mosquito Note : Résumé de l'album : Au Moyen-âge en Savoie, le mont Granier s'est effondré engloutissant des villages entiers. Un siècle plus tard un pauvre charbonnier pêche un bien étrange brochet. Sa vie et celle de Melinde son épouse va être bouleversée... Critique : Le fondateur de la maison d'édition iséroise Mosquito revisite le conte des frères Grimm Le pêcheur et sa femme. Ce conte et sa morale sur l'avidité "qui trop veux, rien n'a" est transposé dans notre Savoie, en gardant un ancrage historique fort avec la catastrophe du mont Granier en 1248. Suite à cette écroulement, une malédiction semble être à l'oeuvre dans un lac négligé par les pêcheurs locaux. Un magicien répondant au nom de Elonius Muskus (toute ressemblance serait fortuite 😉 ) a en effet été condamné 100 ans et transformé en brochet, isolé dans ce lac, ne devant son salut qu'en exauçant 3 voeux à un(e) inconnu(e). C'est sur notre petit charbonnier que va tomber le brochet/magicien, mais ce pauvre hère ne semble guère ambitieux, tout l'inverse de sa femme qui va sombrer dans l'hybris et une insatisfaction permanente ! Formée aux beaux-art de la Haye, Capucine Mazille puise dans l'illustration jeunesse et propose un trait onirique et coloré aux notes d'aquarelle. Le rendu est détaillé, avec des personnages expressifs et de belles profondeurs de champ dans les paysages de Savoie. Les planches sont colorées de façon douces et lumineuses distillant une ambiance fantastique et immersive. Elle s'autorise de légères exagérations comiques à travers notamment le visage de Elonius Muskus ressemblant fortement au mania sud-africain. C'est une très belle histoire, formidablement illustrée qui ravira les amateurs de contes et leur morale intemporelle 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-legende-du-lac-noir/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. Kevin Nivek

    Belle de soie

    C'est une véritable coup de maître que réalise Pavel Bart avec cette première oeuvre marquée du sceau du talent ! Ayant découvert le monde médiéval durant ses études aux arts-décos, il est saisit pat la gigantesque tapisserie de l'Apocalypse au cours d'une visite à Angers ! C'est peut-être à ce moment qu'est né ce projet d'un roman graphique tenant place à cet âge de notre évolution, tout en y ajoutant un zeste de fantastique. Dès les premières pages, son trait semi-réaliste nous immerge totalement dans cet univers moyenâgeux à travers ces maisons à colombages, ces venelles étroites pavées ainsi que les costumes. Un grand soucis du détail est à l'oeuvre pour notre plus grand plaisir et il se paye le luxe de nous balader au fil des chapitres avec un scénario parfaitement maîtrisé, laissant planer le doute et les mystères à de nombreuses reprises, tout en renforçant l'empathie pour les personnages. Comment en effet ne pas être touché par le destin de cette jeune femme aux yeux vairons, qui va subir plutôt qu'être actrice de son futur ! Je ne peux vous en révéler plus sous peine de spoiler le récit, mais sachez que vous ne pourrez plus lâcher le livre avant de l'avoir fini ! Cerise sur le gâteau, la fin est des plus réussie, exercice pourtant difficile avec telle une ambition scénaristique ! La pagination conséquente défile sous vos yeux émerveillés devant tant de grâce et de magie, c'est un véritable conte pour adultes qu'il nous livre avec un talent rare ! Maintenant il va falloir confirmer avec un nouveau projet Monsieur Pavel Bart 😉
  3. Kevin Nivek

    Belle de soie

    Titre de l'album : Belle de soie Scenariste de l'album : Pavel Bart Dessinateur de l'album : Pavel Bart Coloriste : Pavel Bart Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Dans ce conte médiéval où le merveilleux côtoie le mystère, une mère s'élève contre le destin pour sauver sa fille alors même que le monde se fige peu à peu, en prise avec une pestilence surnaturelle. Il était une fois une tisseuse de soie, qui accepta de laisser sa fille partir avec la duchesse et son fils à la cour du roi. Ce voyage promettait un étincelant avenir pour la fille de la tisserande, mais hélas, jamais le destin ne suit le fil qu'on croit... Et c'est alors au tour de la mère de partir sauver sa fille à travers le monde, où l'épouvantable peste de pierre répand l'effroi... Critique : C'est une véritable coup de maître que réalise Pavel Bart avec cette première oeuvre marquée du sceau du talent ! Ayant découvert le monde médiéval durant ses études aux arts-décos, il est saisit pat la gigantesque tapisserie de l'Apocalypse au cours d'une visite à Angers ! C'est peut-être à ce moment qu'est né ce projet d'un roman graphique tenant place à cet âge de notre évolution, tout en y ajoutant un zeste de fantastique. Dès les premières pages, son trait semi-réaliste nous immerge totalement dans cet univers moyenâgeux à travers ces maisons à colombages, ces venelles étroites pavées ainsi que les costumes. Un grand soucis du détail est à l'oeuvre pour notre plus grand plaisir et il se paye le luxe de nous balader au fil des chapitres avec un scénario parfaitement maîtrisé, laissant planer le doute et les mystères à de nombreuses reprises, tout en renforçant l'empathie pour les personnages. Comment en effet ne pas être touché par le destin de cette jeune femme aux yeux vairons, qui va subir plutôt qu'être actrice de son futur ! Je ne peux vous en révéler plus sous peine de spoiler le récit, mais sachez que vous ne pourrez plus lâcher le livre avant de l'avoir fini ! Cerise sur le gâteau, la fin est des plus réussie, exercice pourtant difficile avec telle une ambition scénaristique ! La pagination conséquente défile sous vos yeux émerveillés devant tant de grâce et de magie, c'est un véritable conte pour adultes qu'il nous livre avec un talent rare ! Maintenant il va falloir confirmer avec un nouveau projet Monsieur Pavel Bart 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/belle-de-soie/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. Kevin Nivek

    Le nuage

    Première oeuvre pour l'artiste espagnol Efra Pérez avec "La nube", Le nuage en version française éditée aux Humanoïdes associés ! Il y dépeint un monde anthropomorphe aux accents steampunk mêlant écologie et autoritarisme. Estella perd sa mère au cours d'une énième apparition de ce nuage dévastateur, un phénomène encore inexpliqué apparaissant tous les 8 ans et décimant uniquement la campagne tout en laissant la ville à l'écart ! Curieuse d'esprit et voulant marcher dans les pas de sa défunte mère, Estella part pour la capitale entamer ses études d'ingénieure. Commence alors un chemin vers la connaissance qui va s'avérer plus complexe et parsemé d'embûches pour la jeune étudiante immergée dans ce nouveau monde citadin, aux codes bien différents de sa campagne ! Dans un trait "cartoon" sympathique, l'auteur distille bon nombre de thématiques actuelles et inspire le désir de connaissances chez les novices, mais pas que 😉 L'album s'adresse en effet à un lectorat jeune mais comporte bien deux niveaux de lectures. Désolation rurale opposée à une certaine forme d'opulence urbaine, suspens bien dosé avec des révélations livrées progressivement, une héroïne attachante incarnant cette révolte contre les injustices, de bons ingrédients pour une première aventure susceptible d'en encourager d'autres ?!
  5. Kevin Nivek

    Le nuage

    Titre de l'album : Le nuage Scenariste de l'album : Efra Pérez Dessinateur de l'album : Efra Pérez Coloriste : Efra Pérez Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Dans le royaume où vivent Estella et sa mère, un terrible nuage dévaste la campagne tous les huit ans, forçant les habitants à tout reconstruire à chaque passage. La mère d'Estella, brillante ingénieure, disparaît tragiquement en tentant de mettre fin à ce fléau... Quelques années plus tard, Estella décide de suivre ses traces et part étudier l'ingénierie dans la capitale, un havre de paix et de savoir, seul endroit épargné par le nuage. Aidée de ses nouveaux amis, elle découvre peu à peu que la ville est loin d'être aussi parfaite qu'elle le prétend, et qu'un sombre secret entoure l'origine du nuage. Critique : Première oeuvre pour l'artiste espagnol Efra Pérez avec "La nube", Le nuage en version française éditée aux Humanoïdes associés ! Il y dépeint un monde anthropomorphe aux accents steampunk mêlant écologie et autoritarisme. Estella perd sa mère au cours d'une énième apparition de ce nuage dévastateur, un phénomène encore inexpliqué apparaissant tous les 8 ans et décimant uniquement la campagne tout en laissant la ville à l'écart ! Curieuse d'esprit et voulant marcher dans les pas de sa défunte mère, Estella part pour la capitale entamer ses études d'ingénieure. Commence alors un chemin vers la connaissance qui va s'avérer plus complexe et parsemé d'embûches pour la jeune étudiante immergée dans ce nouveau monde citadin, aux codes bien différents de sa campagne ! Dans un trait "cartoon" sympathique, l'auteur distille bon nombre de thématiques actuelles et inspire le désir de connaissances chez les novices, mais pas que 😉 L'album s'adresse en effet à un lectorat jeune mais comporte bien deux niveaux de lectures. Désolation rurale opposée à une certaine forme d'opulence urbaine, suspens bien dosé avec des révélations livrées progressivement, une héroïne attachante incarnant cette révolte contre les injustices, de bons ingrédients pour une première aventure susceptible d'en encourager d'autres ?! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-nuage/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. Beige

    Appel à témoigner

    Bonjour tout le monde, Je suis un jeune historien et je réalise cette année un travail sur la série L’Histoire de France en bandes dessinées de Larousse (1976-1978). Je cherche (entre autres) à cerner l’impact que cette série a pu avoir et a encore sur le milieu de la BD, et j’ai besoin pour cela de vos avis éclairés ! C’est pourquoi j’ai créé le petit questionnaire suivant ( une 15aine de questions) . SI vous pouviez prendre le temps d’y jeter un œil, ça me sera très utile. Aucune réponse n’est obligatoire, vous pouvez choisir les questions auxquelles vous souhaiter répondre, alors allez-y sans pression ! Le moindre témoignage me sera précieux, et je créditerais vos pseudos dans mon rendu final (la chance ! n’hésitez pas !) ----> https://form.jotform.com/261432835236355 Merci d’avance ! (promis c’est pas un scam)
  7. The_PoP

    Tango - Tome 9 - Faux frères

    Que peut-on encore dire sur Tango après ce 9ème tome des acharnés de travail que sont Matz, Philippe Xavier et Jérôme Maffre ? Et bien... Que cet album ressemble beaucoup aux autres d'abord. Et ce n'est pas une critique. Les fans de Tango apprécieront, et même si l'intrigue est un peu plus intimiste cette fois-ci, les ingrédients qui nous ont fait apprécier Tango sont bien toujours là. Cette série d'action/polar qui sent bon les années 90 reste une lecture plaisir de référence dans le genre. Elle a su se créer sa propre identité, et ce n'est pas pour nous déplaire. Les ingrédients sont encore là, pays dépaysant (ici on revient en amérique du sud), intrigue policère, action, vannes et dialogues soignés, personnages charismatiques et légere trame sur le passé de notre Tango.
  8. Titre de l'album : Tango - Tome 9 - Faux frères Scenariste de l'album : Matz Dessinateur de l'album : Philippe Xavier Coloriste : Jérôme Maffre Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : On a beau dire que personne n'est irremplaçable, il y a des exceptions. Et pour la mission d'infiltration que Shannon doit mener à bien, elle est persuadée que Tango est l'homme de la situation. Pour le convaincre, il suffit d'une photo... Et Tango se retrouve propulsé dans une intrigue pleine de surprises, de violence, de révélations, qui va le contraindre à réévaluer ses allégeances, sous le soleil de Porto Rico... Critique : Que peut-on encore dire sur Tango après ce 9ème tome des acharnés de travail que sont Matz, Philippe Xavier et Jérôme Maffre ? Et bien... Que cet album ressemble beaucoup aux autres d'abord. Et ce n'est pas une critique. Les fans de Tango apprécieront, et même si l'intrigue est un peu plus intimiste cette fois-ci, les ingrédients qui nous ont fait apprécier Tango sont bien toujours là. Cette série d'action/polar qui sent bon les années 90 reste une lecture plaisir de référence dans le genre. Elle a su se créer sa propre identité, et ce n'est pas pour nous déplaire. Les ingrédients sont encore là, pays dépaysant (ici on revient en amérique du sud), intrigue policère, action, vannes et dialogues soignés, personnages charismatiques et légere trame sur le passé de notre Tango. Autres infos : Histoire co écrite Matz & Xavier Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/tango-tome-9-faux-freres/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  9. Titre de l'album : Danser avec le vent Scenariste de l'album : Emmanuel Lepage Dessinateur de l'album : Emmanuel Lepage Coloriste : Emmanuel Lepage Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Novembre 2022. Douze ans après son premier voyage, Emmanuel Lepage embarque pour les îles Kerguelen. Cette fois-ci, contrairement au premier voyage, il restera sur place à l'invitation de Christophe Guinet, responsable des programmes éléphants de mer, pour qu'il puisse rendre compte de leur travail sur place. Pour lui c'est aussi l'envie de vivre le quotidien de ces reclus volontaires, soudés par la rudesse du climat, qui inventent d'autres façons de vivre ensemble. Mais Emmanuel n'est plus ce jeune dessinateur inconnu qui est monté à bord du Marion Dufresne en 2010. Son livre, Voyages aux îles de la désolation, est un «best-seller» qui est connu de tous là-bas. Il a même suscité des vocations ! Ensuite, il est accompagné pour ce voyage par une équipe de télévision d'Arte qui réalise un reportage sur Kerguelen dont il est le personnage central. Sur le bateau, Emmanuel se demande s'il arrivera à profiter pleinement de ce deuxième voyage qu'il attendait depuis longtemps... Emmanuel Lepage revient au récit de voyage avec l'envie de montrer les changements déjà à l'oeuvre sur ces terres éloignées en raison du réchauffement climatique. Et pour témoigner aussi de l'évolution de la société qui imprègne ces communautés des terres australes, de la manière dont les scientifiques travaillent sur place et vivent ensemble dans un climat extrême. Pour raconter ce long voyage effectué en 2022-2023, Lepage livre des planches d'une immense beauté, en grand format, pour représenter la nature en majesté. Critique : C'est bon la chasse aux cadeaux de Noël est finie ! Je vais acheter 15 exemplaires de "Danser avec le vent" et ça ira bien ! Blague à part, ce nouveau voyage aux Kerguelen et ce nouveau récit documentaire est une pure merveille pour toute personne amateur d'évasion. Tout d'abord pour les dessins et aquarelles de monsieur Lepage. Il n'y a pas à dire, c'est bien l'un des maitres de l'aquarelle en France et encore, je dis cela pour ne pas lancer un débat 🙂 Ensuite parce qu'il a une manière de raconter sans conter qui fait de ses ouvrages des véritables instants de réflexion et d'introspection. En effet, Emmanuel Lepage ne cherche pas à biaiser le récit ou à utiliser son nom et ses livres pour faire passer des messages, que se soit politique ou écologique. Il les fait 'pour être moins con". Il nous raconte ce qu'il vit, ce qu'il voit, ce que lui et les autres ressentent, mais sans jugement ni déformation. Il nous donne de la matière pour que ceux qui n'ont pas la chance de faire ce genre de voyage, puisse avoir suffisamment pour se poser eux-mêmes les questions... et trouver leurs réponses. Pour ceux qui, comme moi, étaient fan du voyage aux iles de la désolation, ce n'est pas une surprise, mais plutôt une preuve que monsieur Lepage, comme beaucoup, n'en a pas fini des questions sur lui-même. Si j'ai eu peur d'une légère redite par rapport au premier voyage, j'ai été vite rassuré. Très rapidement, on se rend compte que ce deuxième voyage n'est pas abordé comme le premier. Si les sublimes aquarelles et les animaux sont toujours la, ce "Danser avec le vent" s'attache plus à l'aventure humaine, laissant plus de place au récit des autres habitants. Une fois la jalousie passée (car il n'est, depuis le covid, plus possible de faire ce voyage en "touriste"), il nous reste un sublime voyage illustré. Un voyage ou Emmanuel Lepage réussi (encore une fois) à nous téléporter au sein de cette équipe de scientifique, comme si c'était nous derrière les pinceaux. C'est beau, ca fait rêver et réfléchir... c'est LE cadeau de noël ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/danser-avec-le-vent?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  10. poseidon2

    Danser avec le vent

    C'est bon la chasse aux cadeaux de Noël est finie ! Je vais acheter 15 exemplaires de "Danser avec le vent" et ça ira bien ! Blague à part, ce nouveau voyage aux Kerguelen et ce nouveau récit documentaire est une pure merveille pour toute personne amateur d'évasion. Tout d'abord pour les dessins et aquarelles de monsieur Lepage. Il n'y a pas à dire, c'est bien l'un des maitres de l'aquarelle en France et encore, je dis cela pour ne pas lancer un débat 🙂 Ensuite parce qu'il a une manière de raconter sans conter qui fait de ses ouvrages des véritables instants de réflexion et d'introspection. En effet, Emmanuel Lepage ne cherche pas à biaiser le récit ou à utiliser son nom et ses livres pour faire passer des messages, que se soit politique ou écologique. Il les fait 'pour être moins con". Il nous raconte ce qu'il vit, ce qu'il voit, ce que lui et les autres ressentent, mais sans jugement ni déformation. Il nous donne de la matière pour que ceux qui n'ont pas la chance de faire ce genre de voyage, puisse avoir suffisamment pour se poser eux-mêmes les questions... et trouver leurs réponses. Pour ceux qui, comme moi, étaient fan du voyage aux iles de la désolation, ce n'est pas une surprise, mais plutôt une preuve que monsieur Lepage, comme beaucoup, n'en a pas fini des questions sur lui-même. Si j'ai eu peur d'une légère redite par rapport au premier voyage, j'ai été vite rassuré. Très rapidement, on se rend compte que ce deuxième voyage n'est pas abordé comme le premier. Si les sublimes aquarelles et les animaux sont toujours la, ce "Danser avec le vent" s'attache plus à l'aventure humaine, laissant plus de place au récit des autres habitants. Une fois la jalousie passée (car il n'est, depuis le covid, plus possible de faire ce voyage en "touriste"), il nous reste un sublime voyage illustré. Un voyage ou Emmanuel Lepage réussi (encore une fois) à nous téléporter au sein de cette équipe de scientifique, comme si c'était nous derrière les pinceaux. C'est beau, ca fait rêver et réfléchir... c'est LE cadeau de noël !
  11. Titre de l'album : La cité des dames tome 1 - Le secret des Sikah Scenariste de l'album : Blanche Sabbah Dessinateur de l'album : Blanche Sabbah Coloriste : Blanche Sabbah Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Dans le royaume de Lorian, Kin d'Ebenite est promise à un homme de haut rang que lui choisira son père, le duc. Mais cet avenir étriqué ne lui convient pas : la jeune femme aspire à un destin politique, et à lutter contre le joug patriarcal dont elle est la victime. Croisade, sorcellerie, amitié, complot, trahison et romance composent cette saga médievale éminemment féministe et écologiste Critique : Bon alors oui en regardant les images, on pourrait fuir ou alors se dire : c'est pour les gamins. Alors oui peut-être un peu. Cette histoire est peut-être un peu orientée jeunesse. Mais ne fuyez surtout pas. Blanche Sabbah nous livre ici rien de moins qu'une version de Games of Thrones au féminin. On est vraiment dans un jeu de pouvoirs avec au premier plan les filles et femmes des grandes familles. Ça intrigue, ça magouille, ça trahit et ça cherche à étendre l'influence de leurs familles. Tout cela dans un contexte de succession, de guerre et d'un roi tyrannique. L'ensemble est super dense, dans un univers fouillé et impitoyable ou la chevalerie flirt avec la magie. J'adore Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-cite-des-dames-tome-1-le-secret-des-sikah?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. Bon alors oui en regardant les images, on pourrait fuir ou alors se dire : c'est pour les gamins. Alors oui peut-être un peu. Cette histoire est peut-être un peu orientée jeunesse. Mais ne fuyez surtout pas. Blanche Sabbah nous livre ici rien de moins qu'une version de Games of Thrones au féminin. On est vraiment dans un jeu de pouvoirs avec au premier plan les filles et femmes des grandes familles. Ça intrigue, ça magouille, ça trahit et ça cherche à étendre l'influence de leurs familles. Tout cela dans un contexte de succession, de guerre et d'un roi tyrannique. L'ensemble est super dense, dans un univers fouillé et impitoyable ou la chevalerie flirt avec la magie. J'adore
  13. Titre de l'album : Un espoir sans papiers Scenariste de l'album : Ingrid Chabbert Dessinateur de l'album : Espé Coloriste : Espé Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : L'île d'Aix, un petit bout de terre au large de la Charente-Maritime. C'est là que Sidonie Delahaute, 78 ans, vit une terne retraite solitaire. Jusqu'au jour où un canot de migrants, broyé par une tempête, s'échoue sur la côte. Parmi eux, Ahmed, un mineur algérien qui va fuir les forces de l'ordre en se cachant chez la vieille dame. Persuadée que le jeune homme est Daniel, son fils disparu des décennies plus tôt, Sidonie va le prendre sous son aile. Et tenter de raccommoder la déchirure béante d'un passé familial mal cicatrisé... Touché par la douleur de la rugueuse vieille dame, Ahmed va-t-il ainsi démarrer une nouvelle vie ? Touchant récit de filiation, poignante fable humaniste et brûlant manifeste en faveur d'un meilleur accueil des migrants, L'espoir sans papiers ne pourra que vous toucher au coeur de mille manières. Après Soixante printemps en hiver, Ingrid Chabbert nous offre un puissant récit mené par Espé qui, après Le perroquet, témoigne à nouveau de sa sensibilité graphique. Critique : En voilà une belle histoire comme la bd nous en offre... souvent chez grand angle. En effet ce one shot très humain aurait route sa place dans la collection de Bamboo. Il coche toutes les cases du film à la française, alliant sujet d’actualité, bons sentiments et fin heureuse, le tout saupoudré d’un brin de manichéisme. Mais n’est ce donc pas le genre de lecture qui fait du bien ? Le genre de lecture qui nous ramène aux bases des relations humaines que sont la gentillesse et l’écoute. Le genre de lecture qui nous montre que le monde n’est pas encore foutu et que l'humanité n’est pas à jeter. Le genre de lecture qui fait du bien en 2026... Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/un-espoir-sans-papiers?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. poseidon2

    Un espoir sans papiers

    En voilà une belle histoire comme la bd nous en offre... souvent chez grand angle. En effet ce one shot très humain aurait route sa place dans la collection de Bamboo. Il coche toutes les cases du film à la française, alliant sujet d’actualité, bons sentiments et fin heureuse, le tout saupoudré d’un brin de manichéisme. Mais n’est ce donc pas le genre de lecture qui fait du bien ? Le genre de lecture qui nous ramène aux bases des relations humaines que sont la gentillesse et l’écoute. Le genre de lecture qui nous montre que le monde n’est pas encore foutu et que l'humanité n’est pas à jeter. Le genre de lecture qui fait du bien en 2026...
  15. Il est là ! Il est sorti ! le dernier tome des Ages perdus, fable post apocalyptique qui nous voit suivre Elaine, jeune arpenteuse, dans une quête initiatique qui l'amènera à prendre des décisions qui impacteront le futur des hommes. Dans cette critique je ne reviendrai pas sur la qualité graphique de ce que nous offre Didier Poli et Luca Bulgheroni. C'est toujours aussi beau, aussi détaillé et toujours ce qui se fait de mieux dans la BD européenne actuelle. Je préfère revenir sur le scenario de Jérôme Le Gris. Et ca va être dure de ne pas trop en dire dans la critique comme on le fait ici. Il nous avait laissé Elaine devant un choix à la découverte de la cité du roi Taon, mais surtout sur une réflexion sur le cout de la "modernité". Et Elaine, elle qui cherchait désespérément cette cité en hommage au sacrifice de son père, se trouve devant un choix radical de style de vie. Un choix qui pourrait bien impacter plus que sa propre destinée. Jérôme Le Gris nous présente deux choix assez radicaux et un poil trop manichéen pour moi (d'ou l"étoile en moins) : Faut-il reproduire ce qui se faisait avant étant quitte à reproduire les problématiques qui vont avec où vaut-il mieux repartir à zéro, pour être plus en osmose avec la nature avec les risques que cela implique ? Si le choix d'Elaine parait évident, le traitement et la radicalité de ce tome est particulièrement marquant. Le semblant de modernité de la cité n'a pas fait oublier à nos auteurs l'état du monde dans lequel elle résiste ni sa dureté. Sans juger ni débattre la décision prise par Elaine, on ne peut qu'être impressionné par l'ensemble de cette minisérie, la profondeur de cet univers et vous encourager à vous plonger dans la vie des hommes des Ages perdus !
  16. Titre de l'album : Mamie Luger tome 1 - La tentation du mâle Scenariste de l'album : Nicolas Keramidas Dessinateur de l'album : Nicolas Keramidas Coloriste : Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Berthe Gavignol, 102 ans, est arrêtée par la police après avoir tiré sur un homme avec un Luger, un vieux pistolet allemand. Mais ce n'est que le début : au fil de l'interrogatoire, cette « petite mamie » au langage fleuri révèle un passé explosif, fait de cadavres, de secrets bien enfouis, et de luttes contre les violences faites aux femmes. Ce polar noir et burlesque à l'humour grinçant est un hommage à la justice par les armes d'une femme qui refuse de rester victime. Entre rires et frissons, Mamie Luger est une ode déjantée à la liberté, à la vieillesse badass et à la vengeance sur fond de critique sociale. Critique : Le talentueux Nicolas Kéramidas adapte en trois tomes le roman Mamie Luger de Benoït Philippon, et croyez moi, ça va swinguer à l'image de cette couverture sanguinolente ! Tout commence par une fusillade entre une mémé et les forces de l'ordre dans un petit hameau sans histoires. La mamie belliqueuse est arrêtée, puis vient le moment de l'interrogatoire avec l'inspecteur Ventura et là, débute réellement l'histoire de Berthe la centenaire au passé incroyable ! Dans ce scénario à tiroirs, on multiplie les sauts dans le temps car Berthe raconte tout au gentil policier, sans omettre les détails croustillants ! Voir le fonctionnaire d'état se décomposer au fil des pages, mais découvrir aussi la raison des actes de cette mamie à la gâchette facile, est tout simplement jubilatoire !! Jusqu'où peut nous mener l'histoire de cette centenaire ayant connu les deux guerres ?? On avance dans le temps progressivement en traversant des époques marquées du sceau patriarcal, à travers le prisme de Berthe. Une critique sociale sur fond d'agissements terribles mais pour lesquels on ne peut en vouloir à cette femme, et vous irez de rebondissements en rebondissements car les deux tomes suivants nous réservent forcément d'autres surprises ! Pour illustrer cette histoire détonante, il réalise des planches en ligne claire "gros nez" du plus bel effet. Détails, expressions, découpage dynamique, onomatopées, tout est soigné et dans un esprit humoristique désopilant. Un dessin au service du scénario truculent et totalement en phase avec les événements. Je ne peux que vous recommander ce premier tome, il me tarde déjà de lire la suite 🙂 D'autant qu'un autre roman existe : Papi Mariole 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/mamie-luger-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. Le talentueux Nicolas Kéramidas adapte en trois tomes le roman Mamie Luger de Benoït Philippon, et croyez moi, ça va swinguer à l'image de cette couverture sanguinolente ! Tout commence par une fusillade entre une mémé et les forces de l'ordre dans un petit hameau sans histoires. La mamie belliqueuse est arrêtée, puis vient le moment de l'interrogatoire avec l'inspecteur Ventura et là, débute réellement l'histoire de Berthe la centenaire au passé incroyable ! Dans ce scénario à tiroirs, on multiplie les sauts dans le temps car Berthe raconte tout au gentil policier, sans omettre les détails croustillants ! Voir le fonctionnaire d'état se décomposer au fil des pages, mais découvrir aussi la raison des actes de cette mamie à la gâchette facile, est tout simplement jubilatoire !! Jusqu'où peut nous mener l'histoire de cette centenaire ayant connu les deux guerres ?? On avance dans le temps progressivement en traversant des époques marquées du sceau patriarcal, à travers le prisme de Berthe. Une critique sociale sur fond d'agissements terribles mais pour lesquels on ne peut en vouloir à cette femme, et vous irez de rebondissements en rebondissements car les deux tomes suivants nous réservent forcément d'autres surprises ! Pour illustrer cette histoire détonante, il réalise des planches en ligne claire "gros nez" du plus bel effet. Détails, expressions, découpage dynamique, onomatopées, tout est soigné et dans un esprit humoristique désopilant. Un dessin au service du scénario truculent et totalement en phase avec les événements. Je ne peux que vous recommander ce premier tome, il me tarde déjà de lire la suite 🙂 D'autant qu'un autre roman existe : Papi Mariole 😉
  18. The_PoP

    Attends-moi

    Titre de l'album : Attends-moi Scenariste de l'album : David Muñoz Dessinateur de l'album : Tirso Cons Coloriste : Tirso Cons Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Lorsque son village est évacué d'urgence à cause d'un incident nucléaire, une sexagénaire solitaire est contrainte par les autorités de laisser son chien sur place. Une séparation, un abandon, qui la déchire. Mais ce qui semblait être une fin pour tous les deux... devient un nouveau commencement. Critique : Oh la jolie découverte que celui-ci. Je dis découverte car je ne connaissais pas du tout le travail de ces deux auteurs mais c'est peu dire que la couverture me faisait déjà de l'oeil. Bon on ne va pas se mentir, en voyant cette couverture et en lisant cette histoire, il m'était difficile de ne pas penser à l'excellente adaptation de "son odeur après la pluie" de Jose Luis Munuera. Pourquoi me direz-vous ? Bon d'abord l'exploration de nos rapports aux chiens en premier lieu, puis aussi une ligne graphique qui est dans la lignée de ce qu'a pu nous produire Munuera. Oui, il va falloir retenir le nom de Tirso Cons car son trait est plus que remarquable, et ses couleurs ou ses paysages en forêt sont sublimes. Cela ne suffit pas à faire un dessinateur de bd remarquable mais Tirso Cons maitrise ses personnages et leurs émotions, au point que lui et David Muñoz son scénariste n'ont presque pas besoin de mot pour les faire parler. Et cette combinaison rend cette bd très très attachante. C'est pour moi une véritable réussite, et elle rate le coup de coeur de très peu, la faute peut être à une histoire trop douce, trop logique, trop humaine et qu'on oubliera peut être en douceur. Mais cela fait aussi le sel de cette bd, d'être un joli moment de lecture portant un regard doux sur nos liens avec les chiens, mais surtout sur nos vies d'hommes et de femmes et cet élan permanent qu'on peut retrouver à chaque instant. Merci messieurs. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/attends-moi/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. The_PoP

    Attends-moi

    Oh la jolie découverte que celui-ci. Je dis découverte car je ne connaissais pas du tout le travail de ces deux auteurs mais c'est peu dire que la couverture me faisait déjà de l'oeil. Bon on ne va pas se mentir, en voyant cette couverture et en lisant cette histoire, il m'était difficile de ne pas penser à l'excellente adaptation de "son odeur après la pluie" de Jose Luis Munuera. Pourquoi me direz-vous ? Bon d'abord l'exploration de nos rapports aux chiens en premier lieu, puis aussi une ligne graphique qui est dans la lignée de ce qu'a pu nous produire Munuera. Oui, il va falloir retenir le nom de Tirso Cons car son trait est plus que remarquable, et ses couleurs ou ses paysages en forêt sont sublimes. Cela ne suffit pas à faire un dessinateur de bd remarquable mais Tirso Cons maitrise ses personnages et leurs émotions, au point que lui et David Muñoz son scénariste n'ont presque pas besoin de mot pour les faire parler. Et cette combinaison rend cette bd très très attachante. C'est pour moi une véritable réussite, et elle rate le coup de coeur de très peu, la faute peut être à une histoire trop douce, trop logique, trop humaine et qu'on oubliera peut être en douceur. Mais cela fait aussi le sel de cette bd, d'être un joli moment de lecture portant un regard doux sur nos liens avec les chiens, mais surtout sur nos vies d'hommes et de femmes et cet élan permanent qu'on peut retrouver à chaque instant. Merci messieurs.
  20. The_PoP

    Soeur des vagues

    Elle est vraiment bien cette collection Signé du Lombard... Quelle belle idée que de réunir le talent et l'imagination de Tristan Roulot à la narration (Convoyeur, Forêt du temps) et les sublimes dessins de Mikaël (Giant, Bootblack). Deux auteurs que j'aime qui viennent nous parler de naufrages, de marins, et de phares sur fond de prohibition, c'est difficile de résister. Et bien ne résistez pas. Voilà c'est dit. On a le droit a une belle histoire de femmes de marin aux états unis pendant la prohibition. Le polar est bien amené, la narration est fluide et bien maitrisée et les personnages prennent vie facilement sous nos yeux. L'ambiance rendue par Mikaël est rendue à la perfection, et pourtant on l'attendait au tournant puisqu'il se retrouve presque sur son terrain de jeu de Giant ou de Bootblack. Ce soeur des vagues est un récit qui prend de l'épaisseur au fil des pages, nous emportant dans une autre époque avec facilité, au milieu de vies dures et âpres. Je ne peux que vous en recommander la lecture.
  21. The_PoP

    Soeur des vagues

    Titre de l'album : Soeur des vagues Scenariste de l'album : Tristan Roulot Dessinateur de l'album : Mikaël Coloriste : Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : 1914, en Nouvelle-Écosse, loin des tranchées dans lesquelles les nations d'Europe vont bientôt s'enliser, le petit port côtier de Peggy's Cove attend le retour des hommes, qui tardent à rentrer de leur dernière campagne de pêche au large de Terre-Neuve. Ne restent que les femmes, les enfants et quelques vieillards. Une nuit sans lune, un mystérieux naufragé s'échoue sur le rivage. Couvert de tatouages de marin, il semble avoir perdu la mémoire... ou bien joue-t-il la comédie ? Bientôt, ce sont deux négociants armés, venus d'Halifax, qui arrivent à leur tour pour enquêter sur un navire disparu. Face au tourbillon de violence qui menace de s'abattre sur le village, cinq femmes réunies par un lourd secret vont tout risquer pour protéger leur communauté. Quand le loup cogne à la porte, il ne s'attend pas à ce que le diable vienne lui ouvrir... Critique : Elle est vraiment bien cette collection Signé du Lombard... Quelle belle idée que de réunir le talent et l'imagination de Tristan Roulot à la narration (Convoyeur, Forêt du temps) et les sublimes dessins de Mikaël (Giant, Bootblack). Deux auteurs que j'aime qui viennent nous parler de naufrages, de marins, et de phares sur fond de prohibition, c'est difficile de résister. Et bien ne résistez pas. Voilà c'est dit. On a le droit a une belle histoire de femmes de marin aux états unis pendant la prohibition. Le polar est bien amené, la narration est fluide et bien maitrisée et les personnages prennent vie facilement sous nos yeux. L'ambiance rendue par Mikaël est rendue à la perfection, et pourtant on l'attendait au tournant puisqu'il se retrouve presque sur son terrain de jeu de Giant ou de Bootblack. Ce soeur des vagues est un récit qui prend de l'épaisseur au fil des pages, nous emportant dans une autre époque avec facilité, au milieu de vies dures et âpres. Je ne peux que vous en recommander la lecture. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/soeurs-des-vagues/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  22. Titre de l'album : Ray Ringo - Tome 2 - La captive Scenariste de l'album : Eric Corbeyran Dessinateur de l'album : Roman Surzhenko Coloriste : Roman Surzhenko Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Ray Ringo, le courageux convoyeur de la Wells Fargo, se lance dans une mission périlleuse pour retrouver Lean, sa fiancée, enlevée par une tribu indienne bien décidée à la garder captive. Des plaines arides de l'Ouest aux forêts hostiles, Ringo affronte les embuscades dans une course contre la montre. Une aventure haletante, rythmée par l'action, les grands espaces et le souffle du danger. Le grand retour de Ringo, le héros de western créé par William Vance. Critique : Roman Surzhenko est un dessinateur qui ne cesse de me surprendre. Il avait déjà montré son talent pour reprendre du Western en respectant les codes du genre après sa reprise du personnage de Durango de Swolfs. Il avait aussi prouvé qu'il pouvait nous gratifier sur Thorgal de quelques bien belles planches digne des maitres, et le voici prendre la succession maintenant de M. Vance. rien que ça. Bon Ray Ringo n'est pas le personnage le plus connu ni celui qui a eu le plus de succès dans la carrière de Vance, mais ce n'en n'est pas moins difficile, surtout quand on relance une série, arrêtée maintenant depuis quelques temps. Ses planches sont très bien, peut être presque trop fidèles au style original du western franco belge et je n'aurais qu'un seul bémol à apporter : la colorisation est parfois trop franche, trop marquée à mon goût et elle ne et pas toujours autant en valeur qu'il le faudrait son coup de crayon. Ceci étant dit, le scénario de Eric Corbeyran est un coup de maitre, nous prenant à contre pied avec une fin qui va a rebrousse poil d'une partie des codes du genre, et c'est tant mieux car sans cela ce diptyque aurait-il eu une raison d'être ? Bref, c'est de la grande bd d'aventure et de Western, dans les traces des maitres du genre, et avec suffisamment de nouveauté pour nous plaire. Ces deux tomes se terminent parfaitement et font bien le lien avec la série d'origine. Top. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/ray-ringo-tome-2-la-captive/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  23. The_PoP

    Ray Ringo - Tome 2 - La captive

    Roman Surzhenko est un dessinateur qui ne cesse de me surprendre. Il avait déjà montré son talent pour reprendre du Western en respectant les codes du genre après sa reprise du personnage de Durango de Swolfs. Il avait aussi prouvé qu'il pouvait nous gratifier sur Thorgal de quelques bien belles planches digne des maitres, et le voici prendre la succession maintenant de M. Vance. rien que ça. Bon Ray Ringo n'est pas le personnage le plus connu ni celui qui a eu le plus de succès dans la carrière de Vance, mais ce n'en n'est pas moins difficile, surtout quand on relance une série, arrêtée maintenant depuis quelques temps. Ses planches sont très bien, peut être presque trop fidèles au style original du western franco belge et je n'aurais qu'un seul bémol à apporter : la colorisation est parfois trop franche, trop marquée à mon goût et elle ne et pas toujours autant en valeur qu'il le faudrait son coup de crayon. Ceci étant dit, le scénario de Eric Corbeyran est un coup de maitre, nous prenant à contre pied avec une fin qui va a rebrousse poil d'une partie des codes du genre, et c'est tant mieux car sans cela ce diptyque aurait-il eu une raison d'être ? Bref, c'est de la grande bd d'aventure et de Western, dans les traces des maitres du genre, et avec suffisamment de nouveauté pour nous plaire. Ces deux tomes se terminent parfaitement et font bien le lien avec la série d'origine. Top.
  24. Kevin Nivek

    Le mage du Kremlin

    En lisant cette extraordinaire plongée dans les arcanes du pouvoir russe, je n'ai pu m'empêcher de penser au roman Limonov d'Emmanuel Carrère (édition POL), jusqu'à ce que je l'aperçoive dans ces pages, il ne pouvait en être autrement tant il incarne les contradictions de ce pays ! Enfin, contradictions sous le prisme "européano-américain", car pour une partie du peuple russe, l'émergence de Poutine n'est qu'une suite logique jalonnant la longue histoire de cet immense pays où Staline incarne encore et toujours l'idole du peuple. L'originalité de ce récit vient essentiellement de la montée en puissance de Vadim Baranov, descendant des rares "russes blancs" encore en vie, qui va orchestrer l'avènement de Poutine et sa continuité du pouvoir, envers et contre tous ! En effet, vous croiserez le président russe, mais toujours sous le prisme de Baranov qui est la "tsar" de cette histoire (sans faute de frappe 😉 ) . La première rencontre avec Poutine, ses impressions sur l'homme, puis le contrôle de l'information, l'élimination des gêneurs sous toutes les formes, ce duo va imaginer tous les stratagèmes possibles pour ne souffrir d'aucune contestation possible ! En situant le contexte historique post Gorbatchev et Eltsine, la Russie sort en effet d'une période de liberté totale du peuple et (selon Poutine) d'une peut-être trop grande influence occidentale sur les idées politiques. Un terreau peu fertile pour Vladimir Poutine, qu'il va s'empresser de labourer pour y semer ses graines bien plus "contrôlées". Pour illustrer cette formidable "biographie", l'auteur de la série Le tueur (Casterman) Luc Jacamon réalise des planches fantastiques ! Que ce soit les paysages enneigés et leurs couchers de soleil aux couleurs stupéfiantes, ou des environnements plus citadins avec les salons feutrés ou encore la Place rouge, tout est superbe et d'une précision incroyable ! Il semble au sommet de son art avec ce roman graphique tant le résultat est beau ! Une formidable lecture dans laquelle vous apprendrez tout en vous émerveillant du dessin de Monsieur Luc Jacamon !
  25. Titre de l'album : Le mage du Kremlin Scenariste de l'album : Luc Jacamon Dessinateur de l'album : Luc Jacamon Coloriste : Luc Jacamon Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Le best-seller de Giuliano Da Empoli servi par le dessin de Luc Jacamon On l'appelait le « mage du Kremlin ». Vadim Baranov, ancien metteur en scène devenu éminence grise de Poutine, fascine autant qu'il intrigue. Un soir, il livre enfin son histoire au narrateur : des coulisses du pouvoir russe surgit un monde de manipulations et d'illusions, où la politique devient théâtre. De la Tchétchénie à l'Ukraine, Le Mage du Kremlin dévoile les ressorts du régime et médite sur la nature du pouvoir. Dans cette adaptation, Luc Jacamon donne corps à la Russie post-soviétique grâce à son réalisme stylisé, parfaitement adapté à cet univers implacable. Critique : En lisant cette extraordinaire plongée dans les arcanes du pouvoir russe, je n'ai pu m'empêcher de penser au roman Limonov d'Emmanuel Carrère (édition POL), jusqu'à ce que je l'aperçoive dans ces pages, il ne pouvait en être autrement tant il incarne les contradictions de ce pays ! Enfin, contradictions sous le prisme "européano-américain", car pour une partie du peuple russe, l'émergence de Poutine n'est qu'une suite logique jalonnant la longue histoire de cet immense pays où Staline incarne encore et toujours l'idole du peuple. L'originalité de ce récit vient essentiellement de la montée en puissance de Vadim Baranov, descendant des rares "russes blancs" encore en vie, qui va orchestrer l'avènement de Poutine et sa continuité du pouvoir, envers et contre tous ! En effet, vous croiserez le président russe, mais toujours sous le prisme de Baranov qui est la "tsar" de cette histoire (sans faute de frappe 😉 ) . La première rencontre avec Poutine, ses impressions sur l'homme, puis le contrôle de l'information, l'élimination des gêneurs sous toutes les formes, ce duo va imaginer tous les stratagèmes possibles pour ne souffrir d'aucune contestation possible ! En situant le contexte historique post Gorbatchev et Eltsine, la Russie sort en effet d'une période de liberté totale du peuple et (selon Poutine) d'une peut-être trop grande influence occidentale sur les idées politiques. Un terreau peu fertile pour Vladimir Poutine, qu'il va s'empresser de labourer pour y semer ses graines bien plus "contrôlées". Pour illustrer cette formidable "biographie", l'auteur de la série Le tueur (Casterman) Luc Jacamon réalise des planches fantastiques ! Que ce soit les paysages enneigés et leurs couchers de soleil aux couleurs stupéfiantes, ou des environnements plus citadins avec les salons feutrés ou encore la Place rouge, tout est superbe et d'une précision incroyable ! Il semble au sommet de son art avec ce roman graphique tant le résultat est beau ! Une formidable lecture dans laquelle vous apprendrez tout en vous émerveillant du dessin de Monsieur Luc Jacamon ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-mage-du-kremlin/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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