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Passeur(s) est une BD qui ne ment pas sur son contenu. Elle parle de... de passeurs. D'un groupe de passeurs qui fait transiter des migrants de Turquie en Angleterre. Et la ou c'est plus surprenant, alors même qu'encore une fois le titre ne ment pas, on ne se met pas du côté des migrants mal traités, mais bien des passeurs. Passeurs qui vivent dans un univers ou seul l'argent et l'ambition sont la règle. Cette BD est au final plus proche du thriller familial plus que du reportage sur les passeurs. L'histoire est bien ficelée, les personnages touchants et le passif de notre passeur bien maquillé. S'ensuit un road movie mouvementé et dramatique, porté par des dessins efficaces et une coloration marquante découpant bien les époques. On regrettera juste une fin un peu trop dramatique et une motivation politique un peu extrême pour notre héros.
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C'est un très joli sujet que les éditions du Lombard ont choisi de traiter avec cette adaptation du best seller d'Isabel Allende. Fille du destin est une oeuvre forte, mettant en scène une jeune femme que rien ne préparait à son destin. Un puissant appel et hymne à la liberté pour nous dresser ce portrait féministe d'une femme qui a su trouver et tracer sa voie, non pas sans les hommes, non pas contre les hommes, mais avec eux, en s'appuyant sur eux quand elle le pouvait sans pour autant se laisser enfermer. Il faut dire que l'époque était probablement sacrément rude pour les femmes, la fin de la conquête de l'Ouest et la ruée vers l'or ayant entraîné son lot de violence, de misère et de drames. Imaginez donc pour une femme métisse... Les dessins de Paula Lomas sont clairs et expressifs dans un style très roman graphique qui ne fourmille pas forcément de détails mais qui retranscris très bien les situations et les émotions. Je ne peux que vous recommander cet ouvrage si vous souhaitez lire quelque chose de différent de d'habitude, plein d'aventures et de dépaysement avec des personnages forts et bien construits.
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Titre de l'album : Fille du destin Scenariste de l'album : Paula Lomas Dessinateur de l'album : Paula Lomas Coloriste : Paula Lomas Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : 1832, Valparaiso, au Chili. Eliza est abandonnée puis recueillie par les Sommers, une famille de la bonne société anglaise. À 16 ans, elle tombe éperdument amoureuse de Joaquin, un jeune homme pauvre et entreprenant qui la quitte bientôt pour tenter sa chance à San Francisco. Enceinte, Eliza embarque en secret sur un navire afin de le retrouver. En Californie, c'est le temps de la ruée vers l'or. La jeune femme va découvrir un monde sans foi ni loi, peuplé de brigands, de prostituées et de voyageurs en quête de richesse... Eliza va tenter d'y trouver son chemin et de tracer sa route vers la liberté et l'émancipation. Critique : C'est un très joli sujet que les éditions du Lombard ont choisi de traiter avec cette adaptation du best seller d'Isabel Allende. Fille du destin est une oeuvre forte, mettant en scène une jeune femme que rien ne préparait à son destin. Un puissant appel et hymne à la liberté pour nous dresser ce portrait féministe d'une femme qui a su trouver et tracer sa voie, non pas sans les hommes, non pas contre les hommes, mais avec eux, en s'appuyant sur eux quand elle le pouvait sans pour autant se laisser enfermer. Il faut dire que l'époque était probablement sacrément rude pour les femmes, la fin de la conquête de l'Ouest et la ruée vers l'or ayant entraîné son lot de violence, de misère et de drames. Imaginez donc pour une femme métisse... Les dessins de Paula Lomas sont clairs et expressifs dans un style très roman graphique qui ne fourmille pas forcément de détails mais qui retranscris très bien les situations et les émotions. Je ne peux que vous recommander cet ouvrage si vous souhaitez lire quelque chose de différent de d'habitude, plein d'aventures et de dépaysement avec des personnages forts et bien construits. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/fille-du-destin/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Presidio Scenariste de l'album : Simon Treins Dessinateur de l'album : Guiu Vilanova Coloriste : Bertrand Denoulet Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Après six années d'une vie en solitaire, Troy Falconer retourne dans la petite ville où il a grandi. Débute alors un road trip sombre et désespéré à travers les paysages austères du Texas. Quand il apprend que la femme de son frère s'est enfuie avec le maigre pécule hérité de leur père, Troy Falconer décide de tout faire pour retrouver l'argent. Débute alors un road trip à travers le Texas. Mais une passagère non déclarée se trouve à l'arrière de leur voiture. Les deux frères ne sont dès lors plus simplement recherchés pour un banal vol de véhicule, mais pour kidnapping. Critique : Adaptation du roman éponyme de Randy Kennedy (Delcourt/Lacroisée), ce Presidio en version BD est un joli road trip "familial". On y suit essentiellement trois protagonistes principaux, Troy Falconer le cadet, son frère aîné et une mystérieuse jeune fille. Troy vit au jour le jour de larcins et vols de voitures, tout en profitant des bénéfices que présente l'immensité du Texas pour se cacher. Il revient dans la ville de son enfance pour aider son frère dans sa bataille de couple et ses déboires financiers. Ils partent à la recherche de sa femme et découvrent une passagère clandestine dans une énième voiture volée, une jeune fille blonde aux origines bien mystérieuses ! Le trio va apprendre à se connaître en direction de la ville Presidio et ses 4000 âmes. Retrouveront-ils l'argent volé ? Vont-ils remettre cette jeune fille aux autorités malgré ses réticences ? Comment cette longue traversée de l'état ne peut-elle pas virer à la cavale pour kidnapping et vol de voitures ?? 64 pages denses mais remarquablement rythmées ! Sans trop de dialogues, on saisit vite les liens entre les personnages et ceux à venir, les événements s'enchainent logiquement amenant progressivement leur lot de révélations, on ne s'ennuie pas une seconde. Le dessin semi-réaliste de Guiu Vilanova dépeint les longues routes sans fin du Texas ainsi que de bien belles voitures, les notes de couleurs tirent sur le jaune orangé, typique de cet état désertique où l'on aperçoit en arrière plan des derricks puisant dans les profondeurs l'or noir. Ce one-shot présente les avantages d'une lecture finie en un tome, mais aussi l'inconvénient d'une révélation finale qui peut rebuter à de nouvelles lectures. C'est l'adage de tous les polars, Il reste néanmoins une balade entre deux frères opposés se rapprochant, grâce à une petite fille occupant de plus en plus d'espace dans le récit. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/presidio/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Le monde d'Azaria tome 1 - Les soeurs démoniaques Scenariste de l'album : M. L. W. Janssens Dessinateur de l'album : M. L. W. Janssens Coloriste : M. L. W. Janssens Editeur de l'album : Tabou Note : Résumé de l'album : Le monde d’Azaria est divisé en deux : d’un côté les humains et de l’autre les démons. Entre les deux existent des territoires isolés peuplés de mages, d’elfes et de créatures magiques que, humains comme démons évitent soigneusement. Depuis la nuit des temps, humains et démons se livrent une lutte acharnée pour la domination d’Azaria. Les Démons du Nord ne ressemblent pas à ceux du Sud qui sont libertins, joueurs et sensuels, tandis que ceux du Nord sont bien plus traditionalistes avec une apparence sauvage et démoniaque, et une vision du monde radicalement différente. Mais laissons planer le mystère et suivons Winnefried de Dracone nous entraîner dans ce monde de magie, de stupre et de fornication. Critique : L'illustratrice belge Janssens se lance dans le monde du 9ème art et frappe fort avec cet univers de démons insatiables aux formes voluptueuses ! D'emblée on est saisi par le trait ultra-réaliste de l'auteure, on se situe entre un jeu vidéo et un film en images de synthèse, son graphisme numérique est incroyable de justesse ! Un dessin magnifié par des couleurs superbes aux reflets lumineux somptueux mettant en avant les corps des protagonistes en tenues hyper légères voire bien souvent, dans le plus simple appareil 😉 . Les apôtres d'une certaine idée du dessin seront mécontents de ce travail sur tablette, mais je trouve que dans le paysage actuel, ce style est des plus rafraîchissants, d'autant que l'univers créé est sympathique et non dénué d'humour. Nous suivons en effet la princesse Winnefried dans ses ébats qui sont constamment interrompus par ses obligations professionnelles. En tant que fille du roi, elle est présidente de la cour de justice et doit assister aux procès. Lorsqu'un humain au physique fort avantageux et bien au goût de la princesse, se retrouve jugé, elle s'empare du dossier à bras le corps et compte bien rattraper le temps perdu ! Mais ses soeurs ne l'entendent pas de leurs oreilles pointues et semblent décidées à lui gâcher la fête. Humour, dialogues graveleux sans être vulgaires, c'est une belle entrée en matière pour ce premier tome d'une série de trois. L'auteure est fan d'héroic-fantasy, on imagine ce qu'elle pourrait nous réserver sur une saga tout public tant son style graphique est étonnant ! Je vous laisse savourer les planches destinées à un public averti dans le fichier pdf ci-dessous. Azaria.pdf Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-monde-d-azaria-tome-1-les-soeurs-demoniaques/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : La statue de Gilgamesh Scenariste de l'album : Blaise Guinin Dessinateur de l'album : Louis Pelosse Coloriste : Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Inspirée de la plus ancienne épopée de l'humanité, cette fable originale imagine la genèse de son écriture, en mêlant habilement histoire, mythe et satire du monde moderne. Dans l'antique cité d'Ourouk, Gilgamesh fait bâtir une statue colossale censée le rendre éternel. Anzi, jeune poète illettré, arrive en ville pour apprendre à écrire et transmettre le récit qu'il a imaginé. Il tombe amoureux de Siskur, une révolutionnaire qui souhaite faire tomber le roi. Anzi s'engage à ses côtés, animé par l'espoir d'accéder à un scribe du palais pour graver son récit. Critique : Personnage célèbre de récits épiques mésopotamiens, avec notamment L'épopée de Gilgamesh, ce grand roi dont le doute subsiste toujours sur son existence, a dirigé la cité d'Ourouk ( Uruk) aux XXIème siècle av JC ! Effrayé par la mort et désirant par dessus tout laisser une empreinte indélébile sur le monde, il ordonna la construction d'une gigantesque statue à sa gloire ! Un édifice tutoyant le ciel, preuve qu'il est l'égal des divinités. C'est au milieu de ce colossal chantier que nous faisons la connaissance de Anzi, poète illettré désirant devenir scribe pour pouvoir transmettre les nombreuses histoires qu'il a en tête. De fil en aiguilles, il va se retrouver mêlé à une insurrection et rencontrera même le grand roi Gilgamesh ! C'est tout le fonctionnement de la société d'alors qui se dévoile sous nos yeux, avec les esclaves au statut d'ouvrier et sous contrat, la place de chacun dans ces strates sociales jusuq'au sommet de la pyramide avec le "bon" roi et son entourage proche. A travers le regard presque candide de Anzi c'est l'éveil du peuple qui se déroule peu à peu, empreint du désir de briser ses chaînes ! Le scénariste ajoute un triangle amoureux pour pimenter l'histoire où destins communs touchent du doigt le divin. Anzi comme Gilgamesh cherchent à laisser une trace dans l'histoire, chacun à leur manière. Un trait simple et élégant image cette aventure antique, avec une palette de couleurs lumineuse éclairant le petit peuple s'agitant et presque pas le roi perdu dans ses élucubrations divines. Un juste retour des choses 😉 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-statue-de-gilgamesh/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Personnage célèbre de récits épiques mésopotamiens, avec notamment L'épopée de Gilgamesh, ce grand roi dont le doute subsiste toujours sur son existence, a dirigé la cité d'Ourouk ( Uruk) aux XXIème siècle av JC ! Effrayé par la mort et désirant par dessus tout laisser une empreinte indélébile sur le monde, il ordonna la construction d'une gigantesque statue à sa gloire ! Un édifice tutoyant le ciel, preuve qu'il est l'égal des divinités. C'est au milieu de ce colossal chantier que nous faisons la connaissance de Anzi, poète illettré désirant devenir scribe pour pouvoir transmettre les nombreuses histoires qu'il a en tête. De fil en aiguilles, il va se retrouver mêlé à une insurrection et rencontrera même le grand roi Gilgamesh ! C'est tout le fonctionnement de la société d'alors qui se dévoile sous nos yeux, avec les esclaves au statut d'ouvrier et sous contrat, la place de chacun dans ces strates sociales jusuq'au sommet de la pyramide avec le "bon" roi et son entourage proche. A travers le regard presque candide de Anzi c'est l'éveil du peuple qui se déroule peu à peu, empreint du désir de briser ses chaînes ! Le scénariste ajoute un triangle amoureux pour pimenter l'histoire où destins communs touchent du doigt le divin. Anzi comme Gilgamesh cherchent à laisser une trace dans l'histoire, chacun à leur manière. Un trait simple et élégant image cette aventure antique, avec une palette de couleurs lumineuse éclairant le petit peuple s'agitant et presque pas le roi perdu dans ses élucubrations divines. Un juste retour des choses 😉
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Adaptation du roman éponyme de Randy Kennedy (Delcourt/Lacroisée), ce Presidio en version BD est un joli road trip "familial". On y suit essentiellement trois protagonistes principaux, Troy Falconer le cadet, son frère aîné et une mystérieuse jeune fille. Troy vit au jour le jour de larcins et vols de voitures, tout en profitant des bénéfices que présente l'immensité du Texas pour se cacher. Il revient dans la ville de son enfance pour aider son frère dans sa bataille de couple et ses déboires financiers. Ils partent à la recherche de sa femme et découvrent une passagère clandestine dans une énième voiture volée, une jeune fille blonde aux origines bien mystérieuses ! Le trio va apprendre à se connaître en direction de la ville Presidio et ses 4000 âmes. Retrouveront-ils l'argent volé ? Vont-ils remettre cette jeune fille aux autorités malgré ses réticences ? Comment cette longue traversée de l'état ne peut-elle pas virer à la cavale pour kidnapping et vol de voitures ?? 64 pages denses mais remarquablement rythmées ! Sans trop de dialogues, on saisit vite les liens entre les personnages et ceux à venir, les événements s'enchainent logiquement amenant progressivement leur lot de révélations, on ne s'ennuie pas une seconde. Le dessin semi-réaliste de Guiu Vilanova dépeint les longues routes sans fin du Texas ainsi que de bien belles voitures, les notes de couleurs tirent sur le jaune orangé, typique de cet état désertique où l'on aperçoit en arrière plan des derricks puisant dans les profondeurs l'or noir. Ce one-shot présente les avantages d'une lecture finie en un tome, mais aussi l'inconvénient d'une révélation finale qui peut rebuter à de nouvelles lectures. C'est l'adage de tous les polars, Il reste néanmoins une balade entre deux frères opposés se rapprochant, grâce à une petite fille occupant de plus en plus d'espace dans le récit.
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Titre de l'album : Travis tome 15 - La femme qui en savait trop Scenariste de l'album : Fred Duval Dessinateur de l'album : Christophe Quet Coloriste : Schelle Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Vlad Nyrki est chargé de protéger la célébrité Lady M. célèbre chanteuse recherchée pour le compte de Dario Fulci par l'impitoyable Miss Thundercat. Lady M. a en effet en elle des données informatiques cruciales qu'elle a absorbées par contamination sanguine. Les données se révèlent petit à petit et, chaque jour, elle se réveille avec de nouvelles révélations. Critique : Nous retrouvons ici, nos compères habituels (Vlad, Pacman, Héléna, Baxter et Martin, Dario Fulci, Thundercat...) dans la suite qui se situe en ligne droite du tome 14. Et même si Travis (une fois encore) ne va pas être présent beaucoup, car pas tout à fait sur le même arc scénaristique, on ne l'apercevra qu'au début de l'album, l'action va être efficace de bout en bout et l'histoire bien avancer. Quelques tomes pourraient d'ailleurs très bien constituer un spin off consacré à des opérations spéciales de Vlad et son équipe... Je serais preneur à titre personnel. 🙂 Tome 15, série longue donc, et pourtant je suis toujours aussi fan et enthousiaste, je dois l'avouer. Un nouveau tome, dans le monde très cohérent, développé par les auteurs (Carmen ou Travis) est toujours très attendu. Nous avons ici un tome orienté action qui ne laisse pas le scénario sur place pour autant, et une somme d'enjeux assez conséquents trouve ici leur suite dans le déroulement de l'album. Avec des chapitres très bien trouvés là encore. C'est véritablement du bonheur de lire cet album pour tout dire. La lecture est fluide, les enchaînements sont bons, les visuels sont extraordinaires. Les planches sont en effet très belles, les phases d’action sont très bien rendues. Action qui restera lisible d'un bout à l'autre de l'album. Et tout cela se passe sur un arrière plan de technologies futuristes, qu'on reconnaîtra d'autant plus qu'elles existent déjà dans la vie de tous les jours. Le futur des assistants vocaux par exemple. Ces passages m'ont rappelé un vieux film (non pas si vieux que ça quand même, mais 1993 tout de même: Demolition man, avec Sylvester Stallone et Sandra Bullock). Ce film utilisait comme ressort humoristique le décalage du héros avec les technologiques quotidiennes du futur. C'est un peu le cas ici, même si, hélas (ou pas d'ailleurs), il n'y a pas les 3 coquillages... 🙃 C'est très drôle, c'est ironique, et c'est une fois de plus, très bien trouvé. 😄 La grosse grosse part d'action de l'album, pour poursuivre ma comparaison cinéphile, pourrait faire écho ici à La sage Jason Bourne, qui comporte des scènes d'action extraordinaires également. Même sur des planches entières à certains moments. Tout cela passe très bien et reste très lisible. On trouve aussi des scènes de hack de notre ami Pacman, pour nos amis informaticiens, et là aussi, c'est très lisible. Bref, un excellent tome 15 ! Scénario solide et intelligent, monde futuriste très cohérent avec background réaliste. Superbe réalisation et mise en page, grosse lisibilité malgrè les choix osés pour les scènes d'action. Travis reste, à mon sens, la meilleure BD d'action, et ce depuis très longtemps déjà, avec ses séries sœurs. Autres infos : A lire, à partager, à offrir. Ca tombe bien, c'est Noël. Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/travis-tome-15-la-femme-qui-en-savait-trop?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Apogée tome 2 - La forge de Nacara Scenariste de l'album : Fred Duval Dessinateur de l'album : Emem Coloriste : Emem Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Le « Complexe » est une fédération dont la Terre est le 24e membre. Constitué depuis des millénaires par trois planètes fondatrices (Thorgon, Kbalt et Skuall), le Complexe a connu de nombreux conflits dont celui du premier conflit interstellaire ! Il affronte alors la civilisation Ourbrs, prête à faire la guerre afin de mettre la main sur de nouvelles ressources. Nous découvrirons cette guerre spatiale à travers 4 personnages : Un frère et une soeur venus de la planète Kerath, dame Eliz, une Ourbrs qui critique ouvertement la volonté hégémonique de son peuple et Marcus Valerius, un humain enlevé par les Ourbrs avec plusieurs de ses hommes. La nouvelle saga des créateurs de "Renaissance" ! Critique : Deuxième tome d'Apogée. Et un tome toujours très bon, dans la lignée du premier mais aussi des autres titres de Fred Duval. Ce tome est exactement ce que l'on en attendait : de la très bonne SF. Un space opera dont les méandres nous sont expliqués au fur et à mesure (la présence des humains, les ressort de cette guerre etc...), sans jamais sacrifier le coté grandiose des batailles du genre. On a donc un tome deux exactement comme on l'imaginait à la fin du tome 1... a un détail prêt. Un détail qui change tout. Un tome 2 qui nous montre la stabilisation du conflit et le point de bascule entre les défenseurs et ses assaillants... mais recentrant aussi notre récit sur notre romain, et sur les humains en général, nous lançant vers un tome 3 qui ne fera pas que traiter la fin du conflit. Une variation au conflit spatial qui est bienvenue pour sortir Apogée d'une overdose de classicisme. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/apogee-tome-2-la-forge-de-nacara?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Hey ! c'est chez moi ça ! Enfin pas loin. Petite intro pour vous dire que cette critique sera forcément biaisée. En effet, et même si je ne suis pas un alpiniste, les montagnes ça me parle. Toute mon enfance et une partie de mes weekends. Encore plus ces montagnes-là 🙂 C'est à prendre en compte quand je vous dis que ce docufiction fut une très bonne lecture. Une lecture apaisante par le rythme et le thème choisit. Mais une lecture intéressante aussi par l'histoire de notre narratrice et sa découverte des grands espaces. Cette dualité fut pour moi encore plus centrale que le discours sur le vivant et la découverte d'existence sur la recherche sur la montagne : L'impact de la montagne et des plantes sur sa vie personnelle est bien pensé et assez émouvant. Nos auteurs ménagent bien la surprise sur le souvenir qui hante Jeanne et nous font découvrir son histoire au fur et à mesure de la découverte des grands espaces et de la résilience du vivant en montagne. Un beau docufiction pour les amateurs de grands espaces !
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Titre de l'album : À la frontière du vivant Scenariste de l'album : Cédric Dentant | Jean-Marc Rochette Dessinateur de l'album : Cécile Guillard Coloriste : Cécile Guillard Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Journaliste, Jeanne est fatiguée d'écrire sur les drames survenus en montagne. Lors d'un séjour chez sa soeur, celle-ci l'encourage à suivre un groupe de guides sur le massif des Écrins. Jeanne décide de les accompagner, avec l'envie de mieux comprendre la biodiversité des cimes. . À la dureté des lieux s'oppose la beauté des montagnes, leur histoire, leurs plantes et leurs adaptations. En effet, certaines espèces qui restent à demeure là-haut développent des trésors d'adaptation pour vivre dans un environnement aussi extrême. Le botaniste que les soeurs rencontrent explique ses observations et ses méthodes, avec pédagogie et dans la bonne humeur. Au plus proche de la réalité, le récit raconte aussi la vie des montagnards, leurs joies, leurs peines et leurs interrogations sur l'avenir de notre planète face aux changements climatiques. Un récit à la fibre écologique qui s'interroge sur l'avenir de notre planète face aux perturbations climatiques. Cédric Dentant, botaniste, spécialise de la flore de haute altitude, travaille sur les plantes des Alpes, des Andes et de l'Himalaya. Amoureuse de la nature, Cécile Guillard apporte une touche sensible à ce récit profondément humain. Album en partenariat avec le parc national des Écrins. Préface de Jean-Marc Rochette. Critique : Hey ! c'est chez moi ça ! Enfin pas loin. Petite intro pour vous dire que cette critique sera forcément biaisée. En effet, et même si je ne suis pas un alpiniste, les montagnes ça me parle. Toute mon enfance et une partie de mes weekends. Encore plus ces montagnes-là 🙂 C'est à prendre en compte quand je vous dis que ce docufiction fut une très bonne lecture. Une lecture apaisante par le rythme et le thème choisit. Mais une lecture intéressante aussi par l'histoire de notre narratrice et sa découverte des grands espaces. Cette dualité fut pour moi encore plus centrale que le discours sur le vivant et la découverte d'existence sur la recherche sur la montagne : L'impact de la montagne et des plantes sur sa vie personnelle est bien pensé et assez émouvant. Nos auteurs ménagent bien la surprise sur le souvenir qui hante Jeanne et nous font découvrir son histoire au fur et à mesure de la découverte des grands espaces et de la résilience du vivant en montagne. Un beau docufiction pour les amateurs de grands espaces ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/a-la-frontiere-du-vivant?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Deuxième tome d'Apogée. Et un tome toujours très bon, dans la lignée du premier mais aussi des autres titres de Fred Duval. Ce tome est exactement ce que l'on en attendait : de la très bonne SF. Un space opera dont les méandres nous sont expliqués au fur et à mesure (la présence des humains, les ressort de cette guerre etc...), sans jamais sacrifier le coté grandiose des batailles du genre. On a donc un tome deux exactement comme on l'imaginait à la fin du tome 1... a un détail prêt. Un détail qui change tout. Un tome 2 qui nous montre la stabilisation du conflit et le point de bascule entre les défenseurs et ses assaillants... mais recentrant aussi notre récit sur notre romain, et sur les humains en général, nous lançant vers un tome 3 qui ne fera pas que traiter la fin du conflit. Une variation au conflit spatial qui est bienvenue pour sortir Apogée d'une overdose de classicisme.
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Titre de l'album : Terre de sang - Le temps du déséspoir Scenariste de l'album : Joann Sfar Dessinateur de l'album : Joann Sfar Coloriste : Joann Sfar Editeur de l'album : Arènes Note : Résumé de l'album : Nous vivrons était le livre de l'après-pogrom du 7 octobre, Que faire des Juifs ? une réflexion sur l'histoire du judaïsme et de l'antisémitisme, avec une dimension à la fois historique, personnelle et charnelle. Avec Terre de sang, Joann Sfar s'éloigne de la chronique immédiate et de la fresque didactique. Il tend l'oreille aux voix palestiniennes, arabes, bédouines, dans le tumulte d'un conflit insoutenable. Il reprend ici le flambeau du reportage dessiné et parcourt des villes fracturées sur une planète à bout de souffle : Venise, Paris, Ramallah, Naplouse, Hébron, Jérusalem, Tel-Aviv... Aux massacres, aux idéologies, aux mécanismes de haine, il oppose le dialogue qui, même lorsqu'il semble impossible, reste un acte politique puissant. Sfar s'ancre dans la BD du réel, poétique, violente, fraternelle, qui ne sauve rien, mais n'abandonne personne. Critique : Après Nous vivrons et Que faire des juifs (Les arènes), l'artiste engagé Joann Sfar clôture sa trilogie avec Terre de sang - Le temps du désespoir ! Un imposant volume de plus de 600 pages sur ses voyages et ses impression recueillies au fil d'échanges et observations réalisés sur place. On suit ainsi ses pérégrinations dans un style graphique à main levée avec des croquis réalisés sur le fait ou plus tard, le tout saupoudré d'un humour bienvenu tant le thème abordé ne l'est point ! De ses rencontres réelles et réflexions intimes, il en tire son exploration de la notion de désespoir, mais aussi de résistance et de transmission. Il parvient ceci dit à éviter le manichéisme en proposant une vision complexe, humaine et parfois crue, mais toujours respectueuse des différentes voix qu’il fait entendre. Dans cette narration hybride, il mêle des témoignages réels, des rencontres, des dialogues avec des personnes impliquées dans le conflit israélo-palestinien, et ses propres réflexions. Puis il passe du présent (le conflit actuel, ses voyages, ses rencontres) au passé (l’histoire du judaïsme, de l’antisémitisme, des pogroms), ce qui enrichit la compréhension des enjeux et donne une profondeur historique au récit. On décèle forcément quelques longueurs au fil de la lecture de l'ouvrage, mais le tout est cohérent et tente de synthétiser les éléments des deux premiers tomes pour proposer une forme de réponse, ou du moins une piste de réflexion, sur la résilience, la mémoire et l’espoir malgré tout. Il faut souligner le travail remarquable effectué sur ces trois albums au cours des deux dernières années tant la pagination est forte, mais avec un tel sujet, comment faire autrement ?? Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/terre-de-sang-le-temps-du-desespoir/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Smoke Scenariste de l'album : Oh! Great Dessinateur de l'album : Oh! Great Coloriste : Oh! Great Editeur de l'album : Kana Note : Résumé de l'album : Dans une société futuriste où l'intelligence artificielle a éradiqué le « temps perdu », les émotions et la spontanéité sont pathologisées. Un enfant est interné pour avoir rendu un jouet à un ami. Reprogrammé, il devient un robot-lanterne au service d'un livreur en marge de la société, nommé Smoke. Ensemble, ils traversent un monde déshumanisé vers une destination interdite. Critique : Pour bien comprendre ce Smoke et l'apprécier à son juste titre, il faut bien lire l'introduction de Denis Bajram. Une introduction où il nous raconte à quel point les auteurs japonais et américains idéalise la BD à l'européenne, imaginant que tous les auteurs européens ont une liberté intellectuelle et de dead line qu'eux n'ont pas. Il faut avoir ça en tête pour bien comprendre ce que nous propose Oh Great ici. Sans cela, on peut rapidement confondre cette histoire avec un recueil de sublimes illustrations. Alors qu'en fait Oh Great profite de la liberté qui lui est donnée pour nous livrer une fable futuriste sur la liberté. Une fable qui se repose sur de sublimes dessins (je l'ai déjà dit non ?) pour nous pousser à la réflexion sur le jugement social des réseaux et les dérives que cela provoque. Un récit qui pèche uniquement par un manque de fluidité avec des enchainements un peu compliqués, surement dû à un manque de maitrise des codes de la BD et du peu de page qu'offre le format. Une très belle expérience et une belle réussite pour Kana. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/smoke?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Nouvelle série chez Zephir avec une série sur deux pilotes allemands de la Seconde Guerre mondiale. Deux frères à la vie radicalement différente. L'un est la star de la famille quand l'autre, éternelle malade, le vilain petit canard. Mais la vie va leur réserver des destins, opposé, l'idole tombant amoureux d'une juive et le jeune tombant dans une drogue pour tenir le rythme et gagner le respect de son frère. Très bonne série que ce Rhino. Série dont les avions ne servent que de prétexte à nous raconter une histoire de famille durant la Seconde Guerre mondiale. Une histoire de famille qui prend le parti risquer de nous présenter la vie des soldats allemands, oscillant entre simple soldat et nazis convaincus. Un premier tome superbement bien dessiné qui pose les bases d'un bon drame familial.
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Titre de l'album : Rhino tome 1 - Pervitine Scenariste de l'album : Yann Dessinateur de l'album : Julien Camp Coloriste : Julien Camp Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Ludwig et Reihnold sont deux frères pilotes allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Ludwig, basé à Guernesey, est adulé par son père, alors que Reinhold, à la santé fragile, est méprisé. L'appréciation s'inverse quand Ludwig tombe amoureux d'une jeune femme un peu trop juive au goût du père nazi. Alors que Reinhold, lui, va enchaîner les victoires sur le front de l'Est. Mais pour tenir dans cet enfer, Reinhold se gave de Pervitine. Grâce à ces pilules, le corps peut tenir trois jours sans dormir, mais l'esprit, lui, a du mal à rester clair. Les hallucinations, les souvenirs et l'horrible réalité du terrain se mêlent. Reinhold a parfois l'impression d'être poursuivi par un grand singe, tout droit sorti d'un tableau de Klimt, dont sa mère, opiomane décadente, collectionnait les oeuvres. Dans ce bestiaire né de l'Allemagne de l'entre-deux-guerres, Rhino ne risque pas seulement de perdre la guerre. Il pourrait bien perdre la raison... Critique : Nouvelle série chez Zephir avec une série sur deux pilotes allemands de la Seconde Guerre mondiale. Deux frères à la vie radicalement différente. L'un est la star de la famille quand l'autre, éternelle malade, le vilain petit canard. Mais la vie va leur réserver des destins, opposé, l'idole tombant amoureux d'une juive et le jeune tombant dans une drogue pour tenir le rythme et gagner le respect de son frère. Très bonne série que ce Rhino. Série dont les avions ne servent que de prétexte à nous raconter une histoire de famille durant la Seconde Guerre mondiale. Une histoire de famille qui prend le parti risquer de nous présenter la vie des soldats allemands, oscillant entre simple soldat et nazis convaincus. Un premier tome superbement bien dessiné qui pose les bases d'un bon drame familial. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/rhino-tome-1-pervitine?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Neuf Scenariste de l'album : Philippe Pelaez Dessinateur de l'album : Guénaël Grabowski Coloriste : Guénaël Grabowski Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Johnny C. Hubel est un astronaute hors pair. À bord d'une navette spatiale, il est sur le point de se poser sur la planète Neuf. Une planète mythique, étape ultime de l'exploration spatiale, dont l'existence est longtemps restée hypothétique. Soudain, c'est le drame. Prise dans une tempête magnétique, la navette s'enflamme. Pourtant, comme par miracle, John échappe de peu à la mort... pour se retrouver au volant d'une voiture. À ses côtés se trouve Astrid, sa petite amie. John a déjà vécu cette scène, vingt ans plus tôt. Ce jour-là, il n'avait pu éviter la collision avec un camion, ce qui avait provoqué le décès d'Astrid. Cette fois, John a le bon réflexe : il évite l'accident. Il comprend alors qu'il est sur le point de revivre ses vingt dernières années. Ce retour vers le passé lui offrira la possibilité de donner une direction différente à sa vie, et peut-être de sauver d'autres de ses proches... Inspirés par des films comme Interstellar, Seul sur Mars et Ad Astra, le scénariste Philippe Pelaez (Six, Noir Horizon) et le dessinateur Guénaël Grabowski (Nautilus) s'inscrivent dans la tradition de la grande épopée spatiale, à travers un récit alliant science-fiction et aventure humaine. Critique : Neuf c'est LA BD de SF du moment, du moins pour les puristes comme les fans de Nolan qui apprécieront surement. En effet Neuf est une BD de SF réfléchie et bien pensée. Très loin d'un space opera, elle nous livre une BD de science-fiction, une réflexion Nolanesque sur le voyage dans le temps, sur les changements que cela implique et sur les probabilités que ces changements ne mènent pas au désastre. Et le tout sur fond de conquête spatial. Tout est présent pour me plaire... mais je n'ai pas eu le declic tant attendu. J'ai trouvé que le récit "aventureux", alors même qu'il est globalement classique, prenait trop de place à rapport à l'aspect "voyage" dans le temps. J'aurais aimé que ce dernier soit plus au cœur de notre histoire. Que les impacts des sauts dans le temps aient des impacts moins prévisibles et pas uniquement bénéfiques... Bref peut être un peu plus de surprise en fait. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : http://www.bdfugue.com/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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- science fiction
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Pour bien comprendre ce Smoke et l'apprécier à son juste titre, il faut bien lire l'introduction de Denis Bajram. Une introduction où il nous raconte à quel point les auteurs japonais et américains idéalise la BD à l'européenne, imaginant que tous les auteurs européens ont une liberté intellectuelle et de dead line qu'eux n'ont pas. Il faut avoir ça en tête pour bien comprendre ce que nous propose Oh Great ici. Sans cela, on peut rapidement confondre cette histoire avec un recueil de sublimes illustrations. Alors qu'en fait Oh Great profite de la liberté qui lui est donnée pour nous livrer une fable futuriste sur la liberté. Une fable qui se repose sur de sublimes dessins (je l'ai déjà dit non ?) pour nous pousser à la réflexion sur le jugement social des réseaux et les dérives que cela provoque. Un récit qui pèche uniquement par un manque de fluidité avec des enchainements un peu compliqués, surement dû à un manque de maitrise des codes de la BD et du peu de page qu'offre le format. Une très belle expérience et une belle réussite pour Kana.
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Zebraska c'est une bd qui a un but. Une BD qui cherche à enseigner au plus grand nombre. Et c'est dur de réussir à nous faire une BD d'aventure en même temps d'une "explication" de la "problématique" d'élever un enfant HPI. La plupart des auteurs traitement de sujet complexes préfèrent se satisfaire d'une bd reportage. Et c'est une belle réussite que nous livrent Eric Corbeyran et Isabelle Bary avec une histoire d'anticipation portant sur un enfant d'une personne HPI. Une personne HPI qui aurait à voir avec la transformation de la société des années 2030. Eric Corbeyran arrive à marier avec beaucoup de talent ce récit d'anticipation avec une explication de la problématique des enfants HPI. On se passionne autant sur l'évolution de la société que sur le devenir de ce père HPI. Le mystère autour de son rôle dans l'évolution de la société nous tient en haleine et nous encourage à nous pencher sur le passé et l'implication du facteur HPI sur l'évolution du personnage. On pourrait peut-être regretter un petit peu le dessin un peu trop enfantin qui tire la BD sur un public jeunesse alors même que le sujet devrait toucher tout le monde.
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Titre de l'album : Zebraska Scenariste de l'album : Eric Corbeyran || Isabelle Bary Dessinateur de l'album : Ludo Borecki Coloriste : Ludo Borecki Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : 2055. Dans un monde apaisé après la « Grande Bascule », le jeune Marty vit confortablement malgré l'absence de livres, même s'il sent bien qu'en son âme se percutent mille sentiments complexes... Mais Zebraska, une BD auto-publiée par sa grand-mère, va soudain lui parler de sa condition de HPI à travers le quotidien de Thomas, son propre père, qui enfant se débattait dans son inadéquation avec la société de l'ancien monde, incapable de ménager un espace à sa différence... Basé sur le formidable roman éponyme d'Isabelle Bary, un scénario signé Éric Corbeyran (Le chant des Stryges) et illustré par Ludo Borecki (Léa Olivier) à la découverte des HPI, qui vont vous surprendre et vous faire chavirer d'émotion. Chaque partie de ce diptyque sera complétée d'un indispensable dossier pédagogique afin de susciter dialogue et compréhension, en famille comme en milieu scolaire. Critique : Zebraska c'est une bd qui a un but. Une BD qui cherche à enseigner au plus grand nombre. Et c'est dur de réussir à nous faire une BD d'aventure en même temps d'une "explication" de la "problématique" d'élever un enfant HPI. La plupart des auteurs traitement de sujet complexes préfèrent se satisfaire d'une bd reportage. Et c'est une belle réussite que nous livrent Eric Corbeyran et Isabelle Bary avec une histoire d'anticipation portant sur un enfant d'une personne HPI. Une personne HPI qui aurait à voir avec la transformation de la société des années 2030. Eric Corbeyran arrive à marier avec beaucoup de talent ce récit d'anticipation avec une explication de la problématique des enfants HPI. On se passionne autant sur l'évolution de la société que sur le devenir de ce père HPI. Le mystère autour de son rôle dans l'évolution de la société nous tient en haleine et nous encourage à nous pencher sur le passé et l'implication du facteur HPI sur l'évolution du personnage. On pourrait peut-être regretter un petit peu le dessin un peu trop enfantin qui tire la BD sur un public jeunesse alors même que le sujet devrait toucher tout le monde. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/zebraska-tome-1-un-garcon-pas-comme-les-autres?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Pym et la forêt éternelle tome 1 - La nuit des hurleurs Scenariste de l'album : Fuat Erkol Dessinateur de l'album : Clémentine Bouvier Coloriste : Clémentine Bouvier Editeur de l'album : 404 Graphics Note : Résumé de l'album : Pym est un enfant qui vit dans une clairière avec sa mamie, Ned ? un hibou bavard incapable de voler ? et Hector ? un cheval bipède plutôt taciturne. Pour tromper son ennui et sa solitude, sa grand-mère lui raconte de belles histoires. Notamment celle de Lisbeth, cette jeune boulangère aux pouvoirs magiques et dont le duc Archibald était violemment épris. Mais de nouvelles lois édictées par le nouveau roi empêchèrent les roturiers d'avoir recours à la magie et, lâchement, le duc renonça à ce mariage. Et plus personne ne revit jamais Lisbeth... Ce que Pym ignore, c'est que sa grand-mère est bien plus que la simple narratrice de l'histoire. Le jeune garçon rêve de se rendre à Windhill, la ville qui apparaît souvent dans les belles histoires racontées par sa mamie. Mais les hurleurs, sinistres créatures qui vivent dans la forêt, l'empêchent de réaliser son rêve. Les auteurs nous livrent une grande aventure fantastique pleine d'émotion, un univers où magie et noblesse structurent une société inégalitaire, et un jeune héros très attachant qui, malgré les secrets et les mensonges qui l'entourent, va connaître un destin exceptionnel. Critique : Étonnant tome que ce premier tome de Pym. Étrange, car résolument fantastique, à tel point que l'on ne peut imaginer de quoi il retourne vraiment avant la toute fin de ce premier tome. Et quand bien même on découvre le pot au rose, c'est pour mieux se demander dans quel sens l'histoire va partir dans le prochain tome. Bref on ne sait pas trop à quoi s'en tenir et c'est un peu perturbant. Autant que c'est impressionnant de réussir à vraiment me surprendre après tant d'année de lecture. Coté dessin, c'est très joli et très orienté "dessin animé", avec des fonds travaillés et un dynamisme visible. Au final, un bon premier tome qui pourrait se suffire à lui-même et, mais qui reste obscure sur le devenir dans la longueur. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/pym-et-la-foret-eternelle-tome-1-la-nuit-des-hurleurs?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Étonnant tome que ce premier tome de Pym. Étrange, car résolument fantastique, à tel point que l'on ne peut imaginer de quoi il retourne vraiment avant la toute fin de ce premier tome. Et quand bien même on découvre le pot au rose, c'est pour mieux se demander dans quel sens l'histoire va partir dans le prochain tome. Bref on ne sait pas trop à quoi s'en tenir et c'est un peu perturbant. Autant que c'est impressionnant de réussir à vraiment me surprendre après tant d'année de lecture. Coté dessin, c'est très joli et très orienté "dessin animé", avec des fonds travaillés et un dynamisme visible. Au final, un bon premier tome qui pourrait se suffire à lui-même et, mais qui reste obscure sur le devenir dans la longueur.
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Prévue en trois tomes, cette série western nous promet d'ores et déjà de nombreuses révélations tant le scénariste Christophe Bec distille des pistes narratives secondaires au sein de l'histoire centrale. Tant est si bien qu'on se demande où se situe la trame principale parfois, entre l'enlèvement de l'institutrice par ce curieux mexicain Jésus Blanco le révolutionnaire, cette même professeure qui semble cacher de nombreux secrets, mais aussi le shérif local dissimulant son passé, un Texas ranger métis redresseur de torts lui aussi au lourd passif et enfin un curieux personnage arrivant en ville en même temps que le ranger nous gratifiant de monologues et dissimulant ses intentions. La traque s'organise pour arrêter le révolutionnaire et sa cohorte, sans oublier l'institutrice à sauver, nos deux protagonistes crapahutent dans le désert rocailleux en quête de pistes. C'est un peu nébuleux pour le moment et c'est tant mieux 🙂 . Le scénariste nous balade sans trop en révéler, nous saurons vite au fil des tomes suivants ce qu'il nous réserve ! Pour illustrer ce western, il s'entoure de l'artiste italien Germano Giorgiani qui réalise des planches soignées et détaillées, le tout dans un style réaliste correspondant parfaitement au contexte de l'ouest sauvage américain. Les personnages sont facilement reconnaissables au sein de cette galerie élargie et prometteuse, avec des décors typiques de désert et formations rocheuses agrémentées de cactées tutoyant le ciel. Sandrine Cordurié assure la colorisation avec le talent qu'on lui connaît sur ses travaux dans une autre saga estampillée "western" : West legends (Soleil) . Les ambiances sont fidèlement retranscrites, la chaleur du désert aux notes de rouge chatoyant, mais aussi les nuits fraîches teintées de bleu, le tout embelli par une belle lumière mettant en avant le dessin. Un bon premier tome annonciateur de rencontres et révélations nombreuses par la suite !
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Titre de l'album : Sinisterra tome 1 - Pour une étoile ou deux Scenariste de l'album : Christophe Bec Dessinateur de l'album : Germano Giorgiani Coloriste : Sandrine Cordurié Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : Angel Luis Sinisterra, Texas Ranger métis au passé trouble, arrive à El Paso pour prêter main-forte au shérif Barret. Ensemble, ils se lancent à la poursuite de Jésus Blanco, bandit charismatique qui vient d'enlever l'institutrice de la ville. Mais derrière l'autorité de Barret se cache un lourd secret, qui pourrait bien changer le sens de cette traque. Solitaire, partagé entre ses deux sangs - mexicain et américain -, Sinisterra avance dans un monde où la frontière entre justice et banditisme, loyauté et trahison, s'efface à chaque pas. Et dans le désert brûlant, il découvrira que le véritable danger n'est pas toujours celui qu'on croit. Critique : Prévue en trois tomes, cette série western nous promet d'ores et déjà de nombreuses révélations tant le scénariste Christophe Bec distille des pistes narratives secondaires au sein de l'histoire centrale. Tant est si bien qu'on se demande où se situe la trame principale parfois, entre l'enlèvement de l'institutrice par ce curieux mexicain Jésus Blanco le révolutionnaire, cette même professeure qui semble cacher de nombreux secrets, mais aussi le shérif local dissimulant son passé, un Texas ranger métis redresseur de torts lui aussi au lourd passif et enfin un curieux personnage arrivant en ville en même temps que le ranger nous gratifiant de monologues et dissimulant ses intentions. La traque s'organise pour arrêter le révolutionnaire et sa cohorte, sans oublier l'institutrice à sauver, nos deux protagonistes crapahutent dans le désert rocailleux en quête de pistes. C'est un peu nébuleux pour le moment et c'est tant mieux 🙂 . Le scénariste nous balade sans trop en révéler, nous saurons vite au fil des tomes suivants ce qu'il nous réserve ! Pour illustrer ce western, il s'entoure de l'artiste italien Germano Giorgiani qui réalise des planches soignées et détaillées, le tout dans un style réaliste correspondant parfaitement au contexte de l'ouest sauvage américain. Les personnages sont facilement reconnaissables au sein de cette galerie élargie et prometteuse, avec des décors typiques de désert et formations rocheuses agrémentées de cactées tutoyant le ciel. Sandrine Cordurié assure la colorisation avec le talent qu'on lui connaît sur ses travaux dans une autre saga estampillée "western" : West legends (Soleil) . Les ambiances sont fidèlement retranscrites, la chaleur du désert aux notes de rouge chatoyant, mais aussi les nuits fraîches teintées de bleu, le tout embelli par une belle lumière mettant en avant le dessin. Un bon premier tome annonciateur de rencontres et révélations nombreuses par la suite ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/sinisterra-tome-1-pour-une-etoile-ou-deux/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
