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  • La première couleur fut le noir


    Kevin Nivek
    • Scenariste: Anne-Sophie Servantie Dessinateur: Anne-Sophie Servantie Coloriste: Anne-Sophie Servantie Editeur: Mosquito Note :
      Résumé:

      Récit autobiographique relatant de façon poignante l'inceste dont l'auteure fut victime à l'âge de quatre ans. Cette histoire raconte avec pudeur et émotion ce traumatisme et sa reconstruction difficile comme adolescente puis comme femme.

      Type: BD Europeene L'acheter chez notre partenaire Genre: Biographie Prix: 20 Nb de pages: 90
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    Après La dernière couleur fut le rouge, parue chez Grrrrart-éditions sur la vie de feu son compagnon le sculpteur aveugle Doris Valério, l'artiste Anne-Sophie Servantie se livre cette fois corps et âme dans ce roman graphique poignant. Elle raconte le viol incestueux dont elle a fait l'objet pendant des années au fil d'une discussion avec un psy. De cet échange on apprend tout des sévices subis et de l'incompréhension que peut manifester une petite fille face à cette horreur absolue. L'artiste se dessine enfant, puis le temps passe et on la voit grandir avec ce trauma qui ne la lâchera plus et sur lequel il semble impossible de construire une vie normale. Elle use de mots forts tout en se permettant parfois des notes plus légères avec même quelques notes d'humour. Le titre comporte la couleur noire mais son aquarelle expose des couleurs chaudes éclatantes de vie, certains passages oniriques sont similaires à des toiles de peintres impressionnistes, le dessin est confondant de maîtrise, on imagine à peine les difficultés pour elle de réaliser ces planches remémorant ce passé douloureux ! Traiter d'un sujet aussi délicat tout en tenant en haleine le lecteur relève d'un grand talent, car l'échange entre les deux acteurs est passionnant sans rebuter les âmes sensibles. Elle nous réserve même une surprise bienvenue en fin d'album, avec un formidable message d'amour effaçant (ou presque) ce passif insoutenable. C'est vraiment une lecture touchante vous faisant passer par toutes les émotions !

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  • Dernières Critiques

    • Audie Murphy - Héros de guerre
      Note :
      Cette collection n'est pas une collection pour les amoureux de la guerre malgré ses airs de célébration de l'héroïsme martial. Cette fois-ci on s'attache à suivre les traces d'un héros de guerre américain, assez peu connu de ce côté-ci de l'atlantique, et pourtant, on parle là du soldat le plus décoré de l'armée américaine lors de la seconde guerre mondiale. Pas rien quoi...

      Mais en fait le portrait quasi documentaire qui sera fait d'Audie Murphy ne va rien nous cacher de ses troubles post traumatiques, ni des raisons qui l'ont poussé à s'engager, ni de ses questions face à l'absurdité et la violence sans fin de la guerre. Dans une ambiance digne du soldat Ryan ou de Band of Brother nous allons suivre son chemin de croix jusqu'à la fin de la guerre. Audie Murphy est un personnage que j'ai été content d'apprendre à connaître, les dessins d'Olivier Frasier font merveille sur cette histoire de seconde guerre mondiale, bien aidé par la colorisation dynamique de Raphael Bauduin qui crée de super ambiances et nous immerge vraiment dans l'action. 

       

       

       

       
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    • Ray Ringo - Tome 2 - La captive
      Note :
      Roman Surzhenko est un dessinateur qui ne cesse de me surprendre. Il avait déjà montré son talent pour reprendre du Western en respectant les codes du genre après sa reprise du personnage de Durango de Swolfs. Il avait aussi prouvé qu'il pouvait nous gratifier sur Thorgal de quelques bien belles planches digne des maitres, et le voici prendre la succession maintenant de M. Vance. rien que ça. Bon Ray Ringo n'est pas le personnage le plus connu ni celui qui a eu le plus de succès dans la carrière de Vance, mais ce n'en n'est pas moins difficile, surtout quand on relance une série, arrêtée maintenant depuis quelques temps. Ses planches sont très bien, peut être presque trop fidèles au style original du western franco belge et je n'aurais qu'un seul bémol à apporter : la colorisation est parfois trop franche, trop marquée à mon goût et elle ne et pas toujours autant en valeur qu'il le faudrait son coup de crayon. 

      Ceci étant dit, le scénario de Eric Corbeyran est un coup de maitre, nous prenant à contre pied avec une fin qui va a rebrousse poil d'une partie des codes du genre, et c'est tant mieux car sans cela ce diptyque aurait-il eu une raison d'être ? Bref, c'est de la grande bd d'aventure et de Western, dans les traces des maitres du genre, et avec suffisamment de nouveauté pour nous plaire. Ces deux tomes se terminent parfaitement et font bien le lien avec la série d'origine. Top.
      • 0 réponse
    • Johnny Clem - Héros de guerre
      Note :
      Soyons très transparent dès le départ : en ce moment et vu le contexte, je n'ai guère envie de lire des histoires de soldats et autres héros de guerre surtout quand il s'agit comme ici en plus d'un enfant plongé très jeune dans l'atrocité et la vacuité de la guerre. 

      Du coup vous comprenez que ce récit quasi documentaire sur la vie de Johhny Clem, figure de la guerre civile américaine ne me donnait pas trop envie au départ. Et pourtant il faut saluer là l'intelligence des auteurs qui ne cherchent jamais à nous glorifier le personnage de ce jeune garçon plongé dans une guerre civile qu'il ne comprend pas. Les raisons de son engagement et de son attachement à son régiment ne sont pas fantasmées mais bien un brin sordide, et les raisons de sa starification et de sa mise en avant ne sont pas édulcorées. Bref on apprend plein de choses, tout en ressortant dégouté par la guerre. C'est intelligent je trouve donc et bien servi par les jolis dessins de Miras qui s'adaptent parfaitement au sujet et à cette époque.

       

       
      • 0 réponse
    • L'oiseau chanteur
      Note :
      Auteurs de la trilogie chilienne parue chez Steinkis, le couple Frappier se lance dans un nouvel exercice de style avec un récit plus personnel et intime : L'oiseau chanteur. Cet oiseau servira de fil conducteur en traversant les époques racontées par la scénariste et mis en images par Alain Frappier délaissant sa ligne claire momentanément. En effet, vous constaterez dès les premières pages que son trait a changé au cours des funérailles de la maman. Le ton est plus charbonneux, crayonné, avec des gris sombres et un noir omniprésent comme sur de vieilles photos usées par le temps et retrouvées dans la malle au fond du grenier. Cela commence par un enterrement qui servira d'élément déclencheur à un retour vers le passé pour Désirée Frappier ! Le duo brise les codes de la narration classique avec une page de droite consacrée au dessin illustrant les écrits de la page de gauche. Désirée raconte au moyen de phrases courtes et retourne à la ligne constamment pour des dialogues ou des souvenirs épars disséminés dans des descriptions courtes que le dessinateur met en image sur la page d'à côté. L'oeil fait l'essuie-glace de gauche à droite et vice et versa dans un exercice de lecture surprenant de prime abord mais auquel on s'habitue vite, tant le propos est prenant et formidablement bien écrit. Lorsqu'elle nous livre ses blessures infantiles, ce sont les nôtres qui ressurgissent, à différents degrés et s'il y en a bien évidemment, mais l'auteure est sans concessions dans cette "autobiographie" de son enfance. On est plongé dans le quotidien de cette famille de quatre enfants et happé par les écrits et le dessin qui alterne des gros plans sur des parties anatomiques, ou la fameuse maison de pierres isolée dans la campagne et véritable protagoniste de l'histoire à travers ses bruits et autres sensations perçues par Désirée. Très difficile de noter une telle oeuvre, mais je gage qu'elle trouvera un écho en chacun de vous et si ce n'est pas le cas, vous pourrez toujours contempler le très élégant style littéraire de Désirée Frappier. 
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    • La 13e piste tome 1
      Note :
      C'est toujours avec plaisir que j'accueille un nouveau titre de Kei Sanbe qui nous régale toujours avec ses thrillers fantastiques (Erased, Echoes, le berceau des esprits...). Le seul bémol peut-être est que d'une série à une autre, ses personnages ont toujours la même tête, au moins, ses mangas sont facilement identifiables !!

      Le manga s'ouvre sur une scène de drame puis revient un an avant les faits pour découvrir les habitants de la maison qui a brûlée où trois corps ont été retrouvés. On fait la connaissance du père, Toya, enseignant très apprécié par ses élèves, joueur de jeu vidéo, de son épouse, Haru, qui attend un heureux événement et de leur fils, Ao, hospitalisé qui va bientôt pouvoir découvrir cette nouvelle maison que ses parents ont fait construire. Une maison qui regorge de coins secrets où Toya a laissé un jeu de piste.

      Tout semble aller pour le mieux quand Toya commence à recevoir d'étranges cartes postales annonçant des événements à venir et lui demandant d'intervenir (là c'est le côté fantastique). Comment et pourquoi, toute la question est là !!

      Kei Sanbe arrive très bien à nous entraîner dans son nouveau manga, on est vite happé par le rythme de l'histoire. Le scénario va crescendo et il y a un bon équilibre entre la vie familiale de Toya et les énigmes qui l'entourent. La série est finie en 7 tomes, vous n'avez plus qu'à vous lancer. Et si vous voulez découvrir l'auteur, je vous conseille de lire Erased en attendant la suite de la 13e piste.
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