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  • Les femmes ne meurent pas par hasard


    Kevin Nivek
    • Scenariste: Charlotte Rotman, Anne Bouillon Dessinateur: Lison Ferné Coloriste: Juliette Vaast Editeur: Steinkis Note :
      Résumé:

      Je ne défends plus les hommes. Leur violence, je n'en peux plus. Mais je veux vous raconter les femmes, celles qui viennent me trouver dans mon cabinet, celles qui veulent échapper à leurs oppresseurs, celles qui demandent justice. Je plaide pour elles. Anne Bouillon est avocate à Nantes et féministe. Depuis metoo, son cabinet ne désemplit pas. Chaque jour, des victimes s'adressent à elle. Chaque jour, elle se bat pour que la justice les entende.

      Type: Roman graphique L'acheter chez notre partenaire Genre: Documentaire Prix: 24 Nb de pages: 192
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    La déferlante #metoo a effectué un véritable tsunami sur le monde occidental, le malheur étant qu'il a fallu attendre des années et de nombreux drames pour qu'enfin les langues se délient ! Anne Bouillon fait partie de celles qui ont commencé leur combat pour la justice des femmes, bien avant l'arrivée de #metoo. Elle en a d'ailleurs souffert, subissant les quolibets de ses pairs, mais elle n'a jamais cessé et s'est engagée sur une voie 100% féminine, à savoir que la totalité de ses clients(es) sont donc des femmes victimes de violences. Un parti pris semé d'embûches, que la journaliste Charlotte Roman a choisi de mettre en lumière à travers ce documentaire BD saisissant. Au cours de la lecture, vous accompagnerez Maître Bouillon dans ses entretiens avec les victimes, les plaidoiries et interrogatoires de tribunaux, mais aussi ses discussions dans la salle de repos avec ses associés. Des échanges importants car ils traitent de leurs difficultés et leurs ressentis face à tel ou tel dossier. L'avocate nantaise ne s'économise pas et avance toujours d'un pas décidé et confiant. On observe ainsi les moeurs changer au sein des commissariats qui avaient tendance à prendre un peu à la légère les déclarations de femmes battues, le regard des juges aussi, c'est tout un monde judiciaire qui s'adapte à ces paroles libérées et cela fait le plus grand bien ! Vous assisterez à des témoignages durs et poignants, sous le trait de la dessinatrice Lison Ferné qui s'attarde sur les visages et les regards, elle les place au centre des cases sans arrière-plan pour bien signifier la solitude ressentie par les personnes concernées. Des couleurs sobres composent les pages, la joie est peu fréquente dans cet univers. Le poids des mots/maux jalonne les séquences dans les tribunaux, et vous découvrirez des agresseurs et victimes aux profils variés. La tâche est immense pour cette avocate téméraire, songez que dans les dossiers de violences sexuelles, 80% des plaintes sont classées sans suites et seulement 1% se terminent par une condamnation ! Des chiffres à peine croyables qui ne demandent qu'à changer avec ce très bel exemple d'abnégation d'une avocate décidée à bousculer les codes et rendre tout simplement justice. Un ouvrage engagé et engageant.

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  • Dernières Critiques

    • Les nouvelles aventures de Bruce J. Hawker - Tome 2 - L'étoile du Nord
      Note :
      Le premier tome de cette reprise de Bruc eJ Hawker m'avait plutôt séduit même si son scénario m'avait un peu déçu par manque d'aventures de marine. Les dessins de Carlos Puerta sont très différents et à la fois très fidèles à l'esprit du dessin de la série originale je trouve, cela m'avait plutôt plu. 

      Reste que Christophe bec n'a pu s'empêcher une nouvelle fois d'enfourcher ses marottes habituelles : quête de mystère occulte, dose de fantastique ou de puissance supérieure, bref, on reconnait facilement son style, cependant au fil des pages la question n'a cessé de me tourmenter : Etait ce bien approprié de faire ça sur une série sur la marine post napoléonienne ? Nul doute que les puristes hurleront au sacrilège, pour ma part il me reste une bonne bd de chasse au trésor façon Dan Brown dans un contexte différent avec des dessins étonnants et une sensation de manque de navigation 🙂
      • 0 réponse
    • Wakfu - Remington
      Note :
      L'été d'ankama est l'occasion de voir des albums sortir sur des personnages de l'univers de Wakfu. 

      Cela commence avec Remington et ses fameux pistolets. C'est même l'aventure qui a permis à Remington d'obtenir ces fameuses armes.

      Une histoire qui repart de la base avec l'histoire de Remington et Grany dès leurs enfances. C'est ce qui fait de cet album autre chose d'une simple aventure sur un personnage devenu iconique du jeu, mais bien une façon de remplir et d'officialiser les vides dans le passé du Roublard.

       

      Mention spéciale a des seconds rôles savoureux qui ajoutent encore un côté humoristique, s'il en fallait plus. 

      Une histoire qui ravira les fans de Wakfu mais qui plaira aussi à n'importe quel juene lecteur en recherche d'un gros volume d'aventure.
      • 0 réponse
    • I.R.$ - Tome 26 - L'art du profit
      Note :
      La série I.R.$ continue son petit bonhomme de chemin après plusieurs gros cycle, on sent que les auteurs ronronnent un peu et qu'il va falloir donner un nouveau souffle à la série après la précédente grosse fin de cycle. Larry manque cruellement d'adversaire et d'intrigue un peu plus poussées. Ceci étant dit Stephen Desberg en profite pour continuer de nous livrer sa vision du monde et de la pourriture qui le gangrène. Vu le contexte actuel c'est pas si difficile que ça d'imaginer des scandales financiers liés à la triste actualité. Celle ci va nous faire un peu froid dans le dos tant elle pourrait être plausible. 

      Les planches de Carlos Rafael Duarte qui a repris la série récemment sont dans la ligne directe de l'héritage de Bernard Vrancken. C'est assez classique et dans le style habituel des thriller financiers en bd.  
      • 0 réponse
    • Dust to dust
      Note :
      Pour les longues vacances estivales, Delcourt a eu la riche idée de publier ce roman graphique incroyable se déroulant dans les années 30 au cours des fameuses tempêtes de sable, les "dust bowls" ! La crise économique de 29 laisse derrière elle un pays dévasté, notamment ces petites villes isolées vivant de l'agriculture, ajoutez à cela des catastrophes climatiques, il n'en fallait pas plus pour une désertion des ouvriers locaux en mal de travail. C'est ainsi que débute cette aventure aux faux airs de polar social, avec une famille prenant la route vers des horizons plus clairs. Ils seront sauvagement assassinés, marquant ainsi le début de la croisade d'un tueur fou au look de militaire américain avec son masque anti gaz moutarde. Qui est-il et pourquoi de tels actes ? Car très vite les cadavres s'enchainent pour un shérif au passé nébuleux, qui pourra compter fort heureusement sur l'aide d'une journaliste avide de scoop et bien décidée à exposer à toute l'Amérique les ravages des "dust bowls". On découvre toute une galerie de personnages interconnectés, ou pas 😉 avec chacun la poursuite de son but dans une ambiance de fin de monde ! L'immersion est incroyable avec ce dessin ultra-réaliste, les visages sont expressifs (bien que parfois un peu figés) , les décors sont sublimes avec un grand soucis du détail, une performance graphique de haut vol gardant nos yeux écarquillés devant tant de grâce ! Peu de couleurs mais une ambiance crépusculaire assumée et servant le récit. Mon bémol tiendrait à la résolution de l'intrigue un peu trop brutale lors de la seconde partie du tout dernier chapitre. Le scénario prenait bien son temps, multipliant les pistes narratives, on aurait aimé un processus final du même acabit. Cela reste néanmoins une magnifique lecture à emporter dans ses valises pour une expérience visuelle somptueuse et une histoire violente et sombre. 
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    • Sukima tome 2
      Note :
      Après un premier tome éblouissant, que ce soit graphiquement ou scenaristiquement, j'attendais avec une impatience non feinte ce tome 2 pour en savoir plus sur l'histoire d'amour entre Yang et J mais aussi en apprendre plus sur taiwan.

      Et bien c'est chose presque faite dans ce tome 2. Presque parce que l'on retrouve le trait gracieux et très émotif de Yan Gao. On retrouve aussi un peu de l'histoire de Taiwan et l'aspect très impliquée de la jeune Yang sur ce qu'il se passe dans son pays. On a aussi la fatale confrontation avec un étudiant chinois à Okinawa, orienté sur l'absence d'information des chinois.

      Mais notre auteure choisie de concentrer la plupart de ce deuxième sur le status des personnes LGBT à Taiwan. Si l'intention est louable, j'ai trouvé que cela prenait une trop grosse part dans ce tome 2. 

      En effet on sort du cadre de l'apprentissage globale de l'histoire de l'ile et on perd une partie de l'intérêt du premier tome pour moi. On se concentre moins sur Yang et son rapport à J... enfin jusqu'à la fin du tome qui recentre notre histoire et ouvre un prochain tome qui se recentrera sur l'histoire de Yang... ce qui risque de me plaire

       
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