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  • Les vieux fourneaux t7 : Chaud comme le climat


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    • Scenariste: Wilfrid Lupano Dessinateur: Paul Cauuet Coloriste: Paul Cauuet Editeur: Dargaud Note :
      Résumé:

      C'est la fête à Montcoeur ! Le maire a décidé d'organiser un « pique-nique de l'amitié et du vivre-ensemble ». Hélas, le vivre-ensemble a du plomb dans l'aile, ou plutôt un pic à brochette dans les fesses. Celles du maire, en l'occurrence, victimes d'une agression de Berthe, l'ancienne amante de Mimile. La fête est donc de courte durée, d'autant qu'on apprend bientôt la mort d'Armand Garan-Servier, le patron de l'entreprise qui porte son nom. À son décès s'ajoutent d'ailleurs plusieurs incendies inexpliqués qui ne font qu'attiser les tensions déjà palpables dans le village... De son côté, à Paris, Antoine participe à la manifestation du 1er mai, où il s'oppose à la violence d'un militant des « black blocs », avant de se retrouver à l'hôpital après une charge policière musclée. Et il n'est pas au bout de ses peines... L'événement lui vaut également une empoignade avec Pierrot, venu lui rendre visite. Un accrochage symbolique, qui témoignerait presque de l'impossible réconciliation au sein de la grande famille de la gauche... Lupano et Cauuet signent un nouvel épisode jubilatoire des Vieux Fourneaux, une série qui concilie engagement social affirmé et conscience politique éclairée, le tout servi par un humour joyeux et un humanisme contagieux.

      Type: BD Europeene L'acheter sur bdfugue Genre: Humour
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    Ce tome 7 nous montre bien le la force de Lupano et Cauuet.

    Cette force, c'est d'avoir créé des personnages qui sont maintenant un peu comme des membres de notre famille. Des vieux papys / oncles qu'on a envie de baffer la plupart du temps, mais qui restent des membres de la famille. Pour ce faire Lupano dépasse le cadre de l'humour avec un tome sympathique, mais pas vraiment drôle, pour nous livrer une aventure humaine plus qu'une comédie.

    Si Pierrot est encore hyper (trop pour moi) caricatural, Antoine nous montre un côté nostalgique et humain très fort et très poignant. Mimile est lui fidèle à son personnage. Tout en douceur et en calme... avec des petites piques sortis de nulle part qui sont les rayons d'humours de ce tome 7.

    Je regretterai presque "l'arc boutage" des auteurs autours de Pierrot quitte à justifier l'action de Black blocs.

    Reste que la série continue son petit bonhomme de chemin sans trop lasser ni trop changer. Un rythme d'ancien quoi !

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    • Les grandes batailles de chars - Les Ardennes - Lâchez les fauves
      Note :
      Les grandes batailles de chars est une nouvelle série qui débute aux éditions Glénat avec deux albums qui sortent simultanément, Les Ardennes et El Alamein. Cet album se déroule durant la bataille des Ardennes pendant la seconde mondiale à bord du Panther Ausf. G, Panzer V. Dobbs commence son récit en 1944, alors qu'Hitler tente de reprendre le contrôle du port d'Anvers. Cependant la situation pour les soldats allemands se complique et la défaite se fait déjà ressentir. L’histoire prend la bataille des Ardennes comme décors mais se focalise sur le char Panzer V et son équipage. Les dessins sont de qualité pour décrire la guerre durant l'hiver et les hommes à bout de force se droguent pour trouver le courage de se battre dans des frigos sur chenilles.
      Un dossier documentaire de Stéphane Dubreuil vient compléter l'histoire avec davantage d'informations sur les batailles mais aussi sur le char. Les amateurs de récits de guerre et de chars trouveront leur compte avec cette nouvelle série. Les machines de guerres sont très tendances actuellement dans les récits de guerre en bande dessinée.
      • 0 réponse
    • Une saison en Ethiopie : Chinafrique, répression et macchiato
      Note :
      C'est une équipe de baroudeurs qui nous propose ce récit en terres africaines  . Karim Lebhour a effectué des séjours au Proche-Orient et à New-York en tant que journaliste et correspondant à l'ONU . Vincent Defait a fait des piges en tant que journaliste indépendant pour Le Monde et la revue XXI entre autres , tout en vivant en Ethiopie et en Ouganda . Enfin , le coloriste , Leo Trinidad est originaire du Costa-Rica et travaille sur toute l'Amérique centrale dans l'animation et illustrations de livres pour enfants . C'est donc avec une profonde expérience de la vie à l'étranger que les auteurs posent leur regard sur ce pays de la corne de l'Afrique au riche passé . Seul pays à n'avoir jamais été colonisé ! Un empereur Haïlé Sélassié connu mondialement et idole de Bob Marley . Seconde plus grande population du continent (après le Nigeria) , se vantant de posséder sur ses terres le fameux Arche d'Alliance de Moïse et ses 10 commandements , dans une église à Aksoum . Hélas , la visite est interdite au public ! Mais , un pays ayant connu cette terrible famine au début des années 80 , symbole persistant car tout le monde a en tête ces images d'enfants dénutris avec le ventre gonflé . Des souvenirs insoutenables qu'ils tentent d'effacer dans un renouveau économique et politique , non sans encombres .

      Dans cette bichromie au trait simple mais avec un découpage tonique , les auteurs décrivent leur séjour avec précision .Depuis son arrivée à l'aéroport , Karim Lebhour détaille sa vie personnelle et professionnelle au cours des années passées dans ce pays qui gagne à être connu . Au rythme des (nombreuses) coupures de courant , nous allons suivre leur quotidien et découvrir une population vivant mieux (mangeant à sa faim) mais subissant la politique unilatérale , d'un régime "unipartite" avec un contrôle exacerbé de la presse , et l'omniprésence des chinois , immenses pourvoyeurs économiques de toute la corne d'Afrique . Les auteurs mettent vraiment l'accent sur cette mainmise chinoise qui n'a d'autres buts que de rendre ces pays dépendants économiquement de l'empire du milieu . Les éthiopiens apprennent le chinois car ces derniers ne font aucun effort d'adaptation , on peut même remarquer à quel point ils sont adoubés par la population locale , ayant réussi à se rendre indispensables et endosser un rôle de sauveur .

      C'est une immersion réussie dans ce pays qui semble sur une bonne voie de développement , mais se rendant de plus en plus dépendant des chinois . On apprend énormément sur les us et coutumes , ce pays est pourvu de trésors d'architectures , ainsi que des paysages d'une beauté saisissante . Malgré l'oppression politique , les auteurs parviennent à nous donner envie de visiter ce pays et cette ville Addis-Abeba située à 2400m d'altitude .
      • 0 réponse
    • Thorgal Saga - Adieu Aaricia
      Note :
      Ce Thorgal est un évènement. Ni plus ni moins, il me rappelle le Goldorak qui nous a estomaqué l'année dernière ou le Lucky Luke de Mathieu Bonhomme dans sa façon de jouer avec nos souvenirs et nos émotions de lecteurs d'une icône de la bd.

      Je ne pense pas que les éditeurs peuvent se contenter de simplement faire revoir leurs principales saga par des auteurs différents et talentueux, mais cela n'empêche pas cet exercice, quand il est réussi et rare, d'avoir une saveur toute particulière. C'est ici bien évidemment le cas.

      Ce premier opus de Thorgal Saga (soit la nouvelle série de Thorgal vus par un auteur différent) frappe très fort et je crois que la amateurs de la série seront bluffés par le résultat. Ceux qui ne la connaissent pas également, mais il y aura une différence de taille entre ces deux lecteurs différents. L'appréhension du récit et de sa finalité sera radicalement modifiée je pense. 

      En tant que fidèle et assez assidu lecteur de Thorga, je vous avoue que cet opus m'a fait mal. J'ai eu mal à mon Thorgal, j'ai eu mal à mon héros, j'ai eu mal à mes souvenirs de jeunesse tant Robin Recht s'est échiné à le mettre dans une position où nous avons mal pour lui. Mais c'est ainsi que son faites les grandes bd, elles nous communiquent des émotions à travers leurs personnages, leurs drames et l'empathie qu'elle nous suscite. A ce titre, cet Adieu Aaricia est, à l'image de sa couverture, sublime. Tout au long de cet opus, Robin Recht s'attelle à rapprocher un peu le héros de l'homme, ne lui ménageant rien de nos faiblesses et dilemmes. 

      Graphiquement, Robin Recht livre une véritable partition de maître, même si je suis plutôt très content du travail effectué par Fred Vignaux sur les derniers tomes de Thorgal. Ici il prend juste ce qu'il faut de distance avec l'héritage de Rosinski pour nous en livrer une belle interprétation, fidèle sans chercher à copier.

      J'ai souffert, notamment sur cette fin qui m'a scié les jambes à la lecture de ce Thorgal. Mais je remercie Robin Recht de nous avoir offert cela. Et je souhaite un très bon courage aux prochains auteurs. 

       

      P.S : pour ceux qui ont lu mes chroniques sur les derniers Thorgal, vous connaissiez mon désir de voir cette série trouver une belle conclusion. Adieu Aaricia en est une magnifique.
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    • La couleur de l'eau
      Note :
      Setsu est un tueur à gage qui se promène avec un enfant Lithia, ce n’est pas le sien, il l’a recueilli et prend soin de lui. Lithia a perdu ses parents et a aussi perdu sa mémoire. Tous deux vivent au jour le jour, ils ont une étrange relation comme si chacun était la bouée de l’autre, leur seul rayon de lumière. Car ils vivent à Paradis, une ville sans droit et sans loi, une ville où atterrissent tous les déchets de la société et tous ceux qui n’ont pas de place où aller. Setsu, comme Lithia, a un passé douloureux qui lui a laissé autant de cicatrices physiques que morales, il est obsédé par le rouge qui est pour lui comme la couleur de l’eau.

      J’ai rarement vu un livre aussi sombre, pas dans les événements mais dans la psychologie. Chaque personnage a un passé difficile, et le petit espoir qui les maintient en vie peut voler en éclat à chaque instant. Setsu est particulièrement torturé, on sent l’abîme qui se niche au fond de son cœur, on le sent se noyer par moment et l’on craint d’être entrainé avec lui. Car la narration est rondement menée et le graphisme réussi, l’immersion dans l’ambiance de la ville est immédiate, on sent le désespoir se répandre et toute la noirceur de la ville. La couleur de l’eau est émouvant et dérangeant mais ne laisse pas indifférent, c’est une expérience qui remue et qui laisse un étrange sentiment.

       
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    • Valhallian the black iron tome 1
      Note :
      Tetsujiro SOMA est un samouraï qui a protégé son pays contre l’invasion mongole au XIIIe siècle. Hélas, il n’a pas été récompensé pour cela, son fief subit la famine, sa femme est décédée et son fils est malade. Il part chaque jour chasser dans l’espoir de trouver de quoi nourrir les siens. Un jour, il se réveille, nu, dans une forêt luxuriante où des soldats de l’armée romaine essaye de le tuer. Il se trouve à présent dans le Valhalla où il a été invoqué par Hrist, une valkyrie pour devenir son guerrier.

      Non sans rappeler certains éléments de Valkyrie apocalypse, notamment sur l’affrontement entre guerriers d’origine et d’époque différentes, on sent que derrière ce début d’histoire il y a d’autres enjeux plus profonds. Le graphisme est superbe, on plonge facilement dans l’ambiance, les scènes d’action sont dynamiques et la tension est palpable. Dès que SOMA arrive au Valhalla on a envie d’en savoir plus. Valhallian the black Iron nous propose une lecture intense qui sait capter notre attention.

      Série finie en 6 tomes. EXTRAIT
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