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  • Peau d'homme


    The_PoP
    • Scenariste: Hubert Dessinateur: Zanzim Editeur: Glenat Note :
      Résumé:

      Sans contrefaçon, je suis un garçon ! Dans l'Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c'était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d'homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d'un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d'homme, Bianca s'affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l'amour et la sexualité. La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l'objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l'instrument d'une domination à la fois sévère et inconsciente ? À travers une fable enlevée et subtile comme une comédie de Billy Wilder, Hubert et Zanzim questionnent avec brio notre rapport au genre et à la sexualité... mais pas que. En mêlant ainsi la religion et le sexe, la morale et l'humour, la noblesse et le franc-parler, Peau d'homme nous invite tant à la libération des moeurs qu'à la quête folle et ardente de l'amour.

      Autres informations: Rattrapage !
      Type: BD Europeene L'acheter sur bdfugue Genre: Drame

    Bon mieux vaut tard que jamais, j'ouvre cette chronique car si nous sommes nombreux à l'avoir lue, je n'ai pas trouvé la trace d'une chronique sur 1001bd, hors ce serait dommage de ne pas garder une trace de cette excellente BD parue en juin 2020.

     

    Dur de la présenter après coup, puisque si vous suivez la BD d'un peu près vous avez déjà du en entendre beaucoup de bien. 

     

    Trêve de bavardages pour ma part j'ai adoré. L'histoire et le propos sont d'une rare intelligence, parlant de sujets de société importants et actuels avec une mise en abîme réussie. La plus belle réussite étant qu'on se passionne autant pour l'histoire et le destin de notre héroïne et des personnages secondaires que pour le propos de fond, l'un ne diluant pas l'autre. Le propos est en plus humaniste, progressiste et positif, et ce ne sont que des compliments dans ma bouche. Il est tellement triste qu'Hubert nous ai quitté, car il laisse indéniablement un grand trou dans le monde des scénaristes BD. 

    Graphiquement c'est tout en douceur et en tendresse, avec un trait expressif, des partis pris assumés et une colorisation nette et sans faille. Les représentations des différents personnages suivant leurs évolutions sont très réussie et facilement compréhensibles. Jamais grossier ou vulgaire, souvent drôle ou impertinent, si ce trait là n'est pas forcément le type de graphisme que j'admire le plus, il serait fou de ne pas en reconnaitre la maitrise ni le talent.  

     

    Messieurs merci pour cette très belle lecture.



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    Commentaires recommandés

    Bien content qu'il t'ait plu , je le relirai avec plaisir , tout y est là-dedans ! Un must have à n'en pas douter .

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    Alors moi je suis tres content de l'avoir lu, vraiment, mais pas sur d'avoir envie de le relire. je ne saurais dire pourquoi....

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    Pareil que Pos', mais parce que j'ai bien pris le temps de le lire. 

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    C'est une belle bd, j'aime bien cette façon de représenter plusieurs temporalités dans une seule image. Côté relecture, je pense qu'il faut laisser passer plusieurs années avant de la relire, histoire de l'oublier un peu pour mieux la redécouvrir

    • Like 1

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    Oui tout à fait d'accord , et moi aussi j'aime bien ce mouvement dans une case , un peu ce que l'on trouve aussi dans L'âge d'or .

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    • Sortie d'usine
      Note :
      Benjamin Carle est réalisateur de documentaires touchant à la société française actuelle. Avec Sortie d'usine, l'auteur devient scénariste pour raconter l'histoire de la GM&S, une entreprise située dans la Creuse. Au départ, la Socomec une petite entreprise parisienne va profiter du plan de délocalisation de la capitale pour s'installer dans la Creuse et toucher des indemnités du gouvernement. La société ne cesse de grandir et de se diversifier mais la période des trente glorieuses de la France touche à sa fin. Les plans sociaux vont commencer au début des années 90, licenciement, perte de vitesse et désindustrialisation. Ce phénomène va toucher toute l'économie du département. Cette bande dessinée est très bien documentée avec la vision des différents parties, employés et employeurs pour mieux comprendre la situation. Les dessins de David Lopez alternent entre noir et blanc et colorisés pour donner du dynamisme au récit documentaire. Le rendu est de qualité avec le scénariste au milieu des différents acteurs sociaux lors d'interview.
      Sortie d'usine est un titre très intéressant qui revient sur des évènements qui font encore l'actualité, afin de mieux la comprendre. Benjamin Carle trouve apparemment toujours des sujets qui ne laissent pas indifférents les lecteurs ou public pour ses documentaires.
       
      • 0 réponse
    • Wanted Lucky Luke
      Note :
      Matthieu Bonhomme continue son travail pour rendre le cowboy le plus célèbre en Europe plus adulte et donc plus tourné vers un public qui l'est aussi. Apres un premier tome de présentation du Lucky Luke pour adulte, froid comme un cowboy de l'ouest, ce deuxième tome nous parle de son absence de rapport aux femmes dans les BDs pour enfants. Et ici on y va pas par quatre chemin. Luke a l'embarras du choix avec 3 jolies filles qui se battent pour lui sauter dessus.

      Et Lucky Luke, et je me demande si ce n'était pas le cas dans le premier,  présente, sur ce tome ci, un vrai coté autisme du cowboy. En effet son manque de communication, son rapport aux femmes et son besoin de solitude font vraiment penser que Matthieu Bonhomme nous amène vers une compréhension de la psychologie d'un Lucky Luke pas bien dans sa peau.

      Et sous cet angle-là la bd prend tout un autre sens. On ne cherche plus le coté cowboy cool qui tire vite mais on se pose plus la question sur ce qu'a vécu Luke pour en arriver là et comment il peut être tellement en décalage avec le reste de la population.

      J'espère sincèrement que Matthieu Bonhomme osera nous présenter le passé de Luke et le pourquoi de cette mise en marge de la société.

      A voir dans le prochain tome.

       
      • 7 réponses

    • Pulp
      Note :
      Une nouvelle production du duo Brubaker et Phillips est toujours un moment marquant dans le monde des comics. Avec Pulp, les auteurs nous offrent une intrigue sur deux époques de la vie d'un ancien truand qui a connu l'ouest sauvage en 1892 avec les duels au révolver et la seconde époque avec ce même homme mais vieilli dans le New-York des années 30. Ed Brubaker n'est plus à présenter avec ses nombreux récits épiques sur les braqueurs comme sa série Criminal mais aussi ses nombreuses histoires sur les super-héros, comme Captain America. Avec Pulp, Brubaker revient aux sources avec une histoire de truands au grand cœur. Le récit est prenant avec l'utilisation des méthodes du polar pour embarquer le lecteur dans une histoire originale. Sean Phillips confirme une fois de plus son talent pour mettre en image des récits différents. Il est amusant de voir son style sur des planches de western. Son fils Jacob apporte une touche intéressante aux dessins avec des styles différents suivant l'époque suivie.
      Je vous recommande fortement la lecture de Pulp, un one shot court mais à petit prix qui ne demande aucune connaissance des autres titres de Brubaker et Phillips. Pour information en juin, les éditions Delcourt proposeront Un été cruel dans la série Criminal et Texas blood avec Jacob Phillips au scénario.
      • 0 réponse
    • Made in Abyss tome 9
      Note :
      Quelque part au milieu de l’océan, se trouve une ile spéciale et sur cette ile se trouve l’entrée de l’Abysse : un gouffre énorme qui aurait abrité une ancienne civilisation avancée. Les aventuriers se sont établis au bord du gouffre, ont fondé une ville, ne vivent que par et pour l’Abysse à la recherche de reliques.

      Seules les personnes habilitées « les caverniers » peuvent y descendre mais comme les dangers y sont nombreux (plantes vénéneuses et animaux hostiles), chaque niveau n’est accessible qu’en fonction de ses capacités : chaque cavernier a ainsi une couleur de sifflet attribuée, les plus expérimentés et donc ceux qui peuvent descendre le plus profond sont appelées les sifflets blancs.

      Rico vit dans un orphelinat, sa mère sifflet blanc est portée disparue et considérée comme morte. Rico n’y croit pas et décide de partir à sa recherche avec l’aide de son ami Legu. Les deux enfants vont donc s’aventurer dans l’Abysse l’une pour retrouver sa mère et l’autre pour découvrir ses origines.

      Si à la vue des couvertures le manga semble tout mignon, il n’en est rien car l’Abysse est effrayant, il y a un prix pour s’y aventurer, chaque niveau à sa malédiction, et passé un certain stade, il n’y a plus de retour possible.

      Si Made in Abyss détonne dans le paysage manga de par son originalité et la richesse de son univers, il est par moment difficile d’accès de par sa complexité. L’auteur a vraiment crée un nouveau monde, de nouvelles créatures, de nouveaux mots et il faut prendre son temps. Tout le passage dans le village d’Ilbru (tomes 7 à 9) est dense. Le graphisme semble parfois fouillis et on a l’impression que cela part dans tous les sens. En cela regarder l’anime peut aider au départ.

      Mais attention, il n’est pas à mettre entre les mains des plus jeunes car il y a des scènes très violentes, c’est un peu comme si à chaque niveau de l’Abysse, on descendait dans les ténèbres de l’âme humaine. Il y a un étrange mélange entre douceur (rendue par le design très kawaii des enfants) et l’univers très sombre du gouffre. A découvrir absolument.


      (image en noir et blanc le livre, an couleur l'anime)
      • 2 réponses
    • Zara x2 tome 1
      Note :
      Suite des nouveautés de l’éditeur shockdom, Zara X2 nous propose une histoire de zombies dans une Italie post-pandémie. L’auteur a écrit cette histoire il y a 10 ans, l’Italie contaminée par un étrange virus se retrouve isolée du reste du monde, les pays frontaliers ayant construit un mur pour stopper la propagation en laissant les habitants sains se débrouiller seuls.

      L’histoire est plus complexe qu’il n’y paraît, car même s’il y a des zombies, on n’en a pas à toutes les pages. Il y a une véritable intrigue, des questions qui attendent des réponses, des secrets à découvrir.

      Passée la couverture qui ne donne pas trop envie, ce manga est une vraie bonne surprise ! On se fait vite au graphisme, la lecture est fluide, et on a hâte d’en savoir plus.
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