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  • Poison quotidien tome 2


    Nickad
    • Scenariste: FURUYA Minoru Dessinateur: FURUYA Minoru Editeur: Akata Note :
      Résumé:

      Yûsuke n'en revient pas lui-même : il a officiellement une petite amie ! Et si au début, l'adolescent ne sait pas comment se comporter quand il est en compagnie de Nagumo, plus les jours passent, plus il se sent sur un petit nuage… jusqu'à ce que la fin des vacances d'été approche. Dès lors, le lycéen est soucieux : comment réagira Takai, son ami de toujours, quand il saura qu'il est en couple ? Et comment annoncer à sa petite amie qu'il est un garçon peu populaire et harcelé ? Dans Poison quotidien, Minoru Furuya décrit, à travers le portrait d’adolescents qui se cherchent, ce malaise indicible qui se loge dans chaque être humain. Écrasés par le poids de la routine et des petits riens, est-il possible de trouver un sens à nos vies ?

      Type: Manga L'acheter sur bdfugue Genre: Tranche de vie
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    Depuis que Yûsuke a une petite amie, la vie semble de venir plus facile, même son retour au lycée est moins dur. Quant à son ami Takai, la rancœur et la soif de vengeance l’animent. L’accalmie ne sera que de courte durée…

    Deux adolescents qui vivent le même enfer du harcèlement au lycée mais deux réactions différentes, si Yûsuke prend sur lui en profitant de chaque minute positive, Takai bascule du côté obscur. Et quand, en plus on découvre les motivations de leur harceleur, on est un peu estomaqué de voir que des raisons si futiles peuvent détruire la vie d’autrui…

    Si le manga ne semble pas payer de mine de prime abord, il est assez profond et pointe du doigt toutes ses petites choses qui peuvent vite empoisonner notre existence. Une approche intéressante en tout cas

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      Note :
      Au delà du thème de la guerre civile américaine (très intéressant) , c'est une véritable prouesse de ce jeune auteur d'arriver à captiver avec ce mode de narration . Point de bulles et de cases , un dessin en noir et blanc réalisé au stylo noir , et quelques textes disséminés ça et là ( comme le nom de la maison d'édition) . Un découpage parfois "en temps réel" , avec des visages se mouvant représentés par 3 faciès différents au sein même du dessin , idem pour des mouvements d'ouverture de porte . Dans cette apparente simplicité , il parvient à nous plonger dans le récit avec pour fil rouge , cette correspondance entre un frère et une soeur quakers , ou "Amis" comme le nom de cette communauté . Car oui , l'auteur , lui même quaker nous offre un examen approfondi de cette "religion" , née en Angleterre au XVIIème siècle , qui fait la part belle au silence de ses membres et où chacun est libre de ses convictions avec cependant un concept commun : la culture de la lumière intérieure  . Ils se réunissent un jour par semaine dans ce qui semble s'apparenter à une église (sans aucun symbole religieux) et peuvent parler de ce qu'ils ressentent ou se murer dans le silence . Cela ressemble parfois à de la psychanalyse en groupe . Détail important , en tant "qu'Amis" , ils ne peuvent concevoir de tuer quelqu'un , car ils n'ont pas d'ennemis par définition . Lorsque le jeune Charles et ses envies d'aventures , s'engage pour les tuniques bleues à l'encontre de ses parents , c'est un véritable séisme qui ébranle la communauté . Il n' y a bien que sa soeur qui gardera contact avec lui tout en lui donnant des nouvelles de leur village . Dash Shaw a étudié un long moment à la bibliothèque de NY de réels courriers rédigés pendant la guerre , et il distille ces notes au fil du récit , rendant l'immersion encore plus grande . D'un côté une soeur en proie au doute et luttant avec sa communauté sur le choix de son frère ; et lui qui va découvrir l'enfer des hommes , allant même jusqu'à tuer .

      On tourne très vite ces 300 pages , le peu de texte ainsi que le traitement graphique allégé mais néanmoins complexe parfois dans son découpage ; rendent la lecture facile et prenante . C'est une immersion profonde au sein des quakers et leur religion , avec pour but un vrai questionnement sur son existence , que l'auteur s'impose et nous propose par  la même occasion . Jusqu'où sommes nous capables d'aller en tenant compte de notre éducation , notre culture et notre environnement , bref , notre histoire ?

      Je ne mets que 3,5 pour le dessin vraiment sommaire , mais la qualité du récit vaut le coup , ainsi que l'édition reliée , magnifique . Un bel objet de roman graphique , et un beau contenu .
      • 0 réponse
    • Manara Grandeur nature - Autoportrait
      Note :
      Dans cet album Grandeur nature, Milo Manara retrace sa carrière de dessinateur de bande dessinée après avoir abandonné l'architecture, la peinture et la sculpture. Ce roman autobiographique est accompagné de multiples planches de Manara ainsi que des illustrations et autres dessins. On peut ainsi voir l'évolution de son trait avec ses premiers travaux jusqu'au plus récents. L'auteur nous confie des anecdotes, ses désirs et ses rencontres souvent importantes pour sa carrière. En effet, Manar était proche d'Hugo Pratt et ils ont fait pas mal de route ensemble pour rendre visite à d'autres dessinateurs et auteurs en Europe avec le camping-car de Manara. A travers 200 pages de textes de d'illustrations, Manatra nous livre 50 ans de carrière dans la bande dessinée tout en restant très humble, comme on peut le découvrir dans ses écrits. 
      Grandeur nature - Autoportrait sera un cadeau parfait pour la fin d'année pour tous les lecteurs appréciant le travail de Manara et souhaitant découvrir l'auteur qui se livre et raconte sa vie avec des photos, des croquis, des illustrations ou peintures... Ce titre sera un parfait complément à la monographie Sublimer le réel sortie en 2019.
      • 0 réponse
    • Les vieux fourneaux t7 : Chaud comme le climat
      Note :
      Ce tome 7 nous montre bien le la force de Lupano et Cauuet.

      Cette force, c'est d'avoir créé des personnages qui sont maintenant un peu comme des membres de notre famille. Des vieux papys / oncles qu'on a envie de baffer la plupart du temps, mais qui restent des membres de la famille. Pour ce faire Lupano dépasse le cadre de l'humour avec un tome sympathique, mais pas vraiment drôle, pour nous livrer une aventure humaine plus qu'une comédie.

      Si Pierrot est encore hyper (trop pour moi) caricatural, Antoine nous montre un côté nostalgique et humain très fort et très poignant. Mimile est lui fidèle à son personnage. Tout en douceur et en calme... avec des petites piques sortis de nulle part qui sont les rayons d'humours de ce tome 7.

      Je regretterai presque "l'arc boutage" des auteurs autours de Pierrot quitte à justifier l'action de Black blocs.

      Reste que la série continue son petit bonhomme de chemin sans trop lasser ni trop changer. Un rythme d'ancien quoi !
      • 0 réponse

    • Caligula's love
      Note :
      Dans sa vie très privée, Makoto a un maître qui le considère comme son brave toutou, il obéit à tous ses ordres et aime ça. Mais dans la vie courante il est professeur et vient d’obtenir un poste dans une école prestigieuse, il met alors un terme à cette occupation ; sauf qu’il retrouve son « maître » et qu’il s’agit d’un de ses élèves. Si d’abord il essaye de jouer son rôle de professeur, il est vite rattrapé par ses envies.

      L’originalité du manga réside dans la relation « maître-esclave » entre Makoto et Dôyama, il est un peu dommage que la partie psychologie ne soit pas plus exploitée, on ne sait pas trop pourquoi ils aiment jouer ces rôles et on ne sait pas non plus très bien ce que Dôyama ressent. Le livre est surtout axé sur le personnage de Makoto et sur son état « excité » la grande partie du livre. Avertissement aux lecteurs d’ailleurs : il y a beaucoup de scènes osées et beaucoup de fluides en perdition… Si le manga se lit bien et que le graphisme est à la hauteur de ce que l’on attend, il ne tient pas toutes ses promesses côté scenario et aurait pu être plus poussé que ce soit dans les pratiques ou dans la psychologie.
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    • Let's play tome 1
      Note :
      Au début, je me suis dit, encore une histoire sur des joueurs de jeux video, je n’étais pas forcément très enthousiaste… Mais l’histoire déjà ne parle pas que de ça et l’approche qui en est faite est intelligente et originale.

      D’une part on a Sam, une développeuse de jeu qui voudrait pouvoir en vivre, qui joue aussi en équipe et surtout qui a fait un jeu en ligne qui vient de se faire descendre sur les réseaux. De l’autre, il y a Marshall, un viewtuber qui parle de jeux et qui est très suivi, son opinion dans ce domaine a de l’importance et il a émis un avis négatif sur le jeu de Sam. Par le plus grand des hasards il emménage à côté de chez Sam.

      Ce qui est intéressant c’est que l’histoire ne se cantonne pas à l’aspect joueur et vidéo, on comprend un peu mieux leurs métiers respectifs, surtout du côté des développeurs et programmeurs de logiciels (les deux métiers de Sam), on voit toute la difficulté à se faire une place et aussi, toute la vulnérabilité de ce métier face aux médias et à la critique. On ne se rend pas toujours compte du travail qu’il y a derrière les outils que l’on utilise et c’est bien aussi de faire prendre conscience que les mots sont importants et qu’il y a des conséquences. Mais le scenario ne s’arrête pas là et ne montre pas que des côtés sérieux et négatifs, c’est aussi une comédie romantique avec des passages distrayants et amusants. Il y a un juste équilibre entre les différents sujets, une mise en page agréable et pas surchargée, un très bon début.
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