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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 21/02/2021 dans Enregistrements

  1. 2 points
    Je ne suis jamais vraiment objectif avec les histoires de gentils fous, de rêveurs, de mythomanes, de fainéants et autres crapules. Alors comprenez bien que cette adaptation de Peer Gynt ne pouvait pas ne pas me plaire. Ne connaissant pas la pièce de théatre, quoi de mieux que la mise en images extraordinaire d'Antoine Carrion pour la découvrir ? Peer Gynt est un fou, un vaurien, mais du genre attachant, et qui va nous embarquer dans ses aventures. Chacun y lira en creux le sens caché qu'il voudra bien y découvrir car Peer Gynt parle d'abord de nous, de nos lâchetés, de nos bassesses et de nos rêves et frustrations. La narration est globalement bien maitrisée, ce qui n'est jamais simple quand on choisit d'adapter une pièce de théatre. Certaines ellipses ou transitions mériteront toutefois une attention particulière du lecteur pour ne pas en rater l'essence. L'édition elle même est sublime avec cette double page brumeuse merveilleuse qui n'a pas été sans me rappeler le Siegfried d'Alex Alice. Oui quand elle est à ce niveau la BD est bien un Art à n'en point douter. Merci aux éditions Soleil de nous proposer avec leur collection Métamorphose des œuvres littéraires plus complexes mais permettant de découvrir la littérature sous un autre angle. A noter qu'il s'agit d'une adaptation complète prévue en 2 tomes. Ce tome-ci reprend les actes I, II, et III.
  2. 1 point
    Cette chronique a été réalisée à partir du pdf de lecture. Des différences de ressentis et de perception peuvent donc se révéler avec l'édition papier. Voici donc déjà le tome 30 de cette série fleuve. Inutile de faire trainer le suspens : si vous êtes déjà fan, vous pouvez vous précipiter. C'est toujours aussi bon, et si ce tome à travers son héroïne est parfois iconoclaste, il ne l'est pas par son traitement. De l'action, de la politique, et le destin et la vie d'un personnage central de l'ordre balayé devant nous en une grande fresque. Les grincheux feront remarqué que c'est un peu court niveau dialogue, niveau immersion ou empathie. Mais l'oeuvre réalisée sur la Geste n'est pas là. Pour les fans, ce tome 30 va recouper et recroiser quantité d'éléments déjà perçus/vus/lus/suggérés dans les tomes précédents. Si même un profane tel que moi à pu se dire que ça recoupait bien avec d'autres tomes, inutile de vous dire que les fans y trouveront plus que leur compte. Côté cohérence, le dessin fait fort puisque l'on retrouve Vax, qui avait déjà oeuvré notamment sur les tomes 17 et 18 traitant de la guerre des sardes. Guerre des sardes justement "évoquées" lors de ce tome Dur de faire mieux, d'autant plus que son style convient ma foi très très bien à l'univers graphique global de la Geste. C'est beau, c'est propre, les scènes d'actions sont fluides et les personnages secondaires aisément identifiables. Ceci étant dit, ce tome 30, en dépit de ses atouts remarquables et de ses belles qualités ne devrait pas faire changer d'avis ceux qui ne portent guère d'intérêt à cette série fleuve. Les autres profiteront encore un peu plus d'un univers et d'histoires formidablement pensées et enchevêtrées, où les petites histoires font les grandes. Et ceci devient quelque part un petit peu la vraie marque de fabrique de la maison d'édition Soleil sur ces dernières années. Il faudra peut être revoir notre jugement souvent dédaigneux à ce sujet car ce qu'ils réalisent sur cette série ou sur les terres d'arran est tout sauf facile, même si parfois on a l'impression d'y avoir perdu en créativité et en fraicheur.
  3. 1 point
    L’idée de départ était innovante, Koiko adolescente vit avec sa mère prolifique en histoires d’amour et sa sœur ainée prônant l’abstinence en la matière, elle décide de ne suivre aucun de ces deux exemples et de mener une vie dans la moyenne, en étant la plus banale possible. Sa rencontre avec « le prince » du lycée va changer la donne. L’auteur fait l’exploit de réussir là où son héroïne soi-disant échoue : la banalité ! Car il faut bien le dire, les ¾ de la série sont du déjà vu, on s’y ennuie ! Le lecteur se retrouve coincé entre cette fille héroïne type de shojo et ce garçon hyper parfait (le prince charmant vraiment qui n’a aucun défaut ou presque), heureusement que l’histoire de la sœur ainée apporte un peu de piquant et d’humour ! L’auteur met en avant la pureté de cet amour mais qu’est-ce que c’est lent, au bout de 11 tomes, ils osent à peine s’embrasser et là, au 12eme ils pensent à se marier ! Pour le coup, ce tome apporte de la nouveauté, il y a une réflexion sur l’engagement du mariage, sur l’importance de se construire un avenir, de trouver sa voie. Banale à tout prix est donc un shojo qui fait le job mais qui ne se démarque pas des autres. (série finie en 14 tomes)
  4. 1 point
    Gagner la guerre c'est la série qui vous fera sans nul doute aimer la fantasy à la française en BD en attendant qu'un jour soit peut être adapté Le sang des 7 rois en BD. Autant vous dire que j'attendais ce tome avec impatience. Les deux premiers tomes avaient frappés fort, servis de main de maître par le talentueux Frédéric Genêt (connu pour sa série Samouraï notamment). J'adore sa façon de représenter ses personnages, et surtout ses gueules cassées. Ses scènes d'actions et ses paysages ne sont souvent pas en reste, même s'il faut reconnaître que sur ce tome-ci, centré sur des intrigues de palais, certains arrières plans et décors sont parfois un peu vides. Ceci dit retrouver la gueule cassée de Benevenuto reste un plaisir graphique savoureux. L'histoire en elle même est toujours aussi passionnante, même pour ceux qui comme moi ont lu le livre original de Jean-Philippe Jaworski. Monde imaginaire médiéval réaliste, magie discrête, intrigues tortueuses et savoureuses, personnages moralement très discutables, on se rapproche grandement d'un Game of Throne avec moins de personnages mais plus maitrisé. Comme je l'ai dit plus haut, cet opus fait la part belle aux intrigues, mais Benvenuto y garde toute son importance et ses cabotinages. Encore une belle réussite donc, et j'ai hâte d'en lire la suite une nouvelle fois. C'est du très bon !
  5. 1 point
    Omaké présente son manga entre un mix entre le film 12 hommes en colère et la série 13 reasons why. Et le rapprochement est inévitable quand on voit le titre et le résumé : une jeune lycéenne pour qui en apparence tout allait bien, se suicide un jour au lycée. Chacun de ses camarades ainsi que leur professeur principal va recevoir une lettre d’adieux. Mais Tsubaki n’a pas laissé que des lettres derrière elle, elle a surtout laissé des indices de façon subtile, des sous-entendus, chaque lettre à son tour va être lue, analysée et le puzzle va s’assembler petit à petit. Au travers de ce suicide, l’auteur passe au crible la nature humaine, tous ces comportements qui peuvent paraître anodins mais qui ont leur importance et qui peuvent blesser. Tous ces non-dits qui peuvent engendrer des quiproquos et des incompréhensions. Tout au long du livre, on sent la tension monter, on essaye de comprendre, on participe au débat, la force que l’on sent dans 12 homme en colère est la même ici, on suit des pistes, on s’interroge et on attend impatiemment que la vérité éclate ! Une grande réussite !
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