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  1. Titre de l'album : Shiba Inu Rooms tome 1 Scenariste de l'album : Esu Omori Dessinateur de l'album : Esu Omori Coloriste : Editeur de l'album : Doki-Doki Note : Résumé de l'album : Il suffit parfois d'un fantôme à quatre pattes pour guérir un coeur brisé... Le manga qui fait fondre le Japon ! Suite à son changement de lycée, Momose Kôri est à la recherche d'un nouveau logement.Elle tombe alors sur une annonce pour un appartement au loyer défiant toute concurrence !La raison de ce prix attractif ? "Muu", l'esprit canin qui hante les lieux. Kôri, jeune fille solitaire et maladroite, qui a du mal à exprimer ses émotions, parviendra-t-elle à s'entendre avec un toutou aussi particulier ?Rires, réconfort et moments touchants... Ne ratez pas le début de cette cohabitation chaotique et attendrissante ! Critique : En voila une excellente surprise. Excellente surtout parce que j'ai tendance à avoir une légère allergie aux mangas sur les chiens et chats. Les mangas trop "kawai" sur des animaux trop "miignnnooooonnnnnn"... ca a tendance à me gonfler et je ne dépasse souvent pas 10 pages. Alors que l'a, au bout de 10 pages, j'avais envie d'en savoir plus. Pourquoi cette différence ? Et bien tout simplement par ce que nos personnages sont réellement différents des autres parutions du genre. Kori pourrait entrer dans les canevas du manga animalier, étant mignonne et gentille, elle dénote quand même un peu par sa placidité et son flegme à toute épreuve, compléter par une repartie pas piquée des vers. Mais Muu lui est particulièrement savoureux comme personnage. C'est une véritable teigne et c'est un vrai "chiot". Les mangas faisant parler les animaux sont généralement trop caricaturaux en mettant trop en avant les caractéristiques propres à l'animal ou en les humanisant beaucoup. Ici Muu est vraiment casse bonbon comme un animal qui vent manger/avoir des caresses/jouer (et uniquement ça). c'est trop très drôle. Surtout mixer avec les réparties cinglantes de Kori. Cela fait un premier tome super savoureux dont j'attends à suite avec une impatience que je n'imaginais pas à la vue de la couverture. Autres infos : Type de l'album : Manga Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/shiba-inu-rooms-tome-1?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. poseidon2

    Shiba Inu Rooms tome 1

    En voila une excellente surprise. Excellente surtout parce que j'ai tendance à avoir une légère allergie aux mangas sur les chiens et chats. Les mangas trop "kawai" sur des animaux trop "miignnnooooonnnnnn"... ca a tendance à me gonfler et je ne dépasse souvent pas 10 pages. Alors que l'a, au bout de 10 pages, j'avais envie d'en savoir plus. Pourquoi cette différence ? Et bien tout simplement par ce que nos personnages sont réellement différents des autres parutions du genre. Kori pourrait entrer dans les canevas du manga animalier, étant mignonne et gentille, elle dénote quand même un peu par sa placidité et son flegme à toute épreuve, compléter par une repartie pas piquée des vers. Mais Muu lui est particulièrement savoureux comme personnage. C'est une véritable teigne et c'est un vrai "chiot". Les mangas faisant parler les animaux sont généralement trop caricaturaux en mettant trop en avant les caractéristiques propres à l'animal ou en les humanisant beaucoup. Ici Muu est vraiment casse bonbon comme un animal qui vent manger/avoir des caresses/jouer (et uniquement ça). c'est trop très drôle. Surtout mixer avec les réparties cinglantes de Kori. Cela fait un premier tome super savoureux dont j'attends à suite avec une impatience que je n'imaginais pas à la vue de la couverture.
  3. Kevin Nivek

    Stand still

    Titre de l'album : Stand still Scenariste de l'album : Lee Loughridge Dessinateur de l'album : Andrew Robinson, Alex Riegel Coloriste : Lee Loughridge Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Ryker Ruel est un sociopathe très mystérieux, lubrique et totalement cinglé. Il a volé le prototype top secret d'un appareil capable de figer le temps ! Résultat : les cadavres des dirigeants du monde s'empilent, des oeuvres d'art célèbres disparaissent, etc. Seul le créateur de l'appareil, un scientifique ordinaire, a compris exactement ce qu'il se passe et entreprend de l'arrêter... Critique : Il est superbe ce fourreau de l'éditeur Delcourt, recelant une histoire originale servie sur un format à l'italienne, un "écran large" bien dans le ton cinématographique du récit. On y suit les aventures d'un curieux dandy, Ryker Ruel sur une piste sanglante de vengeance où les meurtres s'enchainent avec une facilité déconcertante ! Il possède un avantage, il peut figer le temps au moyen d'un dispositif au poignet qu'il a volé à l'état. Qui est-il, pourquoi ces tueries et dans quel but ? Car être muni d'un tel avantage peut vous conférer tellement de choix et de possibilités autres que les assassinats, aussi faciles soient-ils dans ces conditions ! En parallèle, on suit Colin Shaw l'inventeur du dispositif qui tente d'en créer un autre pour stopper Ryker son ancien ami de faculté. C'est une merveille de narration et de dialogues ciselés nous faisant voyager à travers le monde aux côtés de Ryker que l'on prend plaisir à apprécier malgré ces méfaits. Ce format "horizontal" confère réellement de nouvelles sensations de lecture, d'autant que le dessin de Andrew Robinson est précis, détaillé et réellement superbe, durant les 4 premiers chapitres ! Car oui, Alex Riegel prend la suite pour les 4 suivants et la qualité baisse drastiquement, c'est la raison de ne pas mettre la note de 5 et le coup de coeur en ce qui me concerne ! Une déception terrible que ce dessin haché, aux visages déformés comme sortis de l'imaginaire de Picasso... C'est à peine si on reconnait les personnages, cela tranche tellement avec la finesse et l'élégance du trait d'Andrew Robinson... Une seconde partie en légèrement deçà avec un fil de l'histoire moins intéressant que le début. Nos deux compères s'associent malgré eux face à un tueur d'élite dans un jeu de chat et souris moins ambitieux que les premiers chapitres. C'est donc un sentiment mitigé qui m'anime, l'impression d'avoir lu une histoire que ne renierait pas Christopher Nolan, en améliorant deux ou trois éléments, mais aussi cette légère déception sur la partie graphique d'Alex Riegel. Cela reste une très belle édition, un plaisir de lecture dénotant avec le paysage actuel, qui ravira les fans d'action avec une pointe de science-fiction. PS: je n'ai pas trouvé de planches d'Alex Riegel pour que vous saisissiez bien la différence. Autres infos : Type de l'album : Comic Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/standstill/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. Kevin Nivek

    Stand still

    Il est superbe ce fourreau de l'éditeur Delcourt, recelant une histoire originale servie sur un format à l'italienne, un "écran large" bien dans le ton cinématographique du récit. On y suit les aventures d'un curieux dandy, Ryker Ruel sur une piste sanglante de vengeance où les meurtres s'enchainent avec une facilité déconcertante ! Il possède un avantage, il peut figer le temps au moyen d'un dispositif au poignet qu'il a volé à l'état. Qui est-il, pourquoi ces tueries et dans quel but ? Car être muni d'un tel avantage peut vous conférer tellement de choix et de possibilités autres que les assassinats, aussi faciles soient-ils dans ces conditions ! En parallèle, on suit Colin Shaw l'inventeur du dispositif qui tente d'en créer un autre pour stopper Ryker son ancien ami de faculté. C'est une merveille de narration et de dialogues ciselés nous faisant voyager à travers le monde aux côtés de Ryker que l'on prend plaisir à apprécier malgré ces méfaits. Ce format "horizontal" confère réellement de nouvelles sensations de lecture, d'autant que le dessin de Andrew Robinson est précis, détaillé et réellement superbe, durant les 4 premiers chapitres ! Car oui, Alex Riegel prend la suite pour les 4 suivants et la qualité baisse drastiquement, c'est la raison de ne pas mettre la note de 5 et le coup de coeur en ce qui me concerne ! Une déception terrible que ce dessin haché, aux visages déformés comme sortis de l'imaginaire de Picasso... C'est à peine si on reconnait les personnages, cela tranche tellement avec la finesse et l'élégance du trait d'Andrew Robinson... Une seconde partie en légèrement deçà avec un fil de l'histoire moins intéressant que le début. Nos deux compères s'associent malgré eux face à un tueur d'élite dans un jeu de chat et souris moins ambitieux que les premiers chapitres. C'est donc un sentiment mitigé qui m'anime, l'impression d'avoir lu une histoire que ne renierait pas Christopher Nolan, en améliorant deux ou trois éléments, mais aussi cette légère déception sur la partie graphique d'Alex Riegel. Cela reste une très belle édition, un plaisir de lecture dénotant avec le paysage actuel, qui ravira les fans d'action avec une pointe de science-fiction. PS: je n'ai pas trouvé de planches d'Alex Riegel pour que vous saisissiez bien la différence.
  5. Titre de l'album : Hilda & Twig tome 2 - Le réveil de l'homme de glace Scenariste de l'album : Luke Pearson Dessinateur de l'album : Luke Pearson Coloriste : Luke Pearson Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Demain il va neiger ! Voilà qui annonce une inoubliable dernière journée de vacances avec Burku, l'amie troll d'Hilda. Mais rien ne se passe comme prévu et la journée qui s'annonçait exceptionnelle vire au fiasco faute de poudreuse. Twig a alors une idée : et s'il allait réveiller l'Homme de glace dont il a repéré le terrier ? Mais ce dernier est bien plus puissant qu'imaginé, et une tempête de neige d'une rare violence se déchaîne alors, mettant toute la vallée en danger. Après l'avoir réveillé, Twig réussira-t-il à ramener l'Homme de glace à son hibernation et ainsi sauver Hilda ? Une nouvelle mission pour notre renard-cerf préféré, qui revient aux fondamentaux de la série initiale, les Trolls, et met en scène des valeurs humanistes d'entraide, de respect et d'amitié. Critique : Après Hilda et Twig pas nés de la dernière pluie (Casterman), Luke Pearson continue leurs aventures avec le réveil de l'homme de glace ! C'est donc dans un univers blanc que le duo va évoluer en compagnie d'un famille de troll forts sympathiques. Mais à l'image de nos stations de ski souffrant du manque de neige, nos héros vont constater amèrement le même problème dans leurs contrées. Pas de bonhomme ou de bataille de boules de neige, car de flocons il n'y en a point ! Twig voulant faire plaisir à sa maîtresse va réveiller l'Homme de glace dans sa caverne mystérieuse et déclencher un véritable blizzard s'abattant sur le pays. Tels Calvin et Hobbes, Hilda et Twig vont traverser ensemble ces épreuves alliant la curiosité et l'enthousiasme de la jeune fille au courage du petit renard-cerf tentant d'inverser la catastrophe qu'il a provoqué malgré lui. Amitié et bienveillance seront au coeur de cette aventure teintée de la poésie graphique de l'auteur britannique. Il dépeint en effet un univers enchanteur avec beaucoup de finesse et d'élégance du trait. Le public ciblé aux alentours de 5, 6 ans sera ravi de faire ses premières armes dans le monde du 9ème art avec cette histoire. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/hilda-twig-le-reveil-de-l-homme-de-glace/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. Après Hilda et Twig pas nés de la dernière pluie (Casterman), Luke Pearson continue leurs aventures avec le réveil de l'homme de glace ! C'est donc dans un univers blanc que le duo va évoluer en compagnie d'un famille de troll forts sympathiques. Mais à l'image de nos stations de ski souffrant du manque de neige, nos héros vont constater amèrement le même problème dans leurs contrées. Pas de bonhomme ou de bataille de boules de neige, car de flocons il n'y en a point ! Twig voulant faire plaisir à sa maîtresse va réveiller l'Homme de glace dans sa caverne mystérieuse et déclencher un véritable blizzard s'abattant sur le pays. Tels Calvin et Hobbes, Hilda et Twig vont traverser ensemble ces épreuves alliant la curiosité et l'enthousiasme de la jeune fille au courage du petit renard-cerf tentant d'inverser la catastrophe qu'il a provoqué malgré lui. Amitié et bienveillance seront au coeur de cette aventure teintée de la poésie graphique de l'auteur britannique. Il dépeint en effet un univers enchanteur avec beaucoup de finesse et d'élégance du trait. Le public ciblé aux alentours de 5, 6 ans sera ravi de faire ses premières armes dans le monde du 9ème art avec cette histoire.
  7. Kevin Nivek

    Tisseuse

    Titre de l'album : Tisseuse Scenariste de l'album : Léna Canaud Dessinateur de l'album : Léna Canaud Coloriste : Léna Canaud Editeur de l'album : Ankama Note : Résumé de l'album : Imaginez deux mondes parallèles, l'un ayant sept ans d'avance sur l'autre. De ce Côté, au fond d'un jardin à la campagne, se cache un puits à souhaits. Chaque personne peut venir y déposer une lettre afin d'exprimer ses regrets ou ses espoirs et ainsi aspirer à une nouvelle vie pour son alter ego. De l'Autre Côté, ces voeux sont réceptionnés par les Tisseurs : des professionnels qui influenceront discrètement leurs choix, pour les mener sur la bonne voie. Ethel, Gardienne du puits à souhaits, a toujours rêvé d'être Tisseuse, mais a fini par s'accommoder à la monotonie de son quotidien. Jusqu'au jour où Saule, son compagnon, décède brusquement. Désespérée, elle envoie pendant six ans des lettres aux Tisseurs pour changer son destin de l'Autre Côté. Mais, ne sachant pas si son voeu a été réalisé, elle décide de braver l'interdit en traversant avant que l'accident de Saule n'y survienne. Son but ? Le sauver, et enfin réaliser son souhait : devenir Tisseuse. Critique : Les voyages temporels sont toujours aussi complexes à utiliser dans les histoires même joliment contées, Léna Canaud parvient à simplifier légèrement le concept. Imaginez deux univers parallèles, un situé dans le présent pendant que l'autre accuse sept ans de retard. Une voie de communication entre les deux, un puits pour le "présent" et une cheminée pour le "passé". Ethel est tisseuse, en charge des lettres à expédier de l'autre côté. Imaginez ce que vous pourriez écrire à votre autre moi ou une connaissance de sept ans de moins ! Sept années durant lesquelles de multiples événements peuvent se dérouler, positifs ou dramatiques. Garante de ce secret, Ethel répertorie les lettres sous formes de voeux, et les expédie dans le puits. Mais que faire quand la dramaturgie intervient dans sa vie ? Elle va jouer les Cassandre et intervenir dans le "passé", le hic étant que les destins tels des fils sur une tapisserie se croisent et sont multiples ! Un événements passé peut engendrer des variables bien différentes ensuite et le monde que Ethel va découvrir en changeant d'univers va s'avérer bien différent du sien ! Sous ses airs de BD jeunesse avec un graphisme rond et simple, cette histoire va vous surprendre. On s'égare parfois dans cette grande galerie de personnages, certains sont les mêmes mais ont évolué différemment dans l'autre univers. Elle nous aide en donnant des ambiances spécifiques dans chacun. Ainsi le sépia prédomine dans le présent ou monde des tisseuses, alors que le bleu caractérise le passé, le monde des gardiennes. A travers cette histoire qui prend des allures de romance, l'auteure pose des questions sur le libre arbitre, les regrets et l'infini des possibles ! Une lecture intéressante qui mérite que l'on s'y attarde voire que l'on s'y remette car complexe au demeurant 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/tisseuse/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. Kevin Nivek

    Tisseuse

    Les voyages temporels sont toujours aussi complexes à utiliser dans les histoires même joliment contées, Léna Canaud parvient à simplifier légèrement le concept. Imaginez deux univers parallèles, un situé dans le présent pendant que l'autre accuse sept ans de retard. Une voie de communication entre les deux, un puits pour le "présent" et une cheminée pour le "passé". Ethel est tisseuse, en charge des lettres à expédier de l'autre côté. Imaginez ce que vous pourriez écrire à votre autre moi ou une connaissance de sept ans de moins ! Sept années durant lesquelles de multiples événements peuvent se dérouler, positifs ou dramatiques. Garante de ce secret, Ethel répertorie les lettres sous formes de voeux, et les expédie dans le puits. Mais que faire quand la dramaturgie intervient dans sa vie ? Elle va jouer les Cassandre et intervenir dans le "passé", le hic étant que les destins tels des fils sur une tapisserie se croisent et sont multiples ! Un événements passé peut engendrer des variables bien différentes ensuite et le monde que Ethel va découvrir en changeant d'univers va s'avérer bien différent du sien ! Sous ses airs de BD jeunesse avec un graphisme rond et simple, cette histoire va vous surprendre. On s'égare parfois dans cette grande galerie de personnages, certains sont les mêmes mais ont évolué différemment dans l'autre univers. Elle nous aide en donnant des ambiances spécifiques dans chacun. Ainsi le sépia prédomine dans le présent ou monde des tisseuses, alors que le bleu caractérise le passé, le monde des gardiennes. A travers cette histoire qui prend des allures de romance, l'auteure pose des questions sur le libre arbitre, les regrets et l'infini des possibles ! Une lecture intéressante qui mérite que l'on s'y attarde voire que l'on s'y remette car complexe au demeurant 😉
  9. Titre de l'album : Après l'école... Scenariste de l'album : Julien Frey Dessinateur de l'album : Ylllya Coloriste : Saboten Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Lu dans le Journal de Mickey ! Cléo et Léo sont voisins, dans la même classe et... inséparables. Après l'école, ils rentrent toujours chez eux ensemble. Chemin commun, précieuses minutes à deux. Pour refaire le monde et s'éclater ! Critique : Voilà une BD jeunesse qui devrait trouver un écho en chacun de nous, surtout en période de rentrée scolaire ! Cléo et Léo en CM2 sur les chemins du retour d'école discutent et font des conneries comme tous les enfants de leur âge. Sur le format des strips, une page un gag, vous ferez connaissance avec ces deux trublions amateurs de glaces à l'humour désopilant. Léo rêve de Bella la blonde capricieuse pendant que Cléo rêve de Léo en secret ! Les strips s'intègrent dans une évolution générale des deux personnages, chaque gag est unique mais garde un lien avec l'après. On voit ainsi leur relation évoluer au fil des péripéties et je dois bien avouer que leur quotidien ressemble à celui que nous avons toutes et tous connus durant notre passage en cours élémentaire. Pour illustrer ce déluge de madeleines de Proust, la talentueuse Yllya qui nous gratifie de son trait rond et doux très agréable et parfaitement bien adapté au contexte. Des couleurs vives agrémentent les planches en donnant une belle énergie au récit. Un très sympathique album jeunesse, aux notes de feel-good à faire lire par le plus grand nombre ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/apres-l-ecole-9782822246439/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  10. Kevin Nivek

    Après l'école...

    Voilà une BD jeunesse qui devrait trouver un écho en chacun de nous, surtout en période de rentrée scolaire ! Cléo et Léo en CM2 sur les chemins du retour d'école discutent et font des conneries comme tous les enfants de leur âge. Sur le format des strips, une page un gag, vous ferez connaissance avec ces deux trublions amateurs de glaces à l'humour désopilant. Léo rêve de Bella la blonde capricieuse pendant que Cléo rêve de Léo en secret ! Les strips s'intègrent dans une évolution générale des deux personnages, chaque gag est unique mais garde un lien avec l'après. On voit ainsi leur relation évoluer au fil des péripéties et je dois bien avouer que leur quotidien ressemble à celui que nous avons toutes et tous connus durant notre passage en cours élémentaire. Pour illustrer ce déluge de madeleines de Proust, la talentueuse Yllya qui nous gratifie de son trait rond et doux très agréable et parfaitement bien adapté au contexte. Des couleurs vives agrémentent les planches en donnant une belle énergie au récit. Un très sympathique album jeunesse, aux notes de feel-good à faire lire par le plus grand nombre !
  11. Kevin Nivek

    L'île des cochons volants

    Illustratrice de livres pour enfants mais aussi pour des jeux de société, l'artiste Marie Millotte se lance dans le grand bain du 9ème art avec L'île des cochons volants, sa première oeuvre personnelle. Embarquez pour les fjords nordiques et leurs forêts sombres aux côtés de Léon et Chonchon dans une aventure fantastique imprégnée du folklore scandinave. Comme tous les enfants au goût prononcé pour l'aventure, Léon rêve d'ailleurs, aussi le jour où il découvre un bébé cochon perdu, il décide sans plus attendre de le ramener à ses parents sur l'île des cochons volants. Un long voyage semé d'embûches mais aussi de découvertes attend notre petite troupe d'aventuriers en herbe. L'ambiance distillée par l'auteure est remarquable, on est happé par les couleurs et la magie se dégageant des lieux visités. Le trait rond et doux de son dessin nous offre des planches agréables invitant à l'imaginaire. Elle retranscrit parfaitement cette idée de villages scandinaves aux maisons colorées, mais aussi ces forêts sombres jalonnées de rivières et cascades. Je n'ai pas été surpris de découvrir qu'elle avait travaillé sur les couleurs du diptyque L'âge d'or ( éditeur Dupuis) et j'ai retrouvé cette atmosphère avec plaisir. Une quête initiatique saupoudrée de magie, accompagnée d'une dose d'amitié et d'humour, voilà une bien jolie recette pour un sympathique roman graphique à partir de 8 ans. Je gage que les adultes se régaleront aussi de ces aventures qui réveilleront l'enfant en eux 🙂 .
  12. Titre de l'album : L'île des cochons volants Scenariste de l'album : Marie Millotte Dessinateur de l'album : Marie Millotte Coloriste : Marie Millotte Editeur de l'album : Ankama Note : Résumé de l'album : Au milieu des fjords vivent Léon, un jeune garçon rêveur et avide d'aventures, et Chonchon, sa brebis de compagnie, terre à terre et prudente. Alors qu'ils sont sur le chemin du village, leur tranquillité est bousculée par un petit cochon tombé du ciel. Loin de son île, l'animal a besoin d'aide : il doit rejoindre au plus vite sa famille pour ne pas manquer la Grande Migration des cochons volants. Armés de leur courage, Léon, Chonchon et le cochon volant traverseront la mystérieuse forêt peuplée de créatures légendaires, et même peut-être de loups... Arriveront-ils à temps au sommet de l'île des cochons volants ? Critique : Illustratrice de livres pour enfants mais aussi pour des jeux de société, l'artiste Marie Millotte se lance dans le grand bain du 9ème art avec L'île des cochons volants, sa première oeuvre personnelle. Embarquez pour les fjords nordiques et leurs forêts sombres aux côtés de Léon et Chonchon dans une aventure fantastique imprégnée du folklore scandinave. Comme tous les enfants au goût prononcé pour l'aventure, Léon rêve d'ailleurs, aussi le jour où il découvre un bébé cochon perdu, il décide sans plus attendre de le ramener à ses parents sur l'île des cochons volants. Un long voyage semé d'embûches mais aussi de découvertes attend notre petite troupe d'aventuriers en herbe. L'ambiance distillée par l'auteure est remarquable, on est happé par les couleurs et la magie se dégageant des lieux visités. Le trait rond et doux de son dessin nous offre des planches agréables invitant à l'imaginaire. Elle retranscrit parfaitement cette idée de villages scandinaves aux maisons colorées, mais aussi ces forêts sombres jalonnées de rivières et cascades. Je n'ai pas été surpris de découvrir qu'elle avait travaillé sur les couleurs du diptyque L'âge d'or ( éditeur Dupuis) et j'ai retrouvé cette atmosphère avec plaisir. Une quête initiatique saupoudrée de magie, accompagnée d'une dose d'amitié et d'humour, voilà une bien jolie recette pour un sympathique roman graphique à partir de 8 ans. Je gage que les adultes se régaleront aussi de ces aventures qui réveilleront l'enfant en eux 🙂 . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/l-ile-des-cochons-volants/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  13. Titre de l'album : Ulysse et Cyrano Scenariste de l'album : Xavier Dorison , Antoine Cristau Dessinateur de l'album : Stéphane Servain Coloriste : Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Ulysse Ducerf va passer le bac. Les maths ne le passionnent guère, mais impossible de se défiler quand on est promis à un brillant avenir : l'École polytechnique puis la reprise, un jour, des cimenteries familiales. Telle est la volonté du père d'Ulysse, mais ce dernier est rattrapé par de graves accusations : 10 ans plus tôt, son entreprise aurait participé à l'effort de guerre allemand. La famille s'installe en Bourgogne, où Ulysse fait la connaissance d'un homme bourru et secret. Le choc est immédiat : Cyrano et la grande cuisine vont bouleverser à jamais la vie d'Ulysse... Ce récit culinaire dans la France des Trente Glorieuses mettra en appétit ses lecteurs tout en posant des questions aussi nécessaires qu'universelles : qu'est-ce que le plaisir ? Où se trouve l'épanouissement... et comment l'atteindre ? Critique : Le monde du 9ème art peut s'enorgueillir de compter dans ses rangs Xavier Dorison , LE scénariste du moment dont l'éclectisme ne cesse de m'impressionner ! Aucune fausse note dans ses oeuvres et ce n'est pas avec ce formidable Ulysse et Cyrano qu'il va déroger à la règle ! Une histoire somme toute assez simple de transmission , mais insérée dans un contexte historique riche et passionnant , avec en plus la grande cuisine à la française et des personnages toujours aussi attachants . Une recette fonctionnant à merveille qui vous fera dévorer les 176 pages avec gourmandise , d'autant que des recettes en annexes s'ajoutent en fin de récit 😉 . Un scénario millimétré avec son lot de suspens et de surprises qui vous transportera ! Pour illustrer cette aventure culinaire , l'auteur de Holly Ann (Casterman) et L'histoire de Siloë ( Delcourt) , Stéphane Servain se met au diapason de l'histoire . Les visages sont expressifs , la campagne bourguignonne et ses villages donnent de la grandeur au monde rural , et son découpage est des plus immersif ; la symbiose bulles/dessin est idoine . Cette alchimie ne peut se faire qu'avec une empathie profonde envers les deux protagonistes principaux et il est difficile d'y résister ! Prenez une dose de jeunesse , un vieux aigri au grand coeur , de la cuisine étoilée , de l'amitié , une pincée d'amour , vous aurez une histoire remarquable , que vous relirez avec autant de plaisir dans 6 mois 🙂 Bon appétit ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/ulysse-et-cyrano/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Titre de l'album : C'est où, le plus loin d'ici ? tome 1 Scenariste de l'album : Matthew Rosenberg Dessinateur de l'album : Tyler Boss Coloriste : Tyler Boss Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Le monde tel qu'on le connaît a pris fin. Il ne reste plus que des bandes d'ados vivant dans des bâtiments en ruine. La jeune Sid est convaincue qu'il doit y avoir quelque chose de plus et de mieux au-delà de la zone où il (sur)vivent. Lorsqu'elle disparaît vers les territoires inconnus, sa bande va tout risquer pour la ramener chez elle. Une histoire rythmée et mystérieuse sur ce qui compte vraiment : survivre, vivre avec ceux qu'on aime et... les disques vinyles ! Critique : L'éditeur Casterman lance une section "comics" avec l'adaptation française de "What's the further place from here" des auteurs américains Matthew Rosenberg et Tylor Boss. Intitulé "C'est où le plus loin d'ici", cette histoire aux faux airs de "Seuls" (édition Rue de Sèvres) nous transporte dans une Amérique post-apocalyptique dénuée d'adultes. De grandes artères dépeuplées, sans vie, des façades de bâtiments vétustes et vides d'occupants, ou du moins presque vides ! Car en effet, des bandes d'ados résident encore en ces lieux souffrant des affres du temps, dont la jeune Sid et ses rêves d'ailleurs ! Peu après sa mystérieuse disparition, sa troupe d'amis est en émoi et décide de mettre en place une équipe partant à sa recherche. On découvre ainsi la grande galerie de protagonistes mais aussi les interactions entre eux telles que les peurs, les sentiments cachés, les non-dits etc.... La disparition de Sid va agir en élément déclencheur de nombreuses révélations, mais aussi de conflits à venir. Car si notre troupe d'ados semble à peu près normale, attendez-vous à de sacrées découvertes lors des rencontres de l'équipe de secours ! Matthew Rosenberg imagine à quoi pourrait ressembler une société peuplée d'enfants et d'ados sans ordre ni repères et cela donne des tributs assez curieuses 😉 Ajoutez à cela de mystérieux "gardiens" à l'apparence terrifiante et une peur de devenir adulte tel le syndrome de Peter pan; vous commencerez à imaginer le monde que nous livre l'auteur américain. Tyler Boss réalise des planches aux encrages profonds dans un style proche des travaux de David Mazzuchelli mais aussi de Mike Mignola. Il agrémente son dessin d'un découpage innovant et dynamique donnant de la profondeur à cette histoire plutôt mystérieuse. Prévus en 3 tomes, attendez-vous à de bons moments de lecture car les ouvrages sont copieux en pagination 🙂 . Autres infos : Type de l'album : Comic Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/c-est-ou-le-plus-loin-d-ici-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  15. L'éditeur Casterman lance une section "comics" avec l'adaptation française de "What's the further place from here" des auteurs américains Matthew Rosenberg et Tylor Boss. Intitulé "C'est où le plus loin d'ici", cette histoire aux faux airs de "Seuls" (édition Rue de Sèvres) nous transporte dans une Amérique post-apocalyptique dénuée d'adultes. De grandes artères dépeuplées, sans vie, des façades de bâtiments vétustes et vides d'occupants, ou du moins presque vides ! Car en effet, des bandes d'ados résident encore en ces lieux souffrant des affres du temps, dont la jeune Sid et ses rêves d'ailleurs ! Peu après sa mystérieuse disparition, sa troupe d'amis est en émoi et décide de mettre en place une équipe partant à sa recherche. On découvre ainsi la grande galerie de protagonistes mais aussi les interactions entre eux telles que les peurs, les sentiments cachés, les non-dits etc.... La disparition de Sid va agir en élément déclencheur de nombreuses révélations, mais aussi de conflits à venir. Car si notre troupe d'ados semble à peu près normale, attendez-vous à de sacrées découvertes lors des rencontres de l'équipe de secours ! Matthew Rosenberg imagine à quoi pourrait ressembler une société peuplée d'enfants et d'ados sans ordre ni repères et cela donne des tributs assez curieuses 😉 Ajoutez à cela de mystérieux "gardiens" à l'apparence terrifiante et une peur de devenir adulte tel le syndrome de Peter pan; vous commencerez à imaginer le monde que nous livre l'auteur américain. Tyler Boss réalise des planches aux encrages profonds dans un style proche des travaux de David Mazzuchelli mais aussi de Mike Mignola. Il agrémente son dessin d'un découpage innovant et dynamique donnant de la profondeur à cette histoire plutôt mystérieuse. Prévus en 3 tomes, attendez-vous à de bons moments de lecture car les ouvrages sont copieux en pagination 🙂 .
  16. The_PoP

    La force de vivre

    Titre de l'album : La force de vivre Scenariste de l'album : Laurent Astier Dessinateur de l'album : Laurent Astier Coloriste : Laurent Astier Editeur de l'album : Rue de sevres Note : Résumé de l'album : Dès leur rencontre, une amitié forte va naître entre Cyril et Laurent. De celles qui font grandir et changer pour le mieux. L'un, extraverti et solaire, est l'opposé de l'autre, timide et sombre. Le lien qui les unit est pourtant indicible et inexplicable. Laurent Astier raconte comment ce lien d'amitié perdure malgré la disparition de son ami emporté par la maladie. Critique : Il y a des bd qui vous parlent, qui vous attirent comme des aimants. La force de vivre m'a fait cet effet là. Je n'étais pas sensé la lire, et pourtant elle s'est imposée à moi dans une librairie. Grand bien m'en a fait. Hier @Kevin Nivek me demandait quelle était ma lecture de l'année, aujourd'hui en refermant La force de vivre, j'ai une nouvelle réponse à lui apporter. Entendons nous, malgré ses indéniables qualités ce n'est peut être pas le chef d'œuvre graphique, artistique ou narratif de l'année, mais j'ai pleuré en la refermant. Vraiment. Et cela ne m'arrive pas bien souvent dans ma vie. Parfois quand une bd vous émeut à ce point c'est qu'elle fait écho à votre propre vécu. Et ce n'est même pas vraiment le cas ici pour moi, si ce n'est peut être une histoire de génération et de vie dans lesquelles je peux reconnaitre une époque proche de celle que j'ai connu. Par contre la force de vivre nous parle de l'importance de l'amitié et de la vie en général. Beaucoup de chansons, de films, de livres majeurs sont dédiés aux grandes histoires d'amour. L'amitié, elle, a inspiré moins d'œuvres majeures. Et pourtant. En bref je ne sais pas vous dire pourquoi "La force de vivre" m'a autant marqué, mais ce que je sais avec certitude c'est que je ne serais pas le seul tant cette bd renferme une belle puissance évocatrice. Voilà, je connaissais le travail de Laurent Astier par sa série La Venin. Je trouve que sur la Force de vivre son dessin a franchi un énorme cap, plus empathique, plus émouvant. A la fin je ne peux que vous conseiller La force de vivre, surtout pour peu que vous aimiez l'amitié, la vie, les années 80-90 et voir de jeunes adultes se construire, se trouver. Cet ouvrage a été écrit avec les tripes, et il m'a profondément ému et marqué. Ce qui est frappant c'est que l'ensemble est plein de pudeur, de petites joies et de petites douleurs, d'instants remémorés. Pas d'excès, rien de surjoué, simplement souvent le mot juste. La multitude de thématiques rencontrées est aussi magnifique, car La force de vivre ne parle pas que d'un seul sujet mais de la vie en général, de la famille, des enfants, des amours. Les livres hommage sont souvent un peu lourds, un peu trop dans l'emphase, à appuyer sur les émotions et l'empathie, un peu trop dégoulinants. Ici rien de tout ça. Juste une impression de vrai, la vérité de Laurent Astier qui se met à nu. Alors merci M. Astier de m'avoir fait vivre ça, de m'avoir fait revivre des choses, de m'avoir donné autant d'émotions et de réflexions. Merci de nous avoir permis d'accéder à cela. Et merci à votre éditrice, qui a fait de l'excellent travail et dont je ne peux que confirmer la justesse de la direction qu'elle vous a permis de prendre, cela se ressent. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-force-de-vivre/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. poseidon2

    Épouvantail

    Titre de l'album : Épouvantail Scenariste de l'album : Philippe Pelaez Dessinateur de l'album : Stéphane Sénégas Coloriste : Stéphane Sénégas Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Dans une ferme isolée, Lily, une petite fille au caractère bien affirmé, vit avec son père et sa belle-mère. Elle partage son quotidien entre ses animaux, l'école et un épouvantail planté en haut d'un champ, de l'autre côté de la route. Un épouvantail qui, un jour, se met à lui parler. Les échanges sont houleux, car l'épouvantail se montre vulgaire : il n'a pas besoin d'amis, contrairement à Lily. Le mannequin de paille et de bois lui révèle qu'il a été le témoin d'un tragique accident de voiture sur la route, en bas du champ. Depuis, il a mal au ventre. Le père de Lily a lui aussi été un témoin capital de ce drame : il a pu sauver le passager mais pas la conductrice de la voiture, lorsque la voiture a dévalé le talus pour finir dans l'étang du bois qui jouxte la ferme. Le même étang que celui où est morte la mère de Lily. Tandis qu'une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'accident, tous les protagonistes commencent à faire d'étranges cauchemars hantés par la présence singulière... de l'épouvantail. Cette bande dessinée, fruit de la collaboration entre Philippe Pelaez et Stéphane Sénégas, mêle drame et fantastique dans un univers à la Tim Burton. Les illustrations en noir et blanc subliment un récit où la frontière entre rêve et réalité vacille, créant une atmosphère aussi fascinante qu'inquiétante. Critique : En voilà une BD pas comme les autres. Graphiquement, c'est même radicalement différent de ce que l'on peut lire d'habitude. On est ici très proche de l'étrange Noël de Monsieur Jack, mais en noir et blanc et avec un coté plus anguleux et plus effrayant dans le dessin. Et pourtant… cette histoire qui a tout pour être effrayante se trouve être adoucie par notre personnage central : Lily. Car dans cet univers noir et blanc, plein de légende et de méchant épouvantail qui parle, on a Lily. Lily pleine de vie, d'envie et qui, malgré la disparition de sa mère, nous apporte un rayon de bonne humeur dans une histoire qui en a besoin. Non pas que l'histoire soit glauque. Elle est juste un peu effrayante, le lecteur ne sachant jamais si cet épouvantail est du côté de Lily ou non. Philippe Pelaez nous livre ici une superbe histoire, réussissant à entremêler une enquête policière et un récit d'angoisse, de bien belle façon, faisant osciller le lecteur entre peur et envie de savoir ce qu'il est vraiment arrivé à la mère de Lily, le tout saupoudrer de la joie d'une petite fille pleine de vie. Une lecture marquante Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/epouvantail?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  18. poseidon2

    Épouvantail

    En voilà une BD pas comme les autres. Graphiquement, c'est même radicalement différent de ce que l'on peut lire d'habitude. On est ici très proche de l'étrange Noël de Monsieur Jack, mais en noir et blanc et avec un coté plus anguleux et plus effrayant dans le dessin. Et pourtant… cette histoire qui a tout pour être effrayante se trouve être adoucie par notre personnage central : Lily. Car dans cet univers noir et blanc, plein de légende et de méchant épouvantail qui parle, on a Lily. Lily pleine de vie, d'envie et qui, malgré la disparition de sa mère, nous apporte un rayon de bonne humeur dans une histoire qui en a besoin. Non pas que l'histoire soit glauque. Elle est juste un peu effrayante, le lecteur ne sachant jamais si cet épouvantail est du côté de Lily ou non. Philippe Pelaez nous livre ici une superbe histoire, réussissant à entremêler une enquête policière et un récit d'angoisse, de bien belle façon, faisant osciller le lecteur entre peur et envie de savoir ce qu'il est vraiment arrivé à la mère de Lily, le tout saupoudrer de la joie d'une petite fille pleine de vie. Une lecture marquante
  19. Titre de l'album : Le clan des Salamandres tome 2 Scenariste de l'album : Virginie Demay Dessinateur de l'album : Emilio Urbano, Manuela Razzi Coloriste : Arianne Consonni Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Paris, 1518. Colin a enfin retrouvé Jeanne et Aloïs ! Mais leur répit est de courte durée. Traqués par leur oncle Eudes et par de redoutables forains, les trois amis du Clan des Salamandres doivent fuir à nouveau. Cap vers Lyon, puis l'Italie ! Entre courses-poursuites haletantes, duels, complots et révélations sur le passé de leurs parents, leur aventure les mènera toujours plus loin, au péril de leur liberté... et de leur vie. Parviendront-ils à échapper à leurs poursuivants et à réaliser leur rêve ? Critique : L'historienne Virgine Demay poursuit les aventures de notre trio à l'emblème royal de François 1er avec un second volume placé sous le signe de la cavale ! En effet, le clan des Salamandres ne cesse de courir, en fuite ou dans un but bien précis et on ne s'ennuie pas une seconde ! Colin est poursuivi suite à son accusation de meurtre, des forains le pourchassent ainsi qu'Eudes qui entend bien faire respecter la justice. Il désire aussi marier Jeanne afin de mieux "gérer" son héritage, mais cette dernière et son frère Aloïs ne l'entendent pas de cette oreille bien évidemment. Une fois Colin retrouvé, les trois compères fuient avec à leurs trousses les forains et Eudes. Un oncle à Lyon serait salutaire puis Florence, tel est le but ultime de leur périple ! Tout va très vite, l'action est omniprésente, on retient son souffle dans cette course poursuite à travers la France. Un peu moins d'anecdotes historiques mais un soucis du détail dans le dessin qui reste présent. Le trait à quatre mains est vraiment agréable, rondeur et douceur sont les maîtres mots, enrichis par une très jolie palette de couleurs; Barbucci n'est pas loin on sent ses influences à travers le dessin des deux italiens Urbano et Razzi. Une bien sympathique saga à venir chez jungle où l'aventure côtoie la grande histoire, le tout avec un dessin doté d'une belle énergie visuelle. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-clan-des-salamandres-tome-2/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  20. L'historienne Virgine Demay poursuit les aventures de notre trio à l'emblème royal de François 1er avec un second volume placé sous le signe de la cavale ! En effet, le clan des Salamandres ne cesse de courir, en fuite ou dans un but bien précis et on ne s'ennuie pas une seconde ! Colin est poursuivi suite à son accusation de meurtre, des forains le pourchassent ainsi qu'Eudes qui entend bien faire respecter la justice. Il désire aussi marier Jeanne afin de mieux "gérer" son héritage, mais cette dernière et son frère Aloïs ne l'entendent pas de cette oreille bien évidemment. Une fois Colin retrouvé, les trois compères fuient avec à leurs trousses les forains et Eudes. Un oncle à Lyon serait salutaire puis Florence, tel est le but ultime de leur périple ! Tout va très vite, l'action est omniprésente, on retient son souffle dans cette course poursuite à travers la France. Un peu moins d'anecdotes historiques mais un soucis du détail dans le dessin qui reste présent. Le trait à quatre mains est vraiment agréable, rondeur et douceur sont les maîtres mots, enrichis par une très jolie palette de couleurs; Barbucci n'est pas loin on sent ses influences à travers le dessin des deux italiens Urbano et Razzi. Une bien sympathique saga à venir chez jungle où l'aventure côtoie la grande histoire, le tout avec un dessin doté d'une belle énergie visuelle.
  21. The_PoP

    La force de vivre

    Il y a des bd qui vous parlent, qui vous attirent comme des aimants. La force de vivre m'a fait cet effet là. Je n'étais pas sensé la lire, et pourtant elle s'est imposée à moi dans une librairie. Grand bien m'en a fait. Hier @Kevin Nivek me demandait quelle était ma lecture de l'année, aujourd'hui en refermant La force de vivre, j'ai une nouvelle réponse à lui apporter. Entendons nous, malgré ses indéniables qualités ce n'est peut être pas le chef d'œuvre graphique, artistique ou narratif de l'année, mais j'ai pleuré en la refermant. Vraiment. Et cela ne m'arrive pas bien souvent dans ma vie. Parfois quand une bd vous émeut à ce point c'est qu'elle fait écho à votre propre vécu. Et ce n'est même pas vraiment le cas ici pour moi, si ce n'est peut être une histoire de génération et de vie dans lesquelles je peux reconnaitre une époque proche de celle que j'ai connu. Par contre la force de vivre nous parle de l'importance de l'amitié et de la vie en général. Beaucoup de chansons, de films, de livres majeurs sont dédiés aux grandes histoires d'amour. L'amitié, elle, a inspiré moins d'œuvres majeures. Et pourtant. En bref je ne sais pas vous dire pourquoi "La force de vivre" m'a autant marqué, mais ce que je sais avec certitude c'est que je ne serais pas le seul tant cette bd renferme une belle puissance évocatrice. Voilà, je connaissais le travail de Laurent Astier par sa série La Venin. Je trouve que sur la Force de vivre son dessin a franchi un énorme cap, plus empathique, plus émouvant. A la fin je ne peux que vous conseiller La force de vivre, surtout pour peu que vous aimiez l'amitié, la vie, les années 80-90 et voir de jeunes adultes se construire, se trouver. Cet ouvrage a été écrit avec les tripes, et il m'a profondément ému et marqué. Ce qui est frappant c'est que l'ensemble est plein de pudeur, de petites joies et de petites douleurs, d'instants remémorés. Pas d'excès, rien de surjoué, simplement souvent le mot juste. La multitude de thématiques rencontrées est aussi magnifique, car La force de vivre ne parle pas que d'un seul sujet mais de la vie en général, de la famille, des enfants, des amours. Les livres hommage sont souvent un peu lourds, un peu trop dans l'emphase, à appuyer sur les émotions et l'empathie, un peu trop dégoulinants. Ici rien de tout ça. Juste une impression de vrai, la vérité de Laurent Astier qui se met à nu. Alors merci M. Astier de m'avoir fait vivre ça, de m'avoir fait revivre des choses, de m'avoir donné autant d'émotions et de réflexions. Merci de nous avoir permis d'accéder à cela. Et merci à votre éditrice, qui a fait de l'excellent travail et dont je ne peux que confirmer la justesse de la direction qu'elle vous a permis de prendre, cela se ressent.
  22. Titre de l'album : Mon amie fantôme Scenariste de l'album : Michelle Tolo Dessinateur de l'album : Michelle Tolo Coloriste : Michelle Tolo Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Tout le monde aimerait avoir u un.e meilleur.e ami.e. Mais que ferais-tu si cette personne était un fantôme ? Magnus vient d'emménager dans la petite bourgade de Hanteville. Il a du mal à s'intégrer et sa mère se fait du souci pour lui. Et puis, un jour, il rencontre Saga... Entre les nouvelles amitiés et les secrets oubliés, Magnus et Saga vont vivre une aventure pleine de mystères ! Critique : L'illustratrice norvégienne Michelle Tolo se lance dans la BD avec cette première oeuvre destinée à un large public juvénile. On y suit un jeune garçon nommé Magnus arrivant dans une nouvelle ville avec tout ce que cela comporte comme difficultés à cet âge. Nouvelle classe de CM1, nouvelles amitiés ou pas, nouvelle maison etc... Pas simple à gérer, on est tous passé par là au moins une fois dans notre vie et l'auteure retranscrit plutôt bien ces problèmes d'enfance. Elle pimente ces péripéties avec l'apparition soudaine d'un fantôme, une jeune fille dénommée Saga qui sort d'une figurine rappelant à Magnus son défunt chat. Dès lors, il se retrouve partagé entre son amitié avec une fille que lui seul peut voir, et deux garçons assez fauteurs de troubles le poussant à faire des bêtises. D'un côté une relation presque imaginaire mais saine et d'un autre une amitié toxique. Une dualité compliquée pour un enfant, d'autant que Saga est liée à cette figurine suite à un événement passé, datant de plus de 80 ans juste avant sa mort. Tous les deux vont tenter de percer ce mystère. De l'aventure, du rythme, un soupçon de fantastique, des dialogues concis, les ingrédients sont réunis pour une bonne lecture "jeunesse". On peut reprocher un léger manque d'originalité avec cette amitié fantastique, mais l'ensemble se tient. Le trait est simple, d'influence manga avec de grands yeux et des visages ronds. Une lecture à recommander à partir de 8 ans. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/mon-amie-fantome/ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  23. Kevin Nivek

    Mon amie fantôme

    L'illustratrice norvégienne Michelle Tolo se lance dans la BD avec cette première oeuvre destinée à un large public juvénile. On y suit un jeune garçon nommé Magnus arrivant dans une nouvelle ville avec tout ce que cela comporte comme difficultés à cet âge. Nouvelle classe de CM1, nouvelles amitiés ou pas, nouvelle maison etc... Pas simple à gérer, on est tous passé par là au moins une fois dans notre vie et l'auteure retranscrit plutôt bien ces problèmes d'enfance. Elle pimente ces péripéties avec l'apparition soudaine d'un fantôme, une jeune fille dénommée Saga qui sort d'une figurine rappelant à Magnus son défunt chat. Dès lors, il se retrouve partagé entre son amitié avec une fille que lui seul peut voir, et deux garçons assez fauteurs de troubles le poussant à faire des bêtises. D'un côté une relation presque imaginaire mais saine et d'un autre une amitié toxique. Une dualité compliquée pour un enfant, d'autant que Saga est liée à cette figurine suite à un événement passé, datant de plus de 80 ans juste avant sa mort. Tous les deux vont tenter de percer ce mystère. De l'aventure, du rythme, un soupçon de fantastique, des dialogues concis, les ingrédients sont réunis pour une bonne lecture "jeunesse". On peut reprocher un léger manque d'originalité avec cette amitié fantastique, mais l'ensemble se tient. Le trait est simple, d'influence manga avec de grands yeux et des visages ronds. Une lecture à recommander à partir de 8 ans.
  24. La sino-canadienne Vivian Zhou réalise sa première BD sur fond de magie dans un univers que n'aurait pas renié le grand Miyazaki. Tout commence par une course poursuite entre deux femmes, l'une prend son envol avec une élégance rare et sa poursuivante stoppe sa course au pied de la falaise, voyant s'éloigner cette femme ailée avec colère et tristesse. Qui sont-elles ? Car la suite du récit nous fait découvrir Atana, une jeune sirène vivant seule sur une île déserte. Elle fait la rencontre de Ren, une enfant du peuple des oiseaux de feu, qui met fin à son vol non loin de l'île d'Atana. Ensemble, elle partent à la découverte du monde avec chacune un objectif bien précis, Atana désire connaître les raisons de son exil forcé et Ren voulant savoir pourquoi son peuple parcourant l'immensité de l'espace, s'est perdu sur cette planète. Elles vont faire la rencontre de la Reine Sorcière, omnipotente et curieuse de leur venue ainsi que leurs motivations. Sous son apparence douce et accueillante, la Reine semble dissimuler un lourd secret, que nos deux intrépides héroïnes ne vont pas tarder à découvrir. C'est une histoire consistante que nous livre Vivan Zhou, elle prend le temps de bien présenter les personnages, s'attarde sur des dialogues riches en révélations, mais surtout, elle propose un monde emplit de mystères ! En effet, il semble peuplé uniquement de femmes, avec trois "castes" représentées par les mages, les sirènes et les oiseaux de feu. Ils tirent leur essence magique de cette planète, mais de quelle planète s'agit-il d'ailleurs ?? Tant d'énigmes auxquelles elle répondra dans le second tome, du moins je l'espère. Un mot sur le style graphique de l'artiste, elle use d'un trait doux et rond, aux fortes influences manga, avec de jolies couleurs chaudes. De la simplicité sur les protagonistes mais un imaginaire détaillé sur les arrières plans et l'architecture déployée. Elle a fait ses premières armes dans l'animation et cela se ressent à travers son découpage dynamique, faisant la part belle au mouvement. Une belle découverte, à partir de 11 ans.
  25. Titre de l'album : Atana et l'oiseau de feu tome 1 Scenariste de l'album : Vivian Zhou Dessinateur de l'album : Vivian Zhou Coloriste : Vivian Zhou Editeur de l'album : Bayard Note : Résumé de l'album : Jeune sirène isolée sur une île déserte, Atana voit tomber du ciel Ren, une jeune oiseau de feu. Les deux filles deviennent rapidement amies, mais Atana n'est pas la seule à avoir remarqué l'arrivée de Ren - bien vite, les deux filles sont poursuivies par des chasseurs de magie, puis invitées à se cacher au palais de l'ancestrale et omnipotente Reine Sorcière. Celle-ci offre sécurité et confort à Ren et Atana, et leur propose même de les aider à éclaircir certains mystères de leur passé. Mais la protection de la Reine Sorcière n'est peut-être pas aussi bienveillante qu'elle n'y parait, et le mystère qui plane entre les murs de son château devient de plus en plus oppressant. Critique : La sino-canadienne Vivian Zhou réalise sa première BD sur fond de magie dans un univers que n'aurait pas renié le grand Miyazaki. Tout commence par une course poursuite entre deux femmes, l'une prend son envol avec une élégance rare et sa poursuivante stoppe sa course au pied de la falaise, voyant s'éloigner cette femme ailée avec colère et tristesse. Qui sont-elles ? Car la suite du récit nous fait découvrir Atana, une jeune sirène vivant seule sur une île déserte. Elle fait la rencontre de Ren, une enfant du peuple des oiseaux de feu, qui met fin à son vol non loin de l'île d'Atana. Ensemble, elle partent à la découverte du monde avec chacune un objectif bien précis, Atana désire connaître les raisons de son exil forcé et Ren voulant savoir pourquoi son peuple parcourant l'immensité de l'espace, s'est perdu sur cette planète. Elles vont faire la rencontre de la Reine Sorcière, omnipotente et curieuse de leur venue ainsi que leurs motivations. Sous son apparence douce et accueillante, la Reine semble dissimuler un lourd secret, que nos deux intrépides héroïnes ne vont pas tarder à découvrir. C'est une histoire consistante que nous livre Vivan Zhou, elle prend le temps de bien présenter les personnages, s'attarde sur des dialogues riches en révélations, mais surtout, elle propose un monde emplit de mystères ! En effet, il semble peuplé uniquement de femmes, avec trois "castes" représentées par les mages, les sirènes et les oiseaux de feu. Ils tirent leur essence magique de cette planète, mais de quelle planète s'agit-il d'ailleurs ?? Tant d'énigmes auxquelles elle répondra dans le second tome, du moins je l'espère. Un mot sur le style graphique de l'artiste, elle use d'un trait doux et rond, aux fortes influences manga, avec de jolies couleurs chaudes. De la simplicité sur les protagonistes mais un imaginaire détaillé sur les arrières plans et l'architecture déployée. Elle a fait ses premières armes dans l'animation et cela se ressent à travers son découpage dynamique, faisant la part belle au mouvement. Une belle découverte, à partir de 11 ans. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/atana-et-l-oiseau-de-feu-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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