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Hey ! c'est chez moi ça ! Enfin pas loin. Petite intro pour vous dire que cette critique sera forcément biaisée. En effet, et même si je ne suis pas un alpiniste, les montagnes ça me parle. Toute mon enfance et une partie de mes weekends. Encore plus ces montagnes-là 🙂 C'est à prendre en compte quand je vous dis que ce docufiction fut une très bonne lecture. Une lecture apaisante par le rythme et le thème choisit. Mais une lecture intéressante aussi par l'histoire de notre narratrice et sa découverte des grands espaces. Cette dualité fut pour moi encore plus centrale que le discours sur le vivant et la découverte d'existence sur la recherche sur la montagne : L'impact de la montagne et des plantes sur sa vie personnelle est bien pensé et assez émouvant. Nos auteurs ménagent bien la surprise sur le souvenir qui hante Jeanne et nous font découvrir son histoire au fur et à mesure de la découverte des grands espaces et de la résilience du vivant en montagne. Un beau docufiction pour les amateurs de grands espaces !
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Titre de l'album : À la frontière du vivant Scenariste de l'album : Cédric Dentant | Jean-Marc Rochette Dessinateur de l'album : Cécile Guillard Coloriste : Cécile Guillard Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Journaliste, Jeanne est fatiguée d'écrire sur les drames survenus en montagne. Lors d'un séjour chez sa soeur, celle-ci l'encourage à suivre un groupe de guides sur le massif des Écrins. Jeanne décide de les accompagner, avec l'envie de mieux comprendre la biodiversité des cimes. . À la dureté des lieux s'oppose la beauté des montagnes, leur histoire, leurs plantes et leurs adaptations. En effet, certaines espèces qui restent à demeure là-haut développent des trésors d'adaptation pour vivre dans un environnement aussi extrême. Le botaniste que les soeurs rencontrent explique ses observations et ses méthodes, avec pédagogie et dans la bonne humeur. Au plus proche de la réalité, le récit raconte aussi la vie des montagnards, leurs joies, leurs peines et leurs interrogations sur l'avenir de notre planète face aux changements climatiques. Un récit à la fibre écologique qui s'interroge sur l'avenir de notre planète face aux perturbations climatiques. Cédric Dentant, botaniste, spécialise de la flore de haute altitude, travaille sur les plantes des Alpes, des Andes et de l'Himalaya. Amoureuse de la nature, Cécile Guillard apporte une touche sensible à ce récit profondément humain. Album en partenariat avec le parc national des Écrins. Préface de Jean-Marc Rochette. Critique : Hey ! c'est chez moi ça ! Enfin pas loin. Petite intro pour vous dire que cette critique sera forcément biaisée. En effet, et même si je ne suis pas un alpiniste, les montagnes ça me parle. Toute mon enfance et une partie de mes weekends. Encore plus ces montagnes-là 🙂 C'est à prendre en compte quand je vous dis que ce docufiction fut une très bonne lecture. Une lecture apaisante par le rythme et le thème choisit. Mais une lecture intéressante aussi par l'histoire de notre narratrice et sa découverte des grands espaces. Cette dualité fut pour moi encore plus centrale que le discours sur le vivant et la découverte d'existence sur la recherche sur la montagne : L'impact de la montagne et des plantes sur sa vie personnelle est bien pensé et assez émouvant. Nos auteurs ménagent bien la surprise sur le souvenir qui hante Jeanne et nous font découvrir son histoire au fur et à mesure de la découverte des grands espaces et de la résilience du vivant en montagne. Un beau docufiction pour les amateurs de grands espaces ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/a-la-frontiere-du-vivant?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Terre de sang - Le temps du déséspoir Scenariste de l'album : Joann Sfar Dessinateur de l'album : Joann Sfar Coloriste : Joann Sfar Editeur de l'album : Arènes Note : Résumé de l'album : Nous vivrons était le livre de l'après-pogrom du 7 octobre, Que faire des Juifs ? une réflexion sur l'histoire du judaïsme et de l'antisémitisme, avec une dimension à la fois historique, personnelle et charnelle. Avec Terre de sang, Joann Sfar s'éloigne de la chronique immédiate et de la fresque didactique. Il tend l'oreille aux voix palestiniennes, arabes, bédouines, dans le tumulte d'un conflit insoutenable. Il reprend ici le flambeau du reportage dessiné et parcourt des villes fracturées sur une planète à bout de souffle : Venise, Paris, Ramallah, Naplouse, Hébron, Jérusalem, Tel-Aviv... Aux massacres, aux idéologies, aux mécanismes de haine, il oppose le dialogue qui, même lorsqu'il semble impossible, reste un acte politique puissant. Sfar s'ancre dans la BD du réel, poétique, violente, fraternelle, qui ne sauve rien, mais n'abandonne personne. Critique : Après Nous vivrons et Que faire des juifs (Les arènes), l'artiste engagé Joann Sfar clôture sa trilogie avec Terre de sang - Le temps du désespoir ! Un imposant volume de plus de 600 pages sur ses voyages et ses impression recueillies au fil d'échanges et observations réalisés sur place. On suit ainsi ses pérégrinations dans un style graphique à main levée avec des croquis réalisés sur le fait ou plus tard, le tout saupoudré d'un humour bienvenu tant le thème abordé ne l'est point ! De ses rencontres réelles et réflexions intimes, il en tire son exploration de la notion de désespoir, mais aussi de résistance et de transmission. Il parvient ceci dit à éviter le manichéisme en proposant une vision complexe, humaine et parfois crue, mais toujours respectueuse des différentes voix qu’il fait entendre. Dans cette narration hybride, il mêle des témoignages réels, des rencontres, des dialogues avec des personnes impliquées dans le conflit israélo-palestinien, et ses propres réflexions. Puis il passe du présent (le conflit actuel, ses voyages, ses rencontres) au passé (l’histoire du judaïsme, de l’antisémitisme, des pogroms), ce qui enrichit la compréhension des enjeux et donne une profondeur historique au récit. On décèle forcément quelques longueurs au fil de la lecture de l'ouvrage, mais le tout est cohérent et tente de synthétiser les éléments des deux premiers tomes pour proposer une forme de réponse, ou du moins une piste de réflexion, sur la résilience, la mémoire et l’espoir malgré tout. Il faut souligner le travail remarquable effectué sur ces trois albums au cours des deux dernières années tant la pagination est forte, mais avec un tel sujet, comment faire autrement ?? Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/terre-de-sang-le-temps-du-desespoir/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : On a mangé la mer Scenariste de l'album : Maxime De Lisle Dessinateur de l'album : Olivier Martin Coloriste : Olivier Martin Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : En France, les mers qui bordent nos côtes ont été vidées de 80% de leurs poissons de fond. On les a mangés. D'un appétit vorace et aveugle. Par des décennies de politique de surpêche, de consommateurs mal informés demandant plus de poissons à des prix moindre, et d'industriels courant derrière la croissance. C'est une histoire qui nous concerne tous, où la responsabilité de chacun est engagée. Les pêcheurs n'en sont que le bras armé, ils n'agissent que comme exécutants des attentes de la société. On a mangé la mer est une plongée dans le système qui tue, chaque année, des centaines de milliers de tonnes de poissons en France. Réalisée par Maxime de Lisle, président de l'ONG Seastemik et coordinateur de l'International Panel for Ocean Sustainability et sous le pinceau d'Olivier Martin, cette bande dessinée documentaire explore la complexité de la crise de la pêche, et montre comment la responsabilité partagée de la surconsommation de poissons, des pratiques non durables et des politiques publiques menacent l'océan, tout en soulignant l'espoir de préserver notre patrimoine marin. Activistes, capitaines de navires ou d'industrie, personnalités comme Isabelle Autissier : ce livre apporte un regard neuf sur le contenu de nos assiettes et notre façon de consommer. Critique : Attention attention. Une fois n'est pas coutume je trouve le titre de cet album des éditions Futuropolis très mal choisi. C'est un titre choc. Mais cela ne rend pas du tout hommage à la qualité du reportage et à sa couverture transverse du sujet de la crise de la population marine de nos océans. En effet cet album traite de toutes (enfin des plus dramatiques) les causes du manque de poissons et de la dégradation des océans. Car on n'a pas que mangé la mer. On l'a aussi pollué, détérioré et j'en passe. C'est ce qui est excellent dans ce reportage : le traitement global de la chaine de la consommation de poissons en france/europe. Un traitement qui va des réglementations européennes, aux nécessités de pêches "au gros", en passant par une histoire de la pèche qui voit nos pécheurs français râler contre les gros conglomérats néerlandais alors même qu'ils étaient bien contents de les voir sauver la marine française dans les années 90. Le reportage va jusqu'à l'impact de la surproduction de saumon qui dépeuple les mers africaines de leurs petits poissons pour nourrir les fermes d'élevage en Norvège. Comme ils disent : "C'est l'argent public du Sénégal qui aide les européens à manger moins cher" Tout le monde s'exprime dans un reportage qui se veut alarmiste, mais pas non plus dénué de note d'espoir, avec des exemples qui marchent et des pistes à suivre, pour tout un chacun. Un état des lieux de la partie la plus importante de notre planète dans une BD longue, bien illustrée avec Olivier Martin qui réussi à merveille à passer d'un univers à l'autre, et à faire lire à tous ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/on-a-mange-la-mer?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après Nous vivrons et Que faire des juifs (Les arènes), l'artiste engagé Joann Sfar clôture sa trilogie avec Terre de sang - Le temps du désespoir ! Un imposant volume de plus de 600 pages sur ses voyages et ses impression recueillies au fil d'échanges et observations réalisés sur place. On suit ainsi ses pérégrinations dans un style graphique à main levée avec des croquis réalisés sur le fait ou plus tard, le tout saupoudré d'un humour bienvenu tant le thème abordé ne l'est point ! De ses rencontres réelles et réflexions intimes, il en tire son exploration de la notion de désespoir, mais aussi de résistance et de transmission. Il parvient ceci dit à éviter le manichéisme en proposant une vision complexe, humaine et parfois crue, mais toujours respectueuse des différentes voix qu’il fait entendre. Dans cette narration hybride, il mêle des témoignages réels, des rencontres, des dialogues avec des personnes impliquées dans le conflit israélo-palestinien, et ses propres réflexions. Puis il passe du présent (le conflit actuel, ses voyages, ses rencontres) au passé (l’histoire du judaïsme, de l’antisémitisme, des pogroms), ce qui enrichit la compréhension des enjeux et donne une profondeur historique au récit. On décèle forcément quelques longueurs au fil de la lecture de l'ouvrage, mais le tout est cohérent et tente de synthétiser les éléments des deux premiers tomes pour proposer une forme de réponse, ou du moins une piste de réflexion, sur la résilience, la mémoire et l’espoir malgré tout. Il faut souligner le travail remarquable effectué sur ces trois albums au cours des deux dernières années tant la pagination est forte, mais avec un tel sujet, comment faire autrement ??
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Et ben.... tout d'abord je dois vous dire que j'avais envie d'aller en vacances en Colombie (vraiment) avant de lire ce Guerillero. La je ne sais plus trop. Sans même parler des FARCs et des guérilleros, cette biographie nous dépeint une Colombie pas très attirante. Mais passons sur ce sujet-là. En effet le but de ce récit n'est pas de donner envie de voyager en Colombie, mais bien de décrire la vie d'un jeune garçon qui a été pris sous l'aile de FRAC avant de s'en enfuie. Le but n'est pas non plus de dépeindre les FARCs comme des terroristes sans foi ni loi. Notre auteur nous montre, via des pages dépeignant des moments de sa vie, que les FARCs (et autres groupes paramilitaires) sont une porte de sortie comme une autre pour les enfants vivants dans la misère. les FARCs assurent aux jeunes de quoi bien manger (mieux que chez eux), d'avoir un endroit où dormir et offre un esprit de corps. Tout ce à quoi la plupart des enfants des régions pauvres ne peuvent espérer. Un rôle sociétal qui est complètement caché de la propagande des différents gouvernements. Et une BD qui ne cherche pas à ignorer la violence de leurs actions non plus. Mais ce livre ne parle pas que de la vie des jeunes aux milieux des guérilleros. Il parle aussi, pour moitié, du long mais efficace, processus de réintégration des jeunes enfants guérilleros qui se sont enfuis ou ont été "délivré". Un processus de réapprentissage qui a permis à Alberto de (re)faire sa vie, loin des guérilleros, montrant que le pays ne lâche pas non plus ces jeunes sans ressources. Une lecture intéressante qui relativise notre vision de 'impact de ces groupes armés et qui nous fait dire qu'on est pas mal chez nous.
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Titre de l'album : Guérillero Scenariste de l'album : Maria Isabel Ospina Dessinateur de l'album : Jean-Emmanuel Vermot-Desroches Coloriste : Jean-Emmanuel Vermot-Desroches Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Une demi-heure pour aller chercher de l'eau potable, deux heures trente pour rejoindre l'école... Les journées ne sont pas les mêmes pour tous les enfants : Alberto, qui grandit dans un département montagneux de Colombie, le sait bien. À cela s'ajoutent pour lui la misère et la grande violence de son père. Alors quand les guérilleros des FARC s'installent sur le terrain de sa famille, les suivre semble être la meilleure perspective d'avenir. Et qu'Alberto ait onze ans ne change rien à l'affaire. Il devient donc un enfant-soldat. Quand il déserte, presque cinq ans plus tard, il entame un long processus de réintégration dans un foyer à Cali. Et à présent, il raconte tout : du temps de séchage de son uniforme aux conséquences de son départ pour sa famille en passant par ses missions d'espion ou encore par sa formation d'opérateur radio. Il montre la peur et la solitude, mais dévoile aussi les questionnements naturels d'un préado. Alberto n'est pas plus manichéen ici que là-bas : retrouver une vie normale n'a rien d'évident, mais il fera tout pour y arriver. La documentariste colombienne Maria Isabel Ospina enchaîne les séquences, fragments de vie d'une à quatre pages, pour rendre compte de la richesse du parcours d'Alberto. Le tout au plus proche du regard de celui qu'il était alors. Tout comme dans Marzi ou dans Guantanamo Kid, l'enfant existe pleinement, et la ligne claire et expressive de Jean-Emmanuel Vermot-Desroches y est pour beaucoup. Un témoignage inédit au moment où l'on célèbre les dix ans de l'accord de paix signé entre les FARC et le gouvernement colombien. Critique : Et ben.... tout d'abord je dois vous dire que j'avais envie d'aller en vacances en Colombie (vraiment) avant de lire ce Guerillero. La je ne sais plus trop. Sans même parler des FARCs et des guérilleros, cette biographie nous dépeint une Colombie pas très attirante. Mais passons sur ce sujet-là. En effet le but de ce récit n'est pas de donner envie de voyager en Colombie, mais bien de décrire la vie d'un jeune garçon qui a été pris sous l'aile de FRAC avant de s'en enfuie. Le but n'est pas non plus de dépeindre les FARCs comme des terroristes sans foi ni loi. Notre auteur nous montre, via des pages dépeignant des moments de sa vie, que les FARCs (et autres groupes paramilitaires) sont une porte de sortie comme une autre pour les enfants vivants dans la misère. les FARCs assurent aux jeunes de quoi bien manger (mieux que chez eux), d'avoir un endroit où dormir et offre un esprit de corps. Tout ce à quoi la plupart des enfants des régions pauvres ne peuvent espérer. Un rôle sociétal qui est complètement caché de la propagande des différents gouvernements. Et une BD qui ne cherche pas à ignorer la violence de leurs actions non plus. Mais ce livre ne parle pas que de la vie des jeunes aux milieux des guérilleros. Il parle aussi, pour moitié, du long mais efficace, processus de réintégration des jeunes enfants guérilleros qui se sont enfuis ou ont été "délivré". Un processus de réapprentissage qui a permis à Alberto de (re)faire sa vie, loin des guérilleros, montrant que le pays ne lâche pas non plus ces jeunes sans ressources. Une lecture intéressante qui relativise notre vision de 'impact de ces groupes armés et qui nous fait dire qu'on est pas mal chez nous. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/guerillero/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Diana - Confidences d'une princesse rebelle Scenariste de l'album : Sophie Couturier Dessinateur de l'album : Sandrine Revel Coloriste : Sandrine Revel Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : L'incroyable histoire de la dernière interview de la princesse Diana, par les autrices du best seller Une Farouche Liberté. 27 août 1997. Alors que la presse du monde entier traque Lady Diana, au faîte de sa gloire, le journal Le Monde publie une longue interview dans laquelle la princesse se livre avec sincérité. La publication fait l'effet d'une bombe. Les médias britanniques sont vent debout. Pourquoi la mère du futur roi d'Angleterre a-t-elle choisi de se confier dans un journal français ? Qui est donc Annick Cojean, la journaliste qui a obtenu ce scoop ? Comment la princesse se permet-elle une telle liberté de ton ? Voudrait-elle s'immiscer dans la politique britannique ? Critique : Presque 30 ans après son décès brutal, la princesse de Galles ou Lady Di, fascine toujours autant ! Elle ne pouvait donc passer au travers des écrits de l'autrice engagée en faveur des femmes inspirantes, Sophie Couturier. Ayant déjà réalisé un roman graphique sur Gisèle Halimi (Steinkis) avec Annick Cojean la grande reporter du journal Le Monde, il était donc logique que les deux auteures se retrouvent sur un autre projet. La dernière interview de la princesse Diana et par un journal français s'il vous plaît 🙂 ! Au fil des chapitres, vous suivrez donc pas à pas la genèse de cette rencontre et les répercussions nombreuses lui faisant suite. De l'étonnante facilité avec laquelle la journaliste obtiendra son interview, à l'échange donc entre les deux femmes dans un salon de Kensington palace et pour finir le déferlement médiatique dont elle fera l'objet, car jamais la princesse ne s'était livrée avec autant de franchise dans un média britannique ! Impossible de ne pas aborder en fin d'album le tragique accident lui ayant coûté la vie avec les nombreuses interrogations d'Annick Cojean sur les répercussions de son interview dans la vie publique de la princesse. Pour illustrer cette histoire, Sandrine Revel use d'un trait réaliste et expressif avec des couleurs douces et contrastées. Elle parvient à restituer les émotions avec une grande finesse, en centrant l'image sur un ou des personnages sans aucun arrière-plan. On associe l'atmosphère des années 90 et le style documentaire du récit. Si vous êtes fascinés par la figure de Diana, son héritage et son impact médiatique, cette bande dessinée offre une plongée immersive dans un moment clé de sa vie, tout en explorant les enjeux politiques et médiatiques de l’époque. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/diana-confidences-d-une-princesse-rebelle/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Presque 30 ans après son décès brutal, la princesse de Galles ou Lady Di, fascine toujours autant ! Elle ne pouvait donc passer au travers des écrits de l'autrice engagée en faveur des femmes inspirantes, Sophie Couturier. Ayant déjà réalisé un roman graphique sur Gisèle Halimi (Steinkis) avec Annick Cojean la grande reporter du journal Le Monde, il était donc logique que les deux auteures se retrouvent sur un autre projet. La dernière interview de la princesse Diana et par un journal français s'il vous plaît 🙂 ! Au fil des chapitres, vous suivrez donc pas à pas la genèse de cette rencontre et les répercussions nombreuses lui faisant suite. De l'étonnante facilité avec laquelle la journaliste obtiendra son interview, à l'échange donc entre les deux femmes dans un salon de Kensington palace et pour finir le déferlement médiatique dont elle fera l'objet, car jamais la princesse ne s'était livrée avec autant de franchise dans un média britannique ! Impossible de ne pas aborder en fin d'album le tragique accident lui ayant coûté la vie avec les nombreuses interrogations d'Annick Cojean sur les répercussions de son interview dans la vie publique de la princesse. Pour illustrer cette histoire, Sandrine Revel use d'un trait réaliste et expressif avec des couleurs douces et contrastées. Elle parvient à restituer les émotions avec une grande finesse, en centrant l'image sur un ou des personnages sans aucun arrière-plan. On associe l'atmosphère des années 90 et le style documentaire du récit. Si vous êtes fascinés par la figure de Diana, son héritage et son impact médiatique, cette bande dessinée offre une plongée immersive dans un moment clé de sa vie, tout en explorant les enjeux politiques et médiatiques de l’époque.
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Titre de l'album : Les cieux noirs - Journal d'un agronome en Afghanistan Scenariste de l'album : Andrés Abiuso Dessinateur de l'album : Alain Bujak Coloriste : Alain Bujak Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Ingénieur agronome, Yves Faivre va en Afghanistan alors que le pays est en pleine guerre civile entre les partis moudjahidines. Il y reste vingt-sept ans pour aider les populations villageoises dans leurs pratiques agricoles et dans leur gestion de l'eau, plantant des milliers d'arbres fruitiers. En 2022, à plus de 70 ans, il y retourne alors que les talibans ont repris le pouvoir. À son arrivée, il est arrêté et emprisonné. Après L'Eau vive (prix Tournesol 2020 de la bande dessinée écologique), Alain Bujak signe un premier récit avec Andrés Abiuso sur le rôle essentiel de l'agriculture pendant la guerre. Critique : Difficile de noter une bd qui raconte la vie d'une personne. On ne sait jamais trop si l'on note la personne elle-même ou alors la mise sur papier de son histoire. Dans le cas de cette BD, pas trop de soucis à se faire car le rendu est aussi bon que la vie d'Yves Faivre hautement respectable. Le dévouement d'Yves Faivre aux populations vivant sous le joug des Talibans force le respect. Surtout après de multiples arrestations... chapeau bas monsieur. Le monde se porterait bien mieux avec plus de personnes ayant votre courage. Pour revenir à la BD, Andrés Abiuso choisit intelligemment de découper son récit en deux : une partie "actuelle" qui voit Yves se faire emprisonner et tuer le temps en écrivant ses mémoires et une partie étant justement ces mémoires... Si cela peu légèrement portée à des confusions temporelles, ce choix de double histoire offre surtout une possibilité de dynamiser un récit qui pourrait être trop plat si l'on ne décrivait que le côté "humanitaire". Une très belle lecture sur un grand homme. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-cieux-noirs-journal-d-un-agronome-en-afghanistan?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Difficile de noter une bd qui raconte la vie d'une personne. On ne sait jamais trop si l'on note la personne elle-même ou alors la mise sur papier de son histoire. Dans le cas de cette BD, pas trop de soucis à se faire car le rendu est aussi bon que la vie d'Yves Faivre hautement respectable. Le dévouement d'Yves Faivre aux populations vivant sous le joug des Talibans force le respect. Surtout après de multiples arrestations... chapeau bas monsieur. Le monde se porterait bien mieux avec plus de personnes ayant votre courage. Pour revenir à la BD, Andrés Abiuso choisit intelligemment de découper son récit en deux : une partie "actuelle" qui voit Yves se faire emprisonner et tuer le temps en écrivant ses mémoires et une partie étant justement ces mémoires... Si cela peu légèrement portée à des confusions temporelles, ce choix de double histoire offre surtout une possibilité de dynamiser un récit qui pourrait être trop plat si l'on ne décrivait que le côté "humanitaire". Une très belle lecture sur un grand homme.
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La collection des reportages de Lefranc s'enrichit d'un nouvel opus centré sur la fameuse opération "dynamo" de mai-juin 1940. Cette incroyable évacuation des troupes anglo-françaises acculées sur les plages immenses de Dunkerque est contée jour après jour avec une grande minutie. Croquis, textes, cases BD, photos, du début des hostilités le 26 mai 1940 avec l'avancée allemande sur les côtes au 4 juin 1940 marquant la fin de l'évacuation, vous saurez tout sur les coulisses de ce projet secret hors norme. Le collectif d'auteurs ne s'arrête pas là, puisque vous découvrirez aussi en fin d'album les conditions de vie à Dunkerque sous l'occupation avec les poches de résistance et les nombreux prisonniers déportés dans les Stalags. Mais l'essentiel repose sur ces 10 jours d'évacuation avec l'aide des navires militaires mais pas que ! Opérant depuis le château de Douvres surplombant les falaises des White Cliffs, l'état major anglais imagine d'autres solutions avec la réquisition des petit navires plaisanciers ou de pêche. Ces derniers présentent un double intérêt : un faible tirant d'eau permettant d'approcher au maximum des plages et une taille réduite les faisant naviguer entre les obus des Stukas omniprésents dans l'espace aérien. On pense bien évidemment au film Dunkirk de Christopher Nolan à la lecture de ce formidable documentaire. Les dessinateurs offrent quelques pages BD dans une ligne claire de premier ordre, avec une grande précision du détail, notamment sur les engins militaires. A l'occasion des commémorations de mai-juin, cette BD représente un bel hommage et une mine d'informations pour les passionnés, voire les bacheliers 😉
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Titre de l'album : Les reportages de Lefranc - Dunkerque Scenariste de l'album : Patrick Oddone, Bruno Pruvost, Didier Lauvergeon, Jacques Martin Dessinateur de l'album : Olivier Weinberg, Pierre Legein, Yves Plateau Coloriste : Emmanuel Bonnet Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Avec un premier chapitre qui évoque le 10 mai 1940, l'invasion de la Belgique, de la France et du Pays-Bas par l'Allemagne nazie. Le reste de l'album se situe à Dunkerque et aux environs, il retrace la bataille de Dunkerque à partir du 20 mai, l'Opération Dynamo du 26 mai au 3 juin, la résistance héroïque du Fort des Dunes, Dunkerque sous l'occupation avec la vie quotidienne, la libération en mai 1945 par des troupes canadiennes et tchèques. Critique : La collection des reportages de Lefranc s'enrichit d'un nouvel opus centré sur la fameuse opération "dynamo" de mai-juin 1940. Cette incroyable évacuation des troupes anglo-françaises acculées sur les plages immenses de Dunkerque est contée jour après jour avec une grande minutie. Croquis, textes, cases BD, photos, du début des hostilités le 26 mai 1940 avec l'avancée allemande sur les côtes au 4 juin 1940 marquant la fin de l'évacuation, vous saurez tout sur les coulisses de ce projet secret hors norme. Le collectif d'auteurs ne s'arrête pas là, puisque vous découvrirez aussi en fin d'album les conditions de vie à Dunkerque sous l'occupation avec les poches de résistance et les nombreux prisonniers déportés dans les Stalags. Mais l'essentiel repose sur ces 10 jours d'évacuation avec l'aide des navires militaires mais pas que ! Opérant depuis le château de Douvres surplombant les falaises des White Cliffs, l'état major anglais imagine d'autres solutions avec la réquisition des petit navires plaisanciers ou de pêche. Ces derniers présentent un double intérêt : un faible tirant d'eau permettant d'approcher au maximum des plages et une taille réduite les faisant naviguer entre les obus des Stukas omniprésents dans l'espace aérien. On pense bien évidemment au film Dunkirk de Christopher Nolan à la lecture de ce formidable documentaire. Les dessinateurs offrent quelques pages BD dans une ligne claire de premier ordre, avec une grande précision du détail, notamment sur les engins militaires. A l'occasion des commémorations de mai-juin, cette BD représente un bel hommage et une mine d'informations pour les passionnés, voire les bacheliers 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/lefranc-reportages-dunkerque/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Attention attention. Une fois n'est pas coutume je trouve le titre de cet album des éditions Futuropolis très mal choisi. C'est un titre choc. Mais cela ne rend pas du tout hommage à la qualité du reportage et à sa couverture transverse du sujet de la crise de la population marine de nos océans. En effet cet album traite de toutes (enfin des plus dramatiques) les causes du manque de poissons et de la dégradation des océans. Car on n'a pas que mangé la mer. On l'a aussi pollué, détérioré et j'en passe. C'est ce qui est excellent dans ce reportage : le traitement global de la chaine de la consommation de poissons en france/europe. Un traitement qui va des réglementations européennes, aux nécessités de pêches "au gros", en passant par une histoire de la pèche qui voit nos pécheurs français râler contre les gros conglomérats néerlandais alors même qu'ils étaient bien contents de les voir sauver la marine française dans les années 90. Le reportage va jusqu'à l'impact de la surproduction de saumon qui dépeuple les mers africaines de leurs petits poissons pour nourrir les fermes d'élevage en Norvège. Comme ils disent : "C'est l'argent public du Sénégal qui aide les européens à manger moins cher" Tout le monde s'exprime dans un reportage qui se veut alarmiste, mais pas non plus dénué de note d'espoir, avec des exemples qui marchent et des pistes à suivre, pour tout un chacun. Un état des lieux de la partie la plus importante de notre planète dans une BD longue, bien illustrée avec Olivier Martin qui réussi à merveille à passer d'un univers à l'autre, et à faire lire à tous !
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C'est vraiment marrant car je ne pensais pas du tout accrocher à ce récit. En effet, en tant qu'homme je pensais que ce récit d'accouchement aurait du mal à me toucher.... et bien j'avais tord. La réflexion portée par Clothilde Delacroix est très humaine. Elle parle de l'accouchement, mais surtout, elle parle de la maternité/paternité et de notre vision de la paternité (pour ma part) au regard de l'éducation que nous avons nous-même reçu. Elle réussit à nous faire vivre ses interrogations, ses peurs et à nous faire réfléchir sur nos propres limitations et que notre propre approche sur le changement qu'apporte une naissance à notre famille. C'est très humain, assez drôle et très intelligent. Le parti pris de faire un parallèle entre naissance et vie courante est très intelligente. On voit tout de suite que, malgré ces questionnements, notre narratrice aime sa fille de tout son cœur. On comprend aussi que, sans le vouloir, elle reproduit le schéma de l'adulte transférant ses peurs à son enfant. C'est à lire pour tout parent de jeunes enfants... pour se rassurer et bien voir qu'on n'est pas tout seul à se poser des questions existentielles.
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Titre de l'album : Archéologie de l'intime Scenariste de l'album : Clothilde Delacroix Dessinateur de l'album : Clothilde Delacroix Coloriste : Clothilde Delacroix Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Si d'aucuns disent que le livre est un tombeau provisoire pour les joies et les blessures intimes, pour Clothilde Delacroix, il est surtout le lieu d'une archéologie. Ballottée entre pulsions de vie et abandons à la mort, l'autrice se réapproprie ainsi son passé traumatique, page après page et sans fard : une grossesse presque fatale, un corps dépossédé par des prédateurs et la médecine, un destin qu'elle croit condamné par une malédiction funeste. Porté par la douceur d'aquarelles aux teintes lumineuses et une imagerie symboliste et comique, Clothilde Delacroix déploie un récit très personnel, d'une réconciliation avec soi, mais aussi universel, celui d'une mère en devenir. Dans la lignée de Florence Dupré La Tour et Catherine Meurisse, l'autrice jeunesse Clothilde Delacroix glisse sa voix à la fois esthétique, touchante, universelle et piquante d'humour. Critique : C'est vraiment marrant car je ne pensais pas du tout accrocher à ce récit. En effet, en tant qu'homme je pensais que ce récit d'accouchement aurait du mal à me toucher.... et bien j'avais tord. La réflexion portée par Clothilde Delacroix est très humaine. Elle parle de l'accouchement, mais surtout, elle parle de la maternité/paternité et de notre vision de la paternité (pour ma part) au regard de l'éducation que nous avons nous-même reçu. Elle réussit à nous faire vivre ses interrogations, ses peurs et à nous faire réfléchir sur nos propres limitations et que notre propre approche sur le changement qu'apporte une naissance à notre famille. C'est très humain, assez drôle et très intelligent. Le parti pris de faire un parallèle entre naissance et vie courante est très intelligente. On voit tout de suite que, malgré ces questionnements, notre narratrice aime sa fille de tout son cœur. On comprend aussi que, sans le vouloir, elle reproduit le schéma de l'adulte transférant ses peurs à son enfant. C'est à lire pour tout parent de jeunes enfants... pour se rassurer et bien voir qu'on n'est pas tout seul à se poser des questions existentielles. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/archeologie-de-l-intime?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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En lisant ce genre de biographie, il est souvent bien difficile de détacher le contenu du contenant. Détacher l'homme qui est au centre de cette BD de la réalisation de la BD elle même. Je vais essayer de le faire quand tellement l'homme me semble détestable alors que la BD est elle agréable à lire. Agréable car on sent le travail de recherche effectué sur un homme méconnu et qui a parcouru le monde entier au cours de sa vie. On sent l'investissement pour décrire la vie et l'évolution de Putzi sur le ton le plus neutre possible et ne pas juger. Nous laisser nous faire notre avis sur un homme tomber en pâmoison devant l'orateur et la personne, surement, charismatique qu'était Adolf Hitler. Un bon reportage sur un Nazi peu connu. Aussi détestable soit-il, il faut reconnaitre que le traitement biographique est vraiment bon !
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Titre de l'album : Putzi Scenariste de l'album : Thomas Snégaroff Dessinateur de l'album : Louison Coloriste : Louison Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Marchand d'art dans le New York bohème des années 1910, musicien à ses heures, Ernst Hanfstaengl devint dix ans plus tard le confident et le pianiste d'Hitler. Cet excentrique était fasciné par le chef des nazis, à qui il offrit de l'argent notamment pour remettre à flot l'organe de presse du mouvement, le Volkischer Beobachter. Il lui fit rencontrer la famille Wagner. Il rêvait d'honneurs et d'une alliance entre l'Allemagne et les États-Unis, ses deux patries. Nommé responsable de la presse étrangère du Reich en 1933, il crût à son destin. Jalousé par Goebbels et Goring, il n'obtint que la disgrâce. Son incroyable exil le conduisit au président Roosevelt, qui fit de lui son principal informateur sur le Fuhrer. Traître pour les uns, bouffon sans conséquence pour les autres, il fut l'un des artisans du mal. Thomas Snégaroff s'est allié avec Louison (Marilyn, dernières séances) pour adapter son roman à succès en bande dessinée. Critique : En lisant ce genre de biographie, il est souvent bien difficile de détacher le contenu du contenant. Détacher l'homme qui est au centre de cette BD de la réalisation de la BD elle même. Je vais essayer de le faire quand tellement l'homme me semble détestable alors que la BD est elle agréable à lire. Agréable car on sent le travail de recherche effectué sur un homme méconnu et qui a parcouru le monde entier au cours de sa vie. On sent l'investissement pour décrire la vie et l'évolution de Putzi sur le ton le plus neutre possible et ne pas juger. Nous laisser nous faire notre avis sur un homme tomber en pâmoison devant l'orateur et la personne, surement, charismatique qu'était Adolf Hitler. Un bon reportage sur un Nazi peu connu. Aussi détestable soit-il, il faut reconnaitre que le traitement biographique est vraiment bon ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/putzi?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Il y a des métiers qui sont engageants. Des métiers qui demandent de l'investissement. Et bien je pense qu'il n'y en a surement pas beaucoup qui demandent autant que journaliste d'investigation sur terrain de guerre. Ce récit est saisissant et fait froid dans le dos. On a peur tout au long du récit. Peur de ce que notre reporter ne soit découvert. Peur de ce qu'il est obligé de faire et peur de ce que l'on aurait fait nous si on avait été à sa place. On a beau savoir de quoi cela parle, on est angoissé par le réalisme du reportage et stressé par les implications que cela pourrait avoir sur sa vie. Une superbe BD sur un homme comme il en existe peu. Chapeau bas monsieur !!!
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Titre de l'album : L'homme qui en a trop vu Scenariste de l'album : Simon Rochepeau | Ali Arkady Dessinateur de l'album : Isaac Wens Coloriste : Isaac Wens Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : En octobre 2016, le magazine allemand Der Spiegel commande à Ali Arkady un reportage sur le début de l'offensive, à Mossoul, contre Daesh. Ali, photojournaliste, prend contact avec des soldats rencontrés quelques mois plus tôt, à Falloujah. Il les rejoint sur la base militaire de Qayyarah, à 90 kilomètres au sud de Mossoul, en Irak. Kurde, Ali est protégé par les hommes qu'il accompagne, et dont il gagne la confiance. Son reportage pour Der Spiegel terminé, il reste avec les soldats, prétendant préparer un film à la gloire de l'ERD (Emergency Response Division), une division d'intervention d'urgence du ministère de l'intérieur irakien. Durant deux mois, il partage le quotidien des soldats, écoute leurs conversations. Et il découvre le pire : exactions contre des civils, viols, tortures... Ali est à bout de nerfs, et au bout de l'enfer. Ses photos et ses films seront publiés et montrés dans le monde entier. Pour ce reportage saisissant, Ali Arkady a reçu, en 2017, le prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre. Critique : Il y a des métiers qui sont engageants. Des métiers qui demandent de l'investissement. Et bien je pense qu'il n'y en a surement pas beaucoup qui demandent autant que journaliste d'investigation sur terrain de guerre. Ce récit est saisissant et fait froid dans le dos. On a peur tout au long du récit. Peur de ce que notre reporter ne soit découvert. Peur de ce qu'il est obligé de faire et peur de ce que l'on aurait fait nous si on avait été à sa place. On a beau savoir de quoi cela parle, on est angoissé par le réalisme du reportage et stressé par les implications que cela pourrait avoir sur sa vie. Une superbe BD sur un homme comme il en existe peu. Chapeau bas monsieur !!! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/l-homme-qui-en-a-trop-vu?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Les âmes noires Scenariste de l'album : Aurélien Ducoudray Dessinateur de l'album : Fred Druart Coloriste : Fred Druart Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Yuan est un routier chinois, il transporte du charbon qu'il charge dans des mines clandestines à ciel ouvert. Puis il avale les kilomètres pour livrer son charbon en espérant à chaque fois tirer le meilleur prix de sa cargaison. Yuan travaille avec Wei, son « fixer », qui marchande les prix avec les acheteurs potentiels. Mais un jour, Wei décide de supprimer Yuan pour lui voler son camion... Yuan n'a donc qu'un seul objectif : récupérer son camion... coûte que coûte ! Les Âmes noires est un polar documentaire, on suit le chemin de l'argent, du charbon et de ces hommes perdus sur la route et dans la vie. D'un important fonds documentaire, les auteurs proposent un récit de fiction tendant vers le polar, afin de décrire au mieux ce mécanisme de vente frauduleux qu'est l'exploitation des mines clandestines, et l'approvisionnement des petits commerçants des bords de route. Critique : "Les âmes noires" est un one shot se déroulant en Chine et dénonçant, sous couvert de fiction, un trafic de charbon de contrebande bien réel et une exploitation des gens vivants autour de ces mines à ciel ouvert. La loi de jungle règne dans ce polar sombre où tout le monde est prêt à mettre sa vie en jeu pour un camion permettant de nourrir sa famille. C'est le cas de notre conducteur qui, après s'être fait avoir, ne rêve que de vengeance et sait que sa famille est mieux sans lui s'il n'a plus son camion. C'est suffisamment choquant pour qu'on espère que la part de fiction soit plus importante que la part de documentaire. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-ames-noires?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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"Les âmes noires" est un one shot se déroulant en Chine et dénonçant, sous couvert de fiction, un trafic de charbon de contrebande bien réel et une exploitation des gens vivants autour de ces mines à ciel ouvert. La loi de jungle règne dans ce polar sombre où tout le monde est prêt à mettre sa vie en jeu pour un camion permettant de nourrir sa famille. C'est le cas de notre conducteur qui, après s'être fait avoir, ne rêve que de vengeance et sait que sa famille est mieux sans lui s'il n'a plus son camion. C'est suffisamment choquant pour qu'on espère que la part de fiction soit plus importante que la part de documentaire.
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Les dinosaures du paradis - Naissance d'une aventure paléontologique
poseidon2 a posté un sujet dans Toute la BD
Titre de l'album : Les dinosaures du paradis - Naissance d'une aventure paléontologique Scenariste de l'album : Mazan Dessinateur de l'album : Mazan Coloriste : Mazan Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Les dinosaures du Paradis nous fait découvrir ce qui a amené Mazan, dessinateur de bande dessinée, à la paléontologie, et ce qu'est une fouille paléontologique, pendant une campagne de fouilles à Angeac-Charente alors que l'équipe de tournage de C'est pas sorcier filme les différents protagonistes du site. Cela permet d'expliquer au lecteur ce qu'est un chantier de fouilles, à quelle époque ont vécu les dinosaures, ce que l'on cherche et comment. Un avant-goût avant le voyage au Laos et la rencontre avec Ronan Allain, paléontologue au Muséum d'histoire naturelle de Paris, un des seuls paléontologues français en exercice travaillant sur les dinosaures. Le livre se termine avec cette mission au Laos à la découverte du squelette d'une nouvelle espèce de dinosaure : Ichthyovenator laosensis (à la crète étrange et échancrée) ! Avec ce récit aussi autobiographique que scientifique, le paléoartiste Mazan nous entraîne des rives de la Charente à la jungle du Laos à la découverte des dinosaures. Critique : Hop la fini ! au vu du nombre de pages et du fait que c'est un documentaire, j'aurai eu tendance à dire "enfin" mais en fait... pas du tout. Et puis cet album est "tout sauf chiant" pour parler crûment. C'est super intéressant, comme beaucoup de documentaire, mais surtout super bien pensé. Que ce soit la mise en page ou la narration qui interpelle le lecteur, Mazan réussi l'incroyable pari de faire d'un "énième documentaire sur les dinosaures",l'un des meilleurs. Un documentaire de 224 pages dans lequel on ne s'ennuie pas. Pire, on apprécie de lires les petites lignes, les anecdotes et les traits d'humour de notre auteur. Un album que l'on prend plaisir à lire, chapitre par chapitre, alors même que cela… nous prend beaucoup de temps. À offrir à tous les amateurs de docu et de dinosaures ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-dinosaures-du-paradis-naissance-d-une-aventure-paleontologique?ref=44 Voir la totalité de enregistrement -
Hop la fini ! au vu du nombre de pages et du fait que c'est un documentaire, j'aurai eu tendance à dire "enfin" mais en fait... pas du tout. Et puis cet album est "tout sauf chiant" pour parler crûment. C'est super intéressant, comme beaucoup de documentaire, mais surtout super bien pensé. Que ce soit la mise en page ou la narration qui interpelle le lecteur, Mazan réussi l'incroyable pari de faire d'un "énième documentaire sur les dinosaures",l'un des meilleurs. Un documentaire de 224 pages dans lequel on ne s'ennuie pas. Pire, on apprécie de lires les petites lignes, les anecdotes et les traits d'humour de notre auteur. Un album que l'on prend plaisir à lire, chapitre par chapitre, alors même que cela… nous prend beaucoup de temps. À offrir à tous les amateurs de docu et de dinosaures !
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Avez-vous entendu parler de Webtoon ? Un phénomène qui monte en puissance et très prisé des adolescents ? Pour vous y retrouver un peu, je vous propose de vous éclairer sur le sujet. Origine : Devant la modernisation des téléphones, l’apparition des tablettes, les auteurs ont alors réfléchi à développer une application plus facile à lire surtout dans les transports. C’est ainsi qu’est apparu le webtoon : un webcomic développé pour être lu facilement sur mobile avec une lecture verticale : une case en largeur et un défilement facile avec le pouce, pas besoin de 2 mains ! On peut se tenir à la barre du métro et lire tranquillement ! Les premiers webtoons sont apparus en Corée, la première plateforme en 2003 mais c’est surtout NAVER en 2004 qui a permis sa démocratisation. Hélas pour les français, il faudra attendre 2011 avec l’arrivée de Delitoon pour avoir une plateforme officielle qui présente ces œuvres. Avant, il fallait se contenter de traductions faites par des sites de fans ou des lectures en anglais. Evolution : En 2019, le webtoon explose ! Les plateformes se multiplient (webtoon de Naver, verytoon de Delcourt, webtoon factory de Dupuis, Piccoma du japonais Kakao). La majorité de ces supports fonctionnent de la même façon : quelques épisodes gratuits pour découvrir la série puis un système de « coin » à gagner ou à acheter pour débloquer les chapitres suivants. Ou parfois, il suffit juste d’être patient pour avoir le nouveau chapitre gratuitement (1 semaine en général sur les plateformes webtoon et piccoma). Cet engouement ne passe pas inaperçu et les éditeurs s’activent pour sortir des versions physiques ; des labels ou éditeurs spécifiques apparaissent : Kbooks, VEGA (Dupuis), SIKKU (Michel Lafon), Koyohan (Matin Calme), Nazca, Kotoon, Kamondo books. N’oublions pas les éditeurs qui faisaient déjà quelques parutions de webtoon sans changer de nom : on retrouve Re:life chez Ki-oon et peut-être le 1er à avoir été édité en France, Bâtard et Sweet home chez Ki-oon, Tower of God chez Ototo, Killing Stalking chez Taifu. Format : Pour ceux qui se sont donc déjà lancé dans le webtoon papier, vous avez sûrement remarqué le format et le tarif : un format A5 avec un prix globalement de 15 euros le tome. Pourquoi est-ce si cher me direz-vous ? Tout d’abord, le webtoon est entièrement colorisé, ensuite il faut passer d’une lecture verticale ou tout le dynamisme se retrouve dans les espacements du défilement et les coupures des cases à une lecture (de gauche à droite comme les livres français) à plusieurs vignettes sur une largeur : un gros travail d’adaptation donc qui a un coût ! Pour ce qui est du format, c’est un accord entre les éditeurs pour garder une cohérence. Oui re:life, tower of God, TODAG, DICE sont des petits formats… pour le 1er, il est paru quand le webtoon n’était pas encore à la mode ! Pour les autres, une question de budget peut-être ? Qui est le lecteur type ? Il s’agit de la jeune fille de 17 ans : les garçons ont tendance à rester sur le shonen, alors que les filles lisent de tout. Cela se ressent aussi sur la partie création, sur webtoon factory par exemple, il y a beaucoup d’autrices. Webtoon et censure : En théorie, il n’y a aucune raison de se limiter au niveau des scenarii, seulement voilà, le webtoon est publié en informatique, et passe par des serveurs ou applications qui censurent automatiquement certains contenus. Donc aujourd’hui, les plateformes ne peuvent pas aller au maximum de ce qui est possible et se censurent elles-mêmes pour éviter d’avoir de problèmes. Quelques éditeurs webtoon : Lors de la Japan expo de 2022, a eu lieu une conférence au sujet du webtoon avec quelques acteurs du secteur : Webtoon Factory, Delitoon, Ankama et Koyohan étaient présents. Webtoon factory : Appartient au groupe Dupuis, favorise les webtoons de création française ou européenne. Leur objectif : proposer 60 nouvelles séries par an, cherche à préserver la qualité que ce soit au niveau graphique ou du scenario et aimerait aller plus loin que le webtoon coréen qui est parfois très codifié. Delitoon : Pionner de la plateforme webtoon en France, crée en 2011 par un homme tout seul. En 2017, il y a eu un essor avec un partenariat avec une entreprise coréenne Ankama : Existe depuis 2000 avec les jeux, ils ont déjà une grosse communauté qui les suit. Veulent se lancer dans le webtoon pour être présent sur tous les supports mais ils ont tout à construire sur le sujet. Koyohan : Son objectif est de plaire au plus grand nombre et pour cela reste sur le webtoon coréen Remarques diverses : Comme pour le manga, la grosse difficulté des créations françaises va être de séduire le public français habitué au webtoon coréen L’arrivée de la pandémie du covid a permis un essor du webtoon, des artistes de nombreux pays se sont mis à exploiter ce format, vous pouvez d’ailleurs mettre vos œuvres sur certains de ces sites. Bien sûr, l’un des objectifs serait d’exporter le webtoon français et la reconnaissance ultime serait de le faire connaître en Corée. Si ce projet n’est pas impossible (cf publication de radiant au Japon), cela reste encore compliqué : la Corée reste un pays assez fermé aux influences extérieures. Il y a encore 1 ans, les coréens n’étaient pas conscients de l’importance du webtoon dans le monde, ils ne comprenaient pas pourquoi des éditeurs voulaient en faire des exemplaires papier, maintenant qu’ils ont compris l’achat des droits a augmenté et cela se ressent dans le prix du livre.
