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  1. Kevin Nivek

    Goetz

    Titre de l'album : Goetz Scenariste de l'album : Fane Dessinateur de l'album : Didier Cassegrain Coloriste : Didier Cassegrain Editeur de l'album : Glenat Note : Résumé de l'album : L'homme n'apprend rien de ses erreurs Là où l'animal ne fait qu'obéir à son instinct, l'être humain s'est inventé des dieux pour justifier ses actes. En leur nom, ou à cause d'eux, il a défini les notions de Bien et de Mal, toujours persuadé d'agir ainsi de plein droit, se faisant le prédateur ultime. Dans un futur relativement proche, la civilisation terrienne, ayant inexorablement fini de puiser les ressources de la Terre, est partie fonder une colonie sur une petite planète habitée par des peuplades, humaines elles aussi, mais qui en sont encore à l' »âge de fer ». Ces néo-colons, très avancés technologiquement, convaincus d'avoir appris de leurs erreurs, et - comme toujours - persuadés d'être porteurs du Bien, comptaient bien y prendre un nouveau départ. Mais 30 ans ont passé, et le Terrien, « gourmand » par nature, et tout évolué qu'il puisse être, a pris l'ascendant sur ses hôtes : asservissement, viols, pillages des richesses et des terres... Les natifs, pourtant peu solidaires, se révoltent et entrent en guerre. Parmi les chefs de tribus fédérées contre l'emprise des Terriens, il en est un, plus mauvais, plus fou, ou plus libre qui tentera, au-delà de toute croyance, de redéfinir les notions du Bien et du Mal. Critique : Potentielle lecture de l'année pour moi, Cauchon attendra un peu que je me penche dessus, avec cette adaptation d'une nouvelle de Sartre Le diable et le bon Dieu ! En imaginant une dichotomie du bien et du mal au sein d'une planète où la population locale évolue au moyen-âge et faisant face à l'arrivée de terriens aux moyens technologiques bien plus élaborés, les auteurs s'amusent à nous décrire la psyché humaine ! Ces "colons" arrivent et refont irrémédiablement les mêmes erreurs que celles perpétrées sur notre planète plus si bleue que cela hélas, même si on le devine suite à leur départ... Déforestation, morcellement des terrains, nouvelles règles imposées auprès des populations locales, tout est fait pour cimenter une révolte des autochtones ! Goetz va incarner ce leader chez les "natifs" en adoptant un comportement absolument inhumain ! Il cultive le mal à l'état pur sans aucun remord, il ne vit qu'à travers ces/ses méfaits et commence à engranger des victoires précieuses, d'autant qu'il peut bénéficier du soutien des Dieux locaux ! Une fois la victoire acquise, que va t'il lui rester ?? Ne pouvant plus dispenser le mal, quel autre choix aura t'il ? C'est un véritable régal de lire cette ode à l'humanité, prouvant avec grand talent ses limites et ses erreurs reproduites inlassablement ! Les dialogues sont incisifs et savoureux, marqués du sceau de la pertinence ! Didier Cassegrain explique dans l'interview de fin d'album qu'un dessinateur perd de son talent avec le temps, je ne peux que lui donner tort avec ses planches sublimes et l'atmosphère distillée dans ce formidable album ! Je l'avais découvert dans une des adaptations des romans de Stefan Wull, je le retrouve avec plaisir dans ces pages avec admiration. Il perfectionne la simplicité dans les décors et donne un charisme certain aux personnages. Le bonus est aussi dans le potentiel relecture dingue de cette oeuvre, à travers le propos innovant et le dessin recélant une multitude de détails, bref une véritable association de bienfaiteurs que sont Fane et Didier Cassegrain 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/goetz/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. Kevin Nivek

    Goetz

    Potentielle lecture de l'année pour moi, Cauchon attendra un peu que je me penche dessus, avec cette adaptation d'une nouvelle de Sartre Le diable et le bon Dieu ! En imaginant une dichotomie du bien et du mal au sein d'une planète où la population locale évolue au moyen-âge et faisant face à l'arrivée de terriens aux moyens technologiques bien plus élaborés, les auteurs s'amusent à nous décrire la psyché humaine ! Ces "colons" arrivent et refont irrémédiablement les mêmes erreurs que celles perpétrées sur notre planète plus si bleue que cela hélas, même si on le devine suite à leur départ... Déforestation, morcellement des terrains, nouvelles règles imposées auprès des populations locales, tout est fait pour cimenter une révolte des autochtones ! Goetz va incarner ce leader chez les "natifs" en adoptant un comportement absolument inhumain ! Il cultive le mal à l'état pur sans aucun remord, il ne vit qu'à travers ces/ses méfaits et commence à engranger des victoires précieuses, d'autant qu'il peut bénéficier du soutien des Dieux locaux ! Une fois la victoire acquise, que va t'il lui rester ?? Ne pouvant plus dispenser le mal, quel autre choix aura t'il ? C'est un véritable régal de lire cette ode à l'humanité, prouvant avec grand talent ses limites et ses erreurs reproduites inlassablement ! Les dialogues sont incisifs et savoureux, marqués du sceau de la pertinence ! Didier Cassegrain explique dans l'interview de fin d'album qu'un dessinateur perd de son talent avec le temps, je ne peux que lui donner tort avec ses planches sublimes et l'atmosphère distillée dans ce formidable album ! Je l'avais découvert dans une des adaptations des romans de Stefan Wull, je le retrouve avec plaisir dans ces pages avec admiration. Il perfectionne la simplicité dans les décors et donne un charisme certain aux personnages. Le bonus est aussi dans le potentiel relecture dingue de cette oeuvre, à travers le propos innovant et le dessin recélant une multitude de détails, bref une véritable association de bienfaiteurs que sont Fane et Didier Cassegrain 🙂
  3. Kevin Nivek

    Encelade

    Titre de l'album : Encelade Scenariste de l'album : Romain Benassaya Dessinateur de l'album : Joan Urgell Coloriste : Joan Urgell Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Quand l'humanité s'apprête à franchir une frontière interdite par les lois de la physique, une autre limite, plus fragile encore, menace de céder... Celle de la raison ! En 2247, sur Encelade, une découverte bouleverse à jamais le destin de Sorany Desvoeux : un cristal d'origine inconnue, source d'une énergie prodigieuse et énigme vivante... Dix ans plus tard, cette matière alimente un exode interstellaire sans précédent. À bord de l'Arca XVII, immense arche transportant 36 000 âmes vers un nouveau monde, Sorany se retrouve au coeur de tensions grandissantes. À l'approche du « Seuil de Jupiter », anomalies et ferveur religieuse clandestine ébranlent la mission : foi et raison s'affrontent, tandis qu'une secte voit dans le cristal une relique sacrée et en Sorany l'instrument d'un dessein supérieur. Critique : On retrouve le sympathique duo du très réussi Arca (Humanoïdes associés) pour une nouvelle aventure dans l'imaginaire du romancier Roman Benassaya avec ce Encelade issu de son roman Pyramide (Pocket). Dans Arca, nous suivions une de ces arches lancées à la conquête des étoiles en quête d'une terre promise pour l'homme. Ici, nous remontons un peu le temps pour comprendre comment on a pu envoyer ces vaisseaux, avec quelle propulsion ? La découverte d'un cristal aux propriétés étonnantes va en effet bouleverser l'humanité et rendre les voyages interstellaires possibles. Nous retrouvons donc Sorany à bord de l'ArcaXVII qui a déjà été en contact avec le cristal et semble connectée à lui pour des raisons inconnues jusqu'alors ! Tension et action sont au programme dans cette aventure multipliant les allées et venues dans le temps ! Il s'agit en effet d'une lecture exigeante avec des sauts temporels, une belle galerie de personnages et des thématiques où science et religion bousculent l'humain jusque dans ses retranchements ! Le catalan Joan Urgell renouvelle son travail remarquable aperçu dans Arca avec des planches soignées, à l'image de ses décors baignant dans différentes ambiances, la nef spatiale offre ainsi son immensité au lectorat et offre de grandes diversités de lieux ! Si vous avez aimé Arca, cet opus est une nouvelle réussite pour ce duo d'auteurs. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/encelade/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. Kevin Nivek

    Encelade

    On retrouve le sympathique duo du très réussi Arca (Humanoïdes associés) pour une nouvelle aventure dans l'imaginaire du romancier Roman Benassaya avec ce Encelade issu de son roman Pyramide (Pocket). Dans Arca, nous suivions une de ces arches lancées à la conquête des étoiles en quête d'une terre promise pour l'homme. Ici, nous remontons un peu le temps pour comprendre comment on a pu envoyer ces vaisseaux, avec quelle propulsion ? La découverte d'un cristal aux propriétés étonnantes va en effet bouleverser l'humanité et rendre les voyages interstellaires possibles. Nous retrouvons donc Sorany à bord de l'ArcaXVII qui a déjà été en contact avec le cristal et semble connectée à lui pour des raisons inconnues jusqu'alors ! Tension et action sont au programme dans cette aventure multipliant les allées et venues dans le temps ! Il s'agit en effet d'une lecture exigeante avec des sauts temporels, une belle galerie de personnages et des thématiques où science et religion bousculent l'humain jusque dans ses retranchements ! Le catalan Joan Urgell renouvelle son travail remarquable aperçu dans Arca avec des planches soignées, à l'image de ses décors baignant dans différentes ambiances, la nef spatiale offre ainsi son immensité au lectorat et offre de grandes diversités de lieux ! Si vous avez aimé Arca, cet opus est une nouvelle réussite pour ce duo d'auteurs.
  5. Kevin Nivek

    Ghost Pepper tome 1

    L'auteur français Ludo Lullabi a fait ses armes outre Atlantique et s'est taillé une belle réputation dans le milieu des comics avec ses travaux sur World of Warcraft ainsi que Lanfeust quest. Son projet solo restait dans un coin jusqu'à ce qu'il décide de se lancer enfin seul dans le grand bain avec ce Ghost pepper publié chez Delcourt. Nous sommes sur une planète dévastée, où Loloi voyage de villages en villages dans son food truck et rencontre un fort succès avec ses recettes épicées. Au hasard de rencontres et de "on dit" le lectorat comprend comment cette planète en est arrivé là et quelles sont les forces en place, à l'image de ce Bataar que tout le monde vénère. L'auteur parvient ainsi à situer le contexte insidieusement et présente au fur et à mesure les personnages qui joueront un rôle important dans cette histoire. Loloi donc, ainsi que son concurrent direct en food truck, mais aussi un homme mystérieux venant manger chez elle et doté d'une force incroyable, Ash et son passé mystérieux ! Ludo Lullabi installe progressivement les éléments et nous immerge peu à peu dans ce monde et ses codes bien à lui. Il apporte une énergie folle au récit avec de nombreux combats entrecoupant les révélations et autres secrets éventés, car le retour de Ash semble gêner ! Alliances et/ou oppositions futures, Loloi va se retrouver mêlée à ces affrontements qui pourraient bien bouleverser la planète, mais pas que 😉 . Au dessin, vous aurez des personnages charismatiques et bien reconnaissables, des robots gigantesques, un environnement désertique et une grande difficulté en ce qui me concerne à comprendre les scènes d'actions. Cela n'enlève en rien les qualités graphiques d'un bon premier tome de SF pimentée, allez on part à un million sur l'échelle de Scoville 😉 Attendons la suite !
  6. Titre de l'album : Ghost Pepper tome 1 Scenariste de l'album : Ludo Lullabi Dessinateur de l'album : Ludu Lullabi Coloriste : Adriano Lucas Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : L'humanité a survécu à une menace monstrueuse, mais le monde n'est est pas devenu meilleur pour autant. Loin s'en faut ! Chaque jour, Loloi prend la route pour livrer sa délicieuse cuisine au grand public au volant de son food truck, déjouant des adversaires perfides et gardant une longueur d'avance sur les robots censés protéger l'humanité. Mais tout bascule lorsqu'elle croise la route d'un mystérieux guerrier nommé Ash... Critique : L'auteur français Ludo Lullabi a fait ses armes outre Atlantique et s'est taillé une belle réputation dans le milieu des comics avec ses travaux sur World of Warcraft ainsi que Lanfeust quest. Son projet solo restait dans un coin jusqu'à ce qu'il décide de se lancer enfin seul dans le grand bain avec ce Ghost pepper publié chez Delcourt. Nous sommes sur une planète dévastée, où Loloi voyage de villages en villages dans son food truck et rencontre un fort succès avec ses recettes épicées. Au hasard de rencontres et de "on dit" le lectorat comprend comment cette planète en est arrivé là et quelles sont les forces en place, à l'image de ce Bataar que tout le monde vénère. L'auteur parvient ainsi à situer le contexte insidieusement et présente au fur et à mesure les personnages qui joueront un rôle important dans cette histoire. Loloi donc, ainsi que son concurrent direct en food truck, mais aussi un homme mystérieux venant manger chez elle et doté d'une force incroyable, Ash et son passé mystérieux ! Ludo Lullabi installe progressivement les éléments et nous immerge peu à peu dans ce monde et ses codes bien à lui. Il apporte une énergie folle au récit avec de nombreux combats entrecoupant les révélations et autres secrets éventés, car le retour de Ash semble gêner ! Alliances et/ou oppositions futures, Loloi va se retrouver mêlée à ces affrontements qui pourraient bien bouleverser la planète, mais pas que 😉 . Au dessin, vous aurez des personnages charismatiques et bien reconnaissables, des robots gigantesques, un environnement désertique et une grande difficulté en ce qui me concerne à comprendre les scènes d'actions. Cela n'enlève en rien les qualités graphiques d'un bon premier tome de SF pimentée, allez on part à un million sur l'échelle de Scoville 😉 Attendons la suite ! Autres infos : Type de l'album : Comic Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/ghost-pepper-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  7. Titre de l'album : La fourmi blanche tome 1 - Du fond des abysses Scenariste de l'album : Marco Bianchini, Marco Santucci Dessinateur de l'album : Patrizio Evangelisti Coloriste : Patrizio Evangelisti Editeur de l'album : Graph Zeppelin Note : Résumé de l'album : Dans un monde fracturé, deux peuples s'affrontent depuis des siècles : les Géosiens, enfants de la terre aride, et les Nautiles, maîtres des profondeurs marines. Chacun ignore que leur destin est inscrit dans l'ombre des Anciens, une civilisation disparue qui a laissé derrière elle une technologie oubliée. Lorsque Rudbekius, savant nautile, découvre qu'une maladie génétique programmée condamne son peuple, il entreprend une quête interdite pour retrouver cette relique mythique. Pendant ce temps, un prince géosien avide de gloire déclenche une chaîne d'événements qui rapproche les deux peuples du chaos. Mais dans les abysses dort une vérité plus ancienne encore. Et l'être qui en émergera pourrait bouleverser l'avenir du monde. Critique : Tout commence par une jeune femme prise en chasse par une faction d'aéronefs, puis nous remontons 18 ans en arrière sur cette même planète et découvrons deux peuples, les nautiles et géosiens, en guerre depuis des lustres ! On peine un peu à s'immerger dans cet univers situé environ 10000 ans post JC, probablement une lointaine planète colonisée par des humains, mais au fil de rappels historiques (malins) dans les dialogues, tout s'éclaire rapidement. Une maladie inconnue décime les nautiles, le scientifique Rudbekius enquête et remonte le fil de leurs propres origines en découvrant un sanctuaire caché dans les glaces éternelles du pôle ! Il en ramène un oeuf métallique contenant un embryon ! Les choses se compliquent avec l'intervention d'un prince géosien avide de sensations fortes et d'ambitions royales qui va découvrir aussi ce sanctuaire "d'anciens" et tout leur savoir ! Entre croyances ancestrales, politique locale, ambitions personnelles, contexte hostile entre les deux civilisations, l'histoire s'annonce prometteuse et riche en rebondissements ! D'autant que le dessin n'est pas en reste avec un Patrizio Evangelisti au sommet de son art ! Moi le fan invétéré de La caste des méta-barons de l'illustre Gimenez, je retrouve ici ce style réaliste caractéristique et emblématique des sagas de SF des années 90 ! Les couleurs numériques s'associent aux ambiances variées de l'histoire, en adoptant un jaune orangé chaleureux pour les phases terrestres, pendant qu'un bleu glacé illuminera les planches sous-marines. Un très bel ouvrage qui n'a pas fini de nous émerveiller, la saga est prévue en 6 tomes déjà parus en Italie 😉 D'ici fin 2027, nous saurons tout de cette aventure prometteuse et bien construite ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-fourmi-blanche-tome-1-du-fond-des-abysses/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. Titre de l'album : Cyborgs - Tome 2 - Steel Scenariste de l'album : Jean-Luc Istin Dessinateur de l'album : Valentina Pinti & Arancia Studio Coloriste : J. Nanjan Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Donnée favorite aux élections face à Markus C. Tudor, Heather Macstone est visée dans un attentat où seule sa fille, Sam, survit. Gravement blessée, Sam reçoit des prothèses greffées par Russel. Qui a cherché à les éliminer et pour quelles raisons ? Plongée dans un univers de complots et de trahisons, Sam se sert de son corps de métal comme d'une arme pour découvrir la vérité. Critique : Hop vous connaissez Soleil, quand ils sortent une nouvelle série concept, on peut s'attendre à un album tous les 6 mois. Que l'on aime ou pas le modèle est celui-ci avec une multitude d'auteurs au dessin afin de tenir ces délais de fous. On a donc avec ce Cyborgs une série dans le standard habituel de Soleil en science-fiction ou en héroïc fantasy : un univers connu et cohérent, des one shots qui peuvent se lire séparément mais qui apportent ensemble pas mal d'éléments à l'univers, et une galerie de personnage qui se croisent et se recroisent mais sans prépondérance d'un personnage en particulier au fil des albums. Petite différence de taille cette fois-ci, chaque album fait bien avancer une intrigue globale et est centré sur le recrutement et l'intégration d'un nouveau personnage à une équipe tout en faisant progresser la mission commune de la dite équipe. Bon dit comme ça on est un peu sur Th Expendables en bd, mais cela donne au moins un fil conducteur intéressant et plus ambitieux car il ne se limite alors plus aux scénarios des seuls one shots. Tant mieux, c'est une bonne idée. Les dessins de Valentina Pinti et du Studio Arancia sont bien même si la colorisation et les décors sont un peu trop bruts pour moi. Ceci dit c'est souvent le cas en science fiction. Si l'ensemble ne brillera guère par son originalité, c'est efficace et servi par un découpage de qualité. Les amoureux d'univers de science fiction façon Travis ou Carmen seront servis car il ne s'agit pas ici de space opéra mais d'un futur terrien un peu calamiteux et très technologique quand même. L'action est assez soutenu même si cette fois-ci l'album est peut être un peu plus bavard. Autres infos : Storyboard par Kyko Duarte Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/cyborgs-tome-2-steel/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  9. Kevin Nivek

    Stand still

    Titre de l'album : Stand still Scenariste de l'album : Lee Loughridge Dessinateur de l'album : Andrew Robinson, Alex Riegel Coloriste : Lee Loughridge Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Ryker Ruel est un sociopathe très mystérieux, lubrique et totalement cinglé. Il a volé le prototype top secret d'un appareil capable de figer le temps ! Résultat : les cadavres des dirigeants du monde s'empilent, des oeuvres d'art célèbres disparaissent, etc. Seul le créateur de l'appareil, un scientifique ordinaire, a compris exactement ce qu'il se passe et entreprend de l'arrêter... Critique : Il est superbe ce fourreau de l'éditeur Delcourt, recelant une histoire originale servie sur un format à l'italienne, un "écran large" bien dans le ton cinématographique du récit. On y suit les aventures d'un curieux dandy, Ryker Ruel sur une piste sanglante de vengeance où les meurtres s'enchainent avec une facilité déconcertante ! Il possède un avantage, il peut figer le temps au moyen d'un dispositif au poignet qu'il a volé à l'état. Qui est-il, pourquoi ces tueries et dans quel but ? Car être muni d'un tel avantage peut vous conférer tellement de choix et de possibilités autres que les assassinats, aussi faciles soient-ils dans ces conditions ! En parallèle, on suit Colin Shaw l'inventeur du dispositif qui tente d'en créer un autre pour stopper Ryker son ancien ami de faculté. C'est une merveille de narration et de dialogues ciselés nous faisant voyager à travers le monde aux côtés de Ryker que l'on prend plaisir à apprécier malgré ces méfaits. Ce format "horizontal" confère réellement de nouvelles sensations de lecture, d'autant que le dessin de Andrew Robinson est précis, détaillé et réellement superbe, durant les 4 premiers chapitres ! Car oui, Alex Riegel prend la suite pour les 4 suivants et la qualité baisse drastiquement, c'est la raison de ne pas mettre la note de 5 et le coup de coeur en ce qui me concerne ! Une déception terrible que ce dessin haché, aux visages déformés comme sortis de l'imaginaire de Picasso... C'est à peine si on reconnait les personnages, cela tranche tellement avec la finesse et l'élégance du trait d'Andrew Robinson... Une seconde partie en légèrement deçà avec un fil de l'histoire moins intéressant que le début. Nos deux compères s'associent malgré eux face à un tueur d'élite dans un jeu de chat et souris moins ambitieux que les premiers chapitres. C'est donc un sentiment mitigé qui m'anime, l'impression d'avoir lu une histoire que ne renierait pas Christopher Nolan, en améliorant deux ou trois éléments, mais aussi cette légère déception sur la partie graphique d'Alex Riegel. Cela reste une très belle édition, un plaisir de lecture dénotant avec le paysage actuel, qui ravira les fans d'action avec une pointe de science-fiction. PS: je n'ai pas trouvé de planches d'Alex Riegel pour que vous saisissiez bien la différence. Autres infos : Type de l'album : Comic Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/standstill/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  10. Kevin Nivek

    Stand still

    Il est superbe ce fourreau de l'éditeur Delcourt, recelant une histoire originale servie sur un format à l'italienne, un "écran large" bien dans le ton cinématographique du récit. On y suit les aventures d'un curieux dandy, Ryker Ruel sur une piste sanglante de vengeance où les meurtres s'enchainent avec une facilité déconcertante ! Il possède un avantage, il peut figer le temps au moyen d'un dispositif au poignet qu'il a volé à l'état. Qui est-il, pourquoi ces tueries et dans quel but ? Car être muni d'un tel avantage peut vous conférer tellement de choix et de possibilités autres que les assassinats, aussi faciles soient-ils dans ces conditions ! En parallèle, on suit Colin Shaw l'inventeur du dispositif qui tente d'en créer un autre pour stopper Ryker son ancien ami de faculté. C'est une merveille de narration et de dialogues ciselés nous faisant voyager à travers le monde aux côtés de Ryker que l'on prend plaisir à apprécier malgré ces méfaits. Ce format "horizontal" confère réellement de nouvelles sensations de lecture, d'autant que le dessin de Andrew Robinson est précis, détaillé et réellement superbe, durant les 4 premiers chapitres ! Car oui, Alex Riegel prend la suite pour les 4 suivants et la qualité baisse drastiquement, c'est la raison de ne pas mettre la note de 5 et le coup de coeur en ce qui me concerne ! Une déception terrible que ce dessin haché, aux visages déformés comme sortis de l'imaginaire de Picasso... C'est à peine si on reconnait les personnages, cela tranche tellement avec la finesse et l'élégance du trait d'Andrew Robinson... Une seconde partie en légèrement deçà avec un fil de l'histoire moins intéressant que le début. Nos deux compères s'associent malgré eux face à un tueur d'élite dans un jeu de chat et souris moins ambitieux que les premiers chapitres. C'est donc un sentiment mitigé qui m'anime, l'impression d'avoir lu une histoire que ne renierait pas Christopher Nolan, en améliorant deux ou trois éléments, mais aussi cette légère déception sur la partie graphique d'Alex Riegel. Cela reste une très belle édition, un plaisir de lecture dénotant avec le paysage actuel, qui ravira les fans d'action avec une pointe de science-fiction. PS: je n'ai pas trouvé de planches d'Alex Riegel pour que vous saisissiez bien la différence.
  11. Kevin Nivek

    Hégémon

    Titre de l'album : Hégémon Scenariste de l'album : Thierry Gloris Dessinateur de l'album : Joël Mouclier Coloriste : Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Dans un avenir lointain, l'Empire Sapiens, dirigé d'une main de fer par l'Hégémon Iskender, est une puissance galactique bâtie sur le sang et la conquête de l'Empire Farxi. Mais lorsque le tyran centenaire est assassiné, la guerre civile éclate. Aux prises avec une caste militaire suprématiste, des héritiers légitimes et illégitimes, et les machinations de la régente, le scientifique Silas Ditak doit naviguer entre les arcanes du complot, pour trouver le meurtrier et empêcher une menace cosmique... Critique : Les inséparables Gloris et Mouclier vus sur Cléopâtre (Delcourt) et Méridia (Delcourt), s'associent à nouveau pour un space opera dense mêlant politique, enquête policière et chute d'un empereur ! En effet, l'Hégémon Iskender règne depuis longtemps sur l'empire et ne désire absolument pas céder sa place tel Gilgamesh le roi qui ne voulait pas mourir ! Mais sa quête d'immortalité l'accapare trop au regard de ses obligations et la taille gigantesque de son empire. Une hégémonie conquise par les armes et suite à une guerre gagnée contre des extra-terrestres, devenant ses sujets. Un jour, le roi est retrouvé mort ! Meurtre, mort naturelle ?? Commence alors une enquête pour Silas Ditak le scientifique ayant auparavant gagné les faveurs du défunt Iskender. Vous découvrirez que ses investigations vont le mener vers la/le/les coupable(s) mais aussi vers les fondations même de cet empire qui menace à tout moment de s'effondrer tel un château de cartes ! Intrigues de palais, politique locale, hauts-gradés militaires aux ambitions débordantes, traîtres, religion, mais aussi ces indigènes qui semblent cacher un lourd secret ; c'est tout un panel de pistes narratives lancées par les auteur avec talent ! Un savant mélange de Game of thrones, l'univers Warhammer et Dune, pour un one-shot qu'il est difficile de quitter une fois la lecture entamée ! Le trait réaliste de Joël Mouclier dépeint merveilleusement bien l'univers avec des batailles dantesques mêlant vaisseaux et mécas dévastateurs, le décorum militaire est assez remarquable ! Un léger bémol sur certains visages figés manquant d'expressivité, mais cela n'atténue en rien le plaisir de contempler ces pages et de plonger dans cet univers riche formidablement illustré. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/hegemon/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. Kevin Nivek

    Hégémon

    Les inséparables Gloris et Mouclier vus sur Cléopâtre (Delcourt) et Méridia (Delcourt), s'associent à nouveau pour un space opera dense mêlant politique, enquête policière et chute d'un empereur ! En effet, l'Hégémon Iskender règne depuis longtemps sur l'empire et ne désire absolument pas céder sa place tel Gilgamesh le roi qui ne voulait pas mourir ! Mais sa quête d'immortalité l'accapare trop au regard de ses obligations et la taille gigantesque de son empire. Une hégémonie conquise par les armes et suite à une guerre gagnée contre des extra-terrestres, devenant ses sujets. Un jour, le roi est retrouvé mort ! Meurtre, mort naturelle ?? Commence alors une enquête pour Silas Ditak le scientifique ayant auparavant gagné les faveurs du défunt Iskender. Vous découvrirez que ses investigations vont le mener vers la/le/les coupable(s) mais aussi vers les fondations même de cet empire qui menace à tout moment de s'effondrer tel un château de cartes ! Intrigues de palais, politique locale, hauts-gradés militaires aux ambitions débordantes, traîtres, religion, mais aussi ces indigènes qui semblent cacher un lourd secret ; c'est tout un panel de pistes narratives lancées par les auteur avec talent ! Un savant mélange de Game of thrones, l'univers Warhammer et Dune, pour un one-shot qu'il est difficile de quitter une fois la lecture entamée ! Le trait réaliste de Joël Mouclier dépeint merveilleusement bien l'univers avec des batailles dantesques mêlant vaisseaux et mécas dévastateurs, le décorum militaire est assez remarquable ! Un léger bémol sur certains visages figés manquant d'expressivité, mais cela n'atténue en rien le plaisir de contempler ces pages et de plonger dans cet univers riche formidablement illustré.
  13. Kevin Nivek

    Carthago tome 16 - Dakhan

    Et voilà, clap de fin pour une saga entamée en mars 2007, presque 20 ans que Bec nous enchante avec Carthago la série mère et ses "petits" Carthago adventures, parus chez les Humanoïdes associés ! Un dernier tome centré sur la relation Donovan/Kane se retrouvant dans les abysses, mais aussi le parcours de Lou avec des allers-retours dans le temps. On alterne ainsi les planches où les deux compères élaborent un plan pour retrouver la jeune femme tout en se remémorant le passé et comment en sont-ils arrivés là ; et des phases avec Lou sur plusieurs temporalités nous rappelant de nombreux passages des tomes précédents. Dans cette ambiance de fin du monde suite aux cataclysmes passés, nos trois personnages évoluent dans une émotion palpable et l'on se demande bien quelle sera leur finalité ! Un renouveau est-il possible ? Un ultime tome captivant et magnifié par le dessin sublime de l'artiste italien Ennio Bufi ! Son trait réaliste fait des merveilles dans les séquences sous-marines ou dans la forêt obscure et menaçante des Carpates. Lou, Donovan, Feiersinger, Kim, ces personnages vont nous manquer, comme dans toute saga marquante, mais le gros point positif de ce dernier album est qu'il vous redonne envie de tout relire depuis le début 😉 Vous verrez en fin de lecture des pages flashbacks de Lou revivant des moments clés de sa vie au fil des tomes précédents et cela m'a invité à me replonger dans cette histoire d'aventure, de passions, d'amour et de lien maternel fort, mais aussi de mégalodon terrifiant ! Monsieur Bec, il va falloir nous inviter à d'autres voyages dorénavant !
  14. Titre de l'album : Carthago tome 16 - Dakhan Scenariste de l'album : Christophe Bec Dessinateur de l'album : Ennio Bufi Coloriste : Ennio Bufi Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : En 2027, l'apocalypse nucléaire a eu lieu. Donovan, sur le point de se noyer, a été sauvé par Kane et les tritons antiques, et se réveille au sein de leur sanctuaire dans les profondeurs de la mer de Beaufort. Alors que tous leurs proches ont disparu, les deux amis décident de partir à la recherche de Lou. Critique : Et voilà, clap de fin pour une saga entamée en mars 2007, presque 20 ans que Bec nous enchante avec Carthago la série mère et ses "petits" Carthago adventures, parus chez les Humanoïdes associés ! Un dernier tome centré sur la relation Donovan/Kane se retrouvant dans les abysses, mais aussi le parcours de Lou avec des allers-retours dans le temps. On alterne ainsi les planches où les deux compères élaborent un plan pour retrouver la jeune femme tout en se remémorant le passé et comment en sont-ils arrivés là ; et des phases avec Lou sur plusieurs temporalités nous rappelant de nombreux passages des tomes précédents. Dans cette ambiance de fin du monde suite aux cataclysmes passés, nos trois personnages évoluent dans une émotion palpable et l'on se demande bien quelle sera leur finalité ! Un renouveau est-il possible ? Un ultime tome captivant et magnifié par le dessin sublime de l'artiste italien Ennio Bufi ! Son trait réaliste fait des merveilles dans les séquences sous-marines ou dans la forêt obscure et menaçante des Carpates. Lou, Donovan, Feiersinger, Kim, ces personnages vont nous manquer, comme dans toute saga marquante, mais le gros point positif de ce dernier album est qu'il vous redonne envie de tout relire depuis le début 😉 Vous verrez en fin de lecture des pages flashbacks de Lou revivant des moments clés de sa vie au fil des tomes précédents et cela m'a invité à me replonger dans cette histoire d'aventure, de passions, d'amour et de lien maternel fort, mais aussi de mégalodon terrifiant ! Monsieur Bec, il va falloir nous inviter à d'autres voyages dorénavant ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/carthago-tome-16-dakhan/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  15. Tout commence par une jeune femme prise en chasse par une faction d'aéronefs, puis nous remontons 18 ans en arrière sur cette même planète et découvrons deux peuples, les nautiles et géosiens, en guerre depuis des lustres ! On peine un peu à s'immerger dans cet univers situé environ 10000 ans post JC, probablement une lointaine planète colonisée par des humains, mais au fil de rappels historiques (malins) dans les dialogues, tout s'éclaire rapidement. Une maladie inconnue décime les nautiles, le scientifique Rudbekius enquête et remonte le fil de leurs propres origines en découvrant un sanctuaire caché dans les glaces éternelles du pôle ! Il en ramène un oeuf métallique contenant un embryon ! Les choses se compliquent avec l'intervention d'un prince géosien avide de sensations fortes et d'ambitions royales qui va découvrir aussi ce sanctuaire "d'anciens" et tout leur savoir ! Entre croyances ancestrales, politique locale, ambitions personnelles, contexte hostile entre les deux civilisations, l'histoire s'annonce prometteuse et riche en rebondissements ! D'autant que le dessin n'est pas en reste avec un Patrizio Evangelisti au sommet de son art ! Moi le fan invétéré de La caste des méta-barons de l'illustre Gimenez, je retrouve ici ce style réaliste caractéristique et emblématique des sagas de SF des années 90 ! Les couleurs numériques s'associent aux ambiances variées de l'histoire, en adoptant un jaune orangé chaleureux pour les phases terrestres, pendant qu'un bleu glacé illuminera les planches sous-marines. Un très bel ouvrage qui n'a pas fini de nous émerveiller, la saga est prévue en 6 tomes déjà parus en Italie 😉 D'ici fin 2027, nous saurons tout de cette aventure prometteuse et bien construite !
  16. Kevin Nivek

    Bug tome 4

    Titre de l'album : Bug tome 4 Scenariste de l'album : Enki Bilal Dessinateur de l'album : Enki Bilal Coloriste : Enki Bilal Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Alors que le grand Bug planétaire a rendu impossible l'accès aux données numériques, l'hypermnésique Kameron Obb est la proie de toutes les convoitises. Traqué à travers le monde par des instances gouvernementales autant que par des groupuscules contestataires, il réussit à communiquer avec sa fille, elle-même kidnappée par de mystérieux ravisseurs... Mais quelle est la véritable nature du Bug ? Est-ce seulement une catastrophe technologique ou bien la conséquence d'une véritable attaque contre l'humanité ? Dans ce quatrième épisode, Obb, contaminé par le dédoublement du Bug, voit sa santé mentale défaillir : il semble qu'une entité, pareille à un dieu, prenne possession de son esprit... Critique : Avant-dernier tome de cette formidable saga nerveuse et plutôt pessimiste sur notre avenir et la technologie ! Souvenez-vous, le livre précédent nous laissait sur Kameron Obb entièrement bleu et frappé d'amnésie car il ne reconnaissait même pas sa fille ! L'entité ou "bug" semblait prendre le dessus sur lui au point d'effacer toute sa personnalité ! D'autant qu'il est toujours traqué par les groupes religieux, les services secrets des pays et surtout les chinois qui se rapprochent dangereusement ! Une nouvelle aventure menée tambours battants où l'on en apprend un peu plus sur cette fameuse entité et où l'on voyage encore énormément, vous irez même sur les contreforts du Mont Olympus de la planète Mars, mais je ne vous en dit pas plus 😉 . Enki Bilal continue d'insérer des critiques sociétales sur le rapport de l'homme aux technologies et notre dépendance accrue, mais aussi l'omniprésence de la presse avide de scoops ainsi qu'un monde suffoquant sous le brouillard issu de la pollution avec peu de végétation autour des protagonistes. Un univers triste à l'image des couleurs froides qu'il utilise pour les paysages, gardant de la chaleur pour l'humain et quelques planches dignes de tableaux d'art abstrait, abordant les phases oniriques du récit. En effet le bug fait l'objet d'une dualité où rouge et bleu s'entremêlent dans un patchwork impressionniste que l'on imagine aisément sur une toile ! Nouvelle preuve irréfutable du grand talent d'un artiste rare et digne représentant des grands noms de la BD franco-belge. Un tome transitoire nous préparant pour le feu d'artifice final, l'année prochaine espérons le 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/bug-tome-4-9782203273450/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. Kevin Nivek

    Bug tome 4

    Avant-dernier tome de cette formidable saga nerveuse et plutôt pessimiste sur notre avenir et la technologie ! Souvenez-vous, le livre précédent nous laissait sur Kameron Obb entièrement bleu et frappé d'amnésie car il ne reconnaissait même pas sa fille ! L'entité ou "bug" semblait prendre le dessus sur lui au point d'effacer toute sa personnalité ! D'autant qu'il est toujours traqué par les groupes religieux, les services secrets des pays et surtout les chinois qui se rapprochent dangereusement ! Une nouvelle aventure menée tambours battants où l'on en apprend un peu plus sur cette fameuse entité et où l'on voyage encore énormément, vous irez même sur les contreforts du Mont Olympus de la planète Mars, mais je ne vous en dit pas plus 😉 . Enki Bilal continue d'insérer des critiques sociétales sur le rapport de l'homme aux technologies et notre dépendance accrue, mais aussi l'omniprésence de la presse avide de scoops ainsi qu'un monde suffoquant sous le brouillard issu de la pollution avec peu de végétation autour des protagonistes. Un univers triste à l'image des couleurs froides qu'il utilise pour les paysages, gardant de la chaleur pour l'humain et quelques planches dignes de tableaux d'art abstrait, abordant les phases oniriques du récit. En effet le bug fait l'objet d'une dualité où rouge et bleu s'entremêlent dans un patchwork impressionniste que l'on imagine aisément sur une toile ! Nouvelle preuve irréfutable du grand talent d'un artiste rare et digne représentant des grands noms de la BD franco-belge. Un tome transitoire nous préparant pour le feu d'artifice final, l'année prochaine espérons le 🙂
  18. Titre de l'album : Yojimbot tome 4 - Flammes de carbone (fin) Scenariste de l'album : Sylvain Repos Dessinateur de l'album : Sylvain Repos Coloriste : Sylvain Repos Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Après la perte des Yojimbots, Hiro, isolé, rejoint les rangs de l'organisation de Kozuki. Mais ce dernier, méfiant, soupçonne le jeune garçon de jouer double jeu et de vouloir, une bonne fois pour toute, mettre fin aux agissements de la terrible corporation sur l'île et sauver sa mère.. Critique : Dernier tome de la série de SF de Sylvain repos sur les Robots. Et un dernier tome sans concession comme les precedents. Quand on lance une première série comme celle ci et qu'elle a du succès, il est facile et tentant d'écouter aux sirènes qui demande une fin "gentille" permettant une suite pour revoir les personnages que l'on aime bien et... vendre des albums. Et bien Sylvain Repos a tenu bon et nous livre sa fin. Une fin qui, en prenant tous les paramètres disséminés sur les premiers tomes, ne pouvait vraiment être différente. Elle est exactement comme on le souhaitait intérieurement même si pas forcément aussi joyeuse qu'on l'aurait aimé. Bref une fin parfaite pour une série d'aventures d'une BD mangaisante presque parfaite. Vivement la prochaine série de Sylvain Repos ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/yojimbot-tome-4-flammes-de-carbone?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. poseidon2

    Polygone

    Une fois n'est pas coutume, surtout pour un album de 184 pages, j'ai trouvé que cet album... n'était pas assez ambitieux. Je reproche souvent aux BD de vouloirs trop en faire en peu de pages. Ici j'aurais aimé qu'Antoine Pédron en fasse plus ! En effet il avait, de mon point de vue, trouvé un bon truc. Un mix entre le Geant Sauvage et un récit post apocalyptique, nous montrant une habitation vivant de "reste de l'ancien monde" ou un robot vient tout changer, le tout porté par un dessin mangaisant dynamique, avec un jeu de couleurs intéressant. Mais là où Antoine Pédron aurait pu étendre son histoire en l'étendant à l'état de la terre ou de la lune, ou encore au pourquoi du bras de Loé, Antoine Pédron le referme assez brutalement en prenant comme excuse unique l'histoire des parents. Si le rapport des enfants à leurs parents, avec une préférence du cercle familiale à l'aventure, est réaliste, il ne sert par forcement le récit qui aurait plus être pu basculer dans le space opera. Cela n'enlève pas la bonne lecture que fut Polygone. J'aurais juste eu envie de plus.
  20. poseidon2

    Polygone

    Titre de l'album : Polygone Scenariste de l'album : Antoine Pédron Dessinateur de l'album : Antoine Pédron Coloriste : Antoine Pédron Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Quelques dizaines années dans le futur, à cause d'un climat de plus en plus rude, les habitants ont presque tous quitté les campagnes. Seul reste avec sa famille, Loé, enfant ingénieux, rêveur et bricoleur. Mais las de l'isolement, il n'arrive pas à se projeter dans l'avenir et préfère se réfugier dans ses récits de science-fiction et ses maquettes jusqu'à sa découverte fortuite d'un robot géant : Aristillus ! Fasciné, Loé voit en lui un ami qui le comprend et lui fait la promesse de le remettre sur pieds. Cependant son enthousiasme ne fait pas l'unanimité dans sa famille, provoquant défiance et jalousie auprès de son frère, sa soeur et sa mère, pourtant native de la grande époque des robots géants.. Critique : Une fois n'est pas coutume, surtout pour un album de 184 pages, j'ai trouvé que cet album... n'était pas assez ambitieux. Je reproche souvent aux BD de vouloirs trop en faire en peu de pages. Ici j'aurais aimé qu'Antoine Pédron en fasse plus ! En effet il avait, de mon point de vue, trouvé un bon truc. Un mix entre le Geant Sauvage et un récit post apocalyptique, nous montrant une habitation vivant de "reste de l'ancien monde" ou un robot vient tout changer, le tout porté par un dessin mangaisant dynamique, avec un jeu de couleurs intéressant. Mais là où Antoine Pédron aurait pu étendre son histoire en l'étendant à l'état de la terre ou de la lune, ou encore au pourquoi du bras de Loé, Antoine Pédron le referme assez brutalement en prenant comme excuse unique l'histoire des parents. Si le rapport des enfants à leurs parents, avec une préférence du cercle familiale à l'aventure, est réaliste, il ne sert par forcement le récit qui aurait plus être pu basculer dans le space opera. Cela n'enlève pas la bonne lecture que fut Polygone. J'aurais juste eu envie de plus. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/polygone?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  21. Titre de l'album : The weatherman tome 3 (fin) - et intégral Scenariste de l'album : Jody LeHeup Dessinateur de l'album : Nathan Fox Coloriste : Nathan Fox Editeur de l'album : Urban Comics Note : Résumé de l'album : Nathan Bright avait tout pour lui : une superbe petite amie, un chien attachant et le poste le plus en vue de Mars, celui de présentateur météo. Son quotidien va cependant prendre un tour inédit lorsqu'on l'accuse d'être à l'origine de l'attaque terroriste qui raya dix-huit milliards d'individus de la surface de la Terre. Est-il cependant vraiment responsable d'un tel crime ? Sa tête mise à prix, le présumé coupable trouvera protection auprès de l'agent Amanda Cross... si celle-ci parvient à maîtriser son envie de lui coller une balle dans la tête. Critique : Encore une fois... merci Urban Comics. Je vais avoir l'air d'un lèche botte mais je suis obligé de mettre en avant le respect du lecteur de la part des éditions Urban Comics. En effet, après plus de 5 années d'attente, certain aurait sauté le pas pour n'imprimer que l'intégral. Urban, comme à son habitude, à la classe d'éditer le tome 3 au même format que les autres en parallèle de la sortie de l'intégrale. Cela permet aux anciens lecteurs de compléter leurs collections et au nouveau d'avoir directement un intégral et donc un très bon one shot d'aventure. Car c'est ce qui est bien dans ce Weatherman : Un space opera dense et dynamique ayant un début, un gros cliffhanger et.... une bonne fin. Et c'est cette fin qui nous intéresse ici. Sans spoiler ceux qui n'aurait pas du tout lu the Weatherman, le gros cliffhanger du tome deux est super bien géré. Notre scénariste gère bien le côté "dédoublement", réussissant à le justifier par d'intéressants flash-backs, et nous fait comprendre le pourquoi des changements de notre héros. Porté par un dessin très correct et une coloration dynamique, ce tome 3 de the Weatherman ne marquera pas la fin de la meilleure histoire du comics indépendant mais bien la fin d'un space opera aventureux qui passionnera les amateurs de science-fiction rythmée... comme moi. Amateur de Carmen et autres séries B de sf, franchissez donc le Rubicon du comics !! Autres infos : Type de l'album : Comic Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/the-weatherman-tome-3?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  22. Encore une fois... merci Urban Comics. Je vais avoir l'air d'un lèche botte mais je suis obligé de mettre en avant le respect du lecteur de la part des éditions Urban Comics. En effet, après plus de 5 années d'attente, certain aurait sauté le pas pour n'imprimer que l'intégral. Urban, comme à son habitude, à la classe d'éditer le tome 3 au même format que les autres en parallèle de la sortie de l'intégrale. Cela permet aux anciens lecteurs de compléter leurs collections et au nouveau d'avoir directement un intégral et donc un très bon one shot d'aventure. Car c'est ce qui est bien dans ce Weatherman : Un space opera dense et dynamique ayant un début, un gros cliffhanger et.... une bonne fin. Et c'est cette fin qui nous intéresse ici. Sans spoiler ceux qui n'aurait pas du tout lu the Weatherman, le gros cliffhanger du tome deux est super bien géré. Notre scénariste gère bien le côté "dédoublement", réussissant à le justifier par d'intéressants flash-backs, et nous fait comprendre le pourquoi des changements de notre héros. Porté par un dessin très correct et une coloration dynamique, ce tome 3 de the Weatherman ne marquera pas la fin de la meilleure histoire du comics indépendant mais bien la fin d'un space opera aventureux qui passionnera les amateurs de science-fiction rythmée... comme moi. Amateur de Carmen et autres séries B de sf, franchissez donc le Rubicon du comics !!
  23. poseidon2

    Mimésia

    Titre de l'album : Mimésia Scenariste de l'album : Hugues Micol Dessinateur de l'album : Hugues Micol Coloriste : Hugues Micol Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Dans un futur lointain, l’empire aux mille planètes est devenu réalité et les différentes civilisations extraterrestres cohabitent dans un monde devenu universel. Sur terre, la culture s’est uniformisée, standardisée pour plaire au plus grand nombre, une culture aseptisée et digérée par une IA surpuissante. Par ailleurs, une police culturelle traque impitoyablement les œuvres du passé afin de les conserver en sécurité dans un endroit hors de portée du commun. Un groupuscule d’activistes tente de soustraire ces chefs d’œuvres artistiques pour montrer qu’il existe une autre forme de culture… alors qu’ils sont poursuivis par les forces de l’ordre, ils cachent un buste de jeune femme du XVe siècle. Celle-ci est découverte par un robot, simple professeur de sport au collège qui, contre toute attente, troublé par cette œuvre d’art, décide de ne pas la rendre et de la protéger. Il devient alors un fugitif… Hugues Micol nous livre une réflexion très actuelle dans ce récit qui mêle la mainmise de l’IA sur la création, une action débridée et drôle, et mille références à la pop-culture. Dessinateur et illustrateur hors pair, Hugues Micol fait vivre ce monde du futur avec virtuosité dans des pages en couleurs directes spectaculaires ! Critique : Est ce que vous avez vu Equilibrium avec Christian Bale ? Et lu L'incal ? Si oui, faite un mix entre les deux, en prenant le scenario d'Equilibrium (moins la baston) et le trait/ambiance de Moebius et vous aurez Mimesia. Et pour ceux qui ne connaitraient ni l'un ni l'autre... déjà c'est mal. Ensuite vous aurez une BD de SF qui vous présente un univers ou l'autorité principale veut contrôler les gens en contrôlant leurs émotions et donc en supprimant tout ce qui touche à l'art. Un sujet porté par un road trip assez étrange d'un robot qui se retrouve embarqué dans un sujet qui le dépasse. Une bonne histoire, pour une BD auquel il manque juste un peu plus de temps/pages pour explorer plus en avant cet univers. Là, on va directement à l'essentiel et on arrive à une conclusion alors même que l'on a à peine effleuré l'ensemble. On a donc une bonne histoire, mais qui nous laisse un gout de trop peu. Je le demande peu mais... ca serait possible d'avoir un préquel ? Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/mimesia?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  24. poseidon2

    Mimésia

    Est ce que vous avez vu Equilibrium avec Christian Bale ? Et lu L'incal ? Si oui, faite un mix entre les deux, en prenant le scenario d'Equilibrium (moins la baston) et le trait/ambiance de Moebius et vous aurez Mimesia. Et pour ceux qui ne connaitraient ni l'un ni l'autre... déjà c'est mal. Ensuite vous aurez une BD de SF qui vous présente un univers ou l'autorité principale veut contrôler les gens en contrôlant leurs émotions et donc en supprimant tout ce qui touche à l'art. Un sujet porté par un road trip assez étrange d'un robot qui se retrouve embarqué dans un sujet qui le dépasse. Une bonne histoire, pour une BD auquel il manque juste un peu plus de temps/pages pour explorer plus en avant cet univers. Là, on va directement à l'essentiel et on arrive à une conclusion alors même que l'on a à peine effleuré l'ensemble. On a donc une bonne histoire, mais qui nous laisse un gout de trop peu. Je le demande peu mais... ca serait possible d'avoir un préquel ?
  25. Titre de l'album : Cosmopirates tome 2 - La tortue d'or Scenariste de l'album : Alejandro Jodorowsky Dessinateur de l'album : Pete Woods Coloriste : Pete Woods Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Dans un univers où règnent la violence et l'argent, les sept Magnobankiers contrôlent toute la galaxie, exterminant parfois jusqu'à des populations entières afin de conserver leurs privilèges. Lorsque le célèbre assassin Xar-Cero s'oppose à ces tyrans, il voit sa mémoire effacée et une vie qui n'est pas la sienne lui être imposée. C'est grâce à la tortue d'or et à ses pouvoirs mystiques qu'il peut enfin recouvrer ses souvenirs et accomplir sa vengeance contre l'empire des Magnobankiers. Dans cette grande aventure de space-opera en deux volumes, Jodorowsky raconte une quête intime et personnelle à travers le temps, l'espace et son imagination sans limite ! Critique : Après une carrière débutée au tout début des années 80 dans le monde du 9ème art, avec Moebius bien entendu et dans des sagas intergalactiques comme L'Incal ou La caste des méta-barons, du haut de ses 95 printemps il semble que l'heure de la retraite a bel et bien sonnée pour Alejandro Jodorowsky. Après un premier tome qui posait les jalons de cette histoire de vengeance et de mondes dominés par les banques, on retrouve donc Xar-Cero en compagnie de sa troupe agissant tels des Robin des bois et s'en prenant aux convois d'or des Magnobankiers. Réputés inviolables ces derniers éprouvent les pires difficultés face à la tortue d'or volante et intangible. Les pertes s'accumulent pour les banquiers ! Ici débutent les soucis de narration, les événements s'enchaînent à toute allure sans logique parfois, avec l'impression d'avoir raté un épisode et ce vers une fin brutale et "facile" qui tombe comme le cheveux dans la soupe. Fan de la première heure de l'artiste franco-chilien, je ne peux qu'éprouver une grande tristesse à la vue de ce scénario bâclé. Tout va bien trop vite à l'image de la romance cousue de fil blanc ! De ce naufrage narratif il est logique de sauver le dessin de Pete Woods, une nouvelle fois précis et détaillé avec des couleurs magnifiques. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/cosmopirates-tome-2-la-tortue-d-or/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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