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BDtheque

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  1. La dernière semaine
  2. Titre de l'album : Les soeurs Gremillet T1 Scenariste de l'album : Giovanni Di Gregorio Dessinateur de l'album : Alessandro Barbucci Editeur de l'album : Dupuis Note de l'album : 4.5 Résumé de l'album : Plonger dans l'histoire comme dans un rêve... Dans un turquoise lumineux et mélancolique apparaissent pour la première fois les trois sœurs Grémillet, guidées par des méduses qui flottent, jusqu'au grand arbre et son palais de verre. À l'intérieur, une petite méduse lévite au-dessus d'un lit. Sarah, l'aînée, ne s'explique pas ce rêve étrange. Obsédée par ce mystère, elle parviendra à l'élucider avec l'aide de ses deux sœurs. Alessandro Barbucci illumine de son dessin virtuose cette chronique familiale moderne qui, derrière les révélations d'un drame du passé, célèbre l'amour d'une mère pour ses enfants. Dans ce trio féminin, chacune a son caractère attachant : Sarah, l'aînée autoritaire, Cassiopée la cadette artiste, et Lucille la plus petite qui ne parle qu'à son chat. Les belles pierres de la ville, le jardin des plantes, la végétation luxuriante, les petits marchés... le lecteur ne voudra plus quitter cet univers enchanteur créé par Barbucci et Di Gregorio ! Critique : Qu'est ce que c'est beau ! Fiouuuuu. Depuis un moment Dupuis fait attention aux qualités graphiques de ses albums pour jeunes. Plus que des BDs marrantes et sympa pour jeune publique, ils sortent du lots en proposant un rendu graphique qui n'a rien à envoyer aux BDs pour adultes. Et la quand on voit le travail d'Alessandro Barbucci on se dit que c'est plutot les autres qui devraient avoir peur. Qu'est ce que c'est beau !!!! J'en reviens encore à peine... c'est magnifique. Pas juste les personnages. La mise en page, les décors, les cases de formes différentes... une très belle BD. Une des plus belles sortie depuis un moment. Quand on parle beaucoup de Raven et du dessin de Monsieur Lauffray... et bien je dois dire que ne pas regarder du coté de ces soeurs Grémillet, pour élir le plus bel album de ce post civid, cela serait se priver d'un véritable outsider. Mais et le scénario alors ? Et bien le scénario est... un scenario pour jeunEs ados. Les trois soeurs sont des chippies (on dirait mes 3 enfants !) très réalistes avec tout ce qui fait l'intérêt (ou la source d'énervement) des enfants : espiègles, calines, intriguées et profondement humaines. Si l'histoire de ce secret de famille n'est ni nouvelle ni révolutionnaire, elle est suffisamment bien mise en image pour qu'on se régale du debut à la fin, sentant meme une pointe de larme montée au moment fatidique. Bref une sublime BD. Une histoire en un seul tome.... La BD à offrir aux ados (allez on va quand meme dire ado avec un grand E) cet été ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-soeurs-gremillet-tome-1-le-reve-de-sarah?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. poseidon2

    Les soeurs Gremillet T1

    Qu'est ce que c'est beau ! Fiouuuuu. Depuis un moment Dupuis fait attention aux qualités graphiques de ses albums pour jeunes. Plus que des BDs marrantes et sympa pour jeune publique, ils sortent du lots en proposant un rendu graphique qui n'a rien à envoyer aux BDs pour adultes. Et la quand on voit le travail d'Alessandro Barbucci on se dit que c'est plutot les autres qui devraient avoir peur. Qu'est ce que c'est beau !!!! J'en reviens encore à peine... c'est magnifique. Pas juste les personnages. La mise en page, les décors, les cases de formes différentes... une très belle BD. Une des plus belles sortie depuis un moment. Quand on parle beaucoup de Raven et du dessin de Monsieur Lauffray... et bien je dois dire que ne pas regarder du coté de ces soeurs Grémillet, pour élir le plus bel album de ce post civid, cela serait se priver d'un véritable outsider. Mais et le scénario alors ? Et bien le scénario est... un scenario pour jeunEs ados. Les trois soeurs sont des chippies (on dirait mes 3 enfants !) très réalistes avec tout ce qui fait l'intérêt (ou la source d'énervement) des enfants : espiègles, calines, intriguées et profondement humaines. Si l'histoire de ce secret de famille n'est ni nouvelle ni révolutionnaire, elle est suffisamment bien mise en image pour qu'on se régale du debut à la fin, sentant meme une pointe de larme montée au moment fatidique. Bref une sublime BD. Une histoire en un seul tome.... La BD à offrir aux ados (allez on va quand meme dire ado avec un grand E) cet été !
  4. Avant
  5. John Lord : Bêtes Sauvages Scénario : Denis-Pierre Filippi Dessin : Patrick Laumont Couleurs : Sebastien Gerard Editeur : Les Humanoïdes Associés Date de parution : 2004 -2011 (2012 pour l'intégrale) Genre : policier/thriller/étrange Synopsis : Lorsque John Lord revient à New-York, la Grande Guerre vient de s'achever, son ami Winkley vient de mourir et le service d'enquête qu'ils avaient créé et dont ils faisaient tous deux partie a été dissout en son absence. Clara Summers, étudiante en psychologie et maîtresse du défunt Winkley va le persuader de s'associer avec elle pour découvrir la vérité. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que cette enquête va les entraîner sur la piste d'autres meurtres terriblement sanglants, liés entre eux par un secret dont nul ne pourra sortir indemne. Triptyque ! Encore un triptyque qui mérite d'être (re)découvert et qui figure en tout cas parmi mes préférés avec quelques autres trilogies favorites comme Horacio d'Alba, Le Codex Angélique, L'Esprit de Warren ou Cromwell Stone. John Lord ne bénéfice pas, hélas, de la même visibilité que ces derniers (certes, il n'en a pas tout à fait l'excellence non plus) et rejoindrait plutôt le bataillon des trilo inconnues comme Le Tombeau d'Alexandre, Le Manuscrit Interdit ou Providence d'Alan Moore. Qu'à cela ne tienne : je suis toujours disposé - tel un Michel Drucker bédéphile (!) - a ressortir des vieux fourneaux quelques oeuvres boudées du public. Comme de juste, il semble évident que ces trois tomes de John Lord devaient constituer le début d'une série si l'on en croit la mention "fin de l'enquête" en conclusion de la dernière planche et... certains détails entourant le héros demeurés dans l'ombre, gardant ainsi à jamais son mystère. Reste donc, heureusement, ce qu'il convient donc d'appeler du coup un triptyque qui ne manque pas de qualités, ni au niveau d'un scénario excellent, ni au niveau d'un dessin en couleurs directs aux allures de peintures, même si le tome 3 souffre à ce sujet d'un mélange bizarre de ce procédé avec le dessin encré plus classique, cette dichotomie passant parfois carrément d'une case à l'autre donnant à ce tome conclusif un aspect dépareillé dommageable... qui explique peut-être en partie l'échec de cette BD, surtout si l'on ajoute que ce dernier tome est paru 5 ans (!) après le précédent. De quoi décourager les lecteurs définitivement. Personnellement, d'ailleurs, c'est grâce à l'édition d'une intégrale que j'ai pu découvrir et lire dans de meilleures conditions cette BD qui fut une bonne surprise. Mais fi ! des préambules : John Lord : Bêtes Sauvages, c'est quoi et ça parle de quoi au juste, tonton Phil ? Hé bien, mes chers neveux, il s'agit d'une enquête criminelle bien singulière à la lisière du fantastique - mais qui n'en est pas - autant dans son ambiance que dans la nature particulière du criminel. On est en 1918 et, déjà, on retrouve cette atmosphère à laquelle je suis toujours réceptif - parce qu'elle me rappelle mes lectures de Lovecraft - où se mêle le New-York (avec un détour magnifique par la Louisiane) des années 20 (on ne va pas chipoter pour deux ans), le duo d'enquêteur, des meurtres en série de vieux professeurs, au modus operandi aussi étrange qu'inquiétant, les recherches dans de vieilles bibliothèques ou dans des asiles d'aliénés à l'ambiance oppressante, quelques gangsters en fond et, en flash-backs - récurrents et très nombreux - une tragédie maritime qui se révélera être à la source de tout. Bref, oui, ça me rappelle vraiment certaines lectures lovecraftiennes - notamment L'Appel de Chtulhu - et certaines séances mémorables du jeu de rôle éponyme. Sauf que, comme déjà mentionné, le scénariste refuse ici le recours au fantastique, au surnaturel ou à la proto-science-fiction, toujours un peu facile si on veut sortir des sentiers battus de l'enquête policière. Non, cette histoire - complexe, riche, sinueuse, aux multiples ramifications, qui demandera des trésors de réflexion, d'expérience et de ténacité à l'enquêteur chevronné John Lord - spécialiste des cas relevant de la psychopathologie - flanqué de Clara Summers, "l'amie d'un des professeurs assassinés", plus néophyte et - c'est un peu le défaut crispant de cette BD - passablement "casse-couilles" si vous me prêtez l'expression. Car les tensions mises en avant entre les deux investigateurs - qui partent d'une bonne intention au départ de mettre un peu de piment dans leur relation - devient très vite une sorte de jeu en forme de taquineries (l'amour n'est pas loin, of course ^^) mais aussi, hélas, de récriminations à répétition vraiment pénible de la part de la donzelle avec ces "mais John, croyez -vous que ce soit vraiment une bonne idée de...". Jouant un peu la Scully de service face à un Mulder qui a davantage des allures de détective cynique chandlerien, ce n'est pas l'aspect le plus réussi de cette BD. Heureusement, il y a tout le reste... Et le reste, c'est une histoire que je trouve vraiment prenante mais également fascinante, une enquête dense et qui demande une certaine attention de lecture pour bien en saisir tous les tenants et aboutissants, pleines de révélations, qui suit par des chemins détournés le parcours tortueux d'un tueur dont l’histoire personnelle - ô combien douloureuse - et ses raisons d'agir sont en fait encore plus intéressantes (la pierre de voûte de la construction en fait) que les détails de la progression de l'enquête elle-même. Car loin d'être une simple enquête policière procédurale et routinière comme tant d'autres, John Lord trouve son véritable propos dans la psyché humaine, dans sa brutalité, sa barbarie et ses déviances. Et la loi universelle bien connue selon laquelle les victimes font toujours les meilleurs bourreaux, dans le cycle infernal de la souffrance faites à autrui. Graphiquement, comme je l'ai dit, le dessinateur travaille en couleurs directes et fait oeuvre de peintre - avec ce que cela sous-tend souvent de "flou artistique", entendez par là quelques manques de détails et des approximations dans les physionomies qui ne sont jamais tout à fait les mêmes d'une case à l'autre. C'est un style qu'il faut accepter et, dans l'ensemble, les planches sont fort jolies, notamment grâce à ce travail sur la couleur et les éclairages. Le dernier tome, comme je n'ai aussi mentionné, décontenance un peu plus par son mélange de deux styles graphiques : du coup, dans le style "classique" d'un dessin encré (qui donne un peu l'impression d'être le fait d'un autre dessinateur), les cases sont nettement plus détaillées et fouillées - personnages et décors - mais plus convenues et moins "arty', tandis que le style peinture conserve lui, à l'instar des deux premiers opus, ses qualités et ses défauts. Mais je dois dire que, de mon point de vue, le scénario et l'ambiance générale m'ont suffisamment plu pour que je passe assez facilement sur cette curieuse "schizophrénie graphique" de ce tome conclusif. Bref, une BD méconnue, qui a souffert de pas mal de problèmes (manque de succès, de visibilité, laps de temps préjudiciable de 5 ans entre deux albums, déparaillage graphique étrange sur la fin) mais qui garde fort heureusement un scénario cohérent jusqu'au bout. Dommage que l'aventure se soit arrêtée en si bon chemin. Note :
  6. Magda Ikklepotts Scénario : François Debois (et Pascale Bélorgey) Dessin : Krystel Couleurs : Krystel Editeur : Ankama Date de parution : 2014-2015-2017 Genre : fantastique Synopsis : Officiellement, Magda Ikklepotts, 19 ans, vit à Paris pour terminer ses études et chercher du travail… mais officieusement pour trouver une sorcière qui pourrait achever son initiation. Pour gagner sa vie, elle se met alors à utiliser ses connaissances pour arnaquer les antiquaires qui se sont approprié les biens de sorciers et revendent à prix fort certains objets prétendument magiques. Mais ce petit train-train se retrouve bouleversé lorsqu’elle se voit contrainte de collaborer avec la police… Cette trilogie souffre un peu du même a priori que l'excellent Les Démons d'Alexia publié chez Dupuis : par ses couvertures et ses planches (de Krystel), sa jeune héroïne et son contexte, on pourrait la croire principalement destinée à un public jeune plutôt "pré-ado" que "ado-adulte". Par ailleurs, certaines influences mangas (dans le dessin) et quelques emprunts à l'univers des animés de Miyazaki (le ballon que chevauche Magda pour voler, sa pie parlante, les deux mandragores mignonnes et le carach design de sa grand-mère) contribuent aussi à cette vision... un peu trompeuse. Comme pour Alexia, que ce soit au niveau du scénario - dense, assez complexe, qui flirte même parfois avec la confusion à cause du nombre d'éléments que le(s) scénariste(s) instille dans son histoire (il me faut parfois revenir en arrière, même en relecture ^^), les personnages et leurs relations, Magda Ikklepotts est plus proche d'un Harmony que d'un Magic 7 par exemple. La BD demande une attention relativement soutenue. Bon... on n'est pas dans du Alan Moore non plus mais, dans sa catégorie de série pour ado, Magda n'a pas choisi la facilité/limpidité. Cela vient notamment - et peut-être outre l'intention de Dubois de proposer quelque chose d'assez mature - de la magie elle-même et de son utilisation sur le plan scénaristique. Car outre les (quelques) habituelles démonstrations de pouvoirs à coups de pyrotechnie, on est loin de la débauche visuelle peu subtile de certains comics traitant aussi du thème de la magie comme Justice League Dark. Ici, la magie (ou la sorcellerie, comme on veut) est plutôt souvent utilisée comme autant d'illusions qui peuvent tromper l'adversaire, lui cacher ses véritables intentions ou même cacher sa vraie identité. Ce "jeu de masques" me semble bien plus intéressant. Comme le disait l'affiche du film L'Illusionniste avec Edward Norton : "rien n'est ce qui semble être". Ainsi, ceux qui apparaissent comme les méchants nous oblige à revoir notre jugement ou le nuancer. Ce qui amène aussi la série à une absence de manichéisme, chacune des parties opposées ayant en fait des raisons valables - ou du moins compréhensibles - pour agir comme ils le font, que ce soit Vitali Petrov, Teodora la dogienne, l'extrémiste pro-humains Rachel Saint-Ange ou, dans l'opposition, les membres pro-sorciers - tout autant radicaux - de Trigrav ou encore ceux du CNSS (Centre National de Surveillance des Sorcières). Car outre son intrigue mêlant fantastique et policier tournant autour du passé traumatique de la jeune Magda, de son parcours initiatique, de son pouvoir rare et convoité (le "double-glyphe") et de Petrov, le triptyque montre aussi tout un contexte politique et des problématiques très proches des X-Men mais dans une version sorcellerie. Il est ainsi question pour certains de recensement des mutants sorciers/ières - voir de castration des pouvoirs magiques - pendant que les principaux intéressés, de leur côté, militent évidemment pour leurs droits, que ce soit pacifiquement ou... beaucoup moins. La "magie digitale" est une des idées originales de Magda : ici, pas de baguettes ni autres instruments convenus de l'attirail du parfait petit magicien mais l'utilisation de glyphes inscrits sur les doigts et dont l'apposition combinatoire de tel et tel doigt crée les sorts. Petit détail cocasse : les sorciers n'utilisent que leur main gauche qui ne peut créer que des sorts de protection et de localisation là où les sorcières n'utilisent que la main droite plutôt versée dans une magie de... destruction. Bref, la BD tord le coup, mine de rien, aux a priori sur la "douceur féminine". Magda, capable d'utiliser les deux, se révèle un cas particulier et, de fait, très convoité par les diverses factions. Graphiquement, ceux qui connaissent déjà le travail de Krystel (Ash, End) y retrouveront son style reconnaissable au premier coup d’œil, aux influences manga évidentes et "kawaï" comme disent les nippons (traduction : mignon), notamment avec ses héroïnes au minois de poupée ou ses personnages masculins (auxquels j'adhère moins) également très typiques. On aime ou pas mais il faut bien avouer que les planches sont fort jolies (même si la qualité du trait de Krystel n'est pas toujours régulier), surtout qu'elles sont magnifiées par une colorisation (informatisée, certes et parfois ça se voit... un peu trop) chatoyante de toute beauté, capables aussi bien de transcender un Paris alternatif mais réaliste, une Venise hors du temps ou des décors plus ruraux où l'on retrouve, à nouveau, l'influence d'un Miyazaki. Scénario fouillé et relativement complexe jouant beaucoup sur la dissimulation, parfois alambiqué mais prenant, personnages variés, contexte magico-politique classique "façon X-Men" mais ajoutant une touche de controverse idéologique bienvenue et un graphisme très agréable à l’œil, Magda Ikklepotts ne manque pas d'atouts pour plaire aussi bien aux ados qu'à un lectorat plus adulte qui peut apprécier sa fraîcheur autant que son scénario mature. Si j'avais deux reproches à faire à cette BD, ce serait primo un dernier tome moins prenant que les autres où l'action traînasse un peu (ou bien se resserre ?) en se focalisant surtout sur le triangle Magda/Petrov/Teodora et, secundo, le contexte politique qui reste à l'arrière-plan et sans conclusion (mais peut-il vraiment y en avoir ?) Qu'importe : à titre personnel, elle est, avec Les Démons d'Alexia et Freak's Squeele (autre série Ankama), une de mes séries préférées dans sa catégorie. Note :
  7. Garulfo Série en 6 tomes (ou deux intégrales) : 1. De mares en châteaux 2. De mal en pis 3. Le prince aux deux visages 4. L'ogre aux yeux de cristal 5. Preux et prouesses 6. La belle et les bêtes Scénario : Ayroles, Alain Dessin : Maïorana, Bruno Couleurs : Leprévost, Thierry Edition : Delcourt Collection : Terres de Légendes Parution : de 1995 à 2000 Genre : contes médiévaux revisités A force de révérer toujours De Cape et de Crocs, on finirait par oublier l'autre chef-d'oeuvre de Alain Ayroles, Garulfo, série en 6 tomes où l'on retrouve pourtant les mêmes qualités d'écriture, d'inspiration, d'humour fin et de détournements de classiques de la littérature. Sauf qu'ici, il ne s'agit point de romans de capes et d'épées mais d'une histoire (originale) qui puise son inspiration (et certains personnages) dans les contes populaires bien connus que Ayroles passe à la moulinette. Et c'est un véritable régal. En outre - et contrairement à DCDC - au divertissement haut de gamme s'ajoute ici un grand conte morale sur les tares de l'humanité et les trompeuses apparences. Du coup, l'histoire de Garulfo tient autant du Candide de Voltaire que des contes de fées de Perrault ou des frères Grimms, donnant à la série une profondeur certaine. Le Candide voltairien est surtout présent dans les deux premiers tomes, qui forment un diptyque (provisoire) avec une vraie conclusion (mais provisoire aussi) avec l'histoire édifiante de l'innocent Garulfo, cette grenouille dont la haute opinion qu'il peut se faire des hommes - bipèdes admirables ! - va se trouver bien vite mise en défaut par le biais de la classique transformation du crapaud - oups... la grenouille - en prince certes charmant mais surtout bêta qui va se retrouver en plein milieu des turpitudes, de la cruauté et de la malveillance des humains. Bien sûr, le contraste - et son cortège de malentendus - habituel dans ce genre d'histoire entre la candeur du gentil batracien devenu homme et la médiocrité des gens de cour - en l’occurrence ici ceux du royaume de Brandelune (son roi sanguinaire, son conseiller et grand veneur sadique, sa princesse prétentieuse, sa duègne peu accommodante, la sorcière maléfique, etc...), autant de figures haute en couleurs et riche en tares si typiquement...humaines. L'innocence du pauvre Garulfo et sa foi en l'homme en prendra un sacré coup et, le sortilège enfin rompu, il s'empressera de rejoindre sa mare pour couler des jours paisibles avec une ravissante rainette. Sauf que... Sauf que Ayroles a de la suite dans les idées. Il est probable qu'au départ, le scénariste n'avait prévu cette histoire aussi édifiante que drolatique qu'en deux tomes. Mais, avec un talent étonnant et une cohérence absolue qui ne donne à aucun moment la sensation d'une suite aux allures artificielles, le scénariste remet le couvert pour quatre tomes supplémentaires qui collent parfaitement aux deux premiers. L'idée géniale ? Montrer que le corps humain dont hérite (provisoirement) Garulfo dans les deux premiers tomes ne sort pas de nulle part mais était celui d'un prince tout sauf charmant (de fait accumulant un nombre incroyable de défauts, de l'immoralité à l'arrogance, de la méchanceté à la colère) habitant un royaume voisin : le prince Romuald. Il y eut donc eu substitution (ou inversion) : pendant que Garulfo prit l'apparence de Romuald, Romuald avait de son côté pris l'apparence d'une...grenouille (logique !). Au début du tome 3, tout nous est clairement et rapidement expliqué (notamment dans quelles circonstances Romuald se retrouva dans le corps d'une grenouille) et c'est alors que Ayroles a l'idée savoureuse, après une seconde transformation (Garulfo redevient à nouveau l'humain Romuald pendant que l'humain Romuald redevient la grenouille Garulfo... vous suivez ?) de se faire côtoyer les deux personnages pendant les quatre tomes jusqu'à ce que l'impénitent affreux prince Romuald parvienne à bonifier son odieuse nature. Si les deux premiers tomes étaient déjà une grande réussite, ce "second cycle" - plus long, plus riche en péripéties et en personnages, encore plus drôle - ne démérite pas, loin de là : il dépasse le premier cycle. Certains personnages reviennent pour notre plus grand plaisir tout en évoluant doucement (la princesse Héphilie, la terrible duègne) alors que d'autres, forts réussis, apparaissent, parmi lesquels un ogre mémorable dont l'aspect brutal et repoussant dissimule une grande sensibilité et une passion pour les choses délicates (en l’occurrence une étonnante collection de figurines en cristal qu'il craint toujours de briser) alors que, en opposition, les sois-disants vertueux chevaliers de la région ne sont qu'une bande d'individus brutaux, fats et imbu de leur personne. A l'aventure et l'humour s'ajoute alors la poésie et l'émotion, l'ogre et la princesse Héphilie incarnant ici une variation évidente avec le conte La Belle et la Bête. Chemin faisant, Ayroles convoque aussi le Petit Poucet (dont le rêve est de devenir chevalier) et le Chat Botté. Excepté ce dernier, d'ailleurs - dont la présence m'a semblé peu convaincante et inintéressante en tout cas - tous les autres personnages (gentils ou vilains, riches ou pauvres, principaux ou secondaires) forment une galerie savoureuse de psychologies et de "gueules" et le scénariste parvient même à les rendre tous plus ou moins attachants ou, en tout cas, indispensables dans leurs rôles respectifs. Graphiquement, le dessin humoristique de Bruno Maïorana colle parfaitement au propos, avec des personnages très expressifs arborant des bouilles (ou des faciès peu engageants) qu'il est difficile d'oublier. Et si son trait dans les deux premiers tomes est encore un peu approximatif, on note une amélioration manifeste au fil des tomes du second cycle, jusqu'à présenter même de forts belles planches - celles où la princesse Héphilie erre dans une forêt nocturne à la pleine lune, avec ses arbres aux branches acérées comme des griffes ou, dans une ambiance complètement à l'opposé, les scènes de tournoi et de cités en liesse, égayées par les couleurs très vives de Thierry Leprévost. Ma relecture (en deux intégrales) fut un pur moment de bonheur. Tel est le second chef-d'oeuvre de Alain Ayroles, qu'il ne faut certainement pas oublier malgré les aventures - plus connues et célébrées ? - de Armand de Maupertuis et Don Lope de Villalobos. Ma note :
  8. Titre de l'album : Harleen Scenariste de l'album : Stjepan Šejic Dessinateur de l'album : Stjepan Šejic Editeur de l'album : Urban Comics Note de l'album : 5 Résumé de l'album : Après des études mouvementées qui ont entamé sa confiance en elle, la jeune psychologue Harleen Quinzel pense enfin avoir décroché le poste de ses rêves en étant embauchée à l'Asile d'Arkham afin d'apporter son soutien et son expertise aux plus grands criminels de Gotham. Mais il est un être au sein de cet asile qui va à la fois faire chavirer son esprit et son coeur : le Joker ! Petit à petit, Harleen va se laisser séduire puis sombrer dans un abîme de folie y laissant à tout jamais son innocence et ses illusions perdues. Contenu vo : Harleen #1-3. Critique : Somptueux.... c'est le premier mot qui vient quand on voit la couverture. Somptueux graphiquement mais aussi au niveau de sa conception. Cette image reflette à elle seule toute la dictotomie du personnage d'Harleen Quinzel : Une intelligence au service de la folie. Avec une couverture tellement belle on se dit que l'interieur sera forcement moins bon, comme souvent dans l'univers du Comic. Et bien non. Non et non. Stjepan Šejic nous livre un véritable récital. Graphiquement c'est une tuerie du début à la fin... Et donc au final "c'est juste un beau recueil d'illustration ? "me demanderont les lecteurs saoulés par l'omniprésence-présence de ce personnage "secondaire" du monde DC. Et bien... meme pas. Stjepan Šejic nous livre la première vrai histoire d'Haley Quinn depuis... fiouuu depuis un baille. Ici il n'est pas question d'une Harley Quinn gentille/méchante un peu bébête et sexy qui inondes les sorties et les écrans. Non la on parle de la jeune femme psychologue fraichement diplomée qui pense sincerement pouvoir aider les criminels à revenir dans le droit chemin. Stjepan Šejic nous livre une vrai auto psychanalyse du personnage. Via une voie off, le personnage d'Harleen décrypte sa lente descente aux enfers. Descente guidée par le maitre des lieux : Monsieur J. Entre manipulation du joker, véritable amour et relation interdite, Stjepan Šejic nous livre un récit complet et complexe sur un personnage qui gagne une densité impressionnante au point d'être vraiment l'objet de toutes les attentions. Bref Stjepan Šejic a prit son temps mais nous a livré un album superbe qui, à L'instar du Luthor de Azzarello, met en avant un personnages méchant tout en le traitant de facon sérieuse et réfléchit. Et sur un personnage publique et délurée commme Harley Quinn, ca fait un bien fou Merci monsieur Stjepan Šejic PS: Attention tout de même, les lecteurs de comics qui espère des combats, des colants partout et un sauvetage de Gotham, vous risquez d'etre déçu. Autres infos : C'est qu'on l'aime comme ca la petite Harleen Type de l'album : Comic Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/harleen?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  9. poseidon2

    Harleen

    Somptueux.... c'est le premier mot qui vient quand on voit la couverture. Somptueux graphiquement mais aussi au niveau de sa conception. Cette image reflette à elle seule toute la dictotomie du personnage d'Harleen Quinzel : Une intelligence au service de la folie. Avec une couverture tellement belle on se dit que l'interieur sera forcement moins bon, comme souvent dans l'univers du Comic. Et bien non. Non et non. Stjepan Šejic nous livre un véritable récital. Graphiquement c'est une tuerie du début à la fin... Et donc au final "c'est juste un beau recueil d'illustration ? "me demanderont les lecteurs saoulés par l'omniprésence-présence de ce personnage "secondaire" du monde DC. Et bien... meme pas. Stjepan Šejic nous livre la première vrai histoire d'Haley Quinn depuis... fiouuu depuis un baille. Ici il n'est pas question d'une Harley Quinn gentille/méchante un peu bébête et sexy qui inondes les sorties et les écrans. Non la on parle de la jeune femme psychologue fraichement diplomée qui pense sincerement pouvoir aider les criminels à revenir dans le droit chemin. Stjepan Šejic nous livre une vrai auto psychanalyse du personnage. Via une voie off, le personnage d'Harleen décrypte sa lente descente aux enfers. Descente guidée par le maitre des lieux : Monsieur J. Entre manipulation du joker, véritable amour et relation interdite, Stjepan Šejic nous livre un récit complet et complexe sur un personnage qui gagne une densité impressionnante au point d'être vraiment l'objet de toutes les attentions. Bref Stjepan Šejic a prit son temps mais nous a livré un album superbe qui, à L'instar du Luthor de Azzarello, met en avant un personnages méchant tout en le traitant de facon sérieuse et réfléchit. Et sur un personnage publique et délurée commme Harley Quinn, ca fait un bien fou Merci monsieur Stjepan Šejic PS: Attention tout de même, les lecteurs de comics qui espère des combats, des colants partout et un sauvetage de Gotham, vous risquez d'etre déçu.
  10. Titre de l'album : V pour Vendetta Scenariste de l'album : Alan Moore Dessinateur de l'album : David Loyd Editeur de l'album : Urban Comics Note : https://www.1001bd.com/tmp/pic/note/5.0.png Résumé de l'album : 1997, une Angleterre qui aurait pu exister. Dirigé par un gouvernement fasciste, le pays a sombré dans la paranoïa et la surveillance à outrance. Les « ennemis politiques » sont invariablement envoyés dans des camps et la terreur règne en maître. Mais un homme a décidé de se dresser contre l'oppression. Dissimulé derrière un masque au sourire énigmatique, il répond au nom de V : V pour Vérité, V pour Valeurs... V pour Vendetta ! Critique : Nouveau Label chez Urban et donc nouvelle version de V pou Vandetta. Je ne vous ferais pas l'affront de faire la critique du contenu. En effet tout le monde sait que V pour Vandetta est un monstre du comic indépendant de années 80. Un album indispensable dans chaque bédétheque qui se respecte. Le traitement du rapport à un régime autoritaire écrit sous Tatcher semble ne jamais avoir été autant d'actualité avec la montée du populisme dans tout les pays du monde. La question de ce que l'on serait prêt à sacrifier pour assurer sa tranquillité est le centre de toutes les attentions. Mais j'ai dit que je ne parlais pas de contenu scrogneugneu ! Pour ce qui est du contenant, Urban a fait (comme a chaque fois ?) une superbe édition et a réussi à dénicher des croquis préparatoires inédits de David Loyd. Si trouver quelque chose d’inédit sur V pour Vandetta est impressionnant, autant vous dire que cela ne justifie pas l'achat d'une nouvelle version de ce monument du comics. Mais si jamais vous ne l'avez pas ou que vous voulez faire un beau cadeau (ou transformer quelqu'un en anarchiste convaincu) , cette nouvelle édition vous ravira Autres infos : Un must have Type de l'album : Comic Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/v-pour-vendetta-ed-black-label?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. poseidon2

    V pour Vendetta

    Nouveau Label chez Urban et donc nouvelle version de V pou Vandetta. Je ne vous ferais pas l'affront de faire la critique du contenu. En effet tout le monde sait que V pour Vandetta est un monstre du comic indépendant de années 80. Un album indispensable dans chaque bédétheque qui se respecte. Le traitement du rapport à un régime autoritaire écrit sous Tatcher semble ne jamais avoir été autant d'actualité avec la montée du populisme dans tout les pays du monde. La question de ce que l'on serait prêt à sacrifier pour assurer sa tranquillité est le centre de toutes les attentions. Mais j'ai dit que je ne parlais pas de contenu scrogneugneu ! Pour ce qui est du contenant, Urban a fait (comme a chaque fois ?) une superbe édition et a réussi à dénicher des croquis préparatoires inédits de David Loyd. Si trouver quelque chose d’inédit sur V pour Vandetta est impressionnant, autant vous dire que cela ne justifie pas l'achat d'une nouvelle version de ce monument du comics. Mais si jamais vous ne l'avez pas ou que vous voulez faire un beau cadeau (ou transformer quelqu'un en anarchiste convaincu) , cette nouvelle édition vous ravira
  12. Série : Le Codex Angélique Scénario : Thierry Gloris Dessin : Mikaël Bourgouin Couleurs : Mikaël Bourgouin Editeur : Delcourt Collection : Machination Genre : fantastique ésotérique Synopsis : Le Croc'coeur a frappé pour la dix-septième fois ! Une femme est retrouvée assassinée, le coeur prélevé, sur les pavés d'un Paris de la Belle Époque. La presse en fait ses choux gras et le peuple s'en délecte. Seul le jeune Thomas semble indifférent. Le fait que son oncle essaye de réanimer sa mère maintenue en hibernation artificielle depuis son arrêt cardiaque n'y est certainement pas étranger. Encore un triptyque mémorable que j'avais pourtant oublié de citer quand j'évoquais les... triptyques mémorables (Horacio D'Alba et autres...). On connaît tous les expressions "c'est beau mais c'est triste" et "c'est bon mais c'est chaud". A propos du Codex Angélique, il faudrait ajouter "c'est bon mais c'est sombre". Très sombre. Ultra sombre. Et même carrément glauque par moments. Au point de me rappeler cette phrase d'un critique des Fleurs du Mal lors de sa parution en 1857 (à laquelle je ne souscris pas dans le cas de l'oeuvre de Baudelaire mais qui me semble être un bon résumé de cette BD) : "Ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l'esprit, à toutes les putridités du cœur". Car lire le Codex Angélique, c'est véritablement plonger en Enfer, dans les entrailles du Mal et de la folie, qu'elles soient humaines ou "divines" (angéliques ? démoniaques ?). Et on pourrait même y ajouter une certaine perfidie ! En effet, le tome 1 reste assez trompeur quand on commence à lire les premières planches, la raison étant imputable à la fois à la période historique choisie (la "Belle Epoque") et le magnifique dessin - soutenu par une colorisation non moins somptueuse - de Mikaël Bourgouin, avec son style semi-réaliste qui basculerait presque par instants dans l'humoristique. Et puis... le duo de policiers formés par un commissaire Nimber bourru et son adjoint queutard Pujol jactant un argot de toute beauté contribue aussi à cette impression plaisante. Quant à la partie fantastico-ésotérique liant la famille Devisse et cette histoire de l'oncle savant un peu fou conservant sa sœur en hibernation tout en espérant pouvoir la faire revenir à la vie grâce à un Codex censé l'aider à capturer un ange (!) et faire ainsi pression sur Dieu (?), on peut y trouver a priori des éléments et une ambiance fort proche des écrits d'un Maurice Renard et de son fantastique rétro et extravagant, à la limite même poétique. De même que la BD Aspic, détectives de l'étrange... du même scénariste. Pourtant, même si le tome 1 demeure relativement léger en comparaison des deux suivants (infernaux et oppressants), certaine scènes mettant en relief le désespoir du jeune (et alcoolique) Thomas Devisse de même que les victimes d'un tueur en série proche d'un Jack l'Eventreur donne déjà le ton d'une histoire tourmentée. L' histoire gagne alors en profondeur, densité et complexité - mais aussi en noirceur - ce qu'elle perd en charme et j'ignore toujours si je dois le regretter ou pas. Car la suite... Le moins que l'on puisse dire, c'est que le scénariste Thierry Gloris ne ménage ni ses personnages ni le lecteur dans les deux opus suivants : quotidien dans un asile d'aliénés aux conditions de vie épouvantable où se côtoient malades mentaux nécrophages ou assassins et matons terriblement brutaux, une enquête policière qui piétine et voit surgir une seconde vague d'atrocités commises pour des raisons apparemment similaires aux premières mais toujours aussi obscures et même cryptiques pour les deux policiers, corps martyrisés à la morgue, charniers, folie grandissante, inceste, monstres dont les agissements non plus rien d'humains et, justement, des entités "angéliques" elles-mêmes dénuées de toute pitié et même capable de violence et de malice, sans parler de certaines visions de l'Enfer (non plus métaphorique mais celui des Ecritures et de Dante). Le Codex Angélique semble devenir, au fil des pages, un Pandémonium - terrestre et au-delà du terrestre- dans lequel s'agitent des personnages tantôt victimes expiatoires malgré elles (le pauvre Thomas et son amour naissant, Lisa, seule lueur d'espoir au cœur de son martyr) tantôt bourreaux rongés par une démence absolue et destructrice (l'oncle Devisse, savant fou encore amusant dans le tome 1 mais véritablement diabolique dans les suivants). Jusqu'à un twist final qui ne peut décemment s'appeler un happy end mais, au mieux, une miséricordieuse conclusion. Mais le Mal, lui, fait savoir qu'il demeure éternel lors d'une toute dernière page à la révélation aussi surprenante que logique. En somme, Le Codex Angélique est une excellente BD fantastique - sans doute même l'une des meilleures que j'ai pu lire en franco-belge dans le genre - qui mêle le surnaturel ésotérique, le récit policier et même un peu de steampunk discret mais bien présent. Mon cortex plussoie à l'excellence du scénario et du graphisme, tandis que la partie plus émotionnelle de mon cerveau... hé bien... ne peut se défaire d'une sensation prégnante de malaise devant tant de fange et de corruption de l'âme que même les échanges cocasses et pragmatiques (toujours dans un argot savoureux) du commissaire Nimber et son adjoint Pujol ne parviennent vraiment à égayer. De fait, je la relis rarement malgré ses qualités. Comme l'avait déjà montré Baudelaire, le Mal peut faire éclore de bien belles fleurs mais celles-ci demeurent vénéneuses. Pour public averti selon la formule consacrée, ça me semble clair. Ma Note :
  13. <img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782906187351_1_75.JPG" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782906187306_1_75.JPG" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782906187559_1_75.JPG" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782840550105_1_75.JPG" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782840552277_1_75.JPG" HEIGHT=160 WIDTH=120/> Série : Aquablue Scenario : Thierry Cailleteau Dessin : Olivier Vatine my 2 cents de la vraie et pur SF Edition : DelcourtBD Acheter sur BDfugue Résumé : Seul rescapé d'un naufrage spatial, le jeune orphelin Nao atterrit sur une planète inconnue : Aquablue, la planète-océan, où de paisibles pêcheurs se chargent de son éducation. Mais cette vie idéale sera bouleversée par l'arrivée de Terriens venus créer un complexe industriel aux conséquences climatiques désastreuses. Nao est au coeur de la lutte inégale qui s'engage : détenteur d'un mystérieux héritage, il possède aussi un lien privilégié avec le plus puissant habitant d'Aquablue... Ça doit être à cause du confinement. Le besoin d'aventure, d’extérieur... je ne sais pas en fait. Mais reste que je suis retombé comme un gosse dans les titres phares de la collection "série B" de chez Delcourt. Vous savez ces titres de la fin des années 90 à début 2000. Et bien il n'y a pas à dire, ils avaient un talent pour nous faire des séries assez longues, intéressantes et dont les premiers arcs resteront dans les annales de la BD. Et comme parler Série BD sans citer Aquablue ? Franchement? Je viens de relire le premier arc (les 5 premiers tomes) et... ben c'est peut être ma meilleure lecture de l'année. En plus... ben j'avais tout oublié. Mais vraiment (les tomes 4 et 5 j'en suis venu à douter de les avoir lus). Entre des héros charismatiques, ennemis puissants à la soldes de grosses boites industriels inhumaines, des clins d'œil aux grands films de SF (faucon mon amour) et un scenario aussi dynamique qu’intéressant, on a tous les ingrédients pour faire une série dont on lit les tomes d'affilé. Une série qui nous fait rêver et sortir de notre quotidien durant 3h comme rarement le fond les nouvelles. En gros tous ce qui fait que cette série se doit d'avoir sa place dans la BDtheque de 1001bd ! Ma Note:
  14. Wilfried Lupano est un auteur reconnu. Vous le connaissez tous pour ses vieux fourneaux, son loup en Slip ou encore son Traquemage. Que des BD qui ont monté l'humour à la Lupano comme l'un des humours les plus cotés des ces 5 dernières années. Mais si on remonte un peu en arrière, on reussi à remonter à l'album qui a progeté monsieur Lupano sur le devant de la scène. Et cet album c'est bien pour moi le Singe de Hartepool. Nommé à Angloueme en 2013, ce fameux Singe a en effet montré aux yeux du grand public l'humour aussi fin que cynique de monsieur Lupano. Car dans le singe de Hartepool on retrouve tout ce qui lui a réussi plus tard : Des personnages aussi bêtes que crédibles et surtout des dialogues diaboliques qui reussissent à ne pas masquer la morale d'une bien triste histoire. Une histoire (tres probablement) vraie d'ailleurs. Car plus que dans ses albums suivants, le singe de Hartepool est une histoire drole mais au final bien triste pour ce singe qui n'avait rien demandé. Entre rire aux larmes et tristesse de la bêtise humaine, Lupano nous transporte, durant cette courte lecture, à une époque ou la bestise ne choquait personne. Une pépite d'humour, basée sur une legende réelle au point que les habitants de Hartpool soient surnommés les Monkey Hanger, qui faut definitivement avoir dans sa bibliothèque.
  15. Admin1001BD

    Black badge

    Si comme moi vous etes fan de Matt Kindt, et bien jetez vous directement et le plus rapidement possible sur ce Black Badge. Le duo aux commandes de de GrassKings nous revient avec un énorme one shot et thriller d'espionnage sublime. L'idée de base est deja aussi osé que bien pensée : et si les scouts du monde étaient bien plus que de simple "campeurs à tendance Mac Gyver" ? Et si sous la bonhomie d'un groupe d'enfant, Matt Kindt voit lui de potentiels espions et agents de terrain capable, plus que des adultes, de passer inaperçu et de réaliser des actes de "protections de la nations". Et comme dans toute bonne histoire d'espionnage, comment savoir qui est le bon et qui est le mauvais espion, au milieu de menteurs professionnels ? Entre des personnages bien travaillés, un graphisme toujours au top et une histoires surprenante du début à la fin, ce Black Badge se révèle un must have complètement imprévu. Et donc une excellente et magnifique surprise
  16. Titre de l'album : Black badge Scenariste de l'album : Matt Kindt Dessinateur de l'album : Tyler Jenkins Editeur de l'album : Futuropolis Note : https://www.1001bd.com/tmp/pic/note/5.0.png Résumé de l'album : De toutes les organisations scouts, les Black Badges sont l'élite ; les meilleurs parmi les meilleurs. Les Black Badges sont une branche très secrète de scouts, chargée de missions secrètes qu'aucun adulte ne pourrait entreprendre. Mais en définitive, les petits gars en vert toujours prêts (selon la légende) savent peu de choses les uns des autres, et encore moins des autres organisations. Au sein de celles-ci, se cacherait un groupuscule utilisé par le gouvernement pour effectuer des opérations paramilitaires secrètes. En Corée du Nord, comme en Sibérie, qui se méfierait d'une bande d'ados étrangers en short ? Pourtant, au cours de l'une de ses missions, l'escouade des Black Badge devra choisir entre accomplir leur objectif ou secourir l'un de leurs camarades présumé mort des années auparavant. Les Black Badge sont une troupe de scouts d'élite. Ils sont chargés de missions que les adultes ne peuvent entreprendre. Une équipe d'espions digne de Mission impossible en culottes courtes. Mais il faut se méfier des apparences, le bien et le mal ne sont pas toujours là où l'on s'y attend... Après la série à succès GrassKings, Matt Kindt et Tyler Jenkins reviennent avec un roman graphique de 300 pages émouvant, drôle ou... horrible, parfois sur la même page. Critique : Si comme moi vous etes fan de Matt Kindt, et bien jetez vous directement et le plus rapidement possible sur ce Black Badge. Le duo aux commandes de de GrassKings nous revient avec un énorme one shot et thriller d'espionnage sublime. L'idée de base est deja aussi osé que bien pensée : et si les scouts du monde étaient bien plus que de simple "campeurs à tendance Mac Gyver" ? Et si sous la bonhomie d'un groupe d'enfant, Matt Kindt voit lui de potentiels espions et agents de terrain capable, plus que des adultes, de passer inaperçu et de réaliser des actes de "protections de la nations". Et comme dans toute bonne histoire d'espionnage, comment savoir qui est le bon et qui est le mauvais espion, au milieu de menteurs professionnels ? Entre des personnages bien travaillés, un graphisme toujours au top et une histoires surprenante du début à la fin, ce Black Badge se révèle un must have complètement imprévu. Et donc une excellente et magnifique surprise Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : http://www.bdfugue.com/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. Serie : Page Noire Scénariste : Frank Giroud et Denis Lapière Dessinateur : Ralph Meyer Genre : Thriller Éditeur : Futuropolis l'acheter sur BDfugue Résumé : New York de nos jours. Il s'appelle Carson Mc Neal. C'est un phénomène de l'édition. Écrivain immensément talentueux, il est l'auteur de best-sellers traduits dans le monde entier et adaptés au cinéma. Pourtant, personne ne sait vraiment qui il est. Sa vie est un mystère. Il n'a jamais accordé d'interview, n'est jamais paru en public, aucune photo de lui n'existe... Elle s'appelle Kerry Stevens. Cette jeune blondinette à taches de rousseur est critique littéraire pour le réputé Tales & Writers. Elle n'a qu'une idée en tête, être la première à percer le mystère McNeal. Elle est prête à tout pour le rencontrer, l'interroger sur son prochain roman. Justement, McNeal y travaille. Son héroïne est Afia, une jeune Palestinienne cherchant à renouer les fils de sa pauvre existence qui, de la prostitution à l'enfer de la drogue, l'a menée en prison, dont elle sort aujourd'hui avec rien ni personne pour l'attendre. Enfant, elle a perdu toute sa famille, massacrée par les Phalangistes au Liban. Elle est la seule à avoir survécu. Depuis, plongée dans le trou noir de sa mémoire, incapable de se souvenir de ce qui s'est réellement passé ce jour tragique, elle est hantée par de terribles cauchemars récurrents et ne parvient pas à se détacher de ce terrible passé. Je n'ai qu'un mot à dire : Chapeau ! la réalisation de ce thriller est magnifique. Je dit bien réalisation car le montage est tellement bien fait qu'il s'agit vraiment d'un travail de réalisation plus que d'un travail de scénariste. Plus que bluffé par l'histoire déjà superbement intéressante, on ne peut être que respectueux de la mise en page. Le jeu entre les deux histoires est superbe et arrive à magnifiquement bien camoufler un dénouement digne des plus grands thrillers de cinéma. Et cela est aussi possible grâce au très beau trait de Ralph Meyer mais surtout grâce à la coloration magnifique de Caroline Delabie qui donne une ampleur toute particulière au dernier tiers de la BD. Captiver par un scénario en béton et une mise en image rarement vu, on arrive à être plus pris par cette histoire que l'on peut l'être par un thriller au cinéma. J'aimerai vous réciter tous les passages que j'ai aimé mais cela serait comme révéler la fin de "Usual Suspect, ce serait mal. Donc faites moi juste confiance, jeter vous dessus !!!! Pos², Grandiose ! Ma Note :
  18. <img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782749307015_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782749307022_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782869672918_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782749307046_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782749307053_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782749307060_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/> Série : Peter pan Scenario : Loisel Dessin : Loisel my 2 cents Loisel au sommet de son art Edition :Glenat Acheter sur BDfugue Résumé : Régis Loisel s'est pourtant attelé à la tâche avec grâce et humilité, mêlant ainsi les ambiances féeriques et lumineuses de James Matthew Barrie aux atmosphères londoniennes sombres mais romantiques de Dickens. Non content de s'approprier avec brio un classique de la littérature, Loisel fit entrer le lecteur ébahi dans les méandres tourmentés de la psychologie humaine, maniant avec honnêteté des notions délicates et taboues, comme la maternité non assumée, la violence des enfants, la vengeance, le complexe d'OEdipe... On ne pouvait pas, de mon point de vue, citer la BDtheque de 1001bd sans parler de Peter Pan. Peter Pan ça a été pour moi LA BD du passage à la BD pour adulte. En effet c'est pour moi LA première BD "difficile" qui m'a montré que la bande dessinée pouvait allier sujet difficile et fantastique et ce sans jamais perdre l’aspect sérieux du sujet principale. Car sous couvert d'introduction à Peter Pan, il nous livre une lecture de la vie en fin du XIX siècle et une lecture de l’âme humaine, soumise au bonheur de l'oubli, qui est aussi bien faite qu'elle n'est dure. Et c'est la grosse différence entre une BD fantastique pour jeune et une bd fantastique pour adulte. Et pour moi cette BD fut donc Peter Pan. Un must read pour moi donc Ma Note:
  19. Ou en étions nous resté ? A oui au départ de Hop avec Cable pour le future... toujours poursuivit par Bishop ! A partir de la cet arc se découpe en deux parties : L'histoire de Cable ou encore appelé la guerre du messie et la lutte pour la survie des derniers mutants de notre époque ! La guerre du messie : Cable est partit dans le futur avec Hope. Mais premier soucis : il a été touché lors de la bataille et ne peux qu'avancer dans le temps, sans espoir de retour tant qu'il ne repart pas. En plus, ils se rendent vite compte que Bishop peut lui aussi voyager dans le temps et est à leur poursuite. S'en suit donc une course poursuite dan le temps pour que Cable et Hope échappe à Bishop ! Le coté sombre des X-Men : De leurs cotés, les X-Men tente de survivre fasse aux hordes des anti mutants. Et pour endiguer la baisse du nombre de mutants sur terre, Cyclope, chef unique après la tombée dans le coma du professeur Xavier, prends la décision secrète de créer une nouvelle troupe de X-Men : Les X-Force. Cette équipe qui regroupe Wolverine, X-23, Wolfbane, Warpath, ArchAngel, Domino et Elixir a été créé dans un seul but : réduire définitivement la menace "anti-mutants" en éliminant de manière définitive les leader des mouvements anti mutants. C'est cette équipe qui va occuper le gros de l'historie X-Men de cette période. En effet ils vont découvrir, entre autre, la régénération de Bastion par les Purifieurs à l'aide d'un virus extra terrestre. Bastion qui va réussir, malgré les X-Force, à faire renaitre de leurs cendres (grâce au virus) tout les plus grands ennemis des X-Men ! La fin de Bishop : Toujours en fuite, Hope et Câble sont repérés dans l'espace temps par Cyclope qui décide d'envoyer les X-Force dans le future pour aider Cable à se débarrasser de la menace Bishop et pour leur demander de rentrer. Sur ce les X-force sont envoyés en urgence dans un futur ou il découvre que Bishop à amener avec lui... Stryfe, le fils d'Apocalypse et clone de Cable. Bishop a en effet, durant ces errances dans le futur, retrouver le corps d'Apocalypse et a promis à Stryfe de le lui donner en échange de son aide lors de la capture et l'élimination de Hope. Seulement se que Bishop n'imagine pas c'est que ArchAngel, en tant que serviteur d'Apocalypse, pourrait retrouver ce dernier et s'allier avec lui pour délivrer ces amis de X-Forces mais aussi, pour Apocalyspe, supprimer Stryfe. Une fois Bishop et Stryfe défais, les X-Force sont condamné à rejoindre leur temps sans pouvoir emmener avec eux Cable et Hope. Utopia : Durant ce temps, Cyclope doit lui faire fasse à une nouvel menace : Osborn et ces Dark X-Men. Car Osborn en a marre de ces mutants qui nie son pouvoir sur la coté ouest. Il envoie donc ces Dark X-Men pour jeter en dehors du territoire américain les dernier Mutants. Ce a quoi Cyclope répond en faisant remonter du fond des océans une ile engloutie sur laquelle il fonde "Utopia", le refuge pour tout les mutants du monde. Suite à cela ils mettent une grosse bourre aux Dark X-Men et se déclare "zone hors de contrôle du HAMMER de Osborn" Necrosha : Une fois rentré, les X-Forces découvrent qu'une antique sorcière du nom de Selène vient de mettre la main sur le Virus TO et peut donc enfin mettre son plan à exécution : faire revenir d'entre les morts des humains pour les sacrifier et récupérer leurs énergies vitales pour accéder au rang de déesse. Cela est d'autant plus grave quand elle se rend compte que les âmes des mutants la nourrissaient plus que n'importes qu'elles autres. Problème pour Selene : les mutants ont perdu leurs gène mutant lors du M-Day. Mais pas tous. Et en tout cas pas les morts ! Elle se rend donc à Genosha et entreprend de ressusciter les mutants morts avant Genosha pour se nourrir de leurs âmes. Et quitte à avoir une armée de mutants, autant se débarrasser des derniers en vie qui lutte contre elle. S'en suit une bataille ou tout les Mutants luttes pour leurs vies en combattants.. d'ancien amis mort au champ d'honneur. Un nouvel Espoir : Hope et Cable sont de retour ! Et avec eux tout les espoirs des mutants même si Hope n'a pas encore de pouvoir ! Mais les X-Men ne sont pas les seuls à attendre Hope. Bastion et ces troupes sont la aussi et de façon étrange ils sont toujours en avance sur les X-Men. Pour absolument sauver Hope, Cyclope envoi les X-Force et les X-Men à sa rescousse. Lors du combat pour la sauvegarde de Hope, l'équipe régulière des X-Men se rend compte de la violence de l'équipe des X-Force et du choix prix par Cyclope. La lutte avec bastion est rude pour récupérer Hope au point de Kurt doivent donner sa vie pour sauver la jeune fille qui se voit, en plus des espoirs de tout le monde, se voir endosser la responsabilité de la mort d'un des X-Men les plus aimé. Le combat avec les forces de Bastion fait rage au point que Bastion enclenche un mécanisme encerclant l'ile pour ne pas permettre aux X-Men d'appeler des renforts. S'en suis un combat dantesque durant lequel Bastion amène des troupes du futur et ou les X-Men accompagné de Cable ont pour mission d'aller dans le futur pour interrompre l'arrivée des forces de Bastion. Durant cette mission, Cable se sacrifie pour permettre aux autres X-Men de revenir dans le présent. Assistant au sacrifice de Cable, Hope entre dans une rage incontrôlé et se découvre un pouvoir incommensurable et arrive à terrasser Bastion. Reconstruire : Le combat étant finit, Hope ayant trouvé ces pouvoirs, l'incroyable se produisit : Cerebro détecta la déclaration de nouveaux mutants ! Mais malgré cette joie les X-Men ne sont pas au mieux. En effet le leadership de Cylcope est remis en cause par les anciens pour son implication dans les X-Forces et nombre de cadre de l'équipe sont partit ou mort sans compter le nouveau rôle de Hope à prendre en compte....
  20. Série : Voyage aux iles désolation Scénario : Lepage Dessin : Lepage Genre : Récit d'expédition Edition : Futuropolis Acheter sur BDfugue Résumé :Pour la mer — afin de la comprendre et de savoir la dessiner —, pour les Terres australes — qui sont comme la promesse d’un temps qui n’est plus —, en mars et avril 2010, pendant plusieurs semaines, Emmanuel Lepage a embarqué sur le Marion Dufresne, au départ de Saint-Denis de La Réunion, pour faire le voyage dans les T. A. A. F., les Terres Australes et Antarctiques Françaises. Les Terres australes : îles de Crozet, d’Amsterdam, de Saint-Paul et, la plus connue, de Kerguelen, jadis surnommées les îles de la Désolation. Des confettis d’empire, égarés dans l’immensité bleue à des milliers de kilomètres de toute terre habitée. Îles inconnues, sauvages, inhospitalières, mystérieuses. Battues par des vents violents, elles ne comptent d’humains que les scientifiques, de toutes disciplines, venus le temps de missions pouvant durer plusieurs mois, et les quelques militaires et contractuels chargés de faire fonctionner leurs bases d’habitation et de travail. Emmanuel Lepage, le Breton, en toute contradiction, n’avait jamais pris la mer. Il a été servi ! Cap au Sud ! Il est des auteurs de BD que l'on ne présente plus. Non pas parce qu'ils ont sorti des séries à succès. Plus parce que chacune de leurs nouveautés sont des événements à part entière. Et Emmanuel Lepage est incontestablement de ceux la ! Depuis Névé, son style graphique s'est imposé comme un exemple de l'aquarelle en BD. Muchacho et La terre sans mal de la collection Air libre sont les deux oeuvres récentes acclamés pour la beauté des dessins de Lepage. Alors quand Emmanuel Lepage nous invite au voyage, on ne peut que dire un énorme OUI ! Oui on veut vivre l'aventure des visites des terres australes par le biais des aquarelles magnifiques de Lepage. Et on fait bien. Il suffit de feuilleter la BD pour s'en rendre compte. Les 160 pages de récits sont parsemés de double pages en querelles qui frises la perfection. Les jeux des couleurs, le rendu des mouvements et le jeux des perspectives nous donne des aquarelles tout bonnement exceptionnelles. Aquarelles qui nous font plonger dans la lecture de cette épopée humaine. Car cette histoire n'est en rien romancée. C'est juste le carnet d'un voyage très spéciale dans le partie du territoire français dont on connait à peine l'existence. Lepage, en tant qu'observateur extérieur, nous fait découvrir d'un point de vue qui pourrait être le notre la beauté et la singularité de la vie dans les TAAF. Il arrive a retranscrire, à coup de croquis pris sur le vif et de dessins retravaillés, tant la beauté de ces lieux reculés, arides ou seul Manchots et éléphants de mer peuvent vivre, que l'atmosphère étrange qui entoure la vie des personnes qui font des rotations de six mois sur ces iles. On se laisse porter, comme un des membre "touristes" du bateau, par les dessins de Lepage au point d'être quasiment aussi nostalgique que Lepage et ces compères quand ils doivent dire au revoir aux terres australes au bout d'un mois de voyage. Pour tout vous dire si on me propose un voyage la tout de suite je saute dans le bateau ! Pos2, qui s'imagine entre les manchots à Kerguelen.... Ma Note : En cadeau une vidéo de présentation du voyage par Emmanuel Lepage lui même : <object width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xhd8kw?theme=none"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xhd8kw?theme=none" width="480" height="270" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xhd8kw_voyage-aux-iles-de-la-desolation-emmanuel-lepage-teaser_creation" target="_blank">Voyage aux îles de la Désolation, Emmanuel...</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/Futuropolis" target="_blank">Futuropolis</a></i>
  21. Suite à différentes discussion, je m'étais rendu compte qu'il était tous sauf facile de se retrouver dans les parutions mensuels de Panini au niveau des X-Men. J'avais alors fais un post nommé "histoire d'X-Men" ou j'avais recensé les histoires les plus importantes à lire mais sans rien dire de l'histoire. Plus un guide d'achat en quelque sorte. Maintenant que cette arc touche aussi à sa fin en France, je pense qu'il peut être utile de dévoiler ce qu'il s'est passé durant ces 4 années de "l'arc du messie". Point de départ : Le monde est maintenant clairement divisé en deux parties : celui des humains et celui des mutants. En effet le nombre croissants de mutant en à fait une population part entière, avec des quartiers bien à eux, des envies de reconnaissance mais aussi des profiteurs et bien sur... des héros. Mais ces héros ne suffisent pas à rassurer la population "humaine" qui se demande comment elle peut lutter contre tout ces mutants et leurs pouvoirs... Mais la balance des forces est bien contrôlée par les X-Men d'un coté et les Vengeurs de l'autre. Ces deux entités cherchant à faire cohabiter les deux races, le monde avance plutôt dans le bon sens. A un tel point que des mutants font partis des Vengeurs. Le début de la fin Et l'un de ces mutants n'est autre de La sorcière rouge aussi connu sous le nom de Wanda Maximoff, fille de Eric Lehnsherr, alias Magneto. Wanda est la sorcière suprême, elle possède le pouvoir de faire ce qu'elle veut, à un point tel que même le Docteur Strange est dépassé. Et cela est d'une grande aide aux Vengeurs. Seulement Wanda est aussi, de part son enfance difficile, psychologiquement instable. Alors quand un malheur apparait, elle va jusqu'à s'en prendre à ces amis vengeurs et tue Clint Barton alias oeil de faucon (voir le recueil News Avengers T1 chez pantin)! Complètement paniqués par le pouvoir sans contrôle de la sorcière rouge, les vengeurs tout comme les X-Men prennent une terrible décision: Laisser vivre Wanda est un trop gros danger pour la planète. Alors l'attaque est lancée. Rien de moins que les Vengeurs et les X-Men se mettent ensembles pour arriver à éliminer la menace "sorcière rouge". Mais la réaction de Wanda fut immédiate : elle changea le monde tout entier (House of M chez Panini). Elle crea un monde ou tout les veux les plus chers des personnes qui vivent sur cette planète sont réalisés. Et si Logan, en recherche de ces souvenais depuis très longtemps, ne c'était pas réveillé, le monde entier aurait continué à vivre dans le monde de Wanda. Seulement une fois Logan réveillé, d'autre reprennent conscience et prennent d'assaut la maison de Magneto pourvue Wanda remette le monde en place. Seulement Wanda a elle aussi réalisé sont rêve : elle a ces deux enfants avec elle et ne veut pas les quitter. La mise devant le fait accomplit de la "non-existence" de ces enfants est la goute d'eau qui fait déborder le vase : Wanda a trop souffert d'être une mutante et prononce le souhait fatidique : plus de mutant. Espèces en danger et ce que la sorcière rouge veut, elle le peut. Instantanément la population de mutant de la planète passe de plusieurs millions à quelques 200 personnes ayant miraculeusement (grâce à Dr Strange et à Emma Frost) échappé au fléau. Car Wanda a fait les choses bien : non seulement il n'y a plus aucune naissances de mutants, mais tout les autres ont perdus leurs pouvoirs instantanément, elle comprise. Seulement nombre de mutants ne pouvaient vivre que grâce à leurs pouvoirs. S'en suis une retombée dans le monde des humains terribles pour les anciens mutants. Surtout que le pire est à venir. En effet en apprenant cela certains groupe d'an i mutants sont sortis de leur cachette pour déclarer la guerre aux derniers mutants et ainsi exterminer une espèce déjà en danger. Les Purifiacteurs ou autres ligues des humains partent à la chasses aux derniers mutants dans le but de tous les exterminer, même si poupe cela il doit y avoir des dommages collatéraux. Ce forme alors parmi les mutants restant deux groupes : les X-Men d'un coté et les rebelles de l'autre. Rebelles bien décider à exterminer les Purificateurs avant de se faire exterminer. naissance d'un espoir C'est dans ce monde empli de violence qu'un miracle survient : Cerebro détecte la naissance d''un bébé mutant. Le premier mutant depuis House of M ! Les X-Men en font tout de suite leur priorité principale mais le temps d'arriver sur les lieux ils découvrent la ville ou est né le bébé en flamme. Les purificateurs mais surtout les rebelles étaient arrivés avant eux. Sans suis une course poursuite entre les X-M'en et les rebelles pour essayer de récupérer l'enfant. Ceci pour se rendre compte que quelqu'un avait précédé tout le monde et enlevé le bébé : Câble ! Câble devient donc l'enjeu d'une bataille et d'une course poursuite entre tous les protagonistes. Courses poursuites qui va mener à l'une des énormes révélations de ce début d'arc : l'objectif de bishop. Car l'arrivee de Bishop dans son passé n'est par fortuit. Il est revenu pour empêcher une chose: empêcher le " messie" de déclencher une guerre avec les humains. Une guerre que les mutants vont perdre. Une guerre au cours de laquelle tous les mutants vont être enfermer dans des camps et marqués au fer rouge.... D'un M au visage ! Dans le combat qui suit, Scott est obligé de se rendre à l'évidence que si Hope reste ici, elle ne sera en sécurité nul part. Il demande donc à Nathan d'emmener Hope dans le future et de ne revenir que lorsqu'elle aura grandit. Cependant Bishop entend la conversation et juste après avoir descendu par erreur le professeur Xavier, il part dans le temps à la poursuite de Hope.
  22. ........... L'esprit de Warren Scénario : Luc Brunschwig Dessin : Servain Couleurs : Claude Guth Edition : Delcourt Collection : Sang Froid Date de parution : 1996-1997-1998-... 2005 Genre : thriller schizo Acheter sur BDfugue Synopsis : Il prétend s'appeler Warren Wednesday. Il signe ses crimes d'un double "W" sanguinolent tracé sur les murs de ses victimes. Nul n'a jamais vu son vrai visage. Les enquêteurs ne savent de lui que deux choses : Warren ne tue pas au hasard ; Warren est mort, voici 24 ans, exécuté par la justice américaine. Pourtant, il continue de donner la mort. Mais ce soir est le soir de son dernier crime... Voici une histoire malheureuse comme il en existe parfois dans le royaume magique de la bande dessinée. Une histoire qui aurait pu être parfaite mais où vint s'immiscer l'infâme sorcier Albumdetrop. L'histoire d'un quadryptique qui aurait nettement gagné à n'être qu'un tryptique tant le quatrième et dernier tome - paru 7 ans (!) après - n'apporta non seulement rien à trois formidables albums à l'étonnante densité mais qui tient carrément lieu de fausse note, de post-scriptum faiblard et ennuyeux dans sa dramaturgie simpliste venant ainsi conclure en "laideur" une oeuvre riche et complexe qui aurait pu être proche de la perfection. Si Luc Brunschwig a commis une bourde dans sa carrière (pourtant mémorable comme on le sait ), ça ne peut être que celle-là. Mais soit... Fi ! de ce préambule et revenons à nos moutons. Il avait était récemment question, dans ce forum, de BD franco-belge qui, en ne dépassant pas les 3 ou 4 tomes, parvenaient fort bien à proposer une histoire dont la consistance en faisait presque une oeuvre romanesque d'envergure (ce que, par ailleurs, certaines oeuvres romanesques ne possèdent pas, tout étant relatif !) grâce à un savoir-faire narratif à l'écriture resserrée permettant une belle densité au vu du nombre relativement peu élevé de pages. Horacio d'Alba, Le Troisième Testament, Je suis Légion avaient été ainsi cités. En ravivant ma mémoire et en fouillant un peu les recoins les plus sombres de ma bédéthèque (bouh !), je me suis rappelé ce thriller scénarisé par un certain Luc Brunschwig alors qu'il était parallèlement en train de construire sa fameuse saga Le Pouvoir des Innocents (les deux séries s'étant développées dans le courant de la décennie 90). Les deux oeuvres ont d'ailleurs des points communs en présentant une intrigue foisonnante mêlant le thriller, le roman policier et la politique. Toutefois, L'esprit de Warren a des proportions un peu plus modestes et s'apparente davantage - du moins à première vue - au thriller avec tueur en série mâtiné - là encore en apparence - de fantastique mystique/ésotérique (dès qu'on parle d'indiens dans la BD contemporaine, on tombe souvent dans le mysticisme, l'aviez-vous remarqué ?). Néanmoins, je me rappelle bien qu'à l'époque, au plus fort de son intrigue tarabiscotée mais passionnante, L'Esprit de Warren avait reçu des pelletées d'éloges un peu partout. Pas mal pour un thriller. Si je dis "pas mal pour un thriller" (affirmation qui n'engage que moi), c'est parce que le "thriller" est un genre que j'apprécie peu, que ce soit en BD, en roman ou au cinéma. Pour en rester au 9iè Art, je ne me rappelle même pas un album ou une série de ce genre que je pourrais qualifier de mémorable tant les "thrillers" que j'ai pu lire m'ont toujours paru être des histoires faciles, simplistes, cousues de fils blancs et dont le ressort dramatique - à l'instar de l'épouvante - est de générer chez le lecteur des émotions primaires mais aucune réflexion ni propos ayant un tant soit peu de relief. Le thriller, pour moi, c'est un peu le truc du "oh mon dieu, il y a un intrus dans ma cuisine ! Vite : prenons le couteau à viande et... ah ! (sursaut), bon ce n'était que le chat !". On se situe ici dans une toute autre dimension. Certes, l'histoire est inquiétante, sombre et glaçante, mais surtout elle fourmille littéralement de thématiques et pistes narratives entrecroisées qu'on se dit que si un auteur comme Andreas faisait du thriller (voir d'ailleurs à ce sujet son unique album dans le genre : Coutoo), ça ressemblerait certainement à ça. Sauf que - et ce n'est pas la moindre des prouesses de Brunschwig ! - l'histoire, aussi étrange soit-elle, se révèle finalement être réaliste sans l'intervention, toujours un peu facile, du surnaturel, même si le premier tome laisse planer le doute. Oui, c'est bien un thriller et tout cet imbroglio finit par s'expliquer, l'irrationnel résidant davantage dans la psyché humaine que dans un arrière-monde. Un tueur en série en imitant un autre exécuté depuis longtemps, la cause politique des indiens d'Amérique en rogne contre le gouvernement, le mélange des époques, la schizophrénie ou encore le jeu des identités prises par des personnages qui se cherchent et en quête de réponses (ou de causes à défendre), une enquête d'un des (rares) survivants du tueur Warren Wendesday, la relativité du bien et du mal, le bien fondé (ou non) de la justice personnelle et expéditive : comme dans Le Pouvoir des Innocents mais en plus psychotique, Brunshwing livre un certain portrait (toujours noir et pessimiste) de l'Amérique aux prises avec ses propres démons. La narration éclatée, complexe mais parfaitement maîtrisée et cohérente, est riche d'événements, de surprises et de sens, pour peu que l'on fasse un effort de lecture. En tant qu'amateur d'Andreas (mais sans l'hermétisme de l'auteur allemand) , je ne peux que souscrire à ce genre d'intrigue labyrinthique dont on prend plaisir à assembler chaque pièce du puzzle au lieu de suivre la route bien rectiligne et routinière d'un scénario linéaire, même de grande qualité. Quand on devient un peu blasé à force d'enchaîner les albums, cette oeuvre est le genre de BD qui crée un salutaire sursaut et où l'on se dit "tiens ! voilà qui est intéressant ! Une BD qui sollicite une attention soutenue !". Bref, la machine est relancée. Pour celui qui n'aurait jamais lu L'Esprit de Warren, ce que j'évoque ici pourra paraître bien nébuleux mais il est tout simplement impossible (et puis, je ne vais pas spoiler non plus !) de rendre compte de la densité et la complexité de cette histoire qui tient sur seulement 3 tomes (et le premier n'est encore qu'un tome d'introduction que les deux suivants étofferont avec un sens étonnant de l'économie dans la narration pour un maximum d'informations à livrer au lecteur). Ah ! Si seulement... Si seulement tu avais pu t'en tenir là, Luc ! (oui, Obi-Wan ) Certes, si la fin du tome 3 restait passablement ouverte, elle aurait quand même pu faire (bonne) figure de conclusion, même en pointillés (on a déjà vu bien pire dans d'autres BD). Seulement voilà. Sept ans plus tard (comme je le disais en introduction), un quatrième album sorti un peu de nulle part (je suppose que plus personne ne l'attendait) et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'après trois tomes aux indices savamment distillés, voilà que Warren (et Jonathan, sa Némésis) reviennent pour un album nettement inférieur aux autres, d'une linéarité monotone en forme de... quasi huis-clos et de prise d'otages dans un cinéma. Tout ça pour en arrive là ? Alors, on peut toujours arguer du fait qu'il s'agit d'un parti-pris du scénariste de proposer un tome de conclusion plus simple pour une plus grande efficacité dramatique. Pour ma part, je n'ai guère été convaincu, au point d'avoir même revendu l'album tellement j'étais dépité. Et je reste sur l'idée que, si c'est pour nous sortir un ultime album de ce genre, autant s'en abstenir. Voilà donc la fin de notre histoire dans le royaume magique de la bande dessinée où sévissait le méchant sorcier appelé "Albumdetrop" Mais qui ne doit pas faire oublier pour autant l'excellence des... trois tomes précédents. Et si vous le lisez en intégrale (car il en existe une), hé bien... vous aurez le quatrième dans la foulée pour quasiment le même prix. Ma note (tryptique) : Ma note (quadryptique) :
  23. Série : Fog Scenario : Seiter Dessin : Bonin Edition : Casterman Acheter sur BDfugue Résumé : Ombres et brouillard dans l'Angleterre victorienne. Au coeur du Londres des années 1870, alors que la bonne société britannique se passionne pour les spirites et le paranormal, la série met en scène une suite de crimes et d'enquêtes, à la frontière de l'occulte. Dans un style impeccable restituant parfaitement les ambiances délétères de la capitale anglaise au XIXe siècle, Fog réinterprète, à la lumière du surnaturel, les arcanes classiques de l'investigation policière. Menée de main de maître avec une rare puissance d'évocation, une déclinaison moderne et extrêmement séduisante de la tradition du suspense « à l'anglaise ». Le premier cycle de cette intégrale contient les quatre premiers volumes de la série (soit deux diptyques) : Le Tumulus, Le Destin de Jane, Le Mangeur d'âmes et Les Sables du temps. Petit retour sur une série pour moi "immanquable" dont je vous livre ici une présentation et mon avis, en attendant d'avoir le vôtre (et votre vote). So... Malgré un contexte souvent emprunté dans la bande dessinée franco-belge et le roman de genre (le Londres victorien fuligineux de Sherlock Holmes et de Jack l'Eventreur) et des enquêtes qui reprennent aussi le cocktail bien connu qui navigue entre le policier, le fantastique et l'aventure mystérieuse, Fog est de mon point de vue une série remarquable au titre générique très évocateur que je conseille à tous les amateurs de la british touch. J'irais même jusqu'à dire qu'elle est devenue pour moi une référence incontournable et une de celles qui restitue le mieux l'ambiance victorienne. Premier point qui joue en sa faveur : des scénarii de bonne qualité, aux multiples pistes et rebondissements, et qui tirent parfaitement parti de la topographie londonienne du XIXiè siècle. Seiter a la bonne idée d'étaler chacune de ses histoires en deux albums en proposant une intrigue suffisament consistante sans s'éterniser pour autant sur un grand nombre de tomes qui, souvent dans d'autres séries, en dilue le contenu et oblige le lecteur à attendre plusieurs années pour avoir le fin mot de l'histoire. Seiter possède en outre un sens de la construction rigoureux. De plus, ses histoires connaissent parfois des changements de direction qui enrichisse l'histoire tout en la rendant moins prévisible (voir à ce sujet le passage entre le tome 1 et le 2 ). Enfin, chaque ditpyque explore et puise son inspiration sur un aspect à chaque fois différent de la société de l'époque : l'archéologie et les clivages de classes sociales dans les tome 1 et 2, le spiritisme et la démonologie dans les tome 3 et 4, l'aventure à la Jules Verne (dans la lignée de Robur le Conquérant) dans les tome 5 et 6, le monde de la pègre et la corruption des politiciens dans les tome 7 et 8. En attendant la suite, qui se fait d'ailleurs attendre. Quant aux personnages, ils sont à la fois le pur produit de leur époque et de leurs classes sociales respectives mais manifestent (principalement les deux héros) une certaine modernité, une ouverture d'esprit qui les placent légèrement au-dessus des contraintes et des préjugés de leur temps. Ainsi, si Mary Launceton a toute l'apparence d'une lady parfaitement à l'aise avec les mondanités de rigeur, son caractère est empli d'une indépendance, d'une causticité, d'une liberté d'expression, voir d'une ironie tout à fait rafraîchissante dans le contexte étriqué où elle se trouve souvent obligée d'évoluer. Passionnée d'archéologie, elle semble toujours davantage intéressée par l'exhumation d'une momie celte que par le babillage stérile des salons. Et si Ruppert Graves a tout du gentleman qui connaît le code de conduite victorien sur le bout des gants, il se révèle tout autant un journaliste d'investigation qui ne dédaigne pas fréquenter les quartiers populaires de Londres qui auraient même nettement sa préférence par rapport aux lieux privilégiés de la gentry. Ces deux-là forme donc un duo atypique et subtilement anticonformiste, plein de charme, d'élégance et de lucidité. Quant au commissaire Molton, troisième personnage récurrent de la série, c'est un homme avisé, méthodique et efficace. En bref, ce que Scotland Yard fait de mieux en matière d'enquêteur professionnel, malgré les réserves que pourrait sans doute émettre un certain... Holmes. Le dessin de Bonin peut surprendre un peu (surtout dans les premiers tomes) par son style constitué de traits anguleux qu'il faut pouvoir apprécier, ainsi que par un encrage parfois déconcertant. Personnellement, il m'a fallu un peu de temps pour m'y accoutumer, surtout pour le premier dyptique, mais j'ai connu bien plus étrange dans le même genre (Bézian et Cossu, par exemple). On peut constater une évolution qui devient évidente avec le tome 5, La mémoire volée. Le trait gagne en souplesse et en netteté. Bonin utilise parfois des arabesques (pour les chevelures de certains personnages ou des fumées s'échappant des cheminées) aux lignes brisées d'un effet original. On pourra également mettre à l'actif du dessinateur un bon sens du cadrage. Voilà en tout cas une série qui m'a fait une belle impression dès le départ et dont la réussite tient autant à de bons scénarii grâce au savoir-faire de Seiter en matière de construction et au refus constant de la facilité que sur un graphisme un peu particulier mais qui restitue magnifiquement l'atmosphère de cette Angleterre victorienne pourtant tant de fois visitée par tant de bédéastes et auprès desquels Bonin et Seiter figurent, à mes yeux, en bonne place. Cette série n'en est pas pour autant exempt de défauts répérés de-ci de là (notamment une fin de tome 4 bâclée) mais comme ma présentation est déjà longue, je me réserve les quelques petites critiques pour un post ultérieur, notamment en écho/réactions aux vôtres. Car je serais ravi d'avoir l'opinion de ceux qui l'ont lue. Et ravi de la faire découvrir, peut-être, à ceux qui ne l'ont pas encore essayée. Merci d'avance. A noter que Casterman a édité une intégrale en deux volumes mais dans un format plus petit. Eut égard au travail graphique de Bonin et à la grande quantité de textes qui émaillent parfois certaines planches, je ne peux que conseiller le format original pour une meilleure lisibilité. Ctitique par Phileas (mvous aurez bien compris que ce n'était pas de moi )
  24. ........ La Guerre Eternelle T.1 : Soldat Mandella 2010/2020 T.2 : Lieutenant Mandella 2020/2203 T.3 : Major Mandella 2203/3177 Scénario : Joe Haldeman Dessin : Marvano Couleurs : Bruno Marchand Edition : Dupuis Collection : Air Libre Date de parution : 1988-1989 Genre : science-fiction tripale Synposis : En 2010, la terre entre pour la première fois en contact avec des extraterrestres les Taurans. Cette rencontre marque le début d'une guerre sans merci. Les autorités terriennes décident d'envoyer un contingent délite, et mettent au point un programme d'entraînement dune rudesse inhumaine, destiné à « produire » des soldats capables de tout subir. William Mandella est l'un d'eux, et c'est sans crainte qu'il part au combat. Mais le voyage dans l'espace n'est pas sans inconvénients : aux confins de l'univers, l'armée terrienne va franchir sans le savoir, des portes de distorsion spatio-temporelle. Pour william, qui survit miraculeusement d'une mission a l'autre, cette guerre semble partie pour durer... C'était dans les dernières années de la décennie 80 (1988 pour être précis), une époque charnière pour moi dans le domaine de la BD ado- adulte, la décennie de presque toutes les grandes découvertes ou en tout cas celle des séries m'ayant durablement marqués et suscité un enthousiasme que j'ai rarement retrouvé depuis (La Quête de l'Oiseau du Temps, La Trilogie Nikopol, Les Cités Obscures, Le Grand Pouvoir du Chninkel et quelques autres). C'était aussi l'époque où Dupuis lançait sa collection Air Libre, destinée à un lectorat plus mature que ses publications habituelles, et parmi les premiers albums publiés figuraient les premiers tomes de S.O.S. Bonheur, Le Voyage en Italie de Cosey et cette fameuse Guerre Eternelle. Autant dire du lourd, pour une collection prestigieuse qui accumulera au fil des années des BD de grande qualité, voir des chef-d'oeuvres, avec une tendance très littéraire. Pour La Guerre Eternelle, c'est deux fois plus vrai puisque le triptyque est l'adaptation du roman de SF éponyme de Joe Haldeman, qui avait déjà raflé à son époque tous les prix les plus importants du genre (Prix Hugo et Prix Nébula entre autres). Récompenses amplement méritées - je découvris le roman bien des années plus tard - pour cette oeuvre qui interpelle surtout pour son ton sec et brut de décoffrage à l'instar d'un reportage sur le vif - ou le fil du rasoir. Normal : Haldeman s'était en grande partie inspiré de son expérience de soldat pendant la guerre du Vietman, transposée dans un contexte de SF. D'où ce sentiment d'authenticité et de familiarité à la lecture à laquelle la science-fiction habitue rarement le lecteur, la tête plutôt plongée dans les étoiles (ou les infra-mondes virtuels) Avec le recul, l'adaptation d'un tel roman qui insiste beaucoup sur l'intériorisation de son personnage principal semblait vraiment difficile. Mais, à l'époque, je n'avais pas à m'en soucier et prenait quand même le premier tome de l'adaptation BD en plein dans la gueule, comme si j'avais reçu un parpaing catapulté (et deux autres allaient suivre...). Dès les premières planches, avec sa narration à la première personne - comme dans le roman et d'autant plus immersive - le ton est donné et respecté, et même rendu avec plus de sécheresse encore que le roman en raison de l'espace plus restreint octroyé au texte. Dès la première phrase : "La mort frappa au troisième jour de notre instruction sur Charon". Pas de fioritures, pas d'effets de style ou de palabres inutiles : toute la narration et les dialogues de La Guerre Eternelle ont la froideur impitoyable d'un rapport factuel dans sa plus brutale expression. Pourtant, paradoxalement, c'est justement cette sécheresse apparente qui crée une vraie émotion débarrassée de tout pathos complaisant qui en déforcerait le propos : Mandela et ses frères/soeurs d'armes voués à une boucherie galactique généralisée ont simplement les mots adéquats à leur situation : lucides, désabusés, conscients de l'absurdité de cette guerre dont les enjeux et les intérêts semblent bien confus (remember Vietnam !). Une guerre aussi où l'ennemi prend autant, sinon davantage, le visage de toute l'infrastructure militaire terrienne - et ses officiers bornés envoyant sans état d'âme leurs trouffions au casse-pipe - que celui de l'adversaire extra-terrestre - les Taurans - que Mandela et ses compagnons entraperçoivent plus qu'ils ne les voient vraiment. Qu'importe d'ailleurs : pour être plus efficaces sur le champ de bataille, les soldats humains subiront de toute façon un conditionnement chimique provisoire afin de se livrer à un vrai carnage... dans les deux camps. Quand l'hypnose s'interrompt, le résultat apparaît dans toute son horreur. Difficile de ne pas penser à deux célèbres films de Kubrick quand on lit La Guerre Eternelle : Les Sentiers de la Gloire (avec sa critique acerbe des officiers) et surtout bien sûr Full Metal Jacket, avec lequel la BD partage cette même vision clinique, cette distanciation qui ne parvient pourtant pas à amoindrir les tourments physiques et psychologiques de ses anti-héros. La Guerre Eternelle, c'est le Full Metal Jacket de la BD de science-fiction... mais avec le cynisme en moins et l'amertume en plus. En parallèle de son propos-pamphlet foncièrement anti-militariste, l'oeuvre traite aussi d'une déshumanisation qui va au-delà des champs de bataille pour contaminer une Terre future dystopique digne des romans de John Brunner (Tous à Zanzibar, Le Troupeau Aveugle, Sur l'onde de choc) ou d'un certain... S.O.S. Bonheur (!) que le tome 2 dépeint quand Mandella est de retour "chez lui". Chez lui ? A force de sauts collapsar (ces bonds hyper-spatiaux qui créent un décalage toujours plus grand entre les soldats et les habitants de la Terre), Mandella ne reconnaît plus rien de la société qu'il a connu, devient complètement étranger aux nouvelles coutumes et moeurs si éloignées des siennes. Mais il découvre aussi une Terre où le chômage touche les 2/3 de la population et où l'Etat encourage l'apathie et l'abrutissement des masses grâce aux médias et à une désinformation généralisée. Alors, il ne lui reste plus qu'à rempiler, repartir pour cette guerre qu'il hait pourtant mais qui, ironiquement, est devenu son nouveau foyer. Encore faut-il qu'il parvienne à composer - lui, le vétéran aux tempes grisonnantes, le "vieux bouc" - avec de nouvelles jeunes recrues qu'il ne comprend pas davantage que ceux qu'il a laissé sur Terre et une technologie toujours plus sophistiquée (tome 3). Inutile de tergiverser : pour moi, La Guerre Eternelle est un véritable chef-d'oeuvre et l'un des représentants de toute la science-fiction que j'aime (elle vient de là, elle vient du blues ) et une des BD les plus mémorables que j'ai pu lire et qui figurera toujours en bonne place dans mon panthéon personnel. Une oeuvre-choc qui connaît peu d'équivalent à mes yeux en matière d'intelligence, d'âpreté et de puissance dramatique, non seulement sur la guerre - toutes les guerres - mais aussi plus profondément sur la dépossession, le déphasage, la déshumanisation, le déracinement et une société technophile aliénant l'individu pour en faire un pantin docile ou... un soldat de plomb. Dans toute cette noirceur sans concession, l'oeuvre se permet pourtant - ou trouve le chemin - de quelques instants de répit (rares et courts), notamment les sentiments qui lient Mandella et Marygay, une "soeur d'armes" qui reste son seul point d'ancrage. Un peu comme de nouveaux Adam et Eve à la dérive dans le torrent des siècles. Et une conclusion d'une grande ironie concernant les belligérants qui montre bien que la guerre est l'antithèse même de la communication ! Sur la forme, même si le dessin de Marvano ne fait pas l'unanimité chez les lecteurs d'aujourd'hui (qui diront que dessins et couleurs ont un côté trop vieillot ^^), on peut au moins lui reconnaître sa maîtrise concernant les engins spatiaux (très inspirés par ceux du célèbre illustrateur de SF Christopher Foss) et un sens du découpage toujours pertinent, que ce soit pour les séquences - toujours très tendues - d'affrontements ou celles où une place privilégiée est laissée au texte. Et quel texte ! Avec des formules qui font mouche et à l'ironie tranchante. "Nous étions poursuivis. J'avais peur. Qui n'aurait pas eu la trouille ? A part un fou, un robot, un candidat au suicide... ou un officier !" Ma note :
  25. <IMG SRC="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782365770095_1_75.jpg" HEIGHT=320 WIDTH=240/> <b>Série:</b> Watchmen <b>Dessinateur:</b> Gibbons <b>Scénariste:</b> Moore A. <b>Genre:</b> Mythe <b>Editeur:</b> urban Comics L'acheter sur BDFugue <b>Résumé :</b><i>Le comédien est mort. La police a conclu à un crime crapuleux. Rorschach n'est pas du même avis. Trop de détails troublant, trop de personne s'en prenant aux anciens héros costumés.... Mais "who is watching the watchmen?" Mais cette histoire de meurtre est bien loin de faire la une des journaux. Car dans le monde se prépare quelque chose de bien plus terrifiant, de bien plus global. En effet la guerre froide dégénère et le monde entier sans arriver..... L'holocauste nucléaire. Alors les inquiétudes de Rorschach paraissent bien pauvre aux yeux de ces ex compagnons.... à tord ou à raison.</i> Nous cherchions depuis quelques semaines à changer un peu les news. Nous nous sommes donc dis que présenter, à de plus jeunes lecteurs, ou à de nouveaux lecteurs, nos coups de coeurs et incontournables, pourrait être intéressant. Pour avoir des repères sur se qu'il faut absolument lire. Et comment, avec l'actualité brulante du film, trouver meilleur incontournable que "Watchmen". Car plus qu'un incontournable de 1001BD, c'est surtout un incontournable tout court. C'est le comic qui a été salué comme "la réponse du monde du comic aux grands romans du vingtième siècle". Seul, à ma connaissance, comic faisant partis des 100 meilleurs histoires du <i>Times</i> à ce jour. Qu'est ce qui rend "Watchmen" si incontournable me direz vous ? Tout d'abord le fait qu'il soit la plus grande oeuvre de Alan Moore. Et Mr Moore n'est pas n'importe qui. C’est l'auteur de V pour Vandetta, La ligues des gentlemen extraordinaire, Top 10, Promethea et j'en passe. Et en lisant Watchmen on se rend rapidement compte du talent de conteur de Moore. La mise en place de l'histoire, les présentations successives des personnages, le voile qui se lève petit à petit et la fin en apothéose sont passionnants ! Les personnages sont quand à eux très bien décris mais surtout très recherchés. Le personnage de Rorschach étant particulièrement bien fait malgré la difficulté de mettre en scène un homme qui est à la limite entre la psychose et le génie. Et il en va de même pour Dr Manhattan, Ozymandias et les autres ..... Tous cela sublimés par une réflexion très approfondis sur la société américaine des années 80, qui peux aisément se transfigurer à notre époque, et une fin ..... De toute beauté ! Le dessin de Gibbons est quand à lui bien adapté au scénario. Un poil vieillot mais collant bien à l'univers sombre et décadent de l'Amérique des années Nixon. Un véritable incontournable de la littérature américaine, à lire de toute urgence…Ou à relire de toute urgence. Note : Poseidon2 qui surveille les Watchmen
  26. ......... ......... Freak's Squeele T.1 : Etrange Université T.2 : Les chevaliers qui ne font plus "ni" T.3 : Le tango de la mort T.4 : Succube Pizza T.5 : Nanorigines T.6 : Clémentine T.7 : A-Move & Z-Movie Tome Hors-série : Vestigiales Scénario : Florent Maudoux Dessin : Florent Maudoux Edition : Ankama Collection : Label 619 Date de parution : 2008 à 2015 (2018 pour Vestigiales) Genre : squeelien Dans un topic récent, je m'étais lancé dans une critique assez sévère sur les mangas en général, tout en pointant tout de même quelques exceptions notables. Ma diatribe visait principalement la trop grande codification de la BD nippone et une culture dont le manga était le reflet et à laquelle je n'adhérais pas. Toutefois, je m'étais promis de revenir sur une série qui présentait des similitudes évidentes avec les mangas sans toutefois en reprendre les codes trop étroits et la culture spécifique. Cette série, c'est bien entendu Freak's Squeele de Florent Maudoux. Une oeuvre que j'adore, qui a suscité mon enthousiasme dès son premier tome, à laquelle je me suis durablement attachée et qui est devenue ce qu'il faut bien qualifier (à mes yeux mais aussi à certains lecteurs fidèles de la F.E.A.H.) d'oeuvre culte. Alors... serait-ce à dire que je me contredis ou que je raconte n'importe quoi ? Le cas de FS (j'utiliserai ces initiales pour plus de commodité) est en fait compliqué. Car, pour commencer, FS n'est pas à proprement parler un manga. C'est une oeuvre très hybride, qui se situe à la croisée de diverses expressions bédéphiliques et de diverses cultures (dont celles venues d'Asie entre autres). Précisons toutefois un détail : dans sa première mouture, FS était pourtant bien un manga, c'est à dire un volume au format de poche de plus d'une centaine de pages avec un style graphique hérité du manga et un dynamisme dans la narration et le découpage n'ayant rien à envier aux meilleurs shônen. Cette première version a d'ailleurs été offerte dans une édition collector du tome 7 de la série finalement éditée par Ankama et qui s'intitule Chance of the Squeele et la culotte maudite (sic !). On peut voir et lire ce manga (en version crayonnée) qui éclaire sur l'intention de départ de son auteur (qu'il explicite d'ailleurs dans une préface). Par ailleurs, Florent Maudoux a lui-même des origines en partie asiatique et la culture qui va avec, sans compter qu'il est aussi un lecteur de manga (mais pas que...) Bref, comme on le voit, si FS n'est pas considéré comme un manga - et a été, d'ailleurs, boudé par les lecteurs du genre à cause de son atypisme (ce qui, personnellement, me hérisse le poil) - il est pourtant bien issu, au départ, du "sérail" nippon. Et, même sous sa forme actuelle, on y retrouve bien sûr une parenté évidente dans le style graphique et le rythme, mais aussi dans nombre de références. Malgré tout, FS se distingue fondamentalement des mangas par son aspect le plus important : le refus des codes, justement, et de l'attachement à une culture spécifique. FS est de ce fait une oeuvre inclassable et hors des sentiers battus qui a fait souffler un grand vent de fraîcheur dans le monde de la BD. Une oeuvre libre, insoumise aux dikdats éditoriaux et aux habitudes de lecteurs trop souvent confinés dans leurs petites habitudes. Bref, un splendide soufflet/bras d'honneur/coup de pied au cul ! Déjà ça, sur le principe, suffirait à me mettre en joie. Mais les intentions ne sont pas tout, mêmes les meilleurs : il faut encore que la série soit de qualité et à la mesure, pourrait-on dire, de son audace. Dès son premier tome, FS donna le ton : une oeuvre "baroque" mutli-facettes mêlant fantastique, uchronie, aventure, super-héroïsme, vie de campus, humour déjanté et gavée comme une oie à Noël d'une foultitude de références à la culture-bis parmi lesquelles les séries B (voir Z) et empreinte d'un attachement qui va jusqu'à un certain militantisme des freaks, à la fois monstres de foire au premier degré et marginaux de tous poils au second. On retrouve dans ces deux tendances tout le cinéma "engagé" d'un Tim Burton : à l'instar du réalisateur de Beetlejuice et Edward Scissorhands, on peut constater le goût et la tendresse de Maudoux pour les laissés-pour-compte et son antipathie pour le conformisme et les "biens-nés" propre sur eux. Cette position idéologique se retrouve d'ailleurs clairement dans l'opposition - tout au long des 7 tomes- entre les deux universités présentes : la F.E.A.H., fac de seconde zone emplie de bras cassés, de freaks et de cancres (dont font partie le trio "perdant" mais ô combien héroïque à sa manière et terriblement attachants Xiong-Mao, Chance et Ombre de Loup mais aussi la bande de personnages pittoresques qui les entoure) et la très pédante Saint-Ange, institution élitiste, raciste, belliciste et fièrement drapée dans la bonne opinion qu'elle a d'elle-même. On notera néanmoins que Maudoux, au fil de la série, refuse la simplicité de cette logique très binaire et montre les failles et les tourments de certains élèves de cette fac trop lisse pour être honnête (Ange, Claidheamor et Wang mu, soeur cadette de Xiong Mao). J'avais envie d'insister sur cet aspect de FS : si la série se présente surtout comme un bon divertissement au ton souvent loufoque, déjanté et pleine de péripéties improbables (mais vrais), elle ne manque certainement pas d'à propos lorsqu'il s'agit de dénoncer certaines tares du système et approfondir la psychologie et le parcours de ses personnages. En ce sens, là encore (comme dans son refus d'appartenir à un genre de BD précis), FS est bien une oeuvre anti-conformiste et rentre-dedans qui ne se prive pas de dire ce qu'elle pense d'une société inique et corrompue que les héros révoltés dénoncent - et défoncent ! - avec toute l'énergie et la candeur de leur jeunesse. Quant une BD conjugue la jouissance du fun le plus échevelé à la pertinence du discours quasiment anarchiste (et en tout cas anarchique), quand une BD sait à la fois proposer un univers fantastique tirant sur la fantasy et les comics super-héroïques sans pour autant oublier les problèmes de la réalité sociale SANS tomber dans le pesant pensum, quand une BD arrive à faire tenir une tripotée de références et influences (du cinéma hong-kongais aux films d'épouvante de la Hammer, du cinéma de Tarantino à celui des frères Coen, du gothisme burtonien aux animés de Miyazaki) qui pourrait virer au bordélique intégral mais garde pourtant une parfaite cohérence, je ne peux que squeeler. Florent Maudoux, nouveau petit prodige sorti de nulle part et auteur à part entière qui a su digérer toutes ces références disparates pour créer son propre univers original et plein de pep's, avec des personnages parmi les plus sympathiques que j'ai pu rencontrer en BD (le trio vedette reste un must pour moi), nous a offert des albums pétillants d'imagination et d'humour avec (notons-le) une régularité métronomique (7 albums de plus de cents pages en 7 ans ! + le tome spécial Vestigiales 3 ans plus tard) qui démontre autant sa discipline que sa passion. Et même si certains, je le sais, ne manqueront pas d'être plus réservés sur les 3 derniers tomes (ça se discute...) et malgré son relatif (in)succès dans un marché de la BD trop cloisonné (coincé ?) pour lui faire un meilleur accueil, Freak's Squeele reste pour moi un incontournable de cette dernière décennie qui mériterait une plus grande notoriété. Pour peu qu'on ait le squeele, là est peut-être le problème. Car le squeele, mec, tu l'as ou tu l'as pas, c'est tout ! Note : PS : contrairement à l'habitude des 3 paragraphes (et comme il s'agit quand même ici de rendre compte d'une série complète), j'ai préféré diviser mon texte en plusieurs parties plus courtes pour une commodité de lecture.
  27. <IMG SRC="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782845651104_1_75.JPG" HEIGHT=320 WIDTH=240/> Série : Lanfeust de Troy Scénario : Arleston Dessin : Didier Tarquin Couleur : Lencot (T1 à 6) puis Guth (T7 à Genre : Fantasy Edition : Soleil Date de parution : Dispo L'acheter sur BDFugue Résumé : [iDans le monde de Troy où chacun possède un pouvoir, Lanfeust, un apprenti forgeron peut fondre le métal. Il connaît une vie paisible jusqu'au jour où il découvre qu'au contact d'une épée, il peut posséder le pouvoir absolu ! Accompagné du vieux sage Nicolède et de ses deux filles, Cyan et Cixi, il est emporté dans un tourbillon d'aventures au cours desquelles il va se lier d'amitié avec la plus dangereuse des créatures, le troll Hébus ! De son petit village de Glinin à la ville éternelle d'Eckmül, en passant par les lointaines baronnies, suivez Lanfeust dans sa fabuleuse quête qui décidera du sort de Troy ![/i] Mon avis : Cela fait quelques temps qu'on se montre régulièrement critique avec certaines production Soleil, moi le premier. Mais si Soleil est ajourd'hui l'un des acteurs majeurs de l'édition en BD franco belge c'est vers les origines de ce succès que je souhaite aujourd'hui vous ramener. Oui Lanfeust fut pour moi, lecteur jeune adolescent, une claque. Me replonger dedans une nouvelle fois, à l'aune de cette chronique et de notre BDthèque fut un vrai bon moment. Je vous avoue, que quand l'idée à émergée, mon snobisme habituel m'a poussé à un certain manque d'enthousiasme. J'avais beau défendre Lanfeust de Troy et l'avoir beaucoup aimé, et relu, avec le temps mes souvenirs se sont émoussés et j'en ai gardé l'image finalement d'une bonne partie de la production soleil actuelle. De l'humour facile, du sexy parfois mal dosé, une aventure granguignollesque et finalement peu de sérieux. Méprise il y a donc eu. Car oui, je me suis enfilé les 8 tomes avec beaucoup d'appétit et de plaisir, une fois digéré l'adaptation un peu laborieuse au trait de Tarquin en début de série (Ceci n'est en aucun cas un reproche, prenez Thorgal, les premiers albums demandent un temps d'adaptation graphiquement parlant si vous lisez de la BD régulièrement). Lanfeust c'est effectivement une série qui a dépoussiéré la BD, oui cette série a apporté beaucoup de fraicheur à la BD, et continue de le faire. Relisez la première série. La narration y est exemplaire, le rythme est fluide, les temps morts sont faibles, les rebondissements sont bien amenés et bien gérés et il est difficile de trouver un album moins bon parmi ces 8. Le trait de Tarquin monte en finesse et en précision au fur et à mesure que sa maitrise de ses personnages et de son monde augmente. Et que de trouvailles, scénaristiques d'abord, imaginaires ensuite, mises en valeur par un humour moderne, parfois corrosif ou gamin, souvent graveleux sans jamais être lourd. Je me suis probablement plus marré sur ces 8 tomes de Lanfeust que sur l'année écoulée dans mes lectures BD. Gags de situation, Gags d'arrière plan, personnages ciselés, mimiques prenantes, c'est varié et ça fonctionne. Et on sait tous que l'humour en BD est un art délicat. Ici il est consommé à la perfection et surtout il reste toujours en retrait de l'histoire. Certes l'émotion, le dram et les enjeux finissent par en prendre un coup, mais sans jamais s'effacer. Et puis j'aime cette romance si particulière finalement entre Lanfeust, Cixi et C'ian, cette critique permanente que l'on retrouve souvent chez Arleston du romantisme vieux jeu. Oui ses personnages féminins sont trop souvent sexy, mais ils sont avant tout forts, puissants, libres et ils tiennent largement la dragée haute aux hommes. Lanfeust finalement pour moi, c'est à la BD d'aventure ce que Belmondo fut aux films d'aventure. Et le pire. Mon père a adoré lire et découvrir Lanfeust. Comme moi, il a finit par se lasser après le cycle des étoiles, plus inégal, plus ambitieux aussi, pour finalement abandonner ce héros que l'on a tant aimé lors du cycle Lanfeust Odyssey. Note : The_PoP, qui s'est retrouvé ado l'espace de quelques heures, toujours amoureux de la farouche Cixi...
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  • Dernières Critiques

    • Abe sapien tome 7 - Le brasier secret
      La série principale du BPRD est désormais terminée avec le dernier tome un mal bien connu. Cependant, le spin-off sur Abe Sapien se poursuit même si son histoire se situe en même moment que les aventures du BPRD. Mike Mignola et Scott Allie s'associent une nouvelle fois pour continuer de décrire l'errance de ce héros amphibien dans un monde dévasté. On remonte vers l'origine d'Abe Sapien au fur et à mesure des tomes. Ce personnage est proche physiquement des monstres qui dévastent la planète. Les derniers survivants ne l'accueillent pas forcément comme un sauveur.

      Max et Sebastian Fiumara dessinent alternativement les différents chapitres de ce tome. Les deux auteurs sont des habitués depuis longtemps des récits du BPRD. Leurs styles très réalistes sont très proches. Tyler Crook participe aussi à ce tome lors d'un flashback et les couleurs sont de Dave Stewart.

      Les auteurs prennent peut-être trop leur temps de développer l'intrigue dans ce spin-off. Même si les rebondissements sont intéressants, on a l’impression de stagner dans l’histoire lors de la lecture.
      Note :
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    • DCeased - Unkillables
      Une fois n'est pas coutume dans le monde du comics... voici un spin off mieux que l'original. En effet le premier était intéressant de par l'arrivée, enfin, du résultat de l'équation d'anti vie de Darkseid et de son impact sur le monde. Le fait que les héros ne soient pas épargnés était aussi très sympa. Mais on restait centré sur des personnages hyper connus.

      Là c'est la surprise total avec une idée fichtrement bonne : comment va réagir le virus sur les héros/méchant.... immortels ? Ceux qui se régénère ou n'ont pas suffisamment de cerveaux pour être piraté (bonjour Grundy). Et bien cette question est super bien traitée : Entre  un Vandal Savage sûr de lui, un Deathstroke qui se régénère ou encore un Creepy immortel... on a une grosse bande de méchants qui se retrouve à travailler ensemble pour tenter de survivre. 

      Ce qui est bien traité dans ce volume c'est la psychologie des méchants. Tom Taylor, a l'instar de l'autre Tom coté héros, nous montre  bien que les méchants sont des hommes avant tout et que dans ces périodes de fin du monde leur "bonté" peut facilement ressortir. 

      Un excellent tome qui montre l'ambivalence de beaucoup de méchant de l'univers DC et nous promet un prochain tome vraiment sympa pour une "franchise" DCeased bien meilleure que prévue. Plus facile à lire que le très complexe Rebirth, cette franchise ravira tous ceux qui cherchent des histoires de super héros simples et sans se traîner les mastodontes du circuit et leurs historiques.

      A lire !
      Note :
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    • Shaman king, Flowers t2
      Suite de la suite de shaman king et premières divergences avec cette fois notre asocial de service qui se lie d'amitié avec... son ennemi du premier tome.  Le gros changement est même que la dites branche déchue se positionne, pour le moment, du côté de Hana.

      Hana apprend aussi pas mal de chose sur sa famille et sur sa destinée.

      Bon autant vous le dire tout de suite, on est encore dans un tome d'introduction. On se demande même dans quel mesure Kana n'aurait pas mieux fait de sorti les deux tomes ensemble. En effet le prochain nous promet d’être plus sympa avec l'arrivée de personnes souhaitant truquer le Flowers tournament.

      Ce tome sera donc rehaussé ou inversement en fonction des suivants.
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    • Les amies de papiers
      Les amies grandissent et en grandissant leurs amitiés ne fait que se renforcer. Mais en grandissant arrivent les histoires de garçons,  les peines de cœurs et les fois où le papier n'est pas suffisant.

      Ce qui est bien dans ce tome 4 c'est que nos auteurs nous montrent que malgré l'attachement des deux jeunes filles aux papiers, elles restent des gamines de 13 ans qui vivent dans un monde ou le téléphone est omni présent. On a donc dans ce tome 4 l'introduction de cet objet qui permet quand même aux filles de se contacter en cas d'urgence.

      Si cet ajout est la bienvenue, l'histoire du théâtre ne m'a pas vraiment plu. A ma fille non plus. Elle l'a lu rapidement et m'a dit : bof. Alors qu'elle adore les 3 premiers.

      En effet ce côté n'est pas assez développé pour être autre chose qu'un prétexte.
      Bref un tome qui reste sympa parce que l'on retrouve nos héroïnes... mais pas beaucoup plus que ça.
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    • Mutations t2
      Bon et bien cette suite au Mermaid Project n'a pas du soulever les foules. En effet là où le premier cycle faisait 5 tomes celui-ci clos  la série en 2. Mais au moins les auteurs et Dargaud ont le bon gout de clore comme il faut.

      Car cette fin de diptyque est très honnête. Bon on sent bien qu'il y avait plus à dire mais cela nous fait un tome dense et intéressant. Un tome qui nous fait faire le tour du monde mais ou les auteurs prennent quand même le temps de terminer toutes les histoires commencer dans le premiers cycle. En effet on voit se conclure l’enquête  en  court mais aussi les histoires de la sirène, de la sœur de Romane et sa famille etc...

      Bref un bon tome de fin de série pour une série qui n'aurait pas souffert d'un tome de plus quand même.
      Note :
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