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  • Golden west


    Kevin Nivek
    • Scenariste: Christian Rossi Dessinateur: Christian Rossi Coloriste: Christian Rossi Editeur: Casterman Note :
      Résumé:

      Banni de son peuple pour conjurer une malédiction, le novice apache Woan doit apprendre à survivre. Après avoir affronté, seul, à la frontière nord-ouest du Mexique, les épreuves des éléments naturels et des passions humaines, le jeune homme croise la route d'un guerrier dont les faits d'armes et la spiritualité ont marqué l'Histoire des Etats-Unis et la légende dorée de l'Ouest : Geronimo ! En nous faisant revivre l'ultime élan de résistance d'une civilisation en péril, Christian Rossi donne à lire son oeuvre la plus personnelle et la plus inspirée

      Type: BD Europeene L'acheter sur bdfugue Genre: Western Prix: 34,90 Nb de pages: 168
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    Bercé par les westerns vus dans son enfance , notamment ceux de John Ford , Christian Rossi a été marqué par cette époque , ces gueules , cette société et ces paysages hors du temps . Les indiens y tenaient bien souvent les mauvais rôles , aussi il a décidé de leur donner leurs lettres de noblesse à travers cette histoire magnifiquement illustrée . Sur les vastes étendues désertiques , aux canyons et autres formations rocheuses monolithiques du Colorado et du Nouveau-Mexique , il nous offre les ultimes soubresauts des apaches et du contingent indien en général . Son trait lumineux aux couleurs chaudes , sublime cette ambiance crépusculaire . Car oui , Geronimo incarne le résistant en chef d'une "nation" indienne bousculée sur ses propres terres et invitée à aller voir ailleurs , dans des réserves dépourvues de sols fertiles . Il dépeint une société indienne en phase avec la nature , et respectueuse de son environnement . On y découvre des apaches pris en tenaille entre mexicains au sud et tuniques bleues au nord-est . Il alterne avec brio les phases d'action et celles plus intimistes où les indiens se livrent pleinement entre eux ou à leur dieu Ussen . La notion de dialogue est omniprésente , ils seraient presque les parents d'une forme de psychanalyse ! Le parcours de Woan qui est le héros de cette histoire est un formidable écho à cette civilisation . Banni de son peuple , il se recrée dans la solitude en communiant avec l'environnement sauvage et naturel . Ses monologues impriment cette notion de dialogue tellement culturelle chez les indiens . Cela permet aussi à Christian Rossi de nous offrir sa palette graphique somptueuse . Chaque page tournée est une ode aux grand espaces et à l'art du dessin . A ce niveau , c'est de l'Art , incontestablement . Si vous désirez chevaucher aux côtés de Woan et Geronimo au beau milieu de Monument Valley , cette remarquable aventure est faite pour vous ! Mais il serait réducteur de la conseiller uniquement aux amateurs de western tant l'histoire est belle , au diapason avec ce dessin subtil et lumineux . Bravo Monsieur Rossi !

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    Commentaires recommandés

    Mmhhh .... et bien moi je les trouve bien mais pas si exceptionnelles. Déjà le Spam bleu c'est une erreur non ?

    Et puis n'étant pas fan du genre, je sature de Western... pourquoi est ce que, quand il y a un genre qui marche, ils ne peuvent s'empêcher d'en faire toujours plus ?

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    Rossi est un peu un habitué aussi , c'est son genre de prédilection . J'ai découvert l'auteur , alors que je l'avais déjà vu sur les colectifs Indians et celui avec la montre . Quel trait , quelle lumière ! J'ai pas énormément de westerns moi , Blueberry ,Undertaker,  Bouncer (le nouveau arrive bientôt) , 2 ou 3 one-shots de chez GrandAngle et puis celui-ci que je garde 🙂

    @The_PoP me lance sur Comanche , je guette les occas 😉

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    Il y a 11 heures, poseidon2 a dit :

    Mmhhh .... et bien moi je les trouve bien mais pas si exceptionnelles. Déjà le Spam bleu c'est une erreur non ?

     

    Pareil, pas fan (même si c'est très bien dessiné au demeurant, hein 😉 ) . Haha! Pour le Spam bleu, je n'avais aps fait gaffe^^ Mais effectivement ça fait tache :p

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    Je l’ai feuilleté et… je l’ai reposé.

    C’est beau et ca a l’air bien mais mon budget bd est largement érodé en ce moment et je n’ai pas été plus séduit que cela par les graphismes. C’est beau indéniablement mais il m’a manque quelque chose

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    Mmmh , j'y ai psené en le lisant figure toi . Je dira que le dessin domine pour GW , mais l'histoire l'emporte chez HH . Allez , si je devais vraiment les séparer , je dirais 4,9 et 5,1 pour HH , mais vraiment juste juste !

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    Je pense que ce qui donne ce sentiment bizarre sur le dessin de golden west c’est la colorisation extrêmement claire et lumineuse…

    alors ca se tient vu le contexte, mais ça surprend un peu je trouve et ecrase peut etre un poil le dessin

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    La luminosité est magnifique , pour moi c’est un des points forts . Les reflets sur les cheveux , les crinières des chevaux etc …. C’est vraiment de l’art à ce niveau , j’ai été ravi de découvrir ce dessinateur alors que je l’avais vu dans Indians et la BD sur la montre .

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    Bon j'avoue c'est très très bien. Dans la lignée d'Hoka Hey... J'aurais aimé que le soleil écrase un peu moins tout, mais que voulez vous, c'est le désert... Pareil pour les noms indiens, j'ai eu un peu de mal sur la fin pour les liens entre eux. 

    Mais c'est trèèèès bien.

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    Content que ça te plaise , le dessin est effectivement très lumineux , comme le récit d'ailleurs 🙂

    Surtout , ça me rassure ton com , toi le spécialiste western , et moi qui je l'avoue , ai tendance à m'enflammer parfois sur les notes 🙂

    Modifié par Kevin Nivek
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  • Dernières Critiques

    • Guerres et dragons - Tome 1 - La bataille d'Angleterre
      Note :
      Et hop une nouvelle série Soleil. Et quand elle s'appelle Guerres & Dragons, forcément on est plutôt sur une lecture fantastique plaisir que sur du rigoureux. Qu'à cela ne tienne, ici le concept est simple : imaginons la bataille d'angleterre si des dragons s'en mêlaient. Oui le pitch est simpliste, mais la période historique suffisamment riche pour permettre de raconter une histoire.

      Alors attention, il s'agit à priori si j'ai bien compris d'une série en 4 épisodes se déroulant pour la plupart dans des époques et des lieux différents. Leurs point communs : une guerre d'ampleur et l'intervention des dragons.

      Nicolas Jarry a bien trop de métier pour essayer de creuser trop profond la question de l'existence de ces dragons, de leur arrivée, de leurs liens avec les humains. Ce n'est pas l'objet ici, et cela serait probablement casse gueule. Donc il nous demande d'accepter cet état de fait pour mieux nous parler du destin d'une famille pendant cette bataille d'angleterre. Tant mieux, c'est bien fait. 

      Il faut dire aussi que les planches de Vax sont très très réussies je trouve dans le style désormais facilement reconnaissable des séries Soleil. Rien de novateur, mais des couleurs vives et nuancées qui viennent cette fois-ci rendre les planches encore plus dynamiques et exaltantes. Bravo M. Powell.
      • 8 réponses
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      Note :
      Bon la Légion sombre s'adresse aux fans inconditionnels de ISS SNipers. Guerriers surpuissants, morale douteuse, montée en puissance, pouvoirs limite surnaturels, le tout dans un univers de sf en guerre permanente. Ce n'est pas très fin, cela donne suite directement aux derniers tomes de iss snipers, et les amateurs ne seront pas déboussolés pour deux sous par ce nouvel opus puisqu'on retrouve les mêmes personnages, le même univers, et que cela se passe directement après la fin de iss snipers. Graphiquement cela reste très joli, c'est de la belle sf, comme soleil sait bien le faire.

       

      Côté histoire là je vais être plus mesuré car c'est aussi vite lu qu'oublié. Pour développer un peu, ce que je trouve dommage dans cet univers de méchants surpuissants c'est que globalement cela manque un peu de finesse et que le "toujours plus méchant et sans coeur" montre vite ses limites. Les persos ne sont pas franchement attachants, et les méchants manquent de nuances. 

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      • 5 réponses
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      Note :
      En usant des oeuvres passées comme 1984 de Orwell ou encore des principes de liberté de Rousseau , les auteurs imaginent un futur sous dominance de l'IA . Ainsi , l'IA détermine l'avenir de nos enfants en fonction d'algorithmes bien définis en vue d'orientations "forcées" n'autorisant aucun échec . Le chômage et la délinquance diminuent , les résultats semblent probants . L'histoire suit donc cette famille avec le jeune Matt soumis à ces tests avec un résultat négatif . Ses parents sont divisés sur le sujet , aussi sa mère tente le tout pour le tout afin de démontrer les failles du système , cette dernière croyant aux chances de son fils à un avenir autre que celui prédit . Elle et son frère journaliste , se lancent dans une quête sur les dessous de cette IA si omnipotente , mais aussi dans une introspection . Les auteurs posent ces questions essentielles : sommes-nous libres et avons-nous réellement envie de l'être ? Un avenir tracé par une IA , en dépit des rêves et autres souhaits établis durant l'enfance ? Un calcul froid et mathématique face à l'imaginaire et l'art ! Comment cette croisade familiale pour "sauver" Matt va t'elle se finir ?

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      • 0 réponse

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      Note :
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      Ce manga humoristique est sous forme de yonkoma (4 cases verticales). En général, ce format raconte sur une colonne une petite histoire ; ici, même si l’on garde une chute à chaque fin de colonne, il y a un lien entre les saynètes et donc une progression dans les relations entre les personnages. Concernant le partie humoristique, les gags tournent souvent autour de quiproquos ou plutôt comme l’on dit par chez moi de ceux qui ont l’esprit « mal tourné » et qui pensent tout de suite à des choses coquines. On aura par exemple une méprise autour d’un bilboquet… Cependant, le manga ne va jamais trop loin, il n’est pas vulgaire et il est facile à lire. Je crains cependant une lassitude si les gags ne se renouvellent pas assez mais c’est le lot de tous les mangas humoristiques ! En attendant, c’est un manga assez distrayant pour un moment de pure détente.
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    • L'amour le plus lointain au monde tome 1
      Note :
      Voici une belle histoire, joliment racontée sans jamais tomber dans le cliché ni dans le larmoyant. C’est l’histoire d’une rencontre entre un jeune violoniste et un homme malentendant. Tokâ a 19 ans il est violoniste autodidacte, n’a jamais appris la technique et ne sait pas vraiment déchiffrer les partitions, cela le rend très talentueux d’un côté et très déroutant de l’autre car il ne vit sa musique qu’à travers ses émotions sans prendre en compte l’environnement qui l’entoure. Isuzu, 29 ans, travaille en free-lance et souvent de chez lui, il est né sourd mais cela ne l’empêche pas de ressentir les vibrations de la musique.

      Cette rencontre va être un déclic pour l’un comme pour l’autre, c’est un peu comme s’ils allaient se retrouver en face de leur opposé. Celui pour qui le son est toute sa vie se retrouve en face de celui pour qui le son n’existe pas et qui compense ce trouble de la communication par des expressions faciales plus marquées. Chaque moment du livre est beau car on sent les efforts que chacun met pour aller vers l’autre et essayer de comprendre son univers. Que ce soit le graphisme ou la narration, tout est fait avec élégance et finesse, même le handicap est abordé simplement, sans jugement, sans parti pris et avec beaucoup de justesse. Un très beau 1er tome, vivement la suite !
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