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Titre de l'album : La déesse des neiges Scenariste de l'album : Lola Koenig Dessinateur de l'album : Lola Koenig Coloriste : Lola Koenig Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Pour se sauver d'un mal étrange, Ida part à la rencontre des Vallons. Accompagnée de Fox, un vieux trappeur bourru, et d'Aïko, enfant au coeur pur, elle découvrira l'origine de l'hiver éternel...Une fable glacée où la bravoure rencontre la compassion. Critique : Lola Koenig fait son entrée dans le monde du 9ème art avec un conte pour jeunes lecteurs(trices) tenant place dans un monde magique où le froid hivernal persiste ! En effet ce n'est pas "winter is coming" car il est déjà là et ne veut pas laisser la place au printemps synonyme de plantations et de renouveau pour les habitants ! Dans ce contexte, Ida contracte un mal mystérieux que seuls les résidents des lointains Vallons du nord semblent en mesure de guérir ! Malgré les réticences de son père, elle part à l'aventure et va découvrir que son destin est plus ou moins connecté au monde et cette malédiction glaçante. Rencontres amicales ou belliqueuses, aides inattendues et final en apothéose seront au programme pour la jeune et intrépide Ida ! Pas mal de surprises et de rebondissements dans ce récit bien construit et adapté à un public jeune. Le trait rond et doux est lui aussi tout à fait approprié au lectorat visé, il rappelle un peu les dessins-animés des années 90 avec des visages expressifs dans un esprit manga. Les cases sont aérées et s'économisent les détails superflus pour se centrer sur les protagonistes et la galerie d'animaux attachants. Une entrée en matière sympathique pour la jeune auteure ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-deesse-des-neiges-9782731628845/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Lola Koenig fait son entrée dans le monde du 9ème art avec un conte pour jeunes lecteurs(trices) tenant place dans un monde magique où le froid hivernal persiste ! En effet ce n'est pas "winter is coming" car il est déjà là et ne veut pas laisser la place au printemps synonyme de plantations et de renouveau pour les habitants ! Dans ce contexte, Ida contracte un mal mystérieux que seuls les résidents des lointains Vallons du nord semblent en mesure de guérir ! Malgré les réticences de son père, elle part à l'aventure et va découvrir que son destin est plus ou moins connecté au monde et cette malédiction glaçante. Rencontres amicales ou belliqueuses, aides inattendues et final en apothéose seront au programme pour la jeune et intrépide Ida ! Pas mal de surprises et de rebondissements dans ce récit bien construit et adapté à un public jeune. Le trait rond et doux est lui aussi tout à fait approprié au lectorat visé, il rappelle un peu les dessins-animés des années 90 avec des visages expressifs dans un esprit manga. Les cases sont aérées et s'économisent les détails superflus pour se centrer sur les protagonistes et la galerie d'animaux attachants. Une entrée en matière sympathique pour la jeune auteure !
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Titre de l'album : C'est où, le plus loin d'ici ? tome 3 Scenariste de l'album : Matthew Rosenberg Dessinateur de l'album : Tyler Boss Coloriste : Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Au fil des rencontres et des dangers qui ponctuent son voyage, Sid parvient enfin à trouver La Ville. Elle existe bel et bien ! Sur place, elle va comprendre ce qui lui arrive, quel est ce mal étrange qui fait gonfler son ventre, pourquoi elle est à part et comment fonctionne la société dans laquelle elle évolue. Ce 3e volume qui conclut le 1er cycle de la série nous rappelle toujours et encore qu'il faut se battre pour ce qui compte le plus : notre vie et celle de nos proches ! Critique : C'est donc la fin pour Sid et ses amis dans cet ultime tome où un grand nombre de révélations vont tomber aussi facilement que certains masques ! Car oui, dans ce troisième opus vous saurez qui ou ce que sont des fameux "étrangers" , la téméraire Sid franchira le "Rubicon" pour découvrir une autre facette du monde et enfin l'affrontement final entre les bandes hétéroclites aura bien lieu dans une tempête d'action ! Un programme chargé pour un scénario toujours aussi complexe à suivre avec des ellipses, des retours en arrière et une partie totalement psychédélique marquée de champignons hallucinogènes ! On se fait balader par Matthew Rosenberg dans une pagination conséquente et toujours aussi séquencée en chapitres. Il redouble d'inventivité pour dépeindre ce monde sans adultes (ou presque) où l'irréel côtoie le réel dans une mince frontière. Son compère dessinateur Tyler Boss poursuit son style minimaliste et nerveux avec ces personnages stylisés au sein d'un environnement pauvre en détails, renforçant l'impression de désolation propre à l'univers. Il ajoute une belle palette de couleurs avec certaines vives voire criardes lors des séquences oniriques ou sous acides 🙂 . Les scènes de batailles sont d'une violence rare, où l'hémoglobine marque de son empreinte les costumes des protagonistes. Un feu d'artifice final, marquant la fin du premier cycle ! Effectivement, ce n'est pas la fin totale pour nos personnages soumis à rudes épreuves, la fin laisse imaginer d'autres aventures qu'il nous tarde de découvrir 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/c-est-ou-le-plus-loin-d-ici-tome-3/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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C'est donc la fin pour Sid et ses amis dans cet ultime tome où un grand nombre de révélations vont tomber aussi facilement que certains masques ! Car oui, dans ce troisième opus vous saurez qui ou ce que sont des fameux "étrangers" , la téméraire Sid franchira le "Rubicon" pour découvrir une autre facette du monde et enfin l'affrontement final entre les bandes hétéroclites aura bien lieu dans une tempête d'action ! Un programme chargé pour un scénario toujours aussi complexe à suivre avec des ellipses, des retours en arrière et une partie totalement psychédélique marquée de champignons hallucinogènes ! On se fait balader par Matthew Rosenberg dans une pagination conséquente et toujours aussi séquencée en chapitres. Il redouble d'inventivité pour dépeindre ce monde sans adultes (ou presque) où l'irréel côtoie le réel dans une mince frontière. Son compère dessinateur Tyler Boss poursuit son style minimaliste et nerveux avec ces personnages stylisés au sein d'un environnement pauvre en détails, renforçant l'impression de désolation propre à l'univers. Il ajoute une belle palette de couleurs avec certaines vives voire criardes lors des séquences oniriques ou sous acides 🙂 . Les scènes de batailles sont d'une violence rare, où l'hémoglobine marque de son empreinte les costumes des protagonistes. Un feu d'artifice final, marquant la fin du premier cycle ! Effectivement, ce n'est pas la fin totale pour nos personnages soumis à rudes épreuves, la fin laisse imaginer d'autres aventures qu'il nous tarde de découvrir 😉
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Titre de l'album : Mémoires d'un garçon agité Scenariste de l'album : Zabus Dessinateur de l'album : Vernay Valerie Coloriste : Vernay Valerie Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Âgé d'une dizaine d'années, Germain est un garçon sensible qui décide un jour d'écrire ses mémoires. Critique : Bon alors j'ai tellement été marqué par le contenu de cette BD que je préfère vous cacher une partie du résumé de l'éditeur. Je trouve qu'il en dit beaucoup trop en révélant le GROS truc. Et, chose rare me concernant, ce gros truc m'a fait reprendre al BD depuis le début et la feuilleter après lecture pour revoir certains détails Car le prodige de cet album, c'est de nous dire très tôt qu'il s'est passé quelque chose de GROS et de réussir à nous le faire oublier rapidement. Le phrasé et l'insouciance de notre très jeune auteur portent des moments de vies choisies avec soin. Germain nous parle de sa vie de petit comme s'il était déjà grands, alors même qu'il n'a que 10 ans. Sa façon d'analyser ces scènes de vie des 3 dernières années est super attendrissante et super émouvante, nous faisant réellement oublier ce GROS truc. A un tel point qu'on sent une angoisse venir lorsqu'il resurgit, par petite touche, nous demandant de quoi il s'agit. La révélation est dure. Sublime, mais très dure. Je trouve que ce cheminement fait avec Germain nous implique émotionnellement bien plus sans vraiment savoir de quoi il retourne, ce pourquoi j'ai préféré cacher le résumé de l'éditeur. Sur ce tome-là je vous demanderais juste de me faire confiance.... Cela faisait des années que je n'avais pas été à la fois attristé et charmé par un personnage et une bande dessinés. Chapeau bas ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/memoires-d-un-garcon-agite?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Bon alors j'ai tellement été marqué par le contenu de cette BD que je préfère vous cacher une partie du résumé de l'éditeur. Je trouve qu'il en dit beaucoup trop en révélant le GROS truc. Et, chose rare me concernant, ce gros truc m'a fait reprendre al BD depuis le début et la feuilleter après lecture pour revoir certains détails Car le prodige de cet album, c'est de nous dire très tôt qu'il s'est passé quelque chose de GROS et de réussir à nous le faire oublier rapidement. Le phrasé et l'insouciance de notre très jeune auteur portent des moments de vies choisies avec soin. Germain nous parle de sa vie de petit comme s'il était déjà grands, alors même qu'il n'a que 10 ans. Sa façon d'analyser ces scènes de vie des 3 dernières années est super attendrissante et super émouvante, nous faisant réellement oublier ce GROS truc. A un tel point qu'on sent une angoisse venir lorsqu'il resurgit, par petite touche, nous demandant de quoi il s'agit. La révélation est dure. Sublime, mais très dure. Je trouve que ce cheminement fait avec Germain nous implique émotionnellement bien plus sans vraiment savoir de quoi il retourne, ce pourquoi j'ai préféré cacher le résumé de l'éditeur. Sur ce tome-là je vous demanderais juste de me faire confiance.... Cela faisait des années que je n'avais pas été à la fois attristé et charmé par un personnage et une bande dessinés. Chapeau bas !
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Titre de l'album : Derrière la porte Scenariste de l'album : James Tynion IV Dessinateur de l'album : Gavin Fullerton Coloriste : Gavin Fullerton Editeur de l'album : Urban Comics Note : Résumé de l'album : Thom décide de s'installer, lui et sa famille, à l'autre bout du pays, laissant tout derrière eux... ou du moins, c'est ce qu'il croit. Alors qu'il traverse les Etats-Unis avec son fils Jamie, celui-ci continue d'affirmer voir un horrible monstre sortir du placard. Thom tente de le rassurer, l'assurant que le monstre ne les suivra pas. Mais certains secrets ne restent jamais enfermés, et le monstre ne semble pas en avoir fini avec Jamie. Critique : J'ai lu des retours très mitigés sur ce one shot de James Tynion IV alors même que c'est un scénariste que je tiens plutôt en haute estime. Il fallait donc que je me fasse mon propre avis sur la question. Et après lecture, je pense avoir compris : Malgré la mise en page et le design choisit, cet album n'est pas une histoire horrifique. Enfin pas une classique pour adulte. Car cela reste une histoire horriblement vécue par un enfant. Et une critique moderne de la parentalité pour les adultes. Attention, la suite de la critique vous aiguillera sur le pourquoi du monstre du placard ! Mais pour nous autre adulte, c'est surtout l'histoire d'un parent qui ne se rend pas compte de l'impact de son comportement sur son fils. Un adulte comme on en croise beaucoup, qui par égoïsme, ne s'est jamais rendu compte que ses errances de grands pouvaient avoir un impact sur l'imaginaire des tout petits. Un grand qui pense qu'un enfant ne comprend rien et que les inventions du cerveau de son fils n'ont rien à voir avec lui. James Tynion IV nous livre ici une très belle critique sociétale nous montrant que l'horreur et les cauchemars des enfants ont toujours une source réelle et bien souvent provenant des parents ou de l'entourage. Et le découpage du récit est aussi très inspiré, nous laissant longtemps imaginer une véritable cause surnaturelle rendant la découverte de la véritable raison encore plus puissante. Le choix de la mise en page sous forme 'horrifique" est aussi pertinent car il matérialise la vision de l'enfant de cette histoire d'adulte, montrant bien le choc et l'impact ressentit par un petit garçon de 4 ans. En tant que parent, cette lecture a été une lecture très prenante, oscillant entre peur pour le petit et dégout de l'agissement des grands. Une lecture plus marquante que ne laissaient imaginer les critiques que j'avais pu lire par ailleurs ! Autres infos : Type de l'album : Comic Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/derriere-la-porte-9791026825944?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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J'ai lu des retours très mitigés sur ce one shot de James Tynion IV alors même que c'est un scénariste que je tiens plutôt en haute estime. Il fallait donc que je me fasse mon propre avis sur la question. Et après lecture, je pense avoir compris : Malgré la mise en page et le design choisit, cet album n'est pas une histoire horrifique. Enfin pas une classique pour adulte. Car cela reste une histoire horriblement vécue par un enfant. Et une critique moderne de la parentalité pour les adultes. Attention, la suite de la critique vous aiguillera sur le pourquoi du monstre du placard ! Mais pour nous autre adulte, c'est surtout l'histoire d'un parent qui ne se rend pas compte de l'impact de son comportement sur son fils. Un adulte comme on en croise beaucoup, qui par égoïsme, ne s'est jamais rendu compte que ses errances de grands pouvaient avoir un impact sur l'imaginaire des tout petits. Un grand qui pense qu'un enfant ne comprend rien et que les inventions du cerveau de son fils n'ont rien à voir avec lui. James Tynion IV nous livre ici une très belle critique sociétale nous montrant que l'horreur et les cauchemars des enfants ont toujours une source réelle et bien souvent provenant des parents ou de l'entourage. Et le découpage du récit est aussi très inspiré, nous laissant longtemps imaginer une véritable cause surnaturelle rendant la découverte de la véritable raison encore plus puissante. Le choix de la mise en page sous forme 'horrifique" est aussi pertinent car il matérialise la vision de l'enfant de cette histoire d'adulte, montrant bien le choc et l'impact ressentit par un petit garçon de 4 ans. En tant que parent, cette lecture a été une lecture très prenante, oscillant entre peur pour le petit et dégout de l'agissement des grands. Une lecture plus marquante que ne laissaient imaginer les critiques que j'avais pu lire par ailleurs !
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Titre de l'album : Les cosmonautes Scenariste de l'album : Nicolas Bary, Nina Phillips Dessinateur de l'album : Etienne Péran Coloriste : Etienne Péran Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Bastien, Alphonse et Iris grandissent dans une petite ville de province, là où les rêves semblent trop grands pour le ciel. Bastien est sous le charme d'Iris, mais celle-ci est plus captivée par Alphonse et sa passion pour l'espace. Pour se rapprocher d'eux, Bastien accepte de les aider dans un projet un peu fou : construire une fusée pour partir à la conquête des astres. Très vite, Bastien découvre qu'Alphonse est atteint d'une maladie évolutive et que ce voyage qu'ils préparent est une course contre la montre. Ensemble, les enfants vont défier les lois de la gravité... Et celles de la vie. Une ode vivante et poétique à l'amitié, à la créativité et à la force de résilience. Critique : Attention, petite pépite chez Jungle avec ce formidable one-shot sentant bon l'animation et la madeleine de Proust ! Qui n'a pas rêvé un jour dans son enfance d'aller dans l'espace, d'égaler Gagarine et Amstrong, voire Thomas Pesquet pour les plus jeunes d'entre nous ?? La préface d'Arnaud Prost, astronaute réserviste est une ode à ces rêves qu'il appartient à chacun de concrétiser. "Osez" dit-il et ce sera le leitmotiv de nos trois héros Bastien, Iris et Alphonse dans cette aventure feel-good. Trois élèves brillant dans un triangle amoureux (parait-il 😉 ) et un rêve fou, celui de construire une fusée. Alphonse est l'instigateur principal de ce projet, iris le suit rapidement entrainant dans son sillage Bastien qui n'a d'yeux que pour elle. Lorsqu' Alphonse commence à rater les cours et leurs réunions dédiées à ce projet, Iris et Bastien s'activent envers et contre tous pour mener à bien cette quête des étoiles. Stand by me, les goonies, ET, on pense à ces films où amitié et aventures ne sont pas de vains mots. Les auteurs ajoutent un petit plus avec la maladie, seul véritable obstacle aux rêves les plus fous ! Mais cela se fait sans pathos ni larmoiement, plutôt une symbiose entre les trois amis avec un élan permanent de positivisme et ce malgré les nombreux obstacles jugulant leur avancée. Le dessin aide grandement à "kiffer" le récit littéralement, le trait numérique de Etienne Péran est tout simplement sublime, on se croirait dans une production Pixar ! L'émotion se dégage des visages d'autant que l'histoire est prenante à souhait ! Arriveront-ils à décoller et voler vers d'autres horizons ? Même la fin peut vous tirer une larme douce amère, prenante et terriblement résiliente. Un récit bien construit, des personnages attachants, une fin réussie, qu'attendez-vous pour vous jeter sur ce formidable "Les cosmonautes" ?? Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-cosmonautes/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Attention, petite pépite chez Jungle avec ce formidable one-shot sentant bon l'animation et la madeleine de Proust ! Qui n'a pas rêvé un jour dans son enfance d'aller dans l'espace, d'égaler Gagarine et Amstrong, voire Thomas Pesquet pour les plus jeunes d'entre nous ?? La préface d'Arnaud Prost, astronaute réserviste est une ode à ces rêves qu'il appartient à chacun de concrétiser. "Osez" dit-il et ce sera le leitmotiv de nos trois héros Bastien, Iris et Alphonse dans cette aventure feel-good. Trois élèves brillant dans un triangle amoureux (parait-il 😉 ) et un rêve fou, celui de construire une fusée. Alphonse est l'instigateur principal de ce projet, iris le suit rapidement entrainant dans son sillage Bastien qui n'a d'yeux que pour elle. Lorsqu' Alphonse commence à rater les cours et leurs réunions dédiées à ce projet, Iris et Bastien s'activent envers et contre tous pour mener à bien cette quête des étoiles. Stand by me, les goonies, ET, on pense à ces films où amitié et aventures ne sont pas de vains mots. Les auteurs ajoutent un petit plus avec la maladie, seul véritable obstacle aux rêves les plus fous ! Mais cela se fait sans pathos ni larmoiement, plutôt une symbiose entre les trois amis avec un élan permanent de positivisme et ce malgré les nombreux obstacles jugulant leur avancée. Le dessin aide grandement à "kiffer" le récit littéralement, le trait numérique de Etienne Péran est tout simplement sublime, on se croirait dans une production Pixar ! L'émotion se dégage des visages d'autant que l'histoire est prenante à souhait ! Arriveront-ils à décoller et voler vers d'autres horizons ? Même la fin peut vous tirer une larme douce amère, prenante et terriblement résiliente. Un récit bien construit, des personnages attachants, une fin réussie, qu'attendez-vous pour vous jeter sur ce formidable "Les cosmonautes" ??
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Le magicien d'Oz tome 2 - La méchante sorcière de l'ouest
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
La troupe de Dorothée arrive enfin aux portes de la fabuleuse cité d'émeraude et espère rencontrer le grand magicien d'Oz ! Dorothée souhaite en effet retourner chez elle au Kansas et seul cet être mystérieux serait capable d'exaucer ce voeu. Un à un ils pénètrent dans l'antre du magicien et font leur demande. Une dernière requête d'Oz semble être l'unique solution pour accéder à leurs désirs, aussi ils se lancent dans cette entreprise au mépris des dangers ! Une fois de plus l'aventure vient à eux, mais ils font face en groupe par une grande solidarité et un peu d'aide extérieure 😉 . Les voici de retour en cité verte, le grand magicien tiendra t'il ses promesses ? Les apparences sont parfois trompeuses, même en pays d'Oz ! Une très jolie suite, fidèle au roman qui vient conclure ce diptyque riche en révélations. La lecture va de surprises en surprises et l'aventure prend des airs de chemin initiatique pour les membres du groupe. Chacun exprimera son talent et parviendra à se recréer grâce à un soupçon de magie mais pas que 😉 ! Ce monde magique est d'une grande diversité et fait toujours preuve d'un imaginaire débordant, plus de 120 ans après sa première édition aux Etats-Unis. Riche en symboles, il permet une double lecture, enfants et adultes y trouveront leur compte 🙂 . Le trait rond et doux de Hélène Canac est particulièrement réussi, idem pour ses couleurs donnant de la vivacité au récit. On parcourt ses pages avec le sourire et l'impression d'être cerné par la magie environnante, un beau voyage ! Des annexes avec des petits jeux et questions sur l'histoire complètent cette sympathique BD, pour ceux qui ne connaissent pas encore cette histoire presque éternelle ! -
Le magicien d'Oz tome 2 - La méchante sorcière de l'ouest
Kevin Nivek a posté un sujet dans Toute la BD
Titre de l'album : Le magicien d'Oz tome 2 - La méchante sorcière de l'ouest Scenariste de l'album : Maxe L'Hermenier Dessinateur de l'album : Hélène Canac Coloriste : Hélène Canac Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Dorothée et ses amis rencontrent enfin le magicien d'Oz pour lui exposer leurs souhaits. Cependant, le sorcier, intraitable, leur impose d'éliminer la méchante sorcière de l'Ouest avant d'accéder à leurs désirs. De nouveau sur la route, Dorothée, le lion peureux, l'épouvantail sans cervelle et le bûcheron en fer blanc devront affronter de nombreux dangers et vivront des aventures qui changeront leur destin. Toutefois, pour Dorothée, le chemin est encore long avant de pouvoir retourner au Kansas... Un carnet rédigé et validé par des enseignants complète cet album. Critique : La troupe de Dorothée arrive enfin aux portes de la fabuleuse cité d'émeraude et espère rencontrer le grand magicien d'Oz ! Dorothée souhaite en effet retourner chez elle au Kansas et seul cet être mystérieux serait capable d'exaucer ce voeu. Un à un ils pénètrent dans l'antre du magicien et font leur demande. Une dernière requête d'Oz semble être l'unique solution pour accéder à leurs désirs, aussi ils se lancent dans cette entreprise au mépris des dangers ! Une fois de plus l'aventure vient à eux, mais ils font face en groupe par une grande solidarité et un peu d'aide extérieure 😉 . Les voici de retour en cité verte, le grand magicien tiendra t'il ses promesses ? Les apparences sont parfois trompeuses, même en pays d'Oz ! Une très jolie suite, fidèle au roman qui vient conclure ce diptyque riche en révélations. La lecture va de surprises en surprises et l'aventure prend des airs de chemin initiatique pour les membres du groupe. Chacun exprimera son talent et parviendra à se recréer grâce à un soupçon de magie mais pas que 😉 ! Ce monde magique est d'une grande diversité et fait toujours preuve d'un imaginaire débordant, plus de 120 ans après sa première édition aux Etats-Unis. Riche en symboles, il permet une double lecture, enfants et adultes y trouveront leur compte 🙂 . Le trait rond et doux de Hélène Canac est particulièrement réussi, idem pour ses couleurs donnant de la vivacité au récit. On parcourt ses pages avec le sourire et l'impression d'être cerné par la magie environnante, un beau voyage ! Des annexes avec des petits jeux et questions sur l'histoire complètent cette sympathique BD, pour ceux qui ne connaissent pas encore cette histoire presque éternelle ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-magicien-d-oz-tome-2-la-mechante-sorciere-de-l-ouest/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement -
Titre de l'album : Patty télépathe tome 1 - On ne peut rien lui cacher Scenariste de l'album : Lewis Trondheim Dessinateur de l'album : Lewis Trondheim Coloriste : Lewis Trondheim Editeur de l'album : Bayard Note : Résumé de l'album : Patty est une petite fille comme les autres... sauf qu'elle peut lire dans les pensées. Pratique pour les interros à l'école, mais dangereux, car personne ne doit deviner son super pouvoir. Sinon, qui sait ce qui pourrait lui arriver ? La nouvelle série de Lewis Trondheim Lewis Trondheim, auteur de la série Donjon (Delcourt) et, chez Bayard jeunesse, de Chihuahua avec Nob, Jousselin et Obion, revient en solo pour une nouvelle série jeunesse drôle et déjantée. Le fantasme de tous les enfants... et des grands Pouvoir lire dans les pensées, qui n'en a jamais rêvé ? Patty a cette chance, et c'est en effet parfois bien utile, notamment pour réussir les interros. Mais elle craint aussi que son pouvoir soit découvert, car alors, qui sait ce qui lui arriverait ? Elle va donc devoir faire très attention... Critique : On ne présente plus Lewis Trondheim, aimant aborder de nombreux sujets autant adultes que enfants sous le prisme de l'humour. Dans ce petit livre illustré sous forme de strips au format carré, il raconte la vie de Patty dotée d'un super pouvoir qui fera des envieux : lire les pensées des autres ! A travers des scènes de vie banales, il démontre qu'un tel pouvoir peut s'avérer autant bénéfique que problématique. Comment l'utiliser à bon escient tout en respectant l'intimité des gens ? Vu par le prisme d'une jeune fille cela revêt un autre angle et on jubile de la voir se poser mille et une questions et se retrouver dans certaines situations ubuesques. Des gags courts qui s'enchaînent avec un certain respect de la chronologie car sa vie familiale se livre aussi peu à peu. A partir de 7 ans mais le talent de l'auteur fait que l'on peut aisément le lire et l'apprécier jusqu'à 77 ans voire plus 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/patty-telepathe-tome-1-on-ne-peut-rien-lui-cacher/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Patty télépathe tome 1 - On ne peut rien lui cacher
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
On ne présente plus Lewis Trondheim, aimant aborder de nombreux sujets autant adultes que enfants sous le prisme de l'humour. Dans ce petit livre illustré sous forme de strips au format carré, il raconte la vie de Patty dotée d'un super pouvoir qui fera des envieux : lire les pensées des autres ! A travers des scènes de vie banales, il démontre qu'un tel pouvoir peut s'avérer autant bénéfique que problématique. Comment l'utiliser à bon escient tout en respectant l'intimité des gens ? Vu par le prisme d'une jeune fille cela revêt un autre angle et on jubile de la voir se poser mille et une questions et se retrouver dans certaines situations ubuesques. Des gags courts qui s'enchaînent avec un certain respect de la chronologie car sa vie familiale se livre aussi peu à peu. A partir de 7 ans mais le talent de l'auteur fait que l'on peut aisément le lire et l'apprécier jusqu'à 77 ans voire plus 😉 -
Titre de l'album : On ne parle pas de ces choses-là Scenariste de l'album : Marine Courtade Dessinateur de l'album : Alexandra Petit Coloriste : Alexandra Petit Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Le tabou des tabous. La journaliste Marine Courtade décortique les mécanismes de silence autour de l'inceste. Son terrain d'enquête ? Sa propre famille. Avec un savant mélange de rigueur et de dérision, elle s'embarque dans un tour de France audacieux afin de confronter un à un ses oncles et tantes avec la même question : pourquoi vous êtes-vous tu ? Critique : C'est un sacré chemin qu'a emprunté la journaliste Marine Courtade, pour délier les langues mais aussi et surtout pour elle ! Car elle a subi elle même ce type d'agression par son grand-père et elle s'expose à livre ouvert sur son parcours avec toutes les difficultés que cela procure. Faire face, se construire quand on est pas soutenue, voire pas reconnue victime car dans certaines familles (nombreuses) cela ne se dit pas ! Les apparences, le qu'en-dira-t-on, tout ceci prime sur le membre de la famille se livrant à ces exactions atroces et insupportables. Que de vies détruites par ce passé que les victimes oublient par le biais des mécanismes de défense chers à Freud, mais pas toujours ! D'autant qu'un jour les souvenirs reviennent et là.... Marine Courtade va donc se lancer dans une croisade familiale et interroger les membres de cette grande famille. Le temps a fait son oeuvre, le coupable est mort et enterré, certains savaient, d'autres supposaient ou se mettaient des oeillères ! Son cheminement jalonné de larmes sera cathartique mais pas uniquement pour elle, car en ouvrant à ciel ouvert cette boîte de Pandore, elle va retrouver un semblant de justice et ouvrir les yeux à tout le monde, voir à d'autres victimes du même prédateur ! Beaucoup d'émotions au fil des pages, la dernière discussion entre elle et son père est poignante ! Elle parvient littéralement à insérer le lecteur dans ses pensées, on réalise pleinement ce que peuvent vivre ces victimes d'incestes et autres viols. Le dessin doux et éclairé de Alexandra Petit illumine le récit, un exercice difficile lorsqu'on aborde un sujet aussi délicat. Elle donne de l'expressivité aux visages, aux corps et à leur tenue, sans dialogues ou mots, on saisit pleinement les sentiments des personnages. La fin est enrichie d'annexes portant sur les chiffres saisissants de viols sur enfants et le peu de poursuites visant les agresseurs, car "on ne parle pas de ces choses là" ... Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/on-ne-parle-pas-de-ces-choses-la/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Moon tome 2 - La ville moribonde Scenariste de l'album : Johan Vandevelde Dessinateur de l'album : Stephan Louwes Coloriste : Editeur de l'album : Anspach editions Note : Résumé de l'album : Pour découvrir les activités de leurs parents, Alex, Emily et Cleo parviennent à pénétrer dans les étranges installations souterraines du ministère du Contrôle technique et de la Certification. Rapidement capturés, ils tombent entre les mains de la professeur Titania Brenner. Pendant ce temps, Rik et Lynn sont en mission dans le passé, où les choses menacent d'exploser. Ils se trouvent, en effet, dans la baie de Naples, en 79 de notre ère... Les deux agents doivent arrêter le professeur Chen, qui tente de récupérer un inestimable rouleau de papyrus qui va disparaître avec Pompéi, lors de l'imminente éruption du Vésuve. Critique : Retour dans cet univers post-apocalyptique mâtiné de voyages temporels, avec notre sympathique fratrie bien mal en point dans les locaux du CTC ! Souvenez-vous, dans le premier tome, ils s'étaient mis à enquêter sur le réel emploi de leurs parents et cette quête les avait menés dans ce curieux établissement refermant de sombres secrets. Aussi intelligents et habiles soient-ils, le service de sécurité du bâtiment leur met la main dessus et très vite, ils vont découvrir en quoi consistent les journées de travail de leurs parents ! Une fois de plus, on suit deux fils narratifs, les enfants d'un côté, et Lynn et Rik de l'autre. Ces derniers doivent retrouver un autre exilé temporel à Pompéi juste avant l'irruption du Vésuve, la course contre la montre est lancée ! Toujours beaucoup de rythme dans cet aventure, on ne s'ennuie pas une seconde, certaines ficelles sont faciles il est vrai, comme la manière avec laquelle les enfants se sortent de l'entretien musclé avec la responsable des lieux Titania Brenner; mais l'ensemble est cohérent et permet une multitude de rebondissements scénaristiques. Le voyage dans le temps ouvre des horizons infinis et maintenant que les masques sont tombés on peut tout à fait imaginer de futures aventures en famille 🙂 On attend la suite dans ce format "comics" en noir et blanc pour profiter encore du langage fleuri des enfants et de leurs capacités intellectuelles bien au delà de la moyenne ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/moon-tome-2-moon-la-ville-moribonde/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Retour dans cet univers post-apocalyptique mâtiné de voyages temporels, avec notre sympathique fratrie bien mal en point dans les locaux du CTC ! Souvenez-vous, dans le premier tome, ils s'étaient mis à enquêter sur le réel emploi de leurs parents et cette quête les avait menés dans ce curieux établissement refermant de sombres secrets. Aussi intelligents et habiles soient-ils, le service de sécurité du bâtiment leur met la main dessus et très vite, ils vont découvrir en quoi consistent les journées de travail de leurs parents ! Une fois de plus, on suit deux fils narratifs, les enfants d'un côté, et Lynn et Rik de l'autre. Ces derniers doivent retrouver un autre exilé temporel à Pompéi juste avant l'irruption du Vésuve, la course contre la montre est lancée ! Toujours beaucoup de rythme dans cet aventure, on ne s'ennuie pas une seconde, certaines ficelles sont faciles il est vrai, comme la manière avec laquelle les enfants se sortent de l'entretien musclé avec la responsable des lieux Titania Brenner; mais l'ensemble est cohérent et permet une multitude de rebondissements scénaristiques. Le voyage dans le temps ouvre des horizons infinis et maintenant que les masques sont tombés on peut tout à fait imaginer de futures aventures en famille 🙂 On attend la suite dans ce format "comics" en noir et blanc pour profiter encore du langage fleuri des enfants et de leurs capacités intellectuelles bien au delà de la moyenne !
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C'est un sacré chemin qu'a emprunté la journaliste Marine Courtade, pour délier les langues mais aussi et surtout pour elle ! Car elle a subi elle même ce type d'agression par son grand-père et elle s'expose à livre ouvert sur son parcours avec toutes les difficultés que cela procure. Faire face, se construire quand on est pas soutenue, voire pas reconnue victime car dans certaines familles (nombreuses) cela ne se dit pas ! Les apparences, le qu'en-dira-t-on, tout ceci prime sur le membre de la famille se livrant à ces exactions atroces et insupportables. Que de vies détruites par ce passé que les victimes oublient par le biais des mécanismes de défense chers à Freud, mais pas toujours ! D'autant qu'un jour les souvenirs reviennent et là.... Marine Courtade va donc se lancer dans une croisade familiale et interroger les membres de cette grande famille. Le temps a fait son oeuvre, le coupable est mort et enterré, certains savaient, d'autres supposaient ou se mettaient des oeillères ! Son cheminement jalonné de larmes sera cathartique mais pas uniquement pour elle, car en ouvrant à ciel ouvert cette boîte de Pandore, elle va retrouver un semblant de justice et ouvrir les yeux à tout le monde, voir à d'autres victimes du même prédateur ! Beaucoup d'émotions au fil des pages, la dernière discussion entre elle et son père est poignante ! Elle parvient littéralement à insérer le lecteur dans ses pensées, on réalise pleinement ce que peuvent vivre ces victimes d'incestes et autres viols. Le dessin doux et éclairé de Alexandra Petit illumine le récit, un exercice difficile lorsqu'on aborde un sujet aussi délicat. Elle donne de l'expressivité aux visages, aux corps et à leur tenue, sans dialogues ou mots, on saisit pleinement les sentiments des personnages. La fin est enrichie d'annexes portant sur les chiffres saisissants de viols sur enfants et le peu de poursuites visant les agresseurs, car "on ne parle pas de ces choses là" ...
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Titre de l'album : La reine des neiges Scenariste de l'album : Cécile Chicault Dessinateur de l'album : Cécile Chicault Coloriste : Cécile Chicault Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Gerda et Kay sont deux amis inséparables. Un jour, Kay reçoit une poussière dans l’oeil. C’est un minuscule morceau de miroir maléfique. Le garçon commence à délaisser Gerda. Puis, enlevé par la Reine des Neiges, il est emporté dans la nuit froide de l’hiver. Tout le monde le croit mort. Au printemps, avec une détermination sans faille, Gerda se lance à sa recherche. Son voyage à travers de nombreuses contrées lui fait braver mille dangers et rencontrer des alliés inattendus. De forêts enchantées en aurores boréales, elle fera tout pour retrouver Kay et briser le maléfice qui le retient prisonnier. Critique : En voici une curieuse adaptation du conte d'Andersen, elle est tellement plus fidèle que la vision de Disney ! Les amateurs du film vu et revu au doux refrain de la fameuse chanson dont je tairai les mots, seront un peu perdus en débutant cette lecture ! L'aquarelle de Cécile Chicault s'est emparée du récit de Hans Christian Andersen en lui donnant une vision un peu plus sombre et complexe. Deux chouettes échangent sur un arbre et l'une d'elles raconte une histoire incroyable d'enfants et d'une reine des glaces. Leur discussion servira de fil rouge à l'histoire de Gerda et Kay, deux amis très proches qui n'hésitent pas à braver le froid des hivers rudes nordiques pour se retrouver autour d'un feu et d'une pâtisserie. Leur profonde amitié va se voir brisée par une poussière de miroir magique ayant la particularité de vous faire voir le pire autour de vous. Tout devient négatif et empreint de mélancolie. D'une humeur massacrante, Kay se retrouve isolé et bientôt enlevé par une mystérieuse reine des neiges. Gerda va ainsi débuter un étrange voyage, jalonné de magie et teinté d'onirisme, afin de retrouver son ami perdu. Une très belle histoire, marquée du sceau de l'enfance et des découvertes, finissant bien 😉 Je mentionnais l'aquarelle de l'artiste qui tranche avec cet univers glacé du film Disney; ici vous verrez de la verdure, et même les séquences enneigées paraissent moins froides car elle use de couleurs chaudes et douces. Son trait est vraiment apaisant, à l'image des visages des protagonistes et des paysages calmes et posés. Une belle balade de l'enfance à découvrir, pour avoir un aperçu plus fidèle de l'histoire originelle du conteur danois 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-reine-des-neiges-9782822239332/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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En voici une curieuse adaptation du conte d'Andersen, elle est tellement plus fidèle que la vision de Disney ! Les amateurs du film vu et revu au doux refrain de la fameuse chanson dont je tairai les mots, seront un peu perdus en débutant cette lecture ! L'aquarelle de Cécile Chicault s'est emparée du récit de Hans Christian Andersen en lui donnant une vision un peu plus sombre et complexe. Deux chouettes échangent sur un arbre et l'une d'elles raconte une histoire incroyable d'enfants et d'une reine des glaces. Leur discussion servira de fil rouge à l'histoire de Gerda et Kay, deux amis très proches qui n'hésitent pas à braver le froid des hivers rudes nordiques pour se retrouver autour d'un feu et d'une pâtisserie. Leur profonde amitié va se voir brisée par une poussière de miroir magique ayant la particularité de vous faire voir le pire autour de vous. Tout devient négatif et empreint de mélancolie. D'une humeur massacrante, Kay se retrouve isolé et bientôt enlevé par une mystérieuse reine des neiges. Gerda va ainsi débuter un étrange voyage, jalonné de magie et teinté d'onirisme, afin de retrouver son ami perdu. Une très belle histoire, marquée du sceau de l'enfance et des découvertes, finissant bien 😉 Je mentionnais l'aquarelle de l'artiste qui tranche avec cet univers glacé du film Disney; ici vous verrez de la verdure, et même les séquences enneigées paraissent moins froides car elle use de couleurs chaudes et douces. Son trait est vraiment apaisant, à l'image des visages des protagonistes et des paysages calmes et posés. Une belle balade de l'enfance à découvrir, pour avoir un aperçu plus fidèle de l'histoire originelle du conteur danois 😉
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Titre de l'album : Et que se taisent les vagues Scenariste de l'album : Désirée Frappier Dessinateur de l'album : Alain Frappier Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Chili, 1973. Alerté par les discours conspirationnistes de leurs officiers, un groupe de jeunes marins se retrouve témoin des préparatifs du complot visant à destituer le gouvernement de l'Unité populaire. Sur fond de conscience de classes, le soutien au président nouvellement élu Salvador Allende gagne les troupes. La riposte s'organise. S'engage alors une véritable course contre la montre pour éviter le coup d'État du 11 septembre. Une lutte sociale héroïque et peu connue qui intervient à l'heure où décline la démocratie et se met en place une dictature. Critique : Après Là où se termine la terre et Le temps des humbles, l'éditeur Steinkis nous offre le dernier tome de la trilogie chilienne des époux Frappier. Avec Et que se taisent les vagues, ils viennent conclure une description du pays des poètes en pleine effervescence politique. Tout commence en 1959 avec le jeune Luis Ayala issu des classes populaires, apprenant la débrouille avec ses grands-parents. Il raconte sa vie sans concessions au duo d'auteurs. A cette époque, l'avenir scolaire était plutôt restreint pour les classes moyennes voire basses de la société. Aussi il décide de s'engager dans la Marine nationale avec l'objectif d'y poursuivre ses études plus tard. Nous sommes en 1970 et prenons la direction donc une ville à la résonance sublime : Valparaiso et son école des mousses. Il y décrit les brimades, les écarts de classe très souvent injustifiés entre officiers et sous-officiers, les méthodes de fonctionnement de ce corps militaire empruntant les codes aux américains, aux anciens criminels de guerre nazis, mais aussi plus directement au système nazi lui même ! Dans ce pays sous l'influence de la CIA, conspuant les idées communistes associées à "l'ennemi" soviétique, c'est toute une éducation voire de l'endoctrinement que réalise la Marine sous couvert des dirigeants. Les élections approchants avec Salvador Allende se présentant pour la quatrième fois, les messes basses naissent puis s'accumulent dans les troupes des jeunes mousses. Un nouvel avenir semble possible avec un essor social important ! La conscience politique s'éveille au sein des sous-officiers et la victoire d'Allende va les conforter dans leurs idéaux. Mais dans l'ombre, le fameux coup d'état du 11 septembre 1973 se prépare chez les officiers ! Par le prisme des jeunes marins, vous ne raterez rien de ce terrible fait d'histoire. Une immersion profonde dans l'armée avec de nombreux dialogues passionnés/passionnants sur fond de lutte de classes. Ce récit respire l'intelligence et invite grandement à réfléchir aux conséquences des choix politiques. Dessiné en noir et blanc, le trait semi-réaliste alterne les cases presque photographiques des bâtiments militaires et autres vues aériennes; avec un style minimaliste sur les visages des personnages. Une grande galerie de protagonistes compose cette histoire, vous pourrez éprouvez certaines difficultés à bien suivre le fil et en reconnaître certains. Ce n'est pas dramatique en soi, l'essentiel étant la pertinence du propos et la plongée abyssale dans cette société d'il y a à peine 50 ans en pleine lutte existentielle. On apprend et on ne sort pas indemne d'une telle lecture ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/et-que-se-taisent-les-vagues/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après Là où se termine la terre et Le temps des humbles, l'éditeur Steinkis nous offre le dernier tome de la trilogie chilienne des époux Frappier. Avec Et que se taisent les vagues, ils viennent conclure une description du pays des poètes en pleine effervescence politique. Tout commence en 1959 avec le jeune Luis Ayala issu des classes populaires, apprenant la débrouille avec ses grands-parents. Il raconte sa vie sans concessions au duo d'auteurs. A cette époque, l'avenir scolaire était plutôt restreint pour les classes moyennes voire basses de la société. Aussi il décide de s'engager dans la Marine nationale avec l'objectif d'y poursuivre ses études plus tard. Nous sommes en 1970 et prenons la direction donc une ville à la résonance sublime : Valparaiso et son école des mousses. Il y décrit les brimades, les écarts de classe très souvent injustifiés entre officiers et sous-officiers, les méthodes de fonctionnement de ce corps militaire empruntant les codes aux américains, aux anciens criminels de guerre nazis, mais aussi plus directement au système nazi lui même ! Dans ce pays sous l'influence de la CIA, conspuant les idées communistes associées à "l'ennemi" soviétique, c'est toute une éducation voire de l'endoctrinement que réalise la Marine sous couvert des dirigeants. Les élections approchants avec Salvador Allende se présentant pour la quatrième fois, les messes basses naissent puis s'accumulent dans les troupes des jeunes mousses. Un nouvel avenir semble possible avec un essor social important ! La conscience politique s'éveille au sein des sous-officiers et la victoire d'Allende va les conforter dans leurs idéaux. Mais dans l'ombre, le fameux coup d'état du 11 septembre 1973 se prépare chez les officiers ! Par le prisme des jeunes marins, vous ne raterez rien de ce terrible fait d'histoire. Une immersion profonde dans l'armée avec de nombreux dialogues passionnés/passionnants sur fond de lutte de classes. Ce récit respire l'intelligence et invite grandement à réfléchir aux conséquences des choix politiques. Dessiné en noir et blanc, le trait semi-réaliste alterne les cases presque photographiques des bâtiments militaires et autres vues aériennes; avec un style minimaliste sur les visages des personnages. Une grande galerie de protagonistes compose cette histoire, vous pourrez éprouvez certaines difficultés à bien suivre le fil et en reconnaître certains. Ce n'est pas dramatique en soi, l'essentiel étant la pertinence du propos et la plongée abyssale dans cette société d'il y a à peine 50 ans en pleine lutte existentielle. On apprend et on ne sort pas indemne d'une telle lecture !
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Attention, découverte d'un talent rare en la personne du franco-sénégalais Juni Ba ! Il vient du monde des comics, ayant déjà travaillé entre autres sur Black panther chez Marvel, le voici qui se lance dans un one-shot en solo pour notre plus grand plaisir ! Il livre une version post-apocalyptique de 20000 lieues sous les mers, le chef d'oeuvre de Jules Verne, en tous points remarquable. D'emblée on apprend que l'homme n'a pas respecté la nature (tiens donc), la planète est ensevelie sous les eaux, plus rien ne vit en surface. Le capitaine Nemo ère dans ce monde sous-marin dévasté en affrontant des monstres gigantesques et en sauvant des reliques du passé, telles des oeuvres d'art. Au cours d'une de ses missions, il récupère un caisson de sommeil hébergeant une jeune enfant nommée Arona. Vivant en ermite dans le grand Nautilus, il finit par s'y attacher et commence une éducation stricte et sévère avec un enseignement soutenu littéraire et scientifique. Le temps passe, Arona grandit et se rebelle comme tout adolescent face à la figure paternelle. Elle va découvrir les sombres secrets du non moins mystérieux Nemo, mais aussi sur le monde environnant. Que de surprises et de rebondissements pour une fin majestueuse ! C'est un sans-faute du prodige Juni Ba, si la littérature BD jeunesse pouvait s'en inspirer plus souvent ! D'abord publié aux Etats-unis, il faut féliciter l'éditeur Bayard peu rompu aux joutes des comics d'oser proposer ce bijou narratif et graphique. Car oui, le dessin est subtil, se montrant détaillé parfois puis à l'économie sur d'autres cases pour mieux mettre en avant les visages des personnages et leurs réactions. Le découpage est cinématographique au possible, les échanges de regards peuvent prendre une case entière suscitant une émotion sincère et palpable. 160 pages de bonheur que vous aurez envie de relire au plus vite, car il propose de nombreuses thématiques telles que la transmission et l'écologie; ces aspects ne seront pas forcément saisis par tous les âges, mais là est bien un des atouts de ce livre : de 13 ans à ... Chacun y verra sa propre histoire, son interprétation et si en plus cela donne envie de se replonger dans l'oeuvre de Jules Verne 😉 !
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Titre de l'album : Mobilis - Ma vie avec le capitaine Nemo Scenariste de l'album : Juni Ba Dessinateur de l'album : Juni Ba Coloriste : Juni Ba Editeur de l'album : Bayard Note : Résumé de l'album : Lorsque le capitaine Nemo - errant sous l'océan depuis que le monde a été englouti par les eaux - accueille dans son sous-marin la jeune Arona, il est loin de se douter de quel impact la jeune fille aura sur sa vie. Rescapée de l'apocalypse, Arona questionne, provoque et rejette l'obstination défaitiste de son père adoptif, et cherche à répondre à la lourde question : quel avenir reste-t-il lorsque le monde a déjà coulé ? Critique : Attention, découverte d'un talent rare en la personne du franco-sénégalais Juni Ba ! Il vient du monde des comics, ayant déjà travaillé entre autres sur Black panther chez Marvel, le voici qui se lance dans un one-shot en solo pour notre plus grand plaisir ! Il livre une version post-apocalyptique de 20000 lieues sous les mers, le chef d'oeuvre de Jules Verne, en tous points remarquable. D'emblée on apprend que l'homme n'a pas respecté la nature (tiens donc), la planète est ensevelie sous les eaux, plus rien ne vit en surface. Le capitaine Nemo ère dans ce monde sous-marin dévasté en affrontant des monstres gigantesques et en sauvant des reliques du passé, telles des oeuvres d'art. Au cours d'une de ses missions, il récupère un caisson de sommeil hébergeant une jeune enfant nommée Arona. Vivant en ermite dans le grand Nautilus, il finit par s'y attacher et commence une éducation stricte et sévère avec un enseignement soutenu littéraire et scientifique. Le temps passe, Arona grandit et se rebelle comme tout adolescent face à la figure paternelle. Elle va découvrir les sombres secrets du non moins mystérieux Nemo, mais aussi sur le monde environnant. Que de surprises et de rebondissements pour une fin majestueuse ! C'est un sans-faute du prodige Juni Ba, si la littérature BD jeunesse pouvait s'en inspirer plus souvent ! D'abord publié aux Etats-unis, il faut féliciter l'éditeur Bayard peu rompu aux joutes des comics d'oser proposer ce bijou narratif et graphique. Car oui, le dessin est subtil, se montrant détaillé parfois puis à l'économie sur d'autres cases pour mieux mettre en avant les visages des personnages et leurs réactions. Le découpage est cinématographique au possible, les échanges de regards peuvent prendre une case entière suscitant une émotion sincère et palpable. 160 pages de bonheur que vous aurez envie de relire au plus vite, car il propose de nombreuses thématiques telles que la transmission et l'écologie; ces aspects ne seront pas forcément saisis par tous les âges, mais là est bien un des atouts de ce livre : de 13 ans à ... Chacun y verra sa propre histoire, son interprétation et si en plus cela donne envie de se replonger dans l'oeuvre de Jules Verne 😉 ! Autres infos : Type de l'album : Comic Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/mobilis-ma-vie-avec-le-capitaine-nemo/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Le magicien d'Oz tome 1 Scenariste de l'album : Maxe L'Hermenier , d'après Lyman Franck Baum Dessinateur de l'album : Hélène Canac Coloriste : Hélène Canac Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Dorothée est une jeune fille qui vit dans une ferme avec son oncle et sa tante. Un jour, elle est emportée par une tornade dans un lieu étrange : le pays d’Oz. Commence alors un voyage extraordinaire pour rentrer chez elle. Heureusement, elle ne sera pas seule dans son aventure. Accompagnée de son chien Toto, elle croisera le chemin de créatures aussi fantastiques qu’attachantes… Critique : A l'occasion de la sortie du film américain Wicked, une (nouvelle) adaptation libre du roman au succès fantastique de l'américain Lyman Franck Baum, les éditions Jungle sortent leur version sous le trait rond et aéré de Hélène Canac. Elle nous avait déjà émerveillés avec Entre neige et loups, paru chez Jungle aussi, elle renouvelle l'exploit avec ce premier tome de toute beauté. Des couleurs vives et éclatantes qui semblent vouloir sortir des pages et inonder le lecteur de leurs lumières, des visages ronds dotés d'une grande expressivité, c'est un sans faute pour l'artiste complète ! Elle donne beaucoup de profondeur de champ dans ses paysages, à l'image du sentier doré menant à la fameuse cité d'émeraude, qui semble sans fin. Habitué des adaptations littéraires en BD, Maxe L'Hermenier livre un scénario clair et on ne peut plus fidèle au roman éponyme. Les grands héros de la saga apparaissent sous nos yeux et on se régale de retrouver l'homme de métal et l'épouvantail qui ont bercé notre jeunesse. C'est une lecture rafraîchissante, pour les jeunes et les moins jeunes car ce monde est tellement imprégné de double-sens que les adultes auront une vision différente de l'oeuvre connue plus jeune, tout en se régalant de la "redécouvrir" ! Une très bonne idée, cette série Bd en deux tomes; pour un plaisir coupable d'adulte 😉 . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-magicien-d-oz-tome-1-9782822243322/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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