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  1. The_PoP

    La venin - Tome 3 - Entrailles

    Et voici déjà le tome 3 pour cette série de Western des éditions Rue de Sèvres avec M. Laurent Astier aux commandes. Le rythme de parution est très soutenu pour selon qu'il s'agit d'une série dessinée et scénarisée par un seul auteur. Chapeau bas donc, et ce d'autant plus que la qualité semble encore présente dans ce tome. Les dessins sont toujours de qualité, et même si ce n'est pas forcément le trait que je préfère, il ne s'agit là que de goût personnel, tant les visages comme les arrières plans sont détaillés et fournis. La colorisation suit bien la trame scénaristique avec des ambiances très différentes suivant les époques et les flashbacks. Côté histoire, on poursuit la vengeance de notre héroïne tout en remontant les traces de ses drames passés. C'est toujours aussi vivant et l'occasion une nouvelle fois de saisir une tranche de vie de l'Ouest des années 1900 avec cette fois-ci les premières villes pétrolières. Je n'ai qu'un regret c'est que j'ai un petit peu du mal à m'attacher au destin d'Emily. Mais c'est souvent le cas pour moi avec les scénarios de vengeance. Je ne sais pas exactement en combien de tomes est prévue cette série mais je pense que l'on approche à grand pas du dénouement. La venin reste une bonne série de Western, qui si elle ne boxe pour moi pas tout à fait avec les ténors du genre, reste intéressante.
  2. Titre de l'album : La venin - Tome 3 - Entrailles Scenariste de l'album : Laurent Astier Dessinateur de l'album : Laurent Astier Coloriste : Stéphane Astier Editeur de l'album : Rue de sevres Note : Résumé de l'album : 1900, Oil Town dans l'Ohio. Sur ces terres crasseuses mélangées aux hydrocarbures, tout le monde travaille de près ou de loin pour l'or noir. C'est ici qu'arrive qu'Emily accompagnée de la petite Claire et de Susan, une femme secourue sur son chemin. Désormais, elle sera Mary Mc Cartney, la nouvelle institutrice. C'est ainsi qu'elle croit pouvoir approcher et tromper Drake, le tyrannique et gros exploitant pétrolier de la ville. Elle ne se doute pas un instant que c'est lui qui l'attend ! Démasquée, Emily apprendra au passage, un élément important sur sa mère qui lui fera perdre la raison. Déstabilisée et traquée par les chasseurs de prime, elle n'aura d'autres choix que de fuir en direction de New York. Critique : Et voici déjà le tome 3 pour cette série de Western des éditions Rue de Sèvres avec M. Laurent Astier aux commandes. Le rythme de parution est très soutenu pour selon qu'il s'agit d'une série dessinée et scénarisée par un seul auteur. Chapeau bas donc, et ce d'autant plus que la qualité semble encore présente dans ce tome. Les dessins sont toujours de qualité, et même si ce n'est pas forcément le trait que je préfère, il ne s'agit là que de goût personnel, tant les visages comme les arrières plans sont détaillés et fournis. La colorisation suit bien la trame scénaristique avec des ambiances très différentes suivant les époques et les flashbacks. Côté histoire, on poursuit la vengeance de notre héroïne tout en remontant les traces de ses drames passés. C'est toujours aussi vivant et l'occasion une nouvelle fois de saisir une tranche de vie de l'Ouest des années 1900 avec cette fois-ci les premières villes pétrolières. Je n'ai qu'un regret c'est que j'ai un petit peu du mal à m'attacher au destin d'Emily. Mais c'est souvent le cas pour moi avec les scénarios de vengeance. Je ne sais pas exactement en combien de tomes est prévue cette série mais je pense que l'on approche à grand pas du dénouement. La venin reste une bonne série de Western, qui si elle ne boxe pour moi pas tout à fait avec les ténors du genre, reste intéressante. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-venin-tome-3-entrailles?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. The_PoP

    Wilderness

    Adaptation du roman éponyme de Lance Weller, cette chronique a été réalisée à partir du pdf. Il peut donc y avoir de grosses différences de ressentis graphiques entre la lecture du pdf et celle de l'ouvrage. Je tiens à souligner l'excellent travail éditorial de la maison Soleil avec cette prise de risque. On est effectivement ici sur un western peu classique, crépusculaire, à la façon des deux réalisés par Tiburce Oger récemment, mais réalisé ici par un duo peu connu des amateurs de BD. Si Ozanam est le scénariste de la série pour ado Klaw, il a surtout déjà une multitude de one shot et d'adaptation de romans en BD à son actif. Bandini au dessin est lui moins connu puisqu'il s'agit de sa 7ème oeuvre. Les habitués du forum savent qu'en terme de Western je ne suis pas très raisonnable, mais je ne peux que conseiller ce Wilderness aux amateurs du genre, tant son approche est originale. On y retrace bien la vie d'un vieux soldat, et à travers ses souvenirs on parcourt la violence et la dureté de cette Amérique des années 1800. Un scénario sans concession parfois servi par des planches que j'ai trouvé sublimes, et un rythme de narration peu linéaire mais cohérent vous plonge dans cette ambiance sombre et étrange où l'âme humaine se retrouve parfois mise à nu.
  4. The_PoP

    Wilderness

    Titre de l'album : Wilderness Scenariste de l'album : Ozanam Dessinateur de l'album : Bandini Coloriste : Bandini Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : 1899. Abel Truman, vétéran sudiste de la guerre civile américaine, vit entre l'océan, la montagne et les forêts pluviales. Dans un dernier soubresaut avant de mourir, il décide de reprendre la route avec son chien. Un ultime voyage vers le souvenir des rares jours heureux qui s'assombrit quand Abel rencontre deux agresseurs qui le laissent pour mort. Dans les décors du nord de la côte ouest des Etats-Unis, la violence, qu'Abel avait enfouie au plus profond de lui depuis la fin de la guerre de Sécession, remonte et vient frapper de nouveau. Critique : Adaptation du roman éponyme de Lance Weller, cette chronique a été réalisée à partir du pdf. Il peut donc y avoir de grosses différences de ressentis graphiques entre la lecture du pdf et celle de l'ouvrage. Je tiens à souligner l'excellent travail éditorial de la maison Soleil avec cette prise de risque. On est effectivement ici sur un western peu classique, crépusculaire, à la façon des deux réalisés par Tiburce Oger récemment, mais réalisé ici par un duo peu connu des amateurs de BD. Si Ozanam est le scénariste de la série pour ado Klaw, il a surtout déjà une multitude de one shot et d'adaptation de romans en BD à son actif. Bandini au dessin est lui moins connu puisqu'il s'agit de sa 7ème oeuvre. Les habitués du forum savent qu'en terme de Western je ne suis pas très raisonnable, mais je ne peux que conseiller ce Wilderness aux amateurs du genre, tant son approche est originale. On y retrace bien la vie d'un vieux soldat, et à travers ses souvenirs on parcourt la violence et la dureté de cette Amérique des années 1800. Un scénario sans concession parfois servi par des planches que j'ai trouvé sublimes, et un rythme de narration peu linéaire mais cohérent vous plonge dans cette ambiance sombre et étrange où l'âme humaine se retrouve parfois mise à nu. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/wilderness?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  5. Titre de l'album : Jeremiah Johnson - Chapitre 1 Scenariste de l'album : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau Dessinateur de l'album : Jack Jadson Coloriste : Nurya Sayago Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Tout le monde connaît Jeremiah Johnson sous les traits de Robert Redford dans le film de Sydney Pollack. Mais peu de gens savent que le personnage a bel et bien existé. Cette série raconte son histoire... Jeremiah Johnson arriva dans les montagnes Rocheuses au milieu du XIXe siècle pour s'y faire trappeur. Mais l'assassinat de son épouse indienne le conduisit à mener une sanglante vendetta contre la tribu des Crows. Impitoyable, il mangeait cru le foie de ses ennemis... Une ode à la sauvagerie brute et à la nature. Critique : Ah c'est sûr que quand vous lisez sur la couverture d'une BD Jeremiah Johnson, en bon européen qu'on est, on pense forcément au héros du film. Film magistral d'ailleurs qui a su marquer les esprits lors de sa sortie. Bon et bien oubliez tout lien possible entre ces deux héros dans un premier temps. Ce Jeremiah Johnson là est d'une rare violence, ses valeurs sont assez floues, et il n'y a pas l'once du début d'un politiquement correct dans ce chapitre 1. On est bel et bien dans les mythes de la conquête de l'Ouest avec sa vérité poisseuse sur la vision que les colons pouvaient avoir des populations natives. Si vous cherchez un gentil trappeur, allez chercher vos Buddy Longway ou repassez vous des histoires de Davy Crockett. Ce Jeremiah Johnson est donc âpre et dur. Soit. Ce tome 1 est une bonne introduction au personnage, même si l'on a parfois plus l'impression de lire un documentaire sur la vie un poil romancée de Jeremiah Johnson que de bouquiner un Western. La faute a des personnages secondaires qui défilent sans vraiment peser, et à une narration qui a sauter d'événement important en événement important nous laisse simple spectateur de l'histoire. Cette impression est évidemment renforcée par le dessin soigné mais à mon goût trop impersonnel de Jack Jadson. Un peu dommage donc, tant l'histoire racontée aurait pu avoir encore plus d'envergure. Le mythe du bonhomme et même le film méritaient peut être une réécriture de son histoire plus vivante. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/jeremiah-johnson-tome-1?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. The_PoP

    Jeremiah Johnson - Chapitre 1

    Ah c'est sûr que quand vous lisez sur la couverture d'une BD Jeremiah Johnson, en bon européen qu'on est, on pense forcément au héros du film. Film magistral d'ailleurs qui a su marquer les esprits lors de sa sortie. Bon et bien oubliez tout lien possible entre ces deux héros dans un premier temps. Ce Jeremiah Johnson là est d'une rare violence, ses valeurs sont assez floues, et il n'y a pas l'once du début d'un politiquement correct dans ce chapitre 1. On est bel et bien dans les mythes de la conquête de l'Ouest avec sa vérité poisseuse sur la vision que les colons pouvaient avoir des populations natives. Si vous cherchez un gentil trappeur, allez chercher vos Buddy Longway ou repassez vous des histoires de Davy Crockett. Ce Jeremiah Johnson est donc âpre et dur. Soit. Ce tome 1 est une bonne introduction au personnage, même si l'on a parfois plus l'impression de lire un documentaire sur la vie un poil romancée de Jeremiah Johnson que de bouquiner un Western. La faute a des personnages secondaires qui défilent sans vraiment peser, et à une narration qui a sauter d'événement important en événement important nous laisse simple spectateur de l'histoire. Cette impression est évidemment renforcée par le dessin soigné mais à mon goût trop impersonnel de Jack Jadson. Un peu dommage donc, tant l'histoire racontée aurait pu avoir encore plus d'envergure. Le mythe du bonhomme et même le film méritaient peut être une réécriture de son histoire plus vivante.
  7. The_PoP

    Ghost Kid

    Titre de l'album : Ghost Kid Scenariste de l'album : Tiburce Oger Dessinateur de l'album : Tiburce Oger Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Hiver 1895, un vieux cow-boy entreprend un long voyage pour retrouver sa fille inconnue. A ses côtés, un "ghost kid" apache, qu'il croit être le seul à voir, l'accompagne... "Old Spur" Ambrosius Morgan est un vieux cowboy du Montana. Malgré les rhumatismes, il persiste à rouler sa bosse et ses éperons de ranch en ranch et ne s'est jamais fixé. Un jour, une lettre de la femme qu'il aima des années auparavant lui apprend qu'il est le père d'une jeune femme, Liza Jane Curtis, et que celle-ci a disparu depuis son départ pour l'Arizona. Le vieux cowboy décide de partir à la recherche de cette fille inconnue, accompagné du fantôme d'un jeune Apache qu'il croit être le seul à voir. Ne sachant s'il reviendra de cette expédition, il règle ses affaires courantes et quelques vieux comptes. Critique : Un nouveau Western signé de Tiburce Oger, c'est un plaisir que je ne pouvais pas laisser passer. Il faut dire que son Buffalo Runner reste pour moi une sacrée référence, et que les intégrales de Gorn trônent dans ma bibliothèque un peu plus loin. Alors si je rajoute que j'ai été éduqué au milieu des Blueberry et autre Comanches, et que cinématographiquement parlant mon papa est un amoureux d'Il était une fois dans l'Ouest ne venez donc pas chercher une once de neutralité, d'impartialité ou de juste mesure dans ma chronique de ce Ghost Kid. J'aime le Western, j'aime les histoire de Tiburce Oger, alors vous pensez bien que je n'allais pas faire la fine bouche. Ceci dit mon problème était plutôt que ce Ghost Kid venait très largement chasser sur les plates bandes de Buffalo Runner. Pensez donc, un vieux cowboy dans une mission désespérée qui permet de traverser l'Ouest plus ou moins sauvage... Du déjà vu. Du archi déjà vu même. Et pourtant pas de débat ni de suspens pour moi : c'est réussi. C'est réussi car pour une fois, Tiburce Oger ne nous livre pas une histoire ou une fin trop dure. On est assez loin de Buffalo Runner et de son twist final. Et quelque part heureusement. Il y a beaucoup plus de mélancolie, de poésie, et d'un indéniable charme dans ces aventures de notre vieux cow-boy. Oui on retrouve évidemment quelques coups de pétoire dans ce Western, mais à peine plus que le minimum syndical voulu par le genre. Graphiquement, les amateurs de l'oeuvre de Tiburce Oger ne s'y tromperont pas vraiment, c'est du bon. On sent que l'auteur a pu peaufiner son livre et c'est tant mieux. Toujours pas d'objectivité dans mon propos, j'adore. Le dessin colle à la mélancolie de la traversée de l'Ouest, et à la sauvagerie des hommes. Les visages sont comme toujours hyper expressifs et réussis en terme d'empathie. Alors finalement, ce Ghost Kid il est mieux que Buffalo Runner ? J'en sais rien et je m'en fous. C'est peut être moins marquant mais que c'est bien aussi une belle fin. Se balader dans les pages de ce Ghost Kid finalement, c'est comme chevaucher sans but dans Read Dead Redeption 2 entre Clint et Eli Wallach sur une bande son d'Ennio Morricone. Un plaisir contemplatif rare, sublimé par certaines planches magistrales du maître, qui ne dépareilleraient nullement en grand format sur un mur. Alors qui serait vraiment surpris d'y apprendre le destin d'Undertaker au détour d'une de ses pages ? Autres infos : Western contemplatif et belle aventure Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/ghost-kid?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. The_PoP

    Ghost Kid

    Un nouveau Western signé de Tiburce Oger, c'est un plaisir que je ne pouvais pas laisser passer. Il faut dire que son Buffalo Runner reste pour moi une sacrée référence, et que les intégrales de Gorn trônent dans ma bibliothèque un peu plus loin. Alors si je rajoute que j'ai été éduqué au milieu des Blueberry et autre Comanches, et que cinématographiquement parlant mon papa est un amoureux d'Il était une fois dans l'Ouest ne venez donc pas chercher une once de neutralité, d'impartialité ou de juste mesure dans ma chronique de ce Ghost Kid. J'aime le Western, j'aime les histoire de Tiburce Oger, alors vous pensez bien que je n'allais pas faire la fine bouche. Ceci dit mon problème était plutôt que ce Ghost Kid venait très largement chasser sur les plates bandes de Buffalo Runner. Pensez donc, un vieux cowboy dans une mission désespérée qui permet de traverser l'Ouest plus ou moins sauvage... Du déjà vu. Du archi déjà vu même. Et pourtant pas de débat ni de suspens pour moi : c'est réussi. C'est réussi car pour une fois, Tiburce Oger ne nous livre pas une histoire ou une fin trop dure. On est assez loin de Buffalo Runner et de son twist final. Et quelque part heureusement. Il y a beaucoup plus de mélancolie, de poésie, et d'un indéniable charme dans ces aventures de notre vieux cow-boy. Oui on retrouve évidemment quelques coups de pétoire dans ce Western, mais à peine plus que le minimum syndical voulu par le genre. Graphiquement, les amateurs de l'oeuvre de Tiburce Oger ne s'y tromperont pas vraiment, c'est du bon. On sent que l'auteur a pu peaufiner son livre et c'est tant mieux. Toujours pas d'objectivité dans mon propos, j'adore. Le dessin colle à la mélancolie de la traversée de l'Ouest, et à la sauvagerie des hommes. Les visages sont comme toujours hyper expressifs et réussis en terme d'empathie. Alors finalement, ce Ghost Kid il est mieux que Buffalo Runner ? J'en sais rien et je m'en fous. C'est peut être moins marquant mais que c'est bien aussi une belle fin. Se balader dans les pages de ce Ghost Kid finalement, c'est comme chevaucher sans but dans Read Dead Redeption 2 entre Clint et Eli Wallach sur une bande son d'Ennio Morricone. Un plaisir contemplatif rare, sublimé par certaines planches magistrales du maître, qui ne dépareilleraient nullement en grand format sur un mur. Alors qui serait vraiment surpris d'y apprendre le destin d'Undertaker au détour d'une de ses pages ?
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