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  1. Titre de l'album : Ce qui séduit Scenariste de l'album : Juliette Boutant Dessinateur de l'album : Juliette Boutant Coloriste : Juliette Boutant Editeur de l'album : Bayard Note : Résumé de l'album : Ce qui séduit est une autofiction, dont les premiers épisodes sont parus sous la forme d'un webcomic sur Instagram et qui ont rapidement connu un grand succès. Juliette raconte avec lucidité et beaucoup d'humour ce qui la séduit chez les garçons qu'elles rencontrent sur les applis de rencontre. Et ce qui les séduit chez elle (pense-t-elle)... Car derrière les histoires pleine d'humour, de rebondissements improbables et de situations cartoonesques (mais tout est vrai), c'est une vraie réflexion féministe, originale et non donneuse de leçon que mène Juliette Boutant, l'autrice avec Thomas Mathieu du projet Crocodile, BD pionnière sur le harcèlement de rue. Pick me, incel, love bombing, emprise, role play, ghosting... Une BD pour tout réfléchir aux nouveaux codes amoureux. Critique : En s'inspirant des strips dans les BD humoristiques, Juliette Boutant délivre une succession de situations qu'elle a rencontrées au cours de sa vie suite à une rupture amoureuse. On découvre ainsi le monde des applications de rencontres style Tinder et autres, pour ma part ce fut en effet une découverte, n'ayant jamais utilisé ce genre de réseau social ! J'y ai trouvé une cour des miracles avec un florilège d'annonces toutes plus dingues que les autres, socialement c'est assez terrible... On imagine aisément que l'auteure a grossit le trait en ne choisissant que des annonces "croustillantes" avec ce qui se fait de mieux en matière de masculinité toxique, du moins je l'espère sincèrement pour l'avenir de mes enfants 🙂 ! Des exigences grotesques en passant par une mise en avant de la musculature et de son activité sexuelle, tout y passe sous nos (mes) yeux ébahis devant tant de connerie ! Pas étonnant que notre auteure et ses critères éprouve les pires difficultés à trouver la perle rare, encore que, cela fonctionne dans les deux sens et vous ne serez pas au bout de vos surprises, avec de nombreux rebondissements dans ses rencontres et leur "finalité" ! L'humour reste présent mais aussi pas mal de notions sur ces nouveaux mots (pour ne pas dire maux) comme "incel", "ghosting" ou encore "pick me" . On apprend tout en subissant les aléas des "dates" de Juliette, qui se livre énormément sur son enfance et ses failles. Pour les jeunes adultes familiers de ces apps mais aussi pour les (presque) quinquas comme moi, découvrant un nouveau monde. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/ce-qui-seduit/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. Kevin Nivek

    Ce qui séduit

    En s'inspirant des strips dans les BD humoristiques, Juliette Boutant délivre une succession de situations qu'elle a rencontrées au cours de sa vie suite à une rupture amoureuse. On découvre ainsi le monde des applications de rencontres style Tinder et autres, pour ma part ce fut en effet une découverte, n'ayant jamais utilisé ce genre de réseau social ! J'y ai trouvé une cour des miracles avec un florilège d'annonces toutes plus dingues que les autres, socialement c'est assez terrible... On imagine aisément que l'auteure a grossit le trait en ne choisissant que des annonces "croustillantes" avec ce qui se fait de mieux en matière de masculinité toxique, du moins je l'espère sincèrement pour l'avenir de mes enfants 🙂 ! Des exigences grotesques en passant par une mise en avant de la musculature et de son activité sexuelle, tout y passe sous nos (mes) yeux ébahis devant tant de connerie ! Pas étonnant que notre auteure et ses critères éprouve les pires difficultés à trouver la perle rare, encore que, cela fonctionne dans les deux sens et vous ne serez pas au bout de vos surprises, avec de nombreux rebondissements dans ses rencontres et leur "finalité" ! L'humour reste présent mais aussi pas mal de notions sur ces nouveaux mots (pour ne pas dire maux) comme "incel", "ghosting" ou encore "pick me" . On apprend tout en subissant les aléas des "dates" de Juliette, qui se livre énormément sur son enfance et ses failles. Pour les jeunes adultes familiers de ces apps mais aussi pour les (presque) quinquas comme moi, découvrant un nouveau monde.
  3. Titre de l'album : Metropolia T2 - Les bordures extérieures Scenariste de l'album : Fred Duval Dessinateur de l'album : Ingo Römling Coloriste : Christophe Bouchard Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Un attentat vient d'avoir lieu à la périphérie de Berlin : un engin de construction géant a été incendié. Les activistes écolo qui protestent contre le chantier de Metropolia sont-ils responsables ? Sasha est envoyé sur place pour enquêter sur ce sabotage. Grâce à sa couverture d'ouvrier soudeur, il va pouvoir infiltrer l'infra-monde des « bordures extérieures », fait d'ouvriers et de marginaux, mais aussi de migrants qui tentent d'entrer dans la ville. La rencontre avec Lucian, un jeune accro au Métapsy, va lui faire réaliser que l'affaire n'est pas si simple... et s'enfonce peut-être jusqu'au racine de son propre passé d'enfant de clandestin. Critique : Tout d'abord je signale que j'apprécie d'amour véritable les séries de Fred Duval comme Travis et Carmen Mc Callum 🥰 (et code Callum encore plus sans doute!!!! A ce stade c'est de la vénération). Renaissance et Apogée sont aussi sur cette même pente, sans oublier les 2 adaptations de Michel Bussi chez Aire Libre avec Ninphéas noir et ne lâche pas ma main (pour le coup qui ne sont pas action SF, ni anticipation du tout mais c'est extraordinairement bien aussi!). 🤗 A la sortie du tome 1 de Metropolia je m'étais donc jeté dessus (alors pour l'achat... pour la lecture il me faut toujours un peu plus de temps, disons donc quasiment jeté dessus....quoi) et pourtant une petite déception avait pointé son nez assez rapidement. Le tome 1 c'était une histoire un peu compliquée. Un monde bizarre ou la marche à pied fait gagner de l'argent (quelle drôle d'idée... donc il suffit que les gens de la ville tournent en boucle sur un stade toute la journée sans rien produire pour que chacun gagne son salaire ? 🤭 199€ = 0,33 miles ? C'est une blague ? Sérieux ? Ce simple point m'avait fait sortir de l'histoire avant d'être rentré dedans...). 🙄 Et pourtant le monde présenté était plutôt sympa, même si la marche à pied était un peu abusée. Des villes monde coupées les unes des autres à cause du manque de pétrole. Une société quasiment en vase clos (d'où le titre non ?)... Une IA qui gérait son immeuble à la manière d'un gardien numérique des temps moderne (tyranniquement donc) et l'intrigue qui allait avec. Une sorte de vision de l'avenir remise à niveau d'une série d'anticipation (comme Carmen / Travis au hasard, qui mine de rien commence à dater pour les 1ers volumes) et qui s'aligne sur une vision plutôt très pessimiste de l'avenir sans tomber dans un côté post apocalyptique. Globalement un monde que certains nous décrivent dans les médias. Oui je pense à toi Jean-Marc Jancovici 😨 Mais comment te donner tort ? J'ai le sentiment qu'on y va tout droit à chaque fois que je lis les nouvelles du monde 😨 😨 Alors quoi de neuf dans ce Tome 2 de Metropolia.... ? Tout est mieux. Clairement. Tout. On y retrouve une intrigue plus claire, plus lisible, plus fluide tout d'abord. Notre héros enquêteur va se retrouver solliciter sur une explosion de machine de chantier menée par des éco terroristes. Même si le héros va plutôt subir une bonne partie de l'intrigue au contraire du 1er tome ou il était très acteur et à l'initiative de grosses scènes d'action, toute l'histoire passe très bien cette fois. On va aussi recroiser des personnages qu'on commence à apprécier (ou non, ou qui sont louches sur leurs motivations, ou qui dissimulent des pack de choses 🤨 ). Aurions nous là une constitution de team pour la suite ? 🤩 Ca y ressemble. Ce tome ajoute une partie "fil rouge" à travers ses personnages qui s'étendra sans doute aux tomes suivants. Côté visuel ce sont de très belles planches aidées par une superbe mise en couleur. C'est sans doute ça qui m'a le plus marqué par rapport au 1er tome. Le fait d'être en dehors de la ville et de découvrir des extérieurs joue beaucoup aussi sur cette impression. Bref tout est mieux dans ce tome 2, et je ne peux que le recommander. Vivement le tome 3. Ce n'est pas un remplaçant de Carmen/Travis pour le fan que je suis. C'est autre chose. Mais c'est très bien aussi, et me semble sur un très bon chemin. En illustration la page 4: boom la machine à faire des trucs. Autres infos : Lisez aussi les autres séries de Fred Duval !! Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/metropolia-tome-2-les-bordures-exterieures?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. Tout d'abord je signale que j'apprécie d'amour véritable les séries de Fred Duval comme Travis et Carmen Mc Callum 🥰 (et code Callum encore plus sans doute!!!! A ce stade c'est de la vénération). Renaissance et Apogée sont aussi sur cette même pente, sans oublier les 2 adaptations de Michel Bussi chez Aire Libre avec Ninphéas noir et ne lâche pas ma main (pour le coup qui ne sont pas action SF, ni anticipation du tout mais c'est extraordinairement bien aussi!). 🤗 A la sortie du tome 1 de Metropolia je m'étais donc jeté dessus (alors pour l'achat... pour la lecture il me faut toujours un peu plus de temps, disons donc quasiment jeté dessus....quoi) et pourtant une petite déception avait pointé son nez assez rapidement. Le tome 1 c'était une histoire un peu compliquée. Un monde bizarre ou la marche à pied fait gagner de l'argent (quelle drôle d'idée... donc il suffit que les gens de la ville tournent en boucle sur un stade toute la journée sans rien produire pour que chacun gagne son salaire ? 🤭 199€ = 0,33 miles ? C'est une blague ? Sérieux ? Ce simple point m'avait fait sortir de l'histoire avant d'être rentré dedans...). 🙄 Et pourtant le monde présenté était plutôt sympa, même si la marche à pied était un peu abusée. Des villes monde coupées les unes des autres à cause du manque de pétrole. Une société quasiment en vase clos (d'où le titre non ?)... Une IA qui gérait son immeuble à la manière d'un gardien numérique des temps moderne (tyranniquement donc) et l'intrigue qui allait avec. Une sorte de vision de l'avenir remise à niveau d'une série d'anticipation (comme Carmen / Travis au hasard, qui mine de rien commence à dater pour les 1ers volumes) et qui s'aligne sur une vision plutôt très pessimiste de l'avenir sans tomber dans un côté post apocalyptique. Globalement un monde que certains nous décrivent dans les médias. Oui je pense à toi Jean-Marc Jancovici 😨 Mais comment te donner tort ? J'ai le sentiment qu'on y va tout droit à chaque fois que je lis les nouvelles du monde 😨 😨 Alors quoi de neuf dans ce Tome 2 de Metropolia.... ? Tout est mieux. Clairement. Tout. On y retrouve une intrigue plus claire, plus lisible, plus fluide tout d'abord. Notre héros enquêteur va se retrouver solliciter sur une explosion de machine de chantier menée par des éco terroristes. Même si le héros va plutôt subir une bonne partie de l'intrigue au contraire du 1er tome ou il était très acteur et à l'initiative de grosses scènes d'action, toute l'histoire passe très bien cette fois. On va aussi recroiser des personnages qu'on commence à apprécier (ou non, ou qui sont louches sur leurs motivations, ou qui dissimulent des pack de choses 🤨 ). Aurions nous là une constitution de team pour la suite ? 🤩 Ca y ressemble. Ce tome ajoute une partie "fil rouge" à travers ses personnages qui s'étendra sans doute aux tomes suivants. Côté visuel ce sont de très belles planches aidées par une superbe mise en couleur. C'est sans doute ça qui m'a le plus marqué par rapport au 1er tome. Le fait d'être en dehors de la ville et de découvrir des extérieurs joue beaucoup aussi sur cette impression. Bref tout est mieux dans ce tome 2, et je ne peux que le recommander. Vivement le tome 3. Ce n'est pas un remplaçant de Carmen/Travis pour le fan que je suis. C'est autre chose. Mais c'est très bien aussi, et me semble sur un très bon chemin. En illustration la page 4: boom la machine à faire des trucs.
  5. Titre de l'album : La sorcière qui a changé le monde Scenariste de l'album : Jean-Yves Le Naour Dessinateur de l'album : Emilio Van Der Zuiden Coloriste : Fabien Alquier Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Le biopic politique sans concession et très documenté de la femme la plus controversée du XX siècle : Margaret Thatcher ! Plus qu'une biographie, La Sorcière qui a changé le monde est la chronique d'une révolution libérale qui continue encore aujourd'hui de nous influencer... Le portrait acide et documenté de la Dame de fer, femme la plus détestée et la plus admirée du XX siècle. Margaret Thatcher impose sa vision : casser les syndicats, réduire l'État, privatiser, déréguler et assumer la brutalité sociale au nom de l'efficacité économique. Un biopic politique d'envergure retraçant son ascension fulgurante de fille d'épicier à Première ministre britannique jusqu'à sa chute brutale. Critique : Après l'épisode sur Reagan que j'avais beaucoup apprécié, le scénariste Jean Yves Le Naour s'attaque cette fois-ci au mythe Thatcher. Et c'est une nouvelle fois super intéressant. Evidemment le parti pris caustique est encore une fois assumé, mais l'ensemble reste bien documenté et nous livre un sacré portrait de la dame de fer. Les dessins de Emilio Van Der Zuiden collent à merveille à cette époque, surtout sublimé par la superbe colorisation façon Fallout de Fabien Alquier. On se retrouve vraiment plongé dans les années 70 avec un propos intéressant et toujours aussi pertinent politiquement parlant. On se rend compte que les débats d'hier sont toujours d'actualité, 50 ans plus tard, avec les mêmes arguments de part et d'autre. Contrairement à certains documentaires ou biopic en bd, ici la lecture est toujours fluide et facile, les touches d'humour apportant suffisamment de légèreté pour rendre l'ensemble très digeste. Comme l'épisode sur Reagan, La sorcière qui a changé le monde est une bd à lire si vous vous intéressez un tant soi peu à l'histoire ou à la géopolitique passée, ou actuelle. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-sorciere-qui-a-change-le-monde/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. Après l'épisode sur Reagan que j'avais beaucoup apprécié, le scénariste Jean Yves Le Naour s'attaque cette fois-ci au mythe Thatcher. Et c'est une nouvelle fois super intéressant. Evidemment le parti pris caustique est encore une fois assumé, mais l'ensemble reste bien documenté et nous livre un sacré portrait de la dame de fer. Les dessins de Emilio Van Der Zuiden collent à merveille à cette époque, surtout sublimé par la superbe colorisation façon Fallout de Fabien Alquier. On se retrouve vraiment plongé dans les années 70 avec un propos intéressant et toujours aussi pertinent politiquement parlant. On se rend compte que les débats d'hier sont toujours d'actualité, 50 ans plus tard, avec les mêmes arguments de part et d'autre. Contrairement à certains documentaires ou biopic en bd, ici la lecture est toujours fluide et facile, les touches d'humour apportant suffisamment de légèreté pour rendre l'ensemble très digeste. Comme l'épisode sur Reagan, La sorcière qui a changé le monde est une bd à lire si vous vous intéressez un tant soi peu à l'histoire ou à la géopolitique passée, ou actuelle.
  7. Ah qu'elle fait du bien cette bd. Evidemment elle vous parlera un peu plus si vous avez un petit coeur qui penche à gauche, mais le fait est qu'elle est réussie. Sans être exempt de menus défauts, elle donne de l'enthousiasme à travers cette histoire d'adolescence et de découverte de l'âge adulte. Avec finesse plus qu'avec originalité, elle nous brosse une galerie de personnages bien ésquissés, des ados aux adultes. On plonge dans l'époque et dans cette ambiance particulière avec facilité tant le scénario et le trait d'Eric Stalner nous invite à embarquer avec lui dans ce printemps là. Evidemment il y a des raccourcis et des caricatures un peu faciles, mais le tout est vite gommé par l'énergie et l'enthousiasme que l'on ressent pour cette intrigue simple, mais humaine. Les enjeux familiaux sont d'ailleurs bien plus présents que les enjeux économiques. Le point particulièrement intéressant je trouve arrive en fin d'album avec le lien fait avec la seconde guerre mondiale qui débutera juste après.... Fils de bourge est une bd à relire pour se replonger dans notre histoire de France sous un angle et une période peu vus en bd franco belge.
  8. Titre de l'album : Fils de bourge - Le doux printemps 1936 Scenariste de l'album : Eric Stalner Dessinateur de l'album : Eric Stalner Coloriste : Eric Stalner Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Avant la résistance, la résilience. Celle d'un jeune homme en 1936 et celle de la France ensuite... En 1935 dans la petite ville de Gramont, François Bompierre est le fils du nouveau sous-directeur de l'usine de papier, sympathisant fasciste, qui le bat régulièrement à coups de ceinture. Pour se protéger mentalement de ce père violent, François s'imagine libellule poursuivie par un crapaud. Un jour, il rencontre un groupe de jeunes communistes. Malgré la différence sociale, François, finit par s'imposer au sein du groupe. Mais la tension monte à l'usine de papier entre la direction et les grévistes. Dès lors, l'affrontement entre le père et le fils devient inévitable. La libellule parviendra-t-elle à s'affranchir du crapaud ? Un fantastique récit de résistance et de résilience mêlant l'intime et l'historique. Critique : Ah qu'elle fait du bien cette bd. Evidemment elle vous parlera un peu plus si vous avez un petit coeur qui penche à gauche, mais le fait est qu'elle est réussie. Sans être exempt de menus défauts, elle donne de l'enthousiasme à travers cette histoire d'adolescence et de découverte de l'âge adulte. Avec finesse plus qu'avec originalité, elle nous brosse une galerie de personnages bien ésquissés, des ados aux adultes. On plonge dans l'époque et dans cette ambiance particulière avec facilité tant le scénario et le trait d'Eric Stalner nous invite à embarquer avec lui dans ce printemps là. Evidemment il y a des raccourcis et des caricatures un peu faciles, mais le tout est vite gommé par l'énergie et l'enthousiasme que l'on ressent pour cette intrigue simple, mais humaine. Les enjeux familiaux sont d'ailleurs bien plus présents que les enjeux économiques. Le point particulièrement intéressant je trouve arrive en fin d'album avec le lien fait avec la seconde guerre mondiale qui débutera juste après.... Fils de bourge est une bd à relire pour se replonger dans notre histoire de France sous un angle et une période peu vus en bd franco belge. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/fils-de-bourge-le-doux-printemps-1936/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  9. The_PoP

    Cartagena

    Bon, tout d'abord je tiens en préambule à adresser un hommage vibrant à M. Hermann, pour son oeuvre qui a participé grandement à mon amour de la bd, entre la découvert des "Comanche" paternels et des "Jeremiah" ou "Bernard Prince" de mes cousins comment ne pas aimer la bd ? Alors merci M. Hermann, un immense merci. Cette bd est donc l'une des dernières dessinée par le maître sur son lit d'hôpital comme le raconte son fils, le scénariste de cet album Yves H. Il ne souhaitait pas vivre sans dessiner et c'est ce qu'il a fait. Respect à lui et nos pensées vont à sa famille. Sinon que dire de ce Cartagena ? Et bien qu'il s'agit d'un excellent one shot d'un point de vue du scénario car si j'ai souvent pu me montrer critique sur les dernières séries scénarisées par Yves H., il faut reconnaitre qu'ici il retrouve ce qui a marqué les lecteurs dans les one shots de son père. Et c'est tant mieux, la fin est plus que réussie, l'ensemble est bien mené, il n'y a que peu de temps morts, et les personnages sont bien esquissés. L'enfer des Cartels colombien et de la vie dans les quartiers défavorisés est prégnante et comme souvent avec Hermann, on va atteindre les tréfonds de la noirceur humaine. Le dessin du maître a par contre souffert de la maladie, il faut le dire sans rien lui enlever de son génie, car ces planches là sont très loin du génie qu'il a pu avoir. On retrouve son trait sur quelques cases ou pages, et les compositions et plans sont globalement bien pensés, mais certains détails m'ont gêné. Alors prenons simplement cette bd comme son ultime témoignage a un art auquel il a tout donné. Chapeau bas M. Hermann pour l'ensemble de votre oeuvre, et personne ne vous en voudra de ne pas avoir fait un nouveau chef d'oeuvre graphique en luttant contre ce foutu crabe.
  10. The_PoP

    Cartagena

    Titre de l'album : Cartagena Scenariste de l'album : Yves H. Dessinateur de l'album : Hermann Coloriste : Hermann Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Gangrénée par le trafic de drogue, Cartagena est une ville qui semble n'offrir qu'un seul débouché aux habitants des quartiers défavorisés : intégrer le cartel local. L'avenir d'Alvaro, 20 ans, lui semble bouché, sans espoir. Il a dès lors pris la décision, avec son copain Nacho, d'intégrer le cartel qui gère le trafic de drogue dans la ville, celui d'« El Cocho » Arriega. De l'autre côté de la loi, Felix Garcia est flic. Il est dans la quarantaine affirmée et père de famille. Dans son collimateur, « El Cocho » et son cartel... La rencontre entre ces deux-là semble donc explosive. Mais méfions-nous des apparences, elles sont souvent trompeuses... Critique : Bon, tout d'abord je tiens en préambule à adresser un hommage vibrant à M. Hermann, pour son oeuvre qui a participé grandement à mon amour de la bd, entre la découvert des "Comanche" paternels et des "Jeremiah" ou "Bernard Prince" de mes cousins comment ne pas aimer la bd ? Alors merci M. Hermann, un immense merci. Cette bd est donc l'une des dernières dessinée par le maître sur son lit d'hôpital comme le raconte son fils, le scénariste de cet album Yves H. Il ne souhaitait pas vivre sans dessiner et c'est ce qu'il a fait. Respect à lui et nos pensées vont à sa famille. Sinon que dire de ce Cartagena ? Et bien qu'il s'agit d'un excellent one shot d'un point de vue du scénario car si j'ai souvent pu me montrer critique sur les dernières séries scénarisées par Yves H., il faut reconnaitre qu'ici il retrouve ce qui a marqué les lecteurs dans les one shots de son père. Et c'est tant mieux, la fin est plus que réussie, l'ensemble est bien mené, il n'y a que peu de temps morts, et les personnages sont bien esquissés. L'enfer des Cartels colombien et de la vie dans les quartiers défavorisés est prégnante et comme souvent avec Hermann, on va atteindre les tréfonds de la noirceur humaine. Le dessin du maître a par contre souffert de la maladie, il faut le dire sans rien lui enlever de son génie, car ces planches là sont très loin du génie qu'il a pu avoir. On retrouve son trait sur quelques cases ou pages, et les compositions et plans sont globalement bien pensés, mais certains détails m'ont gêné. Alors prenons simplement cette bd comme son ultime témoignage a un art auquel il a tout donné. Chapeau bas M. Hermann pour l'ensemble de votre oeuvre, et personne ne vous en voudra de ne pas avoir fait un nouveau chef d'oeuvre graphique en luttant contre ce foutu crabe. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/signe-cartagena/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. Titre de l'album : Metropolia tome 1 - Berlin 2099 Scenariste de l'album : Fred Duval Dessinateur de l'album : Ingo Römling Coloriste : Ingo Römling Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Berlin 2099. Depuis le milieu du XXIe siècle, l'énergie manque. Les voyages sont devenus un luxe. Les pas des habitants, une monnaie. Quitter la ville coûte plus que ce qu'on peut raisonnablement gagner en une vie, alors Sasha Jäger enchaine les missions – hors normes, mais rémunératrices – pour la puissante Metropolia. À la poursuite d'une mystérieuse tueuse, sa nouvelle enquête le mène au Florian, vaste immeuble dont chaque résident – homme, femme ou I.A. – protège un secret. Les cadavres continuent de s'accumuler... et Sasha-le-chasseur finit par être lui-même traqué par un adversaire invisible. Entre "Blade Runner" et James Ellroy, avec "Metropolia" Fred Duval et Ingo Römling proposent un récit complet en un tome et renouvellent le genre en installant le polar urbain dans un futur proche. Critique : Nouvelle série de one shot de Fred Duval chez Dargaud. Apres Apogée et Renaissance, il se lance cette fois dans de l'anticipation, plus que le la science-fiction pure. On se retrouve an 2099 dans une société qui a évoluée dans une orientation "plausible" qui met le principe de marcher au centre des vies des gens. Le monde est trop pollué donc on rémunère les gens pour leurs pas autant que pour leur travail et ou les voyages sont devenus trop cher. Ce one shot, car c'en est bien un, nous montre le métier de Sasha, "facilitateur" pour des personnes influentes. Métier qui va l'amener au cœur d'une aventure super bien ficelé, entre thriller scientifique et enquête, porté par ce monde qui considère que le notre est "l'ancien" monde. Graphiquement très joli, avec un choix de couleur et un trait classique qui font merveilles, ce premier tome est une très bonne lecture. Duval, comme à son habitude, maitrise son récit qui se trouve être moins évident qu'il n'y parait. La gestion des 56 pages est parfaite pour que l'on soit tenu en haleine jusqu'au bout. Je ne sais pas ce que deviendra la "série" (car c'est présenté comme un tome un), qui pourrait aussi bien suivre Sasha que partir sur une autre aventure dans la ville elle même, mais on peut apprécier ce bon one shot d'anticipation sans se soucier de cela. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/metropolia-tome-1-berlin-2099/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. Titre de l'album : Le mage du Kremlin Scenariste de l'album : Giuilano Da Empoli Dessinateur de l'album : Luc Jacomon Coloriste : Luc Jacomon Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Le best-seller de Giuliano Da Empoli servi par le dessin de Luc Jacamon On l'appelait le « mage du Kremlin ». Vadim Baranov, ancien metteur en scène devenu éminence grise de Poutine, fascine autant qu'il intrigue. Un soir, il livre enfin son histoire au narrateur : des coulisses du pouvoir russe surgit un monde de manipulations et d'illusions, où la politique devient théâtre. De la Tchétchénie à l'Ukraine, Le Mage du Kremlin dévoile les ressorts du régime et médite sur la nature du pouvoir. Dans cette adaptation, Luc Jacamon donne corps à la Russie post-soviétique grâce à son réalisme stylisé, parfaitement adapté à cet univers implacable. Critique : En lisant cette extraordinaire plongée dans les arcanes du pouvoir russe, je n'ai pu m'empêcher de penser au roman Limonov d'Emmanuel Carrère (édition POL), jusqu'à ce que je l'aperçoive dans ces pages, il ne pouvait en être autrement tant il incarne les contradictions de ce pays ! Enfin, contradictions sous le prisme "européano-américain", car pour une partie du peuple russe, l'émergence de Poutine n'est qu'une suite logique jalonnant la longue histoire de cet immense pays où Staline incarne encore et toujours l'idole du peuple. L'originalité de ce récit vient essentiellement de la montée en puissance de Vadim Baranov, descendant des rares "russes blancs" encore en vie, qui va orchestrer l'avènement de Poutine et sa continuité du pouvoir, envers et contre tous ! En effet, vous croiserez le président russe, mais toujours sous le prisme de Baranov qui est la "tsar" de cette histoire (sans faute de frappe 😉 ) . La première rencontre avec Poutine, ses impressions sur l'homme, puis le contrôle de l'information, l'élimination des gêneurs sous toutes les formes, ce duo va imaginer tous les stratagèmes possibles pour ne souffrir d'aucune contestation possible ! En situant le contexte historique post Gorbatchev et Eltsine, la Russie sort en effet d'une période de liberté totale du peuple et (selon Poutine) d'une peut-être trop grande influence occidentale sur les idées politiques. Un terreau peu fertile pour Vladimir Poutine, qu'il va s'empresser de labourer pour y semer ses graines bien plus "contrôlées". Pour illustrer cette formidable "biographie", l'auteur de la série Le tueur (Casterman) Luc Jacomon réalise des planches fantastiques ! Que ce soit les paysages enneigés et leurs couchers de soleil aux couleurs stupéfiantes, ou des environnements plus citadins avec les salons feutrés ou encore la Place rouge, tout est superbe et d'une précision incroyable ! Il semble au sommet de son art avec ce roman graphique tant le résultat est beau ! Une formidable lecture dans laquelle vous apprendrez tout en vous émerveillant du dessin de Monsieur Luc Jacomon ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-mage-du-kremlin/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  13. Titre de l'album : Terres d'Ynuma - Tome 1 - Samourai rouge Scenariste de l'album : Nicolas Jarry Dessinateur de l'album : Vax Coloriste : Vincent Powell Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Au fil des saisons, Mei-Jen et Zhao traquent les esprits tourmentés qui franchissent le Voile. De l'automne aux marais hantés, à l'hiver glacial des montagnes d'Onna, en passant par les brumes perfides du printemps, leur quête les mène aux confins d'Ynuma. Mais sous la chaleur implacable de l'été, Zhao devra affronter un ennemi plus redoutable encore : son propre passé Critique : Bon, que dire face à une nouvelle série sur les terres d'arran ? Que logiquement après les thématiques classiques, la thématique d'inspiration africaine, eil nous restait à explorer la fantasy occidentale sous un prisme asiatique. Et quoi de mieux que le Japon des démons, de la spiritualité et des ronins pour y inscrire un premier tome de fantasy ? Et bien ce premier tome est réussi, se rapprochant plus de Okko et de Samouraï que des autres séries des terres d'arran. Peu de lien est fait pour le moment, et les enjeux de cette histoire sont assez personnels avec la quête et l'errance de nos deux héros. Mais cela n'empêche en rien le plaisir de la lecture, appréciant simplement ce monde pour ce qu'il est. Et le talent de créateur de mondes cohérents et passionnants de la troupe des terres d'arran n'est plus à démontrer. J'ai également trouvé le talent de Vax aux crayons parfaitement adapté à ce tome. il faut dire que M. Daniel Vaxelaire s'est fait la main sur Yiu, puis la geste des chevaliers dragons avant de signer quelques tomes de Samouraï Origines, Sensei et Terres d'Ogon. Pour redémarrer cette série dans l'univers nippon, je crois qu'il n'y avait pas meilleur cv. Et quand en plus Vincent Powell fait des merveilles avec sa colorisation, ô combien importante au pays du soleil levant même en Fantasy, et bien on touche du doigt une belle réussite. A noter que la série n'est prévue aujourd'hui qu'en 5 tomes. Si vous avez tout le reste, vous n'êtes plus à ça près. Seul bémol cela manquera peut être d'un arc narratif de plus grande ampleur avec des enjeux un peu plus sympas. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/terres-d-ynuma-tome-1-samourai-rouge/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Kevin Nivek

    Le mage du Kremlin

    En lisant cette extraordinaire plongée dans les arcanes du pouvoir russe, je n'ai pu m'empêcher de penser au roman Limonov d'Emmanuel Carrère (édition POL), jusqu'à ce que je l'aperçoive dans ces pages, il ne pouvait en être autrement tant il incarne les contradictions de ce pays ! Enfin, contradictions sous le prisme "européano-américain", car pour une partie du peuple russe, l'émergence de Poutine n'est qu'une suite logique jalonnant la longue histoire de cet immense pays où Staline incarne encore et toujours l'idole du peuple. L'originalité de ce récit vient essentiellement de la montée en puissance de Vadim Baranov, descendant des rares "russes blancs" encore en vie, qui va orchestrer l'avènement de Poutine et sa continuité du pouvoir, envers et contre tous ! En effet, vous croiserez le président russe, mais toujours sous le prisme de Baranov qui est la "tsar" de cette histoire (sans faute de frappe 😉 ) . La première rencontre avec Poutine, ses impressions sur l'homme, puis le contrôle de l'information, l'élimination des gêneurs sous toutes les formes, ce duo va imaginer tous les stratagèmes possibles pour ne souffrir d'aucune contestation possible ! En situant le contexte historique post Gorbatchev et Eltsine, la Russie sort en effet d'une période de liberté totale du peuple et (selon Poutine) d'une peut-être trop grande influence occidentale sur les idées politiques. Un terreau peu fertile pour Vladimir Poutine, qu'il va s'empresser de labourer pour y semer ses graines bien plus "contrôlées". Pour illustrer cette formidable "biographie", l'auteur de la série Le tueur (Casterman) Luc Jacomon réalise des planches fantastiques ! Que ce soit les paysages enneigés et leurs couchers de soleil aux couleurs stupéfiantes, ou des environnements plus citadins avec les salons feutrés ou encore la Place rouge, tout est superbe et d'une précision incroyable ! Il semble au sommet de son art avec ce roman graphique tant le résultat est beau ! Une formidable lecture dans laquelle vous apprendrez tout en vous émerveillant du dessin de Monsieur Luc Jacomon !
  15. Titre de l'album : Lord Gravestone - Tome 3 - L'empereur des cendres Scenariste de l'album : Jérôme Le Gris Dessinateur de l'album : Nicolas Siner Coloriste : Nicolas Siner Editeur de l'album : Glenat Note : Résumé de l'album : L'avènement d'un prince de l'ombre...Après avoir été trompé par la stryge Camilla, John Gravestone retrouve enfin sa fiancée Mary. Maintenant que son fidèle protecteur Tibbett est mort, son oncle Théophile est le seul qui puisse le mettre en garde : tant que Camilla respire, elle représentera toujours un danger pour John qui reste un incube. S'il se fait mordre par la vampire, son âme sera perdue à jamais. Pendant ce temps Camilla a rejoint les ténèbres pour panser ses blessures et attendre la naissance de son enfant, celui de John ! Cachée entre les murs lugubres d'un sanctuaire, elle a fait son choix : sa progéniture appartiendra à un monde meilleur, celui des hommes. Pour John et Mary une longue attente de neuf mois commence... Jérôme Le Gris et Nicolas Siner terminent leur série épique au coeur de l'épais brouillard anglais avec un tome sombre et gothique. Lord Gravestone mêle écriture moderne et fable vampirique en puisant aux sources du genre. En plaçant leur oeuvre chronologiquement en amont du célèbre Dracula de Bram Stoker, à l'époque prévictorienne, ils imaginent un univers esthétique où le mythe se fond dans une relecture de Roméo et Juliette. Critique : Pfffff que j'aime ces deux auteurs. Je le dis et je le répète mais ensemble ils sont juste géniaux. Voici donc la conclusion de la trilogie fantastique des deux auteurs d'Horacio d'Alba revisitant le mythe de Dracula à leur façon. La maestria de Nicolas Siner s'exprime une nouvelle fois dans cette conclusion dramatique à haute intensité. Personnages, mise en scène, action et décors sont sublimes. La noirceur des fonds et couleurs pour des raisons évidentes n'empêche pas le dessin de nous subjuguer. Le scénario de Jérôme Le Gris est lui.... comment dire... terrible, dramatique, intense, et ... Frustrant. Oui si Horacio d'Alba nous avait habitué aux fins tragiques, frustrantes et logiques mais là on franchit définitivement un cap. ON VEUT UNE SUITE ! ON VEUT UN NOUVEAU CYCLE ! C'est beaucoup trop bon pour s'arrêter là. Seule faiblesse je trouve de cette trilogie : le personnage principal, que je trouve un peu trop passif, faible et un brin geignard. D'où l'importance je trouve, sans rien spoiler, de nous raconter la suite 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/lord-gravestone-tome-3-l-empereur-des-cendres?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  16. poseidon2

    La fragilité des hommes

    En voilà une bd qui parlera à beaucoup d'hommes. A une époque où l'on parle beaucoup (à juste titre) de la place et de la condition de la femme, celle de l’homme ne fait plus parler, un peu comme si les hommes étaient résumés aux masculinistes faisant beaucoup de bruit. Cet album montre bien à quel point C’est faux. A quel point la fragilité des hommes est oublié devant la devanture sociale exigée. Via une idée de création artistique d’un théâtre de rue laissant la parole aux hommes, nos auteurs mettent avant la difficulté actuelle des hommes à sortir du status que leur impose l’histoire et la société. Et il montre bien que si certains l'assument et le revendiquent, ce n'est pas le cas de tout le monde. Bien traité et mis en avant par un dessin que Nicobi mettant bien en avant les questionnements et hésitations de notre héros, cette bd se trouve être bien plus profonde qu'elle n’en laisse paraitre et nous invite, nous les "mecs" à réfléchir sûr que certains masculinistes considèrent comme de la faiblesse.
  17. Titre de l'album : La fragilité des hommes Scenariste de l'album : Vincent Zabus Dessinateur de l'album : Nicoby Coloriste : Nicoby Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Cette histoire se passe là où rien ne se passe... à Mouais, une petite ville que les jeunes ont quitté pour travailler ailleurs et où les vieux sont morts. Ceux qui y restent ont simplement oublié de partir. Mais Fanny débarque en ville... La comédienne compte bien glaner les histoires de chacun pour en composer un spectacle de rue. Sauf qu'à Mouais, on ne parle pas d'intime, et encore moins les hommes. Et certainement pas François. Son mètre quatre-vingt-quinze vouté sur une quarantaine bien tassée et son incapacité à terminer une phrase, François est pourtant chargé d'accompagner l'étrange projet. A moins que, justement, il ait lui aussi des secrets qui ne demandent qu'à s'échapper ? Entre comédie douce-amère à manière des frères Coen et récit à l'âpreté proche de Ken Loach, Zabus et Nicoby raconte la désindustrialisation et la difficulté masculine à communiquer. Critique : En voilà une bd qui parlera à beaucoup d'hommes. A une époque où l'on parle beaucoup (à juste titre) de la place et de la condition de la femme, celle de l’homme ne fait plus parler, un peu comme si les hommes étaient résumés aux masculinistes faisant beaucoup de bruit. Cet album montre bien à quel point C’est faux. A quel point la fragilité des hommes est oublié devant la devanture sociale exigée. Via une idée de création artistique d’un théâtre de rue laissant la parole aux hommes, nos auteurs mettent avant la difficulté actuelle des hommes à sortir du status que leur impose l’histoire et la société. Et il montre bien que si certains l'assument et le revendiquent, ce n'est pas le cas de tout le monde. Bien traité et mis en avant par un dessin que Nicobi mettant bien en avant les questionnements et hésitations de notre héros, cette bd se trouve être bien plus profonde qu'elle n’en laisse paraitre et nous invite, nous les "mecs" à réfléchir sûr que certains masculinistes considèrent comme de la faiblesse. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-fragilite-des-hommes?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  18. Les amateurs/collectionneurs seront ravis de la sortie de cet hommage au maître de l'horreur cosmique américain Lovecraft, mais aussi hommage aux grands noms du dessin dans ces pages ! Au fil de cet anthologie vous plongerez dans les villes maudites du romancier, telles Arkham et Innsmouth entre autres, ainsi qu'au contact des interprétations visuelles des monstres lovecraftiens, souvent plus suggérées que montrées. Vous plongerez aussi dans la folie et la déchéance où comment la connaissance des vérités ultimes mène à la démence ! Tout ceci sur fond cosmique avec l'insignifiance de l’humanité face à l’immensité de l’univers. Pour illustrer tout cela me direz-vous ? Vous débuterez par le grand Bilal à ses débuts, je dois bien avouer ne pas avoir reconnu son trait de prime abord, l'ayant découvert pour la première fois à la fin des années 90 ! L'artiste serbe explore les abîmes psychologiques chers à l’auteur américain de son approche sombre et poétique. L'onirisme du légendaire Moebius ensuite, le trait puissant et baroque d'un Druillet donnant vie aux monstres et aux architectures cyclopéennes, Caza et ses atmosphères oppressantes, Chaland mêlant grotesque et rétro-futurisme, Marc Caro et son style sombre jouant sur la (faible) lumière et bien d'autres encore pour un trimestriel une fois de plus complet et bien rempli ! Comment ne pas mentionner aussi l'excellente interview du mangaka Gou Tanabe édité par Ki-oon et adaptant avec un immense talent toutes les oeuvres de Lovecraft ! Il travaille sur son prochain livre que j'attends avec impatience 😉 .
  19. Titre de l'album : Métal Hurlant - Hors-Série Vintage - Lovecraft Scenariste de l'album : Collectif Dessinateur de l'album : Collectif Coloriste : Collectif Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Dans ce numéro faisant écho au Spécial Lovecraft de 1978, qui reste l'un des numéros les plus vendus de l'histoire du Métal Hurlant originel, vous trouverez le nectar de la BD lovecraftienne des années 1970 à 1990. Que ce soit chez les Américains ou les Franco-Belges, H.P. Lovecraft a eu un impact profond et tentaculaire sur la créativité des auteurs d'imaginaire, et Métal vous a sélectionné ce qui s'est fait de mieux. Alors plongez avec nous dans l'univers du Maître de Providence aux côtés des légendaires Moebius, Bilal, Caza, Claveloux, Wrightson, Chaland et tous les autres ! Critique : Les amateurs/collectionneurs seront ravis de la sortie de cet hommage au maître de l'horreur cosmique américain Lovecraft, mais aussi hommage aux grands noms du dessin dans ces pages ! Au fil de cet anthologie vous plongerez dans les villes maudites du romancier, telles Arkham et Innsmouth entre autres, ainsi qu'au contact des interprétations visuelles des monstres lovecraftiens, souvent plus suggérées que montrées. Vous plongerez aussi dans la folie et la déchéance où comment la connaissance des vérités ultimes mène à la démence ! Tout ceci sur fond cosmique avec l'insignifiance de l’humanité face à l’immensité de l’univers. Pour illustrer tout cela me direz-vous ? Vous débuterez par le grand Bilal à ses débuts, je dois bien avouer ne pas avoir reconnu son trait de prime abord, l'ayant découvert pour la première fois à la fin des années 90 ! L'artiste serbe explore les abîmes psychologiques chers à l’auteur américain de son approche sombre et poétique. L'onirisme du légendaire Moebius ensuite, le trait puissant et baroque d'un Druillet donnant vie aux monstres et aux architectures cyclopéennes, Caza et ses atmosphères oppressantes, Chaland mêlant grotesque et rétro-futurisme, Marc Caro et son style sombre jouant sur la (faible) lumière et bien d'autres encore pour un trimestriel une fois de plus complet et bien rempli ! Comment ne pas mentionner aussi l'excellente interview du mangaka Gou Tanabe édité par Ki-oon et adaptant avec un immense talent toutes les oeuvres de Lovecraft ! Il travaille sur son prochain livre que j'attends avec impatience 😉 . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/metal-hurlant-hors-serie-vintage-lovecraft/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  20. Titre de l'album : Lord Gravestone - Tome 2 - Le dernier loup d'alba Scenariste de l'album : Jérôme Le Gris Dessinateur de l'album : Nicolas Sinner Coloriste : Editeur de l'album : Glenat Note : Résumé de l'album : Quand le chasseur devient la proie. Mordu par la stryge qui a tué son père, John Gravestone pourrait bien devenir une créature des ténèbres si ce démon venait à parachever son oeuvre. Pour le protéger, son oncle Théophile et son fidèle Tibbett organisent sa fuite vers les terres écossaises de son enfance. Mais malgré leurs efforts, la vampire Camilla reste inexorablement proche de sa proie. Le destin des Gravestone va-t-il se jouer dans la relation ambiguë qui commence à se nouer entre John et Camilla ? Tandis que Tibbett dévoile son vrai visage, la situation pourrait prendre un tournant des plus inattendus. Récit à l'atmosphère sombre et gothique, Lord Gravestone mêle écriture moderne et fable vampirique en puisant aux sources du genre. En plaçant leur oeuvre chronologiquement en amont du célèbre Dracula de Bram Stoker, à l'époque prévictorienne, Jérôme Le Gris et Nicolas Siner imaginent un univers esthétique où le mythe se fond dans une relecture de Roméo et Juliette. Un récit épique et fascinant au coeur de l'épais brouillard anglais. Critique : Décidément cela ne traîne pas. Nicolas Sinner et Jérôme Le Gris n'ont pas le temps pour nous livrer déjà le second tome de leur nouvelle série Lord Gravestone. Oui le tome 1 est sorti seulement au mois de mars de cette année. Et quand on voit la qualité de ces tomes on ne peut qu'être ébahi par ces délais de fous furieux. Ceci étant dit les lecteurs que nous sommes n'ont pas de raisons de se plaindre puisque le souvenir du tome 1 restait vivace dans nos mémoires. Il faut bien reconnaitre qu'il avait su marquer nos esprits par sa qualité et son cliffhanger final. L'aventure et le drame reprennent donc scéance tenante dès le début de ce tome avec un Lord Gravestone toujours aussi perdu face au poids de son héritage et de sa destinée, heureusement il va prendre de la densité au fil de l'album lorsque les fils tissés par le destins vont lentement se refermer sur lui, préparer vous au pire, car s'il y a une chose que l'on a appris avec ces deux auteurs sur Horacio d'Alba, leur précédente collaboration Ô combien réussie, c'est qu'ils n'aiment rien de plus que d'infliger un destin terrible à leurs héros, et Lord Gravestone ne fera pas exception. Les dessins et couleurs de Nicolas Siner sont toujours aussi splendides, et cette bd fut l'une des première que j'ai dévoré dans cette rentrée chargée car elle condense tout ce que j'aime dans la bd, de l'aventure, du drame humain, de l'action époustouflante, un univers riche et une intrigue qu'on aimerait ne pas lâcher. Je ne peux que vous le recommander car à l'heure actuelle, il n'y a que peu de séries qui présentent autant d'attraits que ce Lord Gravestone. Et ce tome 2 vient de confirmer encore une fois tout le bien qu'on pensant de ses deux auteurs. Merci messieurs. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/lord-gravestone-tome-2-les-hauts-loups-d-alba?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  21. Kevin Nivek

    Frankenstein

    Titre de l'album : Frankenstein Scenariste de l'album : David Sala Dessinateur de l'album : David Sala Coloriste : David Sala Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : En adaptant magistralement l'oeuvre de Mary Shelley, David Sala ne se contente pas de lui donner une sublime interprétation graphique. S'il a choisi ce roman parmi tout ce que compte de chefs-d'oeuvre la littérature, c'est qu'il y trouve une résonance particulière avec des thématiques qui lui sont chères : l'acceptation de la différence, la peur de l'inconnu, les violences faites aux minorités, la vindicte populaire... autant de sujets déjà abordés dans ses précédents albums, qu'il met ici en exergue pour faire de ce Frankenstein son album sans doute le plus personnel. Oubliez l'idée d'un récit romantique à la langue ampoulée du XIXe, Frankenstein est une oeuvre terriblement moderne, qui fait directement écho aux grands défits actuels de nos sociétés. À lire et faire lire impérativement ! Critique : Après le réalisateur Guillermo del Torro sur Netflix, c'est au tour de David Sala de poser sa version du grand roman de Mary Shelley : Frankenstein. Cette histoire ne vieillit pas et trouve même de nouveaux échos aux actualités récentes, une oeuvre intemporelle assurément. D'emblée on est frappé par le ton graphique donné, de la couleur pour des planches tirant vers l'impressionnisme avec une touche de Klimt pour la lumière et les visages. L'artiste s'amuse avec les proportions avec parfois des escaliers démesurément grands par rapport aux personnages, ou encore l'immensité de la nature environnant ces mêmes âmes en peine dans des cases se rapprochant de toiles de maîtres avec une silhouette perdue au milieu de dégradés et de reliefs. Le costume donné au monstre illustre parfaitement la volonté de l'auteur, avec un patchwork de couleurs tel une queue de paon virevoltant et tranchant avec les couleurs sombres du créateur Victor Frankenstein, torturé à souhait ! Ainsi la lumière vient de la laideur physique d'un géant rapiécé aux yeux vairons, perdu, cherchant un père qui le rejette et victime d'une société toujours aussi méfiante de "l'autre". On suit donc en parallèle le parcours des deux personnages dans une adaptation fidèle à la narration du livre, avec toute la dramaturgie que cela implique tant leurs liens sont compliqués ! Je ne vous ferai pas l'injure de vous raconter le cheminement de l'histoire, tout le monde la connait, ici il est plus question d'expérience de lecture ! En effet, David Sala prend son temps pour véhiculer les émotions perçues par les protagonistes, une main en frôlant une autre dans un découpage saccadé ou encore un visage puis un nez sentant les effluves environnantes, vous serez plongés à leurs côtés voire à leur place parfois ! Une bien belle édition pour un très beau livre à la pagination conséquente, qui risque fort de bousculer votre vision du mythe Frankenstein ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/frankenstein-9782203292710/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  22. Titre de l'album : Lord Gravestone - Tome 1 - Le baiser rouge Scenariste de l'album : Jérôme Le Gris Dessinateur de l'album : Nicolas Sinner Coloriste : v Editeur de l'album : Glenat Note : Résumé de l'album : Le baiser d'immortalité.John Gravestone, fils unique d'un chasseur de vampire tué au combat, a fait très tôt le voeu de venger son père et de continuer son oeuvre. Pour l'heure, l'éducation austère imposée par son oncle ne lui a pas encore permis de tenir sa promesse. Mais il était écrit que l'héritier des Gravestone marcherait dans les pas de son géniteur et affronterait un jour les mêmes démons que lui. Aussi, quand l'étrange Camilla von Holbein - puissante strige et ennemie jurée de sa famille - ressurgit du passé, John peut enfin embrasser son destin. Un destin à la hauteur de la légende de son nom.Premier cycle en trois actes à l'atmosphère sombre et gothique, Lord Gravestone mêle écriture moderne et fable vampirique puisant aux sources du genre. En plaçant leur oeuvre chronologiquement en amont du célèbre Dracula de Bram Stoker, à l'époque pré-victorienne, Jérôme Le Gris et Nicolas Siner imaginent un univers esthétique où le mythe peut se renouveler. Un récit épique et fascinant au coeur de l'épais brouillard anglais. Critique : Vous avez aimé Horcaio d'Alba ? Foncez sur ce Lord Gravestone Vous ne connaissez pas Horacio d'Alba ? Bonne nouvelle, vous avez donc 4 excellents tomes à acheter et lire devant vous : les 3 Horacio d'alba et ce tome de Lord Gravestone. Bon je caricature un peu mais chez 1001bd, il est peu dire qu'on est nombreux à avoir beaucoup beaucoup apprécié la masterclass délivrée par Jérôme Le Gris et Nicolas Sinner sur Horacio d'Alba. Alors les voir se remettre ensemble pour nous livre un nouveau triptyque cela ne pouvait que nous exciter. Personnellement ce que je trouve le moins réussi sur ce Lord Gravestone c'est la couverture et pourtant vous serez nombreux à l'aimer je n'en doute pas. Cela en dit long sur la qualité de l'ouvrage. Tout y est réussi : de la densité de la narration, qui transforme un tome d'introduction en aventure partant tambour battant en passant par les personnages, les enjeux, l'intensité dramatique déjà présente et surtout le dessin tout en finesse, en expressivité et en vivacité de Nicolas Sinner c'est une nouvelle fois un coup de maître. J'y ai retrouvé les mêmes ingrédients que sur Horacio d'Alba, et le format de la série prévu en 3 tomes n'y est probablement pas pour rien. Messieurs prenez votre temps, on vous fait confiance, on sera là pour les deux prochains tomes. Pour l'anecdote, Enrico Marini avait un peu râlé sur Facebook en découvrant l'allure du personnage principal et en mettant en avant la ressemblance avec son Scorpion. Je l'invite à ouvrir cette BD pour y découvrir toutes les subtiles différences qui transforment un personnage légèrement ressemblant au départ en un individu tout à fait distinct et dont le personnage n'a finalement rien à envier à son inspiration. Autres infos : Un indispensable de ce printemps. Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/lord-gravestone-tome-1-le-baiser-rouge?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  23. Titre de l'album : Daemon - Tome 2 - Les enfants d'Arès Scenariste de l'album : Vincent Brugeas Dessinateur de l'album : Yoann Guillo & Ronan Toulhoat Coloriste : Yoann Guillo & Ronan Toulhoat Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Daemon Coeur-de-Marbre, demi-dieu et fils d'Arès, use désormais sa force colossale pour aider autrui. Mais la malédiction de Zeus, qui le contraint à inspirer gratitude et reconnaissance, continue de le hanter. Quand Thèbes est assiégée par une horde de barbares qui se surnomment « les Enfants d'Arès », Daemon doit protéger la ville face à des ennemis qui partagent son sang mais pas ses scrupules. Aux côtés d'Eugenios, de Diomède et de Kallista, Daemon découvre un soutien fidèle qui l'aide à affronter les dangers et les trahisons qui se dressent sur son chemin... Critique : Je suis bien embêté sur cette série. Car ce sont des auteurs que j'adore et j'ai été touché par les difficultés qu'ils ont rencontré sur des séries que j'ai adoré comme Tête de chien ou Cosaques... Et j'adore la mythologie grecque. Mais je vous avoue que sur Daemon j'ai du mal à me laisser complètement subjuguer. Je reconnais quand même sans mal que le scénario de Vincent Brugeas donne envie de lire la suite, et nous présente la Grèce antique et sa mythologie comme nous ne l'avons pas souvent vue. Mais les personnages ne me donnent pas encore envie de les suivre jusqu'au bout du monde. Les dessins du duo Yoann Guillo & Ronan Toulhoat dont j'ai ici souvent dit tant de bien sont je trouve un cran en dessous de leurs dernières productions. C'est toujours très bien, mais que ce soit dans les détails, les compositions où même la créativité, on n'atteint pas la maestria de Tête de Chien. Bref ce Daemon a d'indubitables qualités, et je ne saurais que trop vous conseiller de découvrir cette série, mais je suis probablement encore trop peiné par les fins injustes de Tête de chien et Cosaques pour réussir à pleinement apprécier leur petit frère... Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/daemon-tome-2-les-enfants-d-ares/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  24. Je suis bien embêté sur cette série. Car ce sont des auteurs que j'adore et j'ai été touché par les difficultés qu'ils ont rencontré sur des séries que j'ai adoré comme Tête de chien ou Cosaques... Et j'adore la mythologie grecque. Mais je vous avoue que sur Daemon j'ai du mal à me laisser complètement subjuguer. Je reconnais quand même sans mal que le scénario de Vincent Brugeas donne envie de lire la suite, et nous présente la Grèce antique et sa mythologie comme nous ne l'avons pas souvent vue. Mais les personnages ne me donnent pas encore envie de les suivre jusqu'au bout du monde. Les dessins du duo Yoann Guillo & Ronan Toulhoat dont j'ai ici souvent dit tant de bien sont je trouve un cran en dessous de leurs dernières productions. C'est toujours très bien, mais que ce soit dans les détails, les compositions où même la créativité, on n'atteint pas la maestria de Tête de Chien. Bref ce Daemon a d'indubitables qualités, et je ne saurais que trop vous conseiller de découvrir cette série, mais je suis probablement encore trop peiné par les fins injustes de Tête de chien et Cosaques pour réussir à pleinement apprécier leur petit frère...
  25. Titre de l'album : Diable Pâle - Tome 1 - Et pour quelques Winchesters de plus Scenariste de l'album : Vincent Brugeas Dessinateur de l'album : Nicolas Siner Coloriste : Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Frère de sang pour les Apaches, Taglito joue un jeu dangereux : infiltrer les rangs des Blancs, manipuler bandits et shérifs, et agir en secret pour livrer armes et espoir à la tribu qui l'a adopté. Pris entre deux mondes qui se déchirent, obligé de mentir, de trahir et de composer avec la violence de tous, celui qu'on appelle Le Diable Pâle doit sans cesse réinventer son rôle pour survivre et servir la cause qu'il s'est choisie. Dans cet Ouest sans pitié, il suffit d'un faux pas pour que le masque tombe et que le danger frappe de tous côtés. Critique : Je suis un petit peu embêté. Normalement, quand je vois Vincent Brugeas au scénario, Nicolas Siner au dessin, sur un Western, j'approche de l'orgasme bdphile avec assurance. C'est le coup de coeur avant même la première page tant ces auteurs m'ont régalé ses derniers temps. Vous me voyez venir avec ce préambule à 2 sous, si je dis ça, c'est bien qu'ici cela n'a pas été le cas... Effectivement. Attention Diable Pâle est un super Western qui se lira avec plaisir. Sauf que je n'ai pas ressenti l'effet wahou que j'ai à chaque fois que j'ouvre une bd dessinée par Nicolas Siner. Vous savez l'adoration que je vous à Horacio d'Alba et à Lord Graveston. Et bien ici j'ai lu une jolie bd, des dessins propres, quelques belles mises en scène, une colorisation réussie... Mais très sincèrement j'ai eu l'impression que le temps consacré à la réalisation de cet album a été très inférieur au temps passé sur Lord Gravestone ou Horacio d'Alba au vu du rendu des planches. Elles ne sont pas marquantes, je n'ai pas gardé le dessin en mémoire là où les deux séries précédentes m'ont marqué au fer rouge. Pour vous dire, je suis allé vérifier en ouvrant les Lord Gravestone de ma bibliothèque (ne me jugez pas trop vite, les Horacio d'Alba étaient juste prêtés) et mon impression s'est confirmée. Alors j'imagine assez bien, vu le contexte de la bd en général, que des contraintes financières ont contribué à ce résultat. Et je les comprends. Simplement j'ai été déçu, pour la première fois par cet auteur si talentueux. Et c'est injuste quelque part, car ce Diable Pâle n'est pas jugé sur ses mérites propre mais sur sa comparaison avec ses glorieux ainés, nés à des époques différentes. Donc si je fais abstraction de cela qu'est-ce qu'il nous reste ? Tout d'abord un savoureux scénario de Vincent Brugeas, qui nous brosse encore une fois des personnages mémorables et une intrigue bien ficelée. Moi l'habitué des Western, jen redemande et sans avoir eu l'impression de l'avoir déjà lu. Je veux lire la suite des aventures de Taglito. Ensuite une bd efficace, avec un tome 1 qui est presque un one shot, une mise en scène plutôt réussie, de belles couleurs, et des codes Western respectés. Et c'est déjà très bien. Je ne peux que recommander la lecture de Diable Pâle aux amateurs de Western, il faut simplement arriver à faire abstraction des deux précédentes séries de Nicolas Siner. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/diable-pale-tome-1-et-pour-quelques-winchester-de-plus/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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