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Qu'est-ce que ça a dû être dure, courant 2025, en pleine production de l'album, de voir ce qu'il se passait outre atlantique. En effet, quand on écrit une BD avec pour thème un français qui essaye de transmettre son American Dream, les news du président américain et l'image de plus en plus négative des États-Unis en France et en Europe devaient donner des sueurs froides quant à la réussite de l'album. Pour tout vous dire, j'ai longtemps hésité à l'ouvrir. Seul le côté humoristique m'a fait franchir le pas, espérant un côté satirique. Et bien, figurez-vous que j'ai été très agréablement surpris. Non pas qu'il n'y ait vraiment de côté satirique. Mais parce que c'est avant tout une belle BD sur les rêves et ce qu'on est prêt à faire pour que nos rêves d'enfants deviennent réalité. C'est aussi une belle leçon sur la vie, ce qui est important, marquant et ce qui compte vraiment. Moi qui pensais voir une BD sur les États-Unis, j'ai été charmé par une bd sur les gens, qu'ils aient rêvés des US dans leurs enfances ou non.
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Titre de l'album : Donny Diner Scenariste de l'album : Pochep Dessinateur de l'album : Pochep Coloriste : Pochep Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Donny Diner, c'est une comédie de boulevard sur autoroute... Dans ce restaurant aux saveurs made in USA, personne ne s'arrête ou ne reste. Les plats servis reflètent délicieusement la gastronomie américaine mais l'ambiance, elle, est quelque peu étouffante : Un patron maniaco-obsessionnel, un serveur astrologue, une cuisinière diplômée en art plastique et une intendante complètement désabusée seront les ingrédients de cette drôle de recette, qui mélange d'une main de chef la tragédie à la Tennessee Williams et l'humour du père Noël est une ordure... À déguster sans aucune modération ! Critique : Qu'est-ce que ça a dû être dure, courant 2025, en pleine production de l'album, de voir ce qu'il se passait outre atlantique. En effet, quand on écrit une BD avec pour thème un français qui essaye de transmettre son American Dream, les news du président américain et l'image de plus en plus négative des États-Unis en France et en Europe devaient donner des sueurs froides quant à la réussite de l'album. Pour tout vous dire, j'ai longtemps hésité à l'ouvrir. Seul le côté humoristique m'a fait franchir le pas, espérant un côté satirique. Et bien, figurez-vous que j'ai été très agréablement surpris. Non pas qu'il n'y ait vraiment de côté satirique. Mais parce que c'est avant tout une belle BD sur les rêves et ce qu'on est prêt à faire pour que nos rêves d'enfants deviennent réalité. C'est aussi une belle leçon sur la vie, ce qui est important, marquant et ce qui compte vraiment. Moi qui pensais voir une BD sur les États-Unis, j'ai été charmé par une bd sur les gens, qu'ils aient rêvés des US dans leurs enfances ou non. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/donny-diner?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Nos accords imparfaits Scenariste de l'album : Gilles Marchand, Cécile Dupuis Dessinateur de l'album : Cécile Dupuis Coloriste : Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Face A. Anton et Hélène vivent ensemble, dansent ensemble, écoutent de la musique ensemble, font tout ou presque ensemble : ils s'aiment. Elle est violoncelliste, il est livreur. Le temps s'écoule et, sans qu'ils ne s'en rendent compte, le silence commence à s'installer entre eux. Anton perd les mots et ne parvient plus à parler à Hélène, il ne sait plus lui dire qu'il l'aime. Il se réfugie dans sa musique et se retrouve seul dans un quotidien et un métier vide de sens. En perdant les mots, aurait-il perdu son lien à Hélène ? Se serait-il perdu lui-même ? Face B. Au volant d'une vieille camionnette de livraison, Anton tombe en panne et découvre un dernier colis à l'adresse mystérieuse. La destinataire n'est autre qu'Hélène. Que fait-elle dans cette ville inconnue qui n'existe sur aucune carte ? Afin de livrer son colis à tout prix, il entame un étonnant voyage vers cette ville étrange des méandres de laquelle il aura du mal à s'extirper. Critique : Le multi-récompensé de prix littéraires Gilles Marchand s'essaie au 9ème art avec l'aide de Cécile Dupuis au scénario dans cette histoire pas banale de romance teintée de voyage introspectif psychédélique. Lui c'est Anton, chauffeur-livreur qui semble se perdre dans ses tournées et les nombreuses rencontres dans les cages d'escalier ou jardins. Il perd peu à peu les mots, rongé par des maux lancinants surgis de nulle part. Sa relation avec Hélène se détériore peu à peu jusqu'à l'inévitable phrase "prendre du recul" où tout s'effondre autour de lui ! Elle justement, c'est Hélène, violoncelliste et épanouie par son travail et dans son couple. Elle assiste à la progression lente de l'aphasie sentimentale de son compagnon sans pouvoir endiguer le phénomène. Le travail doit être fait par Anton qui va au cours d'une énième tournée de livraisons, se retrouver dans un village fantastique où le travail personnel va pouvoir s'entreprendre vers une remontée possible à la surface des mots. L'illustratrice Cécile Dupuis s'en donne à coeur joie pour imaginer et décrire ce monde fait de symétries et d'architectures en tous genres ! Dans ces venelles labyrinthiques, Anton fera de curieuses rencontres le menant peu à peu vers la compréhension du mal qui l'habite. Mais rien ne se déroule dans la facilité, de nombreuses épreuves s'imposeront à lui vers une possible rédemption et immersion de cette léthargie. Une ville de symboles pour une âme perdue et dont l'unique salut serait son amour pour Hélène, encore présent dans un coin de son esprit, à lui de le retrouver et l'exprimer, dans un discours pourquoi pas ? 😉 Un voyage étonnant ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/nos-accords-imparfaits/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Le multi-récompensé de prix littéraires Gilles Marchand s'essaie au 9ème art avec l'aide de Cécile Dupuis au scénario dans cette histoire pas banale de romance teintée de voyage introspectif psychédélique. Lui c'est Anton, chauffeur-livreur qui semble se perdre dans ses tournées et les nombreuses rencontres dans les cages d'escalier ou jardins. Il perd peu à peu les mots, rongé par des maux lancinants surgis de nulle part. Sa relation avec Hélène se détériore peu à peu jusqu'à l'inévitable phrase "prendre du recul" où tout s'effondre autour de lui ! Elle justement, c'est Hélène, violoncelliste et épanouie par son travail et dans son couple. Elle assiste à la progression lente de l'aphasie sentimentale de son compagnon sans pouvoir endiguer le phénomène. Le travail doit être fait par Anton qui va au cours d'une énième tournée de livraisons, se retrouver dans un village fantastique où le travail personnel va pouvoir s'entreprendre vers une remontée possible à la surface des mots. L'illustratrice Cécile Dupuis s'en donne à coeur joie pour imaginer et décrire ce monde fait de symétries et d'architectures en tous genres ! Dans ces venelles labyrinthiques, Anton fera de curieuses rencontres le menant peu à peu vers la compréhension du mal qui l'habite. Mais rien ne se déroule dans la facilité, de nombreuses épreuves s'imposeront à lui vers une possible rédemption et immersion de cette léthargie. Une ville de symboles pour une âme perdue et dont l'unique salut serait son amour pour Hélène, encore présent dans un coin de son esprit, à lui de le retrouver et l'exprimer, dans un discours pourquoi pas ? 😉 Un voyage étonnant !
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Le duo de bienfaiteurs latins à l'origine du spin-off Solo Lyra (Delcourt) remet ça avec une libre adaptation des aventures du cimmérien le plus connu, j'ai nommé Conan ! En effet, Oscar Martin est passionné par ce personnage créé par Robert E. Howard en 1932 et plutôt que de refaire une histoire déjà contée, il imagine la sienne et ça va trancher dans le vif ! Le hasard mène le colosse dans la bourgade fortifiée de Hud-hun Engaun pour y trouver un refuge et éventuellement un travail rémunérateur. Très vite, une rixe éclate dans la taverne et ses talents n'échappent pas à un seigneur de la pègre locale. Il le missionne de retrouver sa fille, retenue captive par son adversaire direct détenant l'autre partie de la ville. Conan ira de surprises en surprises et le sauvetage prendra vite des allures de survival au fil de rencontres aux apparences trompeuses. Le sang coule, jamais le titre de "bête" ne lui aura aussi bien convenu ! La masse musculeuse déferle dans les palais et autres refuges des parrains locaux et laisse derrière elle membres découpés, têtes dans des sacs mais aussi son lot de secrets éventés ! Un scénario bien plus fin qu'une simple histoire de confrontation entre deux clans mafieux, avec au milieu un monstre sauvage déterminé à lever le voile et se remplir les poches. Leonel Castellani nous régale avec ses planches superbes, son passage d'un monde animalier (Solo) à des humains, démontre toute l'étendue de son talent ! La rage du barbare explose dans les scènes de batailles, les cases fourmillent de détails, le découpage est immersif au possible, on tourne les pages avec avidité 😉 . Les amateurs du cimmérien y trouveront forcément leur compte, les autres pourront découvrir ce qu'est réellement "la bête du nord" !
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Titre de l'album : La bête du Nord - La cité des mensonges Scenariste de l'album : Oscar Martin Dessinateur de l'album : Leonel Castellani Coloriste : Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Dans cette aventure inédite, le Cimmérien qui n'est pas encore roi accepte une mission simple : délivrer la fille d'un chef de clan enlevée par un rival. Mais dans les ruelles fétides de Hud-hund Engaun, les apparences sont trompeuses... Epuisé par ses aventures, un puissant barbare arrive dans une ville frontalière en proie aux brigands de la pire espèce. Engagé pour sauver la fille d'un chef de gang au milieu d'une guerre de territoires, le guerrier solitaire pense accepter un contrat facile. Il se jette dans une conspiration mortelle. Plongé malgré lui dans ce nid de vipères, la "Bête du Nord" va devoir rappeler à ces criminels ce qu'est la véritable sauvagerie. Critique : Le duo de bienfaiteurs latins à l'origine du spin-off Solo Lyra (Delcourt) remet ça avec une libre adaptation des aventures du cimmérien le plus connu, j'ai nommé Conan ! En effet, Oscar Martin est passionné par ce personnage créé par Robert E. Howard en 1932 et plutôt que de refaire une histoire déjà contée, il imagine la sienne et ça va trancher dans le vif ! Le hasard mène le colosse dans la bourgade fortifiée de Hud-hun Engaun pour y trouver un refuge et éventuellement un travail rémunérateur. Très vite, une rixe éclate dans la taverne et ses talents n'échappent pas à un seigneur de la pègre locale. Il le missionne de retrouver sa fille, retenue captive par son adversaire direct détenant l'autre partie de la ville. Conan ira de surprises en surprises et le sauvetage prendra vite des allures de survival au fil de rencontres aux apparences trompeuses. Le sang coule, jamais le titre de "bête" ne lui aura aussi bien convenu ! La masse musculeuse déferle dans les palais et autres refuges des parrains locaux et laisse derrière elle membres découpés, têtes dans des sacs mais aussi son lot de secrets éventés ! Un scénario bien plus fin qu'une simple histoire de confrontation entre deux clans mafieux, avec au milieu un monstre sauvage déterminé à lever le voile et se remplir les poches. Leonel Castellani nous régale avec ses planches superbes, son passage d'un monde animalier (Solo) à des humains, démontre toute l'étendue de son talent ! La rage du barbare explose dans les scènes de batailles, les cases fourmillent de détails, le découpage est immersif au possible, on tourne les pages avec avidité 😉 . Les amateurs du cimmérien y trouveront forcément leur compte, les autres pourront découvrir ce qu'est réellement "la bête du nord" ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-bete-du-nord-la-cite-des-mensonges/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Et voilà, clap de fin pour une saga entamée en mars 2007, presque 20 ans que Bec nous enchante avec Carthago la série mère et ses "petits" Carthago adventures, parus chez les Humanoïdes associés ! Un dernier tome centré sur la relation Donovan/Kane se retrouvant dans les abysses, mais aussi le parcours de Lou avec des allers-retours dans le temps. On alterne ainsi les planches où les deux compères élaborent un plan pour retrouver la jeune femme tout en se remémorant le passé et comment en sont-ils arrivés là ; et des phases avec Lou sur plusieurs temporalités nous rappelant de nombreux passages des tomes précédents. Dans cette ambiance de fin du monde suite aux cataclysmes passés, nos trois personnages évoluent dans une émotion palpable et l'on se demande bien quelle sera leur finalité ! Un renouveau est-il possible ? Un ultime tome captivant et magnifié par le dessin sublime de l'artiste italien Ennio Bufi ! Son trait réaliste fait des merveilles dans les séquences sous-marines ou dans la forêt obscure et menaçante des Carpates. Lou, Donovan, Feiersinger, Kim, ces personnages vont nous manquer, comme dans toute saga marquante, mais le gros point positif de ce dernier album est qu'il vous redonne envie de tout relire depuis le début 😉 Vous verrez en fin de lecture des pages flashbacks de Lou revivant des moments clés de sa vie au fil des tomes précédents et cela m'a invité à me replonger dans cette histoire d'aventure, de passions, d'amour et de lien maternel fort, mais aussi de mégalodon terrifiant ! Monsieur Bec, il va falloir nous inviter à d'autres voyages dorénavant !
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Titre de l'album : Carthago tome 16 - Dakhan Scenariste de l'album : Christophe Bec Dessinateur de l'album : Ennio Bufi Coloriste : Ennio Bufi Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : En 2027, l'apocalypse nucléaire a eu lieu. Donovan, sur le point de se noyer, a été sauvé par Kane et les tritons antiques, et se réveille au sein de leur sanctuaire dans les profondeurs de la mer de Beaufort. Alors que tous leurs proches ont disparu, les deux amis décident de partir à la recherche de Lou. Critique : Et voilà, clap de fin pour une saga entamée en mars 2007, presque 20 ans que Bec nous enchante avec Carthago la série mère et ses "petits" Carthago adventures, parus chez les Humanoïdes associés ! Un dernier tome centré sur la relation Donovan/Kane se retrouvant dans les abysses, mais aussi le parcours de Lou avec des allers-retours dans le temps. On alterne ainsi les planches où les deux compères élaborent un plan pour retrouver la jeune femme tout en se remémorant le passé et comment en sont-ils arrivés là ; et des phases avec Lou sur plusieurs temporalités nous rappelant de nombreux passages des tomes précédents. Dans cette ambiance de fin du monde suite aux cataclysmes passés, nos trois personnages évoluent dans une émotion palpable et l'on se demande bien quelle sera leur finalité ! Un renouveau est-il possible ? Un ultime tome captivant et magnifié par le dessin sublime de l'artiste italien Ennio Bufi ! Son trait réaliste fait des merveilles dans les séquences sous-marines ou dans la forêt obscure et menaçante des Carpates. Lou, Donovan, Feiersinger, Kim, ces personnages vont nous manquer, comme dans toute saga marquante, mais le gros point positif de ce dernier album est qu'il vous redonne envie de tout relire depuis le début 😉 Vous verrez en fin de lecture des pages flashbacks de Lou revivant des moments clés de sa vie au fil des tomes précédents et cela m'a invité à me replonger dans cette histoire d'aventure, de passions, d'amour et de lien maternel fort, mais aussi de mégalodon terrifiant ! Monsieur Bec, il va falloir nous inviter à d'autres voyages dorénavant ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/carthago-tome-16-dakhan/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Elle est vraiment bien cette collection Signé du Lombard... Quelle belle idée que de réunir le talent et l'imagination de Tristan Roulot à la narration (Convoyeur, Forêt du temps) et les sublimes dessins de Mikaël (Giant, Bootblack). Deux auteurs que j'aime qui viennent nous parler de naufrages, de marins, et de phares sur fond de prohibition, c'est difficile de résister. Et bien ne résistez pas. Voilà c'est dit. On a le droit a une belle histoire de femmes de marin aux états unis pendant la prohibition. Le polar est bien amené, la narration est fluide et bien maitrisée et les personnages prennent vie facilement sous nos yeux. L'ambiance rendue par Mikaël est rendue à la perfection, et pourtant on l'attendait au tournant puisqu'il se retrouve presque sur son terrain de jeu de Giant ou de Bootblack. Ce soeur des vagues est un récit qui prend de l'épaisseur au fil des pages, nous emportant dans une autre époque avec facilité, au milieu de vies dures et âpres. Je ne peux que vous en recommander la lecture.
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Titre de l'album : La voie du glaive - Tome 2 - Le Légionnaire Scenariste de l'album : Vincent Brugeas & Emmanuel Herzet Dessinateur de l'album : Benoit Dellac Coloriste : Denis Béchu Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Les "Frères Furieux" ont réussi : ils ont survécu à la pire nuit de leur vie ! Cependant, cela leur a coûté leur ticket pour Rome. En effet, avec la fatigue, ils ont complètement raté les épreuves de sélection. Les semaines ont passé et la foule de Ravenne les réclame avec toujours autant de ferveur, mais le danger guette. Le Légionnaire, ce vétéran redouté des bas-fonds qui a tenté de les éliminer, a juré d'en finir avec eux. Les murs de leur ludus ne les protégeront pas longtemps. Athlètes adulés au grand jour... Dans l'ombre, nos héros devront devenir des assassins, afin de contrer la menace. Cela pourrait se résumer à un simple affrontement sanglant, mais c'est sans compter les manipulations de Coré, elle aussi désireuse de se débarrasser de l'encombrant Légionnaire. Une alliance contre-nature serait-elle la solution ? Critique : Cette série est définitivement étonnante et rafraichissante. D'abord et surtout par son scénario, qui nous montre des gladiateurs probablement plus proches de la version historique que du film éponyme 🙂 Des sortes de combattants de spectacles professionnels, des catcheurs armés en quelque sorte. Et quand ceux-ci doivent faire face à un ancien légionnaire, ce n'est guère à leur avantage. Tant mieux, cela nous change de nos peplum habituels et cela permet d'autres enjeux. L'intrigue avance bien dans ce tome, et si nos héros reprennent un petit peu l'avantage, ce ne sera que de courte durée tant les machinations de la pègre locale sont retorses. La seconde chose qui me surprend sur cette série c'est le dessin de Benoit Dellac. Un auteur que j'aime habituellement sans réserves, entre son Nottingham et son développement de Hawkmoon, sans même parler de ses participations sur l'univers des Terres d'arran ou de Pendragon. Mais là, il y a des choses qui ne m'emballent pas autant dans cette série. Attention, c'est avant tout une question de goût personnel mais j'ai du mal sur les visages des personnages surtout les deux principaux protagonistes. Les décors et les couleurs sont très bien, et l'ensemble ne manque clairement pas de style. Au final je ne peux que vous conseiller de jeter un oeil à cette série sans prétention du Lombard, qui rafraichit bien je trouve le peplum en bd. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-voie-du-glaive-tome-2-le-legionnaire/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Cette série est définitivement étonnante et rafraichissante. D'abord et surtout par son scénario, qui nous montre des gladiateurs probablement plus proches de la version historique que du film éponyme 🙂 Des sortes de combattants de spectacles professionnels, des catcheurs armés en quelque sorte. Et quand ceux-ci doivent faire face à un ancien légionnaire, ce n'est guère à leur avantage. Tant mieux, cela nous change de nos peplum habituels et cela permet d'autres enjeux. L'intrigue avance bien dans ce tome, et si nos héros reprennent un petit peu l'avantage, ce ne sera que de courte durée tant les machinations de la pègre locale sont retorses. La seconde chose qui me surprend sur cette série c'est le dessin de Benoit Dellac. Un auteur que j'aime habituellement sans réserves, entre son Nottingham et son développement de Hawkmoon, sans même parler de ses participations sur l'univers des Terres d'arran ou de Pendragon. Mais là, il y a des choses qui ne m'emballent pas autant dans cette série. Attention, c'est avant tout une question de goût personnel mais j'ai du mal sur les visages des personnages surtout les deux principaux protagonistes. Les décors et les couleurs sont très bien, et l'ensemble ne manque clairement pas de style. Au final je ne peux que vous conseiller de jeter un oeil à cette série sans prétention du Lombard, qui rafraichit bien je trouve le peplum en bd.
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Sois femme et tais-toi - Dans l'oeil de Delphine Seyrig
Kevin Nivek a posté un sujet dans Toute la BD
Titre de l'album : Sois femme et tais-toi - Dans l'oeil de Delphine Seyrig Scenariste de l'album : Nina Almberg Dessinateur de l'album : Arianna Melone Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Ma mère aussi, ce qu’elle préfère, c’est la mer… À la fin des années 1960, Delphine Seyrig est une actrice reconnue dans le cinéma français. Elle joue avec Alain Resnais, François Truffaut ou encore Jacques Demy. Sa parole compte et elle décide de s’engager dans la cause féministe. Ce n’est pas du goût de sa mère, Hermine de Saussure, avec qui elle entretient une relation distante. Mais à la lecture de vieilles lettres, Delphine découvre qu’elle était capitaine de bateau, rêvant de faire le tour du monde avec son amie Ella Maillart. Alors qu’elle comprend ce qui a empêché sa mère de poursuivre ses rêves, Delphine prend la caméra et réalise Sois belle et tais-toi (1981). En réfléchissant à sa place d’actrice, de fille et de mère, Delphine parvient peu à peu à mettre des mots et des images sur la condition des femmes. Critique : Après avoir réalisé Les filles de Sappho (GraphZepellin), l'artiste italienne dresse une nouvelle fois le portait d'une femme forte et en avance sur son temps avec cette biographie de Delphine Seyrig. C'est plutôt un moment de sa vie que la dessinatrice et la scénariste Nina Almberg, décident de mettre en avant, lorsqu'elle est au sommet de sa carrière et se permet de revenir sur sa vie et comment en est-elle arrivée là. Le passé ressurgit et une fois de plus, la relation mère/fille est à la base de cette très belle histoire ! En effet, en parcourant ces pages, vous découvrirez surtout qui était la mère de l'actrice et le lien étrange subsistant avec sa fille. Pourquoi se montre t'elle si froide avec Delphine en lui rappelant fréquemment les convenances liées aux femmes de leur rang en société ? Choc générationnel, émancipation de la femme, désir d'aventure et amour, ces quatre piliers vont façonner Hermine de Saussure et par là même, donner naissance à Delphine, une grande actrice française engagée dans de nombreux combats pour les femmes comme la liberté d'avortement. Une vie romanesque pour ces deux femmes, mises en lumière par Ariana Melone dans un trait coloré semi-réaliste, épuré et centré sur les personnages. Elle s'épargne de nombreux détails et va à l'essentiel en mettant l'accent sur les visages et leurs réactions, dans un découpage aéré. Je dois bien avouer que je connaissais le film Peau d'âne avec Catherine Deneuve, sans pour autant connaître Delphine Seyrig jouant aussi dans ce film, j'ai découvert aussi ses nombreuses luttes pour l'émancipation de la femme. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/sois-femme-et-tais-toi-dans-l-oeil-de-delphine-seyrig/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement-
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Sois femme et tais-toi - Dans l'oeil de Delphine Seyrig
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Après avoir réalisé Les filles de Sappho (GraphZepellin), l'artiste italienne dresse une nouvelle fois le portait d'une femme forte et en avance sur son temps avec cette biographie de Delphine Seyrig. C'est plutôt un moment de sa vie que la dessinatrice et la scénariste Nina Almberg, décident de mettre en avant, lorsqu'elle est au sommet de sa carrière et se permet de revenir sur sa vie et comment en est-elle arrivée là. Le passé ressurgit et une fois de plus, la relation mère/fille est à la base de cette très belle histoire ! En effet, en parcourant ces pages, vous découvrirez surtout qui était la mère de l'actrice et le lien étrange subsistant avec sa fille. Pourquoi se montre t'elle si froide avec Delphine en lui rappelant fréquemment les convenances liées aux femmes de leur rang en société ? Choc générationnel, émancipation de la femme, désir d'aventure et amour, ces quatre piliers vont façonner Hermine de Saussure et par là même, donner naissance à Delphine, une grande actrice française engagée dans de nombreux combats pour les femmes comme la liberté d'avortement. Une vie romanesque pour ces deux femmes, mises en lumière par Ariana Melone dans un trait coloré semi-réaliste, épuré et centré sur les personnages. Elle s'épargne de nombreux détails et va à l'essentiel en mettant l'accent sur les visages et leurs réactions, dans un découpage aéré. Je dois bien avouer que je connaissais le film Peau d'âne avec Catherine Deneuve, sans pour autant connaître Delphine Seyrig jouant aussi dans ce film, j'ai découvert aussi ses nombreuses luttes pour l'émancipation de la femme.-
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Tout commence par une jeune femme prise en chasse par une faction d'aéronefs, puis nous remontons 18 ans en arrière sur cette même planète et découvrons deux peuples, les nautiles et géosiens, en guerre depuis des lustres ! On peine un peu à s'immerger dans cet univers situé environ 10000 ans post JC, probablement une lointaine planète colonisée par des humains, mais au fil de rappels historiques (malins) dans les dialogues, tout s'éclaire rapidement. Une maladie inconnue décime les nautiles, le scientifique Rudbekius enquête et remonte le fil de leurs propres origines en découvrant un sanctuaire caché dans les glaces éternelles du pôle ! Il en ramène un oeuf métallique contenant un embryon ! Les choses se compliquent avec l'intervention d'un prince géosien avide de sensations fortes et d'ambitions royales qui va découvrir aussi ce sanctuaire "d'anciens" et tout leur savoir ! Entre croyances ancestrales, politique locale, ambitions personnelles, contexte hostile entre les deux civilisations, l'histoire s'annonce prometteuse et riche en rebondissements ! D'autant que le dessin n'est pas en reste avec un Patrizio Evangelisti au sommet de son art ! Moi le fan invétéré de La caste des méta-barons de l'illustre Gimenez, je retrouve ici ce style réaliste caractéristique et emblématique des sagas de SF des années 90 ! Les couleurs numériques s'associent aux ambiances variées de l'histoire, en adoptant un jaune orangé chaleureux pour les phases terrestres, pendant qu'un bleu glacé illuminera les planches sous-marines. Un très bel ouvrage qui n'a pas fini de nous émerveiller, la saga est prévue en 6 tomes déjà parus en Italie 😉 D'ici fin 2027, nous saurons tout de cette aventure prometteuse et bien construite !
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Titre de l'album : Le serment Scenariste de l'album : Mathieu Gabella, Mathieu Mariolle Dessinateur de l'album : Mickaël Bourgouin Coloriste : Mickaël Bourgouin Editeur de l'album : Glenat Note : Résumé de l'album : Et si soigner, c'était dominer ? Médecin radié de l'Ordre, Alexandre ne travaille plus que pour la pègre : braqueurs blessés, mules en overdose, règlements de comptes ratés... Ses patients sont violents, mais ils paient bien. Il a mis au point des protocoles pour être disponible, tout en restant anonyme et en sécurité. Surtout, il a compris qu'il avait du pouvoir sur eux. Pour le milieu, désormais, il est le « Docteur ». Mais un soir, alors qu'il soigne un jeune braqueur sous l'oeil menaçant de son grand frère, un homme s'infiltre trop facilement dans son repaire. L'intrus, Zacharie, se présente comme... un chasseur de vampires. Et tout en exhibant une marque de morsure au cou, il prévient : « Tant qu'il y a du soleil, ça ira. Mais dès qu'il fera nuit, je me transformerai, et je vous tuerai. Vous avez une journée pour empêcher ça. ». Passée la consternation, de premiers examens révèlent effectivement des mutations troublantes dans le corps de Zacharie. Confronté à quelque chose qu'il ne pouvait imaginer, Alexandre va peu à peu découvrir que, plus que sa survie, c'est l'avenir de la médecine - et peut-être de l'espèce humaine - qui est en jeu. Critique : Annoncé lors d’une conférence Glénat à la fin de l’année 2025, le résumé m’avait interpellée me donnant vraiment envie de le lire. Et je n’ai pas été déçue ! J’aurais bien aimé 2-3 pages en plus à la fin mais c’est le seul bémol que je donnerai. Lors d’une intervention classique et totalement clandestine, un médecin de la pègre se retrouve coincé avec ses patients, pris en otage par un 4e homme qui veut le forcer à l’opérer. Mais cet homme est loin d’être banal, il se présente comme un chasseur de vampires qui vient d’être mordu et qui n’a plus que quelques heures avant de se transformer !! Incrédule au début, il se rend compte petit à petit que son nouveau patient présente de nombreuses anomalies et qu’il pourrait bien dire la vérité !! Mais les surprises ne vont pas s’arrêter là ! Dans ce huis clos improbable, les personnages ne vont pas se confronter que physiquement, les explications médicales et les théories sur la mutation en vampire vont bon train. Et pendant ces joutes verbales, certaines vérités vont faire surface sur le passé de notre médecin notamment. Le rythme s’accélère quand des facteurs extérieurs apparaissent nous plongeant alors dans une BD d’action efficace, et parfois inquiétante. Le trait de Mickaël Bourgouin souligne admirablement l’ambiance du récit. Dans cet ouvrage, Matthieu Gabella mixte deux projets qui lui tenait à cœur : un huis-clos entre un médecin et des braqueurs, et la revisite du mythe du vampire. Ayant un père médecin, il a toujours trouvé cette figure très intéressante pour raconter des histoires et c’était l’occasion de le confronter à des choix, à des dilemmes, notamment par rapport au serment d’Hippocrate. (D’où le titre !!) Quant à la revisite du vampire, vous avez un indice sur la couverture 😉. Non seulement je ne regrette pas ma lecture mais je vous la recommande aussi 😁 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-serment-9782344045213?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Quelle bonne idée du jeune éditeur Oxymore de récupérer le scénariste Christophe Bec de la distinguée concurrence Soleil 🙂 Il nous offre un splendide voyage en "Terre verte" aux côté d'un viking attachant en la personne de Björn ! On commence cette histoire à ses côtés dans les pâturages de cet immense territoire découvert et colonisé aux alentours de 988 ap JC par Erik le rouge. Environ 300 ans plus tard, la colonie s'étiole, victime du climat rude, d'un manque de ressources et d'échanges avec les pays alliés. Dans ce contexte difficile, Björn vit paisiblement avec ses brebis, son chien et son faucon, ne gagnant que rarement le village voisin pour y vendre ses fromages. Une vie de quiétude lui convenant parfaitement pour tenter d'oublier son passé de guerrier et les batailles auxquelles il a pris part. Mais cette communion avec la nature prend fin lorsqu'il découvre son troupeau entièrement massacré un beau matin ! Au milieu de ce désastre, d'étranges et gigantesques traces de pas, bien plus grosses qu'un ours blanc ! Il regagne la colonie pour y découvrir un contexte local précaire et une population au bord du gouffre, en proie à une possible menace des inuits. Droit du sol, religion, rituels nordiques, un soupçon de fantastique et vous aurez une remarquable histoire prenant son temps tout en vous tenant en haleine ! Un scénario parfaitement maîtrisé ainsi qu'un dessin que Bec lui même n'aurait pas renié, tant la griffe de Przemyslaw Klosin est proche de son travail ! Un trait réaliste, précis et détaillé jouant avec les perspectives et formidablement mis en couleurs par Julia Pinchuk. Ce dessinateur connait bien les univers "viking" pour avoir déjà travaillé sur la saga Jylland (Anspach), il réitère ici sa maestria et vous régalera de ses planches aérées et cinématographiques. Un premier tome des plus réussis, pour une histoire en deux albums, il me tarde déjà de lire la suite 🙂
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Annoncé lors d’une conférence Glénat à la fin de l’année 2025, le résumé m’avait interpellée me donnant vraiment envie de le lire. Et je n’ai pas été déçue ! J’aurais bien aimé 2-3 pages en plus à la fin mais c’est le seul bémol que je donnerai. Lors d’une intervention classique et totalement clandestine, un médecin de la pègre se retrouve coincé avec ses patients, pris en otage par un 4e homme qui veut le forcer à l’opérer. Mais cet homme est loin d’être banal, il se présente comme un chasseur de vampires qui vient d’être mordu et qui n’a plus que quelques heures avant de se transformer !! Incrédule au début, il se rend compte petit à petit que son nouveau patient présente de nombreuses anomalies et qu’il pourrait bien dire la vérité !! Mais les surprises ne vont pas s’arrêter là ! Dans ce huis clos improbable, les personnages ne vont pas se confronter que physiquement, les explications médicales et les théories sur la mutation en vampire vont bon train. Et pendant ces joutes verbales, certaines vérités vont faire surface sur le passé de notre médecin notamment. Le rythme s’accélère quand des facteurs extérieurs apparaissent nous plongeant alors dans une BD d’action efficace, et parfois inquiétante. Le trait de Mickaël Bourgouin souligne admirablement l’ambiance du récit. Dans cet ouvrage, Matthieu Gabella mixte deux projets qui lui tenait à cœur : un huis-clos entre un médecin et des braqueurs, et la revisite du mythe du vampire. Ayant un père médecin, il a toujours trouvé cette figure très intéressante pour raconter des histoires et c’était l’occasion de le confronter à des choix, à des dilemmes, notamment par rapport au serment d’Hippocrate. (D’où le titre !!) Quant à la revisite du vampire, vous avez un indice sur la couverture 😉. Non seulement je ne regrette pas ma lecture mais je vous la recommande aussi 😁
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Titre de l'album : Sucre Noir Scenariste de l'album : Virginie Ollagnier Dessinateur de l'album : Ricard Efa Coloriste : Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : D'après le roman de Miguel Bonnefoy. Dans un petit village des Caraïbes, où la légende d'un trésor disparu vient bouleverser l'existence de la famille Otero, les explorateurs se succèdent. Tous sont à la recherche du butin du capitaine Henry Morgan. Et tous vont croiser le chemin de Serena Otero, l'héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d'autres horizons, ainsi que celui de sa fille, Eva Fuego. Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, qu'elle distille alors le meilleur rhum de la région, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Et si le véritable trésor n'était pas celui qu'ils croyaient ? Avec cette adaptation du roman de Miguel Bonnefoy, Ricard Efa et Virginie Ollagnier nous transportent dans un récit transgénérationnel empreint de réalisme magique qui fait la part belle aux femmes de la famille Otero, véritables héroïnes de ce récit. Critique : A quelle bonne idée que de se plonger dans la vie d'une plantation de canne à sucre au Venezuela du début de l'ère industrielle. D'abord parce qu'avec l'actualité on sait désormais bien tous le situer, ensuite car cela permet de donner un autre éclairage à cette actualité justement. L'adaptation de ce roman qui tisse une vaste saga familiale se déroulant sur plusieurs décennies va nous emmener au coeur de l'exploitation et de l'évolution d'une plantation de canne à sucre au fil des ambitions et talents de sa famille de propriétaires. Ce one shot volumineux de 160 pages va nous emmener sur 3 générations nous immerger dans la canne à sucre, les tonneaux de rhum, les réussites et les échecs d'une famille à la manière d'autres grandes sagas familiales de la bd franco belge comme les maitres de l'orge. Dépaysant, instructif et avec une histoire à multiples facettes et rebondissements, Sucre Noir va vous happer. Le seul léger bémol que je pourrais faire est sur une différenciation des personnages parfois délicate et quelques scènes pas toujours faciles à décrypter. Amateur d'amérique du sud, de rhum ou de sagas familiales, je ne peux que vous recommander Sucre Noir Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/sucre-noir/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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A quelle bonne idée que de se plonger dans la vie d'une plantation de canne à sucre au Venezuela du début de l'ère industrielle. D'abord parce qu'avec l'actualité on sait désormais bien tous le situer, ensuite car cela permet de donner un autre éclairage à cette actualité justement. L'adaptation de ce roman qui tisse une vaste saga familiale se déroulant sur plusieurs décennies va nous emmener au coeur de l'exploitation et de l'évolution d'une plantation de canne à sucre au fil des ambitions et talents de sa famille de propriétaires. Ce one shot volumineux de 160 pages va nous emmener sur 3 générations nous immerger dans la canne à sucre, les tonneaux de rhum, les réussites et les échecs d'une famille à la manière d'autres grandes sagas familiales de la bd franco belge comme les maitres de l'orge. Dépaysant, instructif et avec une histoire à multiples facettes et rebondissements, Sucre Noir va vous happer. Le seul léger bémol que je pourrais faire est sur une différenciation des personnages parfois délicate et quelques scènes pas toujours faciles à décrypter. Amateur d'amérique du sud, de rhum ou de sagas familiales, je ne peux que vous recommander Sucre Noir
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Et ben.... tout d'abord je dois vous dire que j'avais envie d'aller en vacances en Colombie (vraiment) avant de lire ce Guerillero. La je ne sais plus trop. Sans même parler des FARCs et des guérilleros, cette biographie nous dépeint une Colombie pas très attirante. Mais passons sur ce sujet-là. En effet le but de ce récit n'est pas de donner envie de voyager en Colombie, mais bien de décrire la vie d'un jeune garçon qui a été pris sous l'aile de FRAC avant de s'en enfuie. Le but n'est pas non plus de dépeindre les FARCs comme des terroristes sans foi ni loi. Notre auteur nous montre, via des pages dépeignant des moments de sa vie, que les FARCs (et autres groupes paramilitaires) sont une porte de sortie comme une autre pour les enfants vivants dans la misère. les FARCs assurent aux jeunes de quoi bien manger (mieux que chez eux), d'avoir un endroit où dormir et offre un esprit de corps. Tout ce à quoi la plupart des enfants des régions pauvres ne peuvent espérer. Un rôle sociétal qui est complètement caché de la propagande des différents gouvernements. Et une BD qui ne cherche pas à ignorer la violence de leurs actions non plus. Mais ce livre ne parle pas que de la vie des jeunes aux milieux des guérilleros. Il parle aussi, pour moitié, du long mais efficace, processus de réintégration des jeunes enfants guérilleros qui se sont enfuis ou ont été "délivré". Un processus de réapprentissage qui a permis à Alberto de (re)faire sa vie, loin des guérilleros, montrant que le pays ne lâche pas non plus ces jeunes sans ressources. Une lecture intéressante qui relativise notre vision de 'impact de ces groupes armés et qui nous fait dire qu'on est pas mal chez nous.
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Titre de l'album : Guérillero Scenariste de l'album : Maria Isabel Ospina Dessinateur de l'album : Jean-Emmanuel Vermot-Desroches Coloriste : Jean-Emmanuel Vermot-Desroches Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Une demi-heure pour aller chercher de l'eau potable, deux heures trente pour rejoindre l'école... Les journées ne sont pas les mêmes pour tous les enfants : Alberto, qui grandit dans un département montagneux de Colombie, le sait bien. À cela s'ajoutent pour lui la misère et la grande violence de son père. Alors quand les guérilleros des FARC s'installent sur le terrain de sa famille, les suivre semble être la meilleure perspective d'avenir. Et qu'Alberto ait onze ans ne change rien à l'affaire. Il devient donc un enfant-soldat. Quand il déserte, presque cinq ans plus tard, il entame un long processus de réintégration dans un foyer à Cali. Et à présent, il raconte tout : du temps de séchage de son uniforme aux conséquences de son départ pour sa famille en passant par ses missions d'espion ou encore par sa formation d'opérateur radio. Il montre la peur et la solitude, mais dévoile aussi les questionnements naturels d'un préado. Alberto n'est pas plus manichéen ici que là-bas : retrouver une vie normale n'a rien d'évident, mais il fera tout pour y arriver. La documentariste colombienne Maria Isabel Ospina enchaîne les séquences, fragments de vie d'une à quatre pages, pour rendre compte de la richesse du parcours d'Alberto. Le tout au plus proche du regard de celui qu'il était alors. Tout comme dans Marzi ou dans Guantanamo Kid, l'enfant existe pleinement, et la ligne claire et expressive de Jean-Emmanuel Vermot-Desroches y est pour beaucoup. Un témoignage inédit au moment où l'on célèbre les dix ans de l'accord de paix signé entre les FARC et le gouvernement colombien. Critique : Et ben.... tout d'abord je dois vous dire que j'avais envie d'aller en vacances en Colombie (vraiment) avant de lire ce Guerillero. La je ne sais plus trop. Sans même parler des FARCs et des guérilleros, cette biographie nous dépeint une Colombie pas très attirante. Mais passons sur ce sujet-là. En effet le but de ce récit n'est pas de donner envie de voyager en Colombie, mais bien de décrire la vie d'un jeune garçon qui a été pris sous l'aile de FRAC avant de s'en enfuie. Le but n'est pas non plus de dépeindre les FARCs comme des terroristes sans foi ni loi. Notre auteur nous montre, via des pages dépeignant des moments de sa vie, que les FARCs (et autres groupes paramilitaires) sont une porte de sortie comme une autre pour les enfants vivants dans la misère. les FARCs assurent aux jeunes de quoi bien manger (mieux que chez eux), d'avoir un endroit où dormir et offre un esprit de corps. Tout ce à quoi la plupart des enfants des régions pauvres ne peuvent espérer. Un rôle sociétal qui est complètement caché de la propagande des différents gouvernements. Et une BD qui ne cherche pas à ignorer la violence de leurs actions non plus. Mais ce livre ne parle pas que de la vie des jeunes aux milieux des guérilleros. Il parle aussi, pour moitié, du long mais efficace, processus de réintégration des jeunes enfants guérilleros qui se sont enfuis ou ont été "délivré". Un processus de réapprentissage qui a permis à Alberto de (re)faire sa vie, loin des guérilleros, montrant que le pays ne lâche pas non plus ces jeunes sans ressources. Une lecture intéressante qui relativise notre vision de 'impact de ces groupes armés et qui nous fait dire qu'on est pas mal chez nous. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/guerillero/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Chérie j'ai rétréci les gosses et tout le village !!! Hop la les plus anciens auront compris le principe de ce Dina et le millimonde. C'est en effet une reprise de ce "vieux" (hé ho !) film avec une très belle couche de couleur et de dessin. Une reprise recentrée sur une seule jeune fille qui, en pleine crise d'adolescence, se retrouve plongée dans un monde miniature. Ce premier tome avance assez vite, ne se contentant pas qu'une introduction au milimonde. Il nous présente aussi une variation intéressante au film, qui est l'évolution des anciens du village transformée en mili-personnes des années avant. En effet, le village a perduré, les mili personnes ayant des enfants et des petits enfants n'ayant pas connu le monde des grands Cela ouvre des possibilités scénaristiques super intéressantes, s'éloignant du classique : tout le monde va re-devenir grand et retrouver sa place. Cette variation amène à ce premier tome des promesses qui dépasse le cadre de la simple mise sur papier d'un hit du cinéma des années 80. À noter le tarif très contenu de 14.50 pour 72 pages de lecture.
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Titre de l'album : Dina et le Millimonde tome 1 - Le peuple du grenier Scenariste de l'album : Lapuss Dessinateur de l'album : Antonello Dalena Coloriste : Antonello Dalena Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : La jeune Dina, dont le père a mystérieusement disparu depuis un an, vit seule avec sa mère. Mais pour l'instant, c'est direction vacances, dans le petit village de sa nonna ! Mais voici que Dina se réveille un beau matin rétrécie à une taille de 5 millimètres ! Autour d'elle, les habitants du Millimonde, un village de lilliputiens installé dans le grenier de nonna ! Dina va devoir maintenant affronter chat et insectes devenus géants, luttes de pouvoir au sein du village, mais aussi un bien étrange secret pâtissier... Lapuss' (Les Minions, Putain de chat) maîtrise l'art du gag, qu'il mêle ici à une grande aventure pleine de rythme et d'émotion, portée par le sublime dessin d'Antonello Dalena (Ernest et Rebecca). Critique : Chérie j'ai rétréci les gosses et tout le village !!! Hop la les plus anciens auront compris le principe de ce Dina et le millimonde. C'est en effet une reprise de ce "vieux" (hé ho !) film avec une très belle couche de couleur et de dessin. Une reprise recentrée sur une seule jeune fille qui, en pleine crise d'adolescence, se retrouve plongée dans un monde miniature. Ce premier tome avance assez vite, ne se contentant pas qu'une introduction au milimonde. Il nous présente aussi une variation intéressante au film, qui est l'évolution des anciens du village transformée en mili-personnes des années avant. En effet, le village a perduré, les mili personnes ayant des enfants et des petits enfants n'ayant pas connu le monde des grands Cela ouvre des possibilités scénaristiques super intéressantes, s'éloignant du classique : tout le monde va re-devenir grand et retrouver sa place. Cette variation amène à ce premier tome des promesses qui dépasse le cadre de la simple mise sur papier d'un hit du cinéma des années 80. À noter le tarif très contenu de 14.50 pour 72 pages de lecture. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/dina-et-le-millimonde-tome-1-le-peuple-du-grenier/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Soeurs de glisse Scenariste de l'album : Gwénola Morizur Dessinateur de l'album : Agnese Innocente Coloriste : Agnese Innocente Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Une ode à la résilience, librement inspirée de l'histoire vraie des soeurs Sana, championnes paralympiques de ski. Pour Léonie, abandonner le sport à cause de sa déficience visuelle est impensable. Emma, sa soeur, n'est pas du même avis : le sport, très peu pour elle ! Contre toute attente, lorsque Léonie est repérée pour intégrer la section belge de ski alpin, c'est Emma qui est désignée pour la guider... Les deux soeurs arriveront-elles à surpasser leurs différences pour avoir une chance de gagner les plus grandes compétitions du monde ? Critique : C'est une très belle histoire que nous conte Gwénola Morizur, un récit librement inspiré de la véritable histoire des soeurs Sana, premières médaillées belges aux jeux paralympiques d'hiver en ski ! Vous pensez à la chanson de Brel, "ce plat pays qui est le mien" et vous êtes probablement désarçonnés par cette idée de ski en Belgique, et bien ouvrez ces pages et admirez le courage et l'abnégation de ce duo, une leçon de résilience ! Léonie et sa famille n'ont jamais réalisé l'acceptation de sa malvoyance, étape pourtant importante du deuil. Sous l'impulsion de sa mère, la jeune fille entend vivre une vie "normale" dans des établissements scolaires non adaptés aux personnes aveugles, il en va de même pour les activités sportives qu'elle pratique assidument ! Gymnaste d'un bon niveau elle semble atteindre ses limites dans certaines épreuves, victime de son handicap. Au fil du récit, on découvre aussi l'ambiance familiale avec les heurts et autres disputes entre Léonie et ses trois soeurs, notamment Emma son opposée ! Cette dernière n'aime pas le sport et goûte plus à l'oisiveté que les sensations fortes recherchées par Léonie. C'est dans ce contexte qu'elles vont se retrouver dans l'équipe de sports d'hiver paralympiques du pays, avec la découverte du haut niveau mais surtout, la nécessité absolue pour les deux soeurs de travailler ensemble sur les pistes. En effet, Emma doit servir de "lièvre" à Léonie, en ouvrant la piste devant elle et en lui communiquant par radio les virages, bosses et autres difficultés rencontrées dans la descente. Une symbiose parfaite doit s'accomplir entre deux soeurs que tout oppose ! Comment vont-elles surmonter les obstacles ? On s'attache énormément aux personnages dans cette histoire teintée d'émotion et de sincérité. Le trait doux et rond de Agnese Innocente convient parfaitement au propos, elle donne du caractère aux protagonistes sans surjouer façon "manga". Elle s'adapte au récit en usant de couleurs pâles pour les flashbacks et plus vives pour les phases "actuelles". Une belle immersion dans le handisport et une aventure humaine touchante qui mérite d'être lue ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/soeurs-de-glisse/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Alastor de Sombregarde tome 1 - L'infame Gentilhomme
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
Tout commence sur un champ de bataille dévasté, le sol jonché de cadavres ou presque, les survivants étant abattus par les elfes et leur "pouvoir de lumière" ! De cette marée de cadavres, une âme noire émerge, la renaissance d'Alastor sous l'impulsion de Guulghar le sorcier-gobelin. Tels Don Quichotte et Sancho Pança, ils vont entreprendre un long voyage à travers ce monde où la magie rôde et où les rencontres peuvent réserver de nombreuses surprises, agréables ou dangereuses ! Un univers où le bien et le mal ne semblent pas si bien définis, vous le découvrirez au fil des chapitres présentés comme les actes d'une pièce de théâtre avec chacun leur fil conducteur. Un récit vraiment étonnant que nous livre Dobbs de par ses particularités et le style d'écriture. En effet, les dialogues sont savoureux et empreints d'élégance dans le ton. Notre chevalier noir s'exprime avec classe, dénotant complètement avec son apparence menaçante. L'humour est présent à travers le gobelin jamais avare en conneries :). Un monde de dark fantasy au bestiaire varié très bien imagé par Aurélien Morinière ! Son style semi-réaliste convient parfaitement à l'univers, ses personnages sont charismatiques et bien détaillés. Les combats à l'épée prennent corps à travers un découpage dynamique et accrocheur. Les couleurs restent sombres, dans des notes rougeoyantes avec des aplats de noir. La magie parvient à ressortir des pages avec des effets lumineux particulièrement réussis. C'est un premier tome surprenant, bousculant un peu les codes de la fantasy avec un style narratif élégant, à l'image de ce titre convenant parfaitement au "héros" : L'infâme gentilhomme. Un bel oxymore 😉
