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  1. Titre de l'album : Caravage, l'ombre du peintre Scenariste de l'album : Ernesto Anderle , collectif Dessinateur de l'album : Ernesto Anderle Coloriste : Ernesto Anderle Editeur de l'album : Petit à petit Note : Résumé de l'album : Michelangelo Merisi, dit Caravage venait de nulle part mais a toujours suivi le chemin qui lui a été offert, celui de l'Art. Guidé par son talent lumineux et ses tempêtes intérieures chaotiques, Caravage maîtrisait à la perfection la technique du clair-obscur au point d'en devenir le maître incontesté. Son oeuvre naturaliste, brutale et sublime influencera les peintres qui lui succéderont ainsi que les arts postérieurs. Dans ce Docu-BD, Ernesto Anderle propose une relecture à la fois audacieuse, onirique et pertinente de l'histoire turbulente du peintre, relevée par de superbes pages documentaires écrites par Chiara Stigliani, conservatrice et restauratrice de Milan, Stéphane Loire, conservateur général du Musée de Louvre, Sophie Laroche conservatrice au Musée des Beaux Arts de Nancy et Diederik Bakhuÿs conservateur du Musée des Beaux Arts de Rouen. Critique : Pas simple de passer après le diptyque incroyable de Manara sur le Caravage ! A la différence du dessinateur maître italien , Ernesto Anderle et un collectif de conservateurs de musées , ne livrent pas une biographie chronologique de l'artiste . Ils le décrivent à plusieurs moments de sa vie dans des situations marquantes et inspirantes pour ses oeuvres . On le sait , sa vie a été jalonnée de drames et de rixes , il avait l'art de trouver les ennuis . Mais de ces crises existentielles mêlées aux histoires rocambolesques dans lesquelles il se retrouvait , a pu germer un art inimité et source d'inspiration pour bon nombre d'artistes peintres . L'omniprésence du clergé et les demandes de tableaux effectuées lui ont permis de mélanger son histoire personnelle et les actes fondateurs du christianisme pour les incorporer dans des toiles d'une incroyable puissance . L'esprit Docu-BD se retrouve au grès des double-pages qui enrichissent l'histoire avec documentaires et photos de tableaux . Mais le plus indéniable étant les explications liées à une oeuvre choisie par les conservateurs de musée . La page de gauche exposant l'oeuvre et celle de droite expliquant les nombreux symboles représentés ainsi que la genèse du tableau . Une véritable mine d'informations qui vous fera découvrir l'art pictural sous un autre angle . Vous aurez presque l'impression d'être au musée avec la visite guidée 😉 ; la technique du clair-obscur n'aura plus aucun secret pour vous . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/caravage-l-ombre-du-peintre/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. Kevin Nivek

    Caravage, l'ombre du peintre

    Pas simple de passer après le diptyque incroyable de Manara sur le Caravage ! A la différence du dessinateur maître italien , Ernesto Anderle et un collectif de conservateurs de musées , ne livrent pas une biographie chronologique de l'artiste . Ils le décrivent à plusieurs moments de sa vie dans des situations marquantes et inspirantes pour ses oeuvres . On le sait , sa vie a été jalonnée de drames et de rixes , il avait l'art de trouver les ennuis . Mais de ces crises existentielles mêlées aux histoires rocambolesques dans lesquelles il se retrouvait , a pu germer un art inimité et source d'inspiration pour bon nombre d'artistes peintres . L'omniprésence du clergé et les demandes de tableaux effectuées lui ont permis de mélanger son histoire personnelle et les actes fondateurs du christianisme pour les incorporer dans des toiles d'une incroyable puissance . L'esprit Docu-BD se retrouve au grès des double-pages qui enrichissent l'histoire avec documentaires et photos de tableaux . Mais le plus indéniable étant les explications liées à une oeuvre choisie par les conservateurs de musée . La page de gauche exposant l'oeuvre et celle de droite expliquant les nombreux symboles représentés ainsi que la genèse du tableau . Une véritable mine d'informations qui vous fera découvrir l'art pictural sous un autre angle . Vous aurez presque l'impression d'être au musée avec la visite guidée 😉 ; la technique du clair-obscur n'aura plus aucun secret pour vous .
  3. Titre de l'album : The alpine climber tomes 1 et 2 Scenariste de l'album : YOKOMIZO Kunihiro Dessinateur de l'album : YAMACHI Takurô Coloriste : Editeur de l'album : Mangetsu Note : Résumé de l'album : Yasushi Yamanoi est un alpiniste de renommée mondiale. En défiant les monts les plus dangereux de la planète et en empruntant des voies encore inconnues, il a gravé son nom dans l'histoire mondiale de l'alpinisme. Fasciné par la montagne depuis le primaire, il développe sa passion, perfectionne ses compétences et s'embarque dans une vie incroyable entièrement dévouée à l'alpinisme. The Alpine Climber retrace le parcours incroyable d'une légende de l'alpinisme par le scénariste Kunihiko Yokomizo et le dessinateur Takuro Yamaji. Critique : The alpine climber raconte la vie de l’alpiniste japonais Yasushi Yamanoi connu mondialement pour avoir ouvert de nombreuses voies, en grande partie en solitaire. Il a reçu en 2021 le piolet d’or récompensant sa carrière. Yasushi a commencé l’escalade en primaire avec son oncle et c’est de venu une vraie passion, sa raison de vivre même ! Quelles que soient les difficultés qu’il rencontre, il rebondit et retente jusqu’à réussir. Ces deux premiers tomes commencent lorsqu’il est encore au collège, avec ses premières escalades en solo dont une où il a été blessé. Le manga rend très bien la passion qui l’anime, ses efforts pour avancer toujours et encore (grimper devrais-je dire) et les techniques qu’il apprend peu à peu. Yasushi a eu la chance d’avoir des parents très compréhensibles bien qu’inquiets, qui l’ont toujours poussé à réaliser ses rêves. Le style graphique est parfaitement adapté à l’ambiance souhaité que ce soit dans l’effort des alpinistes ou dans le rendu du milieu naturel. Ce livre peut plaire à beaucoup, que vous aimiez l’alpinisme ou non, car ce n’est pas tant la technique qui est mise en avant que l’homme. C’est vraiment le parcours d’un alpiniste hors du commun et sa passion qui sont au cœur de ce récit. Une belle aventure à suivre. Autres infos : Type de l'album : Manga Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/the-alpine-climber-tome-1?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. Nickad

    The alpine climber tomes 1 et 2

    The alpine climber raconte la vie de l’alpiniste japonais Yasushi Yamanoi connu mondialement pour avoir ouvert de nombreuses voies, en grande partie en solitaire. Il a reçu en 2021 le piolet d’or récompensant sa carrière. Yasushi a commencé l’escalade en primaire avec son oncle et c’est de venu une vraie passion, sa raison de vivre même ! Quelles que soient les difficultés qu’il rencontre, il rebondit et retente jusqu’à réussir. Ces deux premiers tomes commencent lorsqu’il est encore au collège, avec ses premières escalades en solo dont une où il a été blessé. Le manga rend très bien la passion qui l’anime, ses efforts pour avancer toujours et encore (grimper devrais-je dire) et les techniques qu’il apprend peu à peu. Yasushi a eu la chance d’avoir des parents très compréhensibles bien qu’inquiets, qui l’ont toujours poussé à réaliser ses rêves. Le style graphique est parfaitement adapté à l’ambiance souhaité que ce soit dans l’effort des alpinistes ou dans le rendu du milieu naturel. Ce livre peut plaire à beaucoup, que vous aimiez l’alpinisme ou non, car ce n’est pas tant la technique qui est mise en avant que l’homme. C’est vraiment le parcours d’un alpiniste hors du commun et sa passion qui sont au cœur de ce récit. Une belle aventure à suivre.
  5. Titre de l'album : La vie rêvée d'un papillon Scenariste de l'album : Sylvère Denné Dessinateur de l'album : Sophie Ladame Coloriste : Sophie Ladame Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : Papillon a été un livre puis un film au succès planétaire... mais qui était vraiment Henri Charrière, cet ancien bagnard devenu célèbre en faisant le récit épique de sa vie ? Dans les années 1930, Henri Charrière dit « Papillon » est envoyé à perpétuité au bagne de Guyane. Il s'évade enfin au bout de treize ans d'enfer. Il s'installe à Caracas et vit de combines tout en racontant le récit plus ou moins fantasmé de sa vie à tous ceux qu'il rencontre. Dans les années 50, il monte une boîte de nuit et devient un homme localement influent. Un tremblement de terre lui fait tout perdre. Désoeuvré, il apprend le succès littéraire d'Albertine Sarrazin avec "L'Astragale", un récit d'évasion. D'une traite, il écrit "Papillon", envoie le manuscrit à l'éditeur Robert Laffont qui l'édite. Papillon devient un phénomène éditorial avec plus de 15 millions d'exemplaires vendus. Le succès est mondial, Henri Charrière a la planète entière pour public. Son livre est adapté au cinéma avec Steve McQueen et Dustin Hoffman en têtes d'affiche. Le film sort à New York le lendemain de sa mort... Une biographie d'Henri Charrière pour raconter l'homme derrière le mythe qu'il s'est lui-même construit... Critique : La plupart des gens ont vu ou lu cette histoire incroyable d'évasion du bagne de Cayenne d'Henri Charrière : Papillon . Mais qui est véritablement l'homme derrière le récit ? Sophie Ladame et Sylvère Denné poursuivent leur collaboration après Bleu amer paru en 2018 , et nous offrent ce roman graphique magnifiquement illustré . Habituée des carnets de voyage , Sophie Ladame croque , plus qu'elle ne dessine , certaines planches semblent avoir été faites sur place ; cela donne un résultat d'immersion profonde , caméra à l'épaule au plus proche de Charrière . Le "passé" du bagnard est en couleurs , une sorte de bichromie aux teintes de jaune et bleu , pendant que son "présent" où il s'est échappé est illustré d'un noir et blanc réaliste et plus fidèle au support BD . Ce parti pris de scinder en deux graphismes différents les deux moments de sa vie , s'avère remarquable et confondant . On est littéralement transporté à ses côtés , en cellule , sur une barque perdue le long des côtes sud-américaines , dans un village d'autochtones , puis dans son bar à Caracas ou à Paris , invité des radios et plateaux de télé . Les phases temporelles s'alternent et l'on comprend mieux sa vie et ce qu'il en a fait . Certes , les détracteurs diront qu'il y a des failles dans son récit , qu'il a menti etc .... Mais au fond peu importe , cette histoire mérite tellement d'être racontée ! Henri Charrière a probablement grossi le trait et transcendé sa vie pour la rendre plus romanesque et incroyable , peut-on lui en vouloir ? Des dialogues soignés et à propos , des monologues intra-muros poétiques et pris sur le vif , tels les croquis de Sophie Ladame ; le scénariste Sylvère Denné est au diapason avec sa binôme . Ensemble ils rendent hommage à cette histoire légendaire , vendue à 15 millions d'exemplaires de par le monde . De la crasse des cellules , aux embruns du large ,en passant par le ressac contre les parois de l'île du diable , laissez-vous emporter par ce récit et prenez votre envol avec Papillon . La dernière page sublime de l'album vous hantera longtemps 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-vie-revee-d-un-papillon/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. Kevin Nivek

    La vie rêvée d'un papillon

    La plupart des gens ont vu ou lu cette histoire incroyable d'évasion du bagne de Cayenne d'Henri Charrière : Papillon . Mais qui est véritablement l'homme derrière le récit ? Sophie Ladame et Sylvère Denné poursuivent leur collaboration après Bleu amer paru en 2018 , et nous offrent ce roman graphique magnifiquement illustré . Habituée des carnets de voyage , Sophie Ladame croque , plus qu'elle ne dessine , certaines planches semblent avoir été faites sur place ; cela donne un résultat d'immersion profonde , caméra à l'épaule au plus proche de Charrière . Le "passé" du bagnard est en couleurs , une sorte de bichromie aux teintes de jaune et bleu , pendant que son "présent" où il s'est échappé est illustré d'un noir et blanc réaliste et plus fidèle au support BD . Ce parti pris de scinder en deux graphismes différents les deux moments de sa vie , s'avère remarquable et confondant . On est littéralement transporté à ses côtés , en cellule , sur une barque perdue le long des côtes sud-américaines , dans un village d'autochtones , puis dans son bar à Caracas ou à Paris , invité des radios et plateaux de télé . Les phases temporelles s'alternent et l'on comprend mieux sa vie et ce qu'il en a fait . Certes , les détracteurs diront qu'il y a des failles dans son récit , qu'il a menti etc .... Mais au fond peu importe , cette histoire mérite tellement d'être racontée ! Henri Charrière a probablement grossi le trait et transcendé sa vie pour la rendre plus romanesque et incroyable , peut-on lui en vouloir ? Des dialogues soignés et à propos , des monologues intra-muros poétiques et pris sur le vif , tels les croquis de Sophie Ladame ; le scénariste Sylvère Denné est au diapason avec sa binôme . Ensemble ils rendent hommage à cette histoire légendaire , vendue à 15 millions d'exemplaires de par le monde . De la crasse des cellules , aux embruns du large ,en passant par le ressac contre les parois de l'île du diable , laissez-vous emporter par ce récit et prenez votre envol avec Papillon . La dernière page sublime de l'album vous hantera longtemps 😉
  7. Titre de l'album : Laurel et hardy Scenariste de l'album : Gianluca Buttolo Dessinateur de l'album : Gianluca Buttolo Coloriste : Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : Durant une carrière de près de vingt-cinq ans et plus de cent films, « Laurel et Hardy », duo comique né en 1927, constitué par les acteurs Stan Laurel et Oliver Hardy, reste à ce jour l'un des tandems les plus célèbres de toute l'histoire du cinéma. Documenté en anecdotes et faits marquants, ce roman graphique, signé Gianluca Buttolo, propose une immersion passionnante dans les vies de Laurel et Hardy : la naissance de leur duo, leur lien d'amitié indéfectible et les nombreux obstacles surmontés pour conserver leur liberté de création. Un incontournable pour les amoureux du cinéma. Critique : Quelle bonne idée de l'auteur italien Gianluca Buttolo de nous offrir une biographie du plus connu des duos comiques de l'histoire du cinéma ! Source d'inspiration inépuisable pour bon nombres de cinéastes et acteurs plus "contemporains" , les deux acteurs se livrent corps et âmes sous vos yeux à travers cette biographie hautement documentée . Le fil narratif commence au début des années 60 , Laurel est vieux et usé , il reçoit un coup de fil d'un jeune garçon nommé Seth . On apprend ainsi avec étonnement que son numéro de téléphone est disponible dans l'annuaire et qu'il est très heureux de discuter avec ses anciens fans . Le jeune Seth désire réaliser un travail scolaire sur le tandem , de leur genèse à leur fin . Laurel va donc se livrer à ce jeu avec la plus grande sympathie et une sincérité confondante . Cela ira même jusqu'à leur vie privée , faite de hauts et de bas sentimentaux ! Vous découvrirez leur parcours au fil des chapitres centrés sur une question de l'écolier avec ensuite la réponse détaillée de Monsieur Laurel . Gianlucca Buttolo expose cette biographie avec un dessin idoine pour le sujet ! Il joue sur les ombrages et les fonds blancs pour faire ressortir les personnages , on croirait visionner des films d'époque , ne manque plus que la musique accompagnante 😉 Une élégance du trait rare et une lumière éclatante , comme pour mieux mettre en avant ces deux génies du rire , parachèvent cette composition graphique de haute volée . Certes on peut reprocher quelques longueurs au fil de ces 176 pages , avec des passages ennuyeux sur les discussions entre les artistes et les producteurs , les deux parties n'allant pas toujours dans le même sens ; mais l'ensemble est assez remarquable et immersif, cela donne envie de revisionner des courts métrages d'époque sur messieurs Laurel et Hardy ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/laurel-hardy/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. Kevin Nivek

    Laurel et hardy

    Quelle bonne idée de l'auteur italien Gianluca Buttolo de nous offrir une biographie du plus connu des duos comiques de l'histoire du cinéma ! Source d'inspiration inépuisable pour bon nombres de cinéastes et acteurs plus "contemporains" , les deux acteurs se livrent corps et âmes sous vos yeux à travers cette biographie hautement documentée . Le fil narratif commence au début des années 60 , Laurel est vieux et usé , il reçoit un coup de fil d'un jeune garçon nommé Seth . On apprend ainsi avec étonnement que son numéro de téléphone est disponible dans l'annuaire et qu'il est très heureux de discuter avec ses anciens fans . Le jeune Seth désire réaliser un travail scolaire sur le tandem , de leur genèse à leur fin . Laurel va donc se livrer à ce jeu avec la plus grande sympathie et une sincérité confondante . Cela ira même jusqu'à leur vie privée , faite de hauts et de bas sentimentaux ! Vous découvrirez leur parcours au fil des chapitres centrés sur une question de l'écolier avec ensuite la réponse détaillée de Monsieur Laurel . Gianlucca Buttolo expose cette biographie avec un dessin idoine pour le sujet ! Il joue sur les ombrages et les fonds blancs pour faire ressortir les personnages , on croirait visionner des films d'époque , ne manque plus que la musique accompagnante 😉 Une élégance du trait rare et une lumière éclatante , comme pour mieux mettre en avant ces deux génies du rire , parachèvent cette composition graphique de haute volée . Certes on peut reprocher quelques longueurs au fil de ces 176 pages , avec des passages ennuyeux sur les discussions entre les artistes et les producteurs , les deux parties n'allant pas toujours dans le même sens ; mais l'ensemble est assez remarquable et immersif, cela donne envie de revisionner des courts métrages d'époque sur messieurs Laurel et Hardy !
  9. Titre de l'album : Truman Capote, retour à Garden city Scenariste de l'album : Xavier Bétaucourt Dessinateur de l'album : Nadar Coloriste : Nadar Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Avec De sang-froid, Truman Capote affirmait avoir voulu raconter la réalité, juste la réalité. Ce qui est vrai... dans une certaine mesure. Cela correspond parfaitement à sa personnalité à la fois sincère et manipulatrice. Ainsi, il transformait souvent la réalité de sa vie dans le sens où ça l'arrangeait. Il y a le jet-setter qui mettait en scène une vie flamboyante mais qui se détruisit physiquement à écrire cette histoire. Truman prétendait également être adoré dans le Kansas, ce qui était vrai, en partie, car sa personnalité était clivante chez ceux qu'il surnommait «les ploucs». Et il y eut cette relation avec Perry Smith, son double négatif, l'un des deux condamnés à mort. Chacun d'eux croyaient se reconnaître dans l'autre. Admiration pour Perry, fascination pour Truman. Ce dernier était-il sincère ou se servait-il simplement de Perry pour son roman ? Ici, la réalité des meurtres, du procès et de l'exécution est montrée à travers les scènes du film. En noir et blanc, comme autant de ruptures. L'histoire se concentre sur la violence d'écrire, d'attendre et d'accompagner quelqu'un que l'on connait «mieux que soi-même» à l'échafaud. Pourtant, entre écrire la réalité et la vivre, il y a un monde... Critique : Truman Capote est surement un auteur super connu aux états unis, mais il l'est beaucoup moins en France, si ce n'est pas l'intermédiaire du film sortie en 2005 et ayant oscarisé le regretté Philipp Seymour Hoffman. Alors cet album est le bienvenu et nous permet de découvrir l'homme autant que l'écrivain. Il nous permet aussi de nous rendre compte que l'écriture d'un roman peu être tellement impactante qu'elle peut changer une vie.... C'est bien dessiné et, pour ceux qui ne connaissaient pas 'histoire, super intéressant car en plus de la vie de Truman Capote, on découvre aussi le crime qu'il a décrit et qui lui a tant couté. A lire ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/truman-capote-retour-a-garden-city?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  10. Truman Capote est surement un auteur super connu aux états unis, mais il l'est beaucoup moins en France, si ce n'est pas l'intermédiaire du film sortie en 2005 et ayant oscarisé le regretté Philipp Seymour Hoffman. Alors cet album est le bienvenu et nous permet de découvrir l'homme autant que l'écrivain. Il nous permet aussi de nous rendre compte que l'écriture d'un roman peu être tellement impactante qu'elle peut changer une vie.... C'est bien dessiné et, pour ceux qui ne connaissaient pas 'histoire, super intéressant car en plus de la vie de Truman Capote, on découvre aussi le crime qu'il a décrit et qui lui a tant couté. A lire !
  11. Ils approchent ces fameux JO de Paris , le 26 juillet plus précisément et l'éditeur Steinkis nous rappelle que le Baron de Coubertin fut à l'origine de ces jeux "modernes" . La BD commence avec un bref rappel de la création des premiers jeux grecs dans l'antiquité , qui seront annulés au début de notre ère par un romain méfiant de ce genre de manifestations . Puis , nous retrouvons deux journalistes en route pour l'ouverture des JO tristement célèbres de 1936 à Munich sous le régime nazi . L'axe narratif tournera autour de la conversation qu'ont ces deux reporters à propos de la vie de Pierre de Coubertin . Ils relatent les grandes dates de sa vie politique et son parcours diplomatique jalonné de hauts et de bas . Ainsi on y découvre ses "créations" mais aussi une façade de sa personnalité qui peut sembler sombre à notre époque . Au début du siècle dernier , la société était on ne peut plus patriarcale , donc tenir des positions "misogynes" en 1900 ou en 2000 n'a pas le même impact . Idem pour ses positions sur le colonialisme qui rapportait d'énormes profits à la France , mais aussi aux anglais et hollandais entre autres . Les auteurs abordent ces sujets avec une certaine conscience du contexte historique . En revanche ils risquent de perdre un peu le lecteur avec ces nombreuses allées et venues entre les deux reporters racontant sa vie , et ces moments contés auprès du baron lui-même ! On alterne les époques et les protagonistes sans aucun point de repère et il est parfois compliqué de reconnaître les personnages , d'autant que le récit s'étale sur plus de 40 ans ! Le dessin académique de Didier Pagot lorgne du côté de la ligne claire avec un plus grand réalisme . Avec la galerie de personnages présentés , on aurait aimé une légère dissociation des époques . Mais rassurez-vous , ce n'est pas insurmontable et vous apprendrez un tas d'anecdotes sur cet homme qui restera dans l'histoire et qui nous permet de visionner les cérémonies d'ouverture des JO en français , peu importe le pays organisateurs 😉
  12. Titre de l'album : Coubertin, entre ombre et lumière Scenariste de l'album : Xavier Bétaucourt Dessinateur de l'album : Didier Pagot Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Pierre de Coubertin, son nom est lié à jamais aux Jeux olympiques, mais qui était-il vraiment ? Un amoureux de la Grèce antique, en quête d'un idéal universel... Un aristocrate converti à la République... Un jeune pédagogue qui devine les vertus du sport de masse. Un misogyne indécrottable et un colonialiste convaincu. Tout cela et bien plus... Voici le parcours d'un homme complexe dans une époque qui le fut tout autant. Critique : Ils approchent ces fameux JO de Paris , le 26 juillet plus précisément et l'éditeur Steinkis nous rappelle que le Baron de Coubertin fut à l'origine de ces jeux "modernes" . La BD commence avec un bref rappel de la création des premiers jeux grecs dans l'antiquité , qui seront annulés au début de notre ère par un romain méfiant de ce genre de manifestations . Puis , nous retrouvons deux journalistes en route pour l'ouverture des JO tristement célèbres de 1936 à Munich sous le régime nazi . L'axe narratif tournera autour de la conversation qu'ont ces deux reporters à propos de la vie de Pierre de Coubertin . Ils relatent les grandes dates de sa vie politique et son parcours diplomatique jalonné de hauts et de bas . Ainsi on y découvre ses "créations" mais aussi une façade de sa personnalité qui peut sembler sombre à notre époque . Au début du siècle dernier , la société était on ne peut plus patriarcale , donc tenir des positions "misogynes" en 1900 ou en 2000 n'a pas le même impact . Idem pour ses positions sur le colonialisme qui rapportait d'énormes profits à la France , mais aussi aux anglais et hollandais entre autres . Les auteurs abordent ces sujets avec une certaine conscience du contexte historique . En revanche ils risquent de perdre un peu le lecteur avec ces nombreuses allées et venues entre les deux reporters racontant sa vie , et ces moments contés auprès du baron lui-même ! On alterne les époques et les protagonistes sans aucun point de repère et il est parfois compliqué de reconnaître les personnages , d'autant que le récit s'étale sur plus de 40 ans ! Le dessin académique de Didier Pagot lorgne du côté de la ligne claire avec un plus grand réalisme . Avec la galerie de personnages présentés , on aurait aimé une légère dissociation des époques . Mais rassurez-vous , ce n'est pas insurmontable et vous apprendrez un tas d'anecdotes sur cet homme qui restera dans l'histoire et qui nous permet de visionner les cérémonies d'ouverture des JO en français , peu importe le pays organisateurs 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/coubertin-entre-ombre-et-lumiere/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  13. Titre de l'album : La rafle d'Izieu Scenariste de l'album : Pascal Bresson Dessinateur de l'album : Giulio Salvadori Coloriste : Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : Début 1943, Sabine et Miron Zlatin avaient créé à Izieu, dans l'Ain, une colonie pour accueillir et protéger des enfants juifs, en zone italienne. Mais le 8 septembre 1943, l'armée italienne capitule face aux Alliés et laisse sa place aux troupes allemandes dans le Sud-Est de la France. Début 1944, les signaux d'alarme se multiplient avec des arrestations à Chambéry et aux alentours et avec le remplacement du sous-préfet de Belley, protecteur de la colonie. Mais avant que la colonie ne soit effectivement dispersée, le 6 avril 1944, débarquent un détachement de la Wehrmacht et 3 officiers SS qui embarquent sans ménagement les quarante-cinq enfants et les sept adultes de la colonie. Seul échappe à la rafle Léon Reifman qui a pu sauter par la fenêtre et trouver refuge chez les voisins, les Perticoz. Ces derniers ont eux-mêmes assisté, impuissants, à la rafle... Ils ne comprennent pas : pourquoi s'en prendre ainsi à des enfants ? Qui a bien pu attirer l'attention de Klaus Barbie et de ses sbires sur cette paisible colonie ? Y aurait-il eu dénonciation ? Pendant ce temps, les enfants sont emmenés à Lyon puis Drancy avant leur déportation et leur extermination. Critique : A l'occasion du funeste anniversaire des 80 ans de la rafle d'Izieu , la maison d'éditions La boîte à bulles , publie ce très bel ouvrage racontant les faits . L'auteur breton Pascal Bresson poursuit son travail sur cette période après avoir réalisé des histoires sur Simone Veil et les combats des époux Klarsfeld . Il signe un scénario aux faux airs d'enquête policière . Les actes atroces commis par les nazis sous l'occupation composent l'introduction du livre . Puis , l'ensemble des personnages ayant été concernés de près ou de loin par cette rafle sont mis sous les feux des projecteurs . Chacun se posant moult questions , comme ce chef de gendarmerie réalisant une enquête de terrain et d'investigation afin de savoir comment cela a pu arriver et qui sont les coupables ! Car cette colonie d'enfants juifs était discrète et à l'écart des grandes villes . Rappelons que nous sommes en avril 1944 , la fin de la guerre est proche et les nazis sentent bien que le vent a tourné dans le mauvais sens pour eux ! Pourquoi donc s'en prendre à ces 45 enfants dans une certaine urgence alors que les signes d'une défaite prochaine sont proches ? Dénonciation ? Simple volonté de Klaus Barbie ? Les deux ? De nombreux témoignages viennent compléter ce drame sur une période couvrant la rafle elle même , puis les jours suivants et enfin des années plus tard lors du procès de Barbie . Les ellipses sont nombreuses et il faut rester bien attentif au cours de la lecture pour bien repérer les différents protagonistes . La ligne clair du dessinateur italien Giulio Salvadori rend l'exercice plus facile , les visages sont reconnaissables même en vieillissant et surtout , le choix de ce type de graphisme atténue un peu les horreurs rencontrées durant la lecture . Un style plus réaliste eut été insoutenable , tant le récit peut se montrer poignant par moments . Les couleurs sont ternes , en écho avec cette bien sombre période . Une lecture nécessaire pour ne pas oublier . Vous pouvez visiter le site qui se trouve dans l'Ain . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-rafle-d-izieu/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Kevin Nivek

    La rafle d'Izieu

    A l'occasion du funeste anniversaire des 80 ans de la rafle d'Izieu , la maison d'éditions La boîte à bulles , publie ce très bel ouvrage racontant les faits . L'auteur breton Pascal Bresson poursuit son travail sur cette période après avoir réalisé des histoires sur Simone Veil et les combats des époux Klarsfeld . Il signe un scénario aux faux airs d'enquête policière . Les actes atroces commis par les nazis sous l'occupation composent l'introduction du livre . Puis , l'ensemble des personnages ayant été concernés de près ou de loin par cette rafle sont mis sous les feux des projecteurs . Chacun se posant moult questions , comme ce chef de gendarmerie réalisant une enquête de terrain et d'investigation afin de savoir comment cela a pu arriver et qui sont les coupables ! Car cette colonie d'enfants juifs était discrète et à l'écart des grandes villes . Rappelons que nous sommes en avril 1944 , la fin de la guerre est proche et les nazis sentent bien que le vent a tourné dans le mauvais sens pour eux ! Pourquoi donc s'en prendre à ces 45 enfants dans une certaine urgence alors que les signes d'une défaite prochaine sont proches ? Dénonciation ? Simple volonté de Klaus Barbie ? Les deux ? De nombreux témoignages viennent compléter ce drame sur une période couvrant la rafle elle même , puis les jours suivants et enfin des années plus tard lors du procès de Barbie . Les ellipses sont nombreuses et il faut rester bien attentif au cours de la lecture pour bien repérer les différents protagonistes . La ligne clair du dessinateur italien Giulio Salvadori rend l'exercice plus facile , les visages sont reconnaissables même en vieillissant et surtout , le choix de ce type de graphisme atténue un peu les horreurs rencontrées durant la lecture . Un style plus réaliste eut été insoutenable , tant le récit peut se montrer poignant par moments . Les couleurs sont ternes , en écho avec cette bien sombre période . Une lecture nécessaire pour ne pas oublier . Vous pouvez visiter le site qui se trouve dans l'Ain .
  15. Titre de l'album : Le petit Bruce Lee Scenariste de l'album : William Augel Dessinateur de l'album : William Augel Coloriste : Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : Avant de revêtir son célèbre costume jaune et de devenir l'un des plus célèbres maîtres du kung-fu, Bruce Lee était un enfant comme les autres... Enfin, presque ! Aux côtés de son père, chanteur d'opéra, de ses grandes soeurs ou bien de son dragon imaginaire, le jeune Bruce apprend les choses de la vie. À l'entrainement, à l'école et même en rêves, toute leçon est bonne à prendre pour devenir un homme qui compte ! Et pour botter les fesses de Chuck Norris quelques années plus tard, il lui aura fallu s'entraîner avec acharnement. Et découvrir qu'il convient aussi de savoir faire preuve de ruse et de pondération ! Car c'est par la voie de la sagesse que l'on devient un "petit génie" ! Critique : A l'occasion de ce cinquième tome des Petits génies , William Augel nous plonge dans les origines de Monsieur Bruce Lee . Une véritable madeleine de Proust pour moi qui ai visionné ses films à maintes reprises dans ma jeunesse avec émerveillement . Une fois de plus , l'auteur fait mouche en conjuguant humour et histoire avec talent . Sa ligne claire nous fait découvrir les origines de Bruce Lee , au sein de sa famille à Hong Kong , berceau de son enfance . Les scénettes s'enchaînent et on sourit aux péripéties qu'il rencontre . On apprend entre autres ses lointaines origines allemandes , avec pour effet principal le refus de nombreuses écoles d'arts martiaux chinois de l'incorporer . Il faudra toute la persévérance de Yip man pour le garder avec le succès que l'on connait dorénavant . C'est une mine d'informations pour les fans ! La véritable raison de sa mort ayant été il y a peu dévoilée , j'ai été surpris d'apprendre aussi qu'il n'était pas mort sur le tournage du film Le jeu de la mort , mais bien d'un accident vasculaire cérébral . Qu'importe cette mort "naturelle" , il restera à mes yeux une icône de la pop culture et un modèle du genre ! Cette BD est un vibrant hommage à sa mémoire , elle rend ses "yataaaii" encore plus attachants 🙂 Amateurs , foncez 😉 Merci monsieur Augel , et Bruce Lee : chapeau l'artiste .Je me permets de glisser en fichier joint une photo de la légende . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-petit-bruce-lee/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  16. Kevin Nivek

    Le petit Bruce Lee

    A l'occasion de ce cinquième tome des Petits génies , William Augel nous plonge dans les origines de Monsieur Bruce Lee . Une véritable madeleine de Proust pour moi qui ai visionné ses films à maintes reprises dans ma jeunesse avec émerveillement . Une fois de plus , l'auteur fait mouche en conjuguant humour et histoire avec talent . Sa ligne claire nous fait découvrir les origines de Bruce Lee , au sein de sa famille à Hong Kong , berceau de son enfance . Les scénettes s'enchaînent et on sourit aux péripéties qu'il rencontre . On apprend entre autres ses lointaines origines allemandes , avec pour effet principal le refus de nombreuses écoles d'arts martiaux chinois de l'incorporer . Il faudra toute la persévérance de Yip man pour le garder avec le succès que l'on connait dorénavant . C'est une mine d'informations pour les fans ! La véritable raison de sa mort ayant été il y a peu dévoilée , j'ai été surpris d'apprendre aussi qu'il n'était pas mort sur le tournage du film Le jeu de la mort , mais bien d'un accident vasculaire cérébral . Qu'importe cette mort "naturelle" , il restera à mes yeux une icône de la pop culture et un modèle du genre ! Cette BD est un vibrant hommage à sa mémoire , elle rend ses "yataaaii" encore plus attachants 🙂 Amateurs , foncez 😉 Merci monsieur Augel , et Bruce Lee : chapeau l'artiste .Je me permets de glisser en fichier joint une photo de la légende .
  17. Titre de l'album : Les guerres de Lucas Scenariste de l'album : Laurent Hopman Dessinateur de l'album : Renaud Roche Coloriste : Renaud Roche Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Scrupuleusement fidèle à la réalité historique, méticuleusement documenté, Les Guerres de Lucas met en scène l'invraisemblable épopée de George Lucas, enfant rebelle passé à côté de la mort, prodige du nouvel Hollywood et visionnaire indomptable. Une exploration inédite des coulisses de Star Wars, de l'enfer du casting au tournage cauchemardesque, où querelles entre acteurs, histoire d'amour secrète et désastres en pagaille jalonnent le quotidien. Un bourbier gigantesque dont sortira pourtant une oeuvre majeure qui changera à jamais le cinéma. Les Guerres de Lucas est une plongée en apnée dans les affres de la création, intense et poignante, mais drôle malgré tout. Making of ultime, success-story jouissive et leçon de cinéma, une ode à la magie de l'enfance et à la persévérance. Critique : J'ai mis du temps à me lancer dans cette aventure ! J'observais le succès critique et commercial de cette oeuvre du coin de l'oeil , envisageant un achat et une lecture dans un avenir raisonnable . Puis , mon amour profond pour la saga a fini par prendre le dessus et je me suis lancé dans le grand bain (de bacta) . Autant vous le dire tout de suite , j'ai été conquis . Que d'émerveillement en lisant la genèse de ce film , mais pas que , il s'agit aussi et surtout de la "naissance" du réalisateur Georges Lucas . Un homme que vous découvrirez simple , issu du middle class californien , ayant très peu de goût pour les fêtes et les vices de la vie comme l'alcool et la drogue ( il est diabétique) . Cancre à l'école , il est bercé par les exploits de Flash Gordon et se crée un univers bien à lui dans ses nombreuses rêveries . L'appel du cinéma se fait naturellement avec une formation dans laquelle il côtoie Spielberg et Copolla entre autres , puis une première oeuvre en 1971 : THX1138 . Déjà il ressent le manque de moyens technologiques face à son imaginaire , il découvre aussi et surtout les difficultés d'avoir des financements par les studios ! C'est ainsi que naîtra American Graffiti , film jugé commercial qu'il réalise sans grand entrain , pour contenter ses producteurs . Le succès incroyable au box office va pouvoir lancer son projet d'une vie : Star wars ! Régalez-vous des anecdotes nombreuses et incroyables du film de sa création à son tournage , on nage dans le thriller parfois ! Vous ressentirez cette impression entrevue dans Oppenheimer lors de l'essai de la Bombe : vous savez que cela fonctionnera mais le talent de Nolan fait que vous ressentez le stress d'un éventuel échec . Ici , accompagnerez Georges Lucas pas à pas dans cette arlésienne au destin grandiose . Des négociations avec les "costards cravates" , au casting , en passant par le quotidien du tournage , puis la libération , rien ne vous échappera ! Le dessin réaliste est immersif , les "acteurs" sont facilement reconnaissables , Harrison Ford est iconique , bref , tout est beau ! Aussi , lorsque Spielberg et Lucas se retrouvent en vacances après la sortie du film en s'imaginant travailler ensemble , et que Georges lui soumet l'idée d'un archéologue aventurier , mon sang faillit tourner en espérant un tome 2 ! Messieurs à vous lire et merci , mille mercis pour cette balade merveilleuse . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-guerres-de-lucas/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  18. Titre de l'album : Simone de Beauvoir Scenariste de l'album : Julia Korbik Dessinateur de l'album : Julia Bernhard Coloriste : Julia Bernhard Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : " J'aime avec passion la vie, j'abomine l'idée de devoir mourir. Je suis terriblement avide, aussi, je veux tout de la vie, être une femme et aussi un homme, avoir beaucoup d'amis, et aussi la solitude, travailler énormément, écrire de bons livres, et aussi voyager, m'amuser, être égoïste, et aussi généreuse... " Simone de Beauvoir. La femme qui a écrit ces mots est l'une des intellectuelles les plus influentes du XXe siècle. Toute sa vie, Simone de Beauvoir s'est battue pour pouvoir exister dans toute la diversité de son être. Et ceci, indépendamment des normes et des règles. Simone de Beauvoir a défié ses contemporains et a changé nos idées sur le couple et les relations entre les sexes avec ses oeuvres, sa philosophie et son mode de vie.? Une vie bien remplie, riche en connaissances, en douleur et en joie. La vie d'une femme qui a toujours été motivée par la curiosité d'elle-même et des autres. Elle s'est battue pour que toutes puissent exister, quels que soient leur classe sociale et le sexe, quelles que soient les normes et les règles.? Elle est aujourd'hui considérée comme l'une des penseuses les plus influentes du XXe siècle. Critique : Après le très réussi Les matins doux (éditeur Steinkis) relatant la liaison passionnée de Simone de Beauvoir et Nelson Algren , le même éditeur nous propose une biographie au sens large du terme de cette grande femme du XXème siècle . Par le biais d'une interview avec une journaliste , en 1986 , peu de temps avant sa mort , ce duo d'autrices allemandes dévoile les grandes dates de cette vie riche et tellement avant-gardiste . De son enfance au sein d'une famille bourgeoise aux difficultés financières avec un père ancré sur un mode de vie patriarcal et une mère bien en retrait ; puis ses études où elle côtoie Sartre dans sa promo d'agrégation , ce qui sera le point de départ de leur relation , en passant par Algren pour finir sur ses combats politiques menés ; vous partagerez tous ces moments en sa compagnie . Ses questionnements sur la religion , la place des femmes en société , ses doutes , ses envies , tout est relaté avec une grande minutie . On sent une grande admiration de Julia Korbik envers "Castor" comme la nommait Jean-Paul Sartre , elle a d'ailleurs axé une grande partie de ses travaux de journaliste sur le féminisme et la philosophe romancière française . Pour illustrer cette biographie ,une fausse bichromie aux légères nuances de vert ou saumon a été réalisée avec soin . Les personnages sont reconnaissables et les autrices ajoutent parfois les noms au dessus des têtes . L'illustratrice Julia Bernhard met en avant les protagonistes à travers des cases épurées les situant au premier plan . Tout concourt vers une narration fluide au fil de la pensée évolutive de Simone de Beauvoir . On apprend , pas seulement sur elle , mais sur ce mode fonctionnement de la société d'époque , et on comprend mieux l'écho des pensées d'une telle femme , de nos jours avec un féminisme assumé et un mode de vie ayant bien changé , fort heureusement ! Cette grande dame a assurément posé les jalons de la liberté de la femme à disposer de son corps mais aussi de sa vie en général . Un autre atout de cette oeuvre repose sur la talent des auteures de ne pas tomber dans une critique acerbe des hommes au milieu du siècle dernier , tout en prônant un féminisme accru . A la place on lit les pensées et questions existentielles de Simone de Beauvoir , et on savoure . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/simone-de-beauvoir?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. Kevin Nivek

    Simone de Beauvoir

    Après le très réussi Les matins doux (éditeur Steinkis) relatant la liaison passionnée de Simone de Beauvoir et Nelson Algren , le même éditeur nous propose une biographie au sens large du terme de cette grande femme du XXème siècle . Par le biais d'une interview avec une journaliste , en 1986 , peu de temps avant sa mort , ce duo d'autrices allemandes dévoile les grandes dates de cette vie riche et tellement avant-gardiste . De son enfance au sein d'une famille bourgeoise aux difficultés financières avec un père ancré sur un mode de vie patriarcal et une mère bien en retrait ; puis ses études où elle côtoie Sartre dans sa promo d'agrégation , ce qui sera le point de départ de leur relation , en passant par Algren pour finir sur ses combats politiques menés ; vous partagerez tous ces moments en sa compagnie . Ses questionnements sur la religion , la place des femmes en société , ses doutes , ses envies , tout est relaté avec une grande minutie . On sent une grande admiration de Julia Korbik envers "Castor" comme la nommait Jean-Paul Sartre , elle a d'ailleurs axé une grande partie de ses travaux de journaliste sur le féminisme et la philosophe romancière française . Pour illustrer cette biographie ,une fausse bichromie aux légères nuances de vert ou saumon a été réalisée avec soin . Les personnages sont reconnaissables et les autrices ajoutent parfois les noms au dessus des têtes . L'illustratrice Julia Bernhard met en avant les protagonistes à travers des cases épurées les situant au premier plan . Tout concourt vers une narration fluide au fil de la pensée évolutive de Simone de Beauvoir . On apprend , pas seulement sur elle , mais sur ce mode fonctionnement de la société d'époque , et on comprend mieux l'écho des pensées d'une telle femme , de nos jours avec un féminisme assumé et un mode de vie ayant bien changé , fort heureusement ! Cette grande dame a assurément posé les jalons de la liberté de la femme à disposer de son corps mais aussi de sa vie en général . Un autre atout de cette oeuvre repose sur la talent des auteures de ne pas tomber dans une critique acerbe des hommes au milieu du siècle dernier , tout en prônant un féminisme accru . A la place on lit les pensées et questions existentielles de Simone de Beauvoir , et on savoure .
  20. Titre de l'album : Viktor Frankl - Un héritage pour l'humanité Scenariste de l'album : Pascal Bresson Dessinateur de l'album : Jérôme Eho Coloriste : Jérôme Eho Editeur de l'album : Hugo bd Note : Résumé de l'album : Viktor Frankl (1905 - 1997) est un célèbre professeur autrichien de neurologie et de psychiatrie à la faculté de Vienne en Autriche. Il est le créateur d'une nouvelle thérapie qu'il baptise : logothérapie. Dès l'âge de 15 ans, il correspond avec Freud. Très en avance sur son temps, il donne sa première conférence sur le thème : « A propos du sens de la vie ». En 1925, étudiant en médecine, il rencontre Freud tout en se rapprochant du cercle d'influence d'un autre éminent professeur Alfred Adler. Mars 1938, les troupes allemandes pénètrent en Autriche. Frankl sabote alors les ordres reçus par les nazis et refuse de livrer des malades et handicapés mentaux pour le programme d'essai d'euthanasie baptisée « Aktion T4 » ayant pour projet d'assassiner les Juifs à grande échelle au moyen de chambres à gaz. Pour avoir refusé de collaborer, Viktor Frankl et toute sa famille sont envoyés dans le camp de concentration Theresienstadt, puis déportés au camp de la mort Auschwitz. Toute sa famille est assassinée. Durant sa déportation, Frankl observe minutieusement tous les déportés et se rend compte avec étonnement que les plus robustes, ceux qui sont dans l'action et qui mangent bien sont les premiers à mourir très vite, alors que les plus faibles résistent plus longtemps. « Face à l'absurde, les plus fragiles avaient développé une vie intérieure qui leur laissait une place pour garder l'espoir et questionner le sens. ». À la libération en 1945, son expérience des camps lui permet de comprendre l'importance de trouver un sens à sa vie pour avoir l'envie et le courage de continuer. Il décide alors de créer sa propre conception qu'il appelle logothérapie : DONNER UN SENS A SA VIE, une forme d'analyse existentielle sur le sens de la vie. La logothérapie prend après-guerre une ampleur considérable et révolutionne la pratique thérapeutique en tant que science qui « se penche tant sur les raisons de vivre de l'homme que sur ses efforts pour les découvrir ». Viktor Frankl est l'auteur d'un best-seller vendu à plus de 16 millions dans le monde. Critique : Quelle vie que celle de Viktor Frankl Une vie comme on en fait plus et comme on ne souhaiterait plus en voir. La vie d'un homme qui a traversé les camps de la mort et qui a ensuite inspiré une génération de philosophe en prônant la positivité. Ce qui est marquant dans ce roman graphique, c'est que l'histoire ne cherche pas à nous émouvoir outre mesure en nous parlant de la période des camps. Elle cherche avant tout à parler de la psychologie et de comment Victor Frankl, qui a côtoyé les plus grands sociologues allemands tels Freud, en est venu à inventer la logotherapie. Une vie sacrement intéressante ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/viktor-frankl-un-heritage-pour-l-humanite?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  21. Quelle vie que celle de Viktor Frankl Une vie comme on en fait plus et comme on ne souhaiterait plus en voir. La vie d'un homme qui a traversé les camps de la mort et qui a ensuite inspiré une génération de philosophe en prônant la positivité. Ce qui est marquant dans ce roman graphique, c'est que l'histoire ne cherche pas à nous émouvoir outre mesure en nous parlant de la période des camps. Elle cherche avant tout à parler de la psychologie et de comment Victor Frankl, qui a côtoyé les plus grands sociologues allemands tels Freud, en est venu à inventer la logotherapie. Une vie sacrement intéressante !
  22. Kevin Nivek

    Les guerres de Lucas

    J'ai mis du temps à me lancer dans cette aventure ! J'observais le succès critique et commercial de cette oeuvre du coin de l'oeil , envisageant un achat et une lecture dans un avenir raisonnable . Puis , mon amour profond pour la saga a fini par prendre le dessus et je me suis lancé dans le grand bain (de bacta) . Autant vous le dire tout de suite , j'ai été conquis . Que d'émerveillement en lisant la genèse de ce film , mais pas que , il s'agit aussi et surtout de la "naissance" du réalisateur Georges Lucas . Un homme que vous découvrirez simple , issu du middle class californien , ayant très peu de goût pour les fêtes et les vices de la vie comme l'alcool et la drogue ( il est diabétique) . Cancre à l'école , il est bercé par les exploits de Flash Gordon et se crée un univers bien à lui dans ses nombreuses rêveries . L'appel du cinéma se fait naturellement avec une formation dans laquelle il côtoie Spielberg et Copolla entre autres , puis une première oeuvre en 1971 : THX1138 . Déjà il ressent le manque de moyens technologiques face à son imaginaire , il découvre aussi et surtout les difficultés d'avoir des financements par les studios ! C'est ainsi que naîtra American Graffiti , film jugé commercial qu'il réalise sans grand entrain , pour contenter ses producteurs . Le succès incroyable au box office va pouvoir lancer son projet d'une vie : Star wars ! Régalez-vous des anecdotes nombreuses et incroyables du film de sa création à son tournage , on nage dans le thriller parfois ! Vous ressentirez cette impression entrevue dans Oppenheimer lors de l'essai de la Bombe : vous savez que cela fonctionnera mais le talent de Nolan fait que vous ressentez le stress d'un éventuel échec . Ici , accompagnerez Georges Lucas pas à pas dans cette arlésienne au destin grandiose . Des négociations avec les "costards cravates" , au casting , en passant par le quotidien du tournage , puis la libération , rien ne vous échappera ! Le dessin réaliste est immersif , les "acteurs" sont facilement reconnaissables , Harrison Ford est iconique , bref , tout est beau ! Aussi , lorsque Spielberg et Lucas se retrouvent en vacances après la sortie du film en s'imaginant travailler ensemble , et que Georges lui soumet l'idée d'un archéologue aventurier , mon sang faillit tourner en espérant un tome 2 ! Messieurs à vous lire et merci , mille mercis pour cette balade merveilleuse .
  23. Titre de l'album : Les derniers jours de Robert Johnson Scenariste de l'album : Frantz Duchazeau Dessinateur de l'album : Frantz Duchazeau Coloriste : Editeur de l'album : Sarbacane Note : Résumé de l'album : Années 1930, un homme, la vingtaine, mi vagabond, mi dandy, sillonne les routes poussiéreuses du Mississippi avec pour seuls bagages une guitare acoustique et une bouteille de vin. Malgré son jeune âge, il semble porter sur les épaules tout le poids du monde, traînant derrière lui comme un boulet de forçat un passé déjà trop douloureux : l'abandon d'un père, une enfance passée dans les champs de coton, sous la surveillance un beau-père violent, puis la mort en couches de l'amour de sa vie ... Qui peut douter qu'il s'agit de Robert Johnson, l'auteur de « Sweet Home Chicago», et que, de ses souffrances, il tire un blues à nul autre pareil ? Disséminant sa musique encore méconnue de ville en ville, dans un Sud raciste, Johnson a rendez-vous avec sa gloire en une date et en un lieu : la scène du Carnegie Hall, à New York, où des producteurs qui croient en son talent l'attendent impatiemment. Mais son autodestruction est à la hauteur de son talent : immense. Arrivera-t-il à destination ? Critique : Grand initiateur du "club des 27" (artistes décédés à l'âge de 27 ans : Cobain , Winehouse , Basquiat , Morrison , Hendrix entre autres) , Robert Johnson a brûlé la vie par les deux bouts . Je dois avouer ma méconnaissance du guitariste de blues , mort en 1938 , mais ayant influencé de nombreux musiciens par la suite . Frantz Duchazeau avait déjà démontré ses talents de conteur avec Le rêve de Meteor Slim , sur la vie imaginaire d'un guitariste de blues taillant la route à la rencontre du monde . Il recommence ici avec un véritable artiste en dévoilant sa (courte) vie dans un méli-mélo de planches passées et présentes . Là réside le seul bémol de ce roman graphique volumineux : ces alternances temporelles sans aucun moyen d'identifier l'époque en place , si ce n'est le contexte et les personnages . Car le trait de Duchazeau , aussi remarquable soit-il sur les paysages et descriptions des villes d'époque ; souffre en revanche d'un manque de finesse sur les visages . Rassurez-vous , il délivre ceci dit des planches remarquables dans un noir et blanc "crayonné" puissant et vivace . La trame principale suit donc Robert Johnson qui décide de partir à New-York pour un concours musical , sans savoir que durant son périple , deux personnes le recherchent pour justement le mener à cette compétition . Quelle ironie de voir ce pauvre ère déambuler dans la campagne américaine du sud , sans le sou , dormant à la belle étoile et cherchant de la nourriture et de l'alcool dans les petites villes traversées . Dans les années 30 de ce pays , le racisme est omniprésent avec des pancartes de ségrégation et autres pendaisons sauvages initiées par le Ku Klux Klan . On ressent à travers ces pages , les difficultés éprouvées par la population noire à cette époque . Tout au long du récit , vous découvrirez aussi une autre quête jalonnant la vie de Robert Johnson , une recherche sur son passé et ce qui le rend tel qu'il est : un alcoolique et un guitariste touché par la grâce de Dieu (mais pas que 😉 ) . Un scénario riche et un dessin contemplatif . J'avais découvert le talent de Duchazeau dans son crépusculaire Les vaincus , depuis , le natif d'Angoulême ne cesse de progresser ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-derniers-jours-de-robert-johnson/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  24. Grand initiateur du "club des 27" (artistes décédés à l'âge de 27 ans : Cobain , Winehouse , Basquiat , Morrison , Hendrix entre autres) , Robert Johnson a brûlé la vie par les deux bouts . Je dois avouer ma méconnaissance du guitariste de blues , mort en 1938 , mais ayant influencé de nombreux musiciens par la suite . Frantz Duchazeau avait déjà démontré ses talents de conteur avec Le rêve de Meteor Slim , sur la vie imaginaire d'un guitariste de blues taillant la route à la rencontre du monde . Il recommence ici avec un véritable artiste en dévoilant sa (courte) vie dans un méli-mélo de planches passées et présentes . Là réside le seul bémol de ce roman graphique volumineux : ces alternances temporelles sans aucun moyen d'identifier l'époque en place , si ce n'est le contexte et les personnages . Car le trait de Duchazeau , aussi remarquable soit-il sur les paysages et descriptions des villes d'époque ; souffre en revanche d'un manque de finesse sur les visages . Rassurez-vous , il délivre ceci dit des planches remarquables dans un noir et blanc "crayonné" puissant et vivace . La trame principale suit donc Robert Johnson qui décide de partir à New-York pour un concours musical , sans savoir que durant son périple , deux personnes le recherchent pour justement le mener à cette compétition . Quelle ironie de voir ce pauvre ère déambuler dans la campagne américaine du sud , sans le sou , dormant à la belle étoile et cherchant de la nourriture et de l'alcool dans les petites villes traversées . Dans les années 30 de ce pays , le racisme est omniprésent avec des pancartes de ségrégation et autres pendaisons sauvages initiées par le Ku Klux Klan . On ressent à travers ces pages , les difficultés éprouvées par la population noire à cette époque . Tout au long du récit , vous découvrirez aussi une autre quête jalonnant la vie de Robert Johnson , une recherche sur son passé et ce qui le rend tel qu'il est : un alcoolique et un guitariste touché par la grâce de Dieu (mais pas que 😉 ) . Un scénario riche et un dessin contemplatif . J'avais découvert le talent de Duchazeau dans son crépusculaire Les vaincus , depuis , le natif d'Angoulême ne cesse de progresser !
  25. Titre de l'album : La disparition de Josef Mengele Scenariste de l'album : Matz , Olivier Guetz Dessinateur de l'album : Jorg Maillet Coloriste : Editeur de l'album : Arènes Note : Résumé de l'album : 1949 : Josef Mengele débarque à Buenos Aires. Caché sous divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie. L’Argentine de Perón est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et il doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance ne connaîtra plus de répit… jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979. Critique : Adaptée du roman à succès d'Olivier Guez , cette histoire nous tient en haleine du début à la fin , sans répit . 30 ans ! 30 ans de cavale pour le tortionnaire d'Auschwitz avec des hauts , des bas , mais toujours cette crainte de se faire prendre . Adapter en BD ce roman d'une telle densité n'a pas dû être une mince affaire pour Matz , car les détails fourmillent , on sent que le romancier a étudié chaque détails et reconstitué le plus fidèlement possible ces 30 années d'errance et de peur . Cela ne pouvait être fait qu'en un seul tome , car il semblait nécessaire de suivre Mengele dans son quotidien . Et Matz le réalise avec grand talent . Nous le suivons au sortir de la guerre , en fuite désespérée vers l'Amérique du sud , terre promise des criminels nazis , avec son propre ressenti , mais aussi ses convictions . C'est bien là un des nombreux atouts de cette histoire , en effet , à aucun moment durant ces 30 années il ne va regretter ou effectuer une introspection de son passé de médecin tortionnaire . En lieu et place d'une banale chasse au nazi , nous allons le suivre durant sa cavale interminable avec ses espoirs , ses peurs , sa paranoïa grandissante . Un parcours jalonné de flashbacks sur ses expériences dans les camps , ceci afin de nous aider à mieux cerner le personnage . Imagée par le dessin de Maillet très "Prattien" , où les ombres semblent prendre vie et se faire menaçantes , les cases toutes noires , marquent une peur invisible mais néanmoins présente et suffocante . Le récit va à 100 à l'heure , comme sa vie tourmentée . Un véritable pèlerinage en enfer nous est conté . Mais , même au fond des limbes , le Mossad peut venir vous chercher , tellement le désir de revanche et de justice est important . Une lecture riche d'enseignements , haletante , composée dune importante galerie de personnages . Un potentiel relecture non négligeable . Si cette époque vous plaît , ce livre est fait pour vous 🙂 . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-disparition-de-josef-mengele?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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