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  1. Quelle vie que celle de Viktor Frankl Une vie comme on en fait plus et comme on ne souhaiterait plus en voir. La vie d'un homme qui a traversé les camps de la mort et qui a ensuite inspiré une génération de philosophe en prônant la positivité. Ce qui est marquant dans ce roman graphique, c'est que l'histoire ne cherche pas à nous émouvoir outre mesure en nous parlant de la période des camps. Elle cherche avant tout à parler de la psychologie et de comment Victor Frankl, qui a côtoyé les plus grands sociologues allemands tels Freud, en est venu à inventer la logotherapie. Une vie sacrement intéressante !
  2. Titre de l'album : Viktor Frankl - Un héritage pour l'humanité Scenariste de l'album : Pascal Bresson Dessinateur de l'album : Jérôme Eho Coloriste : Jérôme Eho Editeur de l'album : Hugo bd Note : Résumé de l'album : Viktor Frankl (1905 - 1997) est un célèbre professeur autrichien de neurologie et de psychiatrie à la faculté de Vienne en Autriche. Il est le créateur d'une nouvelle thérapie qu'il baptise : logothérapie. Dès l'âge de 15 ans, il correspond avec Freud. Très en avance sur son temps, il donne sa première conférence sur le thème : « A propos du sens de la vie ». En 1925, étudiant en médecine, il rencontre Freud tout en se rapprochant du cercle d'influence d'un autre éminent professeur Alfred Adler. Mars 1938, les troupes allemandes pénètrent en Autriche. Frankl sabote alors les ordres reçus par les nazis et refuse de livrer des malades et handicapés mentaux pour le programme d'essai d'euthanasie baptisée « Aktion T4 » ayant pour projet d'assassiner les Juifs à grande échelle au moyen de chambres à gaz. Pour avoir refusé de collaborer, Viktor Frankl et toute sa famille sont envoyés dans le camp de concentration Theresienstadt, puis déportés au camp de la mort Auschwitz. Toute sa famille est assassinée. Durant sa déportation, Frankl observe minutieusement tous les déportés et se rend compte avec étonnement que les plus robustes, ceux qui sont dans l'action et qui mangent bien sont les premiers à mourir très vite, alors que les plus faibles résistent plus longtemps. « Face à l'absurde, les plus fragiles avaient développé une vie intérieure qui leur laissait une place pour garder l'espoir et questionner le sens. ». À la libération en 1945, son expérience des camps lui permet de comprendre l'importance de trouver un sens à sa vie pour avoir l'envie et le courage de continuer. Il décide alors de créer sa propre conception qu'il appelle logothérapie : DONNER UN SENS A SA VIE, une forme d'analyse existentielle sur le sens de la vie. La logothérapie prend après-guerre une ampleur considérable et révolutionne la pratique thérapeutique en tant que science qui « se penche tant sur les raisons de vivre de l'homme que sur ses efforts pour les découvrir ». Viktor Frankl est l'auteur d'un best-seller vendu à plus de 16 millions dans le monde. Critique : Quelle vie que celle de Viktor Frankl Une vie comme on en fait plus et comme on ne souhaiterait plus en voir. La vie d'un homme qui a traversé les camps de la mort et qui a ensuite inspiré une génération de philosophe en prônant la positivité. Ce qui est marquant dans ce roman graphique, c'est que l'histoire ne cherche pas à nous émouvoir outre mesure en nous parlant de la période des camps. Elle cherche avant tout à parler de la psychologie et de comment Victor Frankl, qui a côtoyé les plus grands sociologues allemands tels Freud, en est venu à inventer la logotherapie. Une vie sacrement intéressante ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/viktor-frankl-un-heritage-pour-l-humanite?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. Titre de l'album : Les guerres de Lucas Scenariste de l'album : Laurent Hopman Dessinateur de l'album : Renaud Roche Coloriste : Renaud Roche Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Scrupuleusement fidèle à la réalité historique, méticuleusement documenté, Les Guerres de Lucas met en scène l'invraisemblable épopée de George Lucas, enfant rebelle passé à côté de la mort, prodige du nouvel Hollywood et visionnaire indomptable. Une exploration inédite des coulisses de Star Wars, de l'enfer du casting au tournage cauchemardesque, où querelles entre acteurs, histoire d'amour secrète et désastres en pagaille jalonnent le quotidien. Un bourbier gigantesque dont sortira pourtant une oeuvre majeure qui changera à jamais le cinéma. Les Guerres de Lucas est une plongée en apnée dans les affres de la création, intense et poignante, mais drôle malgré tout. Making of ultime, success-story jouissive et leçon de cinéma, une ode à la magie de l'enfance et à la persévérance. Critique : J'ai mis du temps à me lancer dans cette aventure ! J'observais le succès critique et commercial de cette oeuvre du coin de l'oeil , envisageant un achat et une lecture dans un avenir raisonnable . Puis , mon amour profond pour la saga a fini par prendre le dessus et je me suis lancé dans le grand bain (de bacta) . Autant vous le dire tout de suite , j'ai été conquis . Que d'émerveillement en lisant la genèse de ce film , mais pas que , il s'agit aussi et surtout de la "naissance" du réalisateur Georges Lucas . Un homme que vous découvrirez simple , issu du middle class californien , ayant très peu de goût pour les fêtes et les vices de la vie comme l'alcool et la drogue ( il est diabétique) . Cancre à l'école , il est bercé par les exploits de Flash Gordon et se crée un univers bien à lui dans ses nombreuses rêveries . L'appel du cinéma se fait naturellement avec une formation dans laquelle il côtoie Spielberg et Copolla entre autres , puis une première oeuvre en 1971 : THX1138 . Déjà il ressent le manque de moyens technologiques face à son imaginaire , il découvre aussi et surtout les difficultés d'avoir des financements par les studios ! C'est ainsi que naîtra American Graffiti , film jugé commercial qu'il réalise sans grand entrain , pour contenter ses producteurs . Le succès incroyable au box office va pouvoir lancer son projet d'une vie : Star wars ! Régalez-vous des anecdotes nombreuses et incroyables du film de sa création à son tournage , on nage dans le thriller parfois ! Vous ressentirez cette impression entrevue dans Oppenheimer lors de l'essai de la Bombe : vous savez que cela fonctionnera mais le talent de Nolan fait que vous ressentez le stress d'un éventuel échec . Ici , accompagnerez Georges Lucas pas à pas dans cette arlésienne au destin grandiose . Des négociations avec les "costards cravates" , au casting , en passant par le quotidien du tournage , puis la libération , rien ne vous échappera ! Le dessin réaliste est immersif , les "acteurs" sont facilement reconnaissables , Harrison Ford est iconique , bref , tout est beau ! Aussi , lorsque Spielberg et Lucas se retrouvent en vacances après la sortie du film en s'imaginant travailler ensemble , et que Georges lui soumet l'idée d'un archéologue aventurier , mon sang faillit tourner en espérant un tome 2 ! Messieurs à vous lire et merci , mille mercis pour cette balade merveilleuse . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-guerres-de-lucas/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. Kevin Nivek

    Les guerres de Lucas

    J'ai mis du temps à me lancer dans cette aventure ! J'observais le succès critique et commercial de cette oeuvre du coin de l'oeil , envisageant un achat et une lecture dans un avenir raisonnable . Puis , mon amour profond pour la saga a fini par prendre le dessus et je me suis lancé dans le grand bain (de bacta) . Autant vous le dire tout de suite , j'ai été conquis . Que d'émerveillement en lisant la genèse de ce film , mais pas que , il s'agit aussi et surtout de la "naissance" du réalisateur Georges Lucas . Un homme que vous découvrirez simple , issu du middle class californien , ayant très peu de goût pour les fêtes et les vices de la vie comme l'alcool et la drogue ( il est diabétique) . Cancre à l'école , il est bercé par les exploits de Flash Gordon et se crée un univers bien à lui dans ses nombreuses rêveries . L'appel du cinéma se fait naturellement avec une formation dans laquelle il côtoie Spielberg et Copolla entre autres , puis une première oeuvre en 1971 : THX1138 . Déjà il ressent le manque de moyens technologiques face à son imaginaire , il découvre aussi et surtout les difficultés d'avoir des financements par les studios ! C'est ainsi que naîtra American Graffiti , film jugé commercial qu'il réalise sans grand entrain , pour contenter ses producteurs . Le succès incroyable au box office va pouvoir lancer son projet d'une vie : Star wars ! Régalez-vous des anecdotes nombreuses et incroyables du film de sa création à son tournage , on nage dans le thriller parfois ! Vous ressentirez cette impression entrevue dans Oppenheimer lors de l'essai de la Bombe : vous savez que cela fonctionnera mais le talent de Nolan fait que vous ressentez le stress d'un éventuel échec . Ici , accompagnerez Georges Lucas pas à pas dans cette arlésienne au destin grandiose . Des négociations avec les "costards cravates" , au casting , en passant par le quotidien du tournage , puis la libération , rien ne vous échappera ! Le dessin réaliste est immersif , les "acteurs" sont facilement reconnaissables , Harrison Ford est iconique , bref , tout est beau ! Aussi , lorsque Spielberg et Lucas se retrouvent en vacances après la sortie du film en s'imaginant travailler ensemble , et que Georges lui soumet l'idée d'un archéologue aventurier , mon sang faillit tourner en espérant un tome 2 ! Messieurs à vous lire et merci , mille mercis pour cette balade merveilleuse .
  5. Grand initiateur du "club des 27" (artistes décédés à l'âge de 27 ans : Cobain , Winehouse , Basquiat , Morrison , Hendrix entre autres) , Robert Johnson a brûlé la vie par les deux bouts . Je dois avouer ma méconnaissance du guitariste de blues , mort en 1938 , mais ayant influencé de nombreux musiciens par la suite . Frantz Duchazeau avait déjà démontré ses talents de conteur avec Le rêve de Meteor Slim , sur la vie imaginaire d'un guitariste de blues taillant la route à la rencontre du monde . Il recommence ici avec un véritable artiste en dévoilant sa (courte) vie dans un méli-mélo de planches passées et présentes . Là réside le seul bémol de ce roman graphique volumineux : ces alternances temporelles sans aucun moyen d'identifier l'époque en place , si ce n'est le contexte et les personnages . Car le trait de Duchazeau , aussi remarquable soit-il sur les paysages et descriptions des villes d'époque ; souffre en revanche d'un manque de finesse sur les visages . Rassurez-vous , il délivre ceci dit des planches remarquables dans un noir et blanc "crayonné" puissant et vivace . La trame principale suit donc Robert Johnson qui décide de partir à New-York pour un concours musical , sans savoir que durant son périple , deux personnes le recherchent pour justement le mener à cette compétition . Quelle ironie de voir ce pauvre ère déambuler dans la campagne américaine du sud , sans le sou , dormant à la belle étoile et cherchant de la nourriture et de l'alcool dans les petites villes traversées . Dans les années 30 de ce pays , le racisme est omniprésent avec des pancartes de ségrégation et autres pendaisons sauvages initiées par le Ku Klux Klan . On ressent à travers ces pages , les difficultés éprouvées par la population noire à cette époque . Tout au long du récit , vous découvrirez aussi une autre quête jalonnant la vie de Robert Johnson , une recherche sur son passé et ce qui le rend tel qu'il est : un alcoolique et un guitariste touché par la grâce de Dieu (mais pas que 😉 ) . Un scénario riche et un dessin contemplatif . J'avais découvert le talent de Duchazeau dans son crépusculaire Les vaincus , depuis , le natif d'Angoulême ne cesse de progresser !
  6. Titre de l'album : Les derniers jours de Robert Johnson Scenariste de l'album : Frantz Duchazeau Dessinateur de l'album : Frantz Duchazeau Coloriste : Editeur de l'album : Sarbacane Note : Résumé de l'album : Années 1930, un homme, la vingtaine, mi vagabond, mi dandy, sillonne les routes poussiéreuses du Mississippi avec pour seuls bagages une guitare acoustique et une bouteille de vin. Malgré son jeune âge, il semble porter sur les épaules tout le poids du monde, traînant derrière lui comme un boulet de forçat un passé déjà trop douloureux : l'abandon d'un père, une enfance passée dans les champs de coton, sous la surveillance un beau-père violent, puis la mort en couches de l'amour de sa vie ... Qui peut douter qu'il s'agit de Robert Johnson, l'auteur de « Sweet Home Chicago», et que, de ses souffrances, il tire un blues à nul autre pareil ? Disséminant sa musique encore méconnue de ville en ville, dans un Sud raciste, Johnson a rendez-vous avec sa gloire en une date et en un lieu : la scène du Carnegie Hall, à New York, où des producteurs qui croient en son talent l'attendent impatiemment. Mais son autodestruction est à la hauteur de son talent : immense. Arrivera-t-il à destination ? Critique : Grand initiateur du "club des 27" (artistes décédés à l'âge de 27 ans : Cobain , Winehouse , Basquiat , Morrison , Hendrix entre autres) , Robert Johnson a brûlé la vie par les deux bouts . Je dois avouer ma méconnaissance du guitariste de blues , mort en 1938 , mais ayant influencé de nombreux musiciens par la suite . Frantz Duchazeau avait déjà démontré ses talents de conteur avec Le rêve de Meteor Slim , sur la vie imaginaire d'un guitariste de blues taillant la route à la rencontre du monde . Il recommence ici avec un véritable artiste en dévoilant sa (courte) vie dans un méli-mélo de planches passées et présentes . Là réside le seul bémol de ce roman graphique volumineux : ces alternances temporelles sans aucun moyen d'identifier l'époque en place , si ce n'est le contexte et les personnages . Car le trait de Duchazeau , aussi remarquable soit-il sur les paysages et descriptions des villes d'époque ; souffre en revanche d'un manque de finesse sur les visages . Rassurez-vous , il délivre ceci dit des planches remarquables dans un noir et blanc "crayonné" puissant et vivace . La trame principale suit donc Robert Johnson qui décide de partir à New-York pour un concours musical , sans savoir que durant son périple , deux personnes le recherchent pour justement le mener à cette compétition . Quelle ironie de voir ce pauvre ère déambuler dans la campagne américaine du sud , sans le sou , dormant à la belle étoile et cherchant de la nourriture et de l'alcool dans les petites villes traversées . Dans les années 30 de ce pays , le racisme est omniprésent avec des pancartes de ségrégation et autres pendaisons sauvages initiées par le Ku Klux Klan . On ressent à travers ces pages , les difficultés éprouvées par la population noire à cette époque . Tout au long du récit , vous découvrirez aussi une autre quête jalonnant la vie de Robert Johnson , une recherche sur son passé et ce qui le rend tel qu'il est : un alcoolique et un guitariste touché par la grâce de Dieu (mais pas que 😉 ) . Un scénario riche et un dessin contemplatif . J'avais découvert le talent de Duchazeau dans son crépusculaire Les vaincus , depuis , le natif d'Angoulême ne cesse de progresser ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-derniers-jours-de-robert-johnson/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  7. Titre de l'album : La disparition de Josef Mengele Scenariste de l'album : Matz , Olivier Guetz Dessinateur de l'album : Jorg Maillet Coloriste : Editeur de l'album : Arènes Note : Résumé de l'album : 1949 : Josef Mengele débarque à Buenos Aires. Caché sous divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie. L’Argentine de Perón est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et il doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance ne connaîtra plus de répit… jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979. Critique : Adaptée du roman à succès d'Olivier Guez , cette histoire nous tient en haleine du début à la fin , sans répit . 30 ans ! 30 ans de cavale pour le tortionnaire d'Auschwitz avec des hauts , des bas , mais toujours cette crainte de se faire prendre . Adapter en BD ce roman d'une telle densité n'a pas dû être une mince affaire pour Matz , car les détails fourmillent , on sent que le romancier a étudié chaque détails et reconstitué le plus fidèlement possible ces 30 années d'errance et de peur . Cela ne pouvait être fait qu'en un seul tome , car il semblait nécessaire de suivre Mengele dans son quotidien . Et Matz le réalise avec grand talent . Nous le suivons au sortir de la guerre , en fuite désespérée vers l'Amérique du sud , terre promise des criminels nazis , avec son propre ressenti , mais aussi ses convictions . C'est bien là un des nombreux atouts de cette histoire , en effet , à aucun moment durant ces 30 années il ne va regretter ou effectuer une introspection de son passé de médecin tortionnaire . En lieu et place d'une banale chasse au nazi , nous allons le suivre durant sa cavale interminable avec ses espoirs , ses peurs , sa paranoïa grandissante . Un parcours jalonné de flashbacks sur ses expériences dans les camps , ceci afin de nous aider à mieux cerner le personnage . Imagée par le dessin de Maillet très "Prattien" , où les ombres semblent prendre vie et se faire menaçantes , les cases toutes noires , marquent une peur invisible mais néanmoins présente et suffocante . Le récit va à 100 à l'heure , comme sa vie tourmentée . Un véritable pèlerinage en enfer nous est conté . Mais , même au fond des limbes , le Mossad peut venir vous chercher , tellement le désir de revanche et de justice est important . Une lecture riche d'enseignements , haletante , composée dune importante galerie de personnages . Un potentiel relecture non négligeable . Si cette époque vous plaît , ce livre est fait pour vous 🙂 . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-disparition-de-josef-mengele?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. Adaptée du roman à succès d'Olivier Guez , cette histoire nous tient en haleine du début à la fin , sans répit . 30 ans ! 30 ans de cavale pour le tortionnaire d'Auschwitz avec des hauts , des bas , mais toujours cette crainte de se faire prendre . Adapter en BD ce roman d'une telle densité n'a pas dû être une mince affaire pour Matz , car les détails fourmillent , on sent que le romancier a étudié chaque détails et reconstitué le plus fidèlement possible ces 30 années d'errance et de peur . Cela ne pouvait être fait qu'en un seul tome , car il semblait nécessaire de suivre Mengele dans son quotidien . Et Matz le réalise avec grand talent . Nous le suivons au sortir de la guerre , en fuite désespérée vers l'Amérique du sud , terre promise des criminels nazis , avec son propre ressenti , mais aussi ses convictions . C'est bien là un des nombreux atouts de cette histoire , en effet , à aucun moment durant ces 30 années il ne va regretter ou effectuer une introspection de son passé de médecin tortionnaire . En lieu et place d'une banale chasse au nazi , nous allons le suivre durant sa cavale interminable avec ses espoirs , ses peurs , sa paranoïa grandissante . Un parcours jalonné de flashbacks sur ses expériences dans les camps , ceci afin de nous aider à mieux cerner le personnage . Imagée par le dessin de Maillet très "Prattien" , où les ombres semblent prendre vie et se faire menaçantes , les cases toutes noires , marquent une peur invisible mais néanmoins présente et suffocante . Le récit va à 100 à l'heure , comme sa vie tourmentée . Un véritable pèlerinage en enfer nous est conté . Mais , même au fond des limbes , le Mossad peut venir vous chercher , tellement le désir de revanche et de justice est important . Une lecture riche d'enseignements , haletante , composée dune importante galerie de personnages . Un potentiel relecture non négligeable . Si cette époque vous plaît , ce livre est fait pour vous 🙂 .
  9. Kevin Nivek

    Bathory - La comtesse maudite

    Artiste complète , Anne-Perrine Couët nous délivre une première oeuvre plutôt marquante avec cette biographie romancée de la comtesse Bathory . Un personnage du début du XVIIème dont j'ignorais l'existence , et que j'ai découvert avec un énorme plaisir en lisant ce magnifique ouvrage à la reliure rouge sang . L'auteure utilise 3 couleurs essentiellement : un jaune moutarde associé à un noir et blanc crayonné du plus bel effet . On a l'impression de contempler une toile de Jouy d'époque (même si ce style arrivera plus vers 1700) . Les visages sont expressifs , les décors prennent vie à tel point qu'on entendrait presque le parquet craquer sous les pas des protagonistes . Un véritable travail de recherche historique a été soigneusement effectué aussi , et cela transparaît sur les costumes , l'architecture et , bien-sûr le contexte de l'époque avec une Hongrie enclavée entre deux grands empires : au nord le Saint-Empire Romain Germanique des Habsbourg ; au sud l'Etat le plus puissant du monde en 1600 , l'Empire Ottoman de Mehmed III . Sur ce fond de rivalité , nous débutons par le procès de la comtesse avec les témoignages de ses employés . Elle est accusée de sorcellerie et d'assassinats multiples avec tortures . Au fil des échanges entre témoins et procureurs , nous allons découvrir sa vie , sa jeunesse , son mariage arrangé , la naissance de ses enfants , son quotidien avec ses passions et sa façon de diriger . De ce jugement va ressortir une femme incroyablement en avance sur son époque ,et on va très vite se rendre compte qu'il s'agit d'un simulacre de procès . Torture des témoins , dépositions sous contrainte etc .... Tout est mis en oeuvre pour la destituer . Là où elle use de techniques herboristes pour soigner , on va y déceler de la sorcellerie . Elle prend sous son aile une rebouteuse qui va "ouvrir" ces femmes trop seules (les maris faisant la guerre) aux plaisirs féminins et à un épanouissement sexuel non dépendant de l'homme . Là encore : sorcellerie ! Cet avant-gardisme ne passe absolument pas auprès du clergé et des autorités locales . Un complot va se mettre en place et le terrible couperet va s'abattre sur cette héroïne hongroise . Il est impossible de ne pas éprouver d'empathie pour cette femme au destin tragique . Sa vivacité d'esprit , sa modernité , son amour pour ses enfants et son mari , et le soin qu'elle mettait à assurer une vie meilleure pour ses domestiques , sont autant de qualités admirables resituées historiquement . Un grand bravo à cette jeune artiste qui fait preuve d'une maturité certaine dans ses planches ainsi que le scénario ciselé à merveille . Les dialogues sont par ailleurs très bien écrits . Un sans faute pour Madame Couët ! J'ai déjà hâte de lire sa prochaine oeuvre 🙂
  10. Titre de l'album : Bathory - La comtesse maudite Scenariste de l'album : Anne-Perrine Couët Dessinateur de l'album : Anne-Perrine Couët Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Élisabeth Báthory est plus connue sous le nom de "comtesse sanglante". Sa légende a circulé par-delà les frontières et les époques. Entre peur et fascination érotique. Hongrie, 1611. La comtesse fait face à de terribles accusations. Elle aurait torturé et tué des centaines de jeunes femmes vierges. Pour s'assurer une éternelle jeunesse ! Et si cette image avait été injustement forgée par l'histoire ?Si elle était le résultat d'un complot qui n'avait eu pour but que de l'écarter de son pouvoir ? Élisabeth Báthory, vampire, tueuse en série ou juste "une sorcière comme les autres" ? Critique : Artiste complète , Anne-Perrine Couët nous délivre une première oeuvre plutôt marquante avec cette biographie romancée de la comtesse Bathory . Un personnage du début du XVIIème dont j'ignorais l'existence , et que j'ai découvert avec un énorme plaisir en lisant ce magnifique ouvrage à la reliure rouge sang . L'auteure utilise 3 couleurs essentiellement : un jaune moutarde associé à un noir et blanc crayonné du plus bel effet . On a l'impression de contempler une toile de Jouy d'époque (même si ce style arrivera plus vers 1700) . Les visages sont expressifs , les décors prennent vie à tel point qu'on entendrait presque le parquet craquer sous les pas des protagonistes . Un véritable travail de recherche historique a été soigneusement effectué aussi , et cela transparaît sur les costumes , l'architecture et , bien-sûr le contexte de l'époque avec une Hongrie enclavée entre deux grands empires : au nord le Saint-Empire Romain Germanique des Habsbourg ; au sud l'Etat le plus puissant du monde en 1600 , l'Empire Ottoman de Mehmed III . Sur ce fond de rivalité , nous débutons par le procès de la comtesse avec les témoignages de ses employés . Elle est accusée de sorcellerie et d'assassinats multiples avec tortures . Au fil des échanges entre témoins et procureurs , nous allons découvrir sa vie , sa jeunesse , son mariage arrangé , la naissance de ses enfants , son quotidien avec ses passions et sa façon de diriger . De ce jugement va ressortir une femme incroyablement en avance sur son époque ,et on va très vite se rendre compte qu'il s'agit d'un simulacre de procès . Torture des témoins , dépositions sous contrainte etc .... Tout est mis en oeuvre pour la destituer . Là où elle use de techniques herboristes pour soigner , on va y déceler de la sorcellerie . Elle prend sous son aile une rebouteuse qui va "ouvrir" ces femmes trop seules (les maris faisant la guerre) aux plaisirs féminins et à un épanouissement sexuel non dépendant de l'homme . Là encore : sorcellerie ! Cet avant-gardisme ne passe absolument pas auprès du clergé et des autorités locales . Un complot va se mettre en place et le terrible couperet va s'abattre sur cette héroïne hongroise . Il est impossible de ne pas éprouver d'empathie pour cette femme au destin tragique . Sa vivacité d'esprit , sa modernité , son amour pour ses enfants et son mari , et le soin qu'elle mettait à assurer une vie meilleure pour ses domestiques , sont autant de qualités admirables resituées historiquement . Un grand bravo à cette jeune artiste qui fait preuve d'une maturité certaine dans ses planches ainsi que le scénario ciselé à merveille . Les dialogues sont par ailleurs très bien écrits . Un sans faute pour Madame Couët ! J'ai déjà hâte de lire sa prochaine oeuvre 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/bathory-la-comtesse-maudite/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. Kevin Nivek

    Entre deux gares

    Et dire que Sébastien Samson se pose la question en fin d'album sur la légitimité ou pas de réaliser un album autobiographique sur une vie "commune" ! Il n'est pas Art Spiegelman , ou une autre star du 9ème art ayant connu une vie difficile ou un destin exceptionnel ; mais son enfance du Poitou résonne tellement dans les mémoires de Mme et Mr "Toulemonde" ! Une petite maison perdue en pleine campagne , ayant pour seul objectif le bon focntionnement du passage à niveau , encore manuel à cette époque ; voici le cadre champêtre que vous découvrirez au fil des pages . Une aquarelle élégante et raffinée sera servie en wagon de tête . Souriez , et regardez par la fenêtre les moments de votre enfance , aussi futiles soient-ils mais si important pour vous . Enfin , en queue de train , vous verrez défiler les rails entrecoupés de traverses percées de clous numérotés , le fil de la vie et du temps qui s'écoule . Le parti pris de l'auteur : un "présent" en bichromie rencontrant un passé coloré et vif ! Ainsi , il retrouve son "moi" enfant coloré , revisitant ces lieux du passé pour un voyage à travers le temps empli d'émotions . Des décors parfois abandonnés ayant subi les outrages du temps et de la modernité , avec toujours pour toile de fond les rails cheminant les paysages tels une ligne de vie égarée . En lisant ce roman graphique , vous retrouverez à travers ses souvenirs à lui , les vôtres en compagnie de vos amis ou de la famille . Les escapades à vélo , les cueillettes de fruits interdits chez le voisin , ou même les moments passés près du poêle de la maison , centre de vie crépitant et chaleureux , ce livre est une ode à la mémoire de l'enfance . Vous auriez tort de vous en priver 😉
  12. Titre de l'album : Entre deux gares Scenariste de l'album : Sébastien Samson Dessinateur de l'album : Sébastien Samson Coloriste : Sébastien Samson Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : Fils aîné d'une famille de jeunes ruraux, le jeune Sébastien Samson ne connait que le périmètre de son petit village et du chemin de fer qui le traverse comme une veine et rythme les journées de sa maman, garde-barrière. Enfant, il se construit dans ce monde clos, dans lequel la naïveté et l'ignorance du monde favorisent les rêves, en même temps qu'elles tendent à les rendre caduques. Pourtant, Sébastien sent déjà que sa vie ne se passera pas ici, pas dans le même monde que ses parents. Aujourd'hui, Sébastien est devenu adulte, parent. En plus d'être professeur d'arts plastiques, il est également auteur de bande dessinée. Il se rend à New York pour la promotion de son dernier livre. Soudainement, Sébastien croit apercevoir son double, enfant, en plein New York. Une illusion saisissante... Revenu sur les terres de son enfance rendre visite à ses parents, l'adulte entame un dialogue avec ce petit garçon plein d'ambitions qu'il a été. Explorant ensemble les terrains en jachère et maisonnettes en ruine de son passé, Sébastien éclaire d'une lumière nouvelle cette enfance disparue. D'abord tenté par une forme de nostalgie, Sébastien adulte va progressivement transformer son regard sur cet environnement familier, jusqu'à considérer que l'enfance vécue ici était privilégiée, sans doute même favorisée, à rebours des clichés sur la vie en milieu rural. Critique : Et dire que Sébastien Samson se pose la question en fin d'album sur la légitimité ou pas de réaliser un album autobiographique sur une vie "commune" ! Il n'est pas Art Spiegelman , ou une autre star du 9ème art ayant connu une vie difficile ou un destin exceptionnel ; mais son enfance du Poitou résonne tellement dans les mémoires de Mme et Mr "Toulemonde" ! Une petite maison perdue en pleine campagne , ayant pour seul objectif le bon focntionnement du passage à niveau , encore manuel à cette époque ; voici le cadre champêtre que vous découvrirez au fil des pages . Une aquarelle élégante et raffinée sera servie en wagon de tête . Souriez , et regardez par la fenêtre les moments de votre enfance , aussi futiles soient-ils mais si important pour vous . Enfin , en queue de train , vous verrez défiler les rails entrecoupés de traverses percées de clous numérotés , le fil de la vie et du temps qui s'écoule . Le parti pris de l'auteur : un "présent" en bichromie rencontrant un passé coloré et vif ! Ainsi , il retrouve son "moi" enfant coloré , revisitant ces lieux du passé pour un voyage à travers le temps empli d'émotions . Des décors parfois abandonnés ayant subi les outrages du temps et de la modernité , avec toujours pour toile de fond les rails cheminant les paysages tels une ligne de vie égarée . En lisant ce roman graphique , vous retrouverez à travers ses souvenirs à lui , les vôtres en compagnie de vos amis ou de la famille . Les escapades à vélo , les cueillettes de fruits interdits chez le voisin , ou même les moments passés près du poêle de la maison , centre de vie crépitant et chaleureux , ce livre est une ode à la mémoire de l'enfance . Vous auriez tort de vous en priver 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/entre-deux-gares/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  13. En voilà une sortie intrigante en ce début d'année ! L'auteur du remarqué Mirador , tête de mort ; sur ses origines de skinhead , revient pour un récit une nouvelle fois autobiographique , avec en toile de fond la guerre de Yougoslavie . De son trait réaliste , il expose son parcours d'engagé volontaire en France , jusqu'aux villages perdus et enneigés de Croatie et autres pays membres de l'éclatement de la Yougoslavie . Il faut noter un certain courage pour avouer son passé raciste et membre de groupuscules d'extrême-droite . D'autant que l'on découvre au fil des pages les contradictions avec son leitmotiv "racial" que la vie va mettre sur son chemin . C'est justement ces rencontres et évènements qui vont l'amener à changer sa vision du monde , on le devine aisément même s'il ne l'appuie pas vraiment dans ce récit . Il précise tout de même en première page que les idées qui étaient les siennes à cette époque , ne le sont plus dorénavant . Au fil des pages , vous découvrirez la vie en caserne , les bêtises réprimandées par des séjours "au trou" , les envies des soldats et leurs semblants de motivation à intégrer les casques bleus dans une région du monde en plein effroi . A travers les cours magistraux donnés par les officiers supérieurs , il tente d'expliquer les raisons de cette guerre mêlant politique , frontières et religions . Tout n'est pas clair , mais cela aide à mieux cerner le conflit , pour le lecteur , les militaires eux ne semblent pas vraiment intéressés (dans une certaine majorité) et préfèrent y aller pour la solde ou d'autres motivations comme pouvoir utiliser son arme ! C'est bien ici qu'il fait mouche en exposant sans concessions les observations qu'il a pu faire . On pense au film Jarhead . L'auteur finit par s'interroger sur la manière de conclure cette introspection et le chemin qu'il choisit semble pertinent et raisonné . Il s'agit certes d'un petit format type comics , mais on ne voit pas défiler les 300 pages de ce roman graphique . La rédemption est en bonne voie pour David Cénou .
  14. Titre de l'album : Yougo - Un conscrit casque bleu Scenariste de l'album : David Cénou Dessinateur de l'album : David Cénou Coloriste : David Cénou Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : Juin 1992, les nations constitutives de laYougoslavie se déchirent. Pendant ce temps, en France, Samuel Marchadier, jeune skinhead nationaliste effectue son service militaire au 126e régiment d'infanterie de Brive-la-Gaillarde. Attentif aux débuts de ce conflit, Samuel voit se présenter une opportunité inespérée d'en devenir un de ses acteurs car son régiment est appelé à y intervenir, dans le cadre du mandat donné à la Force de protection des Nations Unies (FORPRONU). Demander à Samuel ses motivations pour partir là-bas, c'est aller au-devant d'une vraie déception car le sens du devoir humanitaire et de l'aide à son prochain ne font pas partie de ses valeurs : faire la guerre, partir au feu constituent le leitmotiv de ce jeune homme aux idées aussi courtes que ses cheveux, bien content par la même occasion d'arrondir quelque peu sa solde de conscrit. Pourtant, il se retrouvera bientôt face à une réalité bien différente de elle qu'il attendait et à ses émotions d'homme. Un récit autobiographique vivant, captivant et sans concessions. Critique : En voilà une sortie intrigante en ce début d'année ! L'auteur du remarqué Mirador , tête de mort ; sur ses origines de skinhead , revient pour un récit une nouvelle fois autobiographique , avec en toile de fond la guerre de Yougoslavie . De son trait réaliste , il expose son parcours d'engagé volontaire en France , jusqu'aux villages perdus et enneigés de Croatie et autres pays membres de l'éclatement de la Yougoslavie . Il faut noter un certain courage pour avouer son passé raciste et membre de groupuscules d'extrême-droite . D'autant que l'on découvre au fil des pages les contradictions avec son leitmotiv "racial" que la vie va mettre sur son chemin . C'est justement ces rencontres et évènements qui vont l'amener à changer sa vision du monde , on le devine aisément même s'il ne l'appuie pas vraiment dans ce récit . Il précise tout de même en première page que les idées qui étaient les siennes à cette époque , ne le sont plus dorénavant . Au fil des pages , vous découvrirez la vie en caserne , les bêtises réprimandées par des séjours "au trou" , les envies des soldats et leurs semblants de motivation à intégrer les casques bleus dans une région du monde en plein effroi . A travers les cours magistraux donnés par les officiers supérieurs , il tente d'expliquer les raisons de cette guerre mêlant politique , frontières et religions . Tout n'est pas clair , mais cela aide à mieux cerner le conflit , pour le lecteur , les militaires eux ne semblent pas vraiment intéressés (dans une certaine majorité) et préfèrent y aller pour la solde ou d'autres motivations comme pouvoir utiliser son arme ! C'est bien ici qu'il fait mouche en exposant sans concessions les observations qu'il a pu faire . On pense au film Jarhead . L'auteur finit par s'interroger sur la manière de conclure cette introspection et le chemin qu'il choisit semble pertinent et raisonné . Il s'agit certes d'un petit format type comics , mais on ne voit pas défiler les 300 pages de ce roman graphique . La rédemption est en bonne voie pour David Cénou . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/yougo-un-conscrit-casque-bleu/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  15. Rédiger ces lignes au son de "Sittin'on the dock of the bay" , avouez qu'il y a pire ! Quelle voix , quel artiste , quelle créativité , mais on ne peut pas vraiment dire "quelle vie" ! En effet , après la lecture de cette biographie , on découvre une existence assez rangée et sans les déboires habituels des chanteurs et autres artistes . Pas de drogue , un peu de Gin de qualité , quelques amourettes , mais un amour "presque" fidèle envers sa femme , des enfants aimant leur père , bref , vous l'aurez compris , on est pas sur du James Brown ou Jimmy Hendrix , brulant la vie par les deux bouts . Et quelque part , c'est rassurant pour le "monsieur tout le monde" que je suis 🙂 On peut être un immense artiste ayant marqué toute une génération et les futures , tout en ayant une vie plutôt rangée . Son défaut serait le travail , un véritable bourreau de ce côté ! Il enchaine les concerts au point de s'épuiser , toujours épris d'un profond respect pour ses fans . 7 ans de carrière , c'est court mais intense pour le "soulman" voulant et réussissant à conquérir l'Europe ! Vous suivrez sa progression constante malgré quelques déceptions jalonnant son parcours , ses rencontres avec d'autres stars d'époque , pour échouer aux abords du lac du Montana , théâtre funeste de sa disparition au cours d'un vol avec son avion privé . Le collectifs de dessinateurs réalise des planches réalistes et nous immerge pleinement , ne manque que le son 😉 Des doubles-pages garnies de photos et images d'archives ponctuent le récit dans une chronologie respectée . Le tube planétaire "Respect" d'Aretha Franklin est bien de Monsieur Otis Redding , mais tant d'autres , que je vous laisse découvrir , régalez-vous c'est intemporel !
  16. Titre de l'album : Otis Redding - La soul dans la peau Scenariste de l'album : Frédéric Adrian , Tony Lourenco Dessinateur de l'album : Collectif Coloriste : Collectif Editeur de l'album : Petit à petit Note : Résumé de l'album : Le chanteur Otis Redding a marqué l'histoire de la soul, en seulement sept ans de carrière. Icône de la musique noire américaine, il a occupé le sommet des charts avec des chansons telles que I've been loving you too long, These arms of mine ou Try a little tenderness. Bien que fauché en pleine gloire, ses titres posthumes comme (Sittin' On) The Dock of the Bay l'ont installé durablement dans les mémoires. Toujours repris par de nombreux artistes à travers le monde, sa musique est restée intemporelle... Immortelle. Grâce au Docu-BD qui mêle BD et pages documentaires, découvrez les moments les plus marquants de la vie de « Mr. Pitiful ». Critique : Rédiger ces lignes au son de "Sittin'on the dock of the bay" , avouez qu'il y a pire ! Quelle voix , quel artiste , quelle créativité , mais on ne peut pas vraiment dire "quelle vie" ! En effet , après la lecture de cette biographie , on découvre une existence assez rangée et sans les déboires habituels des chanteurs et autres artistes . Pas de drogue , un peu de Gin de qualité , quelques amourettes , mais un amour "presque" fidèle envers sa femme , des enfants aimant leur père , bref , vous l'aurez compris , on est pas sur du James Brown ou Jimmy Hendrix , brulant la vie par les deux bouts . Et quelque part , c'est rassurant pour le "monsieur tout le monde" que je suis 🙂 On peut être un immense artiste ayant marqué toute une génération et les futures , tout en ayant une vie plutôt rangée . Son défaut serait le travail , un véritable bourreau de ce côté ! Il enchaine les concerts au point de s'épuiser , toujours épris d'un profond respect pour ses fans . 7 ans de carrière , c'est court mais intense pour le "soulman" voulant et réussissant à conquérir l'Europe ! Vous suivrez sa progression constante malgré quelques déceptions jalonnant son parcours , ses rencontres avec d'autres stars d'époque , pour échouer aux abords du lac du Montana , théâtre funeste de sa disparition au cours d'un vol avec son avion privé . Le collectifs de dessinateurs réalise des planches réalistes et nous immerge pleinement , ne manque que le son 😉 Des doubles-pages garnies de photos et images d'archives ponctuent le récit dans une chronologie respectée . Le tube planétaire "Respect" d'Aretha Franklin est bien de Monsieur Otis Redding , mais tant d'autres , que je vous laisse découvrir , régalez-vous c'est intemporel ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/otis-redding/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. Tous les fans de Renaud vont être comblés avec cette biographie de plus de trois cent pages de bande dessinée. Bertrand Dicale se charge de l'écriture du scénario de cette biographie, il est également journaliste de métier mais aussi historien de la chanson française. Les lecteurs peuvent s'attendre à apprendre beaucoup d'anecdotes sur la vie du chanteur depuis sa naissance à notre époque. On peut découvrir le parcours de ce jeune parisien qui va devenir chanteur avec la carrière qu'on lui connait. En effet, à moins d'habiter dans un autre pays, tout le monde connait Renaud, que l’on aime ou pas le personnage et ses chansons. Renaud Séchan fait partie de nos chanteurs français dont on suit de près ou loin la vie par les médias. Le récit est entrecoupé par des histoires de fan zone tenant sur une ou deux planches. Pour la partie graphique, on retrouve Alain Rémy, le dessinateur du diptyque Une histoire populaire de la France. Son trait est dans un style minimaliste mais l'on reconnait bien les personnes avec leur look. Cet album retrace la vie du chanteur avec ses démons, ses joies et tristesses avec quelques informations de sa dernière tournée mes cordes toujours en cours actuellement.
  18. Titre de l'album : Renaud né sous le signe de l'Hexagone Scenariste de l'album : Bertrand Dicale Dessinateur de l'album : Alain Rémy Coloriste : Marie Favantines Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : De son premier cri à ses derniers coups de gueule c'est un panorama de la vie de celui qui est au catalogue Delcourt depuis 1986. Lorsque les auteurs sont allés voir Renaud pour lui demander l'autorisation de raconter son histoire, le chanteur a dit qu'il ne voulait rien relire mais qu'il la donnait bien volontiers. Après tout il est l'héritier d'un temps où il était interdit d'interdire. Critique : Tous les fans de Renaud vont être comblés avec cette biographie de plus de trois cent pages de bande dessinée. Bertrand Dicale se charge de l'écriture du scénario de cette biographie, il est également journaliste de métier mais aussi historien de la chanson française. Les lecteurs peuvent s'attendre à apprendre beaucoup d'anecdotes sur la vie du chanteur depuis sa naissance à notre époque. On peut découvrir le parcours de ce jeune parisien qui va devenir chanteur avec la carrière qu'on lui connait. En effet, à moins d'habiter dans un autre pays, tout le monde connait Renaud, que l’on aime ou pas le personnage et ses chansons. Renaud Séchan fait partie de nos chanteurs français dont on suit de près ou loin la vie par les médias. Le récit est entrecoupé par des histoires de fan zone tenant sur une ou deux planches. Pour la partie graphique, on retrouve Alain Rémy, le dessinateur du diptyque Une histoire populaire de la France. Son trait est dans un style minimaliste mais l'on reconnait bien les personnes avec leur look. Cet album retrace la vie du chanteur avec ses démons, ses joies et tristesses avec quelques informations de sa dernière tournée mes cordes toujours en cours actuellement. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/renaud-ne-sous-le-signe-de-l-hexagone/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. Kevin Nivek

    Les matins doux

    La collection Dyade de Steinkis s'enrichit d'un nouveau couple célèbre , défrayant la chronique : Simone de Beauvoir et Nelson Algren . En plein débats animés sur la lange française et sa richesse , quel joli mot que ce dyade pour définir la relation de ces deux êtres ! Coupe de deux sujets , de deux éléments en interaction . Une définition à point nommé pour l'écrivaine française et le son homologue américain . Elle plutôt aventureuse , douce mais sensuelle , quand Algren est coléreux , boxeur et niché en plein coeur de Chicago sans envie d'ailleurs . Mais , une autre définition de dyade étant "la réunion de deux principes philosophiques qui se complètent réciproquement" , sied à merveille à ce couple . Car sous leurs apparentes différences , un amour sincère et fougueux va naître et les emporter dans une spirale de sentiments . Une courbe sinusoïdale d'émotions , allant de la tendresse au rejet , la passion au manque etc .... Le duo d'auteures ont choisi cette période allant de leur rencontre au décès de l'américain . Le scénario est riche de leurs voyages , discussions et autres correspondances établies durant ce périple amoureux ; on sent une documentation solide . La ligne claire de Anne-Perrine Couët est tout simplement magnifique , les villes américaines sont d'un réalisme étonnant . On est transportés durant ces années post guerre à travers cette architecture des bâtiments , les moyens de locomotion , les tenues vestimentaires etc ... On frissonne lorsque Simone de Beauvoir dénoue ses cheveux juste avant les nombreuses scènes d'amour auxquelles se livrent les deux amoureux . Le parti pris de la sensualité et des séquences dénudées est d'une élégance rare , cet amour nous est offert sans concessions . Vous découvrirez une Simone de Beauvoir plus libre que libertine , et un Nelson Algren fougueux et sincère dans cette aventure hors du commun .
  20. Titre de l'album : Les matins doux Scenariste de l'album : Ingrid Chabbert Dessinateur de l'album : Anne-Perrine Couët Coloriste : Alessandra Alexakis Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : L'amour transatlantique de Simone de Beauvoir et Nelson Algren en bande dessinée En 1947, Simone de Beauvoir est invitée par l'Institut français pour une série de conférences aux États-Unis. Elle arrive à Chicago avec le numéro de téléphone d'un écrivain américain recommandé par une amie. Nelson Algren va jouer les guides et s'amuser à l'entraîner dans les bas-fonds de la ville. De club en club, leur première nuit est endiablée, la passion immédiate, l'aventure torride. Amoureux comme jamais, ils écriront tous deux leurs oeuvres majeures durant les années de cette liaison transatlantique. Critique : La collection Dyade de Steinkis s'enrichit d'un nouveau couple célèbre , défrayant la chronique : Simone de Beauvoir et Nelson Algren . En plein débats animés sur la lange française et sa richesse , quel joli mot que ce dyade pour définir la relation de ces deux êtres ! Coupe de deux sujets , de deux éléments en interaction . Une définition à point nommé pour l'écrivaine française et le son homologue américain . Elle plutôt aventureuse , douce mais sensuelle , quand Algren est coléreux , boxeur et niché en plein coeur de Chicago sans envie d'ailleurs . Mais , une autre définition de dyade étant "la réunion de deux principes philosophiques qui se complètent réciproquement" , sied à merveille à ce couple . Car sous leurs apparentes différences , un amour sincère et fougueux va naître et les emporter dans une spirale de sentiments . Une courbe sinusoïdale d'émotions , allant de la tendresse au rejet , la passion au manque etc .... Le duo d'auteures ont choisi cette période allant de leur rencontre au décès de l'américain . Le scénario est riche de leurs voyages , discussions et autres correspondances établies durant ce périple amoureux ; on sent une documentation solide . La ligne claire de Anne-Perrine Couët est tout simplement magnifique , les villes américaines sont d'un réalisme étonnant . On est transportés durant ces années post guerre à travers cette architecture des bâtiments , les moyens de locomotion , les tenues vestimentaires etc ... On frissonne lorsque Simone de Beauvoir dénoue ses cheveux juste avant les nombreuses scènes d'amour auxquelles se livrent les deux amoureux . Le parti pris de la sensualité et des séquences dénudées est d'une élégance rare , cet amour nous est offert sans concessions . Vous découvrirez une Simone de Beauvoir plus libre que libertine , et un Nelson Algren fougueux et sincère dans cette aventure hors du commun . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-matins-doux-simone-de-beauvoir-nelson-algren/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  21. Titre de l'album : Dali tome 1 - Avant Gala Scenariste de l'album : Julie Birmant Dessinateur de l'album : Clément Oubrerie Coloriste : Clément Oubrerie Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Nous sommes en 1930 dans l'atelier de Picasso de la rue de la Boétie. Arrive Éluard, radieux. Dali dîne enfin avec sa femme, Gala. « Éluard n'est pas jaloux ? - Non. », répond le poète. Picasso est sidéré et met en garde son ami : pour lui, Salvador Dali, du haut de ses 25 ans, est un drôle de coco, vieux et jeune à la fois, un peintre au talent sidérant, à l'intelligence vrombissante, prêt à tout... Et Picasso de croquer Dali en chat Mephisto, un chat qui prend vie, se frotte aux jambes d'une Gala qui se baisse et le caresse, et le chat aussitôt de l'emmener avec lui dans son passé, sa jeunesse, et pour commencer à Figueras, ville de Catalogne. Critique : Vous connaissez Dali ? Moi non.... en fait pas grand-chose. Et j'avoue que cette biographie m'a appris énormément de choses, nous montrant un Dali aussi insouciant que créatif. Comme beaucoup de personnages connus de cette époque, la vie de Dali fut tout sauf un long fleuve tranquille. Que ce soit au sujet de ses études, de sa sexualité et de son envie de fuite, Dali a fait partie de ses artistes qui ont trouvé l'inspiration dans leurs vies et leurs aventures. Une biographie intéressante mais qui risque de ne pas apporter grand-chose aux connaisseurs de l'artiste Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/dali-tome-1-avant-gala?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  22. poseidon2

    Dali tome 1 - Avant Gala

    Vous connaissez Dali ? Moi non.... en fait pas grand-chose. Et j'avoue que cette biographie m'a appris énormément de choses, nous montrant un Dali aussi insouciant que créatif. Comme beaucoup de personnages connus de cette époque, la vie de Dali fut tout sauf un long fleuve tranquille. Que ce soit au sujet de ses études, de sa sexualité et de son envie de fuite, Dali a fait partie de ses artistes qui ont trouvé l'inspiration dans leurs vies et leurs aventures. Une biographie intéressante mais qui risque de ne pas apporter grand-chose aux connaisseurs de l'artiste
  23. Kevin Nivek

    Joseph Kessel, l'indomptable

    Russe , juif , écrivain , aviateur ,résistant , ayant vécu à Nice ... Non vous n'êtes dans Les promesses de l'aube , roman autobiographique de Romain Gary ! Si tant est que l'on puisse réduire sa vie à ses mots et titres , je peux ajouter aventurier , reporter de guerre , académicien etc .... Des similitudes avec Gary , mais pas que , Joseph Kessel est immense dans le paysage des écrivains français . Pour tout vous dire , en dehors de son fameux livre Le lion , dont vous avez sûrement fait des dictées à l'école vous aussi , je ne connaissais pourtant le romancier que de nom . J'étais très loin de penser à quel point sa vie a été riche et dangereuse . A travers la discussion entre lui et son filleul , nous découvrons sous la plume des deux auteurs Judith Cohen-Solal (psychanalyste) et Jonathan Hayoun (réalisateur) la vie de ce monstre sacré de la littérature française . Des pogroms que sa famille subit en Russie , leur fuite vers l'Argentine puis l'arrivée en France , son adolescence et surtout , sa relation presque gémellaire avec son cadet de frère qui va être prépondérante dans ses choix de carrière ; tout est relaté par un Joseph Kessel , usé par la vie , par sa vie ! Le duo d'auteurs se permet même d'incorporer du suspens dans la lecture en mettant comme fil rouge le destin funeste du frère . Vous verrez Joseph Kessel partir sur le front des guerres "franquistes" , puis irlandaises , il rencontrera même Hitler en Allemagne en 1932 . Puis sous l'occupation avec son engagement auprès des forces françaises libres (De Gaulle le comparant lui aussi à Romain Gary) . Ses mariages , avec justement son voyage de noces au Kenya (en plein soulèvement contre l'occupant britannique) , lieu fertile d'où naîtra son livre le plus connu . Enfin ,son entrée à l'académie française , le rendant immortel . Je vous invite à lire son discours d'intronisation en annexe du roman graphique , où comment la littérature française porte ses lettres de noblesses avec des écrivains tels que lui . En toute fin vous comprendrez pourquoi il a vécu sa vie comme un roman , bravo aux auteurs ! Bravo aussi à Nicolas Otero , que l'on connaissait pour ses 9 tomes Amerikkka entre autres , qui nous démontre toute l'étendue de son talent . Il n'use pas moins de 3 techniques de dessin : une ligne claire pour le présent , du crayonné du plus bel effet pour des visions chimériques ,et du pastel pour le passé . Un très beau résultat pour un hommage réussi à Monsieur Joseph Kessel !
  24. Titre de l'album : Joseph Kessel, l'indomptable Scenariste de l'album : Jonathan Hayoun , Judith Cohen-Solal Dessinateur de l'album : Nicoas Otero Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Les dernières confessions de Joseph Kessel Durant soixante ans, Joseph Kessel a parcouru les continents sur la trace de ces instants de vie où l'homme affronte la mort. Homme d'action autant qu'homme de lettres, cet écrivain voyageur, journaliste, aventurier, résistant, aviateur est le témoin direct et le conteur exceptionnel des événements qui ont marqué l'histoire du xxe siècle. Lors d'un dernier entretien, encore inédit, il se livre à son filleul. Il nous laisse entrevoir ce qu'il cherchait en consacrant sa vie à braver la mort. Critique : Russe , juif , écrivain , aviateur ,résistant , ayant vécu à Nice ... Non vous n'êtes dans Les promesses de l'aube , roman autobiographique de Romain Gary ! Si tant est que l'on puisse réduire sa vie à ses mots et titres , je peux ajouter aventurier , reporter de guerre , académicien etc .... Des similitudes avec Gary , mais pas que , Joseph Kessel est immense dans le paysage des écrivains français . Pour tout vous dire , en dehors de son fameux livre Le lion , dont vous avez sûrement fait des dictées à l'école vous aussi , je ne connaissais pourtant le romancier que de nom . J'étais très loin de penser à quel point sa vie a été riche et dangereuse . A travers la discussion entre lui et son filleul , nous découvrons sous la plume des deux auteurs Judith Cohen-Solal (psychanalyste) et Jonathan Hayoun (réalisateur) la vie de ce monstre sacré de la littérature française . Des pogroms que sa famille subit en Russie , leur fuite vers l'Argentine puis l'arrivée en France , son adolescence et surtout , sa relation presque gémellaire avec son cadet de frère qui va être prépondérante dans ses choix de carrière ; tout est relaté par un Joseph Kessel , usé par la vie , par sa vie ! Le duo d'auteurs se permet même d'incorporer du suspens dans la lecture en mettant comme fil rouge le destin funeste du frère . Vous verrez Joseph Kessel partir sur le front des guerres "franquistes" , puis irlandaises , il rencontrera même Hitler en Allemagne en 1932 . Puis sous l'occupation avec son engagement auprès des forces françaises libres (De Gaulle le comparant lui aussi à Romain Gary) . Ses mariages , avec justement son voyage de noces au Kenya (en plein soulèvement contre l'occupant britannique) , lieu fertile d'où naîtra son livre le plus connu . Enfin ,son entrée à l'académie française , le rendant immortel . Je vous invite à lire son discours d'intronisation en annexe du roman graphique , où comment la littérature française porte ses lettres de noblesses avec des écrivains tels que lui . En toute fin vous comprendrez pourquoi il a vécu sa vie comme un roman , bravo aux auteurs ! Bravo aussi à Nicolas Otero , que l'on connaissait pour ses 9 tomes Amerikkka entre autres , qui nous démontre toute l'étendue de son talent . Il n'use pas moins de 3 techniques de dessin : une ligne claire pour le présent , du crayonné du plus bel effet pour des visions chimériques ,et du pastel pour le passé . Un très beau résultat pour un hommage réussi à Monsieur Joseph Kessel ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/joseph-kessel-l-indomptable/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. Quelle excellente idée de la part de Mosquito de rééditer la vie du Khan en intégrale ! Pour ceux , dont je fais partie , qui sont passés à côté de cette épopée parue à la fin des années 90 , jetez vous sur ce concentré d'histoire et de culture . De sa naissance à sa mort , nous parcourons la vie tumultueuse du guerrier mongol qui a mis le continent asiatique à sa botte . Un scénario ciselé et documenté au service de l'histoire avec un grand H . Pourquoi était-il si cruel ? Quelles sont ses origines ? Comment a t'il pu établir cet empire allant de la Chine jusqu'à la Perse ? Au delà de ces grandes questions, les auteurs nous amènent au plus près de ces régions reculées de l'Asie centrale . Ainsi , nous découvrons les joutes politiques de ce peuple divisé en clans , les villages de yourtes , les coutumes locales etc .... Le trait réaliste assez emblématique des années 80 90 , de André Houot nous plonge littéralement dans les steppes . Les costumes et autres armures sont superbes et finement détaillés . Les paysages prennent vie , on entendrait presque les galopades des chevaux sur les grandes plaines désertes , ou encore le fracas des armes dans les nombreux sièges qu'il a tenu pour anéantir ses ennemis . Découvrir ce peuple de cavaliers aux abords de la grande muraille de Chine , se demandant comment passer à travers et conquérir les immensités se trouvant derrière , sonne comme l'aventure avec un grand A . Une grande intégrale pour un grand conquérant (ou assassin , c'est selon) !
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