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  1. Titre de l'album : Le vase de cristal Scenariste de l'album : Astrid Goldsmith Dessinateur de l'album : Astrid Goldsmith Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Un voyage à travers l'Europe, le temps, et les secrets de famille. Lorsque sa grand-mère Gisela décède, c'est à Astrid que revient la tâche de rapatrier le patrimoine familial et vider l'appartement. Avec son père, elle entame le voyage en van jusqu'à Fribourg, saisissant cette occasion de partager un moment avec lui. Mais sur place, la tâche est vertigineuse. Astrid découvre une autre facette de son père, pris dans les vestiges des multiples vies de sa mère juive allemande. Ils exhument tour à tour les tapis mangés par les mites, les photographies mystérieuses, mais aussi les récits de survie, les rancoeurs étouffées et les secrets de famille longtemps enfouis... Critique : Pour sa seconde incursion dans le 9ème art, Astrid Goldsmith revisite les 5 étapes du deuil de Elisabeth Kubler Ross en nous exposant sa propre histoire : le décès de sa grand-mère et toutes les répercussion annexes. Ainsi, c'est au fil de 7 et non pas 5, étapes/phases de deuil qu'elle raconte avec en premier lieu son départ en camion pour vider l'appartement ainsi que toutes les péripéties que cela comporte pour une jeune femme seule. Elle retrouve son père en route et le long chemin se poursuit, alternant silences gênants et discussions animées. Le travail continue sur place avec une vie entière à vider, les bibelots remémorant des souvenirs, le tapis que désire un membre de la famille, l'état général de l'appartement aussi, avec les travaux à prévoir pour contenter le propriétaire. Tel ou tel objet devient pour un temps le centre d'attention, nécessitant un appel téléphonique pour savoir qui le désire et pour quelles raisons, c'est en effet un "déménagement" complexe et usant pour nos deux personnages. Astrid découvre des secrets de famille éventés par son père devenant bien plus loquace et levant le voile sur des photos ou autres récits liés à sa mère, de confession juive ayant connu l'oppression nazi. On découvre ainsi les coutumes liées aux funérailles juives avec des pratiques ancestrales qui ont du mal à trouver leur place chez la jeune génération. Un logement se vide peu à peu, mais la mémoire s'éveille et remplit peu à peu l'esprit d'Astrid voyant les membres de sa famille sous un nouveau jour et comprenant mieux leur mode de fonctionnement. C'est un roman graphique qui prend son temps et trouvera un écho dans toutes les familles en insistant sur les liens, peu importe la religion. A découvrir. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-vase-de-cristal/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. Kevin Nivek

    Le vase de cristal

    Pour sa seconde incursion dans le 9ème art, Astrid Goldsmith revisite les 5 étapes du deuil de Elisabeth Kubler Ross en nous exposant sa propre histoire : le décès de sa grand-mère et toutes les répercussion annexes. Ainsi, c'est au fil de 7 et non pas 5, étapes/phases de deuil qu'elle raconte avec en premier lieu son départ en camion pour vider l'appartement ainsi que toutes les péripéties que cela comporte pour une jeune femme seule. Elle retrouve son père en route et le long chemin se poursuit, alternant silences gênants et discussions animées. Le travail continue sur place avec une vie entière à vider, les bibelots remémorant des souvenirs, le tapis que désire un membre de la famille, l'état général de l'appartement aussi, avec les travaux à prévoir pour contenter le propriétaire. Tel ou tel objet devient pour un temps le centre d'attention, nécessitant un appel téléphonique pour savoir qui le désire et pour quelles raisons, c'est en effet un "déménagement" complexe et usant pour nos deux personnages. Astrid découvre des secrets de famille éventés par son père devenant bien plus loquace et levant le voile sur des photos ou autres récits liés à sa mère, de confession juive ayant connu l'oppression nazi. On découvre ainsi les coutumes liées aux funérailles juives avec des pratiques ancestrales qui ont du mal à trouver leur place chez la jeune génération. Un logement se vide peu à peu, mais la mémoire s'éveille et remplit peu à peu l'esprit d'Astrid voyant les membres de sa famille sous un nouveau jour et comprenant mieux leur mode de fonctionnement. C'est un roman graphique qui prend son temps et trouvera un écho dans toutes les familles en insistant sur les liens, peu importe la religion. A découvrir.
  3. Titre de l'album : Soeurs de glisse Scenariste de l'album : Gwénola Morizur Dessinateur de l'album : Agnese Innocente Coloriste : Agnese Innocente Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Une ode à la résilience, librement inspirée de l'histoire vraie des soeurs Sana, championnes paralympiques de ski. Pour Léonie, abandonner le sport à cause de sa déficience visuelle est impensable. Emma, sa soeur, n'est pas du même avis : le sport, très peu pour elle ! Contre toute attente, lorsque Léonie est repérée pour intégrer la section belge de ski alpin, c'est Emma qui est désignée pour la guider... Les deux soeurs arriveront-elles à surpasser leurs différences pour avoir une chance de gagner les plus grandes compétitions du monde ? Critique : C'est une très belle histoire que nous conte Gwénola Morizur, un récit librement inspiré de la véritable histoire des soeurs Sana, premières médaillées belges aux jeux paralympiques d'hiver en ski ! Vous pensez à la chanson de Brel, "ce plat pays qui est le mien" et vous êtes probablement désarçonnés par cette idée de ski en Belgique, et bien ouvrez ces pages et admirez le courage et l'abnégation de ce duo, une leçon de résilience ! Léonie et sa famille n'ont jamais réalisé l'acceptation de sa malvoyance, étape pourtant importante du deuil. Sous l'impulsion de sa mère, la jeune fille entend vivre une vie "normale" dans des établissements scolaires non adaptés aux personnes aveugles, il en va de même pour les activités sportives qu'elle pratique assidument ! Gymnaste d'un bon niveau elle semble atteindre ses limites dans certaines épreuves, victime de son handicap. Au fil du récit, on découvre aussi l'ambiance familiale avec les heurts et autres disputes entre Léonie et ses trois soeurs, notamment Emma son opposée ! Cette dernière n'aime pas le sport et goûte plus à l'oisiveté que les sensations fortes recherchées par Léonie. C'est dans ce contexte qu'elles vont se retrouver dans l'équipe de sports d'hiver paralympiques du pays, avec la découverte du haut niveau mais surtout, la nécessité absolue pour les deux soeurs de travailler ensemble sur les pistes. En effet, Emma doit servir de "lièvre" à Léonie, en ouvrant la piste devant elle et en lui communiquant par radio les virages, bosses et autres difficultés rencontrées dans la descente. Une symbiose parfaite doit s'accomplir entre deux soeurs que tout oppose ! Comment vont-elles surmonter les obstacles ? On s'attache énormément aux personnages dans cette histoire teintée d'émotion et de sincérité. Le trait doux et rond de Agnese Innocente convient parfaitement au propos, elle donne du caractère aux protagonistes sans surjouer façon "manga". Elle s'adapte au récit en usant de couleurs pâles pour les flashbacks et plus vives pour les phases "actuelles". Une belle immersion dans le handisport et une aventure humaine touchante qui mérite d'être lue ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/soeurs-de-glisse/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. Kevin Nivek

    Soeurs de glisse

    C'est une très belle histoire que nous conte Gwénola Morizur, un récit librement inspiré de la véritable histoire des soeurs Sana, premières médaillées belges aux jeux paralympiques d'hiver en ski ! Vous pensez à la chanson de Brel, "ce plat pays qui est le mien" et vous êtes probablement désarçonnés par cette idée de ski en Belgique, et bien ouvrez ces pages et admirez le courage et l'abnégation de ce duo, une leçon de résilience ! Léonie et sa famille n'ont jamais réalisé l'acceptation de sa malvoyance, étape pourtant importante du deuil. Sous l'impulsion de sa mère, la jeune fille entend vivre une vie "normale" dans des établissements scolaires non adaptés aux personnes aveugles, il en va de même pour les activités sportives qu'elle pratique assidument ! Gymnaste d'un bon niveau elle semble atteindre ses limites dans certaines épreuves, victime de son handicap. Au fil du récit, on découvre aussi l'ambiance familiale avec les heurts et autres disputes entre Léonie et ses trois soeurs, notamment Emma son opposée ! Cette dernière n'aime pas le sport et goûte plus à l'oisiveté que les sensations fortes recherchées par Léonie. C'est dans ce contexte qu'elles vont se retrouver dans l'équipe de sports d'hiver paralympiques du pays, avec la découverte du haut niveau mais surtout, la nécessité absolue pour les deux soeurs de travailler ensemble sur les pistes. En effet, Emma doit servir de "lièvre" à Léonie, en ouvrant la piste devant elle et en lui communiquant par radio les virages, bosses et autres difficultés rencontrées dans la descente. Une symbiose parfaite doit s'accomplir entre deux soeurs que tout oppose ! Comment vont-elles surmonter les obstacles ? On s'attache énormément aux personnages dans cette histoire teintée d'émotion et de sincérité. Le trait doux et rond de Agnese Innocente convient parfaitement au propos, elle donne du caractère aux protagonistes sans surjouer façon "manga". Elle s'adapte au récit en usant de couleurs pâles pour les flashbacks et plus vives pour les phases "actuelles". Une belle immersion dans le handisport et une aventure humaine touchante qui mérite d'être lue !
  5. poseidon2

    Derrière la porte

    J'ai lu des retours très mitigés sur ce one shot de James Tynion IV alors même que c'est un scénariste que je tiens plutôt en haute estime. Il fallait donc que je me fasse mon propre avis sur la question. Et après lecture, je pense avoir compris : Malgré la mise en page et le design choisit, cet album n'est pas une histoire horrifique. Enfin pas une classique pour adulte. Car cela reste une histoire horriblement vécue par un enfant. Et une critique moderne de la parentalité pour les adultes. Attention, la suite de la critique vous aiguillera sur le pourquoi du monstre du placard ! Mais pour nous autre adulte, c'est surtout l'histoire d'un parent qui ne se rend pas compte de l'impact de son comportement sur son fils. Un adulte comme on en croise beaucoup, qui par égoïsme, ne s'est jamais rendu compte que ses errances de grands pouvaient avoir un impact sur l'imaginaire des tout petits. Un grand qui pense qu'un enfant ne comprend rien et que les inventions du cerveau de son fils n'ont rien à voir avec lui. James Tynion IV nous livre ici une très belle critique sociétale nous montrant que l'horreur et les cauchemars des enfants ont toujours une source réelle et bien souvent provenant des parents ou de l'entourage. Et le découpage du récit est aussi très inspiré, nous laissant longtemps imaginer une véritable cause surnaturelle rendant la découverte de la véritable raison encore plus puissante. Le choix de la mise en page sous forme 'horrifique" est aussi pertinent car il matérialise la vision de l'enfant de cette histoire d'adulte, montrant bien le choc et l'impact ressentit par un petit garçon de 4 ans. En tant que parent, cette lecture a été une lecture très prenante, oscillant entre peur pour le petit et dégout de l'agissement des grands. Une lecture plus marquante que ne laissaient imaginer les critiques que j'avais pu lire par ailleurs !
  6. Titre de l'album : Derrière la porte Scenariste de l'album : James Tynion IV Dessinateur de l'album : Gavin Fullerton Coloriste : Gavin Fullerton Editeur de l'album : Urban Comics Note : Résumé de l'album : Thom décide de s'installer, lui et sa famille, à l'autre bout du pays, laissant tout derrière eux... ou du moins, c'est ce qu'il croit. Alors qu'il traverse les Etats-Unis avec son fils Jamie, celui-ci continue d'affirmer voir un horrible monstre sortir du placard. Thom tente de le rassurer, l'assurant que le monstre ne les suivra pas. Mais certains secrets ne restent jamais enfermés, et le monstre ne semble pas en avoir fini avec Jamie. Critique : J'ai lu des retours très mitigés sur ce one shot de James Tynion IV alors même que c'est un scénariste que je tiens plutôt en haute estime. Il fallait donc que je me fasse mon propre avis sur la question. Et après lecture, je pense avoir compris : Malgré la mise en page et le design choisit, cet album n'est pas une histoire horrifique. Enfin pas une classique pour adulte. Car cela reste une histoire horriblement vécue par un enfant. Et une critique moderne de la parentalité pour les adultes. Attention, la suite de la critique vous aiguillera sur le pourquoi du monstre du placard ! Mais pour nous autre adulte, c'est surtout l'histoire d'un parent qui ne se rend pas compte de l'impact de son comportement sur son fils. Un adulte comme on en croise beaucoup, qui par égoïsme, ne s'est jamais rendu compte que ses errances de grands pouvaient avoir un impact sur l'imaginaire des tout petits. Un grand qui pense qu'un enfant ne comprend rien et que les inventions du cerveau de son fils n'ont rien à voir avec lui. James Tynion IV nous livre ici une très belle critique sociétale nous montrant que l'horreur et les cauchemars des enfants ont toujours une source réelle et bien souvent provenant des parents ou de l'entourage. Et le découpage du récit est aussi très inspiré, nous laissant longtemps imaginer une véritable cause surnaturelle rendant la découverte de la véritable raison encore plus puissante. Le choix de la mise en page sous forme 'horrifique" est aussi pertinent car il matérialise la vision de l'enfant de cette histoire d'adulte, montrant bien le choc et l'impact ressentit par un petit garçon de 4 ans. En tant que parent, cette lecture a été une lecture très prenante, oscillant entre peur pour le petit et dégout de l'agissement des grands. Une lecture plus marquante que ne laissaient imaginer les critiques que j'avais pu lire par ailleurs ! Autres infos : Type de l'album : Comic Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/derriere-la-porte-9791026825944?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  7. Kevin Nivek

    Hovershot club

    A l'image du trait nerveux de l'artiste italien AlbHey Longo, cette histoire de famille et de sport est à placer sous le signe de l'énergie ! Tout va très vite dans ce récit, on fait connaissance rapidement avec les protagonistes principaux, puis leurs destins liés se mettent en place et ça déménage ! La vie au lycée avec les déboires de chacun, ainsi Edison est le souffre douleur des brutes épaisses, mais il a pour lui une intelligence rare et un frère champion de hovershot. Egon vit aussi un peu dans l'ombre de ses camarades tout en rêvant d'intégrer une équipe afin de démontrer sa valeur, car son autre but caché est de séduite la coach de l'équipe. Enfin, Hunter est la star locale, frère d'Edison et fils de Moseen l'entraîneur de l'équipe reine du championnat. Moseen lui met une pression incroyable afin d'intégrer les épreuves professionnelles et cela crée des tensions dans la famille, d'autant qu'il se désintéresse de Edison. Amitié, amours cachés, secrets de famille, mais aussi humour vous attendent dans cette aventure sportive. La création de ce sport par les scénaristes est à saluer, mais la mise en scène peine en revanche, les séquences d'affrontements sont parfois compliquées à déchiffrer avec des planches chargées. Reste une histoire pleine de bons sentiments aux nombreux codes empruntés au style manga et aux séries animées telles que Baskup et Foot2rue.
  8. Titre de l'album : Hovershot club Scenariste de l'album : Luigi Formola, Dario Custaglio Dessinateur de l'album : AlbHey Longo Coloriste : AlbHey Longo Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : UNE ÉQUIPE PEUT AUSSI ÊTRE UNE FAMILLE... MÊME SI C'EST UNE FAMILLE DE FOUS, COMME L'HOVERSHOT CLUB ! Des skateboards volants, des équipes féroces et des stades remplis de supporters... qui peut résister à l'univers de l'Hovershot ? Personne... sauf Edison, un petit génie de la mécanique qui ne veut rien savoir de ce sport ! Mais une brute, un gamin et un entraîneur têtu sont prêts à bouleverser sa vie d'intello et à faire de lui l'une des stars de l'équipe du lycée... Critique : A l'image du trait nerveux de l'artiste italien AlbHey Longo, cette histoire de famille et de sport est à placer sous le signe de l'énergie ! Tout va très vite dans ce récit, on fait connaissance rapidement avec les protagonistes principaux, puis leurs destins liés se mettent en place et ça déménage ! La vie au lycée avec les déboires de chacun, ainsi Edison est le souffre douleur des brutes épaisses, mais il a pour lui une intelligence rare et un frère champion de hovershot. Egon vit aussi un peu dans l'ombre de ses camarades tout en rêvant d'intégrer une équipe afin de démontrer sa valeur, car son autre but caché est de séduite la coach de l'équipe. Enfin, Hunter est la star locale, frère d'Edison et fils de Moseen l'entraîneur de l'équipe reine du championnat. Moseen lui met une pression incroyable afin d'intégrer les épreuves professionnelles et cela crée des tensions dans la famille, d'autant qu'il se désintéresse de Edison. Amitié, amours cachés, secrets de famille, mais aussi humour vous attendent dans cette aventure sportive. La création de ce sport par les scénaristes est à saluer, mais la mise en scène peine en revanche, les séquences d'affrontements sont parfois compliquées à déchiffrer avec des planches chargées. Reste une histoire pleine de bons sentiments aux nombreux codes empruntés au style manga et aux séries animées telles que Baskup et Foot2rue. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/hovershot-club/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  9. Kevin Nivek

    Jakob tome 1 - La Communauté

    C'est une histoire qui commence mal ! Dans les décombres et la poussière, un homme en uniforme de police, cherche les membres de sa famille suite au passage dévastateur d'un ouragan. Sa femme et sa fille sont saines et sauves mais pas son fils... Une nouvelle vie s'instaure pour Ted, Scarlett et Harper endeuillés et dévastés. On parcourt ainsi 3 chapitres centrés sur le vécu des trois protagonistes et comment abordent-ils cette nouvelle vie. Mais très vite, l'arrivée d'un élément perturbateur vient s'immiscer dans ce climax : une communauté hippie ! Dans cette petite ville où tout le monde se connaît et cherche tant bien que mal à se reconstruire suite à la catastrophe naturelle, cette "intrusion" perturbe le microcosme local, telle la petite bulle de dioxyde de carbone en trop faisant sauter le bouchon de Champagne accidentellement ! Mud installe son récit dans une ambiance pesante mais manquant un peu de nouveauté, le trou paumé, la famille et ses secrets en reconstruction, le gourou et sa secte, tant d'éléments déjà vus, tout comme la jeune Harper, l'adolescente perdue et trouvant du réconfort dans la tanière du loup. J'espère m'avancer et me tromper dans la direction que prendra la suite. Néanmoins les auteurs parviennent à installer un climat pesant qui se retrouve aussi dans le graphisme de Zheping Xu qui réalise ici sa première incursion dans le 9ème art. Des regards vagues ou empreints de colère, peu de sourires, elle donne une belle expressivité aux visages. Son trait réaliste immerge le lecteur dans cette bourgade typiquement américaine le tout dans des couleurs sobres teintées de gris. La seule lumière semble venir du groupe de ce mystérieux Jakob, mais quelles sont ses intentions ??? La suite et fin dans le second tome, fin 2026 !
  10. Titre de l'album : Jakob tome 1 - La Communauté Scenariste de l'album : Mud Dessinateur de l'album : Zheping Xu Coloriste : Juliette Guitton Editeur de l'album : Ankama Note : Résumé de l'album : Bridge Brook, Oklahoma, 336 habitants. Ici, on n'espère pas de meilleurs lendemains. Tout se ressemble, les jours comme les gens... Mais quand Harper rencontre Tonie, une adolescente solaire issue de la communauté qui vient de s'installer aux abords de la ville, elle se surprend à sourire, à revivre. Alors pourquoi les autres ont-ils tous peur de ces gens ? Et surtout de Jakob, leur leader charismatique. Critique : C'est une histoire qui commence mal ! Dans les décombres et la poussière, un homme en uniforme de police, cherche les membres de sa famille suite au passage dévastateur d'un ouragan. Sa femme et sa fille sont saines et sauves mais pas son fils... Une nouvelle vie s'instaure pour Ted, Scarlett et Harper endeuillés et dévastés. On parcourt ainsi 3 chapitres centrés sur le vécu des trois protagonistes et comment abordent-ils cette nouvelle vie. Mais très vite, l'arrivée d'un élément perturbateur vient s'immiscer dans ce climax : une communauté hippie ! Dans cette petite ville où tout le monde se connaît et cherche tant bien que mal à se reconstruire suite à la catastrophe naturelle, cette "intrusion" perturbe le microcosme local, telle la petite bulle de dioxyde de carbone en trop faisant sauter le bouchon de Champagne accidentellement ! Mud installe son récit dans une ambiance pesante mais manquant un peu de nouveauté, le trou paumé, la famille et ses secrets en reconstruction, le gourou et sa secte, tant d'éléments déjà vus, tout comme la jeune Harper, l'adolescente perdue et trouvant du réconfort dans la tanière du loup. J'espère m'avancer et me tromper dans la direction que prendra la suite. Néanmoins les auteurs parviennent à installer un climat pesant qui se retrouve aussi dans le graphisme de Zheping Xu qui réalise ici sa première incursion dans le 9ème art. Des regards vagues ou empreints de colère, peu de sourires, elle donne une belle expressivité aux visages. Son trait réaliste immerge le lecteur dans cette bourgade typiquement américaine le tout dans des couleurs sobres teintées de gris. La seule lumière semble venir du groupe de ce mystérieux Jakob, mais quelles sont ses intentions ??? La suite et fin dans le second tome, fin 2026 ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/jakob-tome-1-la-communaute/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. Titre de l'album : Les enfants du Pays - Un thriller familial au coeur de la guerre de décolonisation du Cameroun Scenariste de l'album : Annick Kamgang, Adelphe Touck Ntep Dessinateur de l'album : Annick kamgang Coloriste : Annick Kamgang Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : Miriam apprend que son père Hubert, qui l'a abandonnée vingt-cinq ans auparavant, est gravement malade. Déterminée à obtenir des réponses de sa part, elle se rend à son chevet au Cameroun. Son père mourant n'aura cependant ni le temps ni la force de lui raconter sa vie et ce qui l'a conduit à couper les ponts avec sa famille. Alors Miriam commence son enquête, interrogeant ceux qui ont côtoyé son père. Elle plonge, au fil de ses recherches, dans l'histoire tourmentée du Cameroun, de sa la lutte pour l'indépendance et contre la mainmise française sur le pays, une fois la colonie théoriquement « libérée ». Et ses découvertes pourraient bien la mettre en danger... Une autofiction captivante qui tient tout à la fois du thriller, du drame familial et du récit historique... Critique : Très impliquée au sein des OMG et sur des revues traitant des aspects politiques et sociaux de l'Afrique, Annick Kamgang réalise un roman graphique nerveux sur l'histoire de la décolonisation du Cameroun. Sans énumérer les grandes dates et hauts faits politiques généraux de l'époque, elle préfère centrer le récit sur la vie d'une famille directement impactée par ces événements. Nous découvrons donc Miriam à notre époque et en France, découvrant la grave maladie de son père l'ayant abandonnée 25 ans plus tôt et toujours installé au Cameroun. En quête de vérité sur son passé elle s'envole avec son fils pour le pays des "Lions indomptables" et remonte le temps au fil de ses rencontres. Peu à peu elle va déterrer le passé de son père mais aussi et indirectement la vision qu'elle a/avait de lui même. Révélations chocs sur un destin hors du commun intimement lié au pays et son processus de décolonisation, pour une Miriam totalement désemparée ! Dans cette bichromie en ligne claire, vous allez voyager dans le temps et découvrir les conditions de décolonisation avec les forces en présence toutes fidèles à des objectifs bien différents. Les anciens colons français désireux de garder une influence locale, les jeunes politiciens locaux avides de pouvoir et enfin les "maquisards" ou résistants souhaitant un pays absolument libre. L'indépendance date du 1er janvier 1960, mais vous verrez que les vieux démons sont encore présents ! Un polar "historico-famillial" tendu et bien documenté ! Il est enrichi d'annexes en fin d'album complétant cette période trouble. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-enfants-du-pays-un-thriller-familial-au-coeur-de-la-guerre-de-decolonisation-du-cameroun/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. Très impliquée au sein des OMG et sur des revues traitant des aspects politiques et sociaux de l'Afrique, Annick Kamgang réalise un roman graphique nerveux sur l'histoire de la décolonisation du Cameroun. Sans énumérer les grandes dates et hauts faits politiques généraux de l'époque, elle préfère centrer le récit sur la vie d'une famille directement impactée par ces événements. Nous découvrons donc Miriam à notre époque et en France, découvrant la grave maladie de son père l'ayant abandonnée 25 ans plus tôt et toujours installé au Cameroun. En quête de vérité sur son passé elle s'envole avec son fils pour le pays des "Lions indomptables" et remonte le temps au fil de ses rencontres. Peu à peu elle va déterrer le passé de son père mais aussi et indirectement la vision qu'elle a/avait de lui même. Révélations chocs sur un destin hors du commun intimement lié au pays et son processus de décolonisation, pour une Miriam totalement désemparée ! Dans cette bichromie en ligne claire, vous allez voyager dans le temps et découvrir les conditions de décolonisation avec les forces en présence toutes fidèles à des objectifs bien différents. Les anciens colons français désireux de garder une influence locale, les jeunes politiciens locaux avides de pouvoir et enfin les "maquisards" ou résistants souhaitant un pays absolument libre. L'indépendance date du 1er janvier 1960, mais vous verrez que les vieux démons sont encore présents ! Un polar "historico-famillial" tendu et bien documenté ! Il est enrichi d'annexes en fin d'album complétant cette période trouble.
  13. Le très talentueux auteur complet Philippe Jarbinet nous fait l'immense plaisir de réaliser un nouveau diptyque Airborne 44 avec ce tome 11, une nouvelle fois réussi. En mêlant passé et présent il poursuit son oeuvre historique centrée sur la seconde guerre mondiale et les conflits dans les Ardennes. Il est question de famille ici, avec Cilian sur les traces de son grand-père présumé mort à la guerre, sauf que, tout n'est pas aussi simple ! Lorsque des historiens et chercheurs de reliques de guerre trouvent un casque avec des inscriptions intimes de feu son grand-père, ils contactent le petit-fils qui n'en attendait pas moins pour quitter les Etats-unis en quête de vérité ! Le récit alterne le présent avec Cilian "junior" remuant la terre de la campagne belge et ces mêmes Ardennes 80 ans plus tôt en plein hiver avec Cilian "sénior" en mission de reconnaissance. On est happé par ce scénario et le trait incroyable de l'auteur. Voir évoluer ces jeeps sur le front enneigé avec ces arbres décharnés vous transportera littéralement au sein du quotidien des militaires américains. La précision des détails, la véracité des dialogues enrichis d'acronymes (expliqués), c'est une mine d'informations au service de l'histoire que vous lirez avec avidité. Et que dire de cette fin qui va vous surprendre et vous faire paraître bien lointaine la parution de la suite ! Le format "franco-belge" est une nouvelle fois enrichi d'une grande saga, marquante et parfaitement réalisée. Lorsqu'en plus résonne en ces pages la magnifique mélodie de Claude Debussy "Clair de lune", la mélancolie ressentie vous donnera envie de vous plonger dans les tomes précédents rien que pour admirer le trait somptueux de l'artiste belge 🙂 . Bravo et vivement la suite !
  14. Titre de l'album : Airborne 44 tome 11 - M.I.A. - Missing In Action Scenariste de l'album : Philippe Jarbinet Dessinateur de l'album : Philippe Jarbinet Coloriste : Philippe Jarbinet Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : 2015, Cilian, au chevet de sa grand-mère, tente de comprendre ce qui a pu arriver à son grand-père durant la guerre : si l'administration américaine soutient qu'il est rentré aux États-Unis, Aurora, sa femme est persuadée qu'il est mort en Belgique. La découverte d'un casque militaire américain datant de la Seconde Guerre mondiale, estampillée Cilian Clarenzio Campbell, vient remettre en question toute l'histoire de la famille Campbell. Critique : Le très talentueux auteur complet Philippe Jarbinet nous fait l'immense plaisir de réaliser un nouveau diptyque Airborne 44 avec ce tome 11, une nouvelle fois réussi. En mêlant passé et présent il poursuit son oeuvre historique centrée sur la seconde guerre mondiale et les conflits dans les Ardennes. Il est question de famille ici, avec Cilian sur les traces de son grand-père présumé mort à la guerre, sauf que, tout n'est pas aussi simple ! Lorsque des historiens et chercheurs de reliques de guerre trouvent un casque avec des inscriptions intimes de feu son grand-père, ils contactent le petit-fils qui n'en attendait pas moins pour quitter les Etats-unis en quête de vérité ! Le récit alterne le présent avec Cilian "junior" remuant la terre de la campagne belge et ces mêmes Ardennes 80 ans plus tôt en plein hiver avec Cilian "sénior" en mission de reconnaissance. On est happé par ce scénario et le trait incroyable de l'auteur. Voir évoluer ces jeeps sur le front enneigé avec ces arbres décharnés vous transportera littéralement au sein du quotidien des militaires américains. La précision des détails, la véracité des dialogues enrichis d'acronymes (expliqués), c'est une mine d'informations au service de l'histoire que vous lirez avec avidité. Et que dire de cette fin qui va vous surprendre et vous faire paraître bien lointaine la parution de la suite ! Le format "franco-belge" est une nouvelle fois enrichi d'une grande saga, marquante et parfaitement réalisée. Lorsqu'en plus résonne en ces pages la magnifique mélodie de Claude Debussy "Clair de lune", la mélancolie ressentie vous donnera envie de vous plonger dans les tomes précédents rien que pour admirer le trait somptueux de l'artiste belge 🙂 . Bravo et vivement la suite ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/airborne-44-tome-11-m-i-a-missing-in-action/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  15. C'est une curieuse fable que nous livre Joseph Delhomme avec cette société futuriste ! Dans cet univers dystopique, tout se fait par obtention d'un permis. Vous devez donc passer un certain nombre d'épreuves afin d'y parvenir, le tout dans un environnement sentant bon la propagande sur fond de dictature. Où comment le "wokisme" est poussé à son paroxysme dans cette société égalitaire avec un jusqu'au-boutisme sans précédents. On y suit la trajectoire de Liz et Denis, évoluant dans ce culte social. Denis embrasse ces idéaux mais Liz se pose des questions, et d'avantage lorsqu'elle découvre sa grossesse avant l'obtention du précieux sésame permettant la gestation. Dans l'urgence ils s'inscrivent à la formation et cela passe par un couple de retraités assimilés à des grands-parents formateurs. Situations cocasses, avec mises en situation parfois burlesques sont au programme pour les futurs parents. On rit, jaune parfois à la vision de ces hommes, équipés de prothèses mammaires afin "d'allaiter" le nourrisson factice, le tout dans une humeur débordante de joie et d'allégresse ! On ne sort pas indemne de cette lecture, elle pourra poser des questions aux pro et anti wokes, tout en les confortant dans leurs idées je le crains. Je ne vois guère de juste milieu dans cette parodie sociale si ce n'est le message d'espoir en toute fin d'album 😉 Océane Jeanty réalise des planches soignées et colorées dans une ligne claire agréable et détaillée. Les personnages sont reconnaissables et bien expressifs étant données les nombreuses situations cocasses auxquelles ils font face. Une auteure à surveiller.
  16. Titre de l'album : Le permis - Pour des parents bien élevés Scenariste de l'album : Joseph Delhomme Dessinateur de l'album : Océane Jeanty Coloriste : Océane Jeanty Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : Dans un futur proche, la société a trouvé un remède à toutes nos angoisses : la méditation en toute occasion et l'obtention de permis dès qu'on désire franchir une nouvelle étape dans sa vie. Désormais, les inégalités ne se fondent plus que sur le mérite individuel : pour accéder à la propriété, il suffit de réussir les épreuves du permis immobilier, et pour avoir le droit d'élever un enfant, c'est le permis bébé qu'il s'agit d'obtenir. Lorsque Liz tombe involontairement enceinte, son mari Denis et elle n'ont plus de temps à perdre et se lancent dans une préparation intensive du précieux sésame. Pour cela, ils se voient attribuer un couple de formateurs bienveillants mais intransigeants, des « grands-parents » qui les confrontent aux situations les plus extrêmes - voire farfelues - possible : entrainements à l'allaitement, courses-poursuites en tricycle, agression en pleine rue... Un enfant, plus que toute autre chose, ça se mérite. Pour Liz et Denis, l'échec n'est pas une option car il risqueraient de devoir abandonner leur enfant... à moins de partir vivre et l'élever de l'« autre côté »... Critique : C'est une curieuse fable que nous livre Joseph Delhomme avec cette société futuriste ! Dans cet univers dystopique, tout se fait par obtention d'un permis. Vous devez donc passer un certain nombre d'épreuves afin d'y parvenir, le tout dans un environnement sentant bon la propagande sur fond de dictature. Où comment le "wokisme" est poussé à son paroxysme dans cette société égalitaire avec un jusqu'au-boutisme sans précédents. On y suit la trajectoire de Liz et Denis, évoluant dans ce culte social. Denis embrasse ces idéaux mais Liz se pose des questions, et d'avantage lorsqu'elle découvre sa grossesse avant l'obtention du précieux sésame permettant la gestation. Dans l'urgence ils s'inscrivent à la formation et cela passe par un couple de retraités assimilés à des grands-parents formateurs. Situations cocasses, avec mises en situation parfois burlesques sont au programme pour les futurs parents. On rit, jaune parfois à la vision de ces hommes, équipés de prothèses mammaires afin "d'allaiter" le nourrisson factice, le tout dans une humeur débordante de joie et d'allégresse ! On ne sort pas indemne de cette lecture, elle pourra poser des questions aux pro et anti wokes, tout en les confortant dans leurs idées je le crains. Je ne vois guère de juste milieu dans cette parodie sociale si ce n'est le message d'espoir en toute fin d'album 😉 Océane Jeanty réalise des planches soignées et colorées dans une ligne claire agréable et détaillée. Les personnages sont reconnaissables et bien expressifs étant données les nombreuses situations cocasses auxquelles ils font face. Une auteure à surveiller. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-permis-pour-des-parents-bien-eleves/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. Kevin Nivek

    Monstres en vadrouille

    Kay Davault imagine un monde où humains et monstres existent mais ne se côtoient pas, la faute à un imaginaire méfiant, en somme la peur de l'autre. On découvre Iris évoluant dans un manoir peuplé uniquement de monstres comme elle, sous l'oeil bienveillant de monsieur Halloway, un humain les protégeant. Iris n'est pas tout à fait comme les autres, elle rêve de liberté et ses envies d'ailleurs sont décuplées par le sentiment de ne pas être à sa place, aux côté de Halloway qui semble méfiant à son égard. Aussi, lors de la visite d'un intrus humain brisant le sceau d'inviolabilité magique du manoir et laissant la porte ouverte derrière lui, Iris sort et découvre un tout autre monde ! L'apprentissage de la vie, la méfiance des autres, de ce qu'on ne connait pas, le désir de liberté, Kay Davault insère de nombreux messages dans ce récit coloré et respirant de sincérité. Au fil des 300 pages, elle prend bien le temps de développer l'histoire avec la découverte des personnages et des nombreux secrets les liant. Le format "comics" offre peu de cases par pages et rend la lecture fluide et accessible pour les plus jeunes avec des dialogues courts. Le style "chibi" des protagonistes rend assez bien avec de l'originalité dans les faciès des petits monstres dotés d'une grande expressivité. Un sympathique one-shot à faire découvrir aux plus de 8 ans, avec un beau message de tolérance.
  18. Titre de l'album : Monstres en vadrouille Scenariste de l'album : Kay Davault Dessinateur de l'album : Kay Davault Coloriste : Kay Davault Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Iris ne s'est jamais sentie à sa place dans le manoir de M. Halloway. Entre licornes, trolls et autres dragons, elle est pourtant bien entourée. Mais ce dont elle rêve, elle, c'est de liberté, et d'un véritable foyer. Jusqu'au jour où, par accident, un chasseur de monstres brise la magie qui scellait la porte de cette maison insolite. Pour la première fois, Iris et ses amis peuvent explorer la ville voisine : ses rues animées, ses lumières fascinantes, ses surprenants habitants...Une découverte de la beauté - et des dangers - du monde extérieur qui va déterrer un sombre secret... qui pourrait bien tout changer. Critique : Kay Davault imagine un monde où humains et monstres existent mais ne se côtoient pas, la faute à un imaginaire méfiant, en somme la peur de l'autre. On découvre Iris évoluant dans un manoir peuplé uniquement de monstres comme elle, sous l'oeil bienveillant de monsieur Halloway, un humain les protégeant. Iris n'est pas tout à fait comme les autres, elle rêve de liberté et ses envies d'ailleurs sont décuplées par le sentiment de ne pas être à sa place, aux côté de Halloway qui semble méfiant à son égard. Aussi, lors de la visite d'un intrus humain brisant le sceau d'inviolabilité magique du manoir et laissant la porte ouverte derrière lui, Iris sort et découvre un tout autre monde ! L'apprentissage de la vie, la méfiance des autres, de ce qu'on ne connait pas, le désir de liberté, Kay Davault insère de nombreux messages dans ce récit coloré et respirant de sincérité. Au fil des 300 pages, elle prend bien le temps de développer l'histoire avec la découverte des personnages et des nombreux secrets les liant. Le format "comics" offre peu de cases par pages et rend la lecture fluide et accessible pour les plus jeunes avec des dialogues courts. Le style "chibi" des protagonistes rend assez bien avec de l'originalité dans les faciès des petits monstres dotés d'une grande expressivité. Un sympathique one-shot à faire découvrir aux plus de 8 ans, avec un beau message de tolérance. Autres infos : Type de l'album : Comic Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/monstres-en-vadrouille/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. poseidon2

    Saga tome 12

    Titre de l'album : Saga tome 12 Scenariste de l'album : Brian K. Vaughan Dessinateur de l'album : Fiona Staples Coloriste : Fiona Staples Editeur de l'album : Urban Comics Note : Résumé de l'album : Hazel a désormais douze ans et vit avec sa mère, son frère Écuyer et bien d’autres, au sein d’un cirque itinérant. Chacun tente à sa façon de surmonter les traumatismes du passé, mais la disparition de Marko reste encore et toujours une douleur bien difficile à apaiser. Un tourment partagé par Le Testament et Gwendolyn, que la perte de Sophie plonge dans un désespoir sans précédent. Chacun devra trouver la force de s’ouvrir à l’autre et de faire de nouveau confiance. Malheureusement, ces périodes de fragilité profitent bien souvent aux gens les bien moins intentionnés. Critique : Saga porte étonnamment bien son nom. Une vraie saga familiale. Et une véritable réussite pour Brian K Vaughan car il nous livre une histoire de famille qui nous fait nous sentir des membres de cette famille. L'ouverture d'un nouveau tome de Saga est comme la réception d'une carte d'une partie de la famille vivant non et nous racontant son année passée. On se sent proche de nos personnages, et cela, même si on n'a pas de nouvelles pendant un an. On a escorté Hazel depuis sa création jusqu'à ses 12 ans. On se peut donc qu'être demandeur de nouvelles et s'émerveiller à chaque nouvel album de la "normalité" de la vie de nos fugitifs. Ce qui se ressent encore une fois dans ce tome 12 avec un grand bonheur : Notre famille, prise bien malgré elle dans une guerre galactique qui les poursuit, est en proie à... l'adolescence ! Oui oui ! L'univers et la guerre entre les ailés et les cornus change mais ce n'est pas le véritable problème d'Hazel et de son frère, qui cherchent à savoir comment adopter les changements de leurs corps et de leurs esprits. Cette dichotomie entre l'univers qui veut leur donner un rôle important et leur volonté de survivre aux petits tracas du quotidien est encore plus présente dans un tome 12 qui ne fait que nous faire souhaiter que l'histoire continue.... jusqu'au 80 ans de Hazel ! Autres infos : Type de l'album : Comic Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/saga-tome-12?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  20. Titre de l'album : La famille Tango tome 1 Scenariste de l'album : Karim Alliane Dessinateur de l'album : Henri Calais Coloriste : Henri Calais Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Caramba : la vie de Tina Tango, une collégienne mexicaine aussi cool que studieuse, est super compliquée ! Bien sûr, elle vit chez sa mamie, mais c'est parce que Sueños, sa maman, a mystérieusement disparu ! Et puis, il y a son père remarié, avec qui les relations sont un peu tendue. Sans parler de Kim, sa BEF (Best Enemy forever), qui lui a volé le carnet de sa mère, son dernier souvenir d'elle ! Mais lorsque le carnet révèle son étrange pouvoir - il met en images ce qui arrive dans la vie de son lecteur - les deux jeunes filles sont soudain pourchassées par le « Grand Zéro », un cruel dieu-chat souhaitant effacer de la mémoire des hommes leurs contes, légendes et histoires, afin d'imposer son règne à lui... Tina, Mamie et Kim vont devoir lutter, en compagnie de la « Section U », une organisation secrète où œuvraient peut-être certains membres de la famille Tango... Un récit totalement fou et trépidant, rencontre improbable de James Bond et Coco ! Critique : Bon alors la c'est sûr, les responsables de Dupuis ont trouvé un filon coté jeunesse. J'irai même jusqu'à avancer qu'ils ont mis le doigt sur le chainon manquant entre le manga et la BD. Attention, loin de moi l'idée de dire que cette Famille Tango n'est pas une BD. C'est juste que le format souple, le nombre de pages très important (192), la densité de l'histoire et la facilité de lecture ressemblent à ce qui fait le succès des Webtoon et autres mangas pour jeunes lecteurs. Et c'est surtout super efficace. J'ai chez moi une lectrice de 10 ans qui oscille entre BD et manga et cette "famille tango", avec Holly Moly, Hooky et les autres, la passionne autant qu'une shonen de base. Et je comprends. On retrouve une aventure avec un petit coté onirique. Une héroïne au fort caractère et un lien familiale fort. Tout ce qui permet à un jeune lecteur de se reconnaitre dans une héroïne et dans une histoire. Si cette famille tango n'est pas la plus originale des sorties, elle entérine un format qui plait et, pour moi, un bon moyen de ramener les jeunes lecteurs vers la bd européenne. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-famille-tango-tome-1?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  21. poseidon2

    La famille Tango tome 1

    Bon alors la c'est sûr, les responsables de Dupuis ont trouvé un filon coté jeunesse. J'irai même jusqu'à avancer qu'ils ont mis le doigt sur le chainon manquant entre le manga et la BD. Attention, loin de moi l'idée de dire que cette Famille Tango n'est pas une BD. C'est juste que le format souple, le nombre de pages très important (192), la densité de l'histoire et la facilité de lecture ressemblent à ce qui fait le succès des Webtoon et autres mangas pour jeunes lecteurs. Et c'est surtout super efficace. J'ai chez moi une lectrice de 10 ans qui oscille entre BD et manga et cette "famille tango", avec Holly Moly, Hooky et les autres, la passionne autant qu'une shonen de base. Et je comprends. On retrouve une aventure avec un petit coté onirique. Une héroïne au fort caractère et un lien familiale fort. Tout ce qui permet à un jeune lecteur de se reconnaitre dans une héroïne et dans une histoire. Si cette famille tango n'est pas la plus originale des sorties, elle entérine un format qui plait et, pour moi, un bon moyen de ramener les jeunes lecteurs vers la bd européenne.
  22. poseidon2

    Saga tome 12

    Saga porte étonnamment bien son nom. Une vraie saga familiale. Et une véritable réussite pour Brian K Vaughan car il nous livre une histoire de famille qui nous fait nous sentir des membres de cette famille. L'ouverture d'un nouveau tome de Saga est comme la réception d'une carte d'une partie de la famille vivant non et nous racontant son année passée. On se sent proche de nos personnages, et cela, même si on n'a pas de nouvelles pendant un an. On a escorté Hazel depuis sa création jusqu'à ses 12 ans. On se peut donc qu'être demandeur de nouvelles et s'émerveiller à chaque nouvel album de la "normalité" de la vie de nos fugitifs. Ce qui se ressent encore une fois dans ce tome 12 avec un grand bonheur : Notre famille, prise bien malgré elle dans une guerre galactique qui les poursuit, est en proie à... l'adolescence ! Oui oui ! L'univers et la guerre entre les ailés et les cornus change mais ce n'est pas le véritable problème d'Hazel et de son frère, qui cherchent à savoir comment adopter les changements de leurs corps et de leurs esprits. Cette dichotomie entre l'univers qui veut leur donner un rôle important et leur volonté de survivre aux petits tracas du quotidien est encore plus présente dans un tome 12 qui ne fait que nous faire souhaiter que l'histoire continue.... jusqu'au 80 ans de Hazel !
  23. Gros gros gros coup de cœur que ce Mi-Mouche. Que ce soit le traitement graphique de Carole Maurel, toujours aussi expressif, la mise en page quasi parfaite qui alterne les scènes sentimentales mais aussi les scènes sportives, ou l'histoire qui réussit à être émouvante, révoltante et attendrissante... on a une excellente BD qui dépasse largement le cadre e la BD jeunesse. Le traitement du deuil, surtout parmi des jumeaux, de la sensation de manque tout autant que de la compensation de ce manque en répercutant les attentes de l'une sur l'autre, tout est bien pensé et nous semble vrai. C'est ce qui est, en y réfléchissant, peut être le plus réussi dans cet album : on ne peut en vouloir à personne. En effet, la réaction de la mère, tout comme celle Collette, qui cherche à remplacer sa sœur en oubliant de vivre sa vie, sont des réactions qui, à la lecture de la BD, nous semblent normales. Et ce coté très humain nous fait nous attacher à ces personnages comme si c'étaient des membres de notre famille... Une BD pour toute la famille... qui a mis toute la famille d'accord chez nous en tout cas !
  24. Titre de l'album : Mi-mouche tome 1 - Tu veux te battre ? Scenariste de l'album : Véro Cazot Dessinateur de l'album : Carole Maurel Coloriste : Carole Maurel Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Jusqu'à onze ans, Colette a vécu dans l'ombre de sa sœur Lison, la plus belle et la plus brillante des deux jumelles. Et puis Lison est morte dans un accident de voiture. Sa mère conduisait : elle a perdu un bras et sa fille préférée. Colette s'acharne à continuer la danse classique où sa sœur excellait, provoquant les sarcasmes de son ombre... Ah oui, parce que depuis la mort de sa sœur, son ombre lui parle et ne se gêne pas pour lui dire ce qu'elle pense. Et autant Colette est timorée et prudente, autant son ombre la pousse à prendre des risques et à réaliser ses rêves. Puis, un jour, le destin amène Colette dans une salle de boxe... et c'est la révélation ! Et le début des ennuis... « Mi-mouche », c'est le poids minimum pour faire des combats de boxe. C'est désormais également une série de bande dessinée d'une grande richesse, passant de la tragédie à la comédie. Avec beaucoup d'humour et - on s'en doute - énormément d'émotion. Vero Cazot et Carole Maurel nous offrent une héroïne fragile mais un personnage fort. Chétive et surprotégée, Colette a devant elle un chemin semé d'embûches (sociales et familiales) pour parvenir à réaliser son rêve : faire de la boxe ! Critique : Gros gros gros coup de cœur que ce Mi-Mouche. Que ce soit le traitement graphique de Carole Maurel, toujours aussi expressif, la mise en page quasi parfaite qui alterne les scènes sentimentales mais aussi les scènes sportives, ou l'histoire qui réussit à être émouvante, révoltante et attendrissante... on a une excellente BD qui dépasse largement le cadre e la BD jeunesse. Le traitement du deuil, surtout parmi des jumeaux, de la sensation de manque tout autant que de la compensation de ce manque en répercutant les attentes de l'une sur l'autre, tout est bien pensé et nous semble vrai. C'est ce qui est, en y réfléchissant, peut être le plus réussi dans cet album : on ne peut en vouloir à personne. En effet, la réaction de la mère, tout comme celle Collette, qui cherche à remplacer sa sœur en oubliant de vivre sa vie, sont des réactions qui, à la lecture de la BD, nous semblent normales. Et ce coté très humain nous fait nous attacher à ces personnages comme si c'étaient des membres de notre famille... Une BD pour toute la famille... qui a mis toute la famille d'accord chez nous en tout cas ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/mi-mouche-tome-1-tu-veux-te-battre?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. Ils seront nombreux à se reconnaître dans les écrits et dessins de Denise Dorrance, les aidants et autres personnes tierces s'occupant de malades. Une personne âgée vivant seule dans le Midwest, sa fille en Angleterre, que faire lorsque son état de santé se dégrade voire qu'il y a chute nécessitant des soins et une surveillance accrue ? Ou pire encore lorsque sa condition ne permet plus un retour à domicile ! Denise Dorrance raconte avec beaucoup de sincérité son parcours et sa façon de vivre cet événement. Son arrivée sous des tombereaux de neige, la maison de famille vide mais avec ses odeurs, ses marques sur les murs, les nombreux souvenirs qui en ressortent ! On pense immédiatement à la maison de nos parents ou grands-parents, on est plongé à ses côtés dans cette situation préoccupante. Partie pour faire sa vie en Angleterre, elle a quittée sa ville natale assez tôt et en croisant d'anciennes amies, elle retrouve un pan de son passé. Son séjour qui devait être court commence à se prolonger car elle ne peut se résoudre à laisser sa mère seule dans ces conditions. Elle décrit avec malice le système de santé américain avec ses failles et ses maigres avantages. Sa mère atteinte d'une pathologie neurodégénérative laisse entrevoir une incapacité à vivre seule. Elle devient dépendante, désorientée, prise dans un blizzard émotionnel et sensitif ! Quelles solutions s'offrent à cette famille désemparée ? Plongez dans cet épais roman graphique que Posy Simmonds n'aurait pas renié de son trait simpliste mais véhiculant bon nombre d'expressions ! C'est la vie sans concessions et le lien indéfectible entre une mère et sa fille qu'elle nous offre avec tendresse et humour. Un très beau plaidoyer pour les aidants, trop souvent dans l'ombre !
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