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Titre de l'album : Histoire du jeu de rôle Scenariste de l'album : Fred Van Lente Dessinateur de l'album : Tom Fowler Coloriste : Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Des jeux de stratégie de l'Antiquité et du Moyen Âge aux wargames de la Révolution industrielle et à leur influence durable, jusqu'à l'explosion de Donjons & Dragons, le jeu de rôle a connu une évolution fascinante. Entre polémiques comme la "Satanic Panic" et diversification des univers (horreur, science-fiction, espionnage, super-héros) il n'a cessé de se réinventer. L'arrivée de l'informatique, l'émergence du cyberpunk et des mondes virtuels ont marqué une nouvelle ère, menant à un renouveau spectaculaire porté par Magic: The Gathering, les actual plays et l'impact culturel mondial de Dungeons & Dragons. Une fresque riche et documentée, qui retrace l'ascension du jeu de rôle en tant que phénomène ludique et universel. Critique : La collection "Histoire de..." s'enrichit d'un nouveau venu avec Le jeu de rôle ! La science-fiction, la mission Apollo XI et plus récemment le polar, étaient passés sous la moulinette d'auteurs passionnés pour un éditeur toujours avide de nouvelles explorations, c'est donc au tour du jeu relancé par le succès de la série tv Stranger things. Vous remonterez donc bien loin dans le temps avec la création des échecs qui seraient le point d'origine, s'en suivra moult évolutions et adaptations dans un monde en pleine mutation. Guerres stratégiques, progrès techniques avec une évolution technologique rapide et culture hollywoodienne vont peu à peu façonner cet art de jouer entre amis et donner le loisir que l'on connaît aujourd'hui. Evidemment le point culminant réside dans la sortie de Donjons et dragons qui a révolutionné et rendu public cet art de jouer ensemble. Pour dépeindre ce cheminement vers l'état actuel du jeu de rôle, les auteurs incorporent humour et anecdotes truculentes avec une partie graphique semi-réaliste de très bonne qualité ! Un trait précis et détaillé ne s'économisant pas les nombreuses références à la culture pop, inévitablement liées à cet univers de rôlistes. Une lecture didactique qui plaira aux amateurs mais surtout aux initiés ayant passés des heures à jouer entre amis et dont les souvenirs restent vivaces. J'ai pour ma part découvert cet univers que je ne connaissais que de nom, ayant opté pour d'autres loisirs dans ma jeunesse je ne suis donc pas le mieux placé pour établir une note à ce titre. Il est évident que les inconditionnels(elles) plongeront avidement dans cette longue histoire et seront ravis de retrouver les créateurs d'un loisir imaginatif traversant les âges. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/histoire-du-jeu-de-role/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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La collection "Histoire de..." s'enrichit d'un nouveau venu avec Le jeu de rôle ! La science-fiction, la mission Apollo XI et plus récemment le polar, étaient passés sous la moulinette d'auteurs passionnés pour un éditeur toujours avide de nouvelles explorations, c'est donc au tour du jeu relancé par le succès de la série tv Stranger things. Vous remonterez donc bien loin dans le temps avec la création des échecs qui seraient le point d'origine, s'en suivra moult évolutions et adaptations dans un monde en pleine mutation. Guerres stratégiques, progrès techniques avec une évolution technologique rapide et culture hollywoodienne vont peu à peu façonner cet art de jouer entre amis et donner le loisir que l'on connaît aujourd'hui. Evidemment le point culminant réside dans la sortie de Donjons et dragons qui a révolutionné et rendu public cet art de jouer ensemble. Pour dépeindre ce cheminement vers l'état actuel du jeu de rôle, les auteurs incorporent humour et anecdotes truculentes avec une partie graphique semi-réaliste de très bonne qualité ! Un trait précis et détaillé ne s'économisant pas les nombreuses références à la culture pop, inévitablement liées à cet univers de rôlistes. Une lecture didactique qui plaira aux amateurs mais surtout aux initiés ayant passés des heures à jouer entre amis et dont les souvenirs restent vivaces. J'ai pour ma part découvert cet univers que je ne connaissais que de nom, ayant opté pour d'autres loisirs dans ma jeunesse je ne suis donc pas le mieux placé pour établir une note à ce titre. Il est évident que les inconditionnels(elles) plongeront avidement dans cette longue histoire et seront ravis de retrouver les créateurs d'un loisir imaginatif traversant les âges.
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Titre de l'album : Le concert du siècle - Woodstock 69 Scenariste de l'album : Kid Toussaint Dessinateur de l'album : Jose Luis Munuera Coloriste : Sedyas Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Le concert de Woodstock n'a pas eu lieu à Woodstock, mais à Bethel, à 100 kilomètres de là. Rien n'était prêt pour la marée humaine qui déferle ce weekend-là : pénurie de nourriture et d'eau, toilettes impraticables, pluies diluviennes, état d'urgence déclaré, artistes capricieux et imprévisibles... Et pourtant ce fut un festival qui marqua l'Histoire. Pour un demi-million de jeunes, ce fut l'événement de leur vie. Voici l'odyssée de quelques-uns d'entre eux. Critique : Je vais faire une grande déclaration d'amour à M. munuera, et rendre hommage au travail de Sedyas sur les couleurs. Le résultat est splendide, fin poétique, inspirant, l'ambiance rendue est dingue, que ce soit sur les scènes du Vietnam ou les scènes de concert. Jamais vulgaire, souvent touchant, parfois drôle, il y a de tout dans ce dessin. J'aime ce que j'ai lu visuellement. J'ai passé un vrai moment de contemplation et d'émotions. Et ce alors même que le thème en soi ne me parle que peu, étant un peu jeune pour être vraiment familier de cette musique, de cette période et de ses enjeux. Le scénario de Kid Toussaint lui est en osmose avec ce dessin, en douceur, en poésie et en tendresse. On reste loin des côtés plus sombres de Woodstock pour se rapprocher plutôt d'une tranche de vie de jeunes américains autour de ce concert. Le scénario est vraiment bien troussé et il vous prendra plus d'une fois à contrepied. Bien vu ! Je ne peux que vous recommander la lecture de ce Woodstock car elle fait du bien ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-concert-du-siecle/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Greenlander tome 1 - L'aimé-des-ours Scenariste de l'album : Christophe Bec Dessinateur de l'album : Przemyslaw Klosin Coloriste : Julia Pinchuk Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : UN BERGER SOLITAIRE. UNE COLONIE À L'AGONIE. ET DANS LES TÉNÈBRES, UNE FORCE QUE NUL NE PEUT CONTRÔLER. XVe siècle. Bjorn, dit l'Aimé-des-ours, mène une vie de solitude sur les hauteurs glacées du Groenland, en compagnie de son chien et de son faucon. Mais lorsqu'un prédateur mystérieux décime son troupeau, son destin bascule. À Brattahlid, la colonie viking survit difficilement : famine, maladies et présages funestes nourrissent les peurs. Entre la guérisseuse Vilde, les colons rongés par les rats et l'apparition d'un navire fantôme, le jeune berger se retrouve au coeur d'événements qui dépassent les légendes. Et bientôt, la Terre Verte révélera ses secrets les plus sombres... Critique : Quelle bonne idée du jeune éditeur Oxymore de récupérer le scénariste Christophe Bec de la distinguée concurrence Soleil 🙂 Il nous offre un splendide voyage en "Terre verte" aux côté d'un viking attachant en la personne de Björn ! On commence cette histoire à ses côtés dans les pâturages de cet immense territoire découvert et colonisé aux alentours de 988 ap JC par Erik le rouge. Environ 300 ans plus tard, la colonie s'étiole, victime du climat rude, d'un manque de ressources et d'échanges avec les pays alliés. Dans ce contexte difficile, Björn vit paisiblement avec ses brebis, son chien et son faucon, ne gagnant que rarement le village voisin pour y vendre ses fromages. Une vie de quiétude lui convenant parfaitement pour tenter d'oublier son passé de guerrier et les batailles auxquelles il a pris part. Mais cette communion avec la nature prend fin lorsqu'il découvre son troupeau entièrement massacré un beau matin ! Au milieu de ce désastre, d'étranges et gigantesques traces de pas, bien plus grosses qu'un ours blanc ! Il regagne la colonie pour y découvrir un contexte local précaire et une population au bord du gouffre, en proie à une possible menace des inuits. Droit du sol, religion, rituels nordiques, un soupçon de fantastique et vous aurez une remarquable histoire prenant son temps tout en vous tenant en haleine ! Un scénario parfaitement maîtrisé ainsi qu'un dessin que Bec lui même n'aurait pas renié, tant la griffe de Przemyslaw Klosin est proche de son travail ! Un trait réaliste, précis et détaillé jouant avec les perspectives et formidablement mis en couleurs par Julia Pinchuk. Ce dessinateur connait bien les univers "viking" pour avoir déjà travaillé sur la saga Jylland (Anspach), il réitère ici sa maestria et vous régalera de ses planches aérées et cinématographiques. Un premier tome des plus réussis, pour une histoire en deux albums, il me tarde déjà de lire la suite 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/greenlander-tome-1-l-aime-des-ours/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Le mètre des caraïbes Scenariste de l'album : Wilfrid Lupano Dessinateur de l'album : Léonard Chemineau Coloriste : Léonard Chemineau Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Février 1794, en pleine mer des Caraïbes, Louis, canonnier du bateau pirate Le Fieffé Coquin, vise toujours juste ! Mais cette fois, la recette est maigre : vin, pommes, pruneaux et... un savant. Un savant français qui plus est : Joseph Dombey. Envoyé par le gouvernement révolutionnaire pour rencontrer le président américain Thomas Jefferson, il transporte une mystérieuse mallette qui intrigue les terribles pirates - pas si terribles que ça, pour être honnête ; plutôt une communauté adepte de chorale... À l'ouverture : une étrange barre graduée, un contenant cubique et un drôle de cylindre, faits dans un métal sans valeur. Pour les pirates, c'est forcément une arme secrète. Devant « l'élite intellectuelle » des pirates de Cocagna, Dombey dévoile le fleuron de la technologie française, l'instrument révolutionnaire : le mètre décimal ! Sans oublier le cube de dix centimètres de côté pour mesurer le litre, ni, enfin, le cylindre en cuivre d'un kilogramme. Chacun pourra ainsi tout mesurer, peser, quantifier... Ce à quoi les pirates répondent « Ni Dieu, ni maître, ni mètre ! ». Dombey parviendra-t-il à échapper à ces réfractaires au « progrès » pour mener à bien sa mission ? Critique : Le formidable duo de la Bibliomule de Cordoue (Dargaud) remet ça avec toujours un immense talent et un plaisir inégalé pour naviguer dans l'histoire en s'amusant ! Tout commence de nos jours par un mauvais calcul de trajectoire lors du lancement d'un satellite, ce dernier s'écrase et nous passons ensuite en 1794, dans la mer des Caraïbes sur le pont d'un navire pirate chassant sa proie. Mais vous découvrirez vite la nature grotesque de cette bande de flibustiers alternant débilité profonde et sursauts intellectuels dans une cascade de dialogues savoureux et fins. Le vaisseau adverse arraisonné, ils peuvent estimer le butin, mais quelle ne sera leur surprise à la découverte d'un navire chargé de victuailles et d'un monsieur agité tenant sa valise comme la prunelle de ses yeux ! Son contenu va révéler les composantes du système métrique que les français veulent envoyer aux Etats-Unis à la demande de leur président. Cruelle déception pour nos boit-sans-soif aux neurones amoindries, qui vont se replier sur l'incarcération du savant français en espérant une rançon ! Les situations rocambolesques s'enchainent à un rythme effréné pour notre plus grand bonheur, on rit littéralement devant tant de bêtises ! Le talent de Lupano fait qu'en plus de se marrer on découvre la grande histoire de ce symbole des Lumières en pleine révolution française ! Certaines réflexions des protagonistes percutent et agissent comme une prise de conscience, parfois même d'un personnage que vous n'aurez pas vu venir 😉 . C'est vraiment une réussite absolue, magnifiée par le trait de Léonard Chemineau qui délivre une quadrichromie subtile et délicieuse ! Le talent de cet artiste m'épate ! Il avait opté pour un trait réaliste dans son thriller écologique La brute et le divin ( Rue de Sèvres) , ici il revient à une ligne claire limite gros nez des plus enthousiaste ! L'expressivité des personnages sert parfaitement l'humour, et il ne délaisse pas pour autant les décors maritimes détaillés et l'ambiance au sens large des Caraïbes. Un régal pour les yeux et votre culture générale, que demander de plus ?? Qu'ils s'associent à nouveau et très vite 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-metre-des-caraibes/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Mitterrand - Le dernier président Scenariste de l'album : Joël Callède Dessinateur de l'album : Joël Callède Coloriste : Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Au crépuscule de sa vie, François Mitterrand se confronte à son passé. Son esprit convoque de grandes figures qui l'ont inspiré - depuis Anubis, le dieu des morts égyptien jusqu'à Jean Moulin, en passant par Jaurès - pour entamer avec lui un fascinant dialogue sur sa vie. À travers ces échanges, l'auteur nous invite à redécouvrir le passé d'un homme d'état aussi exceptionnel que complexe. Critique : Quel que soit le bord politique de votre interlocuteur, il y a fort à parier qu'il a une opinion tranchée sur François Mitterrand tant il a eu d'impact sur la vie politique française. Clivant, nuancé, parfois trouble et louvoyant, ce président qui a gouverné la France pendant 14 ans a décidément laissé son empreinte dans la tête des français. Et c'est là toute l'intelligence de Joël Callède que de nous présenter cet homme face à sa mort, et qui doit faire le délicat exercice de se juger lui même, à l'aune de ses actes et devant le jury le plus difficile qui soit : la mort, la postérité, lui même, ses proches, et ses mentors. La charge est violente, souvent dure, le plus souvent sans concession et factuelle, elle en est d'autant plus juste et nécessaire et livre finalement un portrait troublant, touchant et juste. A noter qu'il s'agit d'une réédition de Mitterrand Requiem. Autres infos : A noter qu'il s'agit d'une réédition de Mitterrand Requiem. Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/mitterrand-le-dernier-president/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Quel que soit le bord politique de votre interlocuteur, il y a fort à parier qu'il a une opinion tranchée sur François Mitterrand tant il a eu d'impact sur la vie politique française. Clivant, nuancé, parfois trouble et louvoyant, ce président qui a gouverné la France pendant 14 ans a décidément laissé son empreinte dans la tête des français. Et c'est là toute l'intelligence de Joël Callède que de nous présenter cet homme face à sa mort, et qui doit faire le délicat exercice de se juger lui même, à l'aune de ses actes et devant le jury le plus difficile qui soit : la mort, la postérité, lui même, ses proches, et ses mentors. La charge est violente, souvent dure, le plus souvent sans concession et factuelle, elle en est d'autant plus juste et nécessaire et livre finalement un portrait troublant, touchant et juste. A noter qu'il s'agit d'une réédition de Mitterrand Requiem.
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Titre de l'album : Le vase de cristal Scenariste de l'album : Astrid Goldsmith Dessinateur de l'album : Astrid Goldsmith Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Un voyage à travers l'Europe, le temps, et les secrets de famille. Lorsque sa grand-mère Gisela décède, c'est à Astrid que revient la tâche de rapatrier le patrimoine familial et vider l'appartement. Avec son père, elle entame le voyage en van jusqu'à Fribourg, saisissant cette occasion de partager un moment avec lui. Mais sur place, la tâche est vertigineuse. Astrid découvre une autre facette de son père, pris dans les vestiges des multiples vies de sa mère juive allemande. Ils exhument tour à tour les tapis mangés par les mites, les photographies mystérieuses, mais aussi les récits de survie, les rancoeurs étouffées et les secrets de famille longtemps enfouis... Critique : Pour sa seconde incursion dans le 9ème art, Astrid Goldsmith revisite les 5 étapes du deuil de Elisabeth Kubler Ross en nous exposant sa propre histoire : le décès de sa grand-mère et toutes les répercussion annexes. Ainsi, c'est au fil de 7 et non pas 5, étapes/phases de deuil qu'elle raconte avec en premier lieu son départ en camion pour vider l'appartement ainsi que toutes les péripéties que cela comporte pour une jeune femme seule. Elle retrouve son père en route et le long chemin se poursuit, alternant silences gênants et discussions animées. Le travail continue sur place avec une vie entière à vider, les bibelots remémorant des souvenirs, le tapis que désire un membre de la famille, l'état général de l'appartement aussi, avec les travaux à prévoir pour contenter le propriétaire. Tel ou tel objet devient pour un temps le centre d'attention, nécessitant un appel téléphonique pour savoir qui le désire et pour quelles raisons, c'est en effet un "déménagement" complexe et usant pour nos deux personnages. Astrid découvre des secrets de famille éventés par son père devenant bien plus loquace et levant le voile sur des photos ou autres récits liés à sa mère, de confession juive ayant connu l'oppression nazi. On découvre ainsi les coutumes liées aux funérailles juives avec des pratiques ancestrales qui ont du mal à trouver leur place chez la jeune génération. Un logement se vide peu à peu, mais la mémoire s'éveille et remplit peu à peu l'esprit d'Astrid voyant les membres de sa famille sous un nouveau jour et comprenant mieux leur mode de fonctionnement. C'est un roman graphique qui prend son temps et trouvera un écho dans toutes les familles en insistant sur les liens, peu importe la religion. A découvrir. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-vase-de-cristal/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Pour sa seconde incursion dans le 9ème art, Astrid Goldsmith revisite les 5 étapes du deuil de Elisabeth Kubler Ross en nous exposant sa propre histoire : le décès de sa grand-mère et toutes les répercussion annexes. Ainsi, c'est au fil de 7 et non pas 5, étapes/phases de deuil qu'elle raconte avec en premier lieu son départ en camion pour vider l'appartement ainsi que toutes les péripéties que cela comporte pour une jeune femme seule. Elle retrouve son père en route et le long chemin se poursuit, alternant silences gênants et discussions animées. Le travail continue sur place avec une vie entière à vider, les bibelots remémorant des souvenirs, le tapis que désire un membre de la famille, l'état général de l'appartement aussi, avec les travaux à prévoir pour contenter le propriétaire. Tel ou tel objet devient pour un temps le centre d'attention, nécessitant un appel téléphonique pour savoir qui le désire et pour quelles raisons, c'est en effet un "déménagement" complexe et usant pour nos deux personnages. Astrid découvre des secrets de famille éventés par son père devenant bien plus loquace et levant le voile sur des photos ou autres récits liés à sa mère, de confession juive ayant connu l'oppression nazi. On découvre ainsi les coutumes liées aux funérailles juives avec des pratiques ancestrales qui ont du mal à trouver leur place chez la jeune génération. Un logement se vide peu à peu, mais la mémoire s'éveille et remplit peu à peu l'esprit d'Astrid voyant les membres de sa famille sous un nouveau jour et comprenant mieux leur mode de fonctionnement. C'est un roman graphique qui prend son temps et trouvera un écho dans toutes les familles en insistant sur les liens, peu importe la religion. A découvrir.
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Je vais faire une grande déclaration d'amour à M. munuera, et rendre hommage au travail de Sedyas sur les couleurs. Le résultat est splendide, fin poétique, inspirant, l'ambiance rendue est dingue, que ce soit sur les scènes du Vietnam ou les scènes de concert. Jamais vulgaire, souvent touchant, parfois drôle, il y a de tout dans ce dessin. J'aime ce que j'ai lu visuellement. J'ai passé un vrai moment de contemplation et d'émotions. Et ce alors même que le thème en soi ne me parle que peu, étant un peu jeune pour être vraiment familier de cette musique, de cette période et de ses enjeux. Le scénario de Kid Toussaint lui est en osmose avec ce dessin, en douceur, en poésie et en tendresse. On reste loin des côtés plus sombres de Woodstock pour se rapprocher plutôt d'une tranche de vie de jeunes américains autour de ce concert. Le scénario est vraiment bien troussé et il vous prendra plus d'une fois à contrepied. Bien vu ! Je ne peux que vous recommander la lecture de ce Woodstock car elle fait du bien !
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Sois femme et tais-toi - Dans l'oeil de Delphine Seyrig
Kevin Nivek a posté un sujet dans Toute la BD
Titre de l'album : Sois femme et tais-toi - Dans l'oeil de Delphine Seyrig Scenariste de l'album : Nina Almberg Dessinateur de l'album : Arianna Melone Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Ma mère aussi, ce qu’elle préfère, c’est la mer… À la fin des années 1960, Delphine Seyrig est une actrice reconnue dans le cinéma français. Elle joue avec Alain Resnais, François Truffaut ou encore Jacques Demy. Sa parole compte et elle décide de s’engager dans la cause féministe. Ce n’est pas du goût de sa mère, Hermine de Saussure, avec qui elle entretient une relation distante. Mais à la lecture de vieilles lettres, Delphine découvre qu’elle était capitaine de bateau, rêvant de faire le tour du monde avec son amie Ella Maillart. Alors qu’elle comprend ce qui a empêché sa mère de poursuivre ses rêves, Delphine prend la caméra et réalise Sois belle et tais-toi (1981). En réfléchissant à sa place d’actrice, de fille et de mère, Delphine parvient peu à peu à mettre des mots et des images sur la condition des femmes. Critique : Après avoir réalisé Les filles de Sappho (GraphZepellin), l'artiste italienne dresse une nouvelle fois le portait d'une femme forte et en avance sur son temps avec cette biographie de Delphine Seyrig. C'est plutôt un moment de sa vie que la dessinatrice et la scénariste Nina Almberg, décident de mettre en avant, lorsqu'elle est au sommet de sa carrière et se permet de revenir sur sa vie et comment en est-elle arrivée là. Le passé ressurgit et une fois de plus, la relation mère/fille est à la base de cette très belle histoire ! En effet, en parcourant ces pages, vous découvrirez surtout qui était la mère de l'actrice et le lien étrange subsistant avec sa fille. Pourquoi se montre t'elle si froide avec Delphine en lui rappelant fréquemment les convenances liées aux femmes de leur rang en société ? Choc générationnel, émancipation de la femme, désir d'aventure et amour, ces quatre piliers vont façonner Hermine de Saussure et par là même, donner naissance à Delphine, une grande actrice française engagée dans de nombreux combats pour les femmes comme la liberté d'avortement. Une vie romanesque pour ces deux femmes, mises en lumière par Ariana Melone dans un trait coloré semi-réaliste, épuré et centré sur les personnages. Elle s'épargne de nombreux détails et va à l'essentiel en mettant l'accent sur les visages et leurs réactions, dans un découpage aéré. Je dois bien avouer que je connaissais le film Peau d'âne avec Catherine Deneuve, sans pour autant connaître Delphine Seyrig jouant aussi dans ce film, j'ai découvert aussi ses nombreuses luttes pour l'émancipation de la femme. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/sois-femme-et-tais-toi-dans-l-oeil-de-delphine-seyrig/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement-
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Sois femme et tais-toi - Dans l'oeil de Delphine Seyrig
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
Après avoir réalisé Les filles de Sappho (GraphZepellin), l'artiste italienne dresse une nouvelle fois le portait d'une femme forte et en avance sur son temps avec cette biographie de Delphine Seyrig. C'est plutôt un moment de sa vie que la dessinatrice et la scénariste Nina Almberg, décident de mettre en avant, lorsqu'elle est au sommet de sa carrière et se permet de revenir sur sa vie et comment en est-elle arrivée là. Le passé ressurgit et une fois de plus, la relation mère/fille est à la base de cette très belle histoire ! En effet, en parcourant ces pages, vous découvrirez surtout qui était la mère de l'actrice et le lien étrange subsistant avec sa fille. Pourquoi se montre t'elle si froide avec Delphine en lui rappelant fréquemment les convenances liées aux femmes de leur rang en société ? Choc générationnel, émancipation de la femme, désir d'aventure et amour, ces quatre piliers vont façonner Hermine de Saussure et par là même, donner naissance à Delphine, une grande actrice française engagée dans de nombreux combats pour les femmes comme la liberté d'avortement. Une vie romanesque pour ces deux femmes, mises en lumière par Ariana Melone dans un trait coloré semi-réaliste, épuré et centré sur les personnages. Elle s'épargne de nombreux détails et va à l'essentiel en mettant l'accent sur les visages et leurs réactions, dans un découpage aéré. Je dois bien avouer que je connaissais le film Peau d'âne avec Catherine Deneuve, sans pour autant connaître Delphine Seyrig jouant aussi dans ce film, j'ai découvert aussi ses nombreuses luttes pour l'émancipation de la femme.-
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Quelle bonne idée du jeune éditeur Oxymore de récupérer le scénariste Christophe Bec de la distinguée concurrence Soleil 🙂 Il nous offre un splendide voyage en "Terre verte" aux côté d'un viking attachant en la personne de Björn ! On commence cette histoire à ses côtés dans les pâturages de cet immense territoire découvert et colonisé aux alentours de 988 ap JC par Erik le rouge. Environ 300 ans plus tard, la colonie s'étiole, victime du climat rude, d'un manque de ressources et d'échanges avec les pays alliés. Dans ce contexte difficile, Björn vit paisiblement avec ses brebis, son chien et son faucon, ne gagnant que rarement le village voisin pour y vendre ses fromages. Une vie de quiétude lui convenant parfaitement pour tenter d'oublier son passé de guerrier et les batailles auxquelles il a pris part. Mais cette communion avec la nature prend fin lorsqu'il découvre son troupeau entièrement massacré un beau matin ! Au milieu de ce désastre, d'étranges et gigantesques traces de pas, bien plus grosses qu'un ours blanc ! Il regagne la colonie pour y découvrir un contexte local précaire et une population au bord du gouffre, en proie à une possible menace des inuits. Droit du sol, religion, rituels nordiques, un soupçon de fantastique et vous aurez une remarquable histoire prenant son temps tout en vous tenant en haleine ! Un scénario parfaitement maîtrisé ainsi qu'un dessin que Bec lui même n'aurait pas renié, tant la griffe de Przemyslaw Klosin est proche de son travail ! Un trait réaliste, précis et détaillé jouant avec les perspectives et formidablement mis en couleurs par Julia Pinchuk. Ce dessinateur connait bien les univers "viking" pour avoir déjà travaillé sur la saga Jylland (Anspach), il réitère ici sa maestria et vous régalera de ses planches aérées et cinématographiques. Un premier tome des plus réussis, pour une histoire en deux albums, il me tarde déjà de lire la suite 🙂
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Titre de l'album : Loin des eucalyptus Scenariste de l'album : LF Bollée Dessinateur de l'album : Paul Gros Coloriste : Editeur de l'album : Pictavita Note : Résumé de l'album : L'histoire de la première équipe australienne de cricket a avoir fait une tournée mondiale et composée exclusivement... d'aborigènes. Entre choc des cultures et « freak shows » 1864, Dick-a-dick, travailleur agricole, et ses collègues aborigènes découvrent le cricket. Très vite, leur équipe montre de véritables talents pour ce sport venu de l'autre côté du globe - talents aussitôt mis à profit par leur patron qui voit là une occasion de s'enrichir. Après une tournée australienne couronnée de succès, l'équipe est envoyée en Angleterre afin de se mesurer aux équipes du cru. Sur place, la foule se presse pour voir cette équipe atypique. Et Dick-a-dick et les siens de découvrir cette culture si différente. Mais bientôt le spectacle sportif laisse place à l'exhibition. On ne vient plus voir l'équipe d'Australie, mais bien ces « sauvages » et leurs traditions exotiques. Peu à peu, un autre pan de la culture européenne se dévoile : son racisme, son cynisme, sa violence... Critique : Suite aux difficultés financières rencontrées par Les humanoïdes associés maison mère de La boîte à bulles, cette dernière change de nom mais pas de catalogue fort heureusement ! Ainsi, Pictavita relève le flambeau pour de nouvelles parutions riches culturellement et graphiquement. Le "régional" de l'étape LF Bollée nous fait visiter une nouvelle fois la lointaine Australie (après son superbe diptyque Terra Australis chez Glénat) à la rencontre des aborigènes, ce peuple déjà présent sur place bien avant l'arrivée des colons britanniques. Confinés à de basses tâches, ils sont à l'image de Dick-a-dick de son vrai nom Jungunjinanuke, travailleurs dans des fermes agricoles tenus par des blancs. Non contents d'avoir soumis ces peuples natifs à leurs lois, les anglais ont aussi importé le cricket ! C'est au cours d'une partie amicale lors d'une pause que Jungunjinanuke et ses amis découvrent ce sport. En manque de joueurs, ils sont appelés à prendre part au jeu et voici le début de leur aventure ! Dotés de capacités physiques étonnantes et saisissant très vite les règles, une équipe d'aborigènes est montée, entrainée puis envoyée en Angleterre pour affronter des équipes anglaises. Ainsi née la première tournée sportive internationale de joueurs australiens et c'est par le peuple aborigène qu'elle est réalisée en 1864 ! On ne leur laisse pas vraiment le choix, ils sont très vite placés sur un bateau et en route pour 3 mois de navigation ! Dépaysement, rupture totale avec ses racines et bien entendu, confrontation avec un racisme avéré lors des matchs sur le sol anglais. LF Bollée glisse des tas d'allusions dans les dialogues entre britanniques et natifs, ces pauvres hères sont débarqués dans un autre monde avec une culture totalement différente sans savoir s'ils reverront un jour leur famille et ces fameux eucalyptus. On vit à leur côté cette aventure humaine d'une richesse incroyable ! C'est un splendide hommage à ces sportifs, avec une charge émotive forte. Le trait de Paul Gros est précis, détaillé et doté d'une belle expressivité des visages. Une très belle histoire qui mérite d'être connue en hommage à ces aborigènes, rassurez-vous le cricket passe au second plan 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/loin-des-eucalyptus/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Suite aux difficultés financières rencontrées par Les humanoïdes associés maison mère de La boîte à bulles, cette dernière change de nom mais pas de catalogue fort heureusement ! Ainsi, Pictavita relève le flambeau pour de nouvelles parutions riches culturellement et graphiquement. Le "régional" de l'étape LF Bollée nous fait visiter une nouvelle fois la lointaine Australie (après son superbe diptyque Terra Australis chez Glénat) à la rencontre des aborigènes, ce peuple déjà présent sur place bien avant l'arrivée des colons britanniques. Confinés à de basses tâches, ils sont à l'image de Dick-a-dick de son vrai nom Jungunjinanuke, travailleurs dans des fermes agricoles tenus par des blancs. Non contents d'avoir soumis ces peuples natifs à leurs lois, les anglais ont aussi importé le cricket ! C'est au cours d'une partie amicale lors d'une pause que Jungunjinanuke et ses amis découvrent ce sport. En manque de joueurs, ils sont appelés à prendre part au jeu et voici le début de leur aventure ! Dotés de capacités physiques étonnantes et saisissant très vite les règles, une équipe d'aborigènes est montée, entrainée puis envoyée en Angleterre pour affronter des équipes anglaises. Ainsi née la première tournée sportive internationale de joueurs australiens et c'est par le peuple aborigène qu'elle est réalisée en 1864 ! On ne leur laisse pas vraiment le choix, ils sont très vite placés sur un bateau et en route pour 3 mois de navigation ! Dépaysement, rupture totale avec ses racines et bien entendu, confrontation avec un racisme avéré lors des matchs sur le sol anglais. LF Bollée glisse des tas d'allusions dans les dialogues entre britanniques et natifs, ces pauvres hères sont débarqués dans un autre monde avec une culture totalement différente sans savoir s'ils reverront un jour leur famille et ces fameux eucalyptus. On vit à leur côté cette aventure humaine d'une richesse incroyable ! C'est un splendide hommage à ces sportifs, avec une charge émotive forte. Le trait de Paul Gros est précis, détaillé et doté d'une belle expressivité des visages. Une très belle histoire qui mérite d'être connue en hommage à ces aborigènes, rassurez-vous le cricket passe au second plan 😉
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Morte le 4 mai 1431 à Rouen, Jeanne d'Arc fascine toujours autant historiens et grand public. Il faut dire que sa vie courte fut chargée et empreinte de mystères encore irrésolus à ce jour ! Passionnée d'histoire, Séverine Lambour réalise ici son premier scénario historique en s'appuyant sur des faits, rien que des faits, en l'occurrence le procès conservé dans les archives nationales de l'Assemblée générale. Cela donne la campagne de la pucelle d'Orléans contre les anglais avec ses nombreuses victoires et la crainte qu'elle inspirait à la perfide Albion, mais aussi sa détention et son exécution suite à un procès long et fastidieux, empreint de religion et de politique. Un condensé de 80 pages écrit en vieux français mais lisible et compréhensible qui nous éclairera d'avantage sur l'incroyable destinée de cette jeune lorraine poussée par un vent divin. Pour illustrer ce récit, le choix a été fait d'insérer au milieu des décors et autres arrières-plans réalistes et détaillés, des protagonistes aux traits grossiers et exagérés. Ainsi Jeanne est petite avec des traits "porcins" contrastant avec l'image que l'on se fait d'elle. Elle alterne les phases de caprices, colères, héroïques et tristesse dans une grande (trop ?) expressivité. Mettant toujours en avant sa mission divine et les fameuses voix qu'elle entend, elle n'aura de cesse d'argumenter ses actes à travers Dieu lui même et pour son "Dauphin" qu'elle admire et souhaite servir du mieux possible. Le mysticisme cède au fondamentalisme religieux bien ancré à cette époque, ce qui rend l'histoire bien plus réaliste. Une narration longue et parfois chargée pour un choix graphique un peu déstabilisant (pour ma part), mais un formidable puits de culture car on le rappelle, tout est vrai 😉 !
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Titre de l'album : La véritable histoire de Jeanne d'Arc Scenariste de l'album : Séverine Lambour Dessinateur de l'album : Benoît Springer Coloriste : Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Cette bande dessinée consacrée à Jeanne d'Arc n'est pas un récit de plus agrémenté d'interprétations savantes souvent influencées par une vision partisane de l'Histoire. Cet ouvrage, écrit en grande partie à partir de la transcription de l'intégralité de son procès, rend compte de la vie de cette jeune femme, devenue bien malgré elle un symbole à travers les siècles. Le dessin précis de Benoît Springer, à mi-chemin entre réalisme et caricature, fait redescendre Jeanne d'Arc du piédestal où les idéologues l'avaient placée et dont elle est prisonnière depuis des siècles. La réalité historique est souvent plus terre à terre que la légende. Cette bande dessinée ne rendra pas Jeanne d'Arc plus héroïque qu'elle ne le fut réellement, car elle n'a pas besoin de l'être pour mériter notre attention. Perdue dans l'immensité de l'Histoire, cette jeune fille eut un destin hors du commun, à la fois dérisoire et fascinant. Une vie éphémère broyée par les enjeux de son époque. Cela suffit pour qu'on prenne le temps de mieux la connaître. Critique : Morte le 4 mai 1431 à Rouen, Jeanne d'Arc fascine toujours autant historiens et grand public. Il faut dire que sa vie courte fut chargée et empreinte de mystères encore irrésolus à ce jour ! Passionnée d'histoire, Séverine Lambour réalise ici son premier scénario historique en s'appuyant sur des faits, rien que des faits, en l'occurrence le procès conservé dans les archives nationales de l'Assemblée générale. Cela donne la campagne de la pucelle d'Orléans contre les anglais avec ses nombreuses victoires et la crainte qu'elle inspirait à la perfide Albion, mais aussi sa détention et son exécution suite à un procès long et fastidieux, empreint de religion et de politique. Un condensé de 80 pages écrit en vieux français mais lisible et compréhensible qui nous éclairera d'avantage sur l'incroyable destinée de cette jeune lorraine poussée par un vent divin. Pour illustrer ce récit, le choix a été fait d'insérer au milieu des décors et autres arrières-plans réalistes et détaillés, des protagonistes aux traits grossiers et exagérés. Ainsi Jeanne est petite avec des traits "porcins" contrastant avec l'image que l'on se fait d'elle. Elle alterne les phases de caprices, colères, héroïques et tristesse dans une grande (trop ?) expressivité. Mettant toujours en avant sa mission divine et les fameuses voix qu'elle entend, elle n'aura de cesse d'argumenter ses actes à travers Dieu lui même et pour son "Dauphin" qu'elle admire et souhaite servir du mieux possible. Le mysticisme cède au fondamentalisme religieux bien ancré à cette époque, ce qui rend l'histoire bien plus réaliste. Une narration longue et parfois chargée pour un choix graphique un peu déstabilisant (pour ma part), mais un formidable puits de culture car on le rappelle, tout est vrai 😉 ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-veritable-histoire-de-jeanne-d-arc/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après Achille et Ulysse, parus en trois tomes chacun chez GraphZepellin, l'artiste complet Cosimo Ferri s'attaque au bestial Héraclès dans un triptyque prometteur ! Fort de son talent et de ses études en histoire de l'Art et Histoire, il retranscrit le parcours du grand héros grec en respectant les récits traditionnels de la mythologie, une rigueur historique qui doit autant au dessin assez bluffant qu'il nous propose. Certes il s'économise de quelques détails en arrière-plan, mais la beauté des protagonistes est irréelle voire divine ! Pour les amateurs de récits un peu plus "poussés" il y aura une version de l'éditeur voisin Tabou avec des scènes supplémentaires permettant de visualiser un peu plus les corps parfaits ponctuant le récit dans une belle dose d'érotisme. Cette version reste cependant "adulte" à travers quelques nus, impératifs lorsqu'on aborde la mythologie grecque. Ils amènent une élégance au récit qui se veut violent et placé sous le signe de l'action, Héraclès ayant commencé ses douze travaux pour conjurer le sort. Vous découvrirez ainsi quelles épreuves l'attendent et comment il s'en sort, sa force ne sera d'ailleurs pas son unique atout. Rencontres opportunes ou l'inverse, trahisons, retrouvailles, la Grèce ouvre ses portes au puissant héros pour une épopée majuscule jalonnée d'affrontements épiques. Le long chemin du colosse ne fait que commencer avec ce premier tome riche en enseignements et toujours aussi bien illustré par un auteur rare. Quatre travaux par tomes, allez courage Héraclès !
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Titre de l'album : Héraclès tome 1 - Un nouveau destin Scenariste de l'album : Cosimo Ferri Dessinateur de l'album : Cosimo Ferri Coloriste : Cosimo Ferri Editeur de l'album : Graph Zeppelin Note : Résumé de l'album : Héraclès est le fils illégitime du divin Zeus et de l'humaine Alcmène. Furieuse d'avoir été trompée, Héra, son épouse, retourne sa colère contre le fruit de cette union qu'elle décide d'éliminer en plaçant deux serpents dans son berceau. Mais l'enfant faisant preuve d'une force prématurée, réussit à les étrangler. Héra, folle de rage d'avoir vu son plan échouer, lui lance un sort : devenu adulte, la folie l'amènera à tuer sa femme et ses enfants. Pour expier ce crime, Héraclès reçoit du roi Eurysthée douze épreuves à accomplir : Les travaux d'Hercule. Une nouvelle épopée époustouflante en trois tomes ! Critique : Après Achille et Ulysse, parus en trois tomes chacun chez GraphZepellin, l'artiste complet Cosimo Ferri s'attaque au bestial Héraclès dans un triptyque prometteur ! Fort de son talent et de ses études en histoire de l'Art et Histoire, il retranscrit le parcours du grand héros grec en respectant les récits traditionnels de la mythologie, une rigueur historique qui doit autant au dessin assez bluffant qu'il nous propose. Certes il s'économise de quelques détails en arrière-plan, mais la beauté des protagonistes est irréelle voire divine ! Pour les amateurs de récits un peu plus "poussés" il y aura une version de l'éditeur voisin Tabou avec des scènes supplémentaires permettant de visualiser un peu plus les corps parfaits ponctuant le récit dans une belle dose d'érotisme. Cette version reste cependant "adulte" à travers quelques nus, impératifs lorsqu'on aborde la mythologie grecque. Ils amènent une élégance au récit qui se veut violent et placé sous le signe de l'action, Héraclès ayant commencé ses douze travaux pour conjurer le sort. Vous découvrirez ainsi quelles épreuves l'attendent et comment il s'en sort, sa force ne sera d'ailleurs pas son unique atout. Rencontres opportunes ou l'inverse, trahisons, retrouvailles, la Grèce ouvre ses portes au puissant héros pour une épopée majuscule jalonnée d'affrontements épiques. Le long chemin du colosse ne fait que commencer avec ce premier tome riche en enseignements et toujours aussi bien illustré par un auteur rare. Quatre travaux par tomes, allez courage Héraclès ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/heracles-tome-1-un-nouveau-destin/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Raja tome 2 Scenariste de l'album : Kôta Innami Dessinateur de l'album : Kôta Innami Coloriste : Editeur de l'album : Doki-Doki Note : Résumé de l'album : Si vous tenez absolument à ce que coule le sang de quelqu'un, prenez donc le mien ! Le sous-continent indien au IVe siècle av. J.-C. L'ère des "Seize royaumes"...En ces temps reculés, un seul et unique facteur décidait de manière inique de toute la vie des individus : la lignée.Déterminés à en finir avec l'injustice de leur époque, deux héros nommés Kautilya et Chandragupta décident de réaliser l'unification du monde indien afin de lui imposer un ordre nouveau. Un ordre plus juste...Mais à cette fin, il va leur falloir faire la guerre. Et le nerf de la guerre, c'est l'argent !Afin de s'assurer les ressources nécessaires à leur campagne militaire, ils se rendent auprès d'un riche marchand dont ils espèrent faire leur mécène : Zamran. Mais ils découvrent avec stupeur que celui-ci se livre au plus ignoble des commerces : le trafic d'esclaves... Critique : Deuxième tome de notre histoire aux chausses pieds de l'unification de l'inde. Je dis aux chausses pieds car notre histoire finira toujours... au prochain tome. A la lecture de ce tome 2 on peut être sûr que ce manga n'a pas marché. C'est la seule raison qui peut expliquer comment la série s'arrête en 3 tomes. Parce que ce tome, à défaut de tenter de fermer des pistes, notre auteur continue dans la même direction avec la formation de l'armée de Kautily. Pour ce faire, il utilise ses talents de négociateur mais aussi de combattants pour s'allier plusieurs troupes, d'amazone aux marchands. C'est d'ailleurs très bien dessiné et assez prenant, avec des ambiances qui changent vite et des personnages intéressants. Mais on est, pour l'instant, très loin d'une fin d'histoire. On ne sait rien sur les autres prétendant au titre de dirigeant de l'inde, ni même de son frère et donc aucune grosse bataille. On a du mal à se dire que tout sera régler dans le prochain tome malheureusement… Autres infos : Type de l'album : Manga Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/raja-tome-2?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Deuxième tome de notre histoire aux chausses pieds de l'unification de l'inde. Je dis aux chausses pieds car notre histoire finira toujours... au prochain tome. A la lecture de ce tome 2 on peut être sûr que ce manga n'a pas marché. C'est la seule raison qui peut expliquer comment la série s'arrête en 3 tomes. Parce que ce tome, à défaut de tenter de fermer des pistes, notre auteur continue dans la même direction avec la formation de l'armée de Kautily. Pour ce faire, il utilise ses talents de négociateur mais aussi de combattants pour s'allier plusieurs troupes, d'amazone aux marchands. C'est d'ailleurs très bien dessiné et assez prenant, avec des ambiances qui changent vite et des personnages intéressants. Mais on est, pour l'instant, très loin d'une fin d'histoire. On ne sait rien sur les autres prétendant au titre de dirigeant de l'inde, ni même de son frère et donc aucune grosse bataille. On a du mal à se dire que tout sera régler dans le prochain tome malheureusement…
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Quelle bonne idée de l'éditeur Tabou de sortir à l'occasion de cette fin d'année une intégrale du "petit derrière de l'histoire" ! Les quatre volumes de cette histoire "érotico-historico-temporelle" sont ainsi regroupés en un seul volume de 240 pages pour notre plus grand bonheur. On y suit donc les voyages temporels de Marie, dans le plus simple appareil et jamais rassasiée de partager science et confidences sur oreiller 😉 Vous suivrez son "petit derrière" dans ses péripéties et galipettes avec entre autres Léonard de Vinci (peu inspiré par les avances de notre héroïne ^^), Nikola Tesla, Einstein, Stephen Hawking, mais aussi Mozart et Beethoven, une multitude de grands noms de l'histoire derrière lesquels se cache un petit bout de femme les ayant "orientés" un jour par le plus grand des hasards ! Soit vers la chambre à coucher, soit vers des études sérieuses et autres compléments d'infos sur leurs recherches actuelles. Car rappelons-le, Marie est ingénieure de son état, elle n'est donc pas qu'un corps et peut bien souvent soutenir les propos scientifiques de ces inventeurs non sans une pointe d'humour parfois. Car il est bien là le talent de Katia Even, allier friponnerie légère à culture générale le tout enrobé d'un soupçon humoristique bienvenu ! Son trait rond et mignon convient parfaitement au ton donné à la saga, d'autant qu'il est magnifié par les splendides couleurs de Marina Duclos. Marie en tant que femme libérée et attachante, assumant pleinement sa féminité et sa sexualité, nous réserve cependant des fins d'albums plus sérieuses ! En effet, à chaque fin de tome, elle revêt sa tunique de professeure et revient de façon plus solennelle sur les rencontres effectuées en amont au cours de ses voyages temporels. Elle explique les découvertes réalisées et dans quelles circonstances au fil d'exposés assez complets et faciles d'accès. Une parfaite accession à un éventuel complément de culture générale pour les plus curieux(ses) d'entre nous. J'ajoute que si la sphère érotique est bien présente, elle reste néanmoins discrète et assez subjective. Cette intégrale a tout du sympathique cadeau de Noël pour les personnes majeures bien entendu 😉
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Titre de l'album : Le petit derrière de l'histoire - intégrale Scenariste de l'album : Katia Even Dessinateur de l'album : Katia Even Coloriste : Marina Duclos Editeur de l'album : Tabou Note : Résumé de l'album : On dit souvent que derrière chaque grand homme, il y a une femme. Et si c'était la même qui voyageait depuis notre époque dans le lit des grands inventeurs pour leur souffler sur l'oreiller l'idée qui les rendra célèbres?? Brinquebalée dans l'espace-temps, soumise aux caprices d'une télécommande qu'elle ne possède pas, Marie ne contrôle pas ses voyages et son destin semble d'être parsemé d'érotisme qui nourrit l'histoire des inventions universelles. Revisitez l'Histoire de façon sexy avec Marie et sa machine à remonter le temps pour découvrir, en intégralité, Le Petit Derrière de l'Histoire. Critique : Quelle bonne idée de l'éditeur Tabou de sortir à l'occasion de cette fin d'année une intégrale du "petit derrière de l'histoire" ! Les quatre volumes de cette histoire "érotico-historico-temporelle" sont ainsi regroupés en un seul volume de 240 pages pour notre plus grand bonheur. On y suit donc les voyages temporels de Marie, dans le plus simple appareil et jamais rassasiée de partager science et confidences sur oreiller 😉 Vous suivrez son "petit derrière" dans ses péripéties et galipettes avec entre autres Léonard de Vinci (peu inspiré par les avances de notre héroïne ^^), Nikola Tesla, Einstein, Stephen Hawking, mais aussi Mozart et Beethoven, une multitude de grands noms de l'histoire derrière lesquels se cache un petit bout de femme les ayant "orientés" un jour par le plus grand des hasards ! Soit vers la chambre à coucher, soit vers des études sérieuses et autres compléments d'infos sur leurs recherches actuelles. Car rappelons-le, Marie est ingénieure de son état, elle n'est donc pas qu'un corps et peut bien souvent soutenir les propos scientifiques de ces inventeurs non sans une pointe d'humour parfois. Car il est bien là le talent de Katia Even, allier friponnerie légère à culture générale le tout enrobé d'un soupçon humoristique bienvenu ! Son trait rond et mignon convient parfaitement au ton donné à la saga, d'autant qu'il est magnifié par les splendides couleurs de Marina Duclos. Marie en tant que femme libérée et attachante, assumant pleinement sa féminité et sa sexualité, nous réserve cependant des fins d'albums plus sérieuses ! En effet, à chaque fin de tome, elle revêt sa tunique de professeure et revient de façon plus solennelle sur les rencontres effectuées en amont au cours de ses voyages temporels. Elle explique les découvertes réalisées et dans quelles circonstances au fil d'exposés assez complets et faciles d'accès. Une parfaite accession à un éventuel complément de culture générale pour les plus curieux(ses) d'entre nous. J'ajoute que si la sphère érotique est bien présente, elle reste néanmoins discrète et assez subjective. Cette intégrale a tout du sympathique cadeau de Noël pour les personnes majeures bien entendu 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-petit-derriere-de-l-histoire-integrale/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Le retour du loup en slip pour la 9 ieme année consécutive et une nouvelle fable métaphorique de Lupano. Une fable qui nous parle cette fois du principe de propriété. À l'échelle de la foret du loup en slip, Lupano nous décrit la problématique de la définition d'appartenance. Qu'est-ce qui appartient à qui ? Et qu'est-ce qu'il se passerait si toute chose appartenait à quelqu'un ? Y compris l'air que l'on respire ? Lupano garde les recettes qui ont fait le succès du Loup en slip, à savoir monter au niveau absurde les contradictions du monde du XXIieme siècle et la double lecture qui permet aux enfants de voire une histoire d'animaux et aux parents une possibilité de présenter des sujets de société à leurs plus jeunes. Encore un bon tome pour une série qui n'a vraiment aucune raison de s'arrêter.
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Titre de l'album : Le loup en slip tome 9 - Les lopins du lapin Scenariste de l'album : Wilfrid Lupano Dessinateur de l'album : Mayana Itoïz Coloriste : Mayana Itoïz Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Ça devient bien compliqué, cette forêt ! Avant, chacun profitait simplement de son « doux foyer, de son home sweet home, dans le tronc d'un noyer, dans un trognon de pomme. Deux-trois papiers dûment tamponnés par le notaire maître de Garenne plus tard, et plus rien n'est à tout le monde, tout est à quelqu'un ! Propriétés privées, clôtures, alarmes, péages, fils barbelés... Le Loup ne peut plus aller au marché sans escalader une barrière, éviter des coups de balai et payer trois sous pour un plongeon bien involontaire : « pas de pépettes, pas de trempette ! » Si ça continue, il va falloir payer pour respirer... Entre Madame la Chouette qui prend un peu de hauteur depuis sa branche et une chocotte de la tête qui s'excite, tout ceci ne va pas plaire bien longtemps à notre Loup en slip... La forêt (le monde ?) ne tourne pas rond. Non, Robert l'Écureuil, il ne suffit pas d'avoir plein de noisettes pour tout posséder. Et, oui, l'espace public et la notion de bien commun existent. Une écriture ciselée et un humour ravageur pour parler philo et société, un dessin ultra expressif pour enchanter tous les lecteurs, de 4 à 104 ans : revoilà donc Wilfrid Lupano, Mayana Itoïz et notre Loup en slip Critique : Le retour du loup en slip pour la 9 ieme année consécutive et une nouvelle fable métaphorique de Lupano. Une fable qui nous parle cette fois du principe de propriété. À l'échelle de la foret du loup en slip, Lupano nous décrit la problématique de la définition d'appartenance. Qu'est-ce qui appartient à qui ? Et qu'est-ce qu'il se passerait si toute chose appartenait à quelqu'un ? Y compris l'air que l'on respire ? Lupano garde les recettes qui ont fait le succès du Loup en slip, à savoir monter au niveau absurde les contradictions du monde du XXIieme siècle et la double lecture qui permet aux enfants de voire une histoire d'animaux et aux parents une possibilité de présenter des sujets de société à leurs plus jeunes. Encore un bon tome pour une série qui n'a vraiment aucune raison de s'arrêter. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-loup-en-slip-tome-9-les-lopins-du-lapin?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
