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  1. Titre de l'album : 1629 , ou l'effrayante histoire des naufragés du Jakarta . Tome 1 L'apothicaire du diable Scenariste de l'album : Xavier Dorison Dessinateur de l'album : Thimothée Montaigne Coloriste : Thimothée Montaigne Editeur de l'album : Glenat Note : Résumé de l'album : Inspiré de faits réels, le thriller maritime le plus impitoyable de l’Histoire… 1629, la Compagnie hollandaise des Indes orientales, la plus riche société que l’Histoire ait jamais connue, affrète le Jakarta, fleuron de son immense flotte. Destination : l’Indonésie. Cargaison : assez d’or et de diamants pour corrompre l’empereur de Sumatra. À son bord, plus de 300 personnes issues de la misère ou de la fine fleur des bas-fonds d’Amsterdam. Point commun, aucun d’eux n’aurait jamais mis les pieds à bord de cet enfer flottant s’il n’était désespéré. Attisée par l’or et la violence des officiers, la tentation d’une mutinerie grandit, faisant du Jakarta un véritable baril de poudre. Un homme est prêt à allumer la mèche pour nourrir sa cupidité autant que ses rêves de grandeur : Jéronimus Cornélius. Apothicaire ruiné, recherché par l’Inquisition, il est le numéro deux à bord. Cultivé, intelligent, charismatique, rien ni personne ne semble en mesure d’empêcher son funeste projet de massacre et de prise du pouvoir sur le navire. Personne sauf… une invitée inattendue dans ce voyage effroyable, Lucrétia Hans. Femme de la haute Société, sommée par son mari de le rejoindre en Indonésie, elle doit à sa beauté autant qu’à sa désinvolture de se retrouver aussi proche du commandant du navire que de Jéronimus qui voit en elle un objet de désir et de fascination. Innocente, perdue au milieu de cet enfer sur mer, Lucrétia Hans découvre qu’elle est le dernier rempart contre celui qui est probablement un des pires psychopathes de l’Histoire. Bon voyage… Critique : Il est des lectures capables de vous transporter littéralement au sein même du récit . 1629 en fait assurément partie . Ne lisez pas ce résumé ou pitch et plongez directement ! La préface de Dorison expliquant ses motivations à utiliser cette histoire , est déjà une plongée vers ces eaux troubles , les eaux noires de l'âme humaine . Ce point de non retour que tout le monde peut franchir à un moment dans sa vie . Je suis entièrement d'accord avec lui à ce sujet , d'ailleurs une très grande partie des horreurs commises par l'humanité ont été réalisées par des personnalités communes in fine . 1629 , où comment l'Homme enjambe la ligne rouge ! Cette préface situant le contexte , nous embarquons à bord du Jakarta et ses 340 âmes , "dans le port d'Amsterdam" . La crasse et la misère côtoient les profits et rentabilités rois et reines de la grande société commerciale hollandaise . Un long voyage sans retour pour un grand nombre des membres d'équipage ,recrutés dans la rue , en prison , peu importe , du moment que ce n'est pas cher et sacrifiable . La puanteur régnant à bord nous est décrite avec précision . Les auteurs ne nous épargnent rien , le trait fin de Montaigne dépeint la vie maritime dans ses moindres recoins . Son découpage est nerveux , il épargne certaines scènes insupportables de punitions mais parvient à cristalliser notre attention avec des cases de transition centrées sur un seul et même personnage éprouvant , subissant cette capacité qu'à l'Homme à s'autodétruire . On tourne les pages avec frénésie et c'est presque un soulagement de les voir arriver à la première escale en Sierra Leone et d'admirer les couleurs turquoises des eaux africaines . Une étincelle dans les ténèbres , qui ne va pas durer . Très vite , rentabilité oblige , on embarque vers le Pacifique et ses courants mortels . A bord , la tension est à son comble , point de retour en arrière . Tout va s'enchaîner dans un maelström de violence et de trahisons en tout genre .C'est avec le souffle coupé que l'on referme l'ouvrage , se demandant jusqu'où, les auteurs , peuvent-ils aller dans le second tome ! Un énorme coup de coeur électrique , stupéfiant , vous remuant les tripes ! Un mot sur l'édition en grand format de Glénat , juste sublime , avec des reflets mordorés , un très bel objet pour une histoire vraie incroyable . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/1629-les-naufrages-du-jakarta-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. Titre de l'album : Wiloucha , les dernières heures de Troie Scenariste de l'album : Mikael Coadou Dessinateur de l'album : Benjamin Blasco Martinez Coloriste : Emilie Beaud Editeur de l'album : Petit à petit Note : Résumé de l'album : 1270 av. J.-C. Le roi des Hittites, Hattusili III, fait régner la terreur dans sa capitale Hattusa. Pendant ce temps, sur la plage de Troie, Agamemnon cherche toujours un stratagème pour pénétrer les remparts de la cité mythique, après dix années de guerre. Le roi Priam, prêt à défendre Troie coûte que coûte, appelle désespérément à l'aide son allié Hattusili. Celui-ci répondra-t-il à l'appel ? Ou laissera-t-il les Grecs et les Troyens s'entretuer ? Sa décision pourrait bien renverser le cours de l'histoire... Critique : On ne compte plus les récits sur la fameuse guerre entre grecs et troyens , avec le fameux cheval de Troie , symbole ayant traversé les siècles . Dans cette histoire plutôt originale par son propos , Achille et Hector sont morts , ne restent que les grecs au pied des remparts de la cité imprenable . Nous débutons par une ville située à 900km de Troie : Hattusa . Son roi sanguinaire règne tel un despote . Aussi , lorsqu'il reçoit l'appel au secours du roi Priam , il consulte ses oracles . Si les grecs sortent vainqueurs du conflit , auraient-ils des velléités sur son territoire ? S'il aide Priam , sera t'il débarrassé des grecs ne cessant d'étendre leur emprise sur la méditerranée ? Et qu'en est-il d'éventuels complots contre lui au sein même de son royaume ? Ainsi , en parallèle de l'invasion astucieuse grecque et leur comportement atroce pendant le saccage de la ville , nous suivons les turpitudes de ce roi Hatusili III . La chute de deux empires simultanément , une par crainte des dieux ( s'ils ne font pas rentrer ce cheval cadeau de Poséidon) , l'autre par hybris de son roi ; s'offre à nous avec une palette graphique assez saisissante . Le dessinateur du western Catamount nous démontre toute l'étendue de son talent . Un découpage énergique , des plans larges , des champs contre champs , on sent l'influence cinématographique à travers son style assez réaliste . La violence est mise à nu , certains passages sont insoutenables et symbolisent bien le déchaînement de fureur des grecs après 10 ans passés aux pieds de la cité troyenne . Les scènes de batailles sont précises et fourmillent de détails . Ce n'est pas à mettre entre toutes mains , très jeunes s'abstenir ! Au final , c'est un one-shot sur un évènement mondialement connu , mais avec son lot de surprises bienvenues et la vision d'un conflit sous un autre angle . Des pages annexes en toute fin permettent de mieux appréhender la situation géographique locale ainsi que les forces en présence dans cette partie de méditerranée . Elles permettent aussi d'établir un parallèle entre la légende et l'historicité de la guerre de Troie ( ou Wiloucha en langue hittite ) . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/wiloucha/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. On ne compte plus les récits sur la fameuse guerre entre grecs et troyens , avec le fameux cheval de Troie , symbole ayant traversé les siècles . Dans cette histoire plutôt originale par son propos , Achille et Hector sont morts , ne restent que les grecs au pied des remparts de la cité imprenable . Nous débutons par une ville située à 900km de Troie : Hattusa . Son roi sanguinaire règne tel un despote . Aussi , lorsqu'il reçoit l'appel au secours du roi Priam , il consulte ses oracles . Si les grecs sortent vainqueurs du conflit , auraient-ils des velléités sur son territoire ? S'il aide Priam , sera t'il débarrassé des grecs ne cessant d'étendre leur emprise sur la méditerranée ? Et qu'en est-il d'éventuels complots contre lui au sein même de son royaume ? Ainsi , en parallèle de l'invasion astucieuse grecque et leur comportement atroce pendant le saccage de la ville , nous suivons les turpitudes de ce roi Hatusili III . La chute de deux empires simultanément , une par crainte des dieux ( s'ils ne font pas rentrer ce cheval cadeau de Poséidon) , l'autre par hybris de son roi ; s'offre à nous avec une palette graphique assez saisissante . Le dessinateur du western Catamount nous démontre toute l'étendue de son talent . Un découpage énergique , des plans larges , des champs contre champs , on sent l'influence cinématographique à travers son style assez réaliste . La violence est mise à nu , certains passages sont insoutenables et symbolisent bien le déchaînement de fureur des grecs après 10 ans passés aux pieds de la cité troyenne . Les scènes de batailles sont précises et fourmillent de détails . Ce n'est pas à mettre entre toutes mains , très jeunes s'abstenir ! Au final , c'est un one-shot sur un évènement mondialement connu , mais avec son lot de surprises bienvenues et la vision d'un conflit sous un autre angle . Des pages annexes en toute fin permettent de mieux appréhender la situation géographique locale ainsi que les forces en présence dans cette partie de méditerranée . Elles permettent aussi d'établir un parallèle entre la légende et l'historicité de la guerre de Troie ( ou Wiloucha en langue hittite ) .
  4. The_PoP

    Liberty

    Liberty est réédité cette fois-ci aux éditions du Lombard, et il faut reconnaitre que le boulot est bien fait sur cette édition avec les superbes pages de croquis insérées au milieu des pages de ce roman graphique. Pour ceux qui comme moi étaient passés à côté de la première sortie de cet ouvrage Liberty retrace le destin d'une jeune Zaïroise qui va choisir d'immigrer aux états unis pour affronter son destin et celui de l'Amérique. On la suivra à travers son histoire et celle de sa fille, racontée à travers plusieurs personnages narrateurs différents. Si les dernières parutions sur Purple Heart notamment du duo constitué d'Éric Warnauts et de Guy Raives m'avaient un peu laissé de marbre graphiquement parlant, ici j'ai beaucoup aimé le résultat de leur collaboration. J'ai passé un chouette moment de lecture sur ce roman graphique qui nous permet une fois encore avec ces auteurs de parcourir 30 ans d'histoire de l'Amérique sous le sigle de l'afro américanisme. Intéressant.
  5. The_PoP

    Liberty

    Titre de l'album : Liberty Scenariste de l'album : Warnauts & Raives Dessinateur de l'album : Warnauts & Raives Coloriste : Warnauts & Raives Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : 1974. Le monde entier s'est donné rendez-vous à Kinshasa pour assister au combat entre Ali et Foreman. Mais pour Tshilanda, seize ans, la rencontre brutale a lieu bien loin du ring. Proie rêvée pour un Américain peu scrupuleux, elle tombe enceinte à son corps défendant. Elle décide alors d'écrire la suite de son histoire aux USA. Sa fille s'appellera Liberty, comme un voeu pieux. Car il est encore loin, le chemin qui mènera à l'élection de Barack Obama... Critique : Liberty est réédité cette fois-ci aux éditions du Lombard, et il faut reconnaitre que le boulot est bien fait sur cette édition avec les superbes pages de croquis insérées au milieu des pages de ce roman graphique. Pour ceux qui comme moi étaient passés à côté de la première sortie de cet ouvrage Liberty retrace le destin d'une jeune Zaïroise qui va choisir d'immigrer aux états unis pour affronter son destin et celui de l'Amérique. On la suivra à travers son histoire et celle de sa fille, racontée à travers plusieurs personnages narrateurs différents. Si les dernières parutions sur Purple Heart notamment du duo constitué d'Éric Warnauts et de Guy Raives m'avaient un peu laissé de marbre graphiquement parlant, ici j'ai beaucoup aimé le résultat de leur collaboration. J'ai passé un chouette moment de lecture sur ce roman graphique qui nous permet une fois encore avec ces auteurs de parcourir 30 ans d'histoire de l'Amérique sous le sigle de l'afro américanisme. Intéressant. Autres infos : Réédition Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/liberty-ned?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. The_PoP

    Séraphine

    Quelle jolie bd/roman graphique que ce Seraphine. Si l'histoire comme le dessin, sont très tendres et finalement peut être pas si marquants, le tout forme une belle histoire sociale dans le Paris d'après la Commune. Touchante, pleine de tendresse et de réalités sociales de ce petit peuple de paris, la réussite des auteurs est de parvenir à nous montrer la misère sans jamais tomber dans le misérabilisme. On y rencontre avant tout des personnages plus humains que jamais, toujours touchants, et souvent juste dans leurs travers comme dans leurs qualités. Le trait d'Edith nous dépeint tout cela à merveille, et cette bd fut un très beau moment de lecture d'avant Noël, puisque je rattrape ici un peu de mon retard.
  7. The_PoP

    Séraphine

    Titre de l'album : Séraphine Scenariste de l'album : Marie Desplechin Dessinateur de l'album : Edith Coloriste : Edith Editeur de l'album : Rue de sevres Note : Résumé de l'album : Que faire de sa vie quand on a treize ans et qu'on est une fille pauvre, pas laide, sachant lire, sans autre protection que celle d'un vieux curé, d'une tante prostituée et d'une veuve ronchon ? Nonne ? Jamais. Séraphine est trop insolente. Couturière ? Non plus. Elle a trop envie de parler et de voir du monde. Peut-être qu'un jour les femmes pourront devenir juges, gendarmes ou avocats et faire de la politique... Peut-être même qu'un jour Dieu Lui-même sera une femme. Mais, pour l'instant, nous sommes en 1885, à Paris, ou plutôt à Montmartre. Le souvenir de la Commune est encore vif chez les uns. Les autres s'occupent de l'enterrer définitivement en bâtissant, là-haut sur la butte, le Sacré-Coeur. Et Séraphine ne voit qu'une solution pour mener la vie libre et sans misère dont elle rêve : s'en remettre à sainte Rita, la patronne des causes désespérées... Critique : Quelle jolie bd/roman graphique que ce Seraphine. Si l'histoire comme le dessin, sont très tendres et finalement peut être pas si marquants, le tout forme une belle histoire sociale dans le Paris d'après la Commune. Touchante, pleine de tendresse et de réalités sociales de ce petit peuple de paris, la réussite des auteurs est de parvenir à nous montrer la misère sans jamais tomber dans le misérabilisme. On y rencontre avant tout des personnages plus humains que jamais, toujours touchants, et souvent juste dans leurs travers comme dans leurs qualités. Le trait d'Edith nous dépeint tout cela à merveille, et cette bd fut un très beau moment de lecture d'avant Noël, puisque je rattrape ici un peu de mon retard. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/seraphine?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. The_PoP

    Renault - Les mains noires

    Je tiens d'emblée à préciser que je ne suis amateur ni d'automobile, ni de documentaires en BD. Et pourtant ce n'est pas une erreur et j'ai bien mis 5 à cette BD. Que je ne peux que vous conseiller. Je l'ai ouverte sans grandes conviction hier soir, un peu claqué. Et je l'ai refermée après un très beau et long temps de lecture. Car oui, les 80 pages sont intenses, pleines de dialogues, et demande une attention certaine pour être appréciées, d'autant que certains découpages de cases peu orthodoxe mais diablement efficaces ne manqueront pas de perturber vos habitudes de lecture. J'ai lu ce Renault comme j'ai lu Il était une fois en France. Et pour moi on est sur la même intensité. Le personnage présenté l'est sans concession, même si l'on ressent beaucoup de tendresse pour leur sujet de la part des auteurs. Louis Renault fut un géant de ce début du siècle, un homme dont le destin a pesé durablement sur la France et sur le monde. Et pourtant jusqu'à hier j'ignorais tout de lui. Le boulot d'historien des deux auteurs est assez fabuleux, et si parfois la fiction ou le romanesque s'invitent dans le traitement de leur sujet, cela sonne globalement juste. Alors quand une BD vous propose de vous instruire sur la grande Histoire de France en vous passionnant autant, chapeau bas.
  9. Titre de l'album : Renault - Les mains noires Scenariste de l'album : Antoine Lapasset Dessinateur de l'album : Benjamin Benéteau Coloriste : Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Depuis le petit atelier au fond du jardin où il bricolait ses premiers moteurs, jusqu'à la création d'un empire si puissant qu'on disait de lui que toute la France s'enrhumait quand son usine toussait, Louis Renault a traversé son époque comme un bolide. Revenir sur la vie de Renault, c'est s'intéresser à la première moitié du XIXe siècle. Cinquante années d'une transformation fulgurante du monde, propulsée par un progrès qui ne veut croire en aucune limite. Mais aussi cinquante années tourmentées de conflits idéologiques majeurs, jalonnées de deux guerres mondiales. Si la première va mener Renault au sommet, la seconde précipitera sa chute. Inventeur, visionnaire, pilote, businessman... On connait sa signature, reste à découvrir l'homme. Critique : Je tiens d'emblée à préciser que je ne suis amateur ni d'automobile, ni de documentaires en BD. Et pourtant ce n'est pas une erreur et j'ai bien mis 5 à cette BD. Que je ne peux que vous conseiller. Je l'ai ouverte sans grandes conviction hier soir, un peu claqué. Et je l'ai refermée après un très beau et long temps de lecture. Car oui, les 80 pages sont intenses, pleines de dialogues, et demande une attention certaine pour être appréciées, d'autant que certains découpages de cases peu orthodoxe mais diablement efficaces ne manqueront pas de perturber vos habitudes de lecture. J'ai lu ce Renault comme j'ai lu Il était une fois en France. Et pour moi on est sur la même intensité. Le personnage présenté l'est sans concession, même si l'on ressent beaucoup de tendresse pour leur sujet de la part des auteurs. Louis Renault fut un géant de ce début du siècle, un homme dont le destin a pesé durablement sur la France et sur le monde. Et pourtant jusqu'à hier j'ignorais tout de lui. Le boulot d'historien des deux auteurs est assez fabuleux, et si parfois la fiction ou le romanesque s'invitent dans le traitement de leur sujet, cela sonne globalement juste. Alors quand une BD vous propose de vous instruire sur la grande Histoire de France en vous passionnant autant, chapeau bas. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/renault-les-mains-noires?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  10. Il est des lectures capables de vous transporter littéralement au sein même du récit . 1629 en fait assurément partie . Ne lisez pas ce résumé ou pitch et plongez directement ! La préface de Dorison expliquant ses motivations à utiliser cette histoire , est déjà une plongée vers ces eaux troubles , les eaux noires de l'âme humaine . Ce point de non retour que tout le monde peut franchir à un moment dans sa vie . Je suis entièrement d'accord avec lui à ce sujet , d'ailleurs une très grande partie des horreurs commises par l'humanité ont été réalisées par des personnalités communes in fine . 1629 , où comment l'Homme enjambe la ligne rouge ! Cette préface situant le contexte , nous embarquons à bord du Jakarta et ses 340 âmes , "dans le port d'Amsterdam" . La crasse et la misère côtoient les profits et rentabilités rois et reines de la grande société commerciale hollandaise . Un long voyage sans retour pour un grand nombre des membres d'équipage ,recrutés dans la rue , en prison , peu importe , du moment que ce n'est pas cher et sacrifiable . La puanteur régnant à bord nous est décrite avec précision . Les auteurs ne nous épargnent rien , le trait fin de Montaigne dépeint la vie maritime dans ses moindres recoins . Son découpage est nerveux , il épargne certaines scènes insupportables de punitions mais parvient à cristalliser notre attention avec des cases de transition centrées sur un seul et même personnage éprouvant , subissant cette capacité qu'à l'Homme à s'autodétruire . On tourne les pages avec frénésie et c'est presque un soulagement de les voir arriver à la première escale en Sierra Leone et d'admirer les couleurs turquoises des eaux africaines . Une étincelle dans les ténèbres , qui ne va pas durer . Très vite , rentabilité oblige , on embarque vers le Pacifique et ses courants mortels . A bord , la tension est à son comble , point de retour en arrière . Tout va s'enchaîner dans un maelström de violence et de trahisons en tout genre .C'est avec le souffle coupé que l'on referme l'ouvrage , se demandant jusqu'où, les auteurs , peuvent-ils aller dans le second tome ! Un énorme coup de coeur électrique , stupéfiant , vous remuant les tripes ! Un mot sur l'édition en grand format de Glénat , juste sublime , avec des reflets mordorés , un très bel objet pour une histoire vraie incroyable .
  11. poseidon2

    Aristote

    L'adage dit que l'histoire est un éternel recommencement et en lisant ce Aristote, on se dit que c'est même pire. C'était, sur beaucoup de point, mieux avant... bien avant. C'est ce qui est quasiment choquant dans cette lecture : la Grèce à son apogée et à l'apogée du développement de la philosophie et de la psychologie, était un ensemble de régions démocratiques ou tous discutaient et où tout le monde avait le droit à la parole. Alors ou Aristote était un personnage hors norme et la découverte de sa vie rend la lecture de cet album intéressante. Mais la période de vie d'Aristote est vraiment de ce qui m'a charmé. Platon, Alexandre le grand, Sophocle et autres personnages connus de tous ont foulé le monde durant la même période. Une période chargé d'histoire et de textes qui ont façonné le monde moderne, et ce il y a plus de 2500 ans... Un livre dense, long à lire, mais passionnant. Pour tous les amateurs de Grèce antique et de philosophie.
  12. poseidon2

    Aristote

    Titre de l'album : Aristote Scenariste de l'album : Tassos Apostolidis Dessinateur de l'album : Alecos Papadatos Coloriste : Alecos Papadatos Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Athènes, 315 avant Jésus-Christ. Théophraste dirige le Lycée, un établissement d'enseignement fondé par Aristote. Quelques années plus tôt, il fut son ami et son disciple. Aujourd'hui, il transmet à ses élèves les préceptes de ce célèbre philosophe, selon lequel « la soif de connaissance et l'envie de découvrir la nature sont innées chez l'homme ». Curieux de tout, Aristote n'a cessé d'explorer le monde dans lequel il vivait, se passionnant pour la philosophie comme pour l'astronomie, la métaphysique et la biologie. Et surtout, il ne se doutait pas que ses théories seraient encore discutées plusieurs siècles après sa mort... Tassos Apostolidis et Alecos Papadatos racontent la vie d'Aristote, qui fut d'ailleurs le professeur d'Alexandre le Grand, et mettent en scène sa pensée. S'ils apportent une réponse à des questions essentielles, comme « Qu'est-ce qui définit un comportement éthique ? » ou « Quelle est la meilleure forme de gouvernement ? », ils n'en oublient pas pour autant de faire preuve d'humour. Lequel est aussi une forme de sagesse que ne dédaignait sans doute pas Aristote... Critique : L'adage dit que l'histoire est un éternel recommencement et en lisant ce Aristote, on se dit que c'est même pire. C'était, sur beaucoup de point, mieux avant... bien avant. C'est ce qui est quasiment choquant dans cette lecture : la Grèce à son apogée et à l'apogée du développement de la philosophie et de la psychologie, était un ensemble de régions démocratiques ou tous discutaient et où tout le monde avait le droit à la parole. Alors ou Aristote était un personnage hors norme et la découverte de sa vie rend la lecture de cet album intéressante. Mais la période de vie d'Aristote est vraiment de ce qui m'a charmé. Platon, Alexandre le grand, Sophocle et autres personnages connus de tous ont foulé le monde durant la même période. Une période chargé d'histoire et de textes qui ont façonné le monde moderne, et ce il y a plus de 2500 ans... Un livre dense, long à lire, mais passionnant. Pour tous les amateurs de Grèce antique et de philosophie. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/aristote?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  13. Titre de l'album : Les enfants de la résistance - Tome 8 - Combattre ou mourir Scenariste de l'album : Vincent Dugomier Dessinateur de l'album : Benoît Ers Coloriste : Benoît Ers Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Les enfants de la Résistance ont maintes fois manqué mourir pour leurs idées. Cette fois, ils devront risquer leur vie pour la libre circulation de l'information. Ou plutôt la circulation de l'information libre ! En cet été 1943, la nouvelle mission du Lynx est de livrer un stock de papier qui servira à imprimer les journaux de la Résistance... à 250 km de chez eux. Pour cela, ils vont devoir monter tout un réseau. Ce qui implique de prendre le plus grand des risques : faire confiance... Critique : Qu'est ce que j'aime les bd jeunesses du Lombard. Cette année j'y ai trouvé vraiment de belles choses, aussi agréables à lire pour l'adulte que je suis qu'intéressantes pour les enfants. Ce tome 8 de la série les enfants de la résistance nous confirme que c'est bien une très belle série jeunesse. L'histoire avance bien, le réalisme est toujours de mise, situations et personnages sont complexes et quelques fausses pistes sont agréablement posés, les dilemmes ont le temps de s'installer et on suit nos jeunes héros sur ce chemin Ô combien délicat. Le dessin de Benoît Ers est toujours plein de justesse et de rondeurs sans pour autant trop céder aux facilités, c'est vraiment chouette et propre. J'ai beaucoup aimé. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-enfants-de-la-resistance-tome-8-combattre-ou-mourir?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Titre de l'album : Louisiana t3 : La couleur du sang Scenariste de l'album : Léa Chrétien Dessinateur de l'album : Gontran Toussaint Coloriste : Gontran Toussaint Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Nouvelle-Orléans, 1961. Louise Soral, descendante d'une famille de planteurs louisianais, est désormais une vieille femme au crépuscule de sa vie. Questionnée par ses petites filles qui veulent en savoir plus sur la vie dans les plantations d'autrefois, elle réalise que l'histoire de sa famille disparaîtra si elle ne trouve pas le courage de leur faire ce douloureux récit. Avec la complicité de sa bonne, une femme de couleur, Louise décide de mettre par écrit les souvenirs et les secrets les plus sombres de sa famille dans le sud des Etats-Unis. Dernière témoin d'une époque révolue, ses mémoires parcourent près d'un siècle d'Histoire à travers trois albums retraçant la vie de plusieurs femmes dans ces plantations au milieu d'une société misogyne, raciste et violente. Critique : Suite et fin de la trilogie de la maisoin Dargaud sur la Louisiane et la fin de l'esclavage dans les territoires cotonniers du sud des états unis. Une fin attendue et une fin qui respecte les promesses qu'elle nous avait faite : une histoire sans grande originalité ni surprises mais pleine de maitrise et superbement illustrée. Comme les premiers tomes, on suit cette saga familiale avec l'intérêt que l'on avait à lire les maitres de l'orge au début des années 2000. Entre vengeance, impact de la guerre de sécession et lourdeur du passif des histoires de familles, ce tome trois est lourd et compliqué mais cela colle bien avec l'Histoire, avec un grand H qui, a secoué cette sombre époque de la Louisiane. Une belle saga qui ravira les amateurs du genre. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/louisiana-la-couleur-du-sang-tome-3?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  15. Suite et fin de la trilogie de la maisoin Dargaud sur la Louisiane et la fin de l'esclavage dans les territoires cotonniers du sud des états unis. Une fin attendue et une fin qui respecte les promesses qu'elle nous avait faite : une histoire sans grande originalité ni surprises mais pleine de maitrise et superbement illustrée. Comme les premiers tomes, on suit cette saga familiale avec l'intérêt que l'on avait à lire les maitres de l'orge au début des années 2000. Entre vengeance, impact de la guerre de sécession et lourdeur du passif des histoires de familles, ce tome trois est lourd et compliqué mais cela colle bien avec l'Histoire, avec un grand H qui, a secoué cette sombre époque de la Louisiane. Une belle saga qui ravira les amateurs du genre.
  16. Qu'est ce que j'aime les bd jeunesses du Lombard. Cette année j'y ai trouvé vraiment de belles choses, aussi agréables à lire pour l'adulte que je suis qu'intéressantes pour les enfants. Ce tome 8 de la série les enfants de la résistance nous confirme que c'est bien une très belle série jeunesse. L'histoire avance bien, le réalisme est toujours de mise, situations et personnages sont complexes et quelques fausses pistes sont agréablement posés, les dilemmes ont le temps de s'installer et on suit nos jeunes héros sur ce chemin Ô combien délicat. Le dessin de Benoît Ers est toujours plein de justesse et de rondeurs sans pour autant trop céder aux facilités, c'est vraiment chouette et propre. J'ai beaucoup aimé.
  17. Titre de l'album : Klaus Barbie - la route du rat Scenariste de l'album : Brrémaud Dessinateur de l'album : Bauer. Coloriste : Bauer. Editeur de l'album : Urban Comics Note : Résumé de l'album : Responsable de la mort de centaines de Juifs et de résistants, dont Jean Moulin, le SS Klaus Barbie échappe à la justice et à une double condamnation à mort à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Quittant finalement son Allemagne natale pour l'Amérique du Sud, il y applique les mêmes méthodes et va jusqu'à organiser le coup d'État du dictateur Hugo Banzer. Véritable mercenaire, celui que l'on surnommait le Boucher de Lyon est finalement reconnu, puis traqué, jusqu'en 1987, date fatidique de son jugement et de sa condamnation, sans précédent en France : prison à perpétuité pour crime contre l'humanité. Fruit du travail conjugué de Frédéric BRÉMAUD et de Jean-Claude BAUER – qui a couvert le procès de 1987 pour Antenne 2 –, KLAUS BARBIE, LA ROUTE DU RAT retrace la vie de l'un des plus grands criminels de guerre du XXe siècle. S'appuyant sur des sources historiques et la participation de Jean-Olivier VIOUT, substitut général durant ce procès historique, ou encore de Serge KLARSFELD, grand défenseur de la cause des déportés juifs – qui signe la préface de cet ouvrage –, ils aboutissent à un récit nécessaire, témoignant de l'un des procès les plus retentissants de l'Histoire. Critique : Étonnante que cette BD reportage. Elle ne nous présente pas uniquement le personnage de Klaus Barbie, mais aussi et surtout sa traque et le combat que ca été pour le retrouver et le faire expatrier. Ce qui est marquant dans ce reportage, c'est que l'on se rend compte que Klaus Barbie n'a pas disparu bien longtemps, mais surtout qu'il avait suffisamment d'appui pour que l'on ne veuille pas l'extrader. Finalement, les massacres de Barbie n'ont été qu'une petite partie de la vie d'un homme qui a réussi, jusqu'à très tard, à toujours anguillé pour ne pas se faire attraper. Entre ses contacts à la CIA, ses amis en Amériques du sud et son charisme, il aurait vécu un grand nombre de vies différentes tout en narguant les gens à sa recherche. Cet album est aussi un album sur ces personnes qui n'ont jamais rien lâché jusqu'à obtenir ce que nombre de français attendaient : le procès et la condamnation de Klaus Barbie, le boucher de Lyon. Autres infos : Type de l'album : Comic Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/klaus-barbie-la-route-du-rat?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  18. poseidon2

    Klaus Barbie - la route du rat

    Étonnante que cette BD reportage. Elle ne nous présente pas uniquement le personnage de Klaus Barbie, mais aussi et surtout sa traque et le combat que ca été pour le retrouver et le faire expatrier. Ce qui est marquant dans ce reportage, c'est que l'on se rend compte que Klaus Barbie n'a pas disparu bien longtemps, mais surtout qu'il avait suffisamment d'appui pour que l'on ne veuille pas l'extrader. Finalement, les massacres de Barbie n'ont été qu'une petite partie de la vie d'un homme qui a réussi, jusqu'à très tard, à toujours anguillé pour ne pas se faire attraper. Entre ses contacts à la CIA, ses amis en Amériques du sud et son charisme, il aurait vécu un grand nombre de vies différentes tout en narguant les gens à sa recherche. Cet album est aussi un album sur ces personnes qui n'ont jamais rien lâché jusqu'à obtenir ce que nombre de français attendaient : le procès et la condamnation de Klaus Barbie, le boucher de Lyon.
  19. The_PoP

    Le serpent à deux têtes

    Deuxième parution de grande qualité pour Noctambule ce mois-ci avec ce "Serpent à deux têtes" qui ne paye pas de mine mais nous narre une histoire vraie passionnante et documentée mise en image de manière très délicate par Gani Jakupi. C'est à travers les yeux et les témoignages de plusieurs des protagonistes de cette histoire que celle-ci a été recoupée, la plus important étant celle hallucinante du principal intéressé. Si vous aimez l'australie, les pionniers, les histoires vraies incroyables, les peuplades étrangères, et l'Histoire en général, foncez sur ce Serpent à deux têtes, c'est passionnant.
  20. Titre de l'album : Le serpent à deux têtes Scenariste de l'album : Gani Jakupi Dessinateur de l'album : Gani Jakupi Coloriste : Gani Jakupi Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : À l'aube de la fondation de ce qu'on appellera l'Australie, tandis que Sidney n'est encore qu'un village, les destins de M'rrangoureuk, guerrier aborigène revenu d'entre les morts, et de William Buckley, fugitif britannique, se croisent et se confondent. Cette double trajectoire fait écho aux interrogations contemporaines sur l'identité et les mélanges culturels dans notre monde globalisé. Critique : Deuxième parution de grande qualité pour Noctambule ce mois-ci avec ce "Serpent à deux têtes" qui ne paye pas de mine mais nous narre une histoire vraie passionnante et documentée mise en image de manière très délicate par Gani Jakupi. C'est à travers les yeux et les témoignages de plusieurs des protagonistes de cette histoire que celle-ci a été recoupée, la plus important étant celle hallucinante du principal intéressé. Si vous aimez l'australie, les pionniers, les histoires vraies incroyables, les peuplades étrangères, et l'Histoire en général, foncez sur ce Serpent à deux têtes, c'est passionnant. Autres infos : D'après l'histoire vraie de William Buckley Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-serpent-a-deux-tetes?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  21. Titre de l'album : Les frères Michelin, histoire d'un empire Scenariste de l'album : Mayen Dessinateur de l'album : Napey Coloriste : Poupelin Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Tout le monde connaît aujourd'hui les célèbres pneus, cartes routières et autres guides gastronomiques siglés Michelin. Leur histoire se confond avec celle de la France. Pourtant, cet empire eut bien failli ne jamais voir le jour, n'eut été la détermination de deux frères : André, entrepreneur fantasque doué d'un génie sans pareil pour les « coups de com », et Edouard, artiste reconverti avide d'innovation. Ensemble, ils auront connu succès et crises à la taille de leur destin. Critique : Après le très remarquable documentaire BD sur Renault, les éditions Le Lombard récidivent en nous proposant un documentaire bd biographique sur les frères Michelin et leur grande saga industrielle familiale. Le scénario présenté par Mayen est plus que bien ficelé puisqu'au gré des souvenirs du narrateur on remonte ainsi toute la fresque familiale. Certains passages restent un peu sous exploité et d'autres m'ont parus un peu flous, notamment sur les liens généalogiques familiaux qui nous perdent parfois un peu en route. On aurait aussi aimé en savoir un peu plus sur leur partage de l'entreprise familiale et de sa richesse aussi. Mais les auteurs nous brode cette saga familiale de manière intéressante, plaisante et instructive alors ne boudons pas notre plaisir. Je me demande simplement si ce one shot n'aurait pas gagné à adopter la pagination plus ambitieuse du tome consacré à Renault. Côté graphisme on est sur quelque chose d'assez simple, il faut bien le reconnaître. On y gagne en clareté ce que l'on y perd en intérêt pour le dessin. Ceci étant les scènes sont limpides, les personnages reconnaissables facilement et le tout se lit de manière agréable. Je recommande cet opus aux amateurs de l'histoire des débuts de l'industrie française notamment, et aux origines des empires et inventions qui emplissent nos quotidiens même si au final le résultat se révèle un cran en dessous du coup de maître sur Renault. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-freres-michelin-histoire-d-un-empire?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  22. Après le très remarquable documentaire BD sur Renault, les éditions Le Lombard récidivent en nous proposant un documentaire bd biographique sur les frères Michelin et leur grande saga industrielle familiale. Le scénario présenté par Mayen est plus que bien ficelé puisqu'au gré des souvenirs du narrateur on remonte ainsi toute la fresque familiale. Certains passages restent un peu sous exploité et d'autres m'ont parus un peu flous, notamment sur les liens généalogiques familiaux qui nous perdent parfois un peu en route. On aurait aussi aimé en savoir un peu plus sur leur partage de l'entreprise familiale et de sa richesse aussi. Mais les auteurs nous brode cette saga familiale de manière intéressante, plaisante et instructive alors ne boudons pas notre plaisir. Je me demande simplement si ce one shot n'aurait pas gagné à adopter la pagination plus ambitieuse du tome consacré à Renault. Côté graphisme on est sur quelque chose d'assez simple, il faut bien le reconnaître. On y gagne en clareté ce que l'on y perd en intérêt pour le dessin. Ceci étant les scènes sont limpides, les personnages reconnaissables facilement et le tout se lit de manière agréable. Je recommande cet opus aux amateurs de l'histoire des débuts de l'industrie française notamment, et aux origines des empires et inventions qui emplissent nos quotidiens même si au final le résultat se révèle un cran en dessous du coup de maître sur Renault.
  23. Et hop un peu de culture en Bande dessinée avec comme but ici de nous faire redécouvrir le Moyen Âge que l'on pensait pourtant, à tord, connaître. Arnaud de la Croix nous livre ici un véritable exercice de vulgarisation réussie puisqu'à travers 20 dates clés du Moyen Âge, il réussit à nous donner un aperçu, nécessairement plus juste et moins caricatural que les souvenirs que nos cours d'histoires nous ont laissés. Côté illustrations, Phlippe Bercovici, que l'on connait surtout en bd pour ses "Femmes en blanc" nous livre une partition juste et vivante, qui permet à un genre pourtant réputé austère de rester agréable à lire. Je ne peux que recommander cette bd si comme moi vous êtes amateurs d'histoire, encore plus quand elle se met à votre portée.
  24. Titre de l'album : La véritable histoire du moyen âge Scenariste de l'album : Arnaud de la Croix Dessinateur de l'album : Philippe Bercovici Coloriste : Sylvie Sabater Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Le Moyen Âge a souvent été dépeint comme une période obscurantiste, aux antipodes de notre ère moderne. Que nenni ! Les noms de ses acteurs résonnent encore aujourd'hui et tissent la tapisserie complexe d'une époque souvent dépeinte de manière très caricaturale. Laquelle nous enseigne combien nos fameuses « racines » poussaient jusqu'en Orient, et qu'on est toujours le barbare d'un autre. D'anecdote en portrait, de philosophe en roi, redécouvrons les Lumières des Âges Sombres ! Critique : Et hop un peu de culture en Bande dessinée avec comme but ici de nous faire redécouvrir le Moyen Âge que l'on pensait pourtant, à tord, connaître. Arnaud de la Croix nous livre ici un véritable exercice de vulgarisation réussie puisqu'à travers 20 dates clés du Moyen Âge, il réussit à nous donner un aperçu, nécessairement plus juste et moins caricatural que les souvenirs que nos cours d'histoires nous ont laissés. Côté illustrations, Phlippe Bercovici, que l'on connait surtout en bd pour ses "Femmes en blanc" nous livre une partition juste et vivante, qui permet à un genre pourtant réputé austère de rester agréable à lire. Je ne peux que recommander cette bd si comme moi vous êtes amateurs d'histoire, encore plus quand elle se met à votre portée. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-veritable-histoire-du-moyen-age-en-20-dates-cles?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. Titre de l'album : Un général, des Généraux Scenariste de l'album : Nicolas Juncker Dessinateur de l'album : François Boucq Coloriste : François & Alexandre Boucq Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Mai 1958. Alger s'embrase contre un nouveau gouvernement qui, à Paris, semble prêt à dialoguer avec les indépendantistes. Des milliers de colons se soulèvent, obligeant l'armée et ses généraux à choisir leur camp : rester loyaux à l'état ou à l'Algérie française, dernier vestige du grand empire colonial Français. Dépassés et galvanisés par la situation, les généraux s'embarquent dans un coup d'état qui devient rapidement incontrôlable... Et si seul un vieil homme à la retraite, le « dernier héros français », était capable d'arrêter cette machine folle et éviter une guerre civile ? Ce vaudeville politico-militaire donnera les clés du pouvoir à de Gaulle et sa Ve République... car juré-craché, « le Général » l'a promis à toutes et à tous : cette fois, il les a compris. Critique : Etant d'une génération qui n'a pas vécu ses évènements mais pourtant pas ignare sur cette partie de l'Histoire je me suis régalé à lire ce tome, l'ironie permanente et le ridicule des situations combiné au côté pourtant très historique et documenté du propos rend cet ouvrage assez chouette à lire. Attendez-vous à vous exclamer des "nooooon", "c'est pas possible" à plusieurs pages. Ceci étant ma note paraitra probablement dure compte tenu du plaisir réel ressenti à la lecture et que je décris plus haut, mais à la fin de ma lecture, je me suis rendu compte que le côté trop ironique, avait finalement desservi pas mal le propos. En présentant tous les personnages comme des idiots finis, on fini par avoir du mal à décerner le vrai du faux dans cet immense foutoir. Les propos liminaire de l'historien en fin d'album n'éclairant qu'à peine les limites entre faits, interprétations et gags. Le dessin de François Boucq met particulièrement en avant l'ironie en caricaturant les personnages sans trop en faire, leur donnant tout de même régulièrement des airs d'abrutis complets. On est effectivement sur un mélange des genres un brin particulier, mais la critique acide des institutions de la république et de nos représentants, y compris l'idole Général De Gaulle est bien sentie et intéressante, tout comme l'est la découverte historique de ce moment de foutoir si particulier. Pour autant la gravité du propos de fond m'intéressait également et de ce côté là, in fine je me suis senti peut être un peu floué. Un général, des généraux est une bd à lire, ne serait-ce que pour prendre du recul sur les moments parfois étranges que peuvent vivre nos démocraties actuelles. Autres infos : Histoire vue avec ironie Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/un-general-des-generaux?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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