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  1. poseidon2

    Ma vie en 24 images par seconde

    Voici un album qu'il faut absolument lire si on veut prétendre avoir une vraie connaissance de l'histoire des animés au Japon. On nous raconte en effet ici la naissance de l'animation japonaise, mais aussi son industrialisation et son développement international. Pour ce faire, on ne suit rien de moins que Rintaro, l'animateur qui a réalisé Albator, Galaxy Express 99 ou encore le reconnu Metropolis. Et bien cette histoire est édifiante ! L'aventure de Rintaro est assez démentielle. Entre son enfance dans le Japon d'après-guerre, l'histoire de sa famille, toute sauf simple, et sa motivation jamais en berne, notre auteur nous livre une véritable traversée d'un siècle où l'animation s'est imposée comme l'un des phénomènes les populaires chez les 15-45 ans. À lire par tout fan d'animation Japonaises.
  2. Titre de l'album : Ma vie en 24 images par seconde Scenariste de l'album : Rintarô Dessinateur de l'album : Rintarô Coloriste : Editeur de l'album : Kana Note : Résumé de l'album : Un parcours hors du commun qui va nous mener du Japon d'après-guerre jusqu'en 2001 et la sortie du film Metropolis.Un parcours fait de rencontres, d'opportunités, de soirées interminables, de jazz, de cigarettes, mais surtout de cinéma. Une passion qui lui a été transmise par son père et qui lui donnera très tôt l'envie de devenir réalisateur.Et c'est le cinéma d'animation qui lui offrira cette opportunité. Autre figure incontournable de ce parcours, celle d'Osamu Tezuka auprès duquel il va travailler des années,... Critique : Voici un album qu'il faut absolument lire si on veut prétendre avoir une vraie connaissance de l'histoire des animés au Japon. On nous raconte en effet ici la naissance de l'animation japonaise, mais aussi son industrialisation et son développement international. Pour ce faire, on ne suit rien de moins que Rintaro, l'animateur qui a réalisé Albator, Galaxy Express 99 ou encore le reconnu Metropolis. Et bien cette histoire est édifiante ! L'aventure de Rintaro est assez démentielle. Entre son enfance dans le Japon d'après-guerre, l'histoire de sa famille, toute sauf simple, et sa motivation jamais en berne, notre auteur nous livre une véritable traversée d'un siècle où l'animation s'est imposée comme l'un des phénomènes les populaires chez les 15-45 ans. À lire par tout fan d'animation Japonaises. Autres infos : Type de l'album : Manga Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/ma-vie-en-24-images-par-seconde?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. Quelle excellente surprise que ce Rwama. Une excellente surprise, car un traitement tout en justesse et en "neutralité" de l'évolution de l'Algérie dans les années qui suivirent son indépendance. Une histoire qui est inconnue à beaucoup de français n'ayant connu l'Algérie que comme un pays étranger comme un autre. Et surtout une histoire traitée sans complexe et avec juste ce qu'il faut d'humour pour la rendre passionnante.À mi-chemin entre l'arabe du futur et Dans la combi de Thomas Pesquet, Salim Zerrouki nous offre un témoignage sincère porté par une retranscription de sa vision d'enfant qui donne une justesse au propos. Ça se lit très bien et réussit avec brio à nous intéresser au passé d'une nation qui n'est pas forcement la nôtre. Vivement la suite !!!
  4. Titre de l'album : Rwama tome 1 - Mon enfance en Algérie (1975-1992) Scenariste de l'album : Salim Zerrouki Dessinateur de l'album : Salim Zerrouki Coloriste : Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Salim Zerrouki a grandi en Algérie, dans un immeuble atypique au coeur de la Cité Olympique construite par l'architecte brésilien Oscar Niemeyer pour accueillir les « Jeux méditerranéens de 1975 ». À cette époque, l'Algérie est une dictature dirigée par Houari Boumediene qui voit dans cet événement sportif l'occasion d'exhiber sa puissance devant le monde entier. C'est dans ce contexte que Salim Zerrouki revient sur son histoire avec justesse, pudeur et humour. Depuis son immeuble melting pot surnommé « Rwama » (littéralement « Les Français » en algérois- , où se mêlent Algériens, Russes, Allemands de l'Est, Cubains, venus de nations socialistes amies enseigner le sport aux Algériens), l'auteur déploie ses souvenirs d'enfance et d'adolescence pour dépeindre un portrait personnel, politique et religieux d'une Algérie méconnue et terrible entre 1975 et 2000. Un récit dur, sensible, documenté mais toujours drôle. Critique : Quelle excellente surprise que ce Rwama. Une excellente surprise, car un traitement tout en justesse et en "neutralité" de l'évolution de l'Algérie dans les années qui suivirent son indépendance. Une histoire qui est inconnue à beaucoup de français n'ayant connu l'Algérie que comme un pays étranger comme un autre. Et surtout une histoire traitée sans complexe et avec juste ce qu'il faut d'humour pour la rendre passionnante.À mi-chemin entre l'arabe du futur et Dans la combi de Thomas Pesquet, Salim Zerrouki nous offre un témoignage sincère porté par une retranscription de sa vision d'enfant qui donne une justesse au propos. Ça se lit très bien et réussit avec brio à nous intéresser au passé d'une nation qui n'est pas forcement la nôtre. Vivement la suite !!! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/rwama-tome-1-mon-enfance-en-algerie-1975-1992?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  5. Titre de l'album : Le combat d'Henry Fleming Scenariste de l'album : Steve Cuzor Dessinateur de l'album : Steve Cuzor Coloriste : Steve Cuzor Editeur de l'album : Dupuis - Air Libre Note : Résumé de l'album : « Et vous ? Quel genre de types êtes-vous pour foncer têtes baissées vers votre propre tombeau ? Des surhommes magnifiques ou des abrutis inconscients ? ». Printemps 1863. Sur les rives du Rappahanock, État de Virginie, 190 000 soldats américains s'affrontent dans le chaos mortifère d'une guerre civile fratricide. Les uns portent l'uniforme gris, les autres sont en uniforme bleu. Parmi ces derniers, le jeune Henry Fleming monte sur la ligne de front pour la première fois. Désormais, la frontière entre la vie et la mort ne tient qu'à la trajectoire d'une balle de fusil ou d'un éclat d'obus. Dans la foule anonyme d'hommes transformés en guerriers d'occasion, Henry sait-il vraiment pour quelle raison il doit se battre ? Contre qui ? Pour qui ? Et le premier de ses combats n?est-il pas celui à mener contre son propre ennemi intérieur ? Entre le son du canon et le chant du colibri, entre la folie des hommes et la sagesse de la nature, entre l'exaltation et la terreur, entre le courage et la lâcheté, Henry doit trouver sa place sur l'échiquier. Avec Le combat d'Henry Fleming, Steve Cuzor s'empare du roman qui fonda la littérature américaine moderne, The Red badge of Courage, écrit en 1894 par Stephen Crane. Avec puissance et sensibilité, l'art narratif de Steve Cuzor réinterprète ce récit d'apprentissage sur fond d'apocalypse où se mêlent la poussière et le sang, la rage et la peur. Critique : Alors sur le site, on n'est pas d'accord sur cet album, je dois donc dire que c'est uniquement mon avis et que @Kevin Nivek n'est pas d'accord avec moi. Pas d'accord sur quoi ? pas sur la qualité graphique. Rien à dire sur celle-ci. Les dessins sont sublimes et la mise en couleur bien adaptée au différent passage de l'histoire. Non, nous ne sommes pas d'accord sur le scenario. On ne l'a pas vécu de la même façon. Pas du tout. Pour tout vous dire, moi cette adaptation m'a laissé froide. J'ai trouvé qu'il manquait des scènes de transition, ce qui faisait que les changements psychologiques de notre héros étaient trop brutaux. Le personnage principal m'a paru froid au possible et pleins de décision plus irrationnelles les unes que les autres. Je ne saurais juger si cela vient de la nouvelle de Stephen Crane ou de l'adaptation, mais j'ai eu, tout le long de l'album, l'impression de lire l'histoire d'un mec bipolaire. Non pas que cela ne puisse pas être intéressant, mais il aurait été nécessaire, de mon point de vue, ne prendre plus de temps pour faire comprendre aux lecteurs ces changements, pour créer un minimum d'empathie envers un personnage principal froid au possible. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-combat-d-henry-fleming?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. poseidon2

    San Francisco 1906 tome 1

    Fiou graphiquement, Fabrice Meddour est encore une fois un travail graphique assez démentiel sur ce San Francisco ! C'est sublime. Que ce soit le dessin ou la coloration à l'aquarelle… c'est sublime. Vraiment. Mais que sont des sublimes dessins sans un scénario qui tient la route ? Juste des illustrations. Et bien je vous rassure, on a ici une véritable bande dessinée. Le scenario, basé sur un événement historique, se révèle très intéressant, mettant en avant des femmes de caractères et nous promettant des belles surprises pour la suite. Une belle réussite. Après la sortie d'Après L'enfer, on avait eu la chance d'avoir eu une interview dessinée de Fabrice Meddour que je vous encourage à découvrir.
  7. Titre de l'album : San Francisco 1906 tome 1 Scenariste de l'album : Damien Marie Dessinateur de l'album : Fabrice Meddour Coloriste : Fabrice Meddour Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Et si sa seule chance de survivre à cette nuit d'enfer était la destruction totale de San Francisco ? 17 avril 1906, la nuit tombe sur San Francisco. Et comme tous les soirs, la petite femme de chambre vient prendre son service au majestueux Palace Hotel. Elle reçoit ses instructions pour s'occuper de la vedette du jour : Enrico Caruso, le fameux ténor italien qui se produit, en ce moment même, sur la scène du Grand Theatre Central... En vérifiant la bonne tenue de la chambre, elle découvre un colis qu'elle n'aurait pas dû voir et qui la propulse entre les mains des pires clans criminels de la ville, prêts à tout pour le récupérer... Alors que l'issue semble de plus en plus désespérée pour la jeune fille, le sol se met à trembler... Critique : Fiou graphiquement, Fabrice Meddour est encore une fois un travail graphique assez démentiel sur ce San Francisco ! C'est sublime. Que ce soit le dessin ou la coloration à l'aquarelle… c'est sublime. Vraiment. Mais que sont des sublimes dessins sans un scénario qui tient la route ? Juste des illustrations. Et bien je vous rassure, on a ici une véritable bande dessinée. Le scenario, basé sur un événement historique, se révèle très intéressant, mettant en avant des femmes de caractères et nous promettant des belles surprises pour la suite. Une belle réussite. Après la sortie d'Après L'enfer, on avait eu la chance d'avoir eu une interview dessinée de Fabrice Meddour que je vous encourage à découvrir. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/san-francisco-1906-tome-1?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. The_PoP

    Vivre à en mourir

    Avec les cérémonies au panthéon de la semaine dernière, Le Lombard remet en avant "Vivre à en mourir", leur BD historique traitant du destin de Marcel Rayman, l'un des membres juifs de la résistance communiste étrangère à l'occupation à Paris pendant la seconde guerre mondiale. Son destin tragique sera partie intégrante de la fameuse affiche rouge dont on a tant parlé. Cette bd est illustrée dans le style de la ligne claire par Jeanne Puchol, qui retranscris assez bien le sérieux du propos. L'histoire elle, désormais très connue est toujours aussi bouleversante. Pour les amoureux de la France, comme de ceux de l'Histoire, ces destins tragiques mêlés à cette période trouble sont fascinants. Cette bd est un excellent moyen pour ceux étant passé à côté de cette petite histoire dans la grande de rattraper leur retard. Avec sérieux et émotion on se plonge dans leurs vécus d'après notamment le témoignage qu'a pu en livrer l'un des rescapés à la fin de la guerre. Impressionnant, et édifiant, à lire tout simplement.
  9. Titre de l'album : Vivre à en mourir Scenariste de l'album : Laurent Galandon Dessinateur de l'album : Jeanne Puchol Coloriste : Laurence Croix Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Vivre à en mourir conte le destin de Marcel Rayman, ce jeune juif polonais pacifiste, qui, face à l'abomination nazie, prendra les armes auprès de Missak Manoukian et d'autres résistants. Pendant deux éprouvantes années, durant lesquelles il verra sa famille déportée, Marcel Rayman fait l'apprentissage de la clandestinité, de la « guérilla urbaine », de la mort, de la peur… et de la trahison. Son visage apparaîtra sur l'infamante Affiche Rouge, propagande de l'occupant destinée à discréditer les actions de la résistance parisienne. Critique : Avec les cérémonies au panthéon de la semaine dernière, Le Lombard remet en avant "Vivre à en mourir", leur BD historique traitant du destin de Marcel Rayman, l'un des membres juifs de la résistance communiste étrangère à l'occupation à Paris pendant la seconde guerre mondiale. Son destin tragique sera partie intégrante de la fameuse affiche rouge dont on a tant parlé. Cette bd est illustrée dans le style de la ligne claire par Jeanne Puchol, qui retranscris assez bien le sérieux du propos. L'histoire elle, désormais très connue est toujours aussi bouleversante. Pour les amoureux de la France, comme de ceux de l'Histoire, ces destins tragiques mêlés à cette période trouble sont fascinants. Cette bd est un excellent moyen pour ceux étant passé à côté de cette petite histoire dans la grande de rattraper leur retard. Avec sérieux et émotion on se plonge dans leurs vécus d'après notamment le témoignage qu'a pu en livrer l'un des rescapés à la fin de la guerre. Impressionnant, et édifiant, à lire tout simplement. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/vivre-a-en-mourir-vivre-a-en-mourir?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  10. poseidon2

    Le combat d'Henry Fleming

    Alors sur le site, on n'est pas d'accord sur cet album, je dois donc dire que c'est uniquement mon avis et que @Kevin Nivek n'est pas d'accord avec moi. Pas d'accord sur quoi ? pas sur la qualité graphique. Rien à dire sur celle-ci. Les dessins sont sublimes et la mise en couleur bien adaptée au différent passage de l'histoire. Non, nous ne sommes pas d'accord sur le scenario. On ne l'a pas vécu de la même façon. Pas du tout. Pour tout vous dire, moi cette adaptation m'a laissé froide. J'ai trouvé qu'il manquait des scènes de transition, ce qui faisait que les changements psychologiques de notre héros étaient trop brutaux. Le personnage principal m'a paru froid au possible et pleins de décision plus irrationnelles les unes que les autres. Je ne saurais juger si cela vient de la nouvelle de Stephen Crane ou de l'adaptation, mais j'ai eu, tout le long de l'album, l'impression de lire l'histoire d'un mec bipolaire. Non pas que cela ne puisse pas être intéressant, mais il aurait été nécessaire, de mon point de vue, ne prendre plus de temps pour faire comprendre aux lecteurs ces changements, pour créer un minimum d'empathie envers un personnage principal froid au possible.
  11. Kevin Nivek

    L'homme du Mexique

    Les éditions Mosquito poursuivent les rééditions des grands titres du maître italien Sergio Toppi décédé en 2012 . Après L'homme du Nil centré sur le Soudan , il aborde cette fois l'Amérique centrale et ce gigantesque pays qu'est le Mexique . Au début du siècle dernier , le pays est en effervescence , sous le joug d'une dictature et de grandes disparités sociales . Aussi , du nord du pays , une révolte est alimentée par Pancho Villa , tandis qu'au sud l'insurrection est fomentée par Zapata . La capitale se retrouve prise entre deux , dans un pays à feu et à sang ! C'est après une introduction écrite bienveillante décrivant les forces politiques en présence que le lecteur peut enfin découvrir les planches somptueuses de Toppi avec ces gueules sentant bon le mezcal et le désert . La violence est omniprésente et l'adage d'une révolution dans un bain de sang se vérifie une fois de plus . Ajoutez à cela des opinions politiques divergentes entre les deux héros de la "revolucion" et vous découvrirez comme cet américain venu filmer le conflit , une tension palpable et l'impression que cela n'en finira jamais ! Les dialogues sont ciselés , les costumes et sombreros typiques bien présents , les galops dans le désert mexicain jonché de cactées et crotales , Toppi propose une immersion profonde avec son trait détaillé aux encrages profonds . Un regret , c'est un peu court ce format 58 pages , pour une révolution compliquée et longue . Vous découvrirez cependant la rencontre des deux figures de la révolte ainsi qu'une connaissance un peu plus approfondie de l'ancien empire de Maximilien .
  12. Titre de l'album : L'homme du Mexique Scenariste de l'album : Sergio Toppi Dessinateur de l'album : Sergio Toppi Coloriste : Editeur de l'album : Mosquito Note : Résumé de l'album : En 1910, le Mexique est une immense poudrière : les causes de l'explosion révolutionnaire se sont accumulées au cours des quarante ans de dictature de Porfirio Diaz. Un jeune cinéaste américain a décidé de rencontrer et filmer le rebelle Pancho Villa... En 1976 l'éditeur italien Sergio Bonelli lance une nouvelle collection Un Homme, une aventure. Cette série innovante est inaugurée par Sergio Toppi avec L'Homme du Nil. Les plus grands auteurs italiens et internationaux de l'époque (Battaglia, Buzzelli, Crepax, Manara, Micheluzzi, Pratt...) apportent leur talent à cette aventure éditoriale. Dans cette série, Mosquito a édité L'Homme de la légion et L'Homme de la Nouvelle Angleterre de Dino Battaglia, ainsi que deux titres d'Attilio Micheluzzi. Critique : Les éditions Mosquito poursuivent les rééditions des grands titres du maître italien Sergio Toppi décédé en 2012 . Après L'homme du Nil centré sur le Soudan , il aborde cette fois l'Amérique centrale et ce gigantesque pays qu'est le Mexique . Au début du siècle dernier , le pays est en effervescence , sous le joug d'une dictature et de grandes disparités sociales . Aussi , du nord du pays , une révolte est alimentée par Pancho Villa , tandis qu'au sud l'insurrection est fomentée par Zapata . La capitale se retrouve prise entre deux , dans un pays à feu et à sang ! C'est après une introduction écrite bienveillante décrivant les forces politiques en présence que le lecteur peut enfin découvrir les planches somptueuses de Toppi avec ces gueules sentant bon le mezcal et le désert . La violence est omniprésente et l'adage d'une révolution dans un bain de sang se vérifie une fois de plus . Ajoutez à cela des opinions politiques divergentes entre les deux héros de la "revolucion" et vous découvrirez comme cet américain venu filmer le conflit , une tension palpable et l'impression que cela n'en finira jamais ! Les dialogues sont ciselés , les costumes et sombreros typiques bien présents , les galops dans le désert mexicain jonché de cactées et crotales , Toppi propose une immersion profonde avec son trait détaillé aux encrages profonds . Un regret , c'est un peu court ce format 58 pages , pour une révolution compliquée et longue . Vous découvrirez cependant la rencontre des deux figures de la révolte ainsi qu'une connaissance un peu plus approfondie de l'ancien empire de Maximilien . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/l-homme-du-mexique/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  13. Titre de l'album : Carletti - Un voyageur moderne Scenariste de l'album : Giorgio Albertini Dessinateur de l'album : Giorgio Albertini Coloriste : Giorgio Albertini Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Fin du XVIIe siècle. Le temps des grandes explorations, dominé par les Espagnols et les Portugais, bouleverse la carte du monde. Francesco Carletti, un jeune marchand italien fasciné par ces nouveaux horizons économiques, prend part à cette aventure. Il découvrira les splendeurs (nouvelles terres, peuples inconnus) et les misères (esclavage, destructions) qui posent les jalons d'une nouvelle ère, celle des Temps Modernes. Giorgio Albertini nous embarque dans une chronique passionnante, inspirée d'une histoire vraie, celle du premier marchand à effectuer le tour du monde. Critique : Après Chronosquad , Giorgio Albertini avait repris avec David B. la série Alix . Il interrompt les aventures du jeune romain avec cette fois un florentin du XVIIème siècle nommé Carletti . Cet inconnu pour la plupart (votre serviteur y compris) semble être un des premiers grands voyageurs commerçants du monde occidental . Un périple de plus de 10 ans avec un tour du monde entrepris et de multiples aventures sur les mers et océans de notre vaste monde ! La ligne claire de l'auteur italien fait des merveilles dans ce récit homérique . Il dépeint avec minutie les costumes et autres caravelles marchandes de l'époque . S'appuyant sur le livre de Francesco Carletti : Raisonnements de mon voyage autour du monde , il nous fait découvrir un monde où le royaume d'Espagne règne en maître , riche de ses conquêtes en Amérique du sud entre autres . Le royaume ibère est implanté de par les mers et océans , et impose ses règles en matière fiscale et diplomate . Le jeune commerçant , bien aidé par son père devra faire preuve d'une grande ingéniosité pour se sortir de situations complexes tout au long de ce périple . Des côtes africaines avec la traite négrière , à l'Amérique centrale puis du sud , les Philippines , la Chine, le Japon , cette extraordinaire odyssée nous est contée à travers ces 288 pages que l'on ne voit absolument pas défiler . L'auteur ménage le suspens avec une ellipse proposée d'emblée qui ne trouvera sa solution qu'en fin de récit . Il s'agit vraiment d'une lecture à recommander pour qui aime les grandes aventures et découvertes , on y apprend un tas de choses sur les us et coutumes des régions visitées . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/carletti/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Après Chronosquad , Giorgio Albertini avait repris avec David B. la série Alix . Il interrompt les aventures du jeune romain avec cette fois un florentin du XVIIème siècle nommé Carletti . Cet inconnu pour la plupart (votre serviteur y compris) semble être un des premiers grands voyageurs commerçants du monde occidental . Un périple de plus de 10 ans avec un tour du monde entrepris et de multiples aventures sur les mers et océans de notre vaste monde ! La ligne claire de l'auteur italien fait des merveilles dans ce récit homérique . Il dépeint avec minutie les costumes et autres caravelles marchandes de l'époque . S'appuyant sur le livre de Francesco Carletti : Raisonnements de mon voyage autour du monde , il nous fait découvrir un monde où le royaume d'Espagne règne en maître , riche de ses conquêtes en Amérique du sud entre autres . Le royaume ibère est implanté de par les mers et océans , et impose ses règles en matière fiscale et diplomate . Le jeune commerçant , bien aidé par son père devra faire preuve d'une grande ingéniosité pour se sortir de situations complexes tout au long de ce périple . Des côtes africaines avec la traite négrière , à l'Amérique centrale puis du sud , les Philippines , la Chine, le Japon , cette extraordinaire odyssée nous est contée à travers ces 288 pages que l'on ne voit absolument pas défiler . L'auteur ménage le suspens avec une ellipse proposée d'emblée qui ne trouvera sa solution qu'en fin de récit . Il s'agit vraiment d'une lecture à recommander pour qui aime les grandes aventures et découvertes , on y apprend un tas de choses sur les us et coutumes des régions visitées .
  15. Il est des lectures capables de vous transporter littéralement au sein même du récit . 1629 en fait assurément partie . Ne lisez pas ce résumé ou pitch et plongez directement ! La préface de Dorison expliquant ses motivations à utiliser cette histoire , est déjà une plongée vers ces eaux troubles , les eaux noires de l'âme humaine . Ce point de non retour que tout le monde peut franchir à un moment dans sa vie . Je suis entièrement d'accord avec lui à ce sujet , d'ailleurs une très grande partie des horreurs commises par l'humanité ont été réalisées par des personnalités communes in fine . 1629 , où comment l'Homme enjambe la ligne rouge ! Cette préface situant le contexte , nous embarquons à bord du Jakarta et ses 340 âmes , "dans le port d'Amsterdam" . La crasse et la misère côtoient les profits et rentabilités rois et reines de la grande société commerciale hollandaise . Un long voyage sans retour pour un grand nombre des membres d'équipage ,recrutés dans la rue , en prison , peu importe , du moment que ce n'est pas cher et sacrifiable . La puanteur régnant à bord nous est décrite avec précision . Les auteurs ne nous épargnent rien , le trait fin de Montaigne dépeint la vie maritime dans ses moindres recoins . Son découpage est nerveux , il épargne certaines scènes insupportables de punitions mais parvient à cristalliser notre attention avec des cases de transition centrées sur un seul et même personnage éprouvant , subissant cette capacité qu'à l'Homme à s'autodétruire . On tourne les pages avec frénésie et c'est presque un soulagement de les voir arriver à la première escale en Sierra Leone et d'admirer les couleurs turquoises des eaux africaines . Une étincelle dans les ténèbres , qui ne va pas durer . Très vite , rentabilité oblige , on embarque vers le Pacifique et ses courants mortels . A bord , la tension est à son comble , point de retour en arrière . Tout va s'enchaîner dans un maelström de violence et de trahisons en tout genre .C'est avec le souffle coupé que l'on referme l'ouvrage , se demandant jusqu'où, les auteurs , peuvent-ils aller dans le second tome ! Un énorme coup de coeur électrique , stupéfiant , vous remuant les tripes ! Un mot sur l'édition en grand format de Glénat , juste sublime , avec des reflets mordorés , un très bel objet pour une histoire vraie incroyable .
  16. Titre de l'album : 1629 , ou l'effrayante histoire des naufragés du Jakarta . Tome 1 L'apothicaire du diable Scenariste de l'album : Xavier Dorison Dessinateur de l'album : Thimothée Montaigne Coloriste : Thimothée Montaigne Editeur de l'album : Glenat Note : Résumé de l'album : Inspiré de faits réels, le thriller maritime le plus impitoyable de l’Histoire… 1629, la Compagnie hollandaise des Indes orientales, la plus riche société que l’Histoire ait jamais connue, affrète le Jakarta, fleuron de son immense flotte. Destination : l’Indonésie. Cargaison : assez d’or et de diamants pour corrompre l’empereur de Sumatra. À son bord, plus de 300 personnes issues de la misère ou de la fine fleur des bas-fonds d’Amsterdam. Point commun, aucun d’eux n’aurait jamais mis les pieds à bord de cet enfer flottant s’il n’était désespéré. Attisée par l’or et la violence des officiers, la tentation d’une mutinerie grandit, faisant du Jakarta un véritable baril de poudre. Un homme est prêt à allumer la mèche pour nourrir sa cupidité autant que ses rêves de grandeur : Jéronimus Cornélius. Apothicaire ruiné, recherché par l’Inquisition, il est le numéro deux à bord. Cultivé, intelligent, charismatique, rien ni personne ne semble en mesure d’empêcher son funeste projet de massacre et de prise du pouvoir sur le navire. Personne sauf… une invitée inattendue dans ce voyage effroyable, Lucrétia Hans. Femme de la haute Société, sommée par son mari de le rejoindre en Indonésie, elle doit à sa beauté autant qu’à sa désinvolture de se retrouver aussi proche du commandant du navire que de Jéronimus qui voit en elle un objet de désir et de fascination. Innocente, perdue au milieu de cet enfer sur mer, Lucrétia Hans découvre qu’elle est le dernier rempart contre celui qui est probablement un des pires psychopathes de l’Histoire. Bon voyage… Critique : Il est des lectures capables de vous transporter littéralement au sein même du récit . 1629 en fait assurément partie . Ne lisez pas ce résumé ou pitch et plongez directement ! La préface de Dorison expliquant ses motivations à utiliser cette histoire , est déjà une plongée vers ces eaux troubles , les eaux noires de l'âme humaine . Ce point de non retour que tout le monde peut franchir à un moment dans sa vie . Je suis entièrement d'accord avec lui à ce sujet , d'ailleurs une très grande partie des horreurs commises par l'humanité ont été réalisées par des personnalités communes in fine . 1629 , où comment l'Homme enjambe la ligne rouge ! Cette préface situant le contexte , nous embarquons à bord du Jakarta et ses 340 âmes , "dans le port d'Amsterdam" . La crasse et la misère côtoient les profits et rentabilités rois et reines de la grande société commerciale hollandaise . Un long voyage sans retour pour un grand nombre des membres d'équipage ,recrutés dans la rue , en prison , peu importe , du moment que ce n'est pas cher et sacrifiable . La puanteur régnant à bord nous est décrite avec précision . Les auteurs ne nous épargnent rien , le trait fin de Montaigne dépeint la vie maritime dans ses moindres recoins . Son découpage est nerveux , il épargne certaines scènes insupportables de punitions mais parvient à cristalliser notre attention avec des cases de transition centrées sur un seul et même personnage éprouvant , subissant cette capacité qu'à l'Homme à s'autodétruire . On tourne les pages avec frénésie et c'est presque un soulagement de les voir arriver à la première escale en Sierra Leone et d'admirer les couleurs turquoises des eaux africaines . Une étincelle dans les ténèbres , qui ne va pas durer . Très vite , rentabilité oblige , on embarque vers le Pacifique et ses courants mortels . A bord , la tension est à son comble , point de retour en arrière . Tout va s'enchaîner dans un maelström de violence et de trahisons en tout genre .C'est avec le souffle coupé que l'on referme l'ouvrage , se demandant jusqu'où, les auteurs , peuvent-ils aller dans le second tome ! Un énorme coup de coeur électrique , stupéfiant , vous remuant les tripes ! Un mot sur l'édition en grand format de Glénat , juste sublime , avec des reflets mordorés , un très bel objet pour une histoire vraie incroyable . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/1629-les-naufrages-du-jakarta-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. poseidon2

    Kaioh dante tome 3 & 4

    Vega nous offre deux nouveaux tomes de sa série qui revisite l'histoire et les grandes explorations de l'histoire au travers des aventures fantastiques de Dante te Napolio. Sur ces deux tomes ci, on ne traite rien de moins que de l'esclavage sur le continent américain et de la découverte de l'Australie et du traitement des espèces endémiques et des peuples autochtones. Ce qui est vraiment bien, c'est qu'en plus du traitement "fantastique" dû à la présence des livres, nos auteurs font évoluer la vision de Dante sur l'Angleterre. D'une vision très manichéenne, très en vogue à la fin du XIXieme, qui montre l'Angleterre comme une référence absolue en termes de gouvernance, Dante découvre via ses rencontres que son pays d'adoptions est tout sauf tout blanc. Le choix des faire des aventures qui se limite a un tome permet de nous faire découvrir des pays radicalement différents et nous fait attendre le prochain tome avec envie, ne sachant pas quel en sera le sujet. Une série ou l'on espère voir Life prendre une plus grande importance dans les prochains tomes... Même si il reste 9 tomes pour cela.
  18. Titre de l'album : Kaioh dante tome 3 & 4 Scenariste de l'album : Fukurō Izumi Dessinateur de l'album : Ryouji Minagawa Coloriste : Editeur de l'album : Vega-Dupuis Note : Résumé de l'album : Durant un nouveau périple, de nouveaux matelots sont recrutés pour aider la marine britannique. Dante et ses compagnons font alors la connaissance d'Orca, un matelot très adroit et énigmatique. Un peu plus tard, la marine est soudainement attaquée par des pirates, et découvre qu'Orca est leur chef. Le Reasonable devient alors la propriété des pirates qui font des officiers de la marine leurs prisonniers. Le navire est contraint de prendre la direction de la Virginie, en Amérique... Arrivés sur place, marins et pirates sont attaqués par une tribu amérindienne... Critique : Vega nous offre deux nouveaux tomes de sa série qui revisite l'histoire et les grandes explorations de l'histoire au travers des aventures fantastiques de Dante te Napolio. Sur ces deux tomes ci, on ne traite rien de moins que de l'esclavage sur le continent américain et de la découverte de l'Australie et du traitement des espèces endémiques et des peuples autochtones. Ce qui est vraiment bien, c'est qu'en plus du traitement "fantastique" dû à la présence des livres, nos auteurs font évoluer la vision de Dante sur l'Angleterre. D'une vision très manichéenne, très en vogue à la fin du XIXieme, qui montre l'Angleterre comme une référence absolue en termes de gouvernance, Dante découvre via ses rencontres que son pays d'adoptions est tout sauf tout blanc. Le choix des faire des aventures qui se limite a un tome permet de nous faire découvrir des pays radicalement différents et nous fait attendre le prochain tome avec envie, ne sachant pas quel en sera le sujet. Une série ou l'on espère voir Life prendre une plus grande importance dans les prochains tomes... Même si il reste 9 tomes pour cela. Autres infos : Type de l'album : Manga Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/kaioh-dante-tome-3?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. Kevin Nivek

    Mongolia

    Assistant d'Hugo Pratt , Lele Vianello a imaginé une histoire avec ce personnage célèbre , rencontré dans Corto Maltese en Sibérie : Le baron Von Ungern-Sternberg , surnommé "le baron fou" . Il rêvait de créer une Asie unifiée , en mesure de lutter à armes égales avec l'Europe . Aussi , il commença par libérer la Mongolie de l'occupant chinois en 1921 , puis mis sur le trône le Koutouktou , équivalent mongol du Dalaï-Lama . Ce qui tranche avec le personnage romancé que l'on découvre dans Corto Maltese puis cet opus , le présentant comme un fou sanguinaire paranoïaque . Ainsi , dans cette hsitoire , Lele Vianello imagine le baron enterrant un trésor de guerre dans un coin de steppes et assassinant tous les témoins de cet emplacement . Puis , 10 plus tard , une expédition scientifique subit une avalanche sur les contreforts de l'Himalaya . Un seul survivant , un européen est recueilli dans un monastère tibétain , puis invité à utiliser ses compétences d'ingénieur pour retrouver le trésor du baron fou . Car ce dernier , avant de mourir fusillé par les russes , avait pris soin d'envoyer sa carte au trésor au monastère , en pratiquant bouddhiste qu'il était . L'histoire commence donc pour Gordon , accompagné de Dobs-dobs , des moines guerriers , parcourant les montagnes himalayennes jusqu'aux vastes étendues des steppes mongoles . De l'aventure avec un grand A pour ce premier tome , qui est vraiment prometteur . On attend la suite rapidement , tant le ton donné , et l'histoire , sont prenants . Ajoutez un dessin en noir et blanc , avec des visages expressifs et des paysages "encrés" assez réduits mais tellement évocateurs ! On sent l'ombre du maître Pratt planer sur ce récit . Inutile de dire que j'attends le tome 2 avec impatience 😉
  20. Kevin Nivek

    Mongolia

    Titre de l'album : Mongolia Scenariste de l'album : Lele Vianello Dessinateur de l'album : Lele Vianello Coloriste : Editeur de l'album : Mosquito Note : Résumé de l'album : En 1920, le baron von Ungern-Sternberg s'avance dans les montagnes avec quelques cosaques de sa garde rapprochée, il revient seul... Quelques années plus tard, une mission archéologique menée par un aventurier français se rend au Tibet à la recherche du trésor disparu de von Ungern... Critique : Assistant d'Hugo Pratt , Lele Vianello a imaginé une histoire avec ce personnage célèbre , rencontré dans Corto Maltese en Sibérie : Le baron Von Ungern-Sternberg , surnommé "le baron fou" . Il rêvait de créer une Asie unifiée , en mesure de lutter à armes égales avec l'Europe . Aussi , il commença par libérer la Mongolie de l'occupant chinois en 1921 , puis mis sur le trône le Koutouktou , équivalent mongol du Dalaï-Lama . Ce qui tranche avec le personnage romancé que l'on découvre dans Corto Maltese puis cet opus , le présentant comme un fou sanguinaire paranoïaque . Ainsi , dans cette hsitoire , Lele Vianello imagine le baron enterrant un trésor de guerre dans un coin de steppes et assassinant tous les témoins de cet emplacement . Puis , 10 plus tard , une expédition scientifique subit une avalanche sur les contreforts de l'Himalaya . Un seul survivant , un européen est recueilli dans un monastère tibétain , puis invité à utiliser ses compétences d'ingénieur pour retrouver le trésor du baron fou . Car ce dernier , avant de mourir fusillé par les russes , avait pris soin d'envoyer sa carte au trésor au monastère , en pratiquant bouddhiste qu'il était . L'histoire commence donc pour Gordon , accompagné de Dobs-dobs , des moines guerriers , parcourant les montagnes himalayennes jusqu'aux vastes étendues des steppes mongoles . De l'aventure avec un grand A pour ce premier tome , qui est vraiment prometteur . On attend la suite rapidement , tant le ton donné , et l'histoire , sont prenants . Ajoutez un dessin en noir et blanc , avec des visages expressifs et des paysages "encrés" assez réduits mais tellement évocateurs ! On sent l'ombre du maître Pratt planer sur ce récit . Inutile de dire que j'attends le tome 2 avec impatience 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/mongolia/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  21. Kevin Nivek

    Les filles de Sapphô

    Auteure complète , Ariana Melone a déjà sorti des oeuvres comme Gianna et Le bal des folles , avec à chaque fois une présence féminine forte . Elle continue son chemin en remontant le temps au VII et VI èmes siècles avant JC , en proposant un pan de la vie de Sapphô . Avec le peu d'écrits restants sur elle , Ariana Melone imagine la vie de cette femme , poétesse aux idées tellement contemporaines ! Sur l'île de Lesbos ( n'imaginez pas que le terme lesbien vient de là , il s'agit d'autre chose en lien avec cette île , à découvrir dans les annexes de fin d'album) , Sapphô est éducatrice pour les jeunes filles nobles . Elle les initie aux arts , le chant , la délicatesse , l'amour , les devoirs féminins au sein d'un couple , bref , tout le nécessaire devenir une épouse modèle . Mais ces formations peuvent prendre un caractère plus personnel lorsque Sapphô se met à dévoiler ses envies sentimentales voire plus ,envers des élèves ! Imaginez le contexte historique dans une Athènes toute puissante faisant la part belle aux couples hétéros . Toute promotion du féminisme voire d'homosexualité féminine est très vite mal perçue lorsqu'elle touche des nobles . Sapphô aura bien du mal à naviguer dans ces eaux troubles , d'autant qu'elle a sa propre famille avec d'autres sources d'ennuis ! De son trait doux crayonné , aux couleurs passées , "antiques" , Arian Melone expose la vie de cette femme tellement précurseure d'un idéal féminin et féministe , dans une reconstruction historique plutôt fidèle . Il subsiste cependant un manque de liant parfois , elle use d'ellipse fréquemment et cela peut nuire au déroulé de l'histoire , d'autant qu'elle est riche en personnages (pas toujours reconnaissables) . Cela reste néanmoins un vibrant hommage à cette poétesse incarnant par ses écrits une manière différente et plus libre de concevoir l'amour , en tant que femme . A noter une annexe particulièrement bien détaillée et explicative en fin d'album , très enrichissante d'un point de vue culturel .
  22. Titre de l'album : Les filles de Sapphô Scenariste de l'album : Arianna Melone Dessinateur de l'album : Arianna Melone Coloriste : Arianna Melone Editeur de l'album : Graph Zeppelin Note : Résumé de l'album : Que diront-ils de moi ? Que la beauté ne m'a jamais effleurée et que j'ai trouvé refuge dans la mort ? Qu'est-ce qui me rappelait l'apparence de la divine Aphrodite ? Que je fus l'icône de l'amour entre femmes, défenseur d'une justice féminine ? Ou que je fus si pudique que je ne pouvais écrire quelconque obscénités dans mes oeuvres ? Qui suis-je ? Qui est Sappho ?". Originaire de l'île de Lesbos, Sappho est éducatrice à la Maison des Muses, une confrérie de jeunes filles nobles, où l'on enseigne les arts, la délicatesse,... Critique : Auteure complète , Ariana Melone a déjà sorti des oeuvres comme Gianna et Le bal des folles , avec à chaque fois une présence féminine forte . Elle continue son chemin en remontant le temps au VII et VI èmes siècles avant JC , en proposant un pan de la vie de Sapphô . Avec le peu d'écrits restants sur elle , Ariana Melone imagine la vie de cette femme , poétesse aux idées tellement contemporaines ! Sur l'île de Lesbos ( n'imaginez pas que le terme lesbien vient de là , il s'agit d'autre chose en lien avec cette île , à découvrir dans les annexes de fin d'album) , Sapphô est éducatrice pour les jeunes filles nobles . Elle les initie aux arts , le chant , la délicatesse , l'amour , les devoirs féminins au sein d'un couple , bref , tout le nécessaire devenir une épouse modèle . Mais ces formations peuvent prendre un caractère plus personnel lorsque Sapphô se met à dévoiler ses envies sentimentales voire plus ,envers des élèves ! Imaginez le contexte historique dans une Athènes toute puissante faisant la part belle aux couples hétéros . Toute promotion du féminisme voire d'homosexualité féminine est très vite mal perçue lorsqu'elle touche des nobles . Sapphô aura bien du mal à naviguer dans ces eaux troubles , d'autant qu'elle a sa propre famille avec d'autres sources d'ennuis ! De son trait doux crayonné , aux couleurs passées , "antiques" , Arian Melone expose la vie de cette femme tellement précurseure d'un idéal féminin et féministe , dans une reconstruction historique plutôt fidèle . Il subsiste cependant un manque de liant parfois , elle use d'ellipse fréquemment et cela peut nuire au déroulé de l'histoire , d'autant qu'elle est riche en personnages (pas toujours reconnaissables) . Cela reste néanmoins un vibrant hommage à cette poétesse incarnant par ses écrits une manière différente et plus libre de concevoir l'amour , en tant que femme . A noter une annexe particulièrement bien détaillée et explicative en fin d'album , très enrichissante d'un point de vue culturel . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://graphzeppelin.com/mythologie-grecque/305-achille-3-la-chute-des-legendes.html/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  23. Kevin Nivek

    Moi, Edin Björnsson

    Auréolée de nombreux prix dont un Alph-art en 1993 pour Jack , Edith Grattery a voulu raconter sa possible vie antérieure . Une révélation survenue suite à sa rencontre avec une magnétiseuse l'a poussée en ce sens , elle la conteuse et dessinatrice . La Suède au XVIIIe siècle , un enfant se nommant Edin (presque Edith) et son destin funeste se déroulant sous nos yeux . La narratrice n'omet rien , de son enfance dans la difficulté , la rudesse du climat , la pauvreté , les rencontres ... Puis l'adolescence avec un caractère qui commence à s'affirmer , et une voie tracée qui semble sinueuse . Des aventures , le jeune homme va en vivre et en éprouver , son amour pour les femmes et la bagatelle lui vaudra quelques soucis , et dans ces villages où tout le monde se connait , vous pouvez imaginer les répercussions . Reste un exil forcé où il va donc prendre le large vers d'autres horizons , en reviendra t'il ? La narration est indéniablement le point fort de ce récit , Edith Grattery sait parfaitement raconter les histoires . Son dessin au style si particulier peut en revanche gêner des lecteurs , il semble naïf et ces visages taillés à la serpe peuvent surprendre ; en revanche les couleurs aux tons crépusculaires sont réussies et donnent de la sincérité au récit . Un postulat de départ original pour une histoire que ne l'est pas moins , découvrez les déboires de Edin Bjornon et plongez dans le passé de Edith Grattery 🙂
  24. Titre de l'album : Moi, Edin Björnsson Scenariste de l'album : Edith Grattery Dessinateur de l'album : Edith Grattery Coloriste : Edith Grattery Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : CE ROMAN GRAPHIQUE, SIGNE EDITH, EST NE D'UNE IDÉE FASCINANTE : LA RÉVÉLATION DE SA VIE ANTÉRIEURE. Edith ignore si elle croit en la réincarnation... À vrai dire, elle ne s'est jamais vraiment posé la question. Comme pour d'autres perspectives mystiques, religieuses, philosophiques, par curiosité, elle laisse la porte entrouverte. Alors, quand une magnétiseuse lui a proposé de connaître sa vie antérieure, la conteuse en images qu'elle est a exprimé un intérêt certain pour une révélation aussi intrigante... C'est ainsi qu'elle a appris, dans cet ordre, que cette vie se passait en Suède, au XVIIIe siècle, qu'elle était un homme, pêcheur, qui aimait les femmes et qui était décédé de mort violente, assassiné... sans doute par un mari jaloux !... Edith, a-t-elle été Edin Björnsson ? Critique : Auréolée de nombreux prix dont un Alph-art en 1993 pour Jack , Edith Grattery a voulu raconter sa possible vie antérieure . Une révélation survenue suite à sa rencontre avec une magnétiseuse l'a poussée en ce sens , elle la conteuse et dessinatrice . La Suède au XVIIIe siècle , un enfant se nommant Edin (presque Edith) et son destin funeste se déroulant sous nos yeux . La narratrice n'omet rien , de son enfance dans la difficulté , la rudesse du climat , la pauvreté , les rencontres ... Puis l'adolescence avec un caractère qui commence à s'affirmer , et une voie tracée qui semble sinueuse . Des aventures , le jeune homme va en vivre et en éprouver , son amour pour les femmes et la bagatelle lui vaudra quelques soucis , et dans ces villages où tout le monde se connait , vous pouvez imaginer les répercussions . Reste un exil forcé où il va donc prendre le large vers d'autres horizons , en reviendra t'il ? La narration est indéniablement le point fort de ce récit , Edith Grattery sait parfaitement raconter les histoires . Son dessin au style si particulier peut en revanche gêner des lecteurs , il semble naïf et ces visages taillés à la serpe peuvent surprendre ; en revanche les couleurs aux tons crépusculaires sont réussies et donnent de la sincérité au récit . Un postulat de départ original pour une histoire que ne l'est pas moins , découvrez les déboires de Edin Bjornon et plongez dans le passé de Edith Grattery 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/moi-edin-bj-rnsson-p-cheur-su-dois-au-xviiie-si-cle-coureur-de-jupons-et-assassin-par-un-mari-jaloux/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. Contre pied complet de Blue Beetle sur ce WW HIstoria. Ici, on est dans du roman graphique pure. Un roman graphique qui raconte l'histoire des amazones, de leurs créations par les déesses à leur exclusion sur Themiscyra. Cette histoire n'a "rien" à voir avec Wonder Woman, autant vous le dire. c'est l'histoire d'Hippolyte et de la rébellion des déesses devant le sort qui est réservé aux femmes sur terre. C'est, toujours a contrario de Blue Bettle, subliment bien dessiné et détaillé. Le découpage est original, le parti prix graphique étonnant et exigeant pour nous fournir une œuvre assez hors norme qui... ne trouvera peut-être son public dans les fans classiques de super héros. Car ici on est plus dans de la mythologie que dans du super héroïsme. N'attendez pas d'autres héros, ou de lasso de la vérité ou de bracelet magique ou de fille qui vole.... On est définitivement plus proche de l'odyssée que d'une crise à la DC. Loin de moi l'idée de dire que ce n'est pas bien, j'ai adoré. C'est juste pour que vous sachiez à quoi vous attendre.
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