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Idiss est une sublime fresque mise en image par Fred Bernard sur le destin des juifs Russes entre 1880 et 1945. Adapté du roman éponyme de Robert Badinter, Idiss est presque la biographie de sa grand mère. On imagine toute la pudeur et la délicatesse de ce roman, qui à l'heure d'aborder des sujets dramatiques, le fait avec bienveillance, en s'attachant avant tout aux femmes et aux hommes et en faisant ressortir d'eux le meilleur, sans pour autant les déïfer. C'est un très bel exercice d'équilibriste que se livrent la les auteurs, dont le résultat ne manquera pas de vous plaire et de vous marquer tant Fred Bernard a su nous proposer une adptation graphique touchante, et qui rend un vrai hommage à la tendresse des mots de Robert Badinter et de Rochard Malka. Idiss est de ces fresques romanesques qui nous livre par l'aperçu d'un destin ordinaire, un bout de la grande Histoire. Educatif, puissant, et terriblement d'actualité, il serait une erreur majeur de passer outre, car si le thème du judaïsme peut être clivant en ces temps troublés, ce n'en est pas là l'objet puisque cet ouvrage pourrait être adapté à beaucoup d'autres persécutions, religieuses ou non. je ne peux que vous recommander la lecture de ce morceau d'histoire, enfin à la portée de tous.
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Titre de l'album : Idiss Scenariste de l'album : Richard Malka Dessinateur de l'album : Fred Bernard Coloriste : Fred Bernard Editeur de l'album : Rue de sevres Note : Résumé de l'album : "J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss. Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914. Il est simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle j'ai souvent rêvé. Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage d'amour de son petit-fils". Robert Badinter. Richard Malka et Fred Bernard s'emparent de ce récit poignant et intime pour en livrer une interprétation lumineuse tout en pudeur et à l'émotion intacte. Critique : Idiss est une sublime fresque mise en image par Fred Bernard sur le destin des juifs Russes entre 1880 et 1945. Adapté du roman éponyme de Robert Badinter, Idiss est presque la biographie de sa grand mère. On imagine toute la pudeur et la délicatesse de ce roman, qui à l'heure d'aborder des sujets dramatiques, le fait avec bienveillance, en s'attachant avant tout aux femmes et aux hommes et en faisant ressortir d'eux le meilleur, sans pour autant les déïfer. C'est un très bel exercice d'équilibriste que se livrent la les auteurs, dont le résultat ne manquera pas de vous plaire et de vous marquer tant Fred Bernard a su nous proposer une adptation graphique touchante, et qui rend un vrai hommage à la tendresse des mots de Robert Badinter et de Rochard Malka. Idiss est de ces fresques romanesques qui nous livre par l'aperçu d'un destin ordinaire, un bout de la grande Histoire. Educatif, puissant, et terriblement d'actualité, il serait une erreur majeur de passer outre, car si le thème du judaïsme peut être clivant en ces temps troublés, ce n'en est pas là l'objet puisque cet ouvrage pourrait être adapté à beaucoup d'autres persécutions, religieuses ou non. je ne peux que vous recommander la lecture de ce morceau d'histoire, enfin à la portée de tous. Autres infos : Adaptation du Roman de Robert Badinter Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/idiss?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Il aura fallu une quarantaine d'années à François Bourgeon pour écrire et réaliser l'intégralité de sa série historique avec des femmes au premiers plans. La série est composée de neuf albums sur trois cycles, le premier est centré autour du personnage d'Isabeau de Marnaye sur un bateau en direction des Amériques. Le second cycle nous présentait Zabo l'arrière-petite-fille d'Isa et le dernier cycle se déroule à Paris et présente Klervi, une jeune bretonne proche de Zabo alors âgée de 40 ans. Pour la conclusion, Bourgeon nous offre un album double par sa pagination importante. Dans ce final, on retrouve Zabo qui va raconter son histoire à Klervi dans un train depuis les événements de la Commune de Paris, pour ensuite se poursuivre à sa déportation en nouvelle Calédonie condamnés par le conseil de guerre. On croise Louise Michel comme figure historique et d'autres anciens communards. Les dessins de Bourgeon reste fidèle au style de l'auteur avec des planches proche de peinture en tableaux pour dépeindre un fait historique. Les visages des personnages semblent parfois figés dans des positions étranges avec des visages avec les yeux fermés. Les lecteurs de la première heure seront heureux de pouvoir conclure cette série historique phare dans le monde de la bande dessinée.
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Titre de l'album : Les passagers du vent tome 9 - Le sang des cerises II Scenariste de l'album : François Bourgeon Dessinateur de l'album : François Bourgeon Coloriste : François Bourgeon Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Après avoir vengé Klervi, blessée d'un coup de couteau par son ancien souteneur, Zabo décide de l'emmener loin de Paris. Au cours du voyage en train qui les conduit en Bretagne, Zabo confie à sa protégée les traumatismes qu'elle a subis durant la Semaine sanglante jusqu'à sa déportation en Nouvelle-Calédonie en compagnie de Louise Michel et Henri Rochefort, deux figures de la Commune de Paris... Critique : Il aura fallu une quarantaine d'années à François Bourgeon pour écrire et réaliser l'intégralité de sa série historique avec des femmes au premiers plans. La série est composée de neuf albums sur trois cycles, le premier est centré autour du personnage d'Isabeau de Marnaye sur un bateau en direction des Amériques. Le second cycle nous présentait Zabo l'arrière-petite-fille d'Isa et le dernier cycle se déroule à Paris et présente Klervi, une jeune bretonne proche de Zabo alors âgée de 40 ans. Pour la conclusion, Bourgeon nous offre un album double par sa pagination importante. Dans ce final, on retrouve Zabo qui va raconter son histoire à Klervi dans un train depuis les événements de la Commune de Paris, pour ensuite se poursuivre à sa déportation en nouvelle Calédonie condamnés par le conseil de guerre. On croise Louise Michel comme figure historique et d'autres anciens communards. Les dessins de Bourgeon reste fidèle au style de l'auteur avec des planches proche de peinture en tableaux pour dépeindre un fait historique. Les visages des personnages semblent parfois figés dans des positions étranges avec des visages avec les yeux fermés. Les lecteurs de la première heure seront heureux de pouvoir conclure cette série historique phare dans le monde de la bande dessinée. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-passagers-du-vent-tome-9-le-sang-des-cerises-2?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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La série sur les reines de sang se poursuit avec un nouveau diptyque sur la vie de Marie Tudor depuis sa naissance jusqu'à sa majorité pour ce premier tome. Eric Corbeyran se charge du scénario avec plusieurs anecdote sur cette femme durant son enfance. On en apprend davantage sur son caractère, ses motivations et qu'elle était doué dans plusieurs matières avant d'être exclu du royaume en même temps que sa mère. Le roi Henry VIII, père de Marie souhaite avoir un garçon pour le mettre sur le trône à sa succession, pour se faire il changa souvent de femmes pour multiplier ses chances. Ce premier tome est l'introduction avec le contexte historique et familiale. Pour la partie graphique, Claudio Montalbano dessine des planches de qualité pour dépeindre cette époque royaliste. Il n'y a pas ou très d'action dans cet album avec seulement des fêtes mondaines autour du roi. Marie devra encore attendre avant de devenir la première reine d'Angleterre, mais elle se prend déjà au jeu politique en tenant tête à son père et ses manigances. La série sur les reines de sang est particulièrement intéressante surtout pour les lecteurs appréciant les récits historiques. Le format diptyque convient très bien au genre pour ne pas déborder avec trop d’information et ne pas perdre en fluidité et en plaisir de lecture.
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Titre de l'album : Les reines de sang - Marie Tudor, la reine sanglante tome 1 Scenariste de l'album : Éric Corbeyran Dessinateur de l'album : Claudio Montalbano Coloriste : Jean-Paul Fernandez Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Lorsqu'elle nait le 18 février 1516, Mary succède à quatre frères et soeurs, tous morts en bas âge. Henry VIII, son père, la comble d'attention et semble croire qu'une femme pourrait un jour régner sur l'Angleterre. Mais le temps passant, il vit l'absence de fils comme un affront. Influencé par sa maîtresse, Ann Boleyn, il répudie Catherine d'Aragon mettant un frein au destin royal de sa fille... Critique : La série sur les reines de sang se poursuit avec un nouveau diptyque sur la vie de Marie Tudor depuis sa naissance jusqu'à sa majorité pour ce premier tome. Eric Corbeyran se charge du scénario avec plusieurs anecdote sur cette femme durant son enfance. On en apprend davantage sur son caractère, ses motivations et qu'elle était doué dans plusieurs matières avant d'être exclu du royaume en même temps que sa mère. Le roi Henry VIII, père de Marie souhaite avoir un garçon pour le mettre sur le trône à sa succession, pour se faire il changa souvent de femmes pour multiplier ses chances. Ce premier tome est l'introduction avec le contexte historique et familiale. Pour la partie graphique, Claudio Montalbano dessine des planches de qualité pour dépeindre cette époque royaliste. Il n'y a pas ou très d'action dans cet album avec seulement des fêtes mondaines autour du roi. Marie devra encore attendre avant de devenir la première reine d'Angleterre, mais elle se prend déjà au jeu politique en tenant tête à son père et ses manigances. La série sur les reines de sang est particulièrement intéressante surtout pour les lecteurs appréciant les récits historiques. Le format diptyque convient très bien au genre pour ne pas déborder avec trop d’information et ne pas perdre en fluidité et en plaisir de lecture. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-reines-de-sang-marie-tudor-tome-1?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après des récits sur les reines des pays européens, les auteurs poursuivent la série sur des reines moins connues car en dehors de nos frontières. Jean-Pierre Pecau se charge de l'histoire de Njinga Mbandi, la grande reine du futur Angola en Afrique. Cette femme se montre être une grande diplomate mais également une redoutable guerrière en se positionnant toujours en tête de son armée lors de bataille. Elle va devoir faire face une nouvelle fois aux soldats Portugais après leur défaite pour contrôler cette nouvelle colonie du pays. Les Hollandais sont également présents pour commercer, tout en complotant par la même occasion. Ce deuxième est très mouvementé avec Njinga qui se montrera très forte et une reine puissante. Les planches d’Alessia De Vincenzi sont très travaillées avec beaucoup de détails, elle avait déjà dessiné le diptyque sur Frédégonde. Njinga, la lionne du Matamba est un très bon diptyque, sur une reine prête à tout pour défendre ses terres et son peuple face aux soldats et leur religion. L’histoire de cette reine était une découverte intéressante.
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Titre de l'album : Les reines de sang - Njinga, la lionne du Matamba tome 2 Scenariste de l'album : Jean-Pierre Pecau Dessinateur de l'album : Alessia De Vincenzi Coloriste : Nuria Sayago Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : La reine noire Njinga fut un des très rares exemples de femme qui parvint au pouvoir et lutta toute sa vie contre les envahisseurs portugais, maintes fois trahie, maintes fois donnée pour morte, jouant habilement des querelles entre le Pape et Lisbonne, changeant de religion pour mieux se faire entendre. À sa mort, son royaume demeurera en paix pendant dix ans et indépendant jusqu'en 1830. Critique : Après des récits sur les reines des pays européens, les auteurs poursuivent la série sur des reines moins connues car en dehors de nos frontières. Jean-Pierre Pecau se charge de l'histoire de Njinga Mbandi, la grande reine du futur Angola en Afrique. Cette femme se montre être une grande diplomate mais également une redoutable guerrière en se positionnant toujours en tête de son armée lors de bataille. Elle va devoir faire face une nouvelle fois aux soldats Portugais après leur défaite pour contrôler cette nouvelle colonie du pays. Les Hollandais sont également présents pour commercer, tout en complotant par la même occasion. Ce deuxième est très mouvementé avec Njinga qui se montrera très forte et une reine puissante. Les planches d’Alessia De Vincenzi sont très travaillées avec beaucoup de détails, elle avait déjà dessiné le diptyque sur Frédégonde. Njinga, la lionne du Matamba est un très bon diptyque, sur une reine prête à tout pour défendre ses terres et son peuple face aux soldats et leur religion. L’histoire de cette reine était une découverte intéressante. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-reines-de-sang-njinga-la-lionne-du-matamba-tome-2?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Joël Alessandra dessine souvent des paysages de la garrigue où il habite avec sa femme Marijah, une artiste peintre et il désire toujours en apprendre davantage sur les origines de Taï Dam, de sa femme et questionne souvent ses beaux-parents. Il réussit à convaincre sa femme de faire un voyage en Asie avec en première escale en Thaïlande et ensuite au Vietnam. Ce roman graphique est le résultat de ce voyage à la recherche de la culture asiatique et de des origines de Marijah. L'auteur retrace tout ce voyage mais aussi l'histoire de l'Indochine qui est très peu connu des français à la part la guerre. Ensuite, on suit le parcours de ses beaux-parents et leurs enfants pour traverser le Mékong afin de rejoindre un camp de réfugiés en Thaïlande quand le mouvement révolutionnaire communiste a pris le pouvoir au Laos en 1973. Joël Alessandra réalise également la partie graphique avec beaucoup de soin pour dépeindre le voyage avec des aquarelles et quelques photos d’époques pour illustrer la réalité. Ce titre est un voyage magnifique en Asie à la rencontre d'un peuple, de sa culture et de son histoire. Taï Dam est BD autobiographie et documentaire intéressante.
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Titre de l'album : Taï Dam - Traverser le Mékong... Scenariste de l'album : Joël Alessandra Dessinateur de l'album : Joël Alessandra Coloriste : Joël Alessandra Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Arrivée en France avec ses parents en 1976, après la guerre du Vietnam, Marijah en sait peu sur ses origines Taï Dam. Son art exprime d'ailleurs ce manque, cette recherche inconsciente de son histoire. Encouragée par Joël, son compagnon, ils partent à la rencontre de ces « Taïs noirs » qui vivent entre Thaïlande, Vietnam et Laos. Retrouvailles familiales, paysages somptueux et histoire coloniale rythment ce périple initiatique qui la reconnecte à ses racines. Non sans quelques bouleversements... Critique : Joël Alessandra dessine souvent des paysages de la garrigue où il habite avec sa femme Marijah, une artiste peintre et il désire toujours en apprendre davantage sur les origines de Taï Dam, de sa femme et questionne souvent ses beaux-parents. Il réussit à convaincre sa femme de faire un voyage en Asie avec en première escale en Thaïlande et ensuite au Vietnam. Ce roman graphique est le résultat de ce voyage à la recherche de la culture asiatique et de des origines de Marijah. L'auteur retrace tout ce voyage mais aussi l'histoire de l'Indochine qui est très peu connu des français à la part la guerre. Ensuite, on suit le parcours de ses beaux-parents et leurs enfants pour traverser le Mékong afin de rejoindre un camp de réfugiés en Thaïlande quand le mouvement révolutionnaire communiste a pris le pouvoir au Laos en 1973. Joël Alessandra réalise également la partie graphique avec beaucoup de soin pour dépeindre le voyage avec des aquarelles et quelques photos d’époques pour illustrer la réalité. Ce titre est un voyage magnifique en Asie à la rencontre d'un peuple, de sa culture et de son histoire. Taï Dam est BD autobiographie et documentaire intéressante. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/tai-dam-traverser-le-mekong?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Victor Valentini et Emmanuel Picq écrivent le scénario à deux pour retracer l'histoire récente du Qatar, afin de mieux comprendre ce petit pays de la péninsule arabique. Les perles formaient la principale richesse du pays avant le développement des perles de cultures en 1893 par un japonais. Une nouvelle ère prospère pour le pays débuta avec la découverte d’important gisement de pétrole au début du XXème siècle. La famille Al Thani est au pouvoir depuis 1878 jusqu'à nos jours. Les auteurs vont commencer leur récit à parti de ce moment avec un siècle d'histoire complexe et tous les évènements politiques, religieux et autres qui seront détaillés et expliqués pour comprendre un peu et découvrir l'histoire d'un pays très médiatisé par rapport aux autres. Les dessins sont dans un style réaliste pour représenter tous les personnalités politiques mondiale face aux enjeux sur le contrôle du pétrole. Le Qatar est une fois de plus en première ligne médiatique comme le pays va accueillir la prochaine coupe du monde de football, mais aussi avec les conditions extrêmes de travail pour les étrangers sur les chantiers et les problématiques climatiques et écologiques et surtout l'absurdité de cet évènement.
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Titre de l'album : Qatar, le Lustre et l'orient Scenariste de l'album : Victor Valentini & Emmanuel Picq Dessinateur de l'album : Emmanuel Picq Coloriste : Emmanuel Picq Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Culturellement et politiquement, le Qatar est une synthèse ambiguë entre l'Orient et l'Occident. Rattaché à l'empire ottoman pendant des siècles, puis sous protectorat britannique, il acquiert son indépendance en 1971 et a dû composer avec une situation géopolitique complexe qui le rend très vulnérable. Comment ce petit pays richissime a-t-il réussi à tirer son épingle du jeu et à s'assurer un rayonnement mondial ? Critique : Victor Valentini et Emmanuel Picq écrivent le scénario à deux pour retracer l'histoire récente du Qatar, afin de mieux comprendre ce petit pays de la péninsule arabique. Les perles formaient la principale richesse du pays avant le développement des perles de cultures en 1893 par un japonais. Une nouvelle ère prospère pour le pays débuta avec la découverte d’important gisement de pétrole au début du XXème siècle. La famille Al Thani est au pouvoir depuis 1878 jusqu'à nos jours. Les auteurs vont commencer leur récit à parti de ce moment avec un siècle d'histoire complexe et tous les évènements politiques, religieux et autres qui seront détaillés et expliqués pour comprendre un peu et découvrir l'histoire d'un pays très médiatisé par rapport aux autres. Les dessins sont dans un style réaliste pour représenter tous les personnalités politiques mondiale face aux enjeux sur le contrôle du pétrole. Le Qatar est une fois de plus en première ligne médiatique comme le pays va accueillir la prochaine coupe du monde de football, mais aussi avec les conditions extrêmes de travail pour les étrangers sur les chantiers et les problématiques climatiques et écologiques et surtout l'absurdité de cet évènement. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/qatar-le-lustre-et-l-orient?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Une nouvelle adaptation de roman à succès rejoint le catalogue des éditions Philéas avec Rivage de la colère, un roman plusieurs primé. Le scénariste Laurent Galandon se charge de cette adaptation pour le format bande dessinée. Cette romance débute avec la rencontre d'un jeune Mauricien travaillant dans l'administration colonial et une jeune femme de Diego Garcia, aux Chagos. L'histoire se construit autour de ce sombre fait historique où les Chagossiens doivent quitter leur île suite à plusieurs évènements dont le déclencheur principal est l'indépendance de la République de Maurice après 158 ans de domination britannique. Ce titre permet de suivre le cheminement qui amène à cette catastrophe pour les Chagossiens et leur combat juridique. Ce drame historique est complétement ignoré du grand public et mise en avant grâce à cette écrivaine franco-mauricienne et maintenant porté en bande dessinée. Les dessins de Rachid Nhaoua sont de qualité pour dépeindre les décors paradisiaques des îles et mettre en image ce drame. Rivage de la colère ne laisse pas indifférent avec l'histoire triste des Chagossiens et cette romance difficile pour ce couple et le combat d'un fils.
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Titre de l'album : Rivage de la colère Scenariste de l'album : Laurent Galandon Dessinateur de l'album : Rachid Nhaoua Coloriste : Degreff Editeur de l'album : Philéas Note : Résumé de l'album : En mars 1967, Marie-Pierre Ladouceur vit à Diego Garcia, aux Chagos, un archipel rattaché à l'île Maurice. Elle y fait la connaissance de Gabriel, un Mauricien venu seconder l'administrateur colonial. Un homme de la ville. Une élégance folle. Quelques mois plus tard, Maurice accède à l'indépendance après 158 ans de domination britannique. Mais les soldats convoquent les Chagossiens sur la plage : ils ont une heure pour quitter leur île, abandonner leurs bêtes, leurs maisons, leurs attaches. Et pour quelle raison ? Pour aller où ? Après le déchirement vient la colère et, avec elle, la révolte. Une histoire d'amour impossible qui nous plonge dans le drame historique des Chagossiens; vendus aux Anglais par le gouvernement mauricien ; une population de 2000 habitants devenus parias et écrasés par l'Histoire, qui peu à peu vont retrouver leur dignité dans le combat. Critique : Une nouvelle adaptation de roman à succès rejoint le catalogue des éditions Philéas avec Rivage de la colère, un roman plusieurs primé. Le scénariste Laurent Galandon se charge de cette adaptation pour le format bande dessinée. Cette romance débute avec la rencontre d'un jeune Mauricien travaillant dans l'administration colonial et une jeune femme de Diego Garcia, aux Chagos. L'histoire se construit autour de ce sombre fait historique où les Chagossiens doivent quitter leur île suite à plusieurs évènements dont le déclencheur principal est l'indépendance de la République de Maurice après 158 ans de domination britannique. Ce titre permet de suivre le cheminement qui amène à cette catastrophe pour les Chagossiens et leur combat juridique. Ce drame historique est complétement ignoré du grand public et mise en avant grâce à cette écrivaine franco-mauricienne et maintenant porté en bande dessinée. Les dessins de Rachid Nhaoua sont de qualité pour dépeindre les décors paradisiaques des îles et mettre en image ce drame. Rivage de la colère ne laisse pas indifférent avec l'histoire triste des Chagossiens et cette romance difficile pour ce couple et le combat d'un fils. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/rivage-de-la-colere?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Chantal Van den Heuvel relate une romance sous fond historique durant l'entre-deux guerres, juste après le krach boursier de 1929 avec les répercussions sur le monde entier, sans oublier la montée de l’antisémitisme avec le mouvement politique action française. L'histoire réelle se centralise sur Léon Blum avec le partie du front populaire face à la crise économique qui touche tous les ouvriers de France. En parallèle, on suit la vie d'un jeune couple sans argent, Roger consacre son temps à ses études et sa fiancé Louison supporte avec beaucoup de mal les ordres et directives de son beau-père. Un frère travaillant dans la mode et une sœur activiste contre le fascisme joueront un rôle important dans le récit, ainsi qu'une serveuse. Chantal Van den Heuvel prend le temps de mettre en place son intrigue en suivant les évènements historiques qui amènent à la seconde guerre mondiale. Cette première partie déjà imposante avec plus de 170 pages se termine en 1936. La partie graphique rappelle beaucoup les romans graphiques d'auteur et conviennent très bien sur ce genre historique. La fin laisse les lecteurs sur une note dramatique sur la vie du jeune couple mais une victoire et de l'espoir pour le front populaire sur les conditions de travail des français.
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Titre de l'album : La belle espérance Scenariste de l'album : Chantal Van den Heuvel Dessinateur de l'album : Anne Teuf Coloriste : Lou Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : 1934. Roger, jeune breton dont la mère vient de décéder, abandonne ses études pour devenir ouvrier chez Renault. Plongé dans l'enfer du travail à la chaîne, il ignore qu'il a été spolié de l'héritage qui lui aurait permis d'échapper à son sort. Louison, son amoureuse, sait tout mais préfère ne rien dire pour le protéger de lui-même. Mais elle n'est pas la seule à connaître ce secret explosif... Critique : Chantal Van den Heuvel relate une romance sous fond historique durant l'entre-deux guerres, juste après le krach boursier de 1929 avec les répercussions sur le monde entier, sans oublier la montée de l’antisémitisme avec le mouvement politique action française. L'histoire réelle se centralise sur Léon Blum avec le partie du front populaire face à la crise économique qui touche tous les ouvriers de France. En parallèle, on suit la vie d'un jeune couple sans argent, Roger consacre son temps à ses études et sa fiancé Louison supporte avec beaucoup de mal les ordres et directives de son beau-père. Un frère travaillant dans la mode et une sœur activiste contre le fascisme joueront un rôle important dans le récit, ainsi qu'une serveuse. Chantal Van den Heuvel prend le temps de mettre en place son intrigue en suivant les évènements historiques qui amènent à la seconde guerre mondiale. Cette première partie déjà imposante avec plus de 170 pages se termine en 1936. La partie graphique rappelle beaucoup les romans graphiques d'auteur et conviennent très bien sur ce genre historique. La fin laisse les lecteurs sur une note dramatique sur la vie du jeune couple mais une victoire et de l'espoir pour le front populaire sur les conditions de travail des français. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/la-belle-esperance?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après un premier tome qui ne m'avaient guère passionné, le personnage de Chaplin me laissant jusqu'ici assez froid et loin de l'image que j'avais de lui, le tome 2 avait relancé mon intérêt pour cette série, ébauchant alors déjà ce tome 3 venu me réconcilier définitivement avec cette trilogie. En effet, c'est ici que l'on prend enfin la mesure de Chaplin puisque je suis persuadé que l'artiste ne devient grand que lorsqu'il sert un idéal plus grand que son ego. Les failles de l'homme exposées avec lucidité forment alors un beau contrepoint au génie de l'artiste. Ce Chaplin qui sut se réinventer, sortir du chemin tracé, s'opposer, et jeter un regard acerbe et toujours pertinent près d'un siècle plus tard sur sa société pour ainsi rentrer dans l'Histoire est passionnant. Ses deux contrepoints, formé ici dans ce tome 3 avec l'évolution d'Hitler et le personnage de Hoover, permettent de mieux mesurer la difficulté de ce qu'il entreprit et fit. Cette trilogie mérite d'être lue puisqu'il s'agit finalement de l'une des seules biographies sérieuses et couvrant une vaste partie de sa vie consacrée à ce génie que fut Chaplin. Bravo Messieurs, une belle fin en apothéose pour tout passionné d'histoire et de cinéma. Les liens vers les chroniques des précédents tomes :
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Titre de l'album : Chaplin - Tome 3 - Contre John Edgar Hoover Scenariste de l'album : Laurent Seksik Dessinateur de l'album : David Francois Coloriste : David Francois Editeur de l'album : Rue de sevres Note : Résumé de l'album : Après avoir connu ascension fulgurante, succès incontesté et premiers échecs, Charlie Chaplin traverse, à l'aube de ses 40 ans, une période de doutes. Désintéressé par les louanges d'Hollywood, et surtout marqué par la misère sociale et l'instabilité politique grandissante, le prodige du cinéma envisage de mettre un terme à sa carrière. C'est sa rencontre avec l'actrice Paulette Goddard qui lui donnera un nouveau souffle créatif et lui permettra de prendre le virage dont son oeuvre avait besoin. Délaissant la comédie au profit d'un ton plus engagé, Chaplin s'attelle à ce qui resteront ses films les plus marquants : Les Temps Modernes et Le Dictateur. Critique : Après un premier tome qui ne m'avaient guère passionné, le personnage de Chaplin me laissant jusqu'ici assez froid et loin de l'image que j'avais de lui, le tome 2 avait relancé mon intérêt pour cette série, ébauchant alors déjà ce tome 3 venu me réconcilier définitivement avec cette trilogie. En effet, c'est ici que l'on prend enfin la mesure de Chaplin puisque je suis persuadé que l'artiste ne devient grand que lorsqu'il sert un idéal plus grand que son ego. Les failles de l'homme exposées avec lucidité forment alors un beau contrepoint au génie de l'artiste. Ce Chaplin qui sut se réinventer, sortir du chemin tracé, s'opposer, et jeter un regard acerbe et toujours pertinent près d'un siècle plus tard sur sa société pour ainsi rentrer dans l'Histoire est passionnant. Ses deux contrepoints, formé ici dans ce tome 3 avec l'évolution d'Hitler et le personnage de Hoover, permettent de mieux mesurer la difficulté de ce qu'il entreprit et fit. Cette trilogie mérite d'être lue puisqu'il s'agit finalement de l'une des seules biographies sérieuses et couvrant une vaste partie de sa vie consacrée à ce génie que fut Chaplin. Bravo Messieurs, une belle fin en apothéose pour tout passionné d'histoire et de cinéma. Les liens vers les chroniques des précédents tomes : Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/chaplin-tome-3-contre-john-edgar-hoover?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Les récits sur les reines de sang se déroulant en dehors des frontières de la France sont prenants car souvent moins connus, comme le prouve ce diptyque sur Catherine Sforza surnommée la lionne de Lombardie. Elle porte à merveille son titre de lionne quand on s'aperçoit de sa prestance en tant que comtesse de Forli. Elle gère très bien les manipulations et enjeux politiques pour se sortir de toutes les situations afin de garder la gérance de Forli, avec l'aide de son peuple pour déjouer les trahisons. Jean-Pierre Pécau assure un récit prenant et épique en suivant les faits d'armes de Sforza. Il faudra tout de même s’accrocher et être attentif pour ne pas être perdu avec tous les conflits d’intérêt qui se déroulaient au XVème siècle en Italie. Gabriele Parma dessine des planches très soignées dans un style réaliste pour dépeindre cette époque médiévale. Les scènes d'action sont plus importantes dans cette seconde partie. L'histoire de cette comtesse peu connue pour les français apporte beaucoup d’intérêt, à la série des reines de sang. Sforza est une femme forte avec beaucoup de caractère et prête à tout pour conserver son statut quitte à sacrifier un de ses enfants.
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Les reines de sang - Catherine Sforza, la lionne de Lombardie tome 2
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Titre de l'album : Les reines de sang - Catherine Sforza, la lionne de Lombardie tome 2 Scenariste de l'album : Jean-Pierre Pécau Dessinateur de l'album : Gabriele Parma Coloriste : Dimitri Fogolin Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : En 1488, Catherine Sforza, comtesse de Forli, met au monde son 5e enfant. Ce qui ne l'empêche pas quelques jours à peine après son accouchement de chevaucher d'un bout à l'autre de ses terres pour y faire régner l'ordre et retrouver sa place sur l'échiquier politique de l'Italie de l'époque. L'ancienne « Dame aux jasmins » est aujourd'hui « Lionne de Lombardie » et cette lionne a des crocs. Critique : Les récits sur les reines de sang se déroulant en dehors des frontières de la France sont prenants car souvent moins connus, comme le prouve ce diptyque sur Catherine Sforza surnommée la lionne de Lombardie. Elle porte à merveille son titre de lionne quand on s'aperçoit de sa prestance en tant que comtesse de Forli. Elle gère très bien les manipulations et enjeux politiques pour se sortir de toutes les situations afin de garder la gérance de Forli, avec l'aide de son peuple pour déjouer les trahisons. Jean-Pierre Pécau assure un récit prenant et épique en suivant les faits d'armes de Sforza. Il faudra tout de même s’accrocher et être attentif pour ne pas être perdu avec tous les conflits d’intérêt qui se déroulaient au XVème siècle en Italie. Gabriele Parma dessine des planches très soignées dans un style réaliste pour dépeindre cette époque médiévale. Les scènes d'action sont plus importantes dans cette seconde partie. L'histoire de cette comtesse peu connue pour les français apporte beaucoup d’intérêt, à la série des reines de sang. Sforza est une femme forte avec beaucoup de caractère et prête à tout pour conserver son statut quitte à sacrifier un de ses enfants. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-reines-de-sang-catherine-sforza-la-lionne-de-lombardie-tome-2?ref=44 Voir la totalité de enregistrement -
Nouvelle série jeunesse historique chez Le Lombard, orientée sur la période suivant la révolution française. Nos jeunes héros vont devoir affronter la grande Histoire à travers leurs histoires personnelles. Ce tome 1 suit un rythme assez effréné et démarre au quart de tour. Si le début de l'intrigue est somme toute d'une grande banalité, le contexte dans lequel elle s'inscrit et les profils des personnages font que l'alchimie prend bien. Les planches de Xavier Fourquemin m'ont plu et elles me changent un peu sur des détails qui ont leur importance des standards actuels de la bd jeunesse. Ce tome met en place des éléments pour des développements plus ambitieux sur les tomes prochains et la fin de celui-ci nous tient en haleine. Nous verrons donc au prochain tome si Régis Hautière arrive à nous livrer une aventure à la hauteur des espoirs suscités. Pour le moment il me manque encore un petit quelque chose.
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Titre de l'album : Révolutionnaires - Tome 1 - Les princes Misère Scenariste de l'album : Régis Hautière Dessinateur de l'album : Xavier Fourquemin Coloriste : Amparo Crespo Cardenete Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Nantes, 1792. Pour fuir les intentions meurtrières de son oncle, le Marquis de Valoire, Célénie n'a trouvé d'autre refuge que les sombres ruelles de la ville. Désormais, pour récupérer son héritage, la jeune aristocrate devenue orpheline ne peut plus compter que sur ses nouveaux camarades d'infortune, Pince-Mitraille, Titor et Mélina. Plongés dans le tourment de la Révolution Française, c'est dans l'Égalité et la Fraternité que les quatre enfants vont devoir lutter pour leur Liberté. Critique : Nouvelle série jeunesse historique chez Le Lombard, orientée sur la période suivant la révolution française. Nos jeunes héros vont devoir affronter la grande Histoire à travers leurs histoires personnelles. Ce tome 1 suit un rythme assez effréné et démarre au quart de tour. Si le début de l'intrigue est somme toute d'une grande banalité, le contexte dans lequel elle s'inscrit et les profils des personnages font que l'alchimie prend bien. Les planches de Xavier Fourquemin m'ont plu et elles me changent un peu sur des détails qui ont leur importance des standards actuels de la bd jeunesse. Ce tome met en place des éléments pour des développements plus ambitieux sur les tomes prochains et la fin de celui-ci nous tient en haleine. Nous verrons donc au prochain tome si Régis Hautière arrive à nous livrer une aventure à la hauteur des espoirs suscités. Pour le moment il me manque encore un petit quelque chose. Autres infos : BD jeunesse Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/revolutionnaires-tome-1-les-princes-misere?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Heran Cortes ça vous dit quelque chose ? Vous savez la conquête du Mexique, la folie de l'or, la fin des Aztèques tout ça tout ça. Et La Malinche par contre je parie que vous n'en avez jamais entendu parler. C'est en effet un personnage inconnu chez nous et pourtant controversé au Mexique car c'est une femme indigène ayant servie d'interprète à Cortès lui permettant de communiquer avec toutes les tributs différentes (qui avaient chacune leur dialecte) d’Amérique centrale. Elle est donc soit une traitresse soit une personne ayant fait tout ce qu'elle pouvait pour éviter des bains de sang et... survivre. C'est cette facette que nous montre Alicia Jaraba Abellan dans "Celle qui parle". Elle nous montre le combat d'une femme pour survivre. Un combat qu'elle mène avec son arme : le savoir et l'apprentissage des langues. Malinalli est ballotté au grès de son statut d'esclave et cherche uniquement à avoir un peu d'emprise sur son propre destin. C'est le premier point intéressant de cette BD : la découverte. En effet l'histoire de l'Amérique centrale n'est pas quelque chose que, nous autres Français, maitrisons. Et en cela découvrir cette histoire de dialectes, de conflit en Amériques centrales, de poids des Aztèques sur les autres populations et du rôle de sauveur qu'on peut prendre les espagnols pour beaucoup, c'est super instructif. Le second point c'est le parti pris de nous raconter cette histoire au travers des yeux de Malinalli. La candeur de ses débuts, les frustrations de sa vie d'esclave, ses espoirs et ses déceptions rythment le récit à merveilles. Ces 200 pages passent à une vitesse affolante. Ma première réaction a même été d'être frustré de la fin qui ne traite pas de la guerre entre l'Espagne et les Aztèques. Mais après réflexion je me suis dit que c'était logique car il faut bien se dire que cette histoire n'est pas celle de Cortès mais bien de Celle qui parle. Un superbe album, une histoire passionnante et une femme impressionnante. A lire !
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Titre de l'album : Celle qui parle Scenariste de l'album : Alicia Jaraba Abellan Dessinateur de l'album : Alicia Jaraba Abellan Coloriste : Alicia Jaraba Abellan Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : « Fille d'un chef déchu, offerte comme esclave, elle est devenue l'une des plus grandes figures féminines de l'Histoire ». XVIe siècle. Malinalli est la fille d'un chef d'un clan d'Amérique centrale. Peu de temps après la mort de son père, elle est vendue à un autre clan pour travailler aux champs et satisfaire la libido de son nouveau maître. Un jour, d'immenses navires apparaissent à l'horizon, commandés par Hernan Cortez, obsédé par la recherche d'or. Le conquistador repère Malinalli et son don pour les langues. Elle sera son interprète et un des éléments clés dans ses espoirs de conquête. Elle sera également celle qui aura le courage de dire un mot interdit aux femmes de son époque : non ! Au-delà de la légende, voici l'histoire de la Malinche, vivante, jeune, inexpérimentée, souvent dépassée par les événements, mais avant tout, humaine. Critique : Heran Cortes ça vous dit quelque chose ? Vous savez la conquête du Mexique, la folie de l'or, la fin des Aztèques tout ça tout ça. Et La Malinche par contre je parie que vous n'en avez jamais entendu parler. C'est en effet un personnage inconnu chez nous et pourtant controversé au Mexique car c'est une femme indigène ayant servie d'interprète à Cortès lui permettant de communiquer avec toutes les tributs différentes (qui avaient chacune leur dialecte) d’Amérique centrale. Elle est donc soit une traitresse soit une personne ayant fait tout ce qu'elle pouvait pour éviter des bains de sang et... survivre. C'est cette facette que nous montre Alicia Jaraba Abellan dans "Celle qui parle". Elle nous montre le combat d'une femme pour survivre. Un combat qu'elle mène avec son arme : le savoir et l'apprentissage des langues. Malinalli est ballotté au grès de son statut d'esclave et cherche uniquement à avoir un peu d'emprise sur son propre destin. C'est le premier point intéressant de cette BD : la découverte. En effet l'histoire de l'Amérique centrale n'est pas quelque chose que, nous autres Français, maitrisons. Et en cela découvrir cette histoire de dialectes, de conflit en Amériques centrales, de poids des Aztèques sur les autres populations et du rôle de sauveur qu'on peut prendre les espagnols pour beaucoup, c'est super instructif. Le second point c'est le parti pris de nous raconter cette histoire au travers des yeux de Malinalli. La candeur de ses débuts, les frustrations de sa vie d'esclave, ses espoirs et ses déceptions rythment le récit à merveilles. Ces 200 pages passent à une vitesse affolante. Ma première réaction a même été d'être frustré de la fin qui ne traite pas de la guerre entre l'Espagne et les Aztèques. Mais après réflexion je me suis dit que c'était logique car il faut bien se dire que cette histoire n'est pas celle de Cortès mais bien de Celle qui parle. Un superbe album, une histoire passionnante et une femme impressionnante. A lire ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/celle-qui-parle?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Fred Duval et Jean-Pierre Pécau donnent une conclusion à leur diptyque avec pour personnage principal de la révolution, le peintre Salvator Dali et introduisent le personnage de Trotski. Dans cette suite, Dali est enlevé par un groupuscule, à la suite de sa participation à l'expédition punitive pour venger son ami. Les deux scénaristes ajoutent une intrigue avec Trotski qui séjourne en Espagne. Les rebondissements sont nombreux et il ne faut pas se concentrer pour suivre cette histoire plus complexe que le laisse supposer l'intrigue avec Dali. Il est amusant de retrouver le peintre déchainé avec son langage surréaliste durant sa captivité et en tout circonstances. D'autres personnages historiques feront leur apparition dans ce tome pour renforcer l'intrigue politique et le climat de l'époque même si l'on reste dans un monde différent de la réalité. Les planches de Renato Arlem sont parfaites avec des personnages très bien dessiné. Les décors sont bien travaillés. La grande saga Jour J a déjà prouvé sa qualité avec de nombreux one shot de qualité ou même parfois des diptyques comme cette histoire avec Dali et une ou deux trilogies depuis le début. Les noces de sang est une bonne histoire bien pensée dans le contexte historique. Chronique du premier tome : Jour J tome 46 - Les noces de sang 1/2
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