Aller au contenu
  • S’inscrire

Rechercher dans la communauté

Affichage des résultats pour les étiquettes 'féminisme'.

  • Rechercher par étiquettes

    Saisir les étiquettes en les séparant par une virgule.
  • Rechercher par auteur

Type du contenu


Forums

  • Les forums BD
    • Toute la BD
    • Projets participatifs
    • Petites Annonces BD
    • Liens BD vers ailleurs
  • Et si on parlait d'autre chose que la bande dessinée ?
    • Améliorons 1001BD
    • Films et séries TV
    • 1001 Jeux Video
    • Livres - Musique - Spectacles - Théatre - Musées
    • 1001 choses à dire
  • TEAM

Rechercher les résultats dans…

Rechercher les résultats qui contiennent…


Date de création

  • Début

    Fin


Dernière mise à jour

  • Début

    Fin


Filtrer par nombre de…

Inscription

  • Début

    Fin


Groupe


  1. The_PoP

    Les larmes de Callisto

    Avec la sortie de l'odyssée de Nolan, la période est propice aux parutions sur la mythologie et c'est une bonne chose pour la faire découvrir à nos plus jeunes que Drakoo s'en empare. De la même façon c'est une excellente idée de le faire avec une relecture plus féministe car l'ensemble de la mythologie grecque comporte nombre de trucs aberrants ou révoltants pour notre époque. Les dessins sont évidemment dans une inspiration un peu manga mais c'est plutôt joli et réussi même si je regrette un brin les décors souvent sacrifiés et une colorisation que j'aurais aimé plus subtile. Rien d'inhabituel ou de problématique en soi pour le genre et le public cible. Le contenu m'a un peu plus gêné, non par son côté féministe engagé que je trouve plus que normal surtout face à la figure de Zeus qui est quand même plus que discutable, mais pas une forme de naïveté de fond dans les relations et interactions entre les personnages qui ne destinent pour moi cette bd qu'à un public ado. Et c'est dommage car j'aurais aimé lire quelque chose de peut être plus subtil et avec plusieurs niveaux de lecture. Reste que cet ouvrage peu être un excellent cadeau à un ou une jeune ado qui a envie de mettre un pied dans la mythologie.
  2. Titre de l'album : Les larmes de Callisto Scenariste de l'album : Camille Salomon Dessinateur de l'album : Valentin Varrel Coloriste : Marie-Ortie Editeur de l'album : Drakoo Note : Résumé de l'album : Les constellations racontent les histoires que les dieux voudraient oublier. Grèce Antique, Arcadie.Condamné à un mariage forcé, la princesse Callisto s'enfuit dans les bois sacrés rejoindre la déesse de la chasse Artémis et les nymphes qui l'accompagnent. Dans cette nouvelle vie, elle goûtera à la liberté et la sororité. Mais un danger cruel et impitoyable la guette : du haut de l'Olympe, Zeus la convoite, et pour le roi des dieux, rien ni personne ne peut se mettre en travers de son chemin... Une relecture féministe du mythe grec où la solidarité et l'amour maternel sont capables de défier les dieux ! Critique : Avec la sortie de l'odyssée de Nolan, la période est propice aux parutions sur la mythologie et c'est une bonne chose pour la faire découvrir à nos plus jeunes que Drakoo s'en empare. De la même façon c'est une excellente idée de le faire avec une relecture plus féministe car l'ensemble de la mythologie grecque comporte nombre de trucs aberrants ou révoltants pour notre époque. Les dessins sont évidemment dans une inspiration un peu manga mais c'est plutôt joli et réussi même si je regrette un brin les décors souvent sacrifiés et une colorisation que j'aurais aimé plus subtile. Rien d'inhabituel ou de problématique en soi pour le genre et le public cible. Le contenu m'a un peu plus gêné, non par son côté féministe engagé que je trouve plus que normal surtout face à la figure de Zeus qui est quand même plus que discutable, mais pas une forme de naïveté de fond dans les relations et interactions entre les personnages qui ne destinent pour moi cette bd qu'à un public ado. Et c'est dommage car j'aurais aimé lire quelque chose de peut être plus subtil et avec plusieurs niveaux de lecture. Reste que cet ouvrage peu être un excellent cadeau à un ou une jeune ado qui a envie de mettre un pied dans la mythologie. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-larmes-de-callisto-la-constellation-de-la-grande-ourse/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. Titre de l'album : Brynn apprentie chevaleresse tome 1 - Magie et chaos à Camelot Scenariste de l'album : Gihef Dessinateur de l'album : Morgann Tanco Coloriste : Arianna Consonni Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : MONSTRES, MAGIE ET HANNETONS VORACES... TANT D'OCCASIONS POUR BRYNN DE PROUVER SA VALEUR AUPRÈS DES CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE. À Camelot, on s'attend à ce que Brynn, treize ans, apprenne la couture, pas l'art de l'épée. Dommage : elle est fille de Lancelot du Lac et bien décidée à devenir chevaleresse, même si le règlement, les adultes et la logique disent le contraire. Quand elle croise la route de Dagonet « le Fol », ancien héros un peu cabossé, Brynn découvre un entraînement fait de vaisselle explosée et de seaux sur la tête. Avec ses amis, un faux nom de guerre et une armure de travers, elle se glisse à la Grande Joute des Cadets. Entre rival trop fier, monstre mécanique et secret de naissance, Brynn va apprendre que la vraie magie, c'est de ne jamais renoncer à qui l'on est. Critique : Nouvelle série estampillée jeunesse chez Oxymore avec Brynn l'apprentie chevaleresse au bon ton humoristique saupoudré d'aventures arthuriennes ! On y suit en effet la fille de Lancelot qui aspire à autre chose que faire la vaisselle et apprendre le crochet. Ses souhaits penchent en faveur de duels à l'épée et de combats face à des dragons cracheur de feu ; mais dans une société patriarcale où seuls les hommes peuvent accéder au statut de chevalier, ce n'est pas chose aisée ! Sa rencontre avec un vieux chevalier à l'esprit "décalé" va lui ouvrir des portes jusque là fermées, le début de l'Aventure débute pour notre intrépide héroïne au courage avéré ! Une légère voix off ponctue le récit, des dialogues incisifs entre protagonistes avec un vocabulaire expliqué en bas de page pour les mots compliqués ou inconnus aux jeunes lecteurs(trices), le scénario avance subtilement comme la formation de Brynn. Gihef pose ses pistes narratives pour une série prévue en trois tomes et nous laisse avec quelques interrogations pour la suite. Dessins et couleurs sont précis et détaillés, un trait rond élégant faisant la part belle aux arrières plans et autres expressions faciales des personnages. Parfaitement adaptée à un lectorat jeune, cette aventure trouvera aussi un écho favorable chez les amateurs d'héroic-fantasy où la magie rôde dans la forêt de Brocéliande. Un bon premier tome à l'humour subtil et au dessin raffiné, à suivre ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/brynn-apprentie-chevaleresse-tome-1-magie-et-chaos-a-camelot/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. Nouvelle série estampillée jeunesse chez Oxymore avec Brynn l'apprentie chevaleresse au bon ton humoristique saupoudré d'aventures arthuriennes ! On y suit en effet la fille de Lancelot qui aspire à autre chose que faire la vaisselle et apprendre le crochet. Ses souhaits penchent en faveur de duels à l'épée et de combats face à des dragons cracheur de feu ; mais dans une société patriarcale où seuls les hommes peuvent accéder au statut de chevalier, ce n'est pas chose aisée ! Sa rencontre avec un vieux chevalier à l'esprit "décalé" va lui ouvrir des portes jusque là fermées, le début de l'Aventure débute pour notre intrépide héroïne au courage avéré ! Une légère voix off ponctue le récit, des dialogues incisifs entre protagonistes avec un vocabulaire expliqué en bas de page pour les mots compliqués ou inconnus aux jeunes lecteurs(trices), le scénario avance subtilement comme la formation de Brynn. Gihef pose ses pistes narratives pour une série prévue en trois tomes et nous laisse avec quelques interrogations pour la suite. Dessins et couleurs sont précis et détaillés, un trait rond élégant faisant la part belle aux arrières plans et autres expressions faciales des personnages. Parfaitement adaptée à un lectorat jeune, cette aventure trouvera aussi un écho favorable chez les amateurs d'héroic-fantasy où la magie rôde dans la forêt de Brocéliande. Un bon premier tome à l'humour subtil et au dessin raffiné, à suivre !
  5. Titre de l'album : Forever love - Quand la télé-réalité s'empare de l'amour Scenariste de l'album : Aziliz Kondracki, Anaïs Schenké Dessinateur de l'album : Anaïs Schenké Coloriste : Anaïs Schenké Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Pourquoi aimons-nous tant regarder des gens tomber amoureux à la télé ? Lola et Myrtille sont amies depuis toujours et partagent une passion : regarder ensemble des émissions de téléréalité sentimentales : Love is Blind, Mariés au premier regard, l'Amour est dans le pré et bien d'autres. Elles vibrent au rythme des épisodes et des participantes même si elles voient bien que tout est loin d'être parfait. Alors, ensemble, elles décident de s'interroger sur leur passion et ce qui les fascine. Avec un regard féministe et en acceptant leurs contradictions, elles portent un regard tendre et critique sur l'amour sur petit écran et analysent les mythes autour du couple, de la romance et de l'hétérosexualité. Critique : Voilà bien un sujet intrigant pour moi qui suis assez réfractaire à ce genre de programmes tv, ce qui n'est pas le cas de ma femme ! Et justement, le coeur du sujet serait ici selon Lola et Myrtille qui vont débattre activement sur le sujet. Elles mêmes sont fans des ces émissions et s'interrogent même sur la valeur à accorder à ce choix et s'il faut en avoir honte. En discutant avec des amies voire même une ancienne participante de "Mariés au premier regard" , elles vont passer au crible ces productions telles des médecins pratiquant une autopsie. Qui produit, définit le concept, ou encore fait les castings et comment ? Quelle place pour femmes et hommes dans les shows, ainsi que le choix des questions posées ? Elles réalisent un véritable audit, en décortiquant les éléments qui il est vrai, sont très centrés sur la femme et dans des relations hétéros. Les autres choix de sexualité sont assez minorés dans ces émissions comme elles le démontrent assez factuellement. Le reproche que je ferais, tient à cette exclusivité accordée aux débats entre filles ! Il est en effet regrettable que Lola et Myrtille n'aient jamais intégré un homme peu importe son orientation sexuelle, dans les débats, voire même interrogé un ancien participant. Cet entre-soi peut sembler déroutant parfois, de mon point de vue masculin évidemment. Il reste des discussions animées, ponctuées d'argumentaires solides et pertinents qui feront mouche. A découvrir par curiosité si on préfère le foot comme moi, ou si on regarde d'un oeil sois-disant "curieux" ces émissions, comme ma chère et tendre 🙂 . Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/forever-love-quand-la-tele-realite-s-empare-de-l-amour/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. Voilà bien un sujet intrigant pour moi qui suis assez réfractaire à ce genre de programmes tv, ce qui n'est pas le cas de ma femme ! Et justement, le coeur du sujet serait ici selon Lola et Myrtille qui vont débattre activement sur le sujet. Elles mêmes sont fans des ces émissions et s'interrogent même sur la valeur à accorder à ce choix et s'il faut en avoir honte. En discutant avec des amies voire même une ancienne participante de "Mariés au premier regard" , elles vont passer au crible ces productions telles des médecins pratiquant une autopsie. Qui produit, définit le concept, ou encore fait les castings et comment ? Quelle place pour femmes et hommes dans les shows, ainsi que le choix des questions posées ? Elles réalisent un véritable audit, en décortiquant les éléments qui il est vrai, sont très centrés sur la femme et dans des relations hétéros. Les autres choix de sexualité sont assez minorés dans ces émissions comme elles le démontrent assez factuellement. Le reproche que je ferais, tient à cette exclusivité accordée aux débats entre filles ! Il est en effet regrettable que Lola et Myrtille n'aient jamais intégré un homme peu importe son orientation sexuelle, dans les débats, voire même interrogé un ancien participant. Cet entre-soi peut sembler déroutant parfois, de mon point de vue masculin évidemment. Il reste des discussions animées, ponctuées d'argumentaires solides et pertinents qui feront mouche. A découvrir par curiosité si on préfère le foot comme moi, ou si on regarde d'un oeil sois-disant "curieux" ces émissions, comme ma chère et tendre 🙂 .
  7. Le talentueux Nicolas Kéramidas adapte en trois tomes le roman Mamie Luger de Benoït Philippon, et croyez moi, ça va swinguer à l'image de cette couverture sanguinolente ! Tout commence par une fusillade entre une mémé et les forces de l'ordre dans un petit hameau sans histoires. La mamie belliqueuse est arrêtée, puis vient le moment de l'interrogatoire avec l'inspecteur Ventura et là, débute réellement l'histoire de Berthe la centenaire au passé incroyable ! Dans ce scénario à tiroirs, on multiplie les sauts dans le temps car Berthe raconte tout au gentil policier, sans omettre les détails croustillants ! Voir le fonctionnaire d'état se décomposer au fil des pages, mais découvrir aussi la raison des actes de cette mamie à la gâchette facile, est tout simplement jubilatoire !! Jusqu'où peut nous mener l'histoire de cette centenaire ayant connu les deux guerres ?? On avance dans le temps progressivement en traversant des époques marquées du sceau patriarcal, à travers le prisme de Berthe. Une critique sociale sur fond d'agissements terribles mais pour lesquels on ne peut en vouloir à cette femme, et vous irez de rebondissements en rebondissements car les deux tomes suivants nous réservent forcément d'autres surprises ! Pour illustrer cette histoire détonante, il réalise des planches en ligne claire "gros nez" du plus bel effet. Détails, expressions, découpage dynamique, onomatopées, tout est soigné et dans un esprit humoristique désopilant. Un dessin au service du scénario truculent et totalement en phase avec les événements. Je ne peux que vous recommander ce premier tome, il me tarde déjà de lire la suite 🙂 D'autant qu'un autre roman existe : Papi Mariole 😉
  8. Titre de l'album : Mamie Luger tome 1 - La tentation du mâle Scenariste de l'album : Nicolas Keramidas Dessinateur de l'album : Nicolas Keramidas Coloriste : Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Berthe Gavignol, 102 ans, est arrêtée par la police après avoir tiré sur un homme avec un Luger, un vieux pistolet allemand. Mais ce n'est que le début : au fil de l'interrogatoire, cette « petite mamie » au langage fleuri révèle un passé explosif, fait de cadavres, de secrets bien enfouis, et de luttes contre les violences faites aux femmes. Ce polar noir et burlesque à l'humour grinçant est un hommage à la justice par les armes d'une femme qui refuse de rester victime. Entre rires et frissons, Mamie Luger est une ode déjantée à la liberté, à la vieillesse badass et à la vengeance sur fond de critique sociale. Critique : Le talentueux Nicolas Kéramidas adapte en trois tomes le roman Mamie Luger de Benoït Philippon, et croyez moi, ça va swinguer à l'image de cette couverture sanguinolente ! Tout commence par une fusillade entre une mémé et les forces de l'ordre dans un petit hameau sans histoires. La mamie belliqueuse est arrêtée, puis vient le moment de l'interrogatoire avec l'inspecteur Ventura et là, débute réellement l'histoire de Berthe la centenaire au passé incroyable ! Dans ce scénario à tiroirs, on multiplie les sauts dans le temps car Berthe raconte tout au gentil policier, sans omettre les détails croustillants ! Voir le fonctionnaire d'état se décomposer au fil des pages, mais découvrir aussi la raison des actes de cette mamie à la gâchette facile, est tout simplement jubilatoire !! Jusqu'où peut nous mener l'histoire de cette centenaire ayant connu les deux guerres ?? On avance dans le temps progressivement en traversant des époques marquées du sceau patriarcal, à travers le prisme de Berthe. Une critique sociale sur fond d'agissements terribles mais pour lesquels on ne peut en vouloir à cette femme, et vous irez de rebondissements en rebondissements car les deux tomes suivants nous réservent forcément d'autres surprises ! Pour illustrer cette histoire détonante, il réalise des planches en ligne claire "gros nez" du plus bel effet. Détails, expressions, découpage dynamique, onomatopées, tout est soigné et dans un esprit humoristique désopilant. Un dessin au service du scénario truculent et totalement en phase avec les événements. Je ne peux que vous recommander ce premier tome, il me tarde déjà de lire la suite 🙂 D'autant qu'un autre roman existe : Papi Mariole 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/mamie-luger-tome-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  9. Pour sa première parution chez Delcourt, l'auteure complète Alicia Jade nous expose sa vision philosophique et sociale de l'idée du couple hétéro aujourd'hui. Ce rapport humain repose en effet sur un frêle équilibre qu'il appartient aux deux membres du couple de respecter et surtout, favoriser. Mais des siècles de domination patriarcale ne s'effacent pas d'un coup de baguette magique et avec l'aide d'exemples précis et de cas concrets sur un couple, elle nous expose les difficultés rencontrées par la femme dans ce type de relation. Vous découvrirez que les notions de capitalisme et individualisme sont étroitement liées et entretiennent cette "domination" masculine. Elle définit ces nouveaux concepts tels que "male gaze" et sa métaphore brillante avec le panoptique, mais aussi ce mécanisme d'emprise nommé "gaslighting". C'est effectivement une lecture empreinte de féminisme mais je pense sincèrement qu'elle peut et doit s'adresser aux hommes estimant encore de nos jours au XXIème siècle que les tâches ménagères incombent aux femmes. L'humour reste très présent comme vecteur à travers les péripéties que rencontre Molly et les répercussions sur son entourage. J'ai découvert ce terme de "contre-soirée" qui une fois expliqué par l'auteure, s'avère on ne peut plus vrai, idem pour les discussions dans ces espaces éloignés du tumulte festif. Un roman graphique à partager pour croire à l'amour autrement 😉
  10. Titre de l'album : L'amour c'est nul ! (Je ne recommande pas ce produit) Scenariste de l'album : Alicia Jacte Dessinateur de l'album : Alicia Jacte Coloriste : Alicia Jacte Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : À travers le parcours d'une jeune femme confrontée aux injonctions de l'amour hétéronormé, Alicia Jacte signe une exploration sociologique brillante d'une société où patriarcat, individualisme et capitalisme pèsent lourd sur les rapports humains. Comment Molly, moineau insipide, s'est-elle métamorphosée en rockstar après sa rupture avec Gustave ? Et pourquoi c'est dans les contre-soirées de salle de bains qu'on fait les meilleures révolutions ?! Sous la forme d'une fable tragi-comique et sociologique soigneusement documentée, Alicia Jacte questionne l'amour hétéronormé. Critique : Pour sa première parution chez Delcourt, l'auteure complète Alicia Jade nous expose sa vision philosophique et sociale de l'idée du couple hétéro aujourd'hui. Ce rapport humain repose en effet sur un frêle équilibre qu'il appartient aux deux membres du couple de respecter et surtout, favoriser. Mais des siècles de domination patriarcale ne s'effacent pas d'un coup de baguette magique et avec l'aide d'exemples précis et de cas concrets sur un couple, elle nous expose les difficultés rencontrées par la femme dans ce type de relation. Vous découvrirez que les notions de capitalisme et individualisme sont étroitement liées et entretiennent cette "domination" masculine. Elle définit ces nouveaux concepts tels que "male gaze" et sa métaphore brillante avec le panoptique, mais aussi ce mécanisme d'emprise nommé "gaslighting". C'est effectivement une lecture empreinte de féminisme mais je pense sincèrement qu'elle peut et doit s'adresser aux hommes estimant encore de nos jours au XXIème siècle que les tâches ménagères incombent aux femmes. L'humour reste très présent comme vecteur à travers les péripéties que rencontre Molly et les répercussions sur son entourage. J'ai découvert ce terme de "contre-soirée" qui une fois expliqué par l'auteure, s'avère on ne peut plus vrai, idem pour les discussions dans ces espaces éloignés du tumulte festif. Un roman graphique à partager pour croire à l'amour autrement 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-amour-c-est-nul-je-ne-recommande-pas-ce-produit/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. Après avoir réalisé Les filles de Sappho (GraphZepellin), l'artiste italienne dresse une nouvelle fois le portait d'une femme forte et en avance sur son temps avec cette biographie de Delphine Seyrig. C'est plutôt un moment de sa vie que la dessinatrice et la scénariste Nina Almberg, décident de mettre en avant, lorsqu'elle est au sommet de sa carrière et se permet de revenir sur sa vie et comment en est-elle arrivée là. Le passé ressurgit et une fois de plus, la relation mère/fille est à la base de cette très belle histoire ! En effet, en parcourant ces pages, vous découvrirez surtout qui était la mère de l'actrice et le lien étrange subsistant avec sa fille. Pourquoi se montre t'elle si froide avec Delphine en lui rappelant fréquemment les convenances liées aux femmes de leur rang en société ? Choc générationnel, émancipation de la femme, désir d'aventure et amour, ces quatre piliers vont façonner Hermine de Saussure et par là même, donner naissance à Delphine, une grande actrice française engagée dans de nombreux combats pour les femmes comme la liberté d'avortement. Une vie romanesque pour ces deux femmes, mises en lumière par Ariana Melone dans un trait coloré semi-réaliste, épuré et centré sur les personnages. Elle s'épargne de nombreux détails et va à l'essentiel en mettant l'accent sur les visages et leurs réactions, dans un découpage aéré. Je dois bien avouer que je connaissais le film Peau d'âne avec Catherine Deneuve, sans pour autant connaître Delphine Seyrig jouant aussi dans ce film, j'ai découvert aussi ses nombreuses luttes pour l'émancipation de la femme.
  12. Titre de l'album : Sois femme et tais-toi - Dans l'oeil de Delphine Seyrig Scenariste de l'album : Nina Almberg Dessinateur de l'album : Arianna Melone Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Ma mère aussi, ce qu’elle préfère, c’est la mer… À la fin des années 1960, Delphine Seyrig est une actrice reconnue dans le cinéma français. Elle joue avec Alain Resnais, François Truffaut ou encore Jacques Demy. Sa parole compte et elle décide de s’engager dans la cause féministe. Ce n’est pas du goût de sa mère, Hermine de Saussure, avec qui elle entretient une relation distante. Mais à la lecture de vieilles lettres, Delphine découvre qu’elle était capitaine de bateau, rêvant de faire le tour du monde avec son amie Ella Maillart. Alors qu’elle comprend ce qui a empêché sa mère de poursuivre ses rêves, Delphine prend la caméra et réalise Sois belle et tais-toi (1981). En réfléchissant à sa place d’actrice, de fille et de mère, Delphine parvient peu à peu à mettre des mots et des images sur la condition des femmes. Critique : Après avoir réalisé Les filles de Sappho (GraphZepellin), l'artiste italienne dresse une nouvelle fois le portait d'une femme forte et en avance sur son temps avec cette biographie de Delphine Seyrig. C'est plutôt un moment de sa vie que la dessinatrice et la scénariste Nina Almberg, décident de mettre en avant, lorsqu'elle est au sommet de sa carrière et se permet de revenir sur sa vie et comment en est-elle arrivée là. Le passé ressurgit et une fois de plus, la relation mère/fille est à la base de cette très belle histoire ! En effet, en parcourant ces pages, vous découvrirez surtout qui était la mère de l'actrice et le lien étrange subsistant avec sa fille. Pourquoi se montre t'elle si froide avec Delphine en lui rappelant fréquemment les convenances liées aux femmes de leur rang en société ? Choc générationnel, émancipation de la femme, désir d'aventure et amour, ces quatre piliers vont façonner Hermine de Saussure et par là même, donner naissance à Delphine, une grande actrice française engagée dans de nombreux combats pour les femmes comme la liberté d'avortement. Une vie romanesque pour ces deux femmes, mises en lumière par Ariana Melone dans un trait coloré semi-réaliste, épuré et centré sur les personnages. Elle s'épargne de nombreux détails et va à l'essentiel en mettant l'accent sur les visages et leurs réactions, dans un découpage aéré. Je dois bien avouer que je connaissais le film Peau d'âne avec Catherine Deneuve, sans pour autant connaître Delphine Seyrig jouant aussi dans ce film, j'ai découvert aussi ses nombreuses luttes pour l'émancipation de la femme. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/sois-femme-et-tais-toi-dans-l-oeil-de-delphine-seyrig/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  13. poseidon2

    Tête de chien tome 2

    Suite du récit chevaleresque des auteurs du Roy des Ribault avec la fin de la saison de la chevalerie et un dernier tournoi sous haute tension. Deuxième tome très attendu et très réussi. On retrouve avec plaisir l'intelligent découpage de nos auteurs, qui rythme les chapitres par des pages laissant nos personnages analyser leurs aventures, se permettant de ne pas interrompre la dynamique du récit. Récit qui se trouve aussi très malin, bien orienté autour de la "vraie nature" de Jehan mais sans perdre de vue la critique de la chevalerie d'apparat de l'époque. On regrettera peut-etre l'aspect un peu simplet de notre champion et la non-évolution de son rapport à tête de chien. Et encore je suis tatillon....
  14. Titre de l'album : Tête de chien tome 2 Scenariste de l'album : Vincent Brugeas Dessinateur de l'album : Ronan Toulhoat Coloriste : Ronan Toulhoat Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Lors d'un tournoi, en se promenant parmi les tentes, Paulin entend, par hasard, une phrase bien inquiétante : « La donzelle mourra sur la lice ». Or, de donzelle sur la lice, il n'y en a qu'une : Jehan. Se pourrait-il que son secret ait été découvert ? La vie de la jeune femme serait-elle en danger ? Il est vrai que, depuis quelques temps, elle se montre de plus en plus imprudente... Affolé, Paulin court rejoindre Jehan et Josselin pour les prévenir et, en chemin, il se heurte au Noirci. De leur côté, nos deux chevaliers ont été défiés par Gaucher de Joigny. Ce dernier pense qu'ils sont de mèche avec le Noirci et que leurs combats lors du dernier tournoi étaient truqués. En échange du silence de Gaucher, Jehan et Josselin doivent se coucher lors du duel à venir : même si l'accusation est fausse, elle pourrait faire de Jehan une cible et finir par trahir sa véritable identité... Nos héros peuvent-ils se le permettre ? Pour s'en sortir, ils devront former de nouvelles alliances avec ceux qu'ils considéraient jusqu'alors comme des adversaires : le chevalier Noirci et le mercenaire Oddard. Mais sauront-ils tous mettre de côté leurs vieilles rancoeurs ? Le monde de la chevalerie est décidément un monde plein de secrets et de tournois... Dans ce deuxième tome d'une série pleine de rebondissements et d'humour, nous continuons à suivre les aventures du trio de jeunes héros, dans un scénario toujours brillamment mené par Vincent brugeas, restitué par le dessin flamboyant de Ronan Toulhoat et les couleurs éclatantes de Yoann Guillo. Critique : Suite du récit chevaleresque des auteurs du Roy des Ribault avec la fin de la saison de la chevalerie et un dernier tournoi sous haute tension. Deuxième tome très attendu et très réussi. On retrouve avec plaisir l'intelligent découpage de nos auteurs, qui rythme les chapitres par des pages laissant nos personnages analyser leurs aventures, se permettant de ne pas interrompre la dynamique du récit. Récit qui se trouve aussi très malin, bien orienté autour de la "vraie nature" de Jehan mais sans perdre de vue la critique de la chevalerie d'apparat de l'époque. On regrettera peut-etre l'aspect un peu simplet de notre champion et la non-évolution de son rapport à tête de chien. Et encore je suis tatillon.... Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/tete-de-chien-tome-2?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  15. The_PoP

    Les nageuses de Minuit

    Voilà un joli roman graphique comme je les aime. Des sujets lourds mais pas improbables, des destins mêlés sans être trop pleins de dramaturgies, avec surtout beaucoup des petits rien qui constituent la vie. Des incompréhensions, des injustices, tout ce avec quoi on se construit et sur lequel on doit vivre. Et surtout cette belle amitié naissante entre femmes, entre battantes qui présentent le féminisme comme une lutte presque contre soi, contre son regard avant même d'être une lutte contre une société ou les hommes. Il se dégage de cette bd une belle force et une belle atmosphère. J'ai bien aimé le fait que les personnages semblent réels, sans fausses pudeurs, sans être tous beaux, regardant leurs propres défauts, y compris corporels en face. Bref, une BD sur de vrais gens, avant même d'être une bd sur l'émancipation ou les combats raciaux. C'est fin et intelligent.
  16. Titre de l'album : Les nageuses de Minuit Scenariste de l'album : Valentina Grande Dessinateur de l'album : Francesco Dibattista Coloriste : Francesco Dibattista Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Il y a des événements qui changent la vie. C'est ce qui arrive à Vik, une enseignante qui vit seule dans son appartement new-yorkais. Elle a le sentiment de ne pas être arrivée là où elle le voulait. Est-ce qu'elle a fait les mauvais choix ? Lorsqu'un jour elle entre par hasard dans une piscine publique, elle est attirée par une équipe de natation synchronisée, en plein ballet aquatique. Quelle est l'histoire de ces femmes plus âgées, qui semblent se mouvoir dans l'eau avec une telle aisance ? Vik, elle, ne sait pas nager. Mais elle n'est pas la seule à cacher un secret et ces nouvelles amitiés la mèneront plus loin qu'elle ne l'imagine... car c'est peut-être le moment d'affronter ses peurs et de faire le grand saut ? Critique : Voilà un joli roman graphique comme je les aime. Des sujets lourds mais pas improbables, des destins mêlés sans être trop pleins de dramaturgies, avec surtout beaucoup des petits rien qui constituent la vie. Des incompréhensions, des injustices, tout ce avec quoi on se construit et sur lequel on doit vivre. Et surtout cette belle amitié naissante entre femmes, entre battantes qui présentent le féminisme comme une lutte presque contre soi, contre son regard avant même d'être une lutte contre une société ou les hommes. Il se dégage de cette bd une belle force et une belle atmosphère. J'ai bien aimé le fait que les personnages semblent réels, sans fausses pudeurs, sans être tous beaux, regardant leurs propres défauts, y compris corporels en face. Bref, une BD sur de vrais gens, avant même d'être une bd sur l'émancipation ou les combats raciaux. C'est fin et intelligent. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-nageuses-de-minuit/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. The_PoP

    Soà - Le silence de mes cris

    J'aurais du mal à vous expliquer mais parfois il y a des bandes dessinées que vous n'avez pas spécialement envie de lire. Vous savez qu'elles sont probablement excellentes, mais l'humeur du jour, le thème de la bd, ou vos envies du moment ne collent pas. C'est le cas avec ce Soà dont le moins que l'on puisse dire c'est que la couverture est réussie pourtant. Et puis finalement vous vous lancez, et vous vous rendez compte au fil des pages que vous êtes heureux de vous être faits violence. Ce Soà c'est exactement cela. Une très belle lecture, et si côté graphisme, j'ai mis un peu de temps à m'adapter au style; pourtant flamboyant mais pas si conventionnel en bd franco belge, côté scénario on plonge très vite dans ce monde là du début du vingtième siècle. Le style de "Shinja" est plus que remarquable et au fil des pages on a sous nos yeux des paysages somptueux et des personnages vivants. Bravo aux auteurs donc, il est souvent difficile de faire changer d'avis ou d'humeur sur une bd. Le destin de Soa est bouleversant et marquant, et sa mise en bd est très réussie. Je ne peux que vous en recommander la lecture, c'est marquant.
  18. Titre de l'album : Soà - Le silence de mes cris Scenariste de l'album : Gérard Cousseau Dessinateur de l'album : Abdessalam "Shinja" Mouataqid Coloriste : Abdessalam "Shinja" Mouataqid Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Une fantastique histoire de femme et un hymne à la résilience. 1886. Sur une petite île bretonne, le curé remarque l'intelligence exceptionnelle de Soà, une fillette sourde et muette, et convainc son père de l'envoyer étudier sur le continent. Commence alors pour la jeune fille un long cheminement semé d'embûches et de larmes qui lui fera pourtant soulever des montagnes, mais aussi découvrir et surmonter le traumatisme d'enfance qui lui a fait perdre une partie de ses sens. Du sauvetage de naufragés à l'aide à des familles juives durant la Seconde Guerre mondiale, en passant par son combat en tant que suffragette, Soà va trouver sa voie, envers et contre tout, et devenir une défenseuse des droits des femmes à travers le monde. Critique : J'aurais du mal à vous expliquer mais parfois il y a des bandes dessinées que vous n'avez pas spécialement envie de lire. Vous savez qu'elles sont probablement excellentes, mais l'humeur du jour, le thème de la bd, ou vos envies du moment ne collent pas. C'est le cas avec ce Soà dont le moins que l'on puisse dire c'est que la couverture est réussie pourtant. Et puis finalement vous vous lancez, et vous vous rendez compte au fil des pages que vous êtes heureux de vous être faits violence. Ce Soà c'est exactement cela. Une très belle lecture, et si côté graphisme, j'ai mis un peu de temps à m'adapter au style; pourtant flamboyant mais pas si conventionnel en bd franco belge, côté scénario on plonge très vite dans ce monde là du début du vingtième siècle. Le style de "Shinja" est plus que remarquable et au fil des pages on a sous nos yeux des paysages somptueux et des personnages vivants. Bravo aux auteurs donc, il est souvent difficile de faire changer d'avis ou d'humeur sur une bd. Le destin de Soa est bouleversant et marquant, et sa mise en bd est très réussie. Je ne peux que vous en recommander la lecture, c'est marquant. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/soa-le-silence-de-mes-cris/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. Il est imposant et riche ce manga centré sur une femme désirant pratiquer l'art du sabre dans un Japon féodal et plus que jamais patriarcal ! Suzu est l'élève la plus douée sabre en main, aussi son père en tant que maître du dojo ne peut que l'accepter et même l'encourager dans cette voie. Le mangaka Masahara prend tout son temps pour nous dévoiler les étapes de l'apprentissage de Suzu, car au delà du sabre lui même, c'est toute une éducation parentale d'un père seul et veuf envers sa fille. Il doit tenir compte des coutumes et de sa culture bien évidemment, mais il doit aussi composer avec le fait qu'elle est une jeune fille pratiquant un art réservé aux hommes ! De plus Suzu affirme ne pas se sentir "femme" et ne s'habille ni ne se coiffe comme les japonaises de son âge. Le père va naviguer entre des préceptes sociétaux bien établis et l'évolution d'une fille devenant femme, avec intelligence et bienveillance. Tout ceci sur près de 20 ans où le pays subit de nombreux changement d'ères, liées aux pressions politiques et à l'ouverture ou pas des japonais aux échanges avec les occidentaux, les fameux "vaisseaux noirs" . Chaque chapitre détaille les nouvelles ères données au pays et les changements politiques occasionnés. On apprend donc sur l'histoire du Japon qui évolue au diapason de Suzu. Le trait de Koichi Masahara est assez surprenant dans la mesure où il peut dépeindre des paysages ou des lieux avec une grande minutie du trait dans un esprit réaliste voire photographique; mais les visages des personnages sont ronds voire carrés et d'une simplicité désarmante ! Cette alliance fonctionne mais peut surprendre de prime abord. Cela reste un beau voyage, promouvant l'essor des femmes dans un pays où leur place demeure encore aujourd'hui secondaire, un voyage parfois longuet mais n'est-ce pas l'essence de ce pays avec une cérémonie du thé pouvant durer des heures ? 😉
  20. Titre de l'album : Hinatsuba, celle qui maniait le sabre Scenariste de l'album : Koichi Masahara Dessinateur de l'album : Koichi Masahara Coloriste : Editeur de l'album : Kotodama Note : Résumé de l'album : Fille unique d'un maître du sabre, Suzu est aussi son élève la plus douée. Mais dans le Japon d'Edo, les traditions règnent et le destin d'une jeune femme n'est pas de pratiquer le sabre. En plein questionnement sur son identité et son genre, Suzu parviendra-t-elle à s'accepter et à trouver sa place ? Dans les documentaires, du Japon, le lecteur va découvrir : - l'époque clé de l'ouverture du pays au reste du monde - le rôle des samouraïs et leur disparition - l'art et la pratique du sabre - la place des femmes dans la société japonaise Critique : Il est imposant et riche ce manga centré sur une femme désirant pratiquer l'art du sabre dans un Japon féodal et plus que jamais patriarcal ! Suzu est l'élève la plus douée sabre en main, aussi son père en tant que maître du dojo ne peut que l'accepter et même l'encourager dans cette voie. Le mangaka Masahara prend tout son temps pour nous dévoiler les étapes de l'apprentissage de Suzu, car au delà du sabre lui même, c'est toute une éducation parentale d'un père seul et veuf envers sa fille. Il doit tenir compte des coutumes et de sa culture bien évidemment, mais il doit aussi composer avec le fait qu'elle est une jeune fille pratiquant un art réservé aux hommes ! De plus Suzu affirme ne pas se sentir "femme" et ne s'habille ni ne se coiffe comme les japonaises de son âge. Le père va naviguer entre des préceptes sociétaux bien établis et l'évolution d'une fille devenant femme, avec intelligence et bienveillance. Tout ceci sur près de 20 ans où le pays subit de nombreux changement d'ères, liées aux pressions politiques et à l'ouverture ou pas des japonais aux échanges avec les occidentaux, les fameux "vaisseaux noirs" . Chaque chapitre détaille les nouvelles ères données au pays et les changements politiques occasionnés. On apprend donc sur l'histoire du Japon qui évolue au diapason de Suzu. Le trait de Koichi Masahara est assez surprenant dans la mesure où il peut dépeindre des paysages ou des lieux avec une grande minutie du trait dans un esprit réaliste voire photographique; mais les visages des personnages sont ronds voire carrés et d'une simplicité désarmante ! Cette alliance fonctionne mais peut surprendre de prime abord. Cela reste un beau voyage, promouvant l'essor des femmes dans un pays où leur place demeure encore aujourd'hui secondaire, un voyage parfois longuet mais n'est-ce pas l'essence de ce pays avec une cérémonie du thé pouvant durer des heures ? 😉 Autres infos : Type de l'album : Manga Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/hinatsuba-celle-qui-maniait-le-sabre/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  21. Après la parution de son premier roman graphique Black paradise (édition Bloan), la belge Veerle Hildebrandt confirme son talent avec une revisite des légendes celtes et nordiques du grand compositeur Wagner. Elle utilise les mythes de cet imaginaire pour en faire un grand jeu de pouvoir façon Game of thrones avec l'accent mis sur les personnages féminins. Dans cette époque où la part belle était réservée uniquement aux hommes, allant même jusqu'à priver les femmes de leur héritage, elle dépeint la vie de Kriemhild qui tente par tous les moyens de s'émanciper de ses règles terriblement sévères et injustes. Seule fille aux côtés de ses trois frères, Kriemhild réalise très vite au décès de son père le roi, que le pouvoir demeure une affaire d'hommes, parfois même en dépit de qualités médiocres comme c'est le cas avec son frère Gunther. C'est dans un déluge de trahisons et "d'associations" forcées, qu'elle va tenter de trouver sa place en s'adaptant et en subissant de terribles affronts. Car l'auteure n'épargne pas ses protagonistes, les têtes tombent à notre grande surprise parfois ! Son dessin au crayon peut sembler simpliste de prime abord, les traits son simples, elle s'épargne les détails en arrière plan, mais elle parvient à donner une très belle expressivité aux visages. Un style graphique "enfantin" pour une histoire adulte à ne pas confier aux plus jeunes pour la violence du propos lors de certains passages. La noirceur du récit est compensée par des couleurs lumineuses telles la chevelure flamboyante de Kriemhild. On est pris d'empathie pour cette femme subissant les pires outrages, il est difficile de quitter la lecture de cet épais volume sans l'avoir terminé. Découvrez le sort que réserve la talentueuse auteure Veerle Hildebrandt à cette femme éprise de liberté et rêveuse de paix dans ce récit poignant au son des batailles d'antan !
  22. Titre de l'album : Hild - Les femmes des Nilbelungen Scenariste de l'album : Veerle Hildebrandt Dessinateur de l'album : Veerle Hildebrandt Coloriste : Veerle Hildebrandt Editeur de l'album : Anspach editions Note : Résumé de l'album : Vers l'an 400, les Burgondes s'infiltrent sur le territoire de l'Empire romain d'Occident et y fondent leur royaume. Vers 510, la Burgondie comprend la Bourgogne, la Franche-Comté, le sud de l'Allemagne et de la Suisse, ainsi que la vallée du Rhône. À Burg Weltz, la capitale, Kriemhild, fille du roi Dankwart, réalise très vite qu'elle n'est qu'une monnaie d'échange pour forger des alliances avec d'autres monarchies. À la mort de Dankwart, son fils Gunther monte sur le trône. Faible et influençable, il s'entiche du héros Siegfried de Xanten. Ce dernier promet au roi de l'aider à conquérir Brunehilde, reine d'Yslande. En effet, cette dernière a l'habitude de trancher la tête de ses soupirants. Le lâche Gunther n'a pas une chance. Sauf si... Ils passent alors un terrible accord qui va faire le malheur de Brunehilde et Kriemhild, deux femmes que pourtant tout oppose. Critique : Après la parution de son premier roman graphique Black paradise (édition Bloan), la belge Veerle Hildebrandt confirme son talent avec une revisite des légendes celtes et nordiques du grand compositeur Wagner. Elle utilise les mythes de cet imaginaire pour en faire un grand jeu de pouvoir façon Game of thrones avec l'accent mis sur les personnages féminins. Dans cette époque où la part belle était réservée uniquement aux hommes, allant même jusqu'à priver les femmes de leur héritage, elle dépeint la vie de Kriemhild qui tente par tous les moyens de s'émanciper de ses règles terriblement sévères et injustes. Seule fille aux côtés de ses trois frères, Kriemhild réalise très vite au décès de son père le roi, que le pouvoir demeure une affaire d'hommes, parfois même en dépit de qualités médiocres comme c'est le cas avec son frère Gunther. C'est dans un déluge de trahisons et "d'associations" forcées, qu'elle va tenter de trouver sa place en s'adaptant et en subissant de terribles affronts. Car l'auteure n'épargne pas ses protagonistes, les têtes tombent à notre grande surprise parfois ! Son dessin au crayon peut sembler simpliste de prime abord, les traits son simples, elle s'épargne les détails en arrière plan, mais elle parvient à donner une très belle expressivité aux visages. Un style graphique "enfantin" pour une histoire adulte à ne pas confier aux plus jeunes pour la violence du propos lors de certains passages. La noirceur du récit est compensée par des couleurs lumineuses telles la chevelure flamboyante de Kriemhild. On est pris d'empathie pour cette femme subissant les pires outrages, il est difficile de quitter la lecture de cet épais volume sans l'avoir terminé. Découvrez le sort que réserve la talentueuse auteure Veerle Hildebrandt à cette femme éprise de liberté et rêveuse de paix dans ce récit poignant au son des batailles d'antan ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/hild-les-femmes-des-nilbelungen/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  23. Kevin Nivek

    Social fiction

    A l'occasion des 50 ans des Humanoïdes associés, les rééditions de qualité tombent dans les bacs des libraires ! L'éditeur propose ainsi trois nouvelles de Chantal Montellier dans un seul et même ouvrage à la couverture sublime rose et noire. Symbole entre autres du féminisme, le rose se retrouvera au sein des planches et viendra illuminer le trait noir et blanc de l'artiste engagée. Telle une mise à jour, elle a retravaillé ses oeuvres et le rendu n'en est que superbe de modernité et finesse. Publiées au début des années 80, ces trois nouvelles graphiques retrouvent de leur superbe avec un dessin réaliste "actuel", le propos n'ayant lui pas pris une ride ! Hélas devrait-on dire car depuis presque 40 ans, les faits de société qu'elle avait dénoncés, semblent plus contemporains que jamais 😞 1996 Again aborde le racisme dans une société futuriste avec pour toile de fond les androïdes faisant partie du quotidien ainsi qu'une omniprésence des caméras et autres méthodes de surveillance "pour la sécurité" des citoyens. 1984 de Orwell n'est pas très loin ! Ensuite, Wonder city nous fait visiter une ville surveillée outrageusement aussi, mais avec en plus un contrôle de la natalité réalisé par un robot docteur bienveillant. Vous découvrirez vite que les apparences sont bien évidemment trompeuses. Eugénisme, liberté intellectuelle et histoire d'amour composent les thématiques de cette nouvelle assez angoissante. Pour finir, Chantal Montellier nous emmène au Shelter market, où un couple se retrouve prisonnier d'un centre commercial gigantesque enfoui sous terre à la suite d'un cataclysme nucléaire en surface. Dans ce temple de la (sur)consommation, ils vont devoir s'adapter à de nouvelles règles et y trouver leur place au sein d'un nouveau genre de société. Au menu, totalitarisme, télé-réalité, perte de liberté, dérives mercantiles et bien-sûr surveillance caméra CCTV omniprésente ! Trois nouvelles graphiques en noir et blanc ponctuées parfois de bleu ou de rose, avec un dessin retravaillé du plus bel effet. Ne boudez pas votre plaisir sur cette superbe édition, d'autant qu'elle est enrichie d'annexes très intéressantes.
  24. Titre de l'album : Social fiction Scenariste de l'album : Chantal Montellier Dessinateur de l'album : Chantal Montellier Coloriste : Chantal Montellier Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Dans ce recueil signé par Chantal Montellier, autrice pionnière de la bande dessinée féministe et politique, (re)découvrez des récits d'anticipation encore terriblement d'actualité, où autoritarisme, eugénisme et discrimination n'ont pas de limites. Entre 1978 et 1983, Chantal Montellier signe les trois albums 1996, Shelter et Wonder City, prépubliés dans Métal Hurlant. Wonder City vous emmènera au coeur d'une ville eugéniste et sous vidéosurveillance généralisée, tandis que Shelter vous plongera dans le sous-sol d'un centre commercial, transformé en abri antiatomique, où un directeur de magasin joue les nouveaux dictateurs. 1996 rassemble plusieurs histoires courtes toujours en lien avec une thématique sociale, politique ou philosophique. Au fil du temps, Chantal Montellier a retravaillé son dessin car pour elle, tout oeuvre ne peut être que vivante, évoluant avec son temps et son autrice. C'est ainsi que Shelter est devenu Shelter Market et 1996, 1996 again. Les voici pour la première fois réunis dans un ouvrage unique, accompagné de textes de différents contributeurs et contributrices. Critique : A l'occasion des 50 ans des Humanoïdes associés, les rééditions de qualité tombent dans les bacs des libraires ! L'éditeur propose ainsi trois nouvelles de Chantal Montellier dans un seul et même ouvrage à la couverture sublime rose et noire. Symbole entre autres du féminisme, le rose se retrouvera au sein des planches et viendra illuminer le trait noir et blanc de l'artiste engagée. Telle une mise à jour, elle a retravaillé ses oeuvres et le rendu n'en est que superbe de modernité et finesse. Publiées au début des années 80, ces trois nouvelles graphiques retrouvent de leur superbe avec un dessin réaliste "actuel", le propos n'ayant lui pas pris une ride ! Hélas devrait-on dire car depuis presque 40 ans, les faits de société qu'elle avait dénoncés, semblent plus contemporains que jamais 😞 1996 Again aborde le racisme dans une société futuriste avec pour toile de fond les androïdes faisant partie du quotidien ainsi qu'une omniprésence des caméras et autres méthodes de surveillance "pour la sécurité" des citoyens. 1984 de Orwell n'est pas très loin ! Ensuite, Wonder city nous fait visiter une ville surveillée outrageusement aussi, mais avec en plus un contrôle de la natalité réalisé par un robot docteur bienveillant. Vous découvrirez vite que les apparences sont bien évidemment trompeuses. Eugénisme, liberté intellectuelle et histoire d'amour composent les thématiques de cette nouvelle assez angoissante. Pour finir, Chantal Montellier nous emmène au Shelter market, où un couple se retrouve prisonnier d'un centre commercial gigantesque enfoui sous terre à la suite d'un cataclysme nucléaire en surface. Dans ce temple de la (sur)consommation, ils vont devoir s'adapter à de nouvelles règles et y trouver leur place au sein d'un nouveau genre de société. Au menu, totalitarisme, télé-réalité, perte de liberté, dérives mercantiles et bien-sûr surveillance caméra CCTV omniprésente ! Trois nouvelles graphiques en noir et blanc ponctuées parfois de bleu ou de rose, avec un dessin retravaillé du plus bel effet. Ne boudez pas votre plaisir sur cette superbe édition, d'autant qu'elle est enrichie d'annexes très intéressantes. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/social-fiction-9782731679090/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. Kevin Nivek

    Eclore

    C'est un roman graphique percutant que nous livre sans concession Aude Mermilliod ! La première planche avec cette jeune pousse en surface et ses rhizomes bien ancrés sous terre , est très forte dans sa symbolique . Elle représente vraisemblablement la très jeune Aude sortant une tête à la découverte du monde tout en ayant ses racines protégés par la cellule familiale . Cette symbolique nous accompagnera tout au long du récit avec cette plante verte augmentant sa taille en faveur d' une éclosion aux branches florales occupant tout l'espace , tel l'accomplissement personnel de l'auteure . Elle se livre sans concessions , véritablement "à nu" aux sens propres et figurés du terme . Vous plongerez avec elle dans cette introspection de la vie d'une femme qui doit ressembler à de nombreuses autres . La première partie centrée sur la découverte de la sexualité , est impressionnante de véracité ! Sans sombrer dans un féminisme manichéen , elle expose des situations concrètes vécues durant l'adolescence et n'hésite pas à pousser les lecteurs(es) dans leurs retranchements . Une lecture éprouvante car elle intègre totalement son lectorat , d'autant plus du point de vue masculin ! Il est indéniable que #metoo a libéré les paroles et donné un bon coup de balais dans cette société patriarcale en place depuis des siècles ; et que cela fait du bien ! A travers ses échanges avec une thérapeute , elle raconte les joies et les peines de ses différentes vies de couple dans une humanité sincère et confondante . Certes , vous lirez un parcours atypique , mais la description sans nuances de sa sexualité résonnera en vous et rencontrera forcément un écho lors de certains passages ; aussi bien du point de vue féminin que masculin . Là réside le talent indéniable d'Aude Mermilliot : savoir toucher tout le monde sur un sujet difficile et tabou en l'exposant en pleine lumière . A lire à partir de 14 15 ans , jusqu'à plus de 77 ans et surtout à partager au plus grand nombre .
×
×
  • Créer...