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  1. Titre de l'album : L'oiseau chanteur Scenariste de l'album : Désirée Frappier Dessinateur de l'album : Alain Frappier Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : De l’enfance brisée à la voix retrouvée : un récit de résilience sur la reconstruction personnelle. Un "poème graphique" intime et sobre, où l’autrice revient sur son enfance marquée par une éducation inégalitaire et des violences tues. À travers un texte abrupt, accompagné d’illustrations évocatrices, elle met en lumière les silences familiaux et la difficulté de se reconstruire. Symbole central, l’oiseau chanteur mécanique – abîmé puis réparé – incarne la mémoire, la résilience et le fragile processus de réparation. Critique : Auteurs de la trilogie chilienne parue chez Steinkis, le couple Frappier se lance dans un nouvel exercice de style avec un récit plus personnel et intime : L'oiseau chanteur. Cet oiseau servira de fil conducteur en traversant les époques racontées par la scénariste et mis en images par Alain Frappier délaissant sa ligne claire momentanément. En effet, vous constaterez dès les premières pages que son trait a changé au cours des funérailles de la maman. Le ton est plus charbonneux, crayonné, avec des gris sombres et un noir omniprésent comme sur de vieilles photos usées par le temps et retrouvées dans la malle au fond du grenier. Cela commence par un enterrement qui servira d'élément déclencheur à un retour vers le passé pour Désirée Frappier ! Le duo brise les codes de la narration classique avec une page de droite consacrée au dessin illustrant les écrits de la page de gauche. Désirée raconte au moyen de phrases courtes et retourne à la ligne constamment pour des dialogues ou des souvenirs épars disséminés dans des descriptions courtes que le dessinateur met en image sur la page d'à côté. L'oeil fait l'essuie-glace de gauche à droite et vice et versa dans un exercice de lecture surprenant de prime abord mais auquel on s'habitue vite, tant le propos est prenant et formidablement bien écrit. Lorsqu'elle nous livre ses blessures infantiles, ce sont les nôtres qui ressurgissent, à différents degrés et s'il y en a bien évidemment, mais l'auteure est sans concessions dans cette "autobiographie" de son enfance. On est plongé dans le quotidien de cette famille de quatre enfants et happé par les écrits et le dessin qui alterne des gros plans sur des parties anatomiques, ou la fameuse maison de pierres isolée dans la campagne et véritable protagoniste de l'histoire à travers ses bruits et autres sensations perçues par Désirée. Très difficile de noter une telle oeuvre, mais je gage qu'elle trouvera un écho en chacun de vous et si ce n'est pas le cas, vous pourrez toujours contempler le très élégant style littéraire de Désirée Frappier. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://steinkis.com/livres/l-oiseau-chanteur.html/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. Kevin Nivek

    L'oiseau chanteur

    Auteurs de la trilogie chilienne parue chez Steinkis, le couple Frappier se lance dans un nouvel exercice de style avec un récit plus personnel et intime : L'oiseau chanteur. Cet oiseau servira de fil conducteur en traversant les époques racontées par la scénariste et mis en images par Alain Frappier délaissant sa ligne claire momentanément. En effet, vous constaterez dès les premières pages que son trait a changé au cours des funérailles de la maman. Le ton est plus charbonneux, crayonné, avec des gris sombres et un noir omniprésent comme sur de vieilles photos usées par le temps et retrouvées dans la malle au fond du grenier. Cela commence par un enterrement qui servira d'élément déclencheur à un retour vers le passé pour Désirée Frappier ! Le duo brise les codes de la narration classique avec une page de droite consacrée au dessin illustrant les écrits de la page de gauche. Désirée raconte au moyen de phrases courtes et retourne à la ligne constamment pour des dialogues ou des souvenirs épars disséminés dans des descriptions courtes que le dessinateur met en image sur la page d'à côté. L'oeil fait l'essuie-glace de gauche à droite et vice et versa dans un exercice de lecture surprenant de prime abord mais auquel on s'habitue vite, tant le propos est prenant et formidablement bien écrit. Lorsqu'elle nous livre ses blessures infantiles, ce sont les nôtres qui ressurgissent, à différents degrés et s'il y en a bien évidemment, mais l'auteure est sans concessions dans cette "autobiographie" de son enfance. On est plongé dans le quotidien de cette famille de quatre enfants et happé par les écrits et le dessin qui alterne des gros plans sur des parties anatomiques, ou la fameuse maison de pierres isolée dans la campagne et véritable protagoniste de l'histoire à travers ses bruits et autres sensations perçues par Désirée. Très difficile de noter une telle oeuvre, mais je gage qu'elle trouvera un écho en chacun de vous et si ce n'est pas le cas, vous pourrez toujours contempler le très élégant style littéraire de Désirée Frappier.
  3. VladNirky

    Off

    Oh non, encore une histoire post apocalypse, on en a déjà eu plein! Certes ces dernières années et même avant, quelque soit le média on en a eu plein. Les walking dead, la route, neige, Jérémiah pour remonter plus loin, et je ne vais pas en citer plus mais ceux là me viennent immédiatement à l'esprit. Mais pourtant celle ci est plutôt originale et surtout superbement bien réalisée. Déjà, ca se passe en Belgique, et on va suivre les liens, quelques peu distendus par la société moderne, de plusieurs membres d'une même famille répartis entre la vie à la ferme, la vie politique, la vie au travail... et leur entourage. Quanbd soudain une éruption solaire (qui va se produire dans les 1ères pages, je ne spoile rien) va tout simplement affecter l'électricité partout sur terre sans possibilité de la rétablir. Pour ce récit on se concentrera sur la région de Bruxelles et ses alentours. Alors combien de temps pour que la civilisation ne s'écroule ? Et bien la lecture de cet album d'environ 340 pages vous le dira. Si le scénario n'arrive pas sur des grandes surprises par rapport à d'autres lectures, c'est très agréablement qu'on va suivre les personnages du départ (dans leur vie de tous les jours), à sa progression... quelques jours après, puis à quelques semaines par la suite.... et jusqu'à la fin de l'album.... Avec toutes les étapes intermédiaires de l'organisation immédiate, à la montée du radicalisme, en passant par les vieilles rancunes et la renaissance des groupes armés. Tous les personnages vont avoir leur histoire et leurs nécessités d'adaptation à la nouvelle situation. Y compris la famille royale. Que fait on dans un cas pareil ? Comment survit-on ? Comment envisager l'avenir ? Alors comme je l'ai dit, la BD ne fait pas dans le sensationnalisme, c'est une histoire simple, il n'y a pas de zombies. Mais c'est très bien réalisé et on on a véritablement envie de tourner les pages jusqu'à la fin. Les planches sont très belles graphiquement. Le trait est fin, tout en détail est les couleurs sages ce que j'apprécie particulièrement. Chaque planche, chaque environnement, chaque scène à son ton particulier qui donne au récit un effet très réaliste. Autrement dit, une très belle lecture. En one shot ce qui est bon point également.
  4. VladNirky

    Off

    Titre de l'album : Off Scenariste de l'album : Romain Renard et Olivier Tollet Dessinateur de l'album : Patrice Réglat-Vizzavona Coloriste : Editeur de l'album : Daniel Maghen Note : Résumé de l'album : Une tempête solaire a provoqué à l'échelle mondiale une coupure de courant généralisée qui risque d'être durable. Tout s'arrête... En Belgique aussi. Critique : Oh non, encore une histoire post apocalypse, on en a déjà eu plein! Certes ces dernières années et même avant, quelque soit le média on en a eu plein. Les walking dead, la route, neige, Jérémiah pour remonter plus loin, et je ne vais pas en citer plus mais ceux là me viennent immédiatement à l'esprit. Mais pourtant celle ci est plutôt originale et surtout superbement bien réalisée. Déjà, ca se passe en Belgique, et on va suivre les liens, quelques peu distendus par la société moderne, de plusieurs membres d'une même famille répartis entre la vie à la ferme, la vie politique, la vie au travail... et leur entourage. Quanbd soudain une éruption solaire (qui va se produire dans les 1ères pages, je ne spoile rien) va tout simplement affecter l'électricité partout sur terre sans possibilité de la rétablir. Pour ce récit on se concentrera sur la région de Bruxelles et ses alentours. Alors combien de temps pour que la civilisation ne s'écroule ? Et bien la lecture de cet album d'environ 340 pages vous le dira. Si le scénario n'arrive pas sur des grandes surprises par rapport à d'autres lectures, c'est très agréablement qu'on va suivre les personnages du départ (dans leur vie de tous les jours), à sa progression... quelques jours après, puis à quelques semaines par la suite.... et jusqu'à la fin de l'album.... Avec toutes les étapes intermédiaires de l'organisation immédiate, à la montée du radicalisme, en passant par les vieilles rancunes et la renaissance des groupes armés. Tous les personnages vont avoir leur histoire et leurs nécessités d'adaptation à la nouvelle situation. Y compris la famille royale. Que fait on dans un cas pareil ? Comment survit-on ? Comment envisager l'avenir ? Alors comme je l'ai dit, la BD ne fait pas dans le sensationnalisme, c'est une histoire simple, il n'y a pas de zombies. Mais c'est très bien réalisé et on on a véritablement envie de tourner les pages jusqu'à la fin. Les planches sont très belles graphiquement. Le trait est fin, tout en détail est les couleurs sages ce que j'apprécie particulièrement. Chaque planche, chaque environnement, chaque scène à son ton particulier qui donne au récit un effet très réaliste. Autrement dit, une très belle lecture. En one shot ce qui est bon point également. Autres infos : 1626 grammes Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/off-9782356742162?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  5. Kevin Nivek

    Frankenstein

    Titre de l'album : Frankenstein Scenariste de l'album : David Sala Dessinateur de l'album : David Sala Coloriste : David Sala Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : En adaptant magistralement l'oeuvre de Mary Shelley, David Sala ne se contente pas de lui donner une sublime interprétation graphique. S'il a choisi ce roman parmi tout ce que compte de chefs-d'oeuvre la littérature, c'est qu'il y trouve une résonance particulière avec des thématiques qui lui sont chères : l'acceptation de la différence, la peur de l'inconnu, les violences faites aux minorités, la vindicte populaire... autant de sujets déjà abordés dans ses précédents albums, qu'il met ici en exergue pour faire de ce Frankenstein son album sans doute le plus personnel. Oubliez l'idée d'un récit romantique à la langue ampoulée du XIXe, Frankenstein est une oeuvre terriblement moderne, qui fait directement écho aux grands défits actuels de nos sociétés. À lire et faire lire impérativement ! Critique : Après le réalisateur Guillermo del Torro sur Netflix, c'est au tour de David Sala de poser sa version du grand roman de Mary Shelley : Frankenstein. Cette histoire ne vieillit pas et trouve même de nouveaux échos aux actualités récentes, une oeuvre intemporelle assurément. D'emblée on est frappé par le ton graphique donné, de la couleur pour des planches tirant vers l'impressionnisme avec une touche de Klimt pour la lumière et les visages. L'artiste s'amuse avec les proportions avec parfois des escaliers démesurément grands par rapport aux personnages, ou encore l'immensité de la nature environnant ces mêmes âmes en peine dans des cases se rapprochant de toiles de maîtres avec une silhouette perdue au milieu de dégradés et de reliefs. Le costume donné au monstre illustre parfaitement la volonté de l'auteur, avec un patchwork de couleurs tel une queue de paon virevoltant et tranchant avec les couleurs sombres du créateur Victor Frankenstein, torturé à souhait ! Ainsi la lumière vient de la laideur physique d'un géant rapiécé aux yeux vairons, perdu, cherchant un père qui le rejette et victime d'une société toujours aussi méfiante de "l'autre". On suit donc en parallèle le parcours des deux personnages dans une adaptation fidèle à la narration du livre, avec toute la dramaturgie que cela implique tant leurs liens sont compliqués ! Je ne vous ferai pas l'injure de vous raconter le cheminement de l'histoire, tout le monde la connait, ici il est plus question d'expérience de lecture ! En effet, David Sala prend son temps pour véhiculer les émotions perçues par les protagonistes, une main en frôlant une autre dans un découpage saccadé ou encore un visage puis un nez sentant les effluves environnantes, vous serez plongés à leurs côtés voire à leur place parfois ! Une bien belle édition pour un très beau livre à la pagination conséquente, qui risque fort de bousculer votre vision du mythe Frankenstein ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/frankenstein-9782203292710/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. Kevin Nivek

    Frankenstein

    Après le réalisateur Guillermo del Torro sur Netflix, c'est au tour de David Sala de poser sa version du grand roman de Mary Shelley : Frankenstein. Cette histoire ne vieillit pas et trouve même de nouveaux échos aux actualités récentes, une oeuvre intemporelle assurément. D'emblée on est frappé par le ton graphique donné, de la couleur pour des planches tirant vers l'impressionnisme avec une touche de Klimt pour la lumière et les visages. L'artiste s'amuse avec les proportions avec parfois des escaliers démesurément grands par rapport aux personnages, ou encore l'immensité de la nature environnant ces mêmes âmes en peine dans des cases se rapprochant de toiles de maîtres avec une silhouette perdue au milieu de dégradés et de reliefs. Le costume donné au monstre illustre parfaitement la volonté de l'auteur, avec un patchwork de couleurs tel une queue de paon virevoltant et tranchant avec les couleurs sombres du créateur Victor Frankenstein, torturé à souhait ! Ainsi la lumière vient de la laideur physique d'un géant rapiécé aux yeux vairons, perdu, cherchant un père qui le rejette et victime d'une société toujours aussi méfiante de "l'autre". On suit donc en parallèle le parcours des deux personnages dans une adaptation fidèle à la narration du livre, avec toute la dramaturgie que cela implique tant leurs liens sont compliqués ! Je ne vous ferai pas l'injure de vous raconter le cheminement de l'histoire, tout le monde la connait, ici il est plus question d'expérience de lecture ! En effet, David Sala prend son temps pour véhiculer les émotions perçues par les protagonistes, une main en frôlant une autre dans un découpage saccadé ou encore un visage puis un nez sentant les effluves environnantes, vous serez plongés à leurs côtés voire à leur place parfois ! Une bien belle édition pour un très beau livre à la pagination conséquente, qui risque fort de bousculer votre vision du mythe Frankenstein !
  7. Kevin Nivek

    L'élu

    Titre de l'album : L'élu Scenariste de l'album : Fulvio Risuelo Dessinateur de l'album : Antonio Pronostico Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Un jeune poète participe à un petit festival littéraire. Dans l'indifférence générale, deux hommes en costume-cravate se dirigent vers le stand où sont exposées ses oeuvres. Ils les parcourent et acquiescent ostensiblement : ses compositions sont belles et, qui plus est, elles sont écrites à la main. C'est de lui qu'ils ont besoin, dans le grand bureau étrange où ils travaillent... pour notre poète, c'est le début d'une ascension incontrôlable et dangereuse. Critique : C'est une oeuvre pour le moins énigmatique que nous livre le duo italien Risuelo et Pronostico avec cet "élu" poète aux prises avec une curieuse entreprise ! Repéré lors d'un festival de littérature pour ces poèmes mais aussi et surtout pour sa qualité d'écriture manuscrite, Petrullo notre "héros" se voit proposer une embauche dans un établissement aux pratiques étonnantes ! Notre poète et ses univers oniriques contrastent énormément avec cet univers corporatiste froid et incompréhensible, tout comme l'architecture brutaliste des bâtiments environnant Petrullo, tranchant avec son art différent mais toujours caché aux lecteurs(trices). Le scénariste sépare ce qui s'apparente à de micro-chapitres avec des pages gribouillées d'un semblant de storyboard, ou de journal intime visuel du héros ! Très surprenant de prime abord puis on s'y habitue car la lecture reste fluide et aérée. Il faut dire que le dessinateur Antonio Pronostico apporte une identité visuelle forte au graphisme ! Dans un mélange de réalisme, de caricatures et de surréalisme, il expose son talent avec des décors géométriques saisissants et des silhouettes stylisées mais peu expressives. Une impression dérangeante par moment mais qui reste captivante à travers les nombreux mystères entourant cette société. On peut imaginer que l'écriture cursive de Petrullo est censée faire le lien entre le travail déshumanisant et la création artistique plus chaleureuse ! Une grande et belle accroche visuelle mais une histoire ne livrant pas LE pourquoi du comment, ou alors cela m'a échappé ! Pour les amateurs de mystères et de récits bousculant les codes ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bedetheque.com/BD-Elu-Risuelo-Pronostico-L-Elu-537035.html#/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. Kevin Nivek

    L'élu

    C'est une oeuvre pour le moins énigmatique que nous livre le duo italien Risuelo et Pronostico avec cet "élu" poète aux prises avec une curieuse entreprise ! Repéré lors d'un festival de littérature pour ces poèmes mais aussi et surtout pour sa qualité d'écriture manuscrite, Petrullo notre "héros" se voit proposer une embauche dans un établissement aux pratiques étonnantes ! Notre poète et ses univers oniriques contrastent énormément avec cet univers corporatiste froid et incompréhensible, tout comme l'architecture brutaliste des bâtiments environnant Petrullo, tranchant avec son art différent mais toujours caché aux lecteurs(trices). Le scénariste sépare ce qui s'apparente à de micro-chapitres avec des pages gribouillées d'un semblant de storyboard, ou de journal intime visuel du héros ! Très surprenant de prime abord puis on s'y habitue car la lecture reste fluide et aérée. Il faut dire que le dessinateur Antonio Pronostico apporte une identité visuelle forte au graphisme ! Dans un mélange de réalisme, de caricatures et de surréalisme, il expose son talent avec des décors géométriques saisissants et des silhouettes stylisées mais peu expressives. Une impression dérangeante par moment mais qui reste captivante à travers les nombreux mystères entourant cette société. On peut imaginer que l'écriture cursive de Petrullo est censée faire le lien entre le travail déshumanisant et la création artistique plus chaleureuse ! Une grande et belle accroche visuelle mais une histoire ne livrant pas LE pourquoi du comment, ou alors cela m'a échappé ! Pour les amateurs de mystères et de récits bousculant les codes !
  9. Kevin Nivek

    L'invisible

    Titre de l'album : L'invisible Scenariste de l'album : Ruben Del Rincon Dessinateur de l'album : Ruben Del Rincon Coloriste : Ruben Del Rincon Editeur de l'album : Ankama Note : Résumé de l'album : Après une fusillade dans le centre de Kiev, plusieurs personnes sont retrouvées mortes. Parmi les survivants, une Française de 60 ans est évacuée, hagarde. Personne ne la soupçonne, pourtant elle est à l'origine de tout. Mais comment en est-elle arrivée là ? Critique : La genèse de cette aventure est née dans un supermarché où l'auteur espagnol assista à une scène de vie hélas commune, en l'occurrence une vieille dame se faisant doubler dans la file d'attente comme si elle était "invisible" ! Nous voici donc plongés aux côtés de Valérie, 60 ans et rescapée d'un possible attentat à Kiev, choquée et mutique, elle semble amnésique pour couronner le tout ! Un oubli des événements récents, mais pas de son passé qui va ressurgir au fil de chapitres décrivant son histoire dans la résistance au Nicaragua, petit pays d'Amérique centrale en pleine dictature du régime de Somoza. Valérie fait le bilan de sa vie et ici ressurgit cette pauvre vieille dame du supermarché, en effet elle arrive à un âge où elle est veuve et ses deux enfants ont quitté le nid familial ! Seule, sans but ni "fonction" comme mère et femme, elle va devoir se recréer, trouver un nouveau but dans vie et quoi de mieux que déterrer son passé riche et savoir ce qu'est devenue son amie Gina elle aussi résistante active ! En auteur complet, Ruben Del Rincon signe un polar haletant, où le suspense et les révélations progressives tiennent le lecteur en suspens. L’intrigue, centrée sur une héroïne inattendue, est riche en rebondissements et en profondeur psychologique. Cette soixantenaire à priori inoffensive comme pivot de l’intrigue est audacieux et rafraîchissant dans le genre. Une belle édition avec une pagination conséquente pour un scénario maîtrisé avec des chapitres alternant passé et présent, le tout imagé par un trait à l'aquarelle très immersif. Il joue beaucoup avec les couleurs rendant des atmosphères bien différentes selon les contextes, les protagonistes sont englobés dans ce décors de façon subtile et tout à fait réaliste. Une histoire qui s’adresse aux amateurs de polars, de thrillers psychologiques et de récits à suspense, car il nous tient en haleine jusqu'à la dernière page 😉 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-invisible-9791033570165/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  10. Kevin Nivek

    L'invisible

    La genèse de cette aventure est née dans un supermarché où l'auteur espagnol assista à une scène de vie hélas commune, en l'occurrence une vieille dame se faisant doubler dans la file d'attente comme si elle était "invisible" ! Nous voici donc plongés aux côtés de Valérie, 60 ans et rescapée d'un possible attentat à Kiev, choquée et mutique, elle semble amnésique pour couronner le tout ! Un oubli des événements récents, mais pas de son passé qui va ressurgir au fil de chapitres décrivant son histoire dans la résistance au Nicaragua, petit pays d'Amérique centrale en pleine dictature du régime de Somoza. Valérie fait le bilan de sa vie et ici ressurgit cette pauvre vieille dame du supermarché, en effet elle arrive à un âge où elle est veuve et ses deux enfants ont quitté le nid familial ! Seule, sans but ni "fonction" comme mère et femme, elle va devoir se recréer, trouver un nouveau but dans vie et quoi de mieux que déterrer son passé riche et savoir ce qu'est devenue son amie Gina elle aussi résistante active ! En auteur complet, Ruben Del Rincon signe un polar haletant, où le suspense et les révélations progressives tiennent le lecteur en suspens. L’intrigue, centrée sur une héroïne inattendue, est riche en rebondissements et en profondeur psychologique. Cette soixantenaire à priori inoffensive comme pivot de l’intrigue est audacieux et rafraîchissant dans le genre. Une belle édition avec une pagination conséquente pour un scénario maîtrisé avec des chapitres alternant passé et présent, le tout imagé par un trait à l'aquarelle très immersif. Il joue beaucoup avec les couleurs rendant des atmosphères bien différentes selon les contextes, les protagonistes sont englobés dans ce décors de façon subtile et tout à fait réaliste. Une histoire qui s’adresse aux amateurs de polars, de thrillers psychologiques et de récits à suspense, car il nous tient en haleine jusqu'à la dernière page 😉
  11. Titre de l'album : Ce monde n'existe pas Scenariste de l'album : Martin Quenehen Dessinateur de l'album : Antoine Cossé Coloriste : Antoine Cossé Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : À la fin du XIX siècle, Jules, un officier français est envoyé au Japon, alors que s'achève l'ère Edo et que le pays du Soleil levant bascule... Embarqué dans la Guerre de l'Année du Dragon, Jules va découvrir un monde inconnu et rallier les derniers samouraïs. Au fil de son aventure, luttant contre les injustices de son temps et ses démons intérieurs, il va rencontrer Shizuka. Ce roman graphique, à la fois brutal et poétique, mêle passion, violence et souffle romantique, à travers le regard de celle qui va changer sa vision monde. Critique : Collaborateur de Bastien Vives sur la reprise de Corto Maltese (Casterman), Martin Quehen délivre ici un scénario prenant où romance et violence se croisent ! Nous suivons le récit de Shizuka, une prostitué japonaise narrant la vie de Jules vivant en France. En suivant le parcours de vie chaotique de Jules, on va comprendre peu à peu comment ces deux destins éloignés de milliers de kilomètres vont se croiser et s'aimer ! Jugé pour un crime qu'il n'a pas commis, Jules est condamné à mort, sa seule échappatoire étant la légion étrangère, il accepte et va peu à peu découvrir le monde qui l'entoure. Des guerres au Mexique puis au Japon sous l'ère Edo marquant la volonté du pays de s'ouvrir aux occidentaux et aller vers le modernisme, Jules connaîtra l'horreur des champs de bataille sur tous les fronts ! Dans ce nuage sombre de violence, une éclaircie va peu à peu illuminer sa vie et son destin : la rencontre de Shizuka. Ces deux écorchés vifs que la vie n'a pas gâté, vont s'aimer passionnément et découvrir peu à peu une autre raison de vivre. Il faut s'accrocher à cette histoire qui mérite vraiment le détour, et pour cela, il est nécessaire d'accepter le trait rond et simple à l'aquarelle de Antoine Cossé. On pense à des estampes sur papier Canson de prime abord, avec des couleurs pétantes, mais cela concerne les premières pages, le thème s'assombrissant ensuite avec la vie de Jules, il adapte son choix de couleurs pour une réelle immersion. On est clairement dans du roman graphique et cela pourrait décontenancer les amateurs de BD plus traditionnelles, mais il faut persévérer dans la lecture pour mieux apprécier son trait subtil et expressif. D'autant que l'histoire est maîtrisée et prenante à plus d'un titre. On voyage aux côtés de Jules vers un pays au soleil levant synonyme de promesses et de rédemption, pour une histoire d'amour passionnante et passionnée ! Vous comprendrez bien mieux en fin de lecture le sens du titre 😉 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/ce-monde-n-existe-pas/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. Kevin Nivek

    Ce monde n'existe pas

    Collaborateur de Bastien Vives sur la reprise de Corto Maltese (Casterman), Martin Quehen délivre ici un scénario prenant où romance et violence se croisent ! Nous suivons le récit de Shizuka, une prostitué japonaise narrant la vie de Jules vivant en France. En suivant le parcours de vie chaotique de Jules, on va comprendre peu à peu comment ces deux destins éloignés de milliers de kilomètres vont se croiser et s'aimer ! Jugé pour un crime qu'il n'a pas commis, Jules est condamné à mort, sa seule échappatoire étant la légion étrangère, il accepte et va peu à peu découvrir le monde qui l'entoure. Des guerres au Mexique puis au Japon sous l'ère Edo marquant la volonté du pays de s'ouvrir aux occidentaux et aller vers le modernisme, Jules connaîtra l'horreur des champs de bataille sur tous les fronts ! Dans ce nuage sombre de violence, une éclaircie va peu à peu illuminer sa vie et son destin : la rencontre de Shizuka. Ces deux écorchés vifs que la vie n'a pas gâté, vont s'aimer passionnément et découvrir peu à peu une autre raison de vivre. Il faut s'accrocher à cette histoire qui mérite vraiment le détour, et pour cela, il est nécessaire d'accepter le trait rond et simple à l'aquarelle de Antoine Cossé. On pense à des estampes sur papier Canson de prime abord, avec des couleurs pétantes, mais cela concerne les premières pages, le thème s'assombrissant ensuite avec la vie de Jules, il adapte son choix de couleurs pour une réelle immersion. On est clairement dans du roman graphique et cela pourrait décontenancer les amateurs de BD plus traditionnelles, mais il faut persévérer dans la lecture pour mieux apprécier son trait subtil et expressif. D'autant que l'histoire est maîtrisée et prenante à plus d'un titre. On voyage aux côtés de Jules vers un pays au soleil levant synonyme de promesses et de rédemption, pour une histoire d'amour passionnante et passionnée ! Vous comprendrez bien mieux en fin de lecture le sens du titre 😉
  13. Le palais de la Porte dorée construit à l'occasion de l'exposition coloniale internationale de 1931 est un édifice situé dans le 12ème arrondissement, abritant aujourd'hui le musée de l'histoire de l'immigration. C'est en ce lieux presque centenaire que Anna et Idriss vont aller à la rencontre de leurs origines au cours d'une visite scolaire. Suite à des querelles d'ados, les deux lycéens vont se retrouver à l'écart dans des coins inaccessibles au public et vont entrer en contact avec l'Histoire de leurs descendants. Des objets s'animent, le dessinateur adapte son trait et ses couleurs pour nous transporter bien des années en arrière pour neuf récits d'exil couvrant plusieurs époques et origines. Ces histoires personnelles racontées par une pièce de musée rend tangibles et émotionnelles ces histoires familiales souvent abstraites pour les jeunes comme Anna et Idriss. Le vocabulaire "djeun" utilisé par la scénariste accrochera les ados dans cette "bd-doc" offrant une vision humaine et historique d'un sujet souvent stigmatisé et galvaudé. La France s'est construite avec une histoire de migrations et de rencontres au fil des siècles et les annexes en fin d'album enrichissant le récit vous apporteront chiffres à l'appui, de quoi tordre le coup aux théories de "grand remplacement" véhiculées par certains groupuscules politiques. "Les voyageurs de la porte dorée" est une BD documentaire réussie, rendant hommage à la diversité et à la complexité de l'histoire migratoire française, tout en captivant son public par une narration inventive et adaptée.
  14. Titre de l'album : Les voyageurs de la porte dorée - Une histoire française des migrations Scenariste de l'album : Flore talamon Dessinateur de l'album : Bruno Loth Coloriste : Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Deux adolescents égarés dans un musée explorent, à travers neuf récits d'exil, l'histoire migratoire française. Un album réalisé en partenariat avec le Palais de la Porte Dorée - musée national de l'Histoire de l'immigration. Lors d'une visite scolaire au musée national de l'Histoire de l'immigration, Anna et Idriss se retrouvent enfermés dans la réserve des collections. Peu à peu, les objets s'animent et leur confient l'histoire de leurs anciens propriétaires, immigrés en France depuis le 18e siècle. À travers ces récits, les adolescents découvrent la richesse de l'histoire des migrations et renouent avec leur propre héritage familial. Critique : Le palais de la Porte dorée construit à l'occasion de l'exposition coloniale internationale de 1931 est un édifice situé dans le 12ème arrondissement, abritant aujourd'hui le musée de l'histoire de l'immigration. C'est en ce lieux presque centenaire que Anna et Idriss vont aller à la rencontre de leurs origines au cours d'une visite scolaire. Suite à des querelles d'ados, les deux lycéens vont se retrouver à l'écart dans des coins inaccessibles au public et vont entrer en contact avec l'Histoire de leurs descendants. Des objets s'animent, le dessinateur adapte son trait et ses couleurs pour nous transporter bien des années en arrière pour neuf récits d'exil couvrant plusieurs époques et origines. Ces histoires personnelles racontées par une pièce de musée rend tangibles et émotionnelles ces histoires familiales souvent abstraites pour les jeunes comme Anna et Idriss. Le vocabulaire "djeun" utilisé par la scénariste accrochera les ados dans cette "bd-doc" offrant une vision humaine et historique d'un sujet souvent stigmatisé et galvaudé. La France s'est construite avec une histoire de migrations et de rencontres au fil des siècles et les annexes en fin d'album enrichissant le récit vous apporteront chiffres à l'appui, de quoi tordre le coup aux théories de "grand remplacement" véhiculées par certains groupuscules politiques. "Les voyageurs de la porte dorée" est une BD documentaire réussie, rendant hommage à la diversité et à la complexité de l'histoire migratoire française, tout en captivant son public par une narration inventive et adaptée. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-voyageurs-de-la-porte-doree-une-histoire-francaise-des-migrations/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  15. Pour sa première incursion dans le monde du 9ème art, Lila Albanese a souhaité raconter les grandes difficultés ayant jalonné sa grossesse. Suite à ce qui s'apparente en général à une excellente nouvelle pour les futurs parents, Lila tombe au contraire dans un monde inconnu jusqu'alors ou du moins enfoui (vous verrez pourquoi) : la souffrance psychique. Angoisses profondes se manifestant par des attaques de panique et une peur de mourir, perte de l'estime de soi et surtout, Lila va éprouver de sérieux doutes sur la continuité ou pas de sa grossesse ! Elle est hospitalisé en HP (hôpital psychiatrique) et débute alors une immersion dans cet univers peu commun et formidablement décrit dans ces pages. Avec l'illustratrice Claire Paq, elle nous immerge totalement dans ces lieux, nous faisant part de ses impressions et observations constatées sur place. Sensations olfactives, auditives et visuelles, vous serez plongés avec elle in situ et pour avoir travaillé dans un institut de ce genre, je peux vous assurer que tout est vrai et parfaitement retranscrit ! Entretiens avec le psychiatre, posologies médicamenteuses, rencontres avec les autres patients, vous partagerez sa vie jusqu'aux rêves de Lila dans ses nuits trop courtes ! J'ai beaucoup apprécié l'allusion à la toile de Munch et son fameux "Le cri" , oeuvre tellement représentative des émotions humaines. Un jour le diagnostique tombe et enfin peut commencer la thérapie qui va mener Lila vers ses origines et un début d'acceptation de soi et par la même de l'être grandissant en elle. Une lecture poignante qui dépeint remarquablement les atteintes psychiatriques, encore à ce jour compliquées à saisir par certaines personnes car ce n'est pas "organique" comme un cancer ou une pathologie cardiaque.
  16. Titre de l'album : Corps à corps - Enceinte et bipolaire Scenariste de l'album : Lila Albanese Dessinateur de l'album : Claire Paq Coloriste : Claire Paq Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Lorsqu’elle découvre sa grossesse, Lila bascule. Une angoisse fulgurante la saisit, sa santé mentale s’effondre. Elle ne peut plus rester chez elle, a besoin d’être prise en charge et annonce à son compagnon qu’elle ne gardera peut-être pas ce futur enfant. À sa demande, elle est admise en clinique psychiatrique. C’est dans l’étrangeté de cet univers inconnu que Lila doit prendre une décision grave avant la fin du délai légal : avorter ou rester enceinte malgré son état psychique invivable. Le docteur qui la suit lui apprend alors qu’elle fait une « dépression prénatale » et que cela touche plus de 10% des femmes enceintes ; de plus, il la diagnostique bipolaire et lui propose un traitement ; après dix années d’errance thérapeutique, un timide espoir apparaît. Mais avec lui, de nouvelles interrogations : peut-on être mère quand on est bipolaire ? Critique : Pour sa première incursion dans le monde du 9ème art, Lila Albanese a souhaité raconter les grandes difficultés ayant jalonné sa grossesse. Suite à ce qui s'apparente en général à une excellente nouvelle pour les futurs parents, Lila tombe au contraire dans un monde inconnu jusqu'alors ou du moins enfoui (vous verrez pourquoi) : la souffrance psychique. Angoisses profondes se manifestant par des attaques de panique et une peur de mourir, perte de l'estime de soi et surtout, Lila va éprouver de sérieux doutes sur la continuité ou pas de sa grossesse ! Elle est hospitalisé en HP (hôpital psychiatrique) et débute alors une immersion dans cet univers peu commun et formidablement décrit dans ces pages. Avec l'illustratrice Claire Paq, elle nous immerge totalement dans ces lieux, nous faisant part de ses impressions et observations constatées sur place. Sensations olfactives, auditives et visuelles, vous serez plongés avec elle in situ et pour avoir travaillé dans un institut de ce genre, je peux vous assurer que tout est vrai et parfaitement retranscrit ! Entretiens avec le psychiatre, posologies médicamenteuses, rencontres avec les autres patients, vous partagerez sa vie jusqu'aux rêves de Lila dans ses nuits trop courtes ! J'ai beaucoup apprécié l'allusion à la toile de Munch et son fameux "Le cri" , oeuvre tellement représentative des émotions humaines. Un jour le diagnostique tombe et enfin peut commencer la thérapie qui va mener Lila vers ses origines et un début d'acceptation de soi et par la même de l'être grandissant en elle. Une lecture poignante qui dépeint remarquablement les atteintes psychiatriques, encore à ce jour compliquées à saisir par certaines personnes car ce n'est pas "organique" comme un cancer ou une pathologie cardiaque. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.amazon.fr/Corps-%C3%A0-corps-Enceinte-bipolaire/dp/2368466673/ref=sr_1_1?dib=eyJ2IjoiMSJ9.8OrXYMVq_tHFAXrWZI9x4w.6lQZWeQzpK4rPSd57XlmaNMwhiield8m6mh63nxagek&dib_tag=se&keywords=9782368466674&qid=1773836645&sr=8-1/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  17. Titre de l'album : Les sacrifiés du paradis - Enquête au cœur du colonialisme vert Scenariste de l'album : Guillaume Blanc Dessinateur de l'album : Chico Coloriste : Chico Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : " Il faut sauver la nature africaine ! " La mission débute en 1961 et depuis, d'immenses parcs sont créés, vierges et sauvages. Mais ce rêve d'Afrique a un prix : le sacrifice de millions de paysans, expulsés, de force. Grâce au Projet spécial africain, l'Unesco, le WWF et les colons devenus experts internationaux continuent de sauver en Afrique la nature qu'ils ont perdue chez eux, en Occident. Mais quand un garde de parc éthiopien est assassiné, l'enquête débute et, très vite, elle révèle une Afrique fantasmée, et la violence d'un colonialisme vert pesant sur des millions d'Africains. Hier, comme aujourd'hui. Critique : Historien de l'Afrique et de l'environnement, Guillaume Blanc nous livre une passionnante histoire vraie dans les parcs nationaux africains et plus précisément le simien, une vaste réserve éthiopienne. Tout débute par une fusillade mortelle, qui est mort, pourquoi et dans quelles circonstances ? Cette mort servira de toile de fond à de vastes explications sur le fonctionnement de ces parcs ! En effet, on découvre juste après la période de décolonisation une volonté des occidentaux de préserver coûte que coûte ces étendues naturelles. Protéger l'écosystème, laisser les bêtes se reproduire et la forêt se développer, tout ceci semble logique, mais peut dissimuler des intentions bien plus opaques ! Sous couvert des associations donatrices, des agents sont missionnés sur place afin de faire respecter les consignes de préservation, collégialement avec les autorités locales. Déplacement de populations rurales, transhumances interdites sur les lieux, idem pour la coupe du bois et la culture des terres, les parcs doivent être protégés de toute intrusion, même par ses propres habitants ! Un comble quand on voit le tourisme des occidentaux sur ces mêmes lieux... Dans ce travail bicéphale, chacun en tire des bénéfices, les seuls à en pâtir sont donc ces populations paysannes reculées, "invitées" à dégager ! C'est certes un peu complexe mais vous comprendrez bien mieux les enjeux et les difficultés récurrentes de l'Afrique de l'est et ses réserves naturelles, une fois l'ouvrage terminé. Chico illustre cette histoire d'un trait semi-réaliste, il s'efforce de bien différencier les visages dans cette grande galerie d'intervenants, tout en représentant au mieux les magnifiques paysages. Un roman graphique s'adressant aux lecteurs intéressés par les questions environnementales, les enjeux postcoloniaux et les injustices sociales. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-sacrifies-du-paradis-enquete-au-coeur-du-colonialisme-vert/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  18. Historien de l'Afrique et de l'environnement, Guillaume Blanc nous livre une passionnante histoire vraie dans les parcs nationaux africains et plus précisément le simien, une vaste réserve éthiopienne. Tout débute par une fusillade mortelle, qui est mort, pourquoi et dans quelles circonstances ? Cette mort servira de toile de fond à de vastes explications sur le fonctionnement de ces parcs ! En effet, on découvre juste après la période de décolonisation une volonté des occidentaux de préserver coûte que coûte ces étendues naturelles. Protéger l'écosystème, laisser les bêtes se reproduire et la forêt se développer, tout ceci semble logique, mais peut dissimuler des intentions bien plus opaques ! Sous couvert des associations donatrices, des agents sont missionnés sur place afin de faire respecter les consignes de préservation, collégialement avec les autorités locales. Déplacement de populations rurales, transhumances interdites sur les lieux, idem pour la coupe du bois et la culture des terres, les parcs doivent être protégés de toute intrusion, même par ses propres habitants ! Un comble quand on voit le tourisme des occidentaux sur ces mêmes lieux... Dans ce travail bicéphale, chacun en tire des bénéfices, les seuls à en pâtir sont donc ces populations paysannes reculées, "invitées" à dégager ! C'est certes un peu complexe mais vous comprendrez bien mieux les enjeux et les difficultés récurrentes de l'Afrique de l'est et ses réserves naturelles, une fois l'ouvrage terminé. Chico illustre cette histoire d'un trait semi-réaliste, il s'efforce de bien différencier les visages dans cette grande galerie d'intervenants, tout en représentant au mieux les magnifiques paysages. Un roman graphique s'adressant aux lecteurs intéressés par les questions environnementales, les enjeux postcoloniaux et les injustices sociales.
  19. Pour sa première parution chez Delcourt, l'auteure complète Alicia Jade nous expose sa vision philosophique et sociale de l'idée du couple hétéro aujourd'hui. Ce rapport humain repose en effet sur un frêle équilibre qu'il appartient aux deux membres du couple de respecter et surtout, favoriser. Mais des siècles de domination patriarcale ne s'effacent pas d'un coup de baguette magique et avec l'aide d'exemples précis et de cas concrets sur un couple, elle nous expose les difficultés rencontrées par la femme dans ce type de relation. Vous découvrirez que les notions de capitalisme et individualisme sont étroitement liées et entretiennent cette "domination" masculine. Elle définit ces nouveaux concepts tels que "male gaze" et sa métaphore brillante avec le panoptique, mais aussi ce mécanisme d'emprise nommé "gaslighting". C'est effectivement une lecture empreinte de féminisme mais je pense sincèrement qu'elle peut et doit s'adresser aux hommes estimant encore de nos jours au XXIème siècle que les tâches ménagères incombent aux femmes. L'humour reste très présent comme vecteur à travers les péripéties que rencontre Molly et les répercussions sur son entourage. J'ai découvert ce terme de "contre-soirée" qui une fois expliqué par l'auteure, s'avère on ne peut plus vrai, idem pour les discussions dans ces espaces éloignés du tumulte festif. Un roman graphique à partager pour croire à l'amour autrement 😉
  20. Titre de l'album : L'amour c'est nul ! (Je ne recommande pas ce produit) Scenariste de l'album : Alicia Jacte Dessinateur de l'album : Alicia Jacte Coloriste : Alicia Jacte Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : À travers le parcours d'une jeune femme confrontée aux injonctions de l'amour hétéronormé, Alicia Jacte signe une exploration sociologique brillante d'une société où patriarcat, individualisme et capitalisme pèsent lourd sur les rapports humains. Comment Molly, moineau insipide, s'est-elle métamorphosée en rockstar après sa rupture avec Gustave ? Et pourquoi c'est dans les contre-soirées de salle de bains qu'on fait les meilleures révolutions ?! Sous la forme d'une fable tragi-comique et sociologique soigneusement documentée, Alicia Jacte questionne l'amour hétéronormé. Critique : Pour sa première parution chez Delcourt, l'auteure complète Alicia Jade nous expose sa vision philosophique et sociale de l'idée du couple hétéro aujourd'hui. Ce rapport humain repose en effet sur un frêle équilibre qu'il appartient aux deux membres du couple de respecter et surtout, favoriser. Mais des siècles de domination patriarcale ne s'effacent pas d'un coup de baguette magique et avec l'aide d'exemples précis et de cas concrets sur un couple, elle nous expose les difficultés rencontrées par la femme dans ce type de relation. Vous découvrirez que les notions de capitalisme et individualisme sont étroitement liées et entretiennent cette "domination" masculine. Elle définit ces nouveaux concepts tels que "male gaze" et sa métaphore brillante avec le panoptique, mais aussi ce mécanisme d'emprise nommé "gaslighting". C'est effectivement une lecture empreinte de féminisme mais je pense sincèrement qu'elle peut et doit s'adresser aux hommes estimant encore de nos jours au XXIème siècle que les tâches ménagères incombent aux femmes. L'humour reste très présent comme vecteur à travers les péripéties que rencontre Molly et les répercussions sur son entourage. J'ai découvert ce terme de "contre-soirée" qui une fois expliqué par l'auteure, s'avère on ne peut plus vrai, idem pour les discussions dans ces espaces éloignés du tumulte festif. Un roman graphique à partager pour croire à l'amour autrement 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-amour-c-est-nul-je-ne-recommande-pas-ce-produit/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  21. Kevin Nivek

    Les basses oeuvres

    Je ne l'ai pas vu venir celui-là ! Prenez les malfrats de Pulp fiction et Fargo, ajoutez une stripteaseuse malgré elle et un soupçon de super-héros maladroit façon Kick ass, vous aurez une petite idée de ce qui vous attends dans ce pavé de plus de 400 pages ! Oh, j'oubliais un humour irrévérencieux et un langage "fleuri" qui vont vous accompagner tout du long, ne pouvant vous empêcher de vous marrer devant la bêtise humaine incarnée 🙂 On suit donc le quotidien d'un organisme mafieux tenu par Don Burine et ses hommes de main. Une belle brochette de gueules différentes, aux aspirations diverses compose cet univers avec un scénariste distillant peu à peu les motivations de chacun. On parle de sept personnages truculents qui évoluent au fil des pages vers une direction que vous ne voulez, ou ne pouvez pas imaginer 😉 Vices, malices et jalousies, tous les coups sont permis ! Chacun amène sa pierre à un édifice qui a tout du château de cartes prêt à s'effondrer, car le final est tel que décrit dans le pitch : explosif ! Pour illustrer ces (més)aventure, Nico Gems qui réalise ici sa première incursion véritable après des passages dans Metal hurlant. Son style emprunte au manga et aux comics avec des personnages très expressifs et reconnaissables. Il délivre un graphisme nerveux et anguleux dans des planches aérées laissant la part belle aux réactions des protagonistes et à l'action. Car tout va très vite dans cette lecture ultra dynamique avec peu de textes longs au profit de discussions ciselées au couteau dans un verbe argotique poilant. Mon bémol serait sur les scènes de bastons, bien trop chargées où je ne sais plus à qui est ce bras ou cette face réduite en bouillie, ah oui, la violence est assez prononcée, on est dans un récit mafieux quand même 😉 . C'est donc une bien belle découverte qui m'a fait rire très souvent avec ses dialogues désopilants, je recommande !
  22. Titre de l'album : Les basses oeuvres Scenariste de l'album : El Diablo Dessinateur de l'album : Nico Gems Coloriste : Nico Gems Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Des gangsters, une stripteaseuse, un flic et un justicier raté... Sept destins qui s'entrechoquent jusqu'à l'effondrement brutal d'un empire ! Don Burine l'ignore encore : son règne vacille. Zara, stripteaseuse endettée, a hypnotisé Gabino, son homme de confiance. Cesare, l'autre pilier du gang, manigance pour prendre la place du patron. Amanda, la femme du boss, rêve elle aussi de s'emparer du pouvoir. Sam Doomis, prêt à tout pour regagner son badge à LA, veut faire tomber l'organisation. Et El Chupacabra, justicier persuadé que Burine est un héros, tente de protéger Portfield. Avec le gang rival Mendoza prêt à fondre sur la ville, l'explosion est imminente... Critique : Je ne l'ai pas vu venir celui-là ! Prenez les malfrats de Pulp fiction et Fargo, ajoutez une stripteaseuse malgré elle et un soupçon de super-héros maladroit façon Kick ass, vous aurez une petite idée de ce qui vous attends dans ce pavé de plus de 400 pages ! Oh, j'oubliais un humour irrévérencieux et un langage "fleuri" qui vont vous accompagner tout du long, ne pouvant vous empêcher de vous marrer devant la bêtise humaine incarnée 🙂 On suit donc le quotidien d'un organisme mafieux tenu par Don Burine et ses hommes de main. Une belle brochette de gueules différentes, aux aspirations diverses compose cet univers avec un scénariste distillant peu à peu les motivations de chacun. On parle de sept personnages truculents qui évoluent au fil des pages vers une direction que vous ne voulez, ou ne pouvez pas imaginer 😉 Vices, malices et jalousies, tous les coups sont permis ! Chacun amène sa pierre à un édifice qui a tout du château de cartes prêt à s'effondrer, car le final est tel que décrit dans le pitch : explosif ! Pour illustrer ces (més)aventure, Nico Gems qui réalise ici sa première incursion véritable après des passages dans Metal hurlant. Son style emprunte au manga et aux comics avec des personnages très expressifs et reconnaissables. Il délivre un graphisme nerveux et anguleux dans des planches aérées laissant la part belle aux réactions des protagonistes et à l'action. Car tout va très vite dans cette lecture ultra dynamique avec peu de textes longs au profit de discussions ciselées au couteau dans un verbe argotique poilant. Mon bémol serait sur les scènes de bastons, bien trop chargées où je ne sais plus à qui est ce bras ou cette face réduite en bouillie, ah oui, la violence est assez prononcée, on est dans un récit mafieux quand même 😉 . C'est donc une bien belle découverte qui m'a fait rire très souvent avec ses dialogues désopilants, je recommande ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-basses-oeuvres/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  23. Kevin Nivek

    Cécile la Shérif

    Pour sa première BD, le journaliste/auteur Victor Coutard s'est inspiré du métier de sa mère avocate de profession, pour créer ce personnage de jeune femme déterminée à faire justice dans un monde qui lui en refuse l’accès. Il lui a même donné son prénom : Cécile ! Dans cette aventure menée tambours battants, la jeune femme badass est déterminée à faire régner la justice n'hésitant pas à prononcer les phrases de grands noms de l'histoire du droit. Elle ne se gêne pas pour rappeler à juste titre que la justice est une femme, aveugle certes mais bel et bien une femme agissant de façon égalitaire pour tout le monde. Ses pérégrinations vont la mener vers une Amérique naissante, dans la ville de Mobile non loin de la Nouvelle-Orléans, Cécile venant elle de la bonne ville d'Orléans d'ailleurs 😉 ! C'est donc sur cette terre fertile où la notion de droit égalitaire demeure relative, qu'elle va hériter du titre de shérif local et vouloir mettre en place son idéal juridique. Des rebondissements à chaque instant, un rythme effréné en suivant ses aventures, une touche d'humour et de nombreuses références au Droit avec un D majuscule, voilà ce qui vous attend dans ce western qui a oublié les spaghettis ! Le dessinateur Walter Coutard signe lui aussi sa première incursion dans le monde du neuvième art avec un trait aux multiples inspirations. C'est presque un style cartoon avec une sur-expressivité des personnages, mais il n'oublie pas de magnifier les paysages en donnant de la profondeur et une belle palette de couleurs chaudes. Il dégage une belle énergie dans les cases en se mettant au diapason d'un récit aussi dynamique que son héroïne ! Une belle réflexion sur la place des femmes et la justice avec des annexes très intéressantes en fin d'album. A découvrir.
  24. Titre de l'album : Cécile la Shérif Scenariste de l'album : Victor Coutard Dessinateur de l'album : Walter Guissard Coloriste : Walter Guissard Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Jeune ingénue un tantinet badass, Cécile n'a qu'une idée en tête, faire justice ! Mais, en 1848, la magistrature reste totalement hermétique à la gente féminine, soit-elle fille de procureur. Alors qu'à cela ne tienne, après une nuit un rien alcoolisée, Cécile part avec son ami de beuverie, Louis-Moreau Gottschalk, pour une Amérique en pleine ruée vers l'or, où tout semble possible. Le chemin, semé d'embuches, sera l'occasion pour Cécile de montrer ses talents de juriste, d'oratrice et de fine gachette (entre autres), jusqu'à son arrivée à Mobile où le destin finira par lui agrafer une étoile de shérif au revers de sa veste. Ce ne sera pas sans y laisser quelques plumes... (mais sans goudron !) Critique : Pour sa première BD, le journaliste/auteur Victor Coutard s'est inspiré du métier de sa mère avocate de profession, pour créer ce personnage de jeune femme déterminée à faire justice dans un monde qui lui en refuse l’accès. Il lui a même donné son prénom : Cécile ! Dans cette aventure menée tambours battants, la jeune femme badass est déterminée à faire régner la justice n'hésitant pas à prononcer les phrases de grands noms de l'histoire du droit. Elle ne se gêne pas pour rappeler à juste titre que la justice est une femme, aveugle certes mais bel et bien une femme agissant de façon égalitaire pour tout le monde. Ses pérégrinations vont la mener vers une Amérique naissante, dans la ville de Mobile non loin de la Nouvelle-Orléans, Cécile venant elle de la bonne ville d'Orléans d'ailleurs 😉 ! C'est donc sur cette terre fertile où la notion de droit égalitaire demeure relative, qu'elle va hériter du titre de shérif local et vouloir mettre en place son idéal juridique. Des rebondissements à chaque instant, un rythme effréné en suivant ses aventures, une touche d'humour et de nombreuses références au Droit avec un D majuscule, voilà ce qui vous attend dans ce western qui a oublié les spaghettis ! Le dessinateur Walter Coutard signe lui aussi sa première incursion dans le monde du neuvième art avec un trait aux multiples inspirations. C'est presque un style cartoon avec une sur-expressivité des personnages, mais il n'oublie pas de magnifier les paysages en donnant de la profondeur et une belle palette de couleurs chaudes. Il dégage une belle énergie dans les cases en se mettant au diapason d'un récit aussi dynamique que son héroïne ! Une belle réflexion sur la place des femmes et la justice avec des annexes très intéressantes en fin d'album. A découvrir. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/cecile-la-sherif/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  25. Kevin Nivek

    Super gau

    La collection Auxconfins de l'éditeur Steinkis s'enrichit d'un nouvel opus imaginant les répercussions de la catastrophe de Fukushima sur un groupe d'individus vivant à Berlin ! Un effet papillon de 13000 km avec des effets cependant assez flous sur la lecture. En effet, on suit ces huit protagonistes évoluant dans la capitale allemande, ils ne se connaissent pas mais le hasard (ou pas !) va les faire se croiser comme si les fils du destin se mélangeaient tel un plat de spaghettis. L'idée de base est intéressante, mais l'auteure complète s'égare un peu dans des élucubrations parfois abracadabrantesques au risque de perdre aussi le lecteur. Certes les visages sont reconnaissables, de son trait fin et élégant enrichi de lavis donnant de la profondeur et un réalisme aux planches, mais huit âmes s'entrechoquant représente peut-être un défi un peu grand pour un seul tome. D'autant que malgré la pagination conséquente, il subsiste peu de dialogues, l'auteure laisse le silence et la contemplation s'installer parfois dans un découpage faisant la part belle au ressenti des personnes cases après cases. Un effet cinématographique intéressant très bien mis en image par le talent de l'artiste italienne ! Pour son premier ouvrage en solo, Bea Davies nous offre toute l'étendue de son talent de dessinatrice, mais peine un peu dans le rythme et l'enchainement des événements ponctuant son scénario. Le meilleur est à venir 🙂
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