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J'ai beaucoup aimé l'approche de l'autrice pour raconter son histoire. Le récit d'une relation amoureuse où la violence s'est invitée, l'histoire d'une femme qui, tout en étant parfaitement consciente qu'elle est une victime, ne se pose pas en martyre. Elle reconstruit le cheminement qui l'a amené à ces instants dramatiques tout en mettant en avant l'importance de ses sentiments. Elle ne devient pas non plus accusatrice. Oui, les faits de violence sont énoncés et le coupable est clairement désigné mais le sentiment qui ressort est différent. S'il est évident que cette violence n'aurait jamais due avoir lieue, les causes semblent plus tenir de la malchance que d'une volonté de vouloir faire le mal. La fin du livre est étonnamment touchante car elle souhaite le bonheur à son ex-compagnon. C'est une introspection très intéressante, j'ai souvent entendu des gens se demander comment une femme peut rester avec un conjoint violent ; ici, on comprend. C'est l'amour qui porte la relation, qui fait croire que l'on peut surmonter tous les problèmes, qui est assez puissant pour changer l'autre, qui nous submerge tellement qu'il nous donne un espoir, parfois aveugle, de se dire que tout s'arrangera. Et puis surtout un amour qui nous fait nous sentir vivant. J'ai été touchée par la partie où l'autrice parle de ce qu'elle a laissé dans cette relation, un constat qui n'est pas uniquement valable dans son cas mais dans n'importe quelle relation qui se finit sans que l'amour soit tari, sans pour autant qu'il y ait forcément de la violence. Je m'y suis retrouvée et je me suis dit que moi aussi, j'ai laissé une partie de mon cœur auprès de celui que j'ai aimé. Mais le livre de Laurence Audras va plus loin. Aurait-elle pu changer quelque chose ? Était-ce évitable ? Et surtout comment se reconstruire ? Comment vivre avec ce que cette histoire lui a apporté de bien comme de mal ? Il faut aussi parler du graphisme, parfois très clair, parfois symbolique et utilisant des métaphores visuelles, ce sont des moments de vie et des sentiments. La mise en page entre le texte et les dessins est intelligemment réfléchie et met en avant les points importants. Ce fut une lecture prenante, marquante et profondément humaine. Merci Mme Audras pour ce partage ! A noter que tous les droits d'auteur seront reversés à une association engagée contre les violences faites aux femmes !!
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Titre de l'album : Mal Aimer Scenariste de l'album : Laurence Audras Dessinateur de l'album : Laurence Audras Coloriste : Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : Elle a quitté un homme violent. Qu'elle a aimé pourtant. Mal aimer raconte cette contradiction difficile à admettre : avoir été victime et avoir aimé. Laurence Audras refuse les simplifications. Elle dit la violence subie, mais aussi le manque, le désir, le chagrin - ce qui dérange, ce qui fait honte, ce que l'on intime souvent de taire. En revenant sur son passé, elle interroge ce qui rend possible la domination. Comment aimer quand on n'a pas appris à être aimée ? Car partir ne suffit pas. Il faut aussi survivre à l'injonction de se reconstruire vite et, de préférence, sans bruit. Mal aimer ne cherche ni à excuser ni à réparer : il tente de sauver quelque chose de plus fragile et vital - la capacité d'aimer encore, sans se perdre. Tous les droits d'auteure seront reversés à une association engagée contre les violences faites aux femmes. Critique : J'ai beaucoup aimé l'approche de l'autrice pour raconter son histoire. Le récit d'une relation amoureuse où la violence s'est invitée, l'histoire d'une femme qui, tout en étant parfaitement consciente qu'elle est une victime, ne se pose pas en martyre. Elle reconstruit le cheminement qui l'a amené à ces instants dramatiques tout en mettant en avant l'importance de ses sentiments. Elle ne devient pas non plus accusatrice. Oui, les faits de violence sont énoncés et le coupable est clairement désigné mais le sentiment qui ressort est différent. S'il est évident que cette violence n'aurait jamais due avoir lieue, les causes semblent plus tenir de la malchance que d'une volonté de vouloir faire le mal. La fin du livre est étonnamment touchante car elle souhaite le bonheur à son ex-compagnon. C'est une introspection très intéressante, j'ai souvent entendu des gens se demander comment une femme peut rester avec un conjoint violent ; ici, on comprend. C'est l'amour qui porte la relation, qui fait croire que l'on peut surmonter tous les problèmes, qui est assez puissant pour changer l'autre, qui nous submerge tellement qu'il nous donne un espoir, parfois aveugle, de se dire que tout s'arrangera. Et puis surtout un amour qui nous fait nous sentir vivant. J'ai été touchée par la partie où l'autrice parle de ce qu'elle a laissé dans cette relation, un constat qui n'est pas uniquement valable dans son cas mais dans n'importe quelle relation qui se finit sans que l'amour soit tari, sans pour autant qu'il y ait forcément de la violence. Je m'y suis retrouvée et je me suis dit que moi aussi, j'ai laissé une partie de mon cœur auprès de celui que j'ai aimé. Mais le livre de Laurence Audras va plus loin. Aurait-elle pu changer quelque chose ? Était-ce évitable ? Et surtout comment se reconstruire ? Comment vivre avec ce que cette histoire lui a apporté de bien comme de mal ? Il faut aussi parler du graphisme, parfois très clair, parfois symbolique et utilisant des métaphores visuelles, ce sont des moments de vie et des sentiments. La mise en page entre le texte et les dessins est intelligemment réfléchie et met en avant les points importants. Ce fut une lecture prenante, marquante et profondément humaine. Merci Mme Audras pour ce partage ! A noter que tous les droits d'auteur seront reversés à une association engagée contre les violences faites aux femmes !! Autres infos : Editions Hachette Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/mal-aimer?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Une histoire des Résistances Noires Américaines
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
Très engagé dans la lutte contre l'oppression raciale aux Etats-Unis, Ben Passmore pourrait bien marquer les esprits avec sa nouvelle oeuvre sélectionnée pour les Eisner awards : Une histoire des résistances noires américaines. Tout commence en 2016 avec le décès de Philando Castile, abattu au volant de sa voiture sous les yeux de sa compagne et d'une fillette suite à un contrôle de police. Ce "fait divers" laisse Ben dubitatif, c'est donc essentiellement l'intervention de son père qui va le transporter dans l'histoire américaine pour plus d'un siècle de voyages dans le passé ! Si l'on connait Malcom X et Martin Luther King, vous découvrirez dans ce passionnant ouvrage bien d'autres acteurs d'une révolte jalonnée de sang et d'actes héroïques. A l'été 1900, Robert Charles s'est révolté en tuant deux policiers suite à des énièmes actes de violences gratuites perpétrées à l'encontre des populations noires. Une ballade sanglante passée sous silence si ce n'est un appel à commémoration du pianiste Jelly Roll bien plus tard. La Nouvelle-Orléans théâtre de cette fusillade, mais aussi de l'ascension de Marcus Garvey ayant le rêve d'une nation noire capitaliste pouvant rivaliser avec les blancs états-uniens. En véritable précurseur du "panafricanisme" il créera des mouvements de 1918 à 1922 pour émanciper les afro-américains. Il inspirera fortement le père de Malcom X, influant à son tour le destin tragique du prédicateur assassiné à Harlem en 1965. Vous avancerez ainsi au fil des pages dans une trichromie noire et blanche aux notes de rose, pour l'histoire de ces personnalités marqués à vif et restées parfois sans lendemains. Une passionnante plongée dans l'histoire américaine !-
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Titre de l'album : Une histoire des Résistances Noires Américaines Scenariste de l'album : Ben Passmore Dessinateur de l'album : Ben Passmore Coloriste : Ben Passmore Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : États-Unis : Philando Castile est assassiné par un policier dans sa voiture, sous les yeux de sa famille. Ce meurtre est l'étincelle qui lance un grand mouvement de rébellion dans tout le pays. Mais Ben, bien que choqué par la situation, ne se sent pas concerné par cet élan de révolte. Alors, son père Ronnie décide de lui transmettre ce qu'il ne peut pas ignorer : une histoire longue, faite de sang, de rage et de résistance. Car nul ne peut avancer sans connaître son histoire. Des Black Panthers à #BlackLivesMatter, de Robert Charles à George Floyd, Ben traverse plus d'un siècle de résistance, à la rencontre de ceux qui se sont opposés à la domination d'un État raciste. Critique : Très engagé dans la lutte contre l'oppression raciale aux Etats-Unis, Ben Passmore pourrait bien marquer les esprits avec sa nouvelle oeuvre sélectionnée pour les Eisner awards : Une histoire des résistances noires américaines. Tout commence en 2016 avec le décès de Philando Castile, abattu au volant de sa voiture sous les yeux de sa compagne et d'une fillette suite à un contrôle de police. Ce "fait divers" laisse Ben dubitatif, c'est donc essentiellement l'intervention de son père qui va le transporter dans l'histoire américaine pour plus d'un siècle de voyages dans le passé ! Si l'on connait Malcom X et Martin Luther King, vous découvrirez dans ce passionnant ouvrage bien d'autres acteurs d'une révolte jalonnée de sang et d'actes héroïques. A l'été 1900, Robert Charles s'est révolté en tuant deux policiers suite à des énièmes actes de violences gratuites perpétrées à l'encontre des populations noires. Une ballade sanglante passée sous silence si ce n'est un appel à commémoration du pianiste Jelly Roll bien plus tard. La Nouvelle-Orléans théâtre de cette fusillade, mais aussi de l'ascension de Marcus Garvey ayant le rêve d'une nation noire capitaliste pouvant rivaliser avec les blancs états-uniens. En véritable précurseur du "panafricanisme" il créera des mouvements de 1918 à 1922 pour émanciper les afro-américains. Il inspirera fortement le père de Malcom X, influant à son tour le destin tragique du prédicateur assassiné à Harlem en 1965. Vous avancerez ainsi au fil des pages dans une trichromie noire et blanche aux notes de rose, pour l'histoire de ces personnalités marqués à vif et restées parfois sans lendemains. Une passionnante plongée dans l'histoire américaine ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/une-histoire-des-resistances-noires-americaines/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Le Royaume d'après - Tome 3 - L'éther Scenariste de l'album : Marc Dubuisson Dessinateur de l'album : Margaux Saltel Coloriste : Margaux Saltel Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Enfin arrivée dans l'Éther, la petite troupe se rapproche de Mary, la soeur de Christopher. Mais encore faut-il pouvoir la sauver. Comment faire alors que Morrigan a été enlevée par le terrible Eliagorh ? Christopher arrivera-t-il à utiliser la magie ? Dans un monde où celle-ci est complètement interdite, le danger sera difficile à écarter. Heureusement que l'Éther est aussi peuplé d'alliés... et qu'on y trouve de délicieux beignets aux myrtilles ! Critique : Ce tome 3 vient clôturer cette jolie série jeunesse qui aborde le deuil sous l'angle du fantastique pour nous délivrer un joli message d'espoir. Si elle est plutôt destinée à un public jeune, elle garde une réelle profondeur et une grande tendresse. Le dénouement est classique et convenu mais assez bien amené et tout en logique, cette histoire n'effraiera pas nos plus jeunes tout en leur délivrant une bien jolie réflexion. Si les dessins de Margaux Saltel ne sont pas dans le style que j'affectionne le plus, ils se rapprochent néanmoins des animations des dessins animés actuels de bonne facture. Les personnages et les scènes sont facilement lisibles et même quand il y a usage de magie cela reste assez limpide avec de bien jolies couleurs. Cette petite série de bd fera probablement du bien à des jeunes confrontés à des difficultés qu'on aurait souhaité qu'il n'aient jamais à affronter comme la perte d'un être cher. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-royaume-d-apres-tome-3-l-ether/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Ce tome 3 vient clôturer cette jolie série jeunesse qui aborde le deuil sous l'angle du fantastique pour nous délivrer un joli message d'espoir. Si elle est plutôt destinée à un public jeune, elle garde une réelle profondeur et une grande tendresse. Le dénouement est classique et convenu mais assez bien amené et tout en logique, cette histoire n'effraiera pas nos plus jeunes tout en leur délivrant une bien jolie réflexion. Si les dessins de Margaux Saltel ne sont pas dans le style que j'affectionne le plus, ils se rapprochent néanmoins des animations des dessins animés actuels de bonne facture. Les personnages et les scènes sont facilement lisibles et même quand il y a usage de magie cela reste assez limpide avec de bien jolies couleurs. Cette petite série de bd fera probablement du bien à des jeunes confrontés à des difficultés qu'on aurait souhaité qu'il n'aient jamais à affronter comme la perte d'un être cher.
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Habitué des BD sociétales, Ulysse Gry s'associe avec Feurat Alani grand reporter, pour illustrer et raconter la vie au sein de la cité Pablo Picasso au nord-ouest de Paris. Feurat Alani revient dans les tours de son enfance, immeubles créés par l'architecte Aillaud au milieu des années 70, aux formes "art nouveau" leur donnant le nom de "tours nuages" avec ces fenêtres en goutte d'eau. On le suit "caméra à l'épaule" , déambulant dans les rues du quartier au contact des habitants et de ce serpent cyclopéen sinuant au pied des tours. La population est sous le choc des événements ayant conduit au décès de Nahel lors d'une course-poursuite avec les forces de l'ordre. On sent la pression monter mais pas de la même façon selon les personnes interrogées. Chaque ressenti est ainsi exposé par le duo d'auteurs qui cherche vraiment à mettre en avant l'entraide sociale et une certaine forme de fatalité face à la perte d'un des leurs. Le dessin coloré, marqué par le rouge et le rose avec des notes grisâtres sur les architectures, englobe les protagonistes dans cet entourage organique bétonné, le tout sous un ciel nuageux et annonciateur de "grain" à venir. Sans être trop à charge envers la police, le récit reste manichéen dans son approche de la cité et son microcosme, c'est du moins l'impression que j'ai vu de l'extérieur n'ayant jamais vécu dans un tel contexte. Comment ce climat général d'entraide peut-il accoucher de violences sociales ?
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Titre de l'album : Nanterre avant l'orage Scenariste de l'album : Feurat Alani Dessinateur de l'album : Ulysse Gry Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Nanterre, quartier Pablo Picasso. À l'été 2023, le meurtre de Nahel, 17 ans, frappe une cité déjà marquée par l'injustice et l'oubli. Les flammes, les émeutes et la sidération médiatique font soudain exister un lieu et ses habitants, mais seulement à travers la violence. Cette bande dessinée propose de raconter autrement : de l'intérieur. C'est un voyage dans la mémoire d'un quartier trop souvent réduit à des clichés, où la vie ne se résume pas aux affrontements avec la police. On y suit des habitants dans leur quotidien - rires, rêves, colères, solidarités - comme autant de fragments de dignité. Nanterre, avant l'orage interroge : pourquoi faut-il la mort pour que la société regarde enfin ? Qu'est-ce qu'on choisit de voir, et qu'est-ce qu'on efface ? En donnant voix et visage à ceux qu'on n'écoute jamais, la bande dessinée trace le portrait sensible d'un territoire en clair-obscur, à deux pas de La Défense mais relégué dans l'ombre. Critique : Habitué des BD sociétales, Ulysse Gry s'associe avec Feurat Alani grand reporter, pour illustrer et raconter la vie au sein de la cité Pablo Picasso au nord-ouest de Paris. Feurat Alani revient dans les tours de son enfance, immeubles créés par l'architecte Aillaud au milieu des années 70, aux formes "art nouveau" leur donnant le nom de "tours nuages" avec ces fenêtres en goutte d'eau. On le suit "caméra à l'épaule" , déambulant dans les rues du quartier au contact des habitants et de ce serpent cyclopéen sinuant au pied des tours. La population est sous le choc des événements ayant conduit au décès de Nahel lors d'une course-poursuite avec les forces de l'ordre. On sent la pression monter mais pas de la même façon selon les personnes interrogées. Chaque ressenti est ainsi exposé par le duo d'auteurs qui cherche vraiment à mettre en avant l'entraide sociale et une certaine forme de fatalité face à la perte d'un des leurs. Le dessin coloré, marqué par le rouge et le rose avec des notes grisâtres sur les architectures, englobe les protagonistes dans cet entourage organique bétonné, le tout sous un ciel nuageux et annonciateur de "grain" à venir. Sans être trop à charge envers la police, le récit reste manichéen dans son approche de la cité et son microcosme, c'est du moins l'impression que j'ai vu de l'extérieur n'ayant jamais vécu dans un tel contexte. Comment ce climat général d'entraide peut-il accoucher de violences sociales ? Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/nanterre-avant-l-orage/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Belle de soie Scenariste de l'album : Pavel Bart Dessinateur de l'album : Pavel Bart Coloriste : Pavel Bart Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Dans ce conte médiéval où le merveilleux côtoie le mystère, une mère s'élève contre le destin pour sauver sa fille alors même que le monde se fige peu à peu, en prise avec une pestilence surnaturelle. Il était une fois une tisseuse de soie, qui accepta de laisser sa fille partir avec la duchesse et son fils à la cour du roi. Ce voyage promettait un étincelant avenir pour la fille de la tisserande, mais hélas, jamais le destin ne suit le fil qu'on croit... Et c'est alors au tour de la mère de partir sauver sa fille à travers le monde, où l'épouvantable peste de pierre répand l'effroi... Critique : C'est une véritable coup de maître que réalise Pavel Bart avec cette première oeuvre marquée du sceau du talent ! Ayant découvert le monde médiéval durant ses études aux arts-décos, il est saisit pat la gigantesque tapisserie de l'Apocalypse au cours d'une visite à Angers ! C'est peut-être à ce moment qu'est né ce projet d'un roman graphique tenant place à cet âge de notre évolution, tout en y ajoutant un zeste de fantastique. Dès les premières pages, son trait semi-réaliste nous immerge totalement dans cet univers moyenâgeux à travers ces maisons à colombages, ces venelles étroites pavées ainsi que les costumes. Un grand soucis du détail est à l'oeuvre pour notre plus grand plaisir et il se paye le luxe de nous balader au fil des chapitres avec un scénario parfaitement maîtrisé, laissant planer le doute et les mystères à de nombreuses reprises, tout en renforçant l'empathie pour les personnages. Comment en effet ne pas être touché par le destin de cette jeune femme aux yeux vairons, qui va subir plutôt qu'être actrice de son futur ! Je ne peux vous en révéler plus sous peine de spoiler le récit, mais sachez que vous ne pourrez plus lâcher le livre avant de l'avoir fini ! Cerise sur le gâteau, la fin est des plus réussie, exercice pourtant difficile avec telle une ambition scénaristique ! La pagination conséquente défile sous vos yeux émerveillés devant tant de grâce et de magie, c'est un véritable conte pour adultes qu'il nous livre avec un talent rare ! Maintenant il va falloir confirmer avec un nouveau projet Monsieur Pavel Bart 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/belle-de-soie/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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C'est une véritable coup de maître que réalise Pavel Bart avec cette première oeuvre marquée du sceau du talent ! Ayant découvert le monde médiéval durant ses études aux arts-décos, il est saisit pat la gigantesque tapisserie de l'Apocalypse au cours d'une visite à Angers ! C'est peut-être à ce moment qu'est né ce projet d'un roman graphique tenant place à cet âge de notre évolution, tout en y ajoutant un zeste de fantastique. Dès les premières pages, son trait semi-réaliste nous immerge totalement dans cet univers moyenâgeux à travers ces maisons à colombages, ces venelles étroites pavées ainsi que les costumes. Un grand soucis du détail est à l'oeuvre pour notre plus grand plaisir et il se paye le luxe de nous balader au fil des chapitres avec un scénario parfaitement maîtrisé, laissant planer le doute et les mystères à de nombreuses reprises, tout en renforçant l'empathie pour les personnages. Comment en effet ne pas être touché par le destin de cette jeune femme aux yeux vairons, qui va subir plutôt qu'être actrice de son futur ! Je ne peux vous en révéler plus sous peine de spoiler le récit, mais sachez que vous ne pourrez plus lâcher le livre avant de l'avoir fini ! Cerise sur le gâteau, la fin est des plus réussie, exercice pourtant difficile avec telle une ambition scénaristique ! La pagination conséquente défile sous vos yeux émerveillés devant tant de grâce et de magie, c'est un véritable conte pour adultes qu'il nous livre avec un talent rare ! Maintenant il va falloir confirmer avec un nouveau projet Monsieur Pavel Bart 😉
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En lisant cette extraordinaire plongée dans les arcanes du pouvoir russe, je n'ai pu m'empêcher de penser au roman Limonov d'Emmanuel Carrère (édition POL), jusqu'à ce que je l'aperçoive dans ces pages, il ne pouvait en être autrement tant il incarne les contradictions de ce pays ! Enfin, contradictions sous le prisme "européano-américain", car pour une partie du peuple russe, l'émergence de Poutine n'est qu'une suite logique jalonnant la longue histoire de cet immense pays où Staline incarne encore et toujours l'idole du peuple. L'originalité de ce récit vient essentiellement de la montée en puissance de Vadim Baranov, descendant des rares "russes blancs" encore en vie, qui va orchestrer l'avènement de Poutine et sa continuité du pouvoir, envers et contre tous ! En effet, vous croiserez le président russe, mais toujours sous le prisme de Baranov qui est la "tsar" de cette histoire (sans faute de frappe 😉 ) . La première rencontre avec Poutine, ses impressions sur l'homme, puis le contrôle de l'information, l'élimination des gêneurs sous toutes les formes, ce duo va imaginer tous les stratagèmes possibles pour ne souffrir d'aucune contestation possible ! En situant le contexte historique post Gorbatchev et Eltsine, la Russie sort en effet d'une période de liberté totale du peuple et (selon Poutine) d'une peut-être trop grande influence occidentale sur les idées politiques. Un terreau peu fertile pour Vladimir Poutine, qu'il va s'empresser de labourer pour y semer ses graines bien plus "contrôlées". Pour illustrer cette formidable "biographie", l'auteur de la série Le tueur (Casterman) Luc Jacamon réalise des planches fantastiques ! Que ce soit les paysages enneigés et leurs couchers de soleil aux couleurs stupéfiantes, ou des environnements plus citadins avec les salons feutrés ou encore la Place rouge, tout est superbe et d'une précision incroyable ! Il semble au sommet de son art avec ce roman graphique tant le résultat est beau ! Une formidable lecture dans laquelle vous apprendrez tout en vous émerveillant du dessin de Monsieur Luc Jacamon !
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Titre de l'album : Le mage du Kremlin Scenariste de l'album : Luc Jacamon Dessinateur de l'album : Luc Jacamon Coloriste : Luc Jacamon Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Le best-seller de Giuliano Da Empoli servi par le dessin de Luc Jacamon On l'appelait le « mage du Kremlin ». Vadim Baranov, ancien metteur en scène devenu éminence grise de Poutine, fascine autant qu'il intrigue. Un soir, il livre enfin son histoire au narrateur : des coulisses du pouvoir russe surgit un monde de manipulations et d'illusions, où la politique devient théâtre. De la Tchétchénie à l'Ukraine, Le Mage du Kremlin dévoile les ressorts du régime et médite sur la nature du pouvoir. Dans cette adaptation, Luc Jacamon donne corps à la Russie post-soviétique grâce à son réalisme stylisé, parfaitement adapté à cet univers implacable. Critique : En lisant cette extraordinaire plongée dans les arcanes du pouvoir russe, je n'ai pu m'empêcher de penser au roman Limonov d'Emmanuel Carrère (édition POL), jusqu'à ce que je l'aperçoive dans ces pages, il ne pouvait en être autrement tant il incarne les contradictions de ce pays ! Enfin, contradictions sous le prisme "européano-américain", car pour une partie du peuple russe, l'émergence de Poutine n'est qu'une suite logique jalonnant la longue histoire de cet immense pays où Staline incarne encore et toujours l'idole du peuple. L'originalité de ce récit vient essentiellement de la montée en puissance de Vadim Baranov, descendant des rares "russes blancs" encore en vie, qui va orchestrer l'avènement de Poutine et sa continuité du pouvoir, envers et contre tous ! En effet, vous croiserez le président russe, mais toujours sous le prisme de Baranov qui est la "tsar" de cette histoire (sans faute de frappe 😉 ) . La première rencontre avec Poutine, ses impressions sur l'homme, puis le contrôle de l'information, l'élimination des gêneurs sous toutes les formes, ce duo va imaginer tous les stratagèmes possibles pour ne souffrir d'aucune contestation possible ! En situant le contexte historique post Gorbatchev et Eltsine, la Russie sort en effet d'une période de liberté totale du peuple et (selon Poutine) d'une peut-être trop grande influence occidentale sur les idées politiques. Un terreau peu fertile pour Vladimir Poutine, qu'il va s'empresser de labourer pour y semer ses graines bien plus "contrôlées". Pour illustrer cette formidable "biographie", l'auteur de la série Le tueur (Casterman) Luc Jacamon réalise des planches fantastiques ! Que ce soit les paysages enneigés et leurs couchers de soleil aux couleurs stupéfiantes, ou des environnements plus citadins avec les salons feutrés ou encore la Place rouge, tout est superbe et d'une précision incroyable ! Il semble au sommet de son art avec ce roman graphique tant le résultat est beau ! Une formidable lecture dans laquelle vous apprendrez tout en vous émerveillant du dessin de Monsieur Luc Jacamon ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-mage-du-kremlin/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Ce qu'il reste de toi et moi Scenariste de l'album : Lylian Dessinateur de l'album : Sophie Ruffieux Coloriste : Sophie Ruffieux Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Armelle et Entso sont en couple depuis 15 ans. Un travail, des enfants, une petite maison dans la banlieue parisienne. Les jours passent et se ressemblent pour ce gentil couple qui a tout et rien pour être heureux. Lors d'un moment intime, une conversation s'engage, les reproches pleuvent, la crise éclate. Fin de partie. Armelle et Entso, l'histoire d'un couple qui a tout et rien pour être heureux. De leur rencontre passionnée à la lassitude d'un quotidien rythmé par les enfants, le travail, la routine... leur couple s'effondre lentement, et la séparation devient la seule issue pour Armelle. Éloignés mais ensemble, Armelle et Entso vont explorer ce qu'il reste d'eux et peut-être se donner la chance de se rencontrer à nouveau. Une histoire singulière mais universelle. Critique : Après l'adaptation réussie de "ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une", le duo d'auteur constitué par le scénariste Lylian et la dessinatrice Sophie Ruffieux continue sur sa lancée et nous livre un nouveau roman graphique illustrant une tranche de vie d'un couple, de ses débuts à ses troubles. On reste toujours dans une ambiance feel good ou bisounours qui n'est pas pour me déplaire. Si certains passages semblent un peu caricaturaux, d'autres sont bien sentis, et une vraie finesse se dégage au fil des pages. Sophie Ruffieux livre une nouvelle prestation très propre, aux dessins chaleureux et adaptés aux thèmes abordés. Rien de révolutionnaire certes pour un genre qui a déjà posé ces bases depuis longtemps mais c'est bien exécuté et les mises en scènes sont réussies. Ce qu'il reste de toi et moi est un roman graphique à conseiller aux amateurs de romans graphiques sur des tranches de vie et amenant quelques réflexions intéressantes sur nos vies. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.editions-soleil.fr/bd/series/serie-ce-qu-il-reste-de-toi-et-moi/album-ce-qu-il-reste-de-toi-et-moi/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après l'adaptation réussie de "ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une", le duo d'auteur constitué par le scénariste Lylian et la dessinatrice Sophie Ruffieux continue sur sa lancée et nous livre un nouveau roman graphique illustrant une tranche de vie d'un couple, de ses débuts à ses troubles. On reste toujours dans une ambiance feel good ou bisounours qui n'est pas pour me déplaire. Si certains passages semblent un peu caricaturaux, d'autres sont bien sentis, et une vraie finesse se dégage au fil des pages. Sophie Ruffieux livre une nouvelle prestation très propre, aux dessins chaleureux et adaptés aux thèmes abordés. Rien de révolutionnaire certes pour un genre qui a déjà posé ces bases depuis longtemps mais c'est bien exécuté et les mises en scènes sont réussies. Ce qu'il reste de toi et moi est un roman graphique à conseiller aux amateurs de romans graphiques sur des tranches de vie et amenant quelques réflexions intéressantes sur nos vies.
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La genèse de cette aventure est née dans un supermarché où l'auteur espagnol assista à une scène de vie hélas commune, en l'occurrence une vieille dame se faisant doubler dans la file d'attente comme si elle était "invisible" ! Nous voici donc plongés aux côtés de Valérie, 60 ans et rescapée d'un possible attentat à Kiev, choquée et mutique, elle semble amnésique pour couronner le tout ! Un oubli des événements récents, mais pas de son passé qui va ressurgir au fil de chapitres décrivant son histoire dans la résistance au Nicaragua, petit pays d'Amérique centrale en pleine dictature du régime de Somoza. Valérie fait le bilan de sa vie et ici ressurgit cette pauvre vieille dame du supermarché, en effet elle arrive à un âge où elle est veuve et ses deux enfants ont quitté le nid familial ! Seule, sans but ni "fonction" comme mère et femme, elle va devoir se recréer, trouver un nouveau but dans vie et quoi de mieux que déterrer son passé riche et savoir ce qu'est devenue son amie Gina elle aussi résistante active ! En auteur complet, Ruben Del Rincon signe un polar haletant, où le suspense et les révélations progressives tiennent le lecteur en suspens. L’intrigue, centrée sur une héroïne inattendue, est riche en rebondissements et en profondeur psychologique. Cette soixantenaire à priori inoffensive comme pivot de l’intrigue est audacieux et rafraîchissant dans le genre. Une belle édition avec une pagination conséquente pour un scénario maîtrisé avec des chapitres alternant passé et présent, le tout imagé par un trait à l'aquarelle très immersif. Il joue beaucoup avec les couleurs rendant des atmosphères bien différentes selon les contextes, les protagonistes sont englobés dans ce décors de façon subtile et tout à fait réaliste. Une histoire qui s’adresse aux amateurs de polars, de thrillers psychologiques et de récits à suspense, car il nous tient en haleine jusqu'à la dernière page 😉
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Titre de l'album : L'invisible Scenariste de l'album : Ruben Del Rincon Dessinateur de l'album : Ruben Del Rincon Coloriste : Ruben Del Rincon Editeur de l'album : Ankama Note : Résumé de l'album : Après une fusillade dans le centre de Kiev, plusieurs personnes sont retrouvées mortes. Parmi les survivants, une Française de 60 ans est évacuée, hagarde. Personne ne la soupçonne, pourtant elle est à l'origine de tout. Mais comment en est-elle arrivée là ? Critique : La genèse de cette aventure est née dans un supermarché où l'auteur espagnol assista à une scène de vie hélas commune, en l'occurrence une vieille dame se faisant doubler dans la file d'attente comme si elle était "invisible" ! Nous voici donc plongés aux côtés de Valérie, 60 ans et rescapée d'un possible attentat à Kiev, choquée et mutique, elle semble amnésique pour couronner le tout ! Un oubli des événements récents, mais pas de son passé qui va ressurgir au fil de chapitres décrivant son histoire dans la résistance au Nicaragua, petit pays d'Amérique centrale en pleine dictature du régime de Somoza. Valérie fait le bilan de sa vie et ici ressurgit cette pauvre vieille dame du supermarché, en effet elle arrive à un âge où elle est veuve et ses deux enfants ont quitté le nid familial ! Seule, sans but ni "fonction" comme mère et femme, elle va devoir se recréer, trouver un nouveau but dans vie et quoi de mieux que déterrer son passé riche et savoir ce qu'est devenue son amie Gina elle aussi résistante active ! En auteur complet, Ruben Del Rincon signe un polar haletant, où le suspense et les révélations progressives tiennent le lecteur en suspens. L’intrigue, centrée sur une héroïne inattendue, est riche en rebondissements et en profondeur psychologique. Cette soixantenaire à priori inoffensive comme pivot de l’intrigue est audacieux et rafraîchissant dans le genre. Une belle édition avec une pagination conséquente pour un scénario maîtrisé avec des chapitres alternant passé et présent, le tout imagé par un trait à l'aquarelle très immersif. Il joue beaucoup avec les couleurs rendant des atmosphères bien différentes selon les contextes, les protagonistes sont englobés dans ce décors de façon subtile et tout à fait réaliste. Une histoire qui s’adresse aux amateurs de polars, de thrillers psychologiques et de récits à suspense, car il nous tient en haleine jusqu'à la dernière page 😉 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-invisible-9791033570165/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après le réalisateur Guillermo del Torro sur Netflix, c'est au tour de David Sala de poser sa version du grand roman de Mary Shelley : Frankenstein. Cette histoire ne vieillit pas et trouve même de nouveaux échos aux actualités récentes, une oeuvre intemporelle assurément. D'emblée on est frappé par le ton graphique donné, de la couleur pour des planches tirant vers l'impressionnisme avec une touche de Klimt pour la lumière et les visages. L'artiste s'amuse avec les proportions avec parfois des escaliers démesurément grands par rapport aux personnages, ou encore l'immensité de la nature environnant ces mêmes âmes en peine dans des cases se rapprochant de toiles de maîtres avec une silhouette perdue au milieu de dégradés et de reliefs. Le costume donné au monstre illustre parfaitement la volonté de l'auteur, avec un patchwork de couleurs tel une queue de paon virevoltant et tranchant avec les couleurs sombres du créateur Victor Frankenstein, torturé à souhait ! Ainsi la lumière vient de la laideur physique d'un géant rapiécé aux yeux vairons, perdu, cherchant un père qui le rejette et victime d'une société toujours aussi méfiante de "l'autre". On suit donc en parallèle le parcours des deux personnages dans une adaptation fidèle à la narration du livre, avec toute la dramaturgie que cela implique tant leurs liens sont compliqués ! Je ne vous ferai pas l'injure de vous raconter le cheminement de l'histoire, tout le monde la connait, ici il est plus question d'expérience de lecture ! En effet, David Sala prend son temps pour véhiculer les émotions perçues par les protagonistes, une main en frôlant une autre dans un découpage saccadé ou encore un visage puis un nez sentant les effluves environnantes, vous serez plongés à leurs côtés voire à leur place parfois ! Une bien belle édition pour un très beau livre à la pagination conséquente, qui risque fort de bousculer votre vision du mythe Frankenstein !
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Titre de l'album : Frankenstein Scenariste de l'album : David Sala Dessinateur de l'album : David Sala Coloriste : David Sala Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : En adaptant magistralement l'oeuvre de Mary Shelley, David Sala ne se contente pas de lui donner une sublime interprétation graphique. S'il a choisi ce roman parmi tout ce que compte de chefs-d'oeuvre la littérature, c'est qu'il y trouve une résonance particulière avec des thématiques qui lui sont chères : l'acceptation de la différence, la peur de l'inconnu, les violences faites aux minorités, la vindicte populaire... autant de sujets déjà abordés dans ses précédents albums, qu'il met ici en exergue pour faire de ce Frankenstein son album sans doute le plus personnel. Oubliez l'idée d'un récit romantique à la langue ampoulée du XIXe, Frankenstein est une oeuvre terriblement moderne, qui fait directement écho aux grands défits actuels de nos sociétés. À lire et faire lire impérativement ! Critique : Après le réalisateur Guillermo del Torro sur Netflix, c'est au tour de David Sala de poser sa version du grand roman de Mary Shelley : Frankenstein. Cette histoire ne vieillit pas et trouve même de nouveaux échos aux actualités récentes, une oeuvre intemporelle assurément. D'emblée on est frappé par le ton graphique donné, de la couleur pour des planches tirant vers l'impressionnisme avec une touche de Klimt pour la lumière et les visages. L'artiste s'amuse avec les proportions avec parfois des escaliers démesurément grands par rapport aux personnages, ou encore l'immensité de la nature environnant ces mêmes âmes en peine dans des cases se rapprochant de toiles de maîtres avec une silhouette perdue au milieu de dégradés et de reliefs. Le costume donné au monstre illustre parfaitement la volonté de l'auteur, avec un patchwork de couleurs tel une queue de paon virevoltant et tranchant avec les couleurs sombres du créateur Victor Frankenstein, torturé à souhait ! Ainsi la lumière vient de la laideur physique d'un géant rapiécé aux yeux vairons, perdu, cherchant un père qui le rejette et victime d'une société toujours aussi méfiante de "l'autre". On suit donc en parallèle le parcours des deux personnages dans une adaptation fidèle à la narration du livre, avec toute la dramaturgie que cela implique tant leurs liens sont compliqués ! Je ne vous ferai pas l'injure de vous raconter le cheminement de l'histoire, tout le monde la connait, ici il est plus question d'expérience de lecture ! En effet, David Sala prend son temps pour véhiculer les émotions perçues par les protagonistes, une main en frôlant une autre dans un découpage saccadé ou encore un visage puis un nez sentant les effluves environnantes, vous serez plongés à leurs côtés voire à leur place parfois ! Une bien belle édition pour un très beau livre à la pagination conséquente, qui risque fort de bousculer votre vision du mythe Frankenstein ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/frankenstein-9782203292710/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : L'oiseau chanteur Scenariste de l'album : Désirée Frappier Dessinateur de l'album : Alain Frappier Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : De l’enfance brisée à la voix retrouvée : un récit de résilience sur la reconstruction personnelle. Un "poème graphique" intime et sobre, où l’autrice revient sur son enfance marquée par une éducation inégalitaire et des violences tues. À travers un texte abrupt, accompagné d’illustrations évocatrices, elle met en lumière les silences familiaux et la difficulté de se reconstruire. Symbole central, l’oiseau chanteur mécanique – abîmé puis réparé – incarne la mémoire, la résilience et le fragile processus de réparation. Critique : Auteurs de la trilogie chilienne parue chez Steinkis, le couple Frappier se lance dans un nouvel exercice de style avec un récit plus personnel et intime : L'oiseau chanteur. Cet oiseau servira de fil conducteur en traversant les époques racontées par la scénariste et mis en images par Alain Frappier délaissant sa ligne claire momentanément. En effet, vous constaterez dès les premières pages que son trait a changé au cours des funérailles de la maman. Le ton est plus charbonneux, crayonné, avec des gris sombres et un noir omniprésent comme sur de vieilles photos usées par le temps et retrouvées dans la malle au fond du grenier. Cela commence par un enterrement qui servira d'élément déclencheur à un retour vers le passé pour Désirée Frappier ! Le duo brise les codes de la narration classique avec une page de droite consacrée au dessin illustrant les écrits de la page de gauche. Désirée raconte au moyen de phrases courtes et retourne à la ligne constamment pour des dialogues ou des souvenirs épars disséminés dans des descriptions courtes que le dessinateur met en image sur la page d'à côté. L'oeil fait l'essuie-glace de gauche à droite et vice et versa dans un exercice de lecture surprenant de prime abord mais auquel on s'habitue vite, tant le propos est prenant et formidablement bien écrit. Lorsqu'elle nous livre ses blessures infantiles, ce sont les nôtres qui ressurgissent, à différents degrés et s'il y en a bien évidemment, mais l'auteure est sans concessions dans cette "autobiographie" de son enfance. On est plongé dans le quotidien de cette famille de quatre enfants et happé par les écrits et le dessin qui alterne des gros plans sur des parties anatomiques, ou la fameuse maison de pierres isolée dans la campagne et véritable protagoniste de l'histoire à travers ses bruits et autres sensations perçues par Désirée. Très difficile de noter une telle oeuvre, mais je gage qu'elle trouvera un écho en chacun de vous et si ce n'est pas le cas, vous pourrez toujours contempler le très élégant style littéraire de Désirée Frappier. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://steinkis.com/livres/l-oiseau-chanteur.html/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Auteurs de la trilogie chilienne parue chez Steinkis, le couple Frappier se lance dans un nouvel exercice de style avec un récit plus personnel et intime : L'oiseau chanteur. Cet oiseau servira de fil conducteur en traversant les époques racontées par la scénariste et mis en images par Alain Frappier délaissant sa ligne claire momentanément. En effet, vous constaterez dès les premières pages que son trait a changé au cours des funérailles de la maman. Le ton est plus charbonneux, crayonné, avec des gris sombres et un noir omniprésent comme sur de vieilles photos usées par le temps et retrouvées dans la malle au fond du grenier. Cela commence par un enterrement qui servira d'élément déclencheur à un retour vers le passé pour Désirée Frappier ! Le duo brise les codes de la narration classique avec une page de droite consacrée au dessin illustrant les écrits de la page de gauche. Désirée raconte au moyen de phrases courtes et retourne à la ligne constamment pour des dialogues ou des souvenirs épars disséminés dans des descriptions courtes que le dessinateur met en image sur la page d'à côté. L'oeil fait l'essuie-glace de gauche à droite et vice et versa dans un exercice de lecture surprenant de prime abord mais auquel on s'habitue vite, tant le propos est prenant et formidablement bien écrit. Lorsqu'elle nous livre ses blessures infantiles, ce sont les nôtres qui ressurgissent, à différents degrés et s'il y en a bien évidemment, mais l'auteure est sans concessions dans cette "autobiographie" de son enfance. On est plongé dans le quotidien de cette famille de quatre enfants et happé par les écrits et le dessin qui alterne des gros plans sur des parties anatomiques, ou la fameuse maison de pierres isolée dans la campagne et véritable protagoniste de l'histoire à travers ses bruits et autres sensations perçues par Désirée. Très difficile de noter une telle oeuvre, mais je gage qu'elle trouvera un écho en chacun de vous et si ce n'est pas le cas, vous pourrez toujours contempler le très élégant style littéraire de Désirée Frappier.
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Titre de l'album : Off Scenariste de l'album : Romain Renard et Olivier Tollet Dessinateur de l'album : Patrice Réglat-Vizzavona Coloriste : Editeur de l'album : Daniel Maghen Note : Résumé de l'album : Une tempête solaire a provoqué à l'échelle mondiale une coupure de courant généralisée qui risque d'être durable. Tout s'arrête... En Belgique aussi. Critique : Oh non, encore une histoire post apocalypse, on en a déjà eu plein! Certes ces dernières années et même avant, quelque soit le média on en a eu plein. Les walking dead, la route, neige, Jérémiah pour remonter plus loin, et je ne vais pas en citer plus mais ceux là me viennent immédiatement à l'esprit. Mais pourtant celle ci est plutôt originale et surtout superbement bien réalisée. Déjà, ca se passe en Belgique, et on va suivre les liens, quelques peu distendus par la société moderne, de plusieurs membres d'une même famille répartis entre la vie à la ferme, la vie politique, la vie au travail... et leur entourage. Quanbd soudain une éruption solaire (qui va se produire dans les 1ères pages, je ne spoile rien) va tout simplement affecter l'électricité partout sur terre sans possibilité de la rétablir. Pour ce récit on se concentrera sur la région de Bruxelles et ses alentours. Alors combien de temps pour que la civilisation ne s'écroule ? Et bien la lecture de cet album d'environ 340 pages vous le dira. Si le scénario n'arrive pas sur des grandes surprises par rapport à d'autres lectures, c'est très agréablement qu'on va suivre les personnages du départ (dans leur vie de tous les jours), à sa progression... quelques jours après, puis à quelques semaines par la suite.... et jusqu'à la fin de l'album.... Avec toutes les étapes intermédiaires de l'organisation immédiate, à la montée du radicalisme, en passant par les vieilles rancunes et la renaissance des groupes armés. Tous les personnages vont avoir leur histoire et leurs nécessités d'adaptation à la nouvelle situation. Y compris la famille royale. Que fait on dans un cas pareil ? Comment survit-on ? Comment envisager l'avenir ? Alors comme je l'ai dit, la BD ne fait pas dans le sensationnalisme, c'est une histoire simple, il n'y a pas de zombies. Mais c'est très bien réalisé et on on a véritablement envie de tourner les pages jusqu'à la fin. Les planches sont très belles graphiquement. Le trait est fin, tout en détail est les couleurs sages ce que j'apprécie particulièrement. Chaque planche, chaque environnement, chaque scène à son ton particulier qui donne au récit un effet très réaliste. Autrement dit, une très belle lecture. En one shot ce qui est bon point également. Autres infos : 1626 grammes Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/off-9782356742162?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Oh non, encore une histoire post apocalypse, on en a déjà eu plein! Certes ces dernières années et même avant, quelque soit le média on en a eu plein. Les walking dead, la route, neige, Jérémiah pour remonter plus loin, et je ne vais pas en citer plus mais ceux là me viennent immédiatement à l'esprit. Mais pourtant celle ci est plutôt originale et surtout superbement bien réalisée. Déjà, ca se passe en Belgique, et on va suivre les liens, quelques peu distendus par la société moderne, de plusieurs membres d'une même famille répartis entre la vie à la ferme, la vie politique, la vie au travail... et leur entourage. Quanbd soudain une éruption solaire (qui va se produire dans les 1ères pages, je ne spoile rien) va tout simplement affecter l'électricité partout sur terre sans possibilité de la rétablir. Pour ce récit on se concentrera sur la région de Bruxelles et ses alentours. Alors combien de temps pour que la civilisation ne s'écroule ? Et bien la lecture de cet album d'environ 340 pages vous le dira. Si le scénario n'arrive pas sur des grandes surprises par rapport à d'autres lectures, c'est très agréablement qu'on va suivre les personnages du départ (dans leur vie de tous les jours), à sa progression... quelques jours après, puis à quelques semaines par la suite.... et jusqu'à la fin de l'album.... Avec toutes les étapes intermédiaires de l'organisation immédiate, à la montée du radicalisme, en passant par les vieilles rancunes et la renaissance des groupes armés. Tous les personnages vont avoir leur histoire et leurs nécessités d'adaptation à la nouvelle situation. Y compris la famille royale. Que fait on dans un cas pareil ? Comment survit-on ? Comment envisager l'avenir ? Alors comme je l'ai dit, la BD ne fait pas dans le sensationnalisme, c'est une histoire simple, il n'y a pas de zombies. Mais c'est très bien réalisé et on on a véritablement envie de tourner les pages jusqu'à la fin. Les planches sont très belles graphiquement. Le trait est fin, tout en détail est les couleurs sages ce que j'apprécie particulièrement. Chaque planche, chaque environnement, chaque scène à son ton particulier qui donne au récit un effet très réaliste. Autrement dit, une très belle lecture. En one shot ce qui est bon point également.
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C'est une oeuvre pour le moins énigmatique que nous livre le duo italien Risuelo et Pronostico avec cet "élu" poète aux prises avec une curieuse entreprise ! Repéré lors d'un festival de littérature pour ces poèmes mais aussi et surtout pour sa qualité d'écriture manuscrite, Petrullo notre "héros" se voit proposer une embauche dans un établissement aux pratiques étonnantes ! Notre poète et ses univers oniriques contrastent énormément avec cet univers corporatiste froid et incompréhensible, tout comme l'architecture brutaliste des bâtiments environnant Petrullo, tranchant avec son art différent mais toujours caché aux lecteurs(trices). Le scénariste sépare ce qui s'apparente à de micro-chapitres avec des pages gribouillées d'un semblant de storyboard, ou de journal intime visuel du héros ! Très surprenant de prime abord puis on s'y habitue car la lecture reste fluide et aérée. Il faut dire que le dessinateur Antonio Pronostico apporte une identité visuelle forte au graphisme ! Dans un mélange de réalisme, de caricatures et de surréalisme, il expose son talent avec des décors géométriques saisissants et des silhouettes stylisées mais peu expressives. Une impression dérangeante par moment mais qui reste captivante à travers les nombreux mystères entourant cette société. On peut imaginer que l'écriture cursive de Petrullo est censée faire le lien entre le travail déshumanisant et la création artistique plus chaleureuse ! Une grande et belle accroche visuelle mais une histoire ne livrant pas LE pourquoi du comment, ou alors cela m'a échappé ! Pour les amateurs de mystères et de récits bousculant les codes !
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Titre de l'album : L'élu Scenariste de l'album : Fulvio Risuelo Dessinateur de l'album : Antonio Pronostico Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Un jeune poète participe à un petit festival littéraire. Dans l'indifférence générale, deux hommes en costume-cravate se dirigent vers le stand où sont exposées ses oeuvres. Ils les parcourent et acquiescent ostensiblement : ses compositions sont belles et, qui plus est, elles sont écrites à la main. C'est de lui qu'ils ont besoin, dans le grand bureau étrange où ils travaillent... pour notre poète, c'est le début d'une ascension incontrôlable et dangereuse. Critique : C'est une oeuvre pour le moins énigmatique que nous livre le duo italien Risuelo et Pronostico avec cet "élu" poète aux prises avec une curieuse entreprise ! Repéré lors d'un festival de littérature pour ces poèmes mais aussi et surtout pour sa qualité d'écriture manuscrite, Petrullo notre "héros" se voit proposer une embauche dans un établissement aux pratiques étonnantes ! Notre poète et ses univers oniriques contrastent énormément avec cet univers corporatiste froid et incompréhensible, tout comme l'architecture brutaliste des bâtiments environnant Petrullo, tranchant avec son art différent mais toujours caché aux lecteurs(trices). Le scénariste sépare ce qui s'apparente à de micro-chapitres avec des pages gribouillées d'un semblant de storyboard, ou de journal intime visuel du héros ! Très surprenant de prime abord puis on s'y habitue car la lecture reste fluide et aérée. Il faut dire que le dessinateur Antonio Pronostico apporte une identité visuelle forte au graphisme ! Dans un mélange de réalisme, de caricatures et de surréalisme, il expose son talent avec des décors géométriques saisissants et des silhouettes stylisées mais peu expressives. Une impression dérangeante par moment mais qui reste captivante à travers les nombreux mystères entourant cette société. On peut imaginer que l'écriture cursive de Petrullo est censée faire le lien entre le travail déshumanisant et la création artistique plus chaleureuse ! Une grande et belle accroche visuelle mais une histoire ne livrant pas LE pourquoi du comment, ou alors cela m'a échappé ! Pour les amateurs de mystères et de récits bousculant les codes ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bedetheque.com/BD-Elu-Risuelo-Pronostico-L-Elu-537035.html#/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Ce monde n'existe pas Scenariste de l'album : Martin Quenehen Dessinateur de l'album : Antoine Cossé Coloriste : Antoine Cossé Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : À la fin du XIX siècle, Jules, un officier français est envoyé au Japon, alors que s'achève l'ère Edo et que le pays du Soleil levant bascule... Embarqué dans la Guerre de l'Année du Dragon, Jules va découvrir un monde inconnu et rallier les derniers samouraïs. Au fil de son aventure, luttant contre les injustices de son temps et ses démons intérieurs, il va rencontrer Shizuka. Ce roman graphique, à la fois brutal et poétique, mêle passion, violence et souffle romantique, à travers le regard de celle qui va changer sa vision monde. Critique : Collaborateur de Bastien Vives sur la reprise de Corto Maltese (Casterman), Martin Quehen délivre ici un scénario prenant où romance et violence se croisent ! Nous suivons le récit de Shizuka, une prostitué japonaise narrant la vie de Jules vivant en France. En suivant le parcours de vie chaotique de Jules, on va comprendre peu à peu comment ces deux destins éloignés de milliers de kilomètres vont se croiser et s'aimer ! Jugé pour un crime qu'il n'a pas commis, Jules est condamné à mort, sa seule échappatoire étant la légion étrangère, il accepte et va peu à peu découvrir le monde qui l'entoure. Des guerres au Mexique puis au Japon sous l'ère Edo marquant la volonté du pays de s'ouvrir aux occidentaux et aller vers le modernisme, Jules connaîtra l'horreur des champs de bataille sur tous les fronts ! Dans ce nuage sombre de violence, une éclaircie va peu à peu illuminer sa vie et son destin : la rencontre de Shizuka. Ces deux écorchés vifs que la vie n'a pas gâté, vont s'aimer passionnément et découvrir peu à peu une autre raison de vivre. Il faut s'accrocher à cette histoire qui mérite vraiment le détour, et pour cela, il est nécessaire d'accepter le trait rond et simple à l'aquarelle de Antoine Cossé. On pense à des estampes sur papier Canson de prime abord, avec des couleurs pétantes, mais cela concerne les premières pages, le thème s'assombrissant ensuite avec la vie de Jules, il adapte son choix de couleurs pour une réelle immersion. On est clairement dans du roman graphique et cela pourrait décontenancer les amateurs de BD plus traditionnelles, mais il faut persévérer dans la lecture pour mieux apprécier son trait subtil et expressif. D'autant que l'histoire est maîtrisée et prenante à plus d'un titre. On voyage aux côtés de Jules vers un pays au soleil levant synonyme de promesses et de rédemption, pour une histoire d'amour passionnante et passionnée ! Vous comprendrez bien mieux en fin de lecture le sens du titre 😉 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/ce-monde-n-existe-pas/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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