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  1. Après une première incursion dans l'exposition de son alcoolisme avec Lorsque j'ai un peu trop picolé la veille... (édition Cambourakis) paru il y a 10 ans, le trublion Terreur Graphique revient de façon plus sérieuse sur cette terrible addiction dans ce témoignage sincère : L'addiction, s'il vous plaît ! Affublé d'une tête de chien, il revient sur sa vie d'ancien alcoolique dans une chronologie éparse et parfois brouillonne mais le représentant bien. Il ne s'épargne rien dans ce récit brut dont le fil conducteur serait son entretien avec le médecin du CSAPA (centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie). La famille, les amis, le passé douloureux et son cortège de failles enfouies, les influences, tout y passe sous son trait acéré et sa trichromie acidifiée. Un sujet grave néanmoins abordé avec humour et de nombreuses références à la culture pop. L'auteur étant de la fin des années 70, j'ai le même âge et me suis bien retrouvé dans ces allusions aux héros de notre enfance et autres références télévisuelles. Un humour noir enrobant le récit de façon convaincante, mais sans atténuer les souffrances physiques et psychiques liées à cette maladie. Une parution en janvier propice à cette mode du "dry january" qui ferait bien s'allonger de quelques mois ! Car on le rappelle, il vaut mieux ne jamais sombrer dans l'alcoolisme sous peine de ne plus jamais en boire de sa vie une fois le sevrage réussi. Vous replongeriez aussitôt au premier nouveau verre... Cela doit rester un plaisir éphémère et sans caractère obligatoire à chaque fête ou événement. En revanche ce témoignage audacieux est à lire sans modérations, vous apprendrez beaucoup sur le parcours à effectuer (et peut-être sur vous même) pour s'en sortir et les aides mises à disposition par la sécurité sociale. Proche de l'actualité, vous retrouvez l'auteur chaque semaine dans le journal Libération avec quelques planches publiées.
  2. Titre de l'album : L'addiction s'il vous plait - Les confessions d'un alcoolique qui se soigne Scenariste de l'album : Terreur Graphique Dessinateur de l'album : Terreur Graphique Coloriste : Terreur Graphique Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Un récit intime, drôle et bouleversant sur la dépendance à l'alcool ! Né sur Instagram, L'Addiction, s'il vous plaît est bien plus qu'un témoignage : c'est une plongée sans filtre dans le combat de Terreur Graphique contre l'alcool. Avec une sincérité rare, l'auteur explore toutes les dimensions de cette addiction : héritage familial, blessures enfouies, quête de reconnaissance, pression sociale, influence de la pop culture... Entre humour noir, lucidité implacable et émotions à vif, il signe une oeuvre aussi drôle que déchirante, où chaque page sonne juste. Sans doute le livre le plus fort et le plus abouti de Terreur Graphique. Critique : Après une première incursion dans l'exposition de son alcoolisme avec Lorsque j'ai un peu trop picolé la veille... (édition Cambourakis) paru il y a 10 ans, le trublion Terreur Graphique revient de façon plus sérieuse sur cette terrible addiction dans ce témoignage sincère : L'addiction, s'il vous plaît ! Affublé d'une tête de chien, il revient sur sa vie d'ancien alcoolique dans une chronologie éparse et parfois brouillonne mais le représentant bien. Il ne s'épargne rien dans ce récit brut dont le fil conducteur serait son entretien avec le médecin du CSAPA (centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie). La famille, les amis, le passé douloureux et son cortège de failles enfouies, les influences, tout y passe sous son trait acéré et sa trichromie acidifiée. Un sujet grave néanmoins abordé avec humour et de nombreuses références à la culture pop. L'auteur étant de la fin des années 70, j'ai le même âge et me suis bien retrouvé dans ces allusions aux héros de notre enfance et autres références télévisuelles. Un humour noir enrobant le récit de façon convaincante, mais sans atténuer les souffrances physiques et psychiques liées à cette maladie. Une parution en janvier propice à cette mode du "dry january" qui ferait bien s'allonger de quelques mois ! Car on le rappelle, il vaut mieux ne jamais sombrer dans l'alcoolisme sous peine de ne plus jamais en boire de sa vie une fois le sevrage réussi. Vous replongeriez aussitôt au premier nouveau verre... Cela doit rester un plaisir éphémère et sans caractère obligatoire à chaque fête ou événement. En revanche ce témoignage audacieux est à lire sans modérations, vous apprendrez beaucoup sur le parcours à effectuer (et peut-être sur vous même) pour s'en sortir et les aides mises à disposition par la sécurité sociale. Proche de l'actualité, vous retrouvez l'auteur chaque semaine dans le journal Libération avec quelques planches publiées. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-addiction-s-il-vous-plait-les-confessions-d-un-alcoolique-qui-se-soigne/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  3. The_PoP

    A la dérive

    Titre de l'album : A la dérive Scenariste de l'album : Bryan lee O'malley Dessinateur de l'album : Bryan Lee O'malley Coloriste : Editeur de l'album : Hi-Graphics Note : Résumé de l'album : Bryan Lee O'Malley avant Scott Pilgrim Parfois, se perdre devient le seul moyen de se trouver Raleigh, 18 ans, est persuadée qu'on a volé son âme... et que celle-ci est cachée dans un chat ! En tout cas, c'est ce qu'elle raconte. Enfin, c'est ce qu'elle raconterait si elle s'ouvrait un peu aux autres. Mais alors comment se retrouve-t-elle embarquée dans un road trip vers le Canada avec trois copains de lycée qu'elle connaît à peine ? Découvrez le tout premier roman graphique de Bryan Lee O'Malley, l'auteur de Scott Pilgrim, qui nous propose un voyage intérieur où se mélangent douceur et amertume. Critique : Et ben.... pfiou.... C'est sûr que quand on connait Scott Pilgrim et qu'on lit que son auteur se lance dans un roman graphique explorant un voyage intérieur, bon on s'attend bien à quelque chose de spécial. Alors que ce soit clair, je fais partie des gens qui ont adoré Scott Pilgrim. Et qui auront du mal à expliquer pourquoi. Autant vous dire que je ne m'attendais pas à quelque chose de classique ou de purement rationnel. Mais là, j'avoue je suis passé un petit peu à côté. J'ai attendu tout le long des petites explications, des petites pistes de compréhension afin de mieux saisir les multiples pistes que nous laisse le récit. Mais non, rien, ou presque, on reste là avec ce road trip absurde aux personnages pourtant attachant même si loufoques. Ce n'est pas complètement barré attention, cela me semble finalement assez réel mais à rester trop énigmatique et à privilégier le cheminement de la pensée plutôt que d'éclairer un peu le récit, et bien Bryan Lee O'Malley m'a perdu et m'a laissé sur ma faim. Mes attentes étaient peut être trop élevées car il y a pourtant un charme indéniable à cet ouvrage qui fonctionne presque, assez inexplicablement et dont on tourne les pages avec plaisir. Côté dessin, on est dans le style habituel de cet auteur, même si le thème choisit induit forcément une colorisation bien plus tarne. Autres infos : Type de l'album : Comic Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/a-la-derive/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  4. The_PoP

    A la dérive

    Et ben.... pfiou.... C'est sûr que quand on connait Scott Pilgrim et qu'on lit que son auteur se lance dans un roman graphique explorant un voyage intérieur, bon on s'attend bien à quelque chose de spécial. Alors que ce soit clair, je fais partie des gens qui ont adoré Scott Pilgrim. Et qui auront du mal à expliquer pourquoi. Autant vous dire que je ne m'attendais pas à quelque chose de classique ou de purement rationnel. Mais là, j'avoue je suis passé un petit peu à côté. J'ai attendu tout le long des petites explications, des petites pistes de compréhension afin de mieux saisir les multiples pistes que nous laisse le récit. Mais non, rien, ou presque, on reste là avec ce road trip absurde aux personnages pourtant attachant même si loufoques. Ce n'est pas complètement barré attention, cela me semble finalement assez réel mais à rester trop énigmatique et à privilégier le cheminement de la pensée plutôt que d'éclairer un peu le récit, et bien Bryan Lee O'Malley m'a perdu et m'a laissé sur ma faim. Mes attentes étaient peut être trop élevées car il y a pourtant un charme indéniable à cet ouvrage qui fonctionne presque, assez inexplicablement et dont on tourne les pages avec plaisir. Côté dessin, on est dans le style habituel de cet auteur, même si le thème choisit induit forcément une colorisation bien plus tarne.
  5. Titre de l'album : Nos accords imparfaits Scenariste de l'album : Gilles Marchand Dessinateur de l'album : Cécile Dupuis Coloriste : Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Face A. Anton et Hélène vivent ensemble, dansent ensemble, écoutent de la musique ensemble, font tout ou presque ensemble : ils s'aiment. Elle est violoncelliste, il est livreur. Le temps s'écoule et, sans qu'ils ne s'en rendent compte, le silence commence à s'installer entre eux. Anton perd les mots et ne parvient plus à parler à Hélène, il ne sait plus lui dire qu'il l'aime. Il se réfugie dans sa musique et se retrouve seul dans un quotidien et un métier vide de sens. En perdant les mots, aurait-il perdu son lien à Hélène ? Se serait-il perdu lui-même ? Face B. Au volant d'une vieille camionnette de livraison, Anton tombe en panne et découvre un dernier colis à l'adresse mystérieuse. La destinataire n'est autre qu'Hélène. Que fait-elle dans cette ville inconnue qui n'existe sur aucune carte ? Afin de livrer son colis à tout prix, il entame un étonnant voyage vers cette ville étrange des méandres de laquelle il aura du mal à s'extirper. Critique : Le multi-récompensé de prix littéraires Gilles Marchand s'essaie au 9ème art avec une histoire pas banale de romance teintée de voyage introspectif psychédélique. Lui c'est Anton, chauffeur-livreur qui semble se perdre dans ses tournées et les nombreuses rencontres dans les cages d'escalier ou jardins. Il perd peu à peu les mots, rongé par des maux lancinants surgis de nulle part. Sa relation avec Hélène se détériore peu à peu jusqu'à l'inévitable phrase "prendre du recul" où tout s'effondre autour de lui ! Elle justement, c'est Hélène, violoncelliste et épanouie par son travail et dans son couple. Elle assiste à la progression lente de l'aphasie sentimentale de son compagnon sans pouvoir endiguer le phénomène. Le travail doit être fait par Anton qui va au cours d'une énième tournée de livraisons, se retrouver dans un village fantastique où le travail personnel va pouvoir s'entreprendre vers une remontée possible à la surface des mots. L'illustratrice Cécile Dupuis s'en donne à coeur joie pour imaginer et décrire ce monde fait de symétries et d'architectures en tous genres ! Dans ces venelles labyrinthiques, Anton fera de curieuses rencontres le menant peu à peu vers la compréhension du mal qui l'habite. Mais rien ne se déroule dans la facilité, de nombreuses épreuves s'imposeront à lui vers une possible rédemption et immersion de cette léthargie. Une ville de symboles pour une âme perdue et dont l'unique salut serait son amour pour Hélène, encore présent dans un coin de son esprit, à lui de le retrouver et l'exprimer, dans un discours pourquoi pas ? 😉 Un voyage étonnant ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/nos-accords-imparfaits/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  6. Kevin Nivek

    Nos accords imparfaits

    Le multi-récompensé de prix littéraires Gilles Marchand s'essaie au 9ème art avec une histoire pas banale de romance teintée de voyage introspectif psychédélique. Lui c'est Anton, chauffeur-livreur qui semble se perdre dans ses tournées et les nombreuses rencontres dans les cages d'escalier ou jardins. Il perd peu à peu les mots, rongé par des maux lancinants surgis de nulle part. Sa relation avec Hélène se détériore peu à peu jusqu'à l'inévitable phrase "prendre du recul" où tout s'effondre autour de lui ! Elle justement, c'est Hélène, violoncelliste et épanouie par son travail et dans son couple. Elle assiste à la progression lente de l'aphasie sentimentale de son compagnon sans pouvoir endiguer le phénomène. Le travail doit être fait par Anton qui va au cours d'une énième tournée de livraisons, se retrouver dans un village fantastique où le travail personnel va pouvoir s'entreprendre vers une remontée possible à la surface des mots. L'illustratrice Cécile Dupuis s'en donne à coeur joie pour imaginer et décrire ce monde fait de symétries et d'architectures en tous genres ! Dans ces venelles labyrinthiques, Anton fera de curieuses rencontres le menant peu à peu vers la compréhension du mal qui l'habite. Mais rien ne se déroule dans la facilité, de nombreuses épreuves s'imposeront à lui vers une possible rédemption et immersion de cette léthargie. Une ville de symboles pour une âme perdue et dont l'unique salut serait son amour pour Hélène, encore présent dans un coin de son esprit, à lui de le retrouver et l'exprimer, dans un discours pourquoi pas ? 😉 Un voyage étonnant !
  7. VladNirky

    L'amourante

    Titre de l'album : L'amourante Scenariste de l'album : Pierre Alexandrine Dessinateur de l'album : Pierre Alexandrine Coloriste : Pierre Alexandrine Editeur de l'album : Glenat Note : Résumé de l'album : Situation amoureuse : compliquée. Paris, de nos jours. Zayn est dévasté : Louise l'a quitté brutalement alors qu'il commençait à avoir des sentiments pour elle. Lorsqu'il la supplie de lui donner une explication, elle se résout à lui raconter son histoire. Une histoire presque incroyable... Car Louise n'est pas une humaine ordinaire, c'est une « amourante » : tant que quelqu'un l'aime, elle ne peut pas vieillir ! Elle est née il y a plus de six siècles, en pleine guerre de Cent ans. Simple paysanne ayant grandi dans une ère de violence et d'injustice, elle aurait dû finir ses jours comme la plupart de ses contemporains : emportée par la guerre, la faim ou la maladie avant d'avoir atteint la quarantaine. Sa rencontre avec Dame Eleanor, une mystérieuse et séduisante voyageuse vieille d'un millier d'années, va lui apporter la révélation de son pouvoir et de sa terrible contrepartie... Critique : Revisite sur le thème des vampires, l'amourante atteint parfaitement son coeur de cible en racontant la vie de Louise, en apparence jeune femme de son époque qui aime s'amuser et courtiser. Zayn, son dernier soupirant aurait d'ailleurs bien aimé faire des projets à plus longs termes avec elle, il est fou d'elle ! ... Mais ce ne sera pas possible. Louise va lui raconter pourquoi. Elle est âgée de plusieurs siècles et va lui compter depuis sa jeunesse des épisodes qui ont marqué son passé. En remontant de six siècles, en passant par la renaissance et des périodes plus contemporaines à travers toute l’Europe. L'occasion pour le lecteur, avec ce one shot assez imposant, 232 pages, 1kg 149, de découvrir une variation originale, non dénué d'humour (mention spéciale à la page 74) sur le thème des vampires ou le ressort est l'amour. Avec tous les thèmes classiques du genre (Le prince de la nuit, Rapaces, ou encore l'excellent Je suis un vampire (je ne le dirais jamais assez)), Louise va compter toutes les problématiques habituelles rencontrées par son état mais surtout modifiées par cet aspect particulier qui l'a caractérise pour notre plus grand bonheur. C'est drôle et triste à la fois, c'est original à plus d'un titre. Côté visuel (planche ci dessous), l'auteur Pierre Alexandrine, dont c'est ici le 1er roman graphique, est sur un style clair avec une coloration un peu flashy. On est loin du dessin réaliste, il n'y a pas de passage gore mais ça correspond bien à cette chronique. Les décors ont beaucoup de détails et on est assez souvent sur des fresques historiques avec des grandes cases. En résumé un très bon 1er album sur un sujet abordé de manière originale qui nous promène à travers les ages. C'est très bien réalisé et qui donne très souvent le sourire (comme la page 74!!). Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-amourante?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  8. VladNirky

    L'amourante

    Revisite sur le thème des vampires, l'amourante atteint parfaitement son coeur de cible en racontant la vie de Louise, en apparence jeune femme de son époque qui aime s'amuser et courtiser. Zayn, son dernier soupirant aurait d'ailleurs bien aimé faire des projets à plus longs termes avec elle, il est fou d'elle ! ... Mais ce ne sera pas possible. Louise va lui raconter pourquoi. Elle est âgée de plusieurs siècles et va lui compter depuis sa jeunesse des épisodes qui ont marqué son passé. En remontant de six siècles, en passant par la renaissance et des périodes plus contemporaines à travers toute l’Europe. L'occasion pour le lecteur, avec ce one shot assez imposant, 232 pages, 1kg 149, de découvrir une variation originale, non dénué d'humour (mention spéciale à la page 74) sur le thème des vampires ou le ressort est l'amour. Avec tous les thèmes classiques du genre (Le prince de la nuit, Rapaces, ou encore l'excellent Je suis un vampire (je ne le dirais jamais assez)), Louise va compter toutes les problématiques habituelles rencontrées par son état mais surtout modifiées par cet aspect particulier qui l'a caractérise pour notre plus grand bonheur. C'est drôle et triste à la fois, c'est original à plus d'un titre. Côté visuel (planche ci dessous), l'auteur Pierre Alexandrine, dont c'est ici le 1er roman graphique, est sur un style clair avec une coloration un peu flashy. On est loin du dessin réaliste, il n'y a pas de passage gore mais ça correspond bien à cette chronique. Les décors ont beaucoup de détails et on est assez souvent sur des fresques historiques avec des grandes cases. En résumé un très bon 1er album sur un sujet abordé de manière originale qui nous promène à travers les ages. C'est très bien réalisé et qui donne très souvent le sourire (comme la page 74!!).
  9. Titre de l'album : Ces lignes qui tracent mon corps Scenariste de l'album : Mansoureh Kamari Dessinateur de l'album : Mansoureh Kamari Coloriste : Mansoureh Kamari Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : En Iran, selon la loi islamique, le père de famille est propriétaire du sang de ses enfants, il ne peut donc être poursuivi pénalement s'il s'en prend à sa progéniture. De là découle en partie la construction de la société iranienne où l'homme a les pleins pouvoirs, notamment sur les femmes, en toute impunité. Mansoureh Kamari se souvient ici de son enfance et de son adolescence sous ce joug masculin. Elle expose des faits : les interdictions multiples (rire, chanter, danser, aimer), la possibilité d'être mariée à 9 ans, exécutée à 15, après avoir été violée... Elle raconte les agressions sexuelles répétées, dans la rue, le taxi, chez le médecin, à la fac... Et la peur constante, l'impuissance, l'incapacité à maîtriser son destin. Mais Mansoureh a fuit l'Iran, elle a réussi à sortir de cette oppression permanente, et cet album est aussi l'histoire d'une métamorphose, celle d'une femme recouvrant sa liberté. Critique : Premier grand coup de coeur pour cette rentrée littéraire avec ce roman graphique somptueux de la néophyte dans le monde du 9ème art : Mansoureh Kamari. Traitant de la condition des femmes dans son pays d'origine l'Iran, sujet ô combien difficile, elle nous déroute complétement par la finesse de son trait et l'élégance qu'elle donne au récit. Intégrer de la grâce dans une histoire aussi sombre et triste que la sienne, c'est digne d'un grand talent ! Aussi, ce coup de coeur n'est pas lié au propos, car vous me direz qu'il est facile de mettre 5 étoiles en hommage au combat de ces femmes opprimées, non ou plutôt pas que, Mansoureh Kamari m'a littéralement impressionné par son dessin, l'art du découpage et l'émotion ressentie au moment de contempler la hauteur de son art graphique. Mêlant présent et flashbacks, elle joue sur les noirs et blancs, tout en mettant un peu de couleurs dans un présent en reconstruction et en symbiose avec son nouvel univers sans barrières ; elle est libre de se recréer pleinement et s'exposer à nu comme elle le fait dès les premières pages. Mais pour en arriver là, elle vous racontera les sévices subis, la peur constante de mal faire dans une société patriarcale au possible où le père règne en maître absolu. Offrant les délicates courbes de son corps aux étudiants en art, elle se remémore les étapes importantes de sa jeune vie marquée par la frustration et l'incapacité de faire changer les lignes. On sent que ce roman graphique était déjà mûr dans son esprit depuis un certain temps, aujourd'hui elle peut crier son message en paix, libre et dévouée à son art ! il me tarde déjà de revoir ce dessin et sa mise en scène sur de la fiction, quel talent, non mais quel talent ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/ces-lignes-qui-tracent-mon-corps/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  10. Titre de l'album : Le mètre des caraïbes Scenariste de l'album : Wilfrid Lupano Dessinateur de l'album : Léonard Chemineau Coloriste : Léonard Chemineau Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Février 1794, en pleine mer des Caraïbes, Louis, canonnier du bateau pirate Le Fieffé Coquin, vise toujours juste ! Mais cette fois, la recette est maigre : vin, pommes, pruneaux et... un savant. Un savant français qui plus est : Joseph Dombey. Envoyé par le gouvernement révolutionnaire pour rencontrer le président américain Thomas Jefferson, il transporte une mystérieuse mallette qui intrigue les terribles pirates - pas si terribles que ça, pour être honnête ; plutôt une communauté adepte de chorale... À l'ouverture : une étrange barre graduée, un contenant cubique et un drôle de cylindre, faits dans un métal sans valeur. Pour les pirates, c'est forcément une arme secrète. Devant « l'élite intellectuelle » des pirates de Cocagna, Dombey dévoile le fleuron de la technologie française, l'instrument révolutionnaire : le mètre décimal ! Sans oublier le cube de dix centimètres de côté pour mesurer le litre, ni, enfin, le cylindre en cuivre d'un kilogramme. Chacun pourra ainsi tout mesurer, peser, quantifier... Ce à quoi les pirates répondent « Ni Dieu, ni maître, ni mètre ! ». Dombey parviendra-t-il à échapper à ces réfractaires au « progrès » pour mener à bien sa mission ? Critique : Le formidable duo de la Bibliomule de Cordoue (Dargaud) remet ça avec toujours un immense talent et un plaisir inégalé pour naviguer dans l'histoire en s'amusant ! Tout commence de nos jours par un mauvais calcul de trajectoire lors du lancement d'un satellite, ce dernier s'écrase et nous passons ensuite en 1794, dans la mer des Caraïbes sur le pont d'un navire pirate chassant sa proie. Mais vous découvrirez vite la nature grotesque de cette bande de flibustiers alternant débilité profonde et sursauts intellectuels dans une cascade de dialogues savoureux et fins. Le vaisseau adverse arraisonné, ils peuvent estimer le butin, mais quelle ne sera leur surprise à la découverte d'un navire chargé de victuailles et d'un monsieur agité tenant sa valise comme la prunelle de ses yeux ! Son contenu va révéler les composantes du système métrique que les français veulent envoyer aux Etats-Unis à la demande de leur président. Cruelle déception pour nos boit-sans-soif aux neurones amoindries, qui vont se replier sur l'incarcération du savant français en espérant une rançon ! Les situations rocambolesques s'enchainent à un rythme effréné pour notre plus grand bonheur, on rit littéralement devant tant de bêtises ! Le talent de Lupano fait qu'en plus de se marrer on découvre la grande histoire de ce symbole des Lumières en pleine révolution française ! Certaines réflexions des protagonistes percutent et agissent comme une prise de conscience, parfois même d'un personnage que vous n'aurez pas vu venir 😉 . C'est vraiment une réussite absolue, magnifiée par le trait de Léonard Chemineau qui délivre une quadrichromie subtile et délicieuse ! Le talent de cet artiste m'épate ! Il avait opté pour un trait réaliste dans son thriller écologique La brute et le divin ( Rue de Sèvres) , ici il revient à une ligne claire limite gros nez des plus enthousiaste ! L'expressivité des personnages sert parfaitement l'humour, et il ne délaisse pas pour autant les décors maritimes détaillés et l'ambiance au sens large des Caraïbes. Un régal pour les yeux et votre culture générale, que demander de plus ?? Qu'ils s'associent à nouveau et très vite 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-metre-des-caraibes/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. poseidon2

    Là où tu vas

    Titre de l'album : Là où tu vas Scenariste de l'album : Étienne Davodeau Dessinateur de l'album : Étienne Davodeau Coloriste : Étienne Davodeau Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Elle s'appelle Françoise Roy. Son métier consiste à accompagner les personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer et leurs proches dans leur vie quotidienne. Étienne Davodeau trouve que c'est là un métier passionnant. Alors il a demandé à Françoise de lui raconter au plus près les heures et les journées qu'elle passe dans l'intimité de ces femmes et ces hommes pour qui la qualité de l'instant présent est essentielle. Il lui a dit : « Là où tu vas, chaque jour, tu seras mes yeux et mes oreilles ». L'idée est de raconter au plus près la singularité de ces existences au pays de la mémoire qui flanche tout en préservant l'intimité des personnes concernées. La bande dessinée peut faire ça. Un détail qui n'en est pas un donne une intensité particulière à ce récit : Françoise et Étienne vivent ensemble depuis longtemps. Depuis toujours, elle est sa première lectrice. Il sait qu'il n'aurait pas pu faire un livre comme celui-ci avec quelqu'un d'autre. Ce livre sera aussi, d'une certaine manière, un épisode de leur vie de couple et donc aussi le plus intime de ses récits. Comment côtoyer des gens qui ne vont pas forcément se souvenir de vous ? Que faire pour leur faciliter la vie au quotidien ? Grâce à Françoise, Étienne Davodeau nous donne à voir le quotidien de ces personnes malades, de leurs proches et de celles et ceux qui les accompagnent pour éclairer ce sujet dont l'importance ne cesse de croitre avec le vieillissement de la population. Critique : Un nouveau Davodeau c'est toujours un petit événement dans le monde de la BD "intellectuelle". Si les œuvres de Davodeau reçoivent quasi automatiquement des 5/5, j'avoue être un peu plus critiques sur les derniers ouvrages, un peu trop "élitistes" pour moi, déconnecté des "petites gens" qui avaient fait son succès. Et bien je dois dire que sur ce tome ci, on retrouve les sentiments d'attachements à des personnages normaux avec une grande empathie pour les patients mais aussi sur les aidants et la difficulté de coupler vie privée, vie publique et status d'aidants. Une véritable entrée dans un monde que l'on a encore tendance à cacher, par honte ou méconnaissance. Un bel hommage au travail de sa femme qui n'est pas moins importants que celui de le raconter. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-ou-tu-vas?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. poseidon2

    Là où tu vas

    Un nouveau Davodeau c'est toujours un petit événement dans le monde de la BD "intellectuelle". Si les œuvres de Davodeau reçoivent quasi automatiquement des 5/5, j'avoue être un peu plus critiques sur les derniers ouvrages, un peu trop "élitistes" pour moi, déconnecté des "petites gens" qui avaient fait son succès. Et bien je dois dire que sur ce tome ci, on retrouve les sentiments d'attachements à des personnages normaux avec une grande empathie pour les patients mais aussi sur les aidants et la difficulté de coupler vie privée, vie publique et status d'aidants. Une véritable entrée dans un monde que l'on a encore tendance à cacher, par honte ou méconnaissance. Un bel hommage au travail de sa femme qui n'est pas moins importants que celui de le raconter.
  13. Titre de l'album : Un plan infaillible - Comment j'ai réalisé mes plus grands rêves Scenariste de l'album : Pacco Dessinateur de l'album : Pacco Coloriste : Pacco Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : En matière de rêves, une chose est sûre : on en a tous. Petits ou grands, réalistes ou audacieux... parfois même impossibles ! Mais réaliser ses rêves, est-ce vraiment à la portée de tous ? Il n'existe pas de méthode infaillible, mais dans cette bande dessinée drôle et tendre, mêlant autobiographie et conseils pratiques issus de son expérience, Pacco partage son plan en six étapes. Comment a-t-il fait, lui, pour transformer ses rêves en réalité ? Et vous, oserez-vous relever le défi ? Critique : Cela fait un peu plus de quinze ans que Pacco parcourt les travées du monde du 9ème art, mais tout n'a pas été simple pour lui, rien d'une trajectoire directe vers son objectif final : devenir dessinateur de BD ! Il raconte sa vie dans ce roman graphique fort bien illustré en relatant les grandes étapes qui ont façonné l'artiste qu'il est aujourd'hui, vivant de sa passion. D'une enfance à dévorer toutes les BD lui passant entre les mains avec notamment les Comics de super-héros sur lesquels il a pu apprendre le dessin de façon autodidacte. En passant par le divorce de ses parents, puis un départ pour les Antilles durant son adolescence où il rencontrera les difficultés liées à cette période difficile de nos enfances. Toujours animé par ce désir de dessiner au grand dam de ses parents, spécialement son père qui le rêve en avocat, il n'aura de cesse d'aller à contre-sens de leurs désidératas comme la majeure partie des adolescents 🙂 . Puis le monde du travail avec une nouvelle fois des épreuves compliquées qui le mèneront à la création d'une boîte de pub, où le statut de patron sera difficile à assumer ! Le lancement de son premier blog sur son quotidien de jeune papa sera la clé de voûte de son envol vers les éditeurs, ça et une pichenette de sa future compagne qui agira en véritable mentor et déclencheur du "tout est possible" ! Tout au long de ces étapes, il donne des conseils et des astuces pour le développement personnel, comme se fixer un objectif et les différentes manières d'y arriver. On ne s'ennuie pas une seconde à observer ses tribulations et savourer ses conseils pour rendre "un plan infaillible" , d'autant que son trait est aéré et très agréable. Une histoire touchante et profondément humaine ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/un-plan-infaillible-comment-j-ai-realise-mes-plus-grands-reves/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  14. Kevin Nivek

    Yiyun

    Titre de l'album : Yiyun Scenariste de l'album : Cosey Dessinateur de l'album : Cosey Coloriste : Cosey Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Années 90 au Pays d'Enhaut, Alpes vaudoises. Urs, 14 ans, croit reconnaître, parmi des élèves venus d'Angleterre, Miss Wu la belle chinoise (qui porte un cache-oeil) d'une ancienne BD d'aventures. Les tentatives de parler à la jeune sosie de Miss Wu, qui en réalité se prénomme Mei, semblent vouées à l'échec... Jusqu'au moment où Urs parvient à entraîner Mei sur le télésiège au moment de la fermeture. Les deux adolescents se retrouvent bloqués sur l'installation arrêtée pour la nuit. Persuadés de finir congelés avant l'aube, ils se rapprochent de plus en plus... Ils sont retrouvés par les secours quelques instants après leur premier baiser. L'été suivant, lors d'une randonnée, Urs s'étonne de tomber sur Mei. Elle se montre très distante, pour une raison qu'elle ne peut pas dévoiler. 10 ans plus tard, Urs réalise des découpages qui se vendent à quelques touristes séjournant dans la région. Un jour, à sa grande surprise, un courrier d'une galerie londonienne lui propose une exposition de ses oeuvres. A Londres, la baronne Frida von Fürstendorfkirchen, directrice de la Galerie F&M, lui présente sa compagne : Mei. Urs est étonné en retrouvant la jeune chinoise de ne ressentir ni déception ni frustration ni même désir. Face aux questions d'Urs, Mei retire son cache-oeil, révélant ses deux yeux intacts, en précisant qu'il y a à Taïwan une personne qu'Urs connaît bien, qui pourra dévoiler enfin le mystérieux secret... Critique : Après plus de 40 ans passés en compagnie de la saga Jonathan au fil de 17 albums et une saga clôturée en 2021, Cosey retrouve ses univers de montagnes, de mystères et d'Asie ! Il était déjà venu dans les Alpes suisses avec le formidable A la recherche de Peter Pan (Le Lombard), nous voici de retour dans ces contées enneigées pour une magnifique romance sino-suisse ! Il ajoute un peu de folklore local avec cet art particulier du papier découpé très présent en Suisse. Urs notre héros pratique cet art avec passion mais il dévale aussi les pistes de ski et c'est lors d'une session de sport d'hiver qu'il fait la rencontre de Meï ! Cette dernière lui rappelle étrangement Miss Wu une héroïne de BD aviatrice durant la seconde guerre mondiale avec la particularité d'avoir un cache-oeil. Des circonstances (opportunes) vont les rapprocher, mais cette étudiante chinoise semble sujette à de lbien ourds secrets et se montre distante avec lui sans qu'il ne comprenne pourquoi ! De fil en aiguilles, de découpages en expositions, les années passants, il va finir par la retrouver et percer ce secret si bien gardé. Cosey distille le suspens savamment dans cette romance passionnante et historique. Rien n'est simple dans cette histoire d'amour entre un suisse et une chinoise que les distances opposent, mais pas que ! Sans vous divulguer les raisons qui ont fait murir dans l'esprit de Cosey cette histoire, sachez qu'elles tiennent une place prépondérante dans cette aventure et vous saisirez parfaitement la finalité et cette "inspiration" en fin d'album. C'est en effet l'impact de la grande histoire qui aura des effets sur le commun des pauvres gens, mais quelques fois, des miracles arrivent avec une magnifique histoire à raconter 😉 . Jouant sur les ombres en rappel aux fameux découpages sur papier, il livre une partition graphique saisissante et toujours empreinte de poésie et d'inspiration. Une lecture méditative, plaisante et captivante, tout ce qui fait le sel des aventures contées par un auteur rare d'un grand talent. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/yiyun/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  15. Kevin Nivek

    Le mètre des caraïbes

    Le formidable duo de la Bibliomule de Cordoue (Dargaud) remet ça avec toujours un immense talent et un plaisir inégalé pour naviguer dans l'histoire en s'amusant ! Tout commence de nos jours par un mauvais calcul de trajectoire lors du lancement d'un satellite, ce dernier s'écrase et nous passons ensuite en 1794, dans la mer des Caraïbes sur le pont d'un navire pirate chassant sa proie. Mais vous découvrirez vite la nature grotesque de cette bande de flibustiers alternant débilité profonde et sursauts intellectuels dans une cascade de dialogues savoureux et fins. Le vaisseau adverse arraisonné, ils peuvent estimer le butin, mais quelle ne sera leur surprise à la découverte d'un navire chargé de victuailles et d'un monsieur agité tenant sa valise comme la prunelle de ses yeux ! Son contenu va révéler les composantes du système métrique que les français veulent envoyer aux Etats-Unis à la demande de leur président. Cruelle déception pour nos boit-sans-soif aux neurones amoindries, qui vont se replier sur l'incarcération du savant français en espérant une rançon ! Les situations rocambolesques s'enchainent à un rythme effréné pour notre plus grand bonheur, on rit littéralement devant tant de bêtises ! Le talent de Lupano fait qu'en plus de se marrer on découvre la grande histoire de ce symbole des Lumières en pleine révolution française ! Certaines réflexions des protagonistes percutent et agissent comme une prise de conscience, parfois même d'un personnage que vous n'aurez pas vu venir 😉 . C'est vraiment une réussite absolue, magnifiée par le trait de Léonard Chemineau qui délivre une quadrichromie subtile et délicieuse ! Le talent de cet artiste m'épate ! Il avait opté pour un trait réaliste dans son thriller écologique La brute et le divin ( Rue de Sèvres) , ici il revient à une ligne claire limite gros nez des plus enthousiaste ! L'expressivité des personnages sert parfaitement l'humour, et il ne délaisse pas pour autant les décors maritimes détaillés et l'ambiance au sens large des Caraïbes. Un régal pour les yeux et votre culture générale, que demander de plus ?? Qu'ils s'associent à nouveau et très vite 🙂
  16. Cela fait un peu plus de quinze ans que Pacco parcourt les travées du monde du 9ème art, mais tout n'a pas été simple pour lui, rien d'une trajectoire directe vers son objectif final : devenir dessinateur de BD ! Il raconte sa vie dans ce roman graphique fort bien illustré en relatant les grandes étapes qui ont façonné l'artiste qu'il est aujourd'hui, vivant de sa passion. D'une enfance à dévorer toutes les BD lui passant entre les mains avec notamment les Comics de super-héros sur lesquels il a pu apprendre le dessin de façon autodidacte. En passant par le divorce de ses parents, puis un départ pour les Antilles durant son adolescence où il rencontrera les difficultés liées à cette période difficile de nos enfances. Toujours animé par ce désir de dessiner au grand dam de ses parents, spécialement son père qui le rêve en avocat, il n'aura de cesse d'aller à contre-sens de leurs désidératas comme la majeure partie des adolescents 🙂 . Puis le monde du travail avec une nouvelle fois des épreuves compliquées qui le mèneront à la création d'une boîte de pub, où le statut de patron sera difficile à assumer ! Le lancement de son premier blog sur son quotidien de jeune papa sera la clé de voûte de son envol vers les éditeurs, ça et une pichenette de sa future compagne qui agira en véritable mentor et déclencheur du "tout est possible" ! Tout au long de ces étapes, il donne des conseils et des astuces pour le développement personnel, comme se fixer un objectif et les différentes manières d'y arriver. On ne s'ennuie pas une seconde à observer ses tribulations et savourer ses conseils pour rendre "un plan infaillible" , d'autant que son trait est aéré et très agréable. Une histoire touchante et profondément humaine !
  17. The_PoP

    Eilin du fond de l'eau

    C'est rigolo car quand je me suis lancé dans ce roman graphique imposant, je ne savais pas de quoi il allait parler ni par qui il avait été écrit. Et petit à petit j'ai reconnu les influences et des bribes de mythes le rattachant à l'europe centrale voir de l'est. Ce Eilin est un grand conte pour enfants et adultes mis en image avec beaucoup de douceur et d'élégance. Ce qui m'a un petit peu embêté c'est qu'il prend un virage très très fantastique à un moment là où les débuts sont plutôt classiques et mêlent astucieusement imaginaire et monde des hommes. Reste qu'on a une très belle plongée dans un folklore et un imaginaire que l'on ne connait que peu en France.
  18. Titre de l'album : Eilin du fond de l'eau Scenariste de l'album : Maria Surducan Dessinateur de l'album : Anna Julia Benczédi Coloriste : Anna Julia Benczédi Editeur de l'album : Les aventuriers d’ailleurs Note : Résumé de l'album : Une plongée incroyable dans le folklore roumain ! Fille d'une sorcière de l'eau disparue il y a longtemps, Eilin vit désormais avec son père, un brillant inventeur. Lorsqu'il se laisse gagner par la soif de pouvoir et de richesse en pillant les ressources de la nature qui les entoure, Eilin n'a d'autres choix que de protéger la montagne de ses ancêtres. Tiraillée entre l'amour pour son père et le respect de la nature inculqué par sa mère, l'adolescente va être embarquée dans une aventure hors du commun, au milieu des croyances d'Europe de l'Est. Critique : C'est rigolo car quand je me suis lancé dans ce roman graphique imposant, je ne savais pas de quoi il allait parler ni par qui il avait été écrit. Et petit à petit j'ai reconnu les influences et des bribes de mythes le rattachant à l'europe centrale voir de l'est. Ce Eilin est un grand conte pour enfants et adultes mis en image avec beaucoup de douceur et d'élégance. Ce qui m'a un petit peu embêté c'est qu'il prend un virage très très fantastique à un moment là où les débuts sont plutôt classiques et mêlent astucieusement imaginaire et monde des hommes. Reste qu'on a une très belle plongée dans un folklore et un imaginaire que l'on ne connait que peu en France. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/eilin-du-fond-de-l-eau/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  19. Kevin Nivek

    Gerda Taro

    On connait le mythe Robert Capa, grand photographe de guerre entre autres, mais il était temps de rendre justice à une femme l'ayant mis sur orbite, la très avant-gardiste Gerda Taro ! De sa jeunesse dans une Allemagne en pleine montée du nazisme avec les chasses aux juifs, elle y sera même séquestrée et interrogée ; puis son départ pour Paris et sa rencontre avec de nombreux photographes dont le jeune Robert Capa (qui ne portait pas encore ce nom 😉 ), vous suivrez les grandes étapes de son destin hors du commun pour une femme de son époque ! Se sentant libre et affranchie de la toute puissance masculine des années 30, elle multiplie les conquêtes amoureuses, n'hésite pas à s'exhiber quitte à perturber ces messieurs, elle est définitivement à des années lumières de l'establishment en rigueur ! Le récit alterne flashbacks et présent, entrecoupé de pages présentées comme des interviews avec un protagoniste parlant de Gerda à différents moments de sa vie. La partie graphique propose aussi deux versions, une légèrement colorisée à l'aquarelle bleutée et encrages profonds de noir et une autre pour le passé dans un noir et blanc simple et anguleux. Deux ambiances différentes aidant à mieux situer le récit, en revanche la nature du trait de Sylvain Combrouze est telle qu'il est parfois difficile de reconnaître les nombreux personnages. Un dessin semi-réaliste centré sur les femmes et hommes en place au milieu de ces zones de guerre, presque prémonitoires à l'invasion de la Pologne en 1939 comme point d'entrée de la seconde guerre mondiale. Le destin incroyable de cette femme méritait cet hommage !
  20. Kevin Nivek

    Gerda Taro

    Titre de l'album : Gerda Taro Scenariste de l'album : Fabrice Garate Dessinateur de l'album : Sylvain Combrouze Coloriste : Editeur de l'album : La boite à bulles Note : Résumé de l'album : Le destin de Gerda Taro, pionnière du photojournalisme, figure de la lutte antifasciste, à l'origine du mythe Robert Capa et pourtant injustement méconnue. Si l'on se souvient aujourd'hui du légendaire reporter de guerre Robert Capa, c'est en partie grâce à Gerda Taro. Son nom, c'est elle. Le lancement de sa carrière, c'est elle. Certains de ses clichés les plus célèbres, c'est encore elle. Mais Gerda Taro ne fut pas seulement l'ombre de Capa. Elle fut d'abord et surtout l'une des premières femmes photoreporters. Avant Lee Miller, elle est l'une des premières à partir sur les zones de conflits, au cours des années 1930. Animée par la ferme conviction que l'information peut changer le monde, elle n'hésitera pas à se rendre sur le front espagnol dès 1936 pour couvrir la guerre civile et combattre, à sa manière, le fascisme grandissant en Europe. Injustement oubliée à la faveur de son compagnon de route et compagnon de vie, Robert Capa, la figure de cette pionnière du photojournalisme, farouche défenseuse de la liberté et de la condition féminine, est enfin réhabilitée par Fabrice Garate Delgado et Sylvain Combrouze. Critique : On connait le mythe Robert Capa, grand photographe de guerre entre autres, mais il était temps de rendre justice à une femme l'ayant mis sur orbite, la très avant-gardiste Gerda Taro ! De sa jeunesse dans une Allemagne en pleine montée du nazisme avec les chasses aux juifs, elle y sera même séquestrée et interrogée ; puis son départ pour Paris et sa rencontre avec de nombreux photographes dont le jeune Robert Capa (qui ne portait pas encore ce nom 😉 ), vous suivrez les grandes étapes de son destin hors du commun pour une femme de son époque ! Se sentant libre et affranchie de la toute puissance masculine des années 30, elle multiplie les conquêtes amoureuses, n'hésite pas à s'exhiber quitte à perturber ces messieurs, elle est définitivement à des années lumières de l'establishment en rigueur ! Le récit alterne flashbacks et présent, entrecoupé de pages présentées comme des interviews avec un protagoniste parlant de Gerda à différents moments de sa vie. La partie graphique propose aussi deux versions, une légèrement colorisée à l'aquarelle bleutée et encrages profonds de noir et une autre pour le passé dans un noir et blanc simple et anguleux. Deux ambiances différentes aidant à mieux situer le récit, en revanche la nature du trait de Sylvain Combrouze est telle qu'il est parfois difficile de reconnaître les nombreux personnages. Un dessin semi-réaliste centré sur les femmes et hommes en place au milieu de ces zones de guerre, presque prémonitoires à l'invasion de la Pologne en 1939 comme point d'entrée de la seconde guerre mondiale. Le destin incroyable de cette femme méritait cet hommage ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/gerda-taro/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  21. Kevin Nivek

    Yiyun

    Après plus de 40 ans passés en compagnie de la saga Jonathan au fil de 17 albums et une saga clôturée en 2021, Cosey retrouve ses univers de montagnes, de mystères et d'Asie ! Il était déjà venu dans les Alpes suisses avec le formidable A la recherche de Peter Pan (Le Lombard), nous voici de retour dans ces contées enneigées pour une magnifique romance sino-suisse ! Il ajoute un peu de folklore local avec cet art particulier du papier découpé très présent en Suisse. Urs notre héros pratique cet art avec passion mais il dévale aussi les pistes de ski et c'est lors d'une session de sport d'hiver qu'il fait la rencontre de Meï ! Cette dernière lui rappelle étrangement Miss Wu une héroïne de BD aviatrice durant la seconde guerre mondiale avec la particularité d'avoir un cache-oeil. Des circonstances (opportunes) vont les rapprocher, mais cette étudiante chinoise semble sujette à de lbien ourds secrets et se montre distante avec lui sans qu'il ne comprenne pourquoi ! De fil en aiguilles, de découpages en expositions, les années passants, il va finir par la retrouver et percer ce secret si bien gardé. Cosey distille le suspens savamment dans cette romance passionnante et historique. Rien n'est simple dans cette histoire d'amour entre un suisse et une chinoise que les distances opposent, mais pas que ! Sans vous divulguer les raisons qui ont fait murir dans l'esprit de Cosey cette histoire, sachez qu'elles tiennent une place prépondérante dans cette aventure et vous saisirez parfaitement la finalité et cette "inspiration" en fin d'album. C'est en effet l'impact de la grande histoire qui aura des effets sur le commun des pauvres gens, mais quelques fois, des miracles arrivent avec une magnifique histoire à raconter 😉 . Jouant sur les ombres en rappel aux fameux découpages sur papier, il livre une partition graphique saisissante et toujours empreinte de poésie et d'inspiration. Une lecture méditative, plaisante et captivante, tout ce qui fait le sel des aventures contées par un auteur rare d'un grand talent.
  22. Titre de l'album : Le secret de Présentine Ramondore Scenariste de l'album : Harold Charre Dessinateur de l'album : Florent Desanthèmes Coloriste : Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : Présentine Ramondore est une femme à l'âme solitaire, qui a depuis longtemps mis ses sentiments de coté. En abîmant légèrement un immense barrage de bois à l'équilibre à la fois parfait et précaire, elle pense que celui-ci va inexorablement s'écrouler, tôt ou tard, et détruire le village dans lequel elle vit. Ainsi, lorsqu'elle entend parler d'un morceau d'étoile bleue qui serait tombé dans les montagnes et qui permettrait d'exaucer le voeu de celui qui le toucherait, Présentine se lance, entre culpabilité et tristesse, dans cette quête... Mais la réparation, de toute nature, est-elle encore possible ?... Critique : Oh que voilà une jolie histoire de transmission et d'aventure aux côtés de la très expérimentée Présentine Ramondore ! Un prénom évocateur au sein d'une société qui en a oublié la saveur, bien à l'abri de ce barrage à la confection presque magique tant il semble impensable qu'il tienne encore debout ! Le village de Présentine semble outre temps et dans une région reculée de type scandinave, mais sa particularité est d'être au pied d'un barrage de bois assemblés selon un ordre précis et presque magique. La moindre brindille a son utilité et son simple retrait serait aussi préjudiciable qu'un autre morceau bien plus gros. De cette symbiose dépend la solidité du barrage ! Présentine entretient cette légende et le respect immuable que les habitants doivent observer à l'édifice. Mais comme toute légende, le temps balaye tout sur son passage et les croyances d'hier ne sont plus aussi tenaces aujourd'hui, surtout quand elles sont incarnées par une vieille dame reclus dans sa cabane à l'écart des autres. Quand on ne croit plus en rien, ce mur de branches peut-il encore tenir ? Très belle histoire que nous conte Harold Charre, au sein d'un univers splendide fait d'étendues vertes et de montagnes ! Le dessin se met au diapason d'un scénario bien plus riche qu'il n'y paraît ! De planches à l'économie de détails selon le contexte, on peut passer à d'autres extrêmement précises et dotées d'une belle profondeur de champ. Cela tombe bien avec ces paysages divers tels que les forêts, les lacs prisonniers des reliefs de ces montagnes vertigineuses aux sommets enneigés. Une très belle leçon de vie qui se relira avec plaisir ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-secret-de-presentine-ramondore/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  23. Oh que voilà une jolie histoire de transmission et d'aventure aux côtés de la très expérimentée Présentine Ramondore ! Un prénom évocateur au sein d'une société qui en a oublié la saveur, bien à l'abri de ce barrage à la confection presque magique tant il semble impensable qu'il tienne encore debout ! Le village de Présentine semble outre temps et dans une région reculée de type scandinave, mais sa particularité est d'être au pied d'un barrage de bois assemblés selon un ordre précis et presque magique. La moindre brindille a son utilité et son simple retrait serait aussi préjudiciable qu'un autre morceau bien plus gros. De cette symbiose dépend la solidité du barrage ! Présentine entretient cette légende et le respect immuable que les habitants doivent observer à l'édifice. Mais comme toute légende, le temps balaye tout sur son passage et les croyances d'hier ne sont plus aussi tenaces aujourd'hui, surtout quand elles sont incarnées par une vieille dame reclus dans sa cabane à l'écart des autres. Quand on ne croit plus en rien, ce mur de branches peut-il encore tenir ? Très belle histoire que nous conte Harold Charre, au sein d'un univers splendide fait d'étendues vertes et de montagnes ! Le dessin se met au diapason d'un scénario bien plus riche qu'il n'y paraît ! De planches à l'économie de détails selon le contexte, on peut passer à d'autres extrêmement précises et dotées d'une belle profondeur de champ. Cela tombe bien avec ces paysages divers tels que les forêts, les lacs prisonniers des reliefs de ces montagnes vertigineuses aux sommets enneigés. Une très belle leçon de vie qui se relira avec plaisir !
  24. The_PoP

    La valse des montagnes

    Et voici un joli conte très poétique, doux et parfois lyrique. C'est en plus un album original puisqu'une musique a été créée spécialement pour lire cet album. Les dessins de Anna Aparicio Catala se pretent très bien à cette poésie légèrement fantastique, à ce bizarre teinté de mélancolie que l'on accepte finalement comme une évidence et qui ne nous empêche jamais d'accrocher aux pas de notre héroïne. Attention l'histoire est assez facile et on en devinera vite les contours. On ne sera pas non plus stimulé par des rebondissements. Mais l'intérêt de ce conte n'est pas là, il est dans la mélancolie, la rêverie et les réflexions qu'il suscite. On contemple parfois plus qu'on ne lit, et on tourne la dernière page sans avoir vu le temps passé de cette histoire qui plaira aussi bien aux petits qu'aux plus grands. Je crois que c'est là bien l'essentiel 🙂
  25. Titre de l'album : La valse des montagnes Scenariste de l'album : Anna Aparicio Catala Dessinateur de l'album : Anna Aparicio Catala Coloriste : Anna Aparicio Catala Editeur de l'album : Les aventuriers d’ailleurs Note : Résumé de l'album : Se rappeler pourquoi on fait les choses et pourquoi on les aime. Amandine est une accordéoniste trentenaire qui a tout sacrifié pour la passion de son instrument. Le succès est au rendez-vous, elle enchaîne concert sur concert dans des salles prestigieuses. Pourtant elle est seule. Terriblement seule. Quand une lettre l'invite à jouer le soir de la Toussaint, dans un village reculé des Pyrénées, la jeune femme monte dans le premier train. Mais une fois sur place, le village lui semble étrange, plein de non-dits. En répétant la seule partition qu'elle devra jouer à la perfection, elle prend peu à peu conscience que la moindre erreur pourrait s'avérer fatale. Critique : Et voici un joli conte très poétique, doux et parfois lyrique. C'est en plus un album original puisqu'une musique a été créée spécialement pour lire cet album. Les dessins de Anna Aparicio Catala se pretent très bien à cette poésie légèrement fantastique, à ce bizarre teinté de mélancolie que l'on accepte finalement comme une évidence et qui ne nous empêche jamais d'accrocher aux pas de notre héroïne. Attention l'histoire est assez facile et on en devinera vite les contours. On ne sera pas non plus stimulé par des rebondissements. Mais l'intérêt de ce conte n'est pas là, il est dans la mélancolie, la rêverie et les réflexions qu'il suscite. On contemple parfois plus qu'on ne lit, et on tourne la dernière page sans avoir vu le temps passé de cette histoire qui plaira aussi bien aux petits qu'aux plus grands. Je crois que c'est là bien l'essentiel 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-valse-des-montagnes/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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