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Le professeur de philosophie Richard Mèmeteau adapte son essai Sex friends en roman graphique et nous dévoile sa vision des rencontres 2.0 ! On y suit trois protagonistes principaux, Fanny, Félicie et Marius. Fanny est très présente sur son blog qu'elle alimente d'explications philos et d'expériences personnelles. Tous les trois sont très actifs sur les réseaux sociaux de rencontres, avec chacun leurs espoirs et leurs attentes. C'est tout un monde que l'on découvre avec ce vocabulaire particulier, ces acronymes et autres photos que l'on regrette parfois ! Lorsqu'un quatrième larron vient perturber ces échanges, un climat de suspicion s'installe ! On sent que l'auteur s'amuse à mettre ses personnages dans des situations complexes et les voir évoluer ensuite avec toutes les répercussions associées. Cette quête effrénée d'un partenaire via les applis et toute la difficulté à concilier liberté sexuelle et attente affective, s'expose sous nos yeux avec humour et ironie. Une assez belle critique de la société contemporaine et cette génération Z qui vit à travers ces réseaux sociaux ! L'ennui c'est que l'on a du mal parfois à suivre leurs nombreuses pérégrinations et ce torrent d'événements incessants sur les différentes applis qu'ils utilisent. Le dessinateur intègre entre les pages BD les échanges dans les applis à la manière d'un écran de smartphone, pour bien différencier bulles "IRL" et la conversation numérique. L'ensemble accouche d'un rythme inégal avec des séquences drôles et percutantes, tandis que d’autres peuvent sembler répétitives ou trop cyniques pour certains goûts.
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Titre de l'album : Sex friends Scenariste de l'album : Richard Mèmeteau Dessinateur de l'album : Colin Atthar Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Les sites et applications de rencontres représentent plus qu'un simple outil pour trouver l'âme soeur ou jouer les dons Juans. En hameçonnant les utilisateurs par la promesse d'une abondance sexuelle et amoureuse, ces interfaces nous confrontent à nos propres frustrations. Quand Fanny se fait larguer par Olga, elle décide de profiter à fond de ces applications. Elle partage son expérience avec Félicie, sa collègue, et Marius, son ami de toujours. Chacun projette ses attentes et ses désillusions sur ces espaces virtuels où l'on se cherche parfois soi-même. Mais un compte énigmatique apparaît, semblant commenter leurs expériences les plus intimes. Qui se cache derrière ce mystérieux chroniqueur de leurs vies sexuelles ? Critique : Le professeur de philosophie Richard Mèmeteau adapte son essai Sex friends en roman graphique et nous dévoile sa vision des rencontres 2.0 ! On y suit trois protagonistes principaux, Fanny, Félicie et Marius. Fanny est très présente sur son blog qu'elle alimente d'explications philos et d'expériences personnelles. Tous les trois sont très actifs sur les réseaux sociaux de rencontres, avec chacun leurs espoirs et leurs attentes. C'est tout un monde que l'on découvre avec ce vocabulaire particulier, ces acronymes et autres photos que l'on regrette parfois ! Lorsqu'un quatrième larron vient perturber ces échanges, un climat de suspicion s'installe ! On sent que l'auteur s'amuse à mettre ses personnages dans des situations complexes et les voir évoluer ensuite avec toutes les répercussions associées. Cette quête effrénée d'un partenaire via les applis et toute la difficulté à concilier liberté sexuelle et attente affective, s'expose sous nos yeux avec humour et ironie. Une assez belle critique de la société contemporaine et cette génération Z qui vit à travers ces réseaux sociaux ! L'ennui c'est que l'on a du mal parfois à suivre leurs nombreuses pérégrinations et ce torrent d'événements incessants sur les différentes applis qu'ils utilisent. Le dessinateur intègre entre les pages BD les échanges dans les applis à la manière d'un écran de smartphone, pour bien différencier bulles "IRL" et la conversation numérique. L'ensemble accouche d'un rythme inégal avec des séquences drôles et percutantes, tandis que d’autres peuvent sembler répétitives ou trop cyniques pour certains goûts. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/sex-friends/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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J'aime décidément bien ce que fait Kalopsia. Ce Morgan Sharktail m'était diablement tentant avec son graphisme sexy, et son regard appuyé vers les pirates sauce un brin fantastique et pas trop sanguinaire façon One Piece. Et bien je n'ai pas vraiment été déçu. Les ingrédients sont bien là et les 48 pages vites dévorées. Le dessin est top, et le travail sur les colorisations de Patrizia Zangrilli mérite toute notre attention. C'est chouette, c'est beau, il y a de l'ambiance, et les personnages ont de belles gueules. J'aime. Seul bémol pour moi côté scénario ou quelques facilités et ficelles un peu grosses empêchent cette bd de passer le cap d'une lecture plus adulte. Mais bon, un one piece sauce bd franco belge, avec pour le moment des éléments fantastiques plus discrets, qui ne prendrait pas ? En fait on est vraiment à mi chemin dans le ton et les thématiques entre Pirates des Caraïbes et One Piece, et ce sont deux belles références. Allez donc le découvrir, par curiosité, par plaisir, ou simplement pour les belles planches qu'il contient, et pas celles dont on vous oblige à sauter hein 🙂
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Titre de l'album : Morgan Sharktail - Tome 1 - L'île inaccessible Scenariste de l'album : Marco Sonseri Dessinateur de l'album : Mauro Mandalari Coloriste : Patrizia Zangrilli Editeur de l'album : Kalopsia Note : Résumé de l'album : Qu'ont en commun un jeune flibustier téméraire, Morgan Sharktail, et la terreur des sept mers, Duke Whiteshark ? Presque rien. Juste une ancienne carte indiquant l'emplacement d'une île légendaire et un pari entre les deux pirates à qui trouvera le trésor caché sur l'île. Un autre défi attend Morgan, car en plus de croiser l'épée avec des créatures mystérieuses et redoutables, cachées dans les profondeurs de l'océan, il découvrira la chose la plus importante et la plus inattendue : le destin de son père, le pirate Flin Seahammer, disparu dans les flots des années auparavant. L'île deviendra le prétexte pour découvrir le passé de Morgan. Il sera aidé dans cette quête par des personnages fort singuliers : Roc Mulletsnout, vieux sage pirate avec un faible pour les femmes, le Dr. Leonard et sa fille Luna. Un voyage intense, entre passé et présent, plein d'action et de périls mortels. Critique : J'aime décidément bien ce que fait Kalopsia. Ce Morgan Sharktail m'était diablement tentant avec son graphisme sexy, et son regard appuyé vers les pirates sauce un brin fantastique et pas trop sanguinaire façon One Piece. Et bien je n'ai pas vraiment été déçu. Les ingrédients sont bien là et les 48 pages vites dévorées. Le dessin est top, et le travail sur les colorisations de Patrizia Zangrilli mérite toute notre attention. C'est chouette, c'est beau, il y a de l'ambiance, et les personnages ont de belles gueules. J'aime. Seul bémol pour moi côté scénario ou quelques facilités et ficelles un peu grosses empêchent cette bd de passer le cap d'une lecture plus adulte. Mais bon, un one piece sauce bd franco belge, avec pour le moment des éléments fantastiques plus discrets, qui ne prendrait pas ? En fait on est vraiment à mi chemin dans le ton et les thématiques entre Pirates des Caraïbes et One Piece, et ce sont deux belles références. Allez donc le découvrir, par curiosité, par plaisir, ou simplement pour les belles planches qu'il contient, et pas celles dont on vous oblige à sauter hein 🙂 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/morgan-sharktail-l-ile-inaccessible/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Le prolifique auteur nord-irlandais Garth Ennis n'a pas fini de nous surprendre avec son imaginaire déjanté ! Dans un esprit similaire à son autre saga connue mondialement The boys, il imagine un monde où humains et créatures fantastiques de toutes sortes vivent ensemble pour le meilleur et pour le pire ! En effet, certains sont même des stars comme Lou le bien nommée loup-garou gay qui dérape dans ses ébats ! Dans ce cas, on appelle l'homme à tout faire, Freddie l'arrangeur. Il efface les traces, et arrange les situations aussi loufoques soient-elles pour éviter scandales et autres arrestations. Lorsqu'une curieuse mission lui est confiée suite à la mort du "croquemitaine" , il va plonger dans les bas-fonds d'Hollywood à la rencontre des vampires et autres créatures pour mener à bien une enquête lui réservant bien des surprises ! Dialogues ciselés, humour caustique, violence gratuite, tout est permis dans cette ville des péchés ! On sent que l'auteur s'amuse comme un petit fou et nous avec 🙂 . D'autant que le dessin est au diapason avec des visages bien expressifs et des planches bien détaillées pour illustrer cette histoire para-normale ! Des encrages profonds adaptés à l'humour noir du récit pour Mike Perkins qui se régale à dessiner tout ce bestiaire allant des dinosaures aux vampires, en passant par les sirènes et autres crabes acteurs pornos ^^. Ce récit complet déjanté au prix d'appel particulièrement attractif saura combler les amateurs du scénariste irlandais toujours en verve !
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Titre de l'album : Freddie l'arrangeur Scenariste de l'album : Garth Ennis Dessinateur de l'album : Mike Perkins Coloriste : Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Hollywood : les loups-garous, vampires, zombies, extraterrestres, croque-mitaines et toutes sortes de monstres sortent une fois la nuit tombée. Ils ont tous leurs petites manies - comme celles consistant à trucider les gens - et quand ils se retrouvent dans la panade, ils appellent Freddie... pour qu'il leur vienne en aide. Critique : Le prolifique auteur nord-irlandais Garth Ennis n'a pas fini de nous surprendre avec son imaginaire déjanté ! Dans un esprit similaire à son autre saga connue mondialement The boys, il imagine un monde où humains et créatures fantastiques de toutes sortes vivent ensemble pour le meilleur et pour le pire ! En effet, certains sont même des stars comme Lou le bien nommée loup-garou gay qui dérape dans ses ébats ! Dans ce cas, on appelle l'homme à tout faire, Freddie l'arrangeur. Il efface les traces, et arrange les situations aussi loufoques soient-elles pour éviter scandales et autres arrestations. Lorsqu'une curieuse mission lui est confiée suite à la mort du "croquemitaine" , il va plonger dans les bas-fonds d'Hollywood à la rencontre des vampires et autres créatures pour mener à bien une enquête lui réservant bien des surprises ! Dialogues ciselés, humour caustique, violence gratuite, tout est permis dans cette ville des péchés ! On sent que l'auteur s'amuse comme un petit fou et nous avec 🙂 . D'autant que le dessin est au diapason avec des visages bien expressifs et des planches bien détaillées pour illustrer cette histoire para-normale ! Des encrages profonds adaptés à l'humour noir du récit pour Mike Perkins qui se régale à dessiner tout ce bestiaire allant des dinosaures aux vampires, en passant par les sirènes et autres crabes acteurs pornos ^^. Ce récit complet déjanté au prix d'appel particulièrement attractif saura combler les amateurs du scénariste irlandais toujours en verve ! Autres infos : Type de l'album : Comic Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/freddie-l-arrangeur/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Le monde d'Azaria tome 1 - Les soeurs démoniaques
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
L'illustratrice belge Janssens se lance dans le monde du 9ème art et frappe fort avec cet univers de démons insatiables aux formes voluptueuses ! D'emblée on est saisi par le trait ultra-réaliste de l'auteure, on se situe entre un jeu vidéo et un film en images de synthèse, son graphisme numérique est incroyable de justesse ! Un dessin magnifié par des couleurs superbes aux reflets lumineux somptueux mettant en avant les corps des protagonistes en tenues hyper légères voire bien souvent, dans le plus simple appareil 😉 . Les apôtres d'une certaine idée du dessin seront mécontents de ce travail sur tablette, mais je trouve que dans le paysage actuel, ce style est des plus rafraîchissants, d'autant que l'univers créé est sympathique et non dénué d'humour. Nous suivons en effet la princesse Winnefried dans ses ébats qui sont constamment interrompus par ses obligations professionnelles. En tant que fille du roi, elle est présidente de la cour de justice et doit assister aux procès. Lorsqu'un humain au physique fort avantageux et bien au goût de la princesse, se retrouve jugé, elle s'empare du dossier à bras le corps et compte bien rattraper le temps perdu ! Mais ses soeurs ne l'entendent pas de leurs oreilles pointues et semblent décidées à lui gâcher la fête. Humour, dialogues graveleux sans être vulgaires, c'est une belle entrée en matière pour ce premier tome d'une série de trois. L'auteure est fan d'héroic-fantasy, on imagine ce qu'elle pourrait nous réserver sur une saga tout public tant son style graphique est étonnant ! Je vous laisse savourer les planches destinées à un public averti dans le fichier pdf ci-dessous. Azaria.pdf -
Titre de l'album : Watership Down Scenariste de l'album : James Sturm Dessinateur de l'album : Joe Sutphin Coloriste : Joe Sutphin Editeur de l'album : Autres Editeurs/Auto editions Note : Résumé de l'album : C'est parfois dans les collines verdoyantes et idylliques que se terrent les plus terrifiantes menaces. C'est là aussi que va se dérouler cette vibrante épopée de courage, de loyauté et de survie. Menés par le valeureux Hazel, une poignée de braves choisissent de fuir l'inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, ruses, légendes vont aider ces héros face à mille ennemis et les guider jusqu'à leur terre promise, Watership Down. Mais l'aventure s'arrêtera-t-elle là ? Aimé par des millions de lecteurs, l'envoûtant roman de Richard Adams fait partie de ces odyssées sombres néanmoins parcourues d'espoir et de poésie. Parfait équilibre d'aventure et de mythologie, ce bijou d'inventivité serti d'une maîtrise absolue du suspense est tout simplement le chef-d'oeuvre d'un immense d'écrivain. Critique : Une histoire de petits lapins... Oui c'est effectivement ça Watershi Down. Comme Légendes de la garde est une histoire de souris. Mais ce serait tellement réducteurs. Parce que c'est avant tout une immense fresque romanesque, portée par un souffle épique, des personnages forts et passionnants, des petits enjeux qui deviennent dantesques. C'est simple j'ai adoré, c'est l'une de mes lectures choc du moment et pour cause : le verbe est magnifique, le dessin est sublime, l'immersion est totale. Le petit parfum des animaux de quat'sous ne fait que renforcer mon sentiment. Ce Watership Down est un must have tout simplement. Le rythme est bon, le souffle ne retombe jamais vraiment, et comble du bonheur, cette histoire, aventure a évidemment plusieurs niveaux de lecture en fonction de votre âge. Je n'ai qu'une seule hâte, que mes filles soient assez grandes pour le relire avec elles. Aucune prise de risque avec ce Watership Down, vous aurez juste tellement de mal à le lâcher, et tellement cette boule de vide dans le ventre une fois les pages refermées et ces petits lapins partis. Ne discutez pas, foncez. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/watership-down/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Amère Scenariste de l'album : Lucrèce Andreae Dessinateur de l'album : Lucrèce Andreae Coloriste : Lucrèce Andreae Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : Jeune, belle, talentueuse, elle a trouvé l'amour. Maintenant elle veut un bébé. Les enfants, c'est son truc, elle adore, elle connaît. Mais la sienne, sa merveille, sa perle, elle va lui offrir un rêve incarné. Elle n'est pas de celles qui gueulent sur leurs mioches, elle vise un idéal : le respect de l'enfant. Elle ne le sait pas encore : les enfants sont des plaies, et la maternité irréversible. Critique : Après Flipette et Vénère (Delcourt) paru en 2020, l'auteure complète Lucrèce Andreae s'attaque à la maternité et aux différentes manières d'éduquer un enfant, en l'occurrence son vécu personnel ! Tout commence comme un conte de fées avec l'amour qui frappe à la porte, puis les envies de bébé venant concrétiser cette idylle. Durant sa grossesse, elle prépare ce qui sera son cheval de bataille ensuite : l'éducation positive ! Lectures, podcasts, discussions entre amies, elle sort le tapis rouge à cet idéal éducatif, persuadée de son fait. L'accouchement se réalise, non sans mal et voici venir Eden qui va remplir le vase émotionnel de ses parents ! Partage absolu des tâches, allaitement "forcé" et tant pis pour les souffrances, s'en suit donc un respect monacal des règles d'un idéal éducatif théorique. Péripéties, tensions, partage avec d'autres jeunes parents, premiers pas à la crèche puis l'école (Montessori évidemment) ; on va suivre l'entrée au monde de la petite Eden par le prisme de sa mère. Elle dépeint ces situations avec humour dans un trait au feutre en s'émancipant du gaufrier habituel de la BD. Le texte s'insère entre les personnages avec une grande fluidité rendant la lecture immersive. On tourne assez vite les pages de cet imposant volume, pris par les pérégrinations du jeune couple et leur enfant. Mon bémol porterait sur le côté très "parisien" de leur approche de la parentalité. En effet, ces explications incessantes et monocordes à l'enfant, cette entrée en école Montessori qui comme le dit Manu Payet dans un sketch "t'explique qu'on va te prendre ton PEL" , ne s'adresse pas à un large public étant donné le prix important de ces établissements. Je note aussi la présence à la maison des deux parents pendant une longe période, le père étant dessinateur de BD il peut travailler à domicile et Lucrèce Andreae semble libérée de ses obligations professionnelles, ce qui est loin d'être évident pour un grand nombre de jeunes parents contraints de retourner travailler après le congé parental. Certes elle fera une certaine auto-critique en fin d'album mais du bout des lèvres et pas vraiment persuadée de son fait. La lecture reste pour autant teintée d'humour et d'émotions, de nombreux parents se retrouveront dans les situations décrites et ne pourront s'empêcher d'esquisser un sourire 😉 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/amere/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Après Flipette et Vénère (Delcourt) paru en 2020, l'auteure complète Lucrèce Andreae s'attaque à la maternité et aux différentes manières d'éduquer un enfant, en l'occurrence son vécu personnel ! Tout commence comme un conte de fées avec l'amour qui frappe à la porte, puis les envies de bébé venant concrétiser cette idylle. Durant sa grossesse, elle prépare ce qui sera son cheval de bataille ensuite : l'éducation positive ! Lectures, podcasts, discussions entre amies, elle sort le tapis rouge à cet idéal éducatif, persuadée de son fait. L'accouchement se réalise, non sans mal et voici venir Eden qui va remplir le vase émotionnel de ses parents ! Partage absolu des tâches, allaitement "forcé" et tant pis pour les souffrances, s'en suit donc un respect monacal des règles d'un idéal éducatif théorique. Péripéties, tensions, partage avec d'autres jeunes parents, premiers pas à la crèche puis l'école (Montessori évidemment) ; on va suivre l'entrée au monde de la petite Eden par le prisme de sa mère. Elle dépeint ces situations avec humour dans un trait au feutre en s'émancipant du gaufrier habituel de la BD. Le texte s'insère entre les personnages avec une grande fluidité rendant la lecture immersive. On tourne assez vite les pages de cet imposant volume, pris par les pérégrinations du jeune couple et leur enfant. Mon bémol porterait sur le côté très "parisien" de leur approche de la parentalité. En effet, ces explications incessantes et monocordes à l'enfant, cette entrée en école Montessori qui comme le dit Manu Payet dans un sketch "t'explique qu'on va te prendre ton PEL" , ne s'adresse pas à un large public étant donné le prix important de ces établissements. Je note aussi la présence à la maison des deux parents pendant une longe période, le père étant dessinateur de BD il peut travailler à domicile et Lucrèce Andreae semble libérée de ses obligations professionnelles, ce qui est loin d'être évident pour un grand nombre de jeunes parents contraints de retourner travailler après le congé parental. Certes elle fera une certaine auto-critique en fin d'album mais du bout des lèvres et pas vraiment persuadée de son fait. La lecture reste pour autant teintée d'humour et d'émotions, de nombreux parents se retrouveront dans les situations décrites et ne pourront s'empêcher d'esquisser un sourire 😉
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Une histoire de petits lapins... Oui c'est effectivement ça Watershi Down. Comme Légendes de la garde est une histoire de souris. Mais ce serait tellement réducteurs. Parce que c'est avant tout une immense fresque romanesque, portée par un souffle épique, des personnages forts et passionnants, des petits enjeux qui deviennent dantesques. C'est simple j'ai adoré, c'est l'une de mes lectures choc du moment et pour cause : le verbe est magnifique, le dessin est sublime, l'immersion est totale. Le petit parfum des animaux de quat'sous ne fait que renforcer mon sentiment. Ce Watership Down est un must have tout simplement. Le rythme est bon, le souffle ne retombe jamais vraiment, et comble du bonheur, cette histoire, aventure a évidemment plusieurs niveaux de lecture en fonction de votre âge. Je n'ai qu'une seule hâte, que mes filles soient assez grandes pour le relire avec elles. Aucune prise de risque avec ce Watership Down, vous aurez juste tellement de mal à le lâcher, et tellement cette boule de vide dans le ventre une fois les pages refermées et ces petits lapins partis. Ne discutez pas, foncez.
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Titre de l'album : Alastor de Sombregarde tome 1 - L'infame Gentilhomme Scenariste de l'album : Dobbs Dessinateur de l'album : Aurélien Morinière Coloriste : Aurélien Morinière Editeur de l'album : Oxymore Note : Résumé de l'album : Alastor n'est pas un héros. Chevalier de la Mort cynique et amoureux désabusé, il traverse un monde où le Bien et le Mal se confondent en absurdités sanglantes. Tout cela pour rejoindre sa bien-aimée : une sorcière insaisissable, aussi fatale que fascinante. À ses côtés chemine un maître-gobelin philosophe et roublard, expert en poisons et en sarcasmes, membre comme lui de la tristement célèbre Sombre Garde. Son seul horizon : la Forteresse Noire. Son unique alliée : la malchance. Dans ce voyage ponctué de fanatisme, de trahisons et d'épreuves tragi-comiques, Alastor devra embrasser une destinée qu'il aurait préféré fuir. Épopée grinçante et mélancolique, Critique : Tout commence sur un champ de bataille dévasté, le sol jonché de cadavres ou presque, les survivants étant abattus par les elfes et leur "pouvoir de lumière" ! De cette marée de cadavres, une âme noire émerge, la renaissance d'Alastor sous l'impulsion de Guulghar le sorcier-gobelin. Tels Don Quichotte et Sancho Pança, ils vont entreprendre un long voyage à travers ce monde où la magie rôde et où les rencontres peuvent réserver de nombreuses surprises, agréables ou dangereuses ! Un univers où le bien et le mal ne semblent pas si bien définis, vous le découvrirez au fil des chapitres présentés comme les actes d'une pièce de théâtre avec chacun leur fil conducteur. Un récit vraiment étonnant que nous livre Dobbs de par ses particularités et le style d'écriture. En effet, les dialogues sont savoureux et empreints d'élégance dans le ton. Notre chevalier noir s'exprime avec classe, dénotant complètement avec son apparence menaçante. L'humour est présent à travers le gobelin jamais avare en conneries :). Un monde de dark fantasy au bestiaire varié très bien imagé par Aurélien Morinière ! Son style semi-réaliste convient parfaitement à l'univers, ses personnages sont charismatiques et bien détaillés. Les combats à l'épée prennent corps à travers un découpage dynamique et accrocheur. Les couleurs restent sombres, dans des notes rougeoyantes avec des aplats de noir. La magie parvient à ressortir des pages avec des effets lumineux particulièrement réussis. C'est un premier tome surprenant, bousculant un peu les codes de la fantasy avec un style narratif élégant, à l'image de ce titre convenant parfaitement au "héros" : L'infâme gentilhomme. Un bel oxymore 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/alastor-de-sombregarde-tome-1-l-infame-gentilhomme/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Mitterrand - Le dernier président Scenariste de l'album : Joël Callède Dessinateur de l'album : Joël Callède Coloriste : Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Au crépuscule de sa vie, François Mitterrand se confronte à son passé. Son esprit convoque de grandes figures qui l'ont inspiré - depuis Anubis, le dieu des morts égyptien jusqu'à Jean Moulin, en passant par Jaurès - pour entamer avec lui un fascinant dialogue sur sa vie. À travers ces échanges, l'auteur nous invite à redécouvrir le passé d'un homme d'état aussi exceptionnel que complexe. Critique : Quel que soit le bord politique de votre interlocuteur, il y a fort à parier qu'il a une opinion tranchée sur François Mitterrand tant il a eu d'impact sur la vie politique française. Clivant, nuancé, parfois trouble et louvoyant, ce président qui a gouverné la France pendant 14 ans a décidément laissé son empreinte dans la tête des français. Et c'est là toute l'intelligence de Joël Callède que de nous présenter cet homme face à sa mort, et qui doit faire le délicat exercice de se juger lui même, à l'aune de ses actes et devant le jury le plus difficile qui soit : la mort, la postérité, lui même, ses proches, et ses mentors. La charge est violente, souvent dure, le plus souvent sans concession et factuelle, elle en est d'autant plus juste et nécessaire et livre finalement un portrait troublant, touchant et juste. A noter qu'il s'agit d'une réédition de Mitterrand Requiem. Autres infos : A noter qu'il s'agit d'une réédition de Mitterrand Requiem. Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/mitterrand-le-dernier-president/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Nouvelle série jeunesse chez Dupuis avec une série qui se veut un mix entre Indiana Johns et Sliders. Une aventure sur fond d'archéologie et de monde parallèle qui donne un premier tome très dense... presque trop dense. En effet, on a une BD qui, sur ce premier tome, nous montre à la fois l'introduction à l'univers des Utopistes, une découverte des personnages et une exploration d'un des univers parallèles. Bref énormément d'information pour un seul tome. Un tome très épais, avec beaucoup de lecture, aucun doute là-dessus. Mais cela ne suffit pas de mon point de vue. Le volume d'actions et d'informations oblige nos auteurs à faire des coupes dans certaines scènes de transition pour tenir la pagination, nous offrant des parties un peu trop rapides, et rendant la lecture parfois compliquée. De très bonnes idées, un dessin efficace et dynamique, des personnages attachants pour un album qui aurait pu flirter avec le 5 si elle était moins ambitieuse.
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Titre de l'album : Les Utopistes tome 1 - Tlaloc Scenariste de l'album : Vincent Le Bars Dessinateur de l'album : Stefano Zanchi Coloriste : Stefano Zanchi Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Imaginez un monde presque identique au nôtre mais à une très grosse différence près : dans notre histoire, les grands mythes, les royaumes fantastiques, les contes et légendes et les divinités mythologiques sont bel et bien réels ! Alexandre Desvereaux, le plus célèbre des aventuriers, véritable star du Net, a découvert le moyen d'accéder à ces territoires perdus grâce aux portails-miroirs, de mystérieuses structures cachées à travers le globe qui permettent d'accéder instantanément à ces endroits magiques. Mais cette découverte attise la convoitise de richissimes collectionneurs qui envoient des mercenaires y piller le moindre vestige, sans aucun égard pour l'héritage de l'humanité. Mystérieusement disparu depuis un an, Desvereaux laisse derrière lui son épouse, inventrice et ingénieure de génie, et sa fille Aurore, une ado opiniâtre et débrouillarde qui ne peut se résigner à la disparition de son père. Prenant son courage à deux mains, avec un groupe de gamins de son école, Aurore va se lancer au secours d'Alexandre. Et comme le dit son savant de copain Medhi : « L'utopie, c'est tout faire pour rendre l'impossible possible ! » Autoproclamée les Utopistes, la bande de gamins va devoir braver mille dangers pour accomplir son destin, à commencer par affronter un terrible dieu aztèque... Critique : Nouvelle série jeunesse chez Dupuis avec une série qui se veut un mix entre Indiana Johns et Sliders. Une aventure sur fond d'archéologie et de monde parallèle qui donne un premier tome très dense... presque trop dense. En effet, on a une BD qui, sur ce premier tome, nous montre à la fois l'introduction à l'univers des Utopistes, une découverte des personnages et une exploration d'un des univers parallèles. Bref énormément d'information pour un seul tome. Un tome très épais, avec beaucoup de lecture, aucun doute là-dessus. Mais cela ne suffit pas de mon point de vue. Le volume d'actions et d'informations oblige nos auteurs à faire des coupes dans certaines scènes de transition pour tenir la pagination, nous offrant des parties un peu trop rapides, et rendant la lecture parfois compliquée. De très bonnes idées, un dessin efficace et dynamique, des personnages attachants pour un album qui aurait pu flirter avec le 5 si elle était moins ambitieuse. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-utopistes-tome-1-tlaloc/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Quel que soit le bord politique de votre interlocuteur, il y a fort à parier qu'il a une opinion tranchée sur François Mitterrand tant il a eu d'impact sur la vie politique française. Clivant, nuancé, parfois trouble et louvoyant, ce président qui a gouverné la France pendant 14 ans a décidément laissé son empreinte dans la tête des français. Et c'est là toute l'intelligence de Joël Callède que de nous présenter cet homme face à sa mort, et qui doit faire le délicat exercice de se juger lui même, à l'aune de ses actes et devant le jury le plus difficile qui soit : la mort, la postérité, lui même, ses proches, et ses mentors. La charge est violente, souvent dure, le plus souvent sans concession et factuelle, elle en est d'autant plus juste et nécessaire et livre finalement un portrait troublant, touchant et juste. A noter qu'il s'agit d'une réédition de Mitterrand Requiem.
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Titre de l'album : On a mangé la mer Scenariste de l'album : Maxime De Lisle Dessinateur de l'album : Olivier Martin Coloriste : Olivier Martin Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : En France, les mers qui bordent nos côtes ont été vidées de 80% de leurs poissons de fond. On les a mangés. D'un appétit vorace et aveugle. Par des décennies de politique de surpêche, de consommateurs mal informés demandant plus de poissons à des prix moindre, et d'industriels courant derrière la croissance. C'est une histoire qui nous concerne tous, où la responsabilité de chacun est engagée. Les pêcheurs n'en sont que le bras armé, ils n'agissent que comme exécutants des attentes de la société. On a mangé la mer est une plongée dans le système qui tue, chaque année, des centaines de milliers de tonnes de poissons en France. Réalisée par Maxime de Lisle, président de l'ONG Seastemik et coordinateur de l'International Panel for Ocean Sustainability et sous le pinceau d'Olivier Martin, cette bande dessinée documentaire explore la complexité de la crise de la pêche, et montre comment la responsabilité partagée de la surconsommation de poissons, des pratiques non durables et des politiques publiques menacent l'océan, tout en soulignant l'espoir de préserver notre patrimoine marin. Activistes, capitaines de navires ou d'industrie, personnalités comme Isabelle Autissier : ce livre apporte un regard neuf sur le contenu de nos assiettes et notre façon de consommer. Critique : Attention attention. Une fois n'est pas coutume je trouve le titre de cet album des éditions Futuropolis très mal choisi. C'est un titre choc. Mais cela ne rend pas du tout hommage à la qualité du reportage et à sa couverture transverse du sujet de la crise de la population marine de nos océans. En effet cet album traite de toutes (enfin des plus dramatiques) les causes du manque de poissons et de la dégradation des océans. Car on n'a pas que mangé la mer. On l'a aussi pollué, détérioré et j'en passe. C'est ce qui est excellent dans ce reportage : le traitement global de la chaine de la consommation de poissons en france/europe. Un traitement qui va des réglementations européennes, aux nécessités de pêches "au gros", en passant par une histoire de la pèche qui voit nos pécheurs français râler contre les gros conglomérats néerlandais alors même qu'ils étaient bien contents de les voir sauver la marine française dans les années 90. Le reportage va jusqu'à l'impact de la surproduction de saumon qui dépeuple les mers africaines de leurs petits poissons pour nourrir les fermes d'élevage en Norvège. Comme ils disent : "C'est l'argent public du Sénégal qui aide les européens à manger moins cher" Tout le monde s'exprime dans un reportage qui se veut alarmiste, mais pas non plus dénué de note d'espoir, avec des exemples qui marchent et des pistes à suivre, pour tout un chacun. Un état des lieux de la partie la plus importante de notre planète dans une BD longue, bien illustrée avec Olivier Martin qui réussi à merveille à passer d'un univers à l'autre, et à faire lire à tous ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/on-a-mange-la-mer?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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La collection "Histoire de..." s'enrichit d'un nouveau venu avec Le jeu de rôle ! La science-fiction, la mission Apollo XI et plus récemment le polar, étaient passés sous la moulinette d'auteurs passionnés pour un éditeur toujours avide de nouvelles explorations, c'est donc au tour du jeu relancé par le succès de la série tv Stranger things. Vous remonterez donc bien loin dans le temps avec la création des échecs qui seraient le point d'origine, s'en suivra moult évolutions et adaptations dans un monde en pleine mutation. Guerres stratégiques, progrès techniques avec une évolution technologique rapide et culture hollywoodienne vont peu à peu façonner cet art de jouer entre amis et donner le loisir que l'on connaît aujourd'hui. Evidemment le point culminant réside dans la sortie de Donjons et dragons qui a révolutionné et rendu public cet art de jouer ensemble. Pour dépeindre ce cheminement vers l'état actuel du jeu de rôle, les auteurs incorporent humour et anecdotes truculentes avec une partie graphique semi-réaliste de très bonne qualité ! Un trait précis et détaillé ne s'économisant pas les nombreuses références à la culture pop, inévitablement liées à cet univers de rôlistes. Une lecture didactique qui plaira aux amateurs mais surtout aux initiés ayant passés des heures à jouer entre amis et dont les souvenirs restent vivaces. J'ai pour ma part découvert cet univers que je ne connaissais que de nom, ayant opté pour d'autres loisirs dans ma jeunesse je ne suis donc pas le mieux placé pour établir une note à ce titre. Il est évident que les inconditionnels(elles) plongeront avidement dans cette longue histoire et seront ravis de retrouver les créateurs d'un loisir imaginatif traversant les âges.
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Titre de l'album : Histoire du jeu de rôle Scenariste de l'album : Fred Van Lente Dessinateur de l'album : Tom Fowler Coloriste : Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Des jeux de stratégie de l'Antiquité et du Moyen Âge aux wargames de la Révolution industrielle et à leur influence durable, jusqu'à l'explosion de Donjons & Dragons, le jeu de rôle a connu une évolution fascinante. Entre polémiques comme la "Satanic Panic" et diversification des univers (horreur, science-fiction, espionnage, super-héros) il n'a cessé de se réinventer. L'arrivée de l'informatique, l'émergence du cyberpunk et des mondes virtuels ont marqué une nouvelle ère, menant à un renouveau spectaculaire porté par Magic: The Gathering, les actual plays et l'impact culturel mondial de Dungeons & Dragons. Une fresque riche et documentée, qui retrace l'ascension du jeu de rôle en tant que phénomène ludique et universel. Critique : La collection "Histoire de..." s'enrichit d'un nouveau venu avec Le jeu de rôle ! La science-fiction, la mission Apollo XI et plus récemment le polar, étaient passés sous la moulinette d'auteurs passionnés pour un éditeur toujours avide de nouvelles explorations, c'est donc au tour du jeu relancé par le succès de la série tv Stranger things. Vous remonterez donc bien loin dans le temps avec la création des échecs qui seraient le point d'origine, s'en suivra moult évolutions et adaptations dans un monde en pleine mutation. Guerres stratégiques, progrès techniques avec une évolution technologique rapide et culture hollywoodienne vont peu à peu façonner cet art de jouer entre amis et donner le loisir que l'on connaît aujourd'hui. Evidemment le point culminant réside dans la sortie de Donjons et dragons qui a révolutionné et rendu public cet art de jouer ensemble. Pour dépeindre ce cheminement vers l'état actuel du jeu de rôle, les auteurs incorporent humour et anecdotes truculentes avec une partie graphique semi-réaliste de très bonne qualité ! Un trait précis et détaillé ne s'économisant pas les nombreuses références à la culture pop, inévitablement liées à cet univers de rôlistes. Une lecture didactique qui plaira aux amateurs mais surtout aux initiés ayant passés des heures à jouer entre amis et dont les souvenirs restent vivaces. J'ai pour ma part découvert cet univers que je ne connaissais que de nom, ayant opté pour d'autres loisirs dans ma jeunesse je ne suis donc pas le mieux placé pour établir une note à ce titre. Il est évident que les inconditionnels(elles) plongeront avidement dans cette longue histoire et seront ravis de retrouver les créateurs d'un loisir imaginatif traversant les âges. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/histoire-du-jeu-de-role/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : La déesse des neiges Scenariste de l'album : Lola Koenig Dessinateur de l'album : Lola Koenig Coloriste : Lola Koenig Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Pour se sauver d'un mal étrange, Ida part à la rencontre des Vallons. Accompagnée de Fox, un vieux trappeur bourru, et d'Aïko, enfant au coeur pur, elle découvrira l'origine de l'hiver éternel...Une fable glacée où la bravoure rencontre la compassion. Critique : Lola Koenig fait son entrée dans le monde du 9ème art avec un conte pour jeunes lecteurs(trices) tenant place dans un monde magique où le froid hivernal persiste ! En effet ce n'est pas "winter is coming" car il est déjà là et ne veut pas laisser la place au printemps synonyme de plantations et de renouveau pour les habitants ! Dans ce contexte, Ida contracte un mal mystérieux que seuls les résidents des lointains Vallons du nord semblent en mesure de guérir ! Malgré les réticences de son père, elle part à l'aventure et va découvrir que son destin est plus ou moins connecté au monde et cette malédiction glaçante. Rencontres amicales ou belliqueuses, aides inattendues et final en apothéose seront au programme pour la jeune et intrépide Ida ! Pas mal de surprises et de rebondissements dans ce récit bien construit et adapté à un public jeune. Le trait rond et doux est lui aussi tout à fait approprié au lectorat visé, il rappelle un peu les dessins-animés des années 90 avec des visages expressifs dans un esprit manga. Les cases sont aérées et s'économisent les détails superflus pour se centrer sur les protagonistes et la galerie d'animaux attachants. Une entrée en matière sympathique pour la jeune auteure ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-deesse-des-neiges-9782731628845/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Lola Koenig fait son entrée dans le monde du 9ème art avec un conte pour jeunes lecteurs(trices) tenant place dans un monde magique où le froid hivernal persiste ! En effet ce n'est pas "winter is coming" car il est déjà là et ne veut pas laisser la place au printemps synonyme de plantations et de renouveau pour les habitants ! Dans ce contexte, Ida contracte un mal mystérieux que seuls les résidents des lointains Vallons du nord semblent en mesure de guérir ! Malgré les réticences de son père, elle part à l'aventure et va découvrir que son destin est plus ou moins connecté au monde et cette malédiction glaçante. Rencontres amicales ou belliqueuses, aides inattendues et final en apothéose seront au programme pour la jeune et intrépide Ida ! Pas mal de surprises et de rebondissements dans ce récit bien construit et adapté à un public jeune. Le trait rond et doux est lui aussi tout à fait approprié au lectorat visé, il rappelle un peu les dessins-animés des années 90 avec des visages expressifs dans un esprit manga. Les cases sont aérées et s'économisent les détails superflus pour se centrer sur les protagonistes et la galerie d'animaux attachants. Une entrée en matière sympathique pour la jeune auteure !
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Titre de l'album : Les âges perdus - Tome 3 - L'infini vagabond Scenariste de l'album : Jérôme Le Gris Dessinateur de l'album : Didier Poli & Luca Bulgheroni Coloriste : Bruno Tatti Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : À la veille de l'an Mil, une pluie de feu s'abat sur la terre et plonge le monde dans l'obscurité. Fuyant l'Anglia dévastée, Elaìne brave la redoutable Mer des Aigles et atteint la Terre des Meutes, un territoire hostile où rôdent les terrifiants hommes-cerfs. Au cours de cette traversée périlleuse, elle croise Mara, une mystérieuse arpenteuse qui l'aide à survivre. Guidée par l'héritage de son père, Elaìne cherche à percer les secrets du savoir perdu, celui qui, jadis, permit aux hommes de bâtir des cités et de prospérer. Son périple la conduit jusqu'à la mythique Cité du Roi Taon, où l'ancien monde semble encore murmurer à travers ses ruines. Mais les règles de ce lieu sacré vacillent, et l'accès aux connaissances oubliées s'avère plus dangereux que jamais... Plongez dans une fresque épique où l'histoire et le mythe se rejoignent, sublimée par les illustrations magistrales de Didier Poli et Luca Bulgheroni. Critique : Oh qu'on l'attendait celui-ci. Il faut dire que les deux premiers tomes des âges perdus nous avaient présentés une chouette histoire, dans un monde que l'on ne connaissait pas, qu'on n'avait pas l'impression d'avoir déjà lu cent fois. Et vu que c'était servi avec les très jolis dessins de Didier Poli, on en redemandait. Sur ce tome Didier Poli a été rejoint aux crayons par Luca Bulgheroni mais c'est toujours Bruno Tatti qui gère les couleurs. Alors que donne cet ajout de talent à notre équipe ? Et bien le dessin de la série continue d'évoluer doucement, comme entre le tome 1 et le tome 2, avec des visages qui se lissent un petit peu, mais des décors qui s'étoffent globalement rendant les atmosphères et ce monde là encore plus palpable. Côté histoire, c'est aussi peu dire que je faisais confiance à Jérôme Le Gris pour nous créer une belle histoire avec une belle fin. Et bien pas de doutes non plus de ce côté là, c'est toujours aussi bien. On a du rythme, une montée en puissance de l'intrigue et des enjeux, des personnages dont on se demande à chaque page s'il va y passer ou pas, et un monde dont chaque page nous en fait découvrir un peu plus. Vous l'avez compris j'en redemande encore et bonne nouvelle, le tome 4 doit sortir l'année prochaine, même si, et c'est je trouve très triste, ce sera aussi le tome de fin de cette série. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-ages-perdus-tome-3-l-infini-vagabond/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Invisible - Tome 1 - Mémoires d'Aymond de Terre-Noire Scenariste de l'album : Stephen Desberg Dessinateur de l'album : Henri Reculé Coloriste : Editeur de l'album : Glenat Note : Résumé de l'album : L'espion sans visage : personne n'échappe à son regard. Membre de la petite noblesse française, Aymond de Terre-Noire est marié à l'ambitieuse Blanche d'Audore. Dans l'espoir de faire fortune et de plaire à sa femme, il investit ses dernières économies dans l'achat d'un traité alchimique rare mais incomplet... Alors qu'il tente de compléter la formule, il prend le risque de tester le breuvage sur lui-même : sa tête se met à tourner, sa main commence à disparaître... et il se retrouve invisible ! Désormais rejeté et seul, Aymond devient espion, oeuvrant pour l'un des premiers services secrets français, le Secret du Roy. Son invisibilité lui permet de paraître masqué quand il lui faut impressionner, et de disparaître sans trace quand il le veut. Alors que la guerre de Sept Ans se prépare aux Indes et aux Amériques, Terre-Noire va faire équipe avec le chevalier d'Éon et une redoutable espionne russe pour tenter de sauver la position de Louis XV contre les Anglais et la Prusse. Ses aventures le confrontent alors à ce qu'il a été trop longtemps : un homme invisible pour les autres, qui aspire désormais à être vu des seuls qui comptent à ses yeux. Critique : Voici mon premier coup de coeur de l'année pour cet Invisible ! On plonge en effet dans les prémices de la guerre de 7 ans, l'une des premières guerres véritablement mondiale, avec des enjeux et des belligérants sur plusieurs continents. Au coeur des intrigues diplomatiques qui se préparent pour la guerre, nos héros avancent et usent de leurs intelligences et talents pour faire avancer la cause du roi. Idéalistes en quelque sorte, mais loin d'être aveugles sur les véritables enjeux, ni sur les véritables perdants de ces empires qui s'affrontent pour des traits sur des cartes. Notre héros nous livre ses états d'âme, et il en a de nombreux, et l'intrigue avance, sans se presser, nous laissant le temps de prendre la mesure de cette atmosphère de guerre imminente, et de guerre de diplomatie et d'espions, de retournements d'alliances et de grandes batailles rangées. Ces ambiances de cour, de batailles ou d'empires sont bien représentées par le trait d'Henri Reculé, qui nous livre là l'un de ses meilleurs dessins. C'est inspiré, stylisé, clair et percutant. J'aime beaucoup. Au final on reste bien dans une bd d'aventure de cape et d'épées qui s'avère moins flamboyante qu'un Scorpion par exemple puisqu'ici les enjeux sont traités de manière sérieuse et dramatique. Les éléments de fantastiques se révèlent presque anecdotiques face à la puissance de l'Histoire ici. Si cette période historique vous intrigue un tant soit peu, je ne peux que vous recommander cette belle lecture dont il est difficile de s'extraire une fois commencée la lecture. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/invisible-tome-1-memoires-d-aymond-de-terre-noire/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Le chemin derrière la maison Scenariste de l'album : Jérémie Gasparutto Dessinateur de l'album : Jérémie Gasparutto Coloriste : Jérémie Gasparutto Editeur de l'album : Rue de sevres - Label 619 Note : Résumé de l'album : Jérémie Gasparutto offre avec cet album une pérégrination hallucinée au fil de ses pensées. De plages en forêts, de tempête en naufrage, de courses effrénées en promenades apaisantes, il nous transporte au fil des pages pour une épopée graphique et poétique à travers le monde, la nature et les générations. Ouvrant des portes à notre imaginaire, il faut se laisser guider et se prendre à rêver au rythme de ses planches. Étonnant, foisonnant, déroutant parfois, ce livre est un régal pour les yeux et un véritable hommage à la vie ! Critique : Je connaissais le travail de Jérémie Gasparutto sur des histoires de Doggybags donc je me suis laissé tenter par Le chemin derrière la maison. De plus, le label 619 réalise une édition de qualité sur cet album avec dos toilé et grand format pour les planches. Les dessins de Gasparutto sont magnifiques dans un style réaliste malgré les partites fantastiques des différents récits. Tous les éléments semblaient réunis pour un album incroyable seulement après la lecture de l'album, je dois reconnaitre que je n'ai rien compris. Je pense qu'il faudrait avoir l'explication de l'auteur tellement les histoires courtes restent étranges, décousues et s'enchainent sans fil conducteur. En conclusion, je suis passé complétement à côté de l'originalité des histoires, dommage car les dessins dégagent une atmosphère que j'ai beaucoup aimé. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/le-chemin-derriere-la-maison/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Voici mon premier coup de coeur de l'année pour cet Invisible ! On plonge en effet dans les prémices de la guerre de 7 ans, l'une des premières guerres véritablement mondiale, avec des enjeux et des belligérants sur plusieurs continents. Au coeur des intrigues diplomatiques qui se préparent pour la guerre, nos héros avancent et usent de leurs intelligences et talents pour faire avancer la cause du roi. Idéalistes en quelque sorte, mais loin d'être aveugles sur les véritables enjeux, ni sur les véritables perdants de ces empires qui s'affrontent pour des traits sur des cartes. Notre héros nous livre ses états d'âme, et il en a de nombreux, et l'intrigue avance, sans se presser, nous laissant le temps de prendre la mesure de cette atmosphère de guerre imminente, et de guerre de diplomatie et d'espions, de retournements d'alliances et de grandes batailles rangées. Ces ambiances de cour, de batailles ou d'empires sont bien représentées par le trait d'Henri Reculé, qui nous livre là l'un de ses meilleurs dessins. C'est inspiré, stylisé, clair et percutant. J'aime beaucoup. Au final on reste bien dans une bd d'aventure de cape et d'épées qui s'avère moins flamboyante qu'un Scorpion par exemple puisqu'ici les enjeux sont traités de manière sérieuse et dramatique. Les éléments de fantastiques se révèlent presque anecdotiques face à la puissance de l'Histoire ici. Si cette période historique vous intrigue un tant soit peu, je ne peux que vous recommander cette belle lecture dont il est difficile de s'extraire une fois commencée la lecture.
