Rechercher dans la communauté
Affichage des résultats pour les étiquettes 'bd'.
4 795 résultats trouvés
-
Titre de l'album : Rock'n Roll tome 1 - Salauds de Baby-boomers Scenariste de l'album : Baru Dessinateur de l'album : Baru Coloriste : Baru Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : « Le rock'n'roll, ça reste encore et toujours ma réserve d'énergie » Baru La preuve par la bande dessinée. Sept récits indépendants, qui se répondent pourtant, comme autant de guitares électriques jouées par les plus grands. Hop, bande-annonce : Le 17 octobre 1966, les vieux du Comité des fêtes de Villerupt (le bled de Baru ado) n'ont pas pu faire venir Johnny Hallyday, alors ils se sont rabattus sur un jeune type, inconnu au bataillon. Comment c'est, son nom, déjà ? Ah oui, Jimi Hendrix... Hey Joe ! Ton Up Boy, c'est quoi, ça ? Un rocker qui faisait le « ton », c'est-à-dire qui arrivait à pousser sa moto au-delà des 100 miles à l'heure, soit 160 km/h, dans la circulation merdique de Londres, entre Chelsea Bridge et l'Ace Cafe, la Mecque des rockers... Le Daily Mirror de l'époque appelait ça le « Suicide Club »... Rater les Rolling Stones en concert une fois, quand on est fan, passe encore, mais trois mais quatre ? Comment est-ce possible ? C'est possible. Quel con ! À Beyrouth, à la fin des années 8o, en pleine guerre du Liban, les Rolling Stones, encore eux, ont sauvé les poules du vieux Mustapha. Satisfaction ! Et aussi : Fever, For your love, Skaï... Rock, rock, rock ! Après le succès de Bella ciao, voici le grand retour de Baru, Grand Prix d'Angoulême 2010, pour ces deux tomes sur le rock'n'roll, mêlant histoires vécues et fictions (tome 1), témoignages et autobiographie (tome 2 en 2027). Critique : En voilà un album qui n'est pas pour moi mais qui ravira mon père ! C'est exactement sa période. Baru nous montre les souvenirs de la grande époque du rock n roll. L'époque de tous les possibles pour tous les groupes et de toutes les envies de rebellions. Une époque où l'Amérique faisait encore rêver, ou Tatcher était l'ennemie de tout rebelle qui se respectait et où la bataille entre les bikers et les bourgeois faisait rage ! Une époque où le Rock fourmillait de groupes divers, fondés dans des garages, au tubes exigeants et à la notoriété éphémère. Baru nous livre ici plusieurs anecdotes issues des récits de ces amis fans de rock. Des anecdotes qui sentent pour les années 70-80 et nous font nous replonger dans une période plus "heureuse" que celle que nous traversons. Cet album sera un véritable beau cadeau pour tous les papys rocker. Regarder les vieilles photos chez vous. SI vous voyez vous parents avec un blouson en cuir.... cet album sera fait pour eux ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/rock-n-roll-tome-1-salauds-de-baby-boomers?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
-
En voilà un album qui n'est pas pour moi mais qui ravira mon père ! C'est exactement sa période. Baru nous montre les souvenirs de la grande époque du rock n roll. L'époque de tous les possibles pour tous les groupes et de toutes les envies de rebellions. Une époque où l'Amérique faisait encore rêver, ou Tatcher était l'ennemie de tout rebelle qui se respectait et où la bataille entre les bikers et les bourgeois faisait rage ! Une époque où le Rock fourmillait de groupes divers, fondés dans des garages, au tubes exigeants et à la notoriété éphémère. Baru nous livre ici plusieurs anecdotes issues des récits de ces amis fans de rock. Des anecdotes qui sentent pour les années 70-80 et nous font nous replonger dans une période plus "heureuse" que celle que nous traversons. Cet album sera un véritable beau cadeau pour tous les papys rocker. Regarder les vieilles photos chez vous. SI vous voyez vous parents avec un blouson en cuir.... cet album sera fait pour eux !
-
Alba Cardona s'est fait connaître en France avec Emma et les mauvais éléments (Jungle) paru en 2025, mais auparavant elle avait réalisé en solo une histoire issue du folklore japonais : la légende Hakutaku. L'éditeur jeunesse a eu la bonne idée de publier cette aventure fantastique pleine de bon sens et formidablement illustrée. Les pages respirent l'hommage à la culture manga et aux animés, les couleurs chatoyantes embellissent son trait rond et doux avec harmonie, l'auteure complète maîtrise son art et nous délivre une jolie histoire pour enfants, mais pas que 😉 On suit donc l'héroïne Yuki sourde et muette faisant face aux préjugés dans son petit village sous le froid hivernal. Elle sera amenée à devenir la chef des lieux mais comment diriger lorsqu'on ne peut pas parler et se faire comprendre de tout le monde ? Suite à un événement malheureux, elle va se retrouver perdue dans la forêt et faire la connaissance d'un jeune démon, le Hakutaku ! Elle va très vite découvrir que les apparences sont trompeuses ainsi que les nombreuses croyances et méfiances envers cet être fantastique. Amitié, don de soi, confiance et prise de risques, la jeune Yuki aura fort à faire pour se réaliser pleinement et faire tomber les méfiances envers le démon, mais aussi sur elle ! On lit façon manga de droite à gauche dans ces pages colorées et on s'imprègne pleinement du vécu de Yuki et son ressenti face aux scènes de vie qu'elle rencontre. L'auteure parvient à illustrer des émotions palpables à travers son dessin très expressif, on a vraiment l'impression de lire un animé tellement l'immersion est réussie. Une bien belle histoire qui comblera les jeunes lectrices et lecteurs 😉
-
Titre de l'album : La légende de Hakutaku Scenariste de l'album : Alba Cardona Dessinateur de l'album : Alba Cardona Coloriste : Alba Cardona Editeur de l'album : Jungle Note : Résumé de l'album : Yuki est une orpheline sourde de 13 ans destinée à diriger un jour son village. Mais certains habitants superstitieux voient son handicap comme une malédiction liée au Hakutaku, une créature magique accusée de causer des catastrophes. Isolée et incomprise, Yuki s'aventure dans la forêt et se retrouve nez-à-nez avec ce " démon " ! Alors que les tensions montent au village, elle devra combattre les préjugés pour protéger son peuple. Et si la peur de l'autre était le véritable danger ? Critique : Alba Cardona s'est fait connaître en France avec Emma et les mauvais éléments (Jungle) paru en 2025, mais auparavant elle avait réalisé en solo une histoire issue du folklore japonais : la légende Hakutaku. L'éditeur jeunesse a eu la bonne idée de publier cette aventure fantastique pleine de bon sens et formidablement illustrée. Les pages respirent l'hommage à la culture manga et aux animés, les couleurs chatoyantes embellissent son trait rond et doux avec harmonie, l'auteure complète maîtrise son art et nous délivre une jolie histoire pour enfants, mais pas que 😉 On suit donc l'héroïne Yuki sourde et muette faisant face aux préjugés dans son petit village sous le froid hivernal. Elle sera amenée à devenir la chef des lieux mais comment diriger lorsqu'on ne peut pas parler et se faire comprendre de tout le monde ? Suite à un événement malheureux, elle va se retrouver perdue dans la forêt et faire la connaissance d'un jeune démon, le Hakutaku ! Elle va très vite découvrir que les apparences sont trompeuses ainsi que les nombreuses croyances et méfiances envers cet être fantastique. Amitié, don de soi, confiance et prise de risques, la jeune Yuki aura fort à faire pour se réaliser pleinement et faire tomber les méfiances envers le démon, mais aussi sur elle ! On lit façon manga de droite à gauche dans ces pages colorées et on s'imprègne pleinement du vécu de Yuki et son ressenti face aux scènes de vie qu'elle rencontre. L'auteure parvient à illustrer des émotions palpables à travers son dessin très expressif, on a vraiment l'impression de lire un animé tellement l'immersion est réussie. Une bien belle histoire qui comblera les jeunes lectrices et lecteurs 😉 Autres infos : Type de l'album : Manga Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-legende-de-hakutaku/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
-
Après son diptyque Mongolie (Mosquito) fort réussi, l'auteur italien Vianello nous fait voyager dans les dangereuses mers de Chine ! Nous délaissons donc les contreforts de l'Himalaya pour une aventure maritime telle que Hugo Pratt n'aurait pas renié. On le sait, Vianello a été l'assistant du maître italien et ce travail se ressent dans ces superbes pages encrées. Des gueules de cinéma, des profils sévères et une expressivité des visages toute en nuances, cela respire l'élégance ! Nous découvrons donc la reine des pirates chinois se prenant d'amour et/ou de respect pour le courage du capitaine Drake lors de l'arraisonnement de son navire. Après une discussion empreinte de sensualité entre les deux commandants, Ching Shih ordonne de le laisser partir sauf et lui fournit une jonque. Des années après on retrouve Drake en capitaine de pirates cinglant en mer de Chine et recueillant un naufragé. Ce dernier semble richissime et lui demande de retrouver sa fille vraisemblablement kidnappée par des trafiquants d'êtres humains, nombreux dans ces eaux tumultueuses. Leur quête commune les mènera de rebondissements en rebondissements dont l'issue inévitable ne manquera pas de mener Drake vers la reine des pirates, maîtresse des lieux et trafics exercés. On navigue donc en compagnie du capitaine anglais philosophant sur le bien et le mal dans une mission qui a tout de la rédemption. Vianello sait nous transporter en très peu de pages dans des fresques d'aventures, où de simples regards suffisent à exprimer des émotions. Peu de longs discours mais des silences qui en disent long , chez l'artiste vénitien, la contemplation prime et on en redemande 😉 .
-
Les sacrifiés du paradis - Enquête au cœur du colonialisme vert
Kevin Nivek a posté un sujet dans Toute la BD
Titre de l'album : Les sacrifiés du paradis - Enquête au cœur du colonialisme vert Scenariste de l'album : Guillaume Blanc Dessinateur de l'album : Chico Coloriste : Chico Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : " Il faut sauver la nature africaine ! " La mission débute en 1961 et depuis, d'immenses parcs sont créés, vierges et sauvages. Mais ce rêve d'Afrique a un prix : le sacrifice de millions de paysans, expulsés, de force. Grâce au Projet spécial africain, l'Unesco, le WWF et les colons devenus experts internationaux continuent de sauver en Afrique la nature qu'ils ont perdue chez eux, en Occident. Mais quand un garde de parc éthiopien est assassiné, l'enquête débute et, très vite, elle révèle une Afrique fantasmée, et la violence d'un colonialisme vert pesant sur des millions d'Africains. Hier, comme aujourd'hui. Critique : Historien de l'Afrique et de l'environnement, Guillaume Blanc nous livre une passionnante histoire vraie dans les parcs nationaux africains et plus précisément le simien, une vaste réserve éthiopienne. Tout débute par une fusillade mortelle, qui est mort, pourquoi et dans quelles circonstances ? Cette mort servira de toile de fond à de vastes explications sur le fonctionnement de ces parcs ! En effet, on découvre juste après la période de décolonisation une volonté des occidentaux de préserver coûte que coûte ces étendues naturelles. Protéger l'écosystème, laisser les bêtes se reproduire et la forêt se développer, tout ceci semble logique, mais peut dissimuler des intentions bien plus opaques ! Sous couvert des associations donatrices, des agents sont missionnés sur place afin de faire respecter les consignes de préservation, collégialement avec les autorités locales. Déplacement de populations rurales, transhumances interdites sur les lieux, idem pour la coupe du bois et la culture des terres, les parcs doivent être protégés de toute intrusion, même par ses propres habitants ! Un comble quand on voit le tourisme des occidentaux sur ces mêmes lieux... Dans ce travail bicéphale, chacun en tire des bénéfices, les seuls à en pâtir sont donc ces populations paysannes reculées, "invitées" à dégager ! C'est certes un peu complexe mais vous comprendrez bien mieux les enjeux et les difficultés récurrentes de l'Afrique de l'est et ses réserves naturelles, une fois l'ouvrage terminé. Chico illustre cette histoire d'un trait semi-réaliste, il s'efforce de bien différencier les visages dans cette grande galerie d'intervenants, tout en représentant au mieux les magnifiques paysages. Un roman graphique s'adressant aux lecteurs intéressés par les questions environnementales, les enjeux postcoloniaux et les injustices sociales. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-sacrifies-du-paradis-enquete-au-coeur-du-colonialisme-vert/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement-
- bd
- roman graphique
-
(et 2 en plus)
Étiqueté avec :
-
Les sacrifiés du paradis - Enquête au cœur du colonialisme vert
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
Historien de l'Afrique et de l'environnement, Guillaume Blanc nous livre une passionnante histoire vraie dans les parcs nationaux africains et plus précisément le simien, une vaste réserve éthiopienne. Tout débute par une fusillade mortelle, qui est mort, pourquoi et dans quelles circonstances ? Cette mort servira de toile de fond à de vastes explications sur le fonctionnement de ces parcs ! En effet, on découvre juste après la période de décolonisation une volonté des occidentaux de préserver coûte que coûte ces étendues naturelles. Protéger l'écosystème, laisser les bêtes se reproduire et la forêt se développer, tout ceci semble logique, mais peut dissimuler des intentions bien plus opaques ! Sous couvert des associations donatrices, des agents sont missionnés sur place afin de faire respecter les consignes de préservation, collégialement avec les autorités locales. Déplacement de populations rurales, transhumances interdites sur les lieux, idem pour la coupe du bois et la culture des terres, les parcs doivent être protégés de toute intrusion, même par ses propres habitants ! Un comble quand on voit le tourisme des occidentaux sur ces mêmes lieux... Dans ce travail bicéphale, chacun en tire des bénéfices, les seuls à en pâtir sont donc ces populations paysannes reculées, "invitées" à dégager ! C'est certes un peu complexe mais vous comprendrez bien mieux les enjeux et les difficultés récurrentes de l'Afrique de l'est et ses réserves naturelles, une fois l'ouvrage terminé. Chico illustre cette histoire d'un trait semi-réaliste, il s'efforce de bien différencier les visages dans cette grande galerie d'intervenants, tout en représentant au mieux les magnifiques paysages. Un roman graphique s'adressant aux lecteurs intéressés par les questions environnementales, les enjeux postcoloniaux et les injustices sociales.-
- bd
- roman graphique
-
(et 2 en plus)
Étiqueté avec :
-
Titre de l'album : L'amour c'est nul ! (Je ne recommande pas ce produit) Scenariste de l'album : Alicia Jacte Dessinateur de l'album : Alicia Jacte Coloriste : Alicia Jacte Editeur de l'album : Delcourt Note : Résumé de l'album : À travers le parcours d'une jeune femme confrontée aux injonctions de l'amour hétéronormé, Alicia Jacte signe une exploration sociologique brillante d'une société où patriarcat, individualisme et capitalisme pèsent lourd sur les rapports humains. Comment Molly, moineau insipide, s'est-elle métamorphosée en rockstar après sa rupture avec Gustave ? Et pourquoi c'est dans les contre-soirées de salle de bains qu'on fait les meilleures révolutions ?! Sous la forme d'une fable tragi-comique et sociologique soigneusement documentée, Alicia Jacte questionne l'amour hétéronormé. Critique : Pour sa première parution chez Delcourt, l'auteure complète Alicia Jade nous expose sa vision philosophique et sociale de l'idée du couple hétéro aujourd'hui. Ce rapport humain repose en effet sur un frêle équilibre qu'il appartient aux deux membres du couple de respecter et surtout, favoriser. Mais des siècles de domination patriarcale ne s'effacent pas d'un coup de baguette magique et avec l'aide d'exemples précis et de cas concrets sur un couple, elle nous expose les difficultés rencontrées par la femme dans ce type de relation. Vous découvrirez que les notions de capitalisme et individualisme sont étroitement liées et entretiennent cette "domination" masculine. Elle définit ces nouveaux concepts tels que "male gaze" et sa métaphore brillante avec le panoptique, mais aussi ce mécanisme d'emprise nommé "gaslighting". C'est effectivement une lecture empreinte de féminisme mais je pense sincèrement qu'elle peut et doit s'adresser aux hommes estimant encore de nos jours au XXIème siècle que les tâches ménagères incombent aux femmes. L'humour reste très présent comme vecteur à travers les péripéties que rencontre Molly et les répercussions sur son entourage. J'ai découvert ce terme de "contre-soirée" qui une fois expliqué par l'auteure, s'avère on ne peut plus vrai, idem pour les discussions dans ces espaces éloignés du tumulte festif. Un roman graphique à partager pour croire à l'amour autrement 😉 Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/l-amour-c-est-nul-je-ne-recommande-pas-ce-produit/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
-
- bd
- roman graphique
- (et 4 en plus)
-
L'amour c'est nul ! (Je ne recommande pas ce produit)
Kevin Nivek a posté un enregistrement dans Critiques
Pour sa première parution chez Delcourt, l'auteure complète Alicia Jade nous expose sa vision philosophique et sociale de l'idée du couple hétéro aujourd'hui. Ce rapport humain repose en effet sur un frêle équilibre qu'il appartient aux deux membres du couple de respecter et surtout, favoriser. Mais des siècles de domination patriarcale ne s'effacent pas d'un coup de baguette magique et avec l'aide d'exemples précis et de cas concrets sur un couple, elle nous expose les difficultés rencontrées par la femme dans ce type de relation. Vous découvrirez que les notions de capitalisme et individualisme sont étroitement liées et entretiennent cette "domination" masculine. Elle définit ces nouveaux concepts tels que "male gaze" et sa métaphore brillante avec le panoptique, mais aussi ce mécanisme d'emprise nommé "gaslighting". C'est effectivement une lecture empreinte de féminisme mais je pense sincèrement qu'elle peut et doit s'adresser aux hommes estimant encore de nos jours au XXIème siècle que les tâches ménagères incombent aux femmes. L'humour reste très présent comme vecteur à travers les péripéties que rencontre Molly et les répercussions sur son entourage. J'ai découvert ce terme de "contre-soirée" qui une fois expliqué par l'auteure, s'avère on ne peut plus vrai, idem pour les discussions dans ces espaces éloignés du tumulte festif. Un roman graphique à partager pour croire à l'amour autrement 😉-
- bd
- roman graphique
- (et 4 en plus)
-
Pour aborder le printemps, quoi de mieux qu'un nouveau trimestriel Metal hurlant pour se découvrir un peu 😉 A l'image de la couverture qui aborde la frontière de plus en plus mince entre l'homme et la science, il sera ici question du transhumanisme et ses dérives probables. Vous découvrirez un joli recueil de nouvelles dessinées abordant ce sujet et ce dans une grande diversité de scénarios. Echanges de corps, futur apocalyptique avec le trait superbe de Branko Jelinek, dématérialisation des corps du talentueux auteur espagnol Andrés Garrido Martin, mais aussi le deuil avec Mimmo une nouvelle touchante de l'italien Alessio Fioriniello. Transhumanisme et Métal hurlant, c'est aussi l'épouvante, le "body horror" avec l'américaine Miran Kim qui nous délivre La froide étreinte d'un trait coloré assez original et d'une grande élégance. La diversité est vraiment à l'honneur avec des graphismes tous différents et originaux, comme les provenances des auteurs issus du monde entier. Lloyd Chéry vous donnera ses conseils en matière de lectures, Otto Maddox le spécialiste du cinéma distille ses trouvailles et je dois bien avouer que pour une fois je suis d'accord avec lui, ayant vu bon nombre des films suggérés. Il faut dire qu'il est nettement plus mainstream dans ses choix et ne propose pas des grossières séries Z souffrant du temps 🙂 ! L'interview est celle du grand Paul Verhoeven, réalisateur entre autres de Basic instinct, Robocop, Straship troopers et le décrié Showgirls. Il revient notamment sur l'échec de ce film, sa perception du sexe dans le cinéma mais aussi de la religion, ses envies, un échange passionnant ! Enfin, la revue lance une nouvelle rubrique "label" centrée sur les coulisses et les secrets des grandes maisons de disques. Un nouveau tome bien rempli et bien dans l'air du temps !
-
Titre de l'album : Métal hurlant tome 18 - Le Transhumanisme Scenariste de l'album : Collectif Dessinateur de l'album : Collectif Coloriste : Collectif Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Tandis que la frontière entre l’humain et la machine tend à s’effacer, quelle définition donnerons-nous à notre humanité ? Chez Métal Hurlant, nous sommes persuadés qu’à l’avenir, les modifications corporelles continueront d’évoluer de manière spectaculaire, intégrant de plus en plus les bio et nanotechnologies, ouvrant des possibilités telles qu’elles ne pourront que transformer profondément notre relation au corps. Ces innovations soulèveront sans doute des débats éthiques, de nouvelles questions d’identités individuelles, des évolutions culturelles, d’autres modes de vie, etc. Aussi, ces technologies entraîneront inévitablement des changements irréversibles, mais qui sait, la diversité physique sera peut-être célébrée de manière encore plus éclatante ? Que ce soit par la BD ou bien à travers des interviews de Paul Verhoeven, ou d'Emmanuel de Buretel, Métal Hurlant n’hésite pas à vous proposer le meilleur, comme le pire, de ce futur cybernétique ! Critique : Pour aborder le printemps, quoi de mieux qu'un nouveau trimestriel Metal hurlant pour se découvrir un peu 😉 A l'image de la couverture qui aborde la frontière de plus en plus mince entre l'homme et la science, il sera ici question du transhumanisme et ses dérives probables. Vous découvrirez un joli recueil de nouvelles dessinées abordant ce sujet et ce dans une grande diversité de scénarios. Echanges de corps, futur apocalyptique avec le trait superbe de Branko Jelinek, dématérialisation des corps du talentueux auteur espagnol Andrés Garrido Martin, mais aussi le deuil avec Mimmo une nouvelle touchante de l'italien Alessio Fioriniello. Transhumanisme et Métal hurlant, c'est aussi l'épouvante, le "body horror" avec l'américaine Miran Kim qui nous délivre La froide étreinte d'un trait coloré assez original et d'une grande élégance. La diversité est vraiment à l'honneur avec des graphismes tous différents et originaux, comme les provenances des auteurs issus du monde entier. Lloyd Chéry vous donnera ses conseils en matière de lectures, Otto Maddox le spécialiste du cinéma distille ses trouvailles et je dois bien avouer que pour une fois je suis d'accord avec lui, ayant vu bon nombre des films suggérés. Il faut dire qu'il est nettement plus mainstream dans ses choix et ne propose pas des grossières séries Z souffrant du temps 🙂 ! L'interview est celle du grand Paul Verhoeven, réalisateur entre autres de Basic instinct, Robocop, Straship troopers et le décrié Showgirls. Il revient notamment sur l'échec de ce film, sa perception du sexe dans le cinéma mais aussi de la religion, ses envies, un échange passionnant ! Enfin, la revue lance une nouvelle rubrique "label" centrée sur les coulisses et les secrets des grandes maisons de disques. Un nouveau tome bien rempli et bien dans l'air du temps ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/metal-hurlant-tome-18-le-transhumanisme/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
-
Titre de l'album : Le roy des ribauds tome 4 Scenariste de l'album : Vincent Brugeas Dessinateur de l'album : Ronan Toulhoat Coloriste : Ronan Toulhoat Editeur de l'album : Akileos Note : Résumé de l'album : Juillet 1203. Alors que le Triste Sire a accompagné le roi au siège de Château Gaillard, laissant la gestion des rues de Paris à Amauri, des femmes sont retrouvées sont retrouvées mortes et mutilées dans la capitale. Pendant ce temps, à la Cour des Miracles, Saïf essaye tant bien que mal d'assumer son rôle de Grand Coësre et de gérer la rivalité croissante entre Sibylle et Mélissande. Critique : Il aura fallu être patient mais les deux auteurs ont tenu leur parole pour nous offrir un quatrième tome sur le Roy des ribauds, cinq années après ce que l'on pourrait qualifié de premier cycle. L'histoire se suffisait déjà avec la trilogie et Vincent Brugeas en profite pour faire un bon dans le temps d'une dizaine d'année. Le Triste Sire sert toujours le roi Philippe Auguste avec fidélité sur le siège de Château Gaillard. Il a désigné son successeur qui enquête sur une histoire de meurtre dans Paris, pendant son absence à la guerre. Saïf est toujours Grand Coëtre du monde d'en dessous avec son jeune fils. Il est plaisant de retourner dans cette époque médiévale où le roy des ribauds agit en maitre dans les bas-fonds de Paris mais aussi auprès du roi. On retrouve les histoires de tous les personnages principaux de la série et leur évolution. Les dessins de Ronan Toulhoat ont bien évolué avec un trait affiné et moins d'encrage. On se rapproche davantage de la série Ira Dei j'ai l'impression. Ce quatrième tome est un sans-faute et j'espère que l'on ne n'aura pas à attendre autant de temps avant d'avoir le dernier tome de la série. Après les deux auteurs travaillent déjà sur Cosaques dans un autre registre avec une partie historique importante mais aussi sur Tête de Chien et une série de science-fiction pour 2023. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-roy-des-ribauds-livre-iv?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
- 38 réponses
-
- policier médiéval
- historique
-
(et 1 en plus)
Étiqueté avec :
-
Titre de l'album : La prophétie de Molène Scenariste de l'album : Frédéric Bertocchini Dessinateur de l'album : Michel Espinosa Coloriste : Marie-Laure Vincent Editeur de l'album : Kalopsia Note : Résumé de l'album : À la fin de l'année 1918, Malo Tallec, jeune soldat miraculé de la Grande Guerre, rentre chez lui sur l'île de Molène, en mer d'Iroise. Mais ce retour sur « l'île chauve » n'est pas du goût des Molénais. D'autant qu'il coïncide avec l'apparition de meurtres épouvantables. Tous les regards et les suspicions se portent alors sur Malo, dont la famille serait - dit-on - frappée d'une terrible malédiction. Car les Tallec « portent malheur » et « assassinent leur femme » depuis la nuit des temps. C'est écrit ! C'est la prophétie de Molène ! Alors qu'Enora, la fille du maire s'éprend du jeune homme, les assassinats se multiplient dans ce microcosme marin. L'étau se resserre alors autour du seul suspect et d'anciens secrets oubliés vont refaire surface. Malo peut-il échapper à la terrible malédiction qui frappe sa famille ? Prendra-t-il le risque d'aimer, au risque d'accomplir malgré lui la prophétie ? Critique : Avec La prophétie de Molène, le jeune éditeur indépendant Kalopsia s'essaye au polar en one shot et a la très bonne idée de nous emmener respirer l'air bizarrement oppressant de Molène, une île française au large de la pointe bretonne. Si mer, rude météo et polar ont souvent fait bon ménage, ici on y rajoutera une fort bienvenue pincée de croyances populaires. Le cocktail est détonnant et le polar bien troussé. Le dessin est souvent intéressant, stylisé, dans un style brutal franco belge pas déplaisant du tout pour un polar. Il a en plus le bon goût de rendre à merveilel l'ambiance pesante de l'intrigue sur cette belle île. A noter toutefois quelques cases et visages un peu inégales. L'ensemble forme un one shot agréable à lire, et qui ravira les amateurs de bretagne et de polars en quasi huis clos. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-prophetie-de-molene/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
-
Je ne l'ai pas vu venir celui-là ! Prenez les malfrats de Pulp fiction et Fargo, ajoutez une stripteaseuse malgré elle et un soupçon de super-héros maladroit façon Kick ass, vous aurez une petite idée de ce qui vous attends dans ce pavé de plus de 400 pages ! Oh, j'oubliais un humour irrévérencieux et un langage "fleuri" qui vont vous accompagner tout du long, ne pouvant vous empêcher de vous marrer devant la bêtise humaine incarnée 🙂 On suit donc le quotidien d'un organisme mafieux tenu par Don Burine et ses hommes de main. Une belle brochette de gueules différentes, aux aspirations diverses compose cet univers avec un scénariste distillant peu à peu les motivations de chacun. On parle de sept personnages truculents qui évoluent au fil des pages vers une direction que vous ne voulez, ou ne pouvez pas imaginer 😉 Vices, malices et jalousies, tous les coups sont permis ! Chacun amène sa pierre à un édifice qui a tout du château de cartes prêt à s'effondrer, car le final est tel que décrit dans le pitch : explosif ! Pour illustrer ces (més)aventure, Nico Gems qui réalise ici sa première incursion véritable après des passages dans Metal hurlant. Son style emprunte au manga et aux comics avec des personnages très expressifs et reconnaissables. Il délivre un graphisme nerveux et anguleux dans des planches aérées laissant la part belle aux réactions des protagonistes et à l'action. Car tout va très vite dans cette lecture ultra dynamique avec peu de textes longs au profit de discussions ciselées au couteau dans un verbe argotique poilant. Mon bémol serait sur les scènes de bastons, bien trop chargées où je ne sais plus à qui est ce bras ou cette face réduite en bouillie, ah oui, la violence est assez prononcée, on est dans un récit mafieux quand même 😉 . C'est donc une bien belle découverte qui m'a fait rire très souvent avec ses dialogues désopilants, je recommande !
-
- bd
- roman graphique
-
(et 2 en plus)
Étiqueté avec :
-
Titre de l'album : Les basses oeuvres Scenariste de l'album : El Diablo Dessinateur de l'album : Nico Gems Coloriste : Nico Gems Editeur de l'album : Les humanoides associés Note : Résumé de l'album : Des gangsters, une stripteaseuse, un flic et un justicier raté... Sept destins qui s'entrechoquent jusqu'à l'effondrement brutal d'un empire ! Don Burine l'ignore encore : son règne vacille. Zara, stripteaseuse endettée, a hypnotisé Gabino, son homme de confiance. Cesare, l'autre pilier du gang, manigance pour prendre la place du patron. Amanda, la femme du boss, rêve elle aussi de s'emparer du pouvoir. Sam Doomis, prêt à tout pour regagner son badge à LA, veut faire tomber l'organisation. Et El Chupacabra, justicier persuadé que Burine est un héros, tente de protéger Portfield. Avec le gang rival Mendoza prêt à fondre sur la ville, l'explosion est imminente... Critique : Je ne l'ai pas vu venir celui-là ! Prenez les malfrats de Pulp fiction et Fargo, ajoutez une stripteaseuse malgré elle et un soupçon de super-héros maladroit façon Kick ass, vous aurez une petite idée de ce qui vous attends dans ce pavé de plus de 400 pages ! Oh, j'oubliais un humour irrévérencieux et un langage "fleuri" qui vont vous accompagner tout du long, ne pouvant vous empêcher de vous marrer devant la bêtise humaine incarnée 🙂 On suit donc le quotidien d'un organisme mafieux tenu par Don Burine et ses hommes de main. Une belle brochette de gueules différentes, aux aspirations diverses compose cet univers avec un scénariste distillant peu à peu les motivations de chacun. On parle de sept personnages truculents qui évoluent au fil des pages vers une direction que vous ne voulez, ou ne pouvez pas imaginer 😉 Vices, malices et jalousies, tous les coups sont permis ! Chacun amène sa pierre à un édifice qui a tout du château de cartes prêt à s'effondrer, car le final est tel que décrit dans le pitch : explosif ! Pour illustrer ces (més)aventure, Nico Gems qui réalise ici sa première incursion véritable après des passages dans Metal hurlant. Son style emprunte au manga et aux comics avec des personnages très expressifs et reconnaissables. Il délivre un graphisme nerveux et anguleux dans des planches aérées laissant la part belle aux réactions des protagonistes et à l'action. Car tout va très vite dans cette lecture ultra dynamique avec peu de textes longs au profit de discussions ciselées au couteau dans un verbe argotique poilant. Mon bémol serait sur les scènes de bastons, bien trop chargées où je ne sais plus à qui est ce bras ou cette face réduite en bouillie, ah oui, la violence est assez prononcée, on est dans un récit mafieux quand même 😉 . C'est donc une bien belle découverte qui m'a fait rire très souvent avec ses dialogues désopilants, je recommande ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/les-basses-oeuvres/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
-
- bd
- roman graphique
-
(et 2 en plus)
Étiqueté avec :
-
Après un Automne en baie de somme suivi d'un Hiver à l'Opéra qui nous ont enchantés par leurs qualités narratives et visuelles, Philippe Pelaez et Alexis Chabert remettent déjà ça pour le troisième opus sur les 4 annoncés avec ce Printemps à la charité. Et on y retrouve tout ce qui a fait le charme de cette mini série : des aquarelles soignées et des couleurs somptueuses, un scénario cohérent dans une France de la belle époque toujours aussi fascinante et trop méconnue et des personnages bien esquissés. Le résultat est une nouvelle fois à la hauteur avec cette intrigue vénéneuse et romanesque à souhait. Avis aux amateurs d'aquarelles, de belle époque et de polar bien troussés, ne passez pas votre chemin, c'est un petit joyau que cette série là.
-
Titre de l'album : Printemps, à la charité Scenariste de l'album : Philippe Pelaez Dessinateur de l'album : Alexis Chabert Coloriste : Alexis Chabert Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Dans le Paris de la Belle Époque, être un survivant du Bazar de la Charité n'est pas sans risque... Paris, 1897. Quelques semaines après l'incendie du Bazar de la Charité, les survivants meurent dans d'étranges circonstances, victimes d'hallucinations terrifiantes. L'inspecteur Amaury Broyan, flic brisé, opiomane et hanté par la mort de sa fille, est chargé de l'enquête. Des salons de la haute société aux bas-fonds de la capitale, il s'enfonce dans un mystère où science, culpabilité et vengeance s'entrelacent. Sa rencontre avec Blanche Dambreville, fascinante entomologiste, pourrait bien faire basculer l'affaire... et sa propre raison. Critique : Après un Automne en baie de somme suivi d'un Hiver à l'Opéra qui nous ont enchantés par leurs qualités narratives et visuelles, Philippe Pelaez et Alexis Chabert remettent déjà ça pour le troisième opus sur les 4 annoncés avec ce Printemps à la charité. Et on y retrouve tout ce qui a fait le charme de cette mini série : des aquarelles soignées et des couleurs somptueuses, un scénario cohérent dans une France de la belle époque toujours aussi fascinante et trop méconnue et des personnages bien esquissés. Le résultat est une nouvelle fois à la hauteur avec cette intrigue vénéneuse et romanesque à souhait. Avis aux amateurs d'aquarelles, de belle époque et de polar bien troussés, ne passez pas votre chemin, c'est un petit joyau que cette série là. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/printemps-a-la-charite/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
-
En voilà un thème qu'on aime, le Survival polar tendance Western sauvage en Alaska. Si les références ne manquent pas en cinéma, elles sont plus rares dans le monde de la bd. Qu'à cela ne tienne, Grand Angle s'est penché sur la question et les auteurs Philippe Charlot au scénario, Tieko au dessin et Tanja Wenisch à la couleur nous livrent un Western polar enneigé assez réussi. L'action et les rebondissements s'enchaînent, avec parfois quelques facilités scénaristiques, mais bouclant en 64 pages tout ce qu'on aime dans ce genre, de la survie, des grands paysages enneigés et des coups de carabines bien sentis. Côté dessin le style de Tieko convient parfaitement au genre surtout avec la très jolie colorisation de Tanja Wenisch qui vient renforcer toutes les ambiances et les décors du Grand Nord. Avis aux amateurs du genre, qui y trouveront très probablement leur compte.
-
Titre de l'album : Alaska Scenariste de l'album : Philippe Charlot Dessinateur de l'album : Tieko Coloriste : Tanja Wenisch Editeur de l'album : Grand Angle Note : Résumé de l'album : Au coeur d'un Alaska fascinant, un thriller psychologique glacial où deux femmes affrontent les éléments sauvages et la bestialité des hommes. Alaska, de nos jours, le permafrost fond inexorablement... Hannah, jeune paléontologue, est envoyée dans la baie de Long Cross pour étudier les ossements d'un mammouth libérés des glaces. Derrière cette mission scientifique, elle poursuit en réalité une quête intime : comprendre la disparition de sa mère, survenue vingt-cinq ans plus tôt. Isolée au bout du monde, entre une hôte aussi glaciale que son territoire et un trappeur trop charmeur pour être honnête, elle découvre vite que Long Cross n'est pas un havre paisible, mais plutôt un piège où le danger se cache derrière chaque secret enfoui. Lorsqu'un corps refait surface et qu'un tir retentit dans la vallée, la science ne suffit plus. Survivre devient alors l'unique priorité... Critique : En voilà un thème qu'on aime, le Survival polar tendance Western sauvage en Alaska. Si les références ne manquent pas en cinéma, elles sont plus rares dans le monde de la bd. Qu'à cela ne tienne, Grand Angle s'est penché sur la question et les auteurs Philippe Charlot au scénario, Tieko au dessin et Tanja Wenisch à la couleur nous livrent un Western polar enneigé assez réussi. L'action et les rebondissements s'enchaînent, avec parfois quelques facilités scénaristiques, mais bouclant en 64 pages tout ce qu'on aime dans ce genre, de la survie, des grands paysages enneigés et des coups de carabines bien sentis. Côté dessin le style de Tieko convient parfaitement au genre surtout avec la très jolie colorisation de Tanja Wenisch qui vient renforcer toutes les ambiances et les décors du Grand Nord. Avis aux amateurs du genre, qui y trouveront très probablement leur compte. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/alaska-9791041103812/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
-
Titre de l'album : Barrio Negro Scenariste de l'album : José-Louis Bocquet Dessinateur de l'album : Javi Rey Coloriste : Javi Rey Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Un jeune couple, Germaine et Joseph, se marie à Amiens. Ils sont nés dans la même rue, se sont toujours aimés. Elle a un bon poste à l'administration des Téléphones, dans le service dirigé par son père. Lui sort d'une école d'ingénieur, grâce aux quelques économies de sa mère. Sauf qu'il n'y a pas de travail pour lui en France. Alors ils partent. Joseph a accepté la place de directeur de la Société Anonyme des Mines de l'Équateur, la SAME. Quinze jours de traversée et ils accostent à Panama, en attente d'une lettre de crédit pour rejoindre Guayaquil. Cette lettre n'arrivera pas. L'entreprise est en faillite. Le voyage s'arrête là. À Panama, avec ses codes, ses castes, les Européens et les Américains blonds d'un côté, et les communautés africaine et antillaise venues construire le canal, de l'autre, dans le barrio negro. Germaine retrouve les réflexes de sa classe : grande efficacité pour s'intégrer là où il faut, et mépris affiché pour celui qui ne respecte pas les convenances. C'est-à-dire Joseph. Joseph qui ne trouve pas de solutions, s'oublie dans l'alcool, accepte des métiers déshonorants, « fréquente les indigènes » et, peut-être le pire de tout, ne s'en cache pas. José-Louis Bocquet poursuit les adaptations des « romans durs » de Simenon et réalise ici un travail d'orfèvre en détaillant la déliquescence d'un couple dans ce milieu colon des années 1930. À la finesse du texte, répond celle du dessin de Javi Rey qui, en quelques traits, fait passer l'amertume sur les visages et l'atmosphère de l'Amérique centrale. Critique : Dure pour moi de noter cet album. Dur car, en tant que critique, il me faut reconnaitre la qualité du travail graphique de Javi Rey, superbe comme on peut le voir ci-dessous, et le travail de narration et d'adaptation de José-Louis Bocquet avec une bd qui rend bien la langueur de la vie au panama au début du XXieme siècle. On ressent bien, durant la lecture, la lente autodestruction de Joseph, et son désire de fuite et de lâcher prise. Du jeune premier plein d'ambition et d'assurance, Joseph enchaîne les échecs et les mauvais paris et laisse son orgueil l'aveugler jusqu'au point de non-retour. La ou j'ai eu du mal à mettre une note à cet album, c'est parce que ce genre de héros ne me parle pas du tout. J'avoue ne pas du tout me retrouver dans le personnage, alors même que c'est ce que je cherche d'habitude. J'imaginais cet album, après lecture du résumé, plus comme un changement de vie choisi et assumé, plus qu'un personnage qui se laisse couler jusqu'a toucher le fond. Mais je me dois de reconnaitre que la narration et le graphisme m'ont offert un très beau moment de lecture. Ca je ne peux le nier. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/barrio-negro?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
- 1 réponse
-
- bd
- adaptation
-
(et 3 en plus)
Étiqueté avec :
-
Dure pour moi de noter cet album. Dur car, en tant que critique, il me faut reconnaitre la qualité du travail graphique de Javi Rey, superbe comme on peut le voir ci-dessous, et le travail de narration et d'adaptation de José-Louis Bocquet avec une bd qui rend bien la langueur de la vie au panama au début du XXieme siècle. On ressent bien, durant la lecture, la lente autodestruction de Joseph, et son désire de fuite et de lâcher prise. Du jeune premier plein d'ambition et d'assurance, Joseph enchaîne les échecs et les mauvais paris et laisse son orgueil l'aveugler jusqu'au point de non-retour. La ou j'ai eu du mal à mettre une note à cet album, c'est parce que ce genre de héros ne me parle pas du tout. J'avoue ne pas du tout me retrouver dans le personnage, alors même que c'est ce que je cherche d'habitude. J'imaginais cet album, après lecture du résumé, plus comme un changement de vie choisi et assumé, plus qu'un personnage qui se laisse couler jusqu'a toucher le fond. Mais je me dois de reconnaitre que la narration et le graphisme m'ont offert un très beau moment de lecture. Ca je ne peux le nier.
- 1 commentaire
-
- bd
- adaptation
-
(et 3 en plus)
Étiqueté avec :
-
Titre de l'album : Cécile la Shérif Scenariste de l'album : Victor Coutard Dessinateur de l'album : Walter Guissard Coloriste : Walter Guissard Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : Jeune ingénue un tantinet badass, Cécile n'a qu'une idée en tête, faire justice ! Mais, en 1848, la magistrature reste totalement hermétique à la gente féminine, soit-elle fille de procureur. Alors qu'à cela ne tienne, après une nuit un rien alcoolisée, Cécile part avec son ami de beuverie, Louis-Moreau Gottschalk, pour une Amérique en pleine ruée vers l'or, où tout semble possible. Le chemin, semé d'embuches, sera l'occasion pour Cécile de montrer ses talents de juriste, d'oratrice et de fine gachette (entre autres), jusqu'à son arrivée à Mobile où le destin finira par lui agrafer une étoile de shérif au revers de sa veste. Ce ne sera pas sans y laisser quelques plumes... (mais sans goudron !) Critique : Pour sa première BD, le journaliste/auteur Victor Coutard s'est inspiré du métier de sa mère avocate de profession, pour créer ce personnage de jeune femme déterminée à faire justice dans un monde qui lui en refuse l’accès. Il lui a même donné son prénom : Cécile ! Dans cette aventure menée tambours battants, la jeune femme badass est déterminée à faire régner la justice n'hésitant pas à prononcer les phrases de grands noms de l'histoire du droit. Elle ne se gêne pas pour rappeler à juste titre que la justice est une femme, aveugle certes mais bel et bien une femme agissant de façon égalitaire pour tout le monde. Ses pérégrinations vont la mener vers une Amérique naissante, dans la ville de Mobile non loin de la Nouvelle-Orléans, Cécile venant elle de la bonne ville d'Orléans d'ailleurs 😉 ! C'est donc sur cette terre fertile où la notion de droit égalitaire demeure relative, qu'elle va hériter du titre de shérif local et vouloir mettre en place son idéal juridique. Des rebondissements à chaque instant, un rythme effréné en suivant ses aventures, une touche d'humour et de nombreuses références au Droit avec un D majuscule, voilà ce qui vous attend dans ce western qui a oublié les spaghettis ! Le dessinateur Walter Coutard signe lui aussi sa première incursion dans le monde du neuvième art avec un trait aux multiples inspirations. C'est presque un style cartoon avec une sur-expressivité des personnages, mais il n'oublie pas de magnifier les paysages en donnant de la profondeur et une belle palette de couleurs chaudes. Il dégage une belle énergie dans les cases en se mettant au diapason d'un récit aussi dynamique que son héroïne ! Une belle réflexion sur la place des femmes et la justice avec des annexes très intéressantes en fin d'album. A découvrir. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/cecile-la-sherif/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
-
- bd
- roman graphique
-
(et 3 en plus)
Étiqueté avec :
-
Pour sa première BD, le journaliste/auteur Victor Coutard s'est inspiré du métier de sa mère avocate de profession, pour créer ce personnage de jeune femme déterminée à faire justice dans un monde qui lui en refuse l’accès. Il lui a même donné son prénom : Cécile ! Dans cette aventure menée tambours battants, la jeune femme badass est déterminée à faire régner la justice n'hésitant pas à prononcer les phrases de grands noms de l'histoire du droit. Elle ne se gêne pas pour rappeler à juste titre que la justice est une femme, aveugle certes mais bel et bien une femme agissant de façon égalitaire pour tout le monde. Ses pérégrinations vont la mener vers une Amérique naissante, dans la ville de Mobile non loin de la Nouvelle-Orléans, Cécile venant elle de la bonne ville d'Orléans d'ailleurs 😉 ! C'est donc sur cette terre fertile où la notion de droit égalitaire demeure relative, qu'elle va hériter du titre de shérif local et vouloir mettre en place son idéal juridique. Des rebondissements à chaque instant, un rythme effréné en suivant ses aventures, une touche d'humour et de nombreuses références au Droit avec un D majuscule, voilà ce qui vous attend dans ce western qui a oublié les spaghettis ! Le dessinateur Walter Coutard signe lui aussi sa première incursion dans le monde du neuvième art avec un trait aux multiples inspirations. C'est presque un style cartoon avec une sur-expressivité des personnages, mais il n'oublie pas de magnifier les paysages en donnant de la profondeur et une belle palette de couleurs chaudes. Il dégage une belle énergie dans les cases en se mettant au diapason d'un récit aussi dynamique que son héroïne ! Une belle réflexion sur la place des femmes et la justice avec des annexes très intéressantes en fin d'album. A découvrir.
-
- bd
- roman graphique
-
(et 3 en plus)
Étiqueté avec :
-
La collection Auxconfins de l'éditeur Steinkis s'enrichit d'un nouvel opus imaginant les répercussions de la catastrophe de Fukushima sur un groupe d'individus vivant à Berlin ! Un effet papillon de 13000 km avec des effets cependant assez flous sur la lecture. En effet, on suit ces huit protagonistes évoluant dans la capitale allemande, ils ne se connaissent pas mais le hasard (ou pas !) va les faire se croiser comme si les fils du destin se mélangeaient tel un plat de spaghettis. L'idée de base est intéressante, mais l'auteure complète s'égare un peu dans des élucubrations parfois abracadabrantesques au risque de perdre aussi le lecteur. Certes les visages sont reconnaissables, de son trait fin et élégant enrichi de lavis donnant de la profondeur et un réalisme aux planches, mais huit âmes s'entrechoquant représente peut-être un défi un peu grand pour un seul tome. D'autant que malgré la pagination conséquente, il subsiste peu de dialogues, l'auteure laisse le silence et la contemplation s'installer parfois dans un découpage faisant la part belle au ressenti des personnes cases après cases. Un effet cinématographique intéressant très bien mis en image par le talent de l'artiste italienne ! Pour son premier ouvrage en solo, Bea Davies nous offre toute l'étendue de son talent de dessinatrice, mais peine un peu dans le rythme et l'enchainement des événements ponctuant son scénario. Le meilleur est à venir 🙂
-
- bd
- roman graphique
-
(et 3 en plus)
Étiqueté avec :
-
Titre de l'album : Super gau Scenariste de l'album : Bea Davies Dessinateur de l'album : Bea Davies Coloriste : Editeur de l'album : Steinkis Note : Résumé de l'album : Huit destins dans l'ombre de Fukushima Le 11 mars 2011, un puissant tsunami frappe le Japon et provoque la catastrophe de Fukushima, un accident nucléaire majeur et incontrôlé, un SUPER-GAU. À des milliers de kilomètres de là, à Berlin, tout semble calme. Pourtant, huit personnes vont voir leur vie profondément affectée par cet événement lointain. Leurs destins, sans lien apparent, vont peu à peu se croiser sous l'effet invisible du drame. Bea Davies explore les résonances entre catastrophes mondiales et existences individuelles, montrant comment un raz-de-marée à l'autre bout du monde peut, silencieusement, bouleverser le cours d'une vie. Critique : La collection Auxconfins de l'éditeur Steinkis s'enrichit d'un nouvel opus imaginant les répercussions de la catastrophe de Fukushima sur un groupe d'individus vivant à Berlin ! Un effet papillon de 13000 km avec des effets cependant assez flous sur la lecture. En effet, on suit ces huit protagonistes évoluant dans la capitale allemande, ils ne se connaissent pas mais le hasard (ou pas !) va les faire se croiser comme si les fils du destin se mélangeaient tel un plat de spaghettis. L'idée de base est intéressante, mais l'auteure complète s'égare un peu dans des élucubrations parfois abracadabrantesques au risque de perdre aussi le lecteur. Certes les visages sont reconnaissables, de son trait fin et élégant enrichi de lavis donnant de la profondeur et un réalisme aux planches, mais huit âmes s'entrechoquant représente peut-être un défi un peu grand pour un seul tome. D'autant que malgré la pagination conséquente, il subsiste peu de dialogues, l'auteure laisse le silence et la contemplation s'installer parfois dans un découpage faisant la part belle au ressenti des personnes cases après cases. Un effet cinématographique intéressant très bien mis en image par le talent de l'artiste italienne ! Pour son premier ouvrage en solo, Bea Davies nous offre toute l'étendue de son talent de dessinatrice, mais peine un peu dans le rythme et l'enchainement des événements ponctuant son scénario. Le meilleur est à venir 🙂 Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/super-gau/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
-
- bd
- roman graphique
-
(et 3 en plus)
Étiqueté avec :
