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  1. Titre de l'album : Les soeurs Gremillet T1 Scenariste de l'album : Giovanni Di Gregorio Dessinateur de l'album : Alessandro Barbucci Editeur de l'album : Dupuis Note de l'album : 4.5 Résumé de l'album : Plonger dans l'histoire comme dans un rêve... Dans un turquoise lumineux et mélancolique apparaissent pour la première fois les trois sœurs Grémillet, guidées par des méduses qui flottent, jusqu'au grand arbre et son palais de verre. À l'intérieur, une petite méduse lévite au-dessus d'un lit. Sarah, l'aînée, ne s'explique pas ce rêve étrange. Obsédée par ce mystère, elle parviendra à l'élucider avec l'aide de ses deux sœurs. Alessandro Barbucci illumine de son dessin virtuose cette chronique familiale moderne qui, derrière les révélations d'un drame du passé, célèbre l'amour d'une mère pour ses enfants. Dans ce trio féminin, chacune a son caractère attachant : Sarah, l'aînée autoritaire, Cassiopée la cadette artiste, et Lucille la plus petite qui ne parle qu'à son chat. Les belles pierres de la ville, le jardin des plantes, la végétation luxuriante, les petits marchés... le lecteur ne voudra plus quitter cet univers enchanteur créé par Barbucci et Di Gregorio ! Critique : Qu'est ce que c'est beau ! Fiouuuuu. Depuis un moment Dupuis fait attention aux qualités graphiques de ses albums pour jeunes. Plus que des BDs marrantes et sympa pour jeune publique, ils sortent du lots en proposant un rendu graphique qui n'a rien à envoyer aux BDs pour adultes. Et la quand on voit le travail d'Alessandro Barbucci on se dit que c'est plutot les autres qui devraient avoir peur. Qu'est ce que c'est beau !!!! J'en reviens encore à peine... c'est magnifique. Pas juste les personnages. La mise en page, les décors, les cases de formes différentes... une très belle BD. Une des plus belles sortie depuis un moment. Quand on parle beaucoup de Raven et du dessin de Monsieur Lauffray... et bien je dois dire que ne pas regarder du coté de ces soeurs Grémillet, pour élir le plus bel album de ce post civid, cela serait se priver d'un véritable outsider. Mais et le scénario alors ? Et bien le scénario est... un scenario pour jeunEs ados. Les trois soeurs sont des chippies (on dirait mes 3 enfants !) très réalistes avec tout ce qui fait l'intérêt (ou la source d'énervement) des enfants : espiègles, calines, intriguées et profondement humaines. Si l'histoire de ce secret de famille n'est ni nouvelle ni révolutionnaire, elle est suffisamment bien mise en image pour qu'on se régale du debut à la fin, sentant meme une pointe de larme montée au moment fatidique. Bref une sublime BD. Une histoire en un seul tome.... La BD à offrir aux ados (allez on va quand meme dire ado avec un grand E) cet été ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/les-soeurs-gremillet-tome-1-le-reve-de-sarah?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  2. John Lord : Bêtes Sauvages Scénario : Denis-Pierre Filippi Dessin : Patrick Laumont Couleurs : Sebastien Gerard Editeur : Les Humanoïdes Associés Date de parution : 2004 -2011 (2012 pour l'intégrale) Genre : policier/thriller/étrange Synopsis : Lorsque John Lord revient à New-York, la Grande Guerre vient de s'achever, son ami Winkley vient de mourir et le service d'enquête qu'ils avaient créé et dont ils faisaient tous deux partie a été dissout en son absence. Clara Summers, étudiante en psychologie et maîtresse du défunt Winkley va le persuader de s'associer avec elle pour découvrir la vérité. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que cette enquête va les entraîner sur la piste d'autres meurtres terriblement sanglants, liés entre eux par un secret dont nul ne pourra sortir indemne. Triptyque ! Encore un triptyque qui mérite d'être (re)découvert et qui figure en tout cas parmi mes préférés avec quelques autres trilogies favorites comme Horacio d'Alba, Le Codex Angélique, L'Esprit de Warren ou Cromwell Stone. John Lord ne bénéfice pas, hélas, de la même visibilité que ces derniers (certes, il n'en a pas tout à fait l'excellence non plus) et rejoindrait plutôt le bataillon des trilo inconnues comme Le Tombeau d'Alexandre, Le Manuscrit Interdit ou Providence d'Alan Moore. Qu'à cela ne tienne : je suis toujours disposé - tel un Michel Drucker bédéphile (!) - a ressortir des vieux fourneaux quelques oeuvres boudées du public. Comme de juste, il semble évident que ces trois tomes de John Lord devaient constituer le début d'une série si l'on en croit la mention "fin de l'enquête" en conclusion de la dernière planche et... certains détails entourant le héros demeurés dans l'ombre, gardant ainsi à jamais son mystère. Reste donc, heureusement, ce qu'il convient donc d'appeler du coup un triptyque qui ne manque pas de qualités, ni au niveau d'un scénario excellent, ni au niveau d'un dessin en couleurs directs aux allures de peintures, même si le tome 3 souffre à ce sujet d'un mélange bizarre de ce procédé avec le dessin encré plus classique, cette dichotomie passant parfois carrément d'une case à l'autre donnant à ce tome conclusif un aspect dépareillé dommageable... qui explique peut-être en partie l'échec de cette BD, surtout si l'on ajoute que ce dernier tome est paru 5 ans (!) après le précédent. De quoi décourager les lecteurs définitivement. Personnellement, d'ailleurs, c'est grâce à l'édition d'une intégrale que j'ai pu découvrir et lire dans de meilleures conditions cette BD qui fut une bonne surprise. Mais fi ! des préambules : John Lord : Bêtes Sauvages, c'est quoi et ça parle de quoi au juste, tonton Phil ? Hé bien, mes chers neveux, il s'agit d'une enquête criminelle bien singulière à la lisière du fantastique - mais qui n'en est pas - autant dans son ambiance que dans la nature particulière du criminel. On est en 1918 et, déjà, on retrouve cette atmosphère à laquelle je suis toujours réceptif - parce qu'elle me rappelle mes lectures de Lovecraft - où se mêle le New-York (avec un détour magnifique par la Louisiane) des années 20 (on ne va pas chipoter pour deux ans), le duo d'enquêteur, des meurtres en série de vieux professeurs, au modus operandi aussi étrange qu'inquiétant, les recherches dans de vieilles bibliothèques ou dans des asiles d'aliénés à l'ambiance oppressante, quelques gangsters en fond et, en flash-backs - récurrents et très nombreux - une tragédie maritime qui se révélera être à la source de tout. Bref, oui, ça me rappelle vraiment certaines lectures lovecraftiennes - notamment L'Appel de Chtulhu - et certaines séances mémorables du jeu de rôle éponyme. Sauf que, comme déjà mentionné, le scénariste refuse ici le recours au fantastique, au surnaturel ou à la proto-science-fiction, toujours un peu facile si on veut sortir des sentiers battus de l'enquête policière. Non, cette histoire - complexe, riche, sinueuse, aux multiples ramifications, qui demandera des trésors de réflexion, d'expérience et de ténacité à l'enquêteur chevronné John Lord - spécialiste des cas relevant de la psychopathologie - flanqué de Clara Summers, "l'amie d'un des professeurs assassinés", plus néophyte et - c'est un peu le défaut crispant de cette BD - passablement "casse-couilles" si vous me prêtez l'expression. Car les tensions mises en avant entre les deux investigateurs - qui partent d'une bonne intention au départ de mettre un peu de piment dans leur relation - devient très vite une sorte de jeu en forme de taquineries (l'amour n'est pas loin, of course ^^) mais aussi, hélas, de récriminations à répétition vraiment pénible de la part de la donzelle avec ces "mais John, croyez -vous que ce soit vraiment une bonne idée de...". Jouant un peu la Scully de service face à un Mulder qui a davantage des allures de détective cynique chandlerien, ce n'est pas l'aspect le plus réussi de cette BD. Heureusement, il y a tout le reste... Et le reste, c'est une histoire que je trouve vraiment prenante mais également fascinante, une enquête dense et qui demande une certaine attention de lecture pour bien en saisir tous les tenants et aboutissants, pleines de révélations, qui suit par des chemins détournés le parcours tortueux d'un tueur dont l’histoire personnelle - ô combien douloureuse - et ses raisons d'agir sont en fait encore plus intéressantes (la pierre de voûte de la construction en fait) que les détails de la progression de l'enquête elle-même. Car loin d'être une simple enquête policière procédurale et routinière comme tant d'autres, John Lord trouve son véritable propos dans la psyché humaine, dans sa brutalité, sa barbarie et ses déviances. Et la loi universelle bien connue selon laquelle les victimes font toujours les meilleurs bourreaux, dans le cycle infernal de la souffrance faites à autrui. Graphiquement, comme je l'ai dit, le dessinateur travaille en couleurs directes et fait oeuvre de peintre - avec ce que cela sous-tend souvent de "flou artistique", entendez par là quelques manques de détails et des approximations dans les physionomies qui ne sont jamais tout à fait les mêmes d'une case à l'autre. C'est un style qu'il faut accepter et, dans l'ensemble, les planches sont fort jolies, notamment grâce à ce travail sur la couleur et les éclairages. Le dernier tome, comme je n'ai aussi mentionné, décontenance un peu plus par son mélange de deux styles graphiques : du coup, dans le style "classique" d'un dessin encré (qui donne un peu l'impression d'être le fait d'un autre dessinateur), les cases sont nettement plus détaillées et fouillées - personnages et décors - mais plus convenues et moins "arty', tandis que le style peinture conserve lui, à l'instar des deux premiers opus, ses qualités et ses défauts. Mais je dois dire que, de mon point de vue, le scénario et l'ambiance générale m'ont suffisamment plu pour que je passe assez facilement sur cette curieuse "schizophrénie graphique" de ce tome conclusif. Bref, une BD méconnue, qui a souffert de pas mal de problèmes (manque de succès, de visibilité, laps de temps préjudiciable de 5 ans entre deux albums, déparaillage graphique étrange sur la fin) mais qui garde fort heureusement un scénario cohérent jusqu'au bout. Dommage que l'aventure se soit arrêtée en si bon chemin. Note :
  3. poseidon2

    Les soeurs Gremillet T1

    Qu'est ce que c'est beau ! Fiouuuuu. Depuis un moment Dupuis fait attention aux qualités graphiques de ses albums pour jeunes. Plus que des BDs marrantes et sympa pour jeune publique, ils sortent du lots en proposant un rendu graphique qui n'a rien à envoyer aux BDs pour adultes. Et la quand on voit le travail d'Alessandro Barbucci on se dit que c'est plutot les autres qui devraient avoir peur. Qu'est ce que c'est beau !!!! J'en reviens encore à peine... c'est magnifique. Pas juste les personnages. La mise en page, les décors, les cases de formes différentes... une très belle BD. Une des plus belles sortie depuis un moment. Quand on parle beaucoup de Raven et du dessin de Monsieur Lauffray... et bien je dois dire que ne pas regarder du coté de ces soeurs Grémillet, pour élir le plus bel album de ce post civid, cela serait se priver d'un véritable outsider. Mais et le scénario alors ? Et bien le scénario est... un scenario pour jeunEs ados. Les trois soeurs sont des chippies (on dirait mes 3 enfants !) très réalistes avec tout ce qui fait l'intérêt (ou la source d'énervement) des enfants : espiègles, calines, intriguées et profondement humaines. Si l'histoire de ce secret de famille n'est ni nouvelle ni révolutionnaire, elle est suffisamment bien mise en image pour qu'on se régale du debut à la fin, sentant meme une pointe de larme montée au moment fatidique. Bref une sublime BD. Une histoire en un seul tome.... La BD à offrir aux ados (allez on va quand meme dire ado avec un grand E) cet été !
  4. Magda Ikklepotts Scénario : François Debois (et Pascale Bélorgey) Dessin : Krystel Couleurs : Krystel Editeur : Ankama Date de parution : 2014-2015-2017 Genre : fantastique Synopsis : Officiellement, Magda Ikklepotts, 19 ans, vit à Paris pour terminer ses études et chercher du travail… mais officieusement pour trouver une sorcière qui pourrait achever son initiation. Pour gagner sa vie, elle se met alors à utiliser ses connaissances pour arnaquer les antiquaires qui se sont approprié les biens de sorciers et revendent à prix fort certains objets prétendument magiques. Mais ce petit train-train se retrouve bouleversé lorsqu’elle se voit contrainte de collaborer avec la police… Cette trilogie souffre un peu du même a priori que l'excellent Les Démons d'Alexia publié chez Dupuis : par ses couvertures et ses planches (de Krystel), sa jeune héroïne et son contexte, on pourrait la croire principalement destinée à un public jeune plutôt "pré-ado" que "ado-adulte". Par ailleurs, certaines influences mangas (dans le dessin) et quelques emprunts à l'univers des animés de Miyazaki (le ballon que chevauche Magda pour voler, sa pie parlante, les deux mandragores mignonnes et le carach design de sa grand-mère) contribuent aussi à cette vision... un peu trompeuse. Comme pour Alexia, que ce soit au niveau du scénario - dense, assez complexe, qui flirte même parfois avec la confusion à cause du nombre d'éléments que le(s) scénariste(s) instille dans son histoire (il me faut parfois revenir en arrière, même en relecture ^^), les personnages et leurs relations, Magda Ikklepotts est plus proche d'un Harmony que d'un Magic 7 par exemple. La BD demande une attention relativement soutenue. Bon... on n'est pas dans du Alan Moore non plus mais, dans sa catégorie de série pour ado, Magda n'a pas choisi la facilité/limpidité. Cela vient notamment - et peut-être outre l'intention de Dubois de proposer quelque chose d'assez mature - de la magie elle-même et de son utilisation sur le plan scénaristique. Car outre les (quelques) habituelles démonstrations de pouvoirs à coups de pyrotechnie, on est loin de la débauche visuelle peu subtile de certains comics traitant aussi du thème de la magie comme Justice League Dark. Ici, la magie (ou la sorcellerie, comme on veut) est plutôt souvent utilisée comme autant d'illusions qui peuvent tromper l'adversaire, lui cacher ses véritables intentions ou même cacher sa vraie identité. Ce "jeu de masques" me semble bien plus intéressant. Comme le disait l'affiche du film L'Illusionniste avec Edward Norton : "rien n'est ce qui semble être". Ainsi, ceux qui apparaissent comme les méchants nous oblige à revoir notre jugement ou le nuancer. Ce qui amène aussi la série à une absence de manichéisme, chacune des parties opposées ayant en fait des raisons valables - ou du moins compréhensibles - pour agir comme ils le font, que ce soit Vitali Petrov, Teodora la dogienne, l'extrémiste pro-humains Rachel Saint-Ange ou, dans l'opposition, les membres pro-sorciers - tout autant radicaux - de Trigrav ou encore ceux du CNSS (Centre National de Surveillance des Sorcières). Car outre son intrigue mêlant fantastique et policier tournant autour du passé traumatique de la jeune Magda, de son parcours initiatique, de son pouvoir rare et convoité (le "double-glyphe") et de Petrov, le triptyque montre aussi tout un contexte politique et des problématiques très proches des X-Men mais dans une version sorcellerie. Il est ainsi question pour certains de recensement des mutants sorciers/ières - voir de castration des pouvoirs magiques - pendant que les principaux intéressés, de leur côté, militent évidemment pour leurs droits, que ce soit pacifiquement ou... beaucoup moins. La "magie digitale" est une des idées originales de Magda : ici, pas de baguettes ni autres instruments convenus de l'attirail du parfait petit magicien mais l'utilisation de glyphes inscrits sur les doigts et dont l'apposition combinatoire de tel et tel doigt crée les sorts. Petit détail cocasse : les sorciers n'utilisent que leur main gauche qui ne peut créer que des sorts de protection et de localisation là où les sorcières n'utilisent que la main droite plutôt versée dans une magie de... destruction. Bref, la BD tord le coup, mine de rien, aux a priori sur la "douceur féminine". Magda, capable d'utiliser les deux, se révèle un cas particulier et, de fait, très convoité par les diverses factions. Graphiquement, ceux qui connaissent déjà le travail de Krystel (Ash, End) y retrouveront son style reconnaissable au premier coup d’œil, aux influences manga évidentes et "kawaï" comme disent les nippons (traduction : mignon), notamment avec ses héroïnes au minois de poupée ou ses personnages masculins (auxquels j'adhère moins) également très typiques. On aime ou pas mais il faut bien avouer que les planches sont fort jolies (même si la qualité du trait de Krystel n'est pas toujours régulier), surtout qu'elles sont magnifiées par une colorisation (informatisée, certes et parfois ça se voit... un peu trop) chatoyante de toute beauté, capables aussi bien de transcender un Paris alternatif mais réaliste, une Venise hors du temps ou des décors plus ruraux où l'on retrouve, à nouveau, l'influence d'un Miyazaki. Scénario fouillé et relativement complexe jouant beaucoup sur la dissimulation, parfois alambiqué mais prenant, personnages variés, contexte magico-politique classique "façon X-Men" mais ajoutant une touche de controverse idéologique bienvenue et un graphisme très agréable à l’œil, Magda Ikklepotts ne manque pas d'atouts pour plaire aussi bien aux ados qu'à un lectorat plus adulte qui peut apprécier sa fraîcheur autant que son scénario mature. Si j'avais deux reproches à faire à cette BD, ce serait primo un dernier tome moins prenant que les autres où l'action traînasse un peu (ou bien se resserre ?) en se focalisant surtout sur le triangle Magda/Petrov/Teodora et, secundo, le contexte politique qui reste à l'arrière-plan et sans conclusion (mais peut-il vraiment y en avoir ?) Qu'importe : à titre personnel, elle est, avec Les Démons d'Alexia et Freak's Squeele (autre série Ankama), une de mes séries préférées dans sa catégorie. Note :
  5. Parution 1997 -> 2003: T1 : Marc ou le reveil du Lion T2 : Matthieu ou le visage de l'ange T3 : Luc ou le souffle du taureau T4 : Jean ou le jour du Corbeau Série: Le Troisième Testament Dessinateur: Alice Scénariste: Dorisson Genre: Aventures Historiques Editeur: GLENAT Acheter la série sur BDfugue Résumé : Dieu apparut un jour à Julius de Samarie et lui confia un coffre. Il dit : Ce coffre représente tout ce qu'un homme doit connaître. Je te le confie. Quitte ta terre et les tiens pour chercher l'endroit le plus secret du monde. Là, sans jamais l'avoir ouvert, tu déposeras le coffre. Telle est Ma Volonté. Alors Julius quitta sa terre et les siens. Il trouva l'endroit le plus secret du monde et y déposa le coffre. Mais, au moment de partir, il ne put s'empêcher d'ouvrir le couvercle. Ce que le coffre contenait, Julius ne le vit jamais car Dieu ouvrit la Terre sous ses pieds et Julius fut englouti pour l'éternité. Telle est l'histoire de Julius de Samarie telle qu'elle fut retranscrite dans plusieurs codex. Mais ce qui ne fut jamais écrit c'est que Julius a tenu un carnet de voyage. Ce qui ne fut jamais dit c'est que ce carnet a été trouvé par l'Eglise et placé en lieu sûr. Ce que Conrad de Marbourg sait, c'est qu'il a été volé. mais ce que personne ne sait, c'est par qui. En réfléchissant à un nouvel incontournable, je me suis replongé dans mes premières BD. Non pas les premières BD lues, celles de ma jeunesse, mais surtout les premières BD achetées. Celles qui font de nous non plus des lecteurs de bibliothèque mais des acheteurs/collectionneurs effréné en quête de la moindre nouveauté intéressante. En faisant cette liste, je me suis souvenu de mon premier émerveillement en BD.... Le troisième testament ! Bizarrement ce n'est peut être pas LA BD que tout le monde citerait en tant que incontournable de la BD. On citerait facilement Les passagers du vent comme je l'ai déjà fait, ou encore Tintin et Black et Mortimer. Mais le troisième Testament ne devrait pas être oublié c'est pourquoi je le "re présente" ici. C'est tout d'abord l'avènement de deux grands noms de la BD. Dorison au scénario et Alex Alice au dessin. C'est la BD qui les a fait connaitre du grand publique et du milieu de la BD. On ne citera pas depuis les réussites des deux, tellement il y en a. Niveau Scénario, cette BD est un exemple de gestion du suspens. Dorison arrive à nous faire découvrir les mystères au même rythme de Conrad de Marbourg. Le fait d'introduire la narration comme la lecture d'un ouvrage d'une personne ayant participé à l'aventure, un peu comme dans "Le nom de la rose", est une vraie merveille. Chaque tome à son lot de surprise et rien ne pourrait être deviné longtemps à l'avance ! Coté dessin c'est encore mieux. Avec un style basé entre le dessin animé et le dessin de BD classique, Alex Alice nous livre un dessin super détaillé avec une représentation des visages mais aussi du mouvement bluffante. Le jeu des couleurs et des ombres nous fait vraiment nous sentir avec les personnages et non pas juste un simple lecteur. Il n'y à quasiment aucune défaut à ces quatre tomes! Je dis quasiment car certains ergoteront sur la fin des l'histoire. Surement parce que le dernier tome a été trop attendu ou trop souhaité. Reste qu'il est clairement dans la lignée des trois premiers. Enfin rien que d'en parler j'ai envie de les relire ! J'y retourne ! Poseidon2, grand inquisiteur de la BD Ma Note:
  6. Fables Scénario : Bill Willingham Dessin : Lan Medina, Mark Buckingham, Bryan Talbot, Linda Medley, Craig Hamilton, P.Craig Russel, Tony Akins, David Hahn, Jim Fern, Shawn MCManus, Gene Ha, etc... etc... Editeur : Urban Comics Collection : Vertigo Série de 25 tomes (en version softcover) et 23 tomes (en version hardcover) Date de parution du tome 1 (en français, chez Semic) : 2004 Date de parution du dernier tome (en français) : janvier 2016 Good bye, farewell, good bye farewell... Le titre original du dernier tome de Fables ("Farewell", isn't it ?) a pour moi les accents de cette chanson de marins bien connue. Avec cette sensation de tristesse qui se mêle à celle d'un aboutissement que l'on espère à la hauteur de treize années d'aventures. Ce n'est en tout cas pas sans une émotion certaine que j'ai refermé le vingt-cinquième et dernier tome de cette série au long cours, créée et scénarisée par Bill Willingham qui, en plus d'être doté d'un talent de conteur hors-normes, a réussi à garder un niveau d'excellence tout au long de cette relecture originale et inspirée des contes classiques, comptines et autres mythes. Et de gratifier le lecteur d'une conclusion (de l'histoire principale) inattendue qui le prend à contre-pied. Une fois encore. Car le scénariste, cocasse et iconoclaste, ne s'est jamais privé de surprendre et de faire prendre des directions imprévues dans ses arcs narratifs. Une de ses nombreuses qualités qui permet de tenir le lecteur en haleine. Serait-ce trop exagéré d'affirmer aujourd'hui, à l'aune de la saga maintenant complète, que Fables restera une référence incontournable du monde des comics et déjà un classique ? Le panégyrique est toujours forcément subjectif mais la série ne m'a de toute façon pas attendu pour récolter succès critique et public. Et de fait, je dois dire qu'il y avait longtemps qu'une BD n'avait pas suscité chez moi un tel engouement, d'autant que je n'ai jamais été très attiré par la BD anglo-saxonne à part de très rares exceptions (Courtney Crumrin, Locke & Key, Y le dernier homme). Mais comment rester de marbre devant un tel feu d'artifice d'inventivité, d'audaces, de qualité d'écriture, de densité psychologique, de suspense, d'émerveillement autant que de violence et de cruauté ? A partir d'un matériau brut qui plonge dans l'imaginaire collectif et même la culture universelle, Willingham a patiemment ouvragé et poli ces petits bijoux - certes plaisants mais limités - se perpétuant de générations en générations et qui n'offraient théoriquement plus guère de surprises en une saga véritablement littéraire où Blanche Neige, Pinocchio, Rose Rouge ou Barbe-Bleue ne sont plus de simples silhouettes réduites à une fonction souvent édifiante mais des êtres (presque) humains vivant, agissant, aimant, complotant, empêtrés dans leurs contradictions, leurs dilemmes moraux, leurs actes de gloire ou leurs erreurs (voir leur monstruosité). Tel est le premier aspect remarquable de Fables : celui d'avoir donné du relief à des figures archétypales sans consistance. On se surprend, du coup, à suivre les aventures de ces dizaines de personnages dont les destins se croisent ou s'activent en parallèle en oubliant presque leurs origines enfantines. C'est que Willingham s'est tellement bien emparé d'eux et permis d'énormes libertés (que ce soit dans leur comportement ou leur "pedigree") que l'on a l'impression d'avoir affaire à des personnages complètement originaux. Ce qui n'est pas tout à fait faux, vu le traitement en profondeur qu'il fait subir à certains. Exit la Blanche Neige, éternelle victime faisant le ménage en chantant dans la chaumière des sept nains avant de croquer la pomme : bonjour Mlle Blanche, femme de tête, survivante, gestionnaire impeccable et superviseuse implacable en temps de guerre. Pour ne donner qu'un exemple de la manière dont le scénariste détache ces personnages de leur contexte féérique un brin neu-neu pour les rendre plus pragmatiques et en phase avec un monde complexe où sévit rarement un rassurant manichéisme. Ce qui n'empêche nullement le merveilleux la fantaisie et surtout la magie (très présente à un certain stade de la série) de garder leurs prérogatives. Car l'auteur ne démolit pas les mythes et légendes pour en faire une sorte de soap au Perrault : avec un art consommé de la référence (parfois très pointue) et du clin d'oeil, il se les réapproprient, les modernisent, les triturent, les fait entrer dans des genres a priori fort éloignés des contes tel que le policier, l'espionnage ou encore l'univers des super-héros, pour en parsemer sa vaste (re)création flamboyante et en faire l'un des univers les plus riches et denses que j'ai pu rencontrer en bande dessinée. Evidemment, la matière première étant elle-même quasi illimitée, on ne s'en étonnera pas et Fables aurait tout aussi bien pu continuer jusqu'au tome 250. Encore faut-il être capable de puiser dans ce riche vivier à histoires et personnages hauts en couleur sans tomber dans la confusion, la répétitivité, l'incohérence, voir le n'importe quoi. La série n'est pas exempte de défauts pour autant. On peut ainsi reprocher au scénariste certaines facilités : utilisation d'événements, de personnages ou du fameux Deus Ex Machina venant débloquer une situation sans que l'auteur n'en explique vraiment la raison et/ou la cause. Comme si le fait que ses histoires se déroulent dans un monde féerique et gorgé de magie (bref un monde où tout est possible ou presque) le dispensait d'explications. Ou encore certains personnages aux destinées trop vite expédiés (conséquence fatale lorsque l'on jongle avec plus d'une centaine de protagonistes). Le besoin de surprendre à tout prix, peut-être aussi. Mais Willingham parvient toujours à rester clair et cohérent avec l'essentiel, malgré une structure souvent très éclatée où l'on passe souvent d'une histoire à une autre le temps d'une page ou deux, avant d'y revenir... Loin de donner une lecture saccadée, ce rapide passage d'un lieu à l'autre, d'un personnage à l'autre, crée une dynamique qui empêche tout ennui sans risquer de rompre pour autant le(s) fil(s) narratif(s). Devant l'impossibilité évidente de rendre compte, même superficiellement, du contenu de vingt cinq tomes de plus de cent pages chacun (sans compter les spin-offs de la série-mère comme Jack of Fables ou Fairest), j'en suis donc réduit ici à simplement dégager ces généralités, notamment sur la réappropriation inspirée et décalée du vaste corpus de l'imaginaire enfantin à la sauce ado-adulte, le développement des principaux protagonistes et une narration fragmentée mais néanmoins fluide. Amateurs de contes ou non, je ne peux que conseiller l'acquisition d'une série dont la longueur pourrait en rebuter plus d'un. Car, contrairement à tant d'autres séries contemporaines qui s'éternisent inutilement, Fables offre dans chacun de ses volumes (évidemment avec des hauts et des bas) de quoi contenter le lecteur, que ce soit en terme d'intrigues ou de révélations venant enrichir toujours davantage le background. Un mot en ce qui concerne les récits courts, intercalés ou placés en fin des tomes : ceux-ci ont généralement pour fonction d'approfondir l'histoire personnelle de certains personnages plus secondaires tandis que d'autres ressemblent plus à de simples récréations un brin anecdotiques et inégalement appréciables, surtout en ce qui concerne les dessinateurs différents qui s'y succèdent. Voilà qui me permet d'en venir au travail graphique effectué sur la série, celui-ci étant bien souvent le critère principal d'adhésion ou non à une bande... dessinée. Qu'on se le dise : davantage habitué à la BD franco-belge/européenne, j'apprécie généralement peu les styles et parti-pris graphiques des comics, notamment en ce qui concerne l'encrage et surtout la colorisation (souvent trop "flashy"). Comme d'autres séries made in US/UK, Fables n'échappe pas à la règle (cela dit, ça reste subjectif, bien sûr). La colorisation, surtout, reste toujours trop criarde à mes yeux et donne ainsi la (fausse) impression de lire une BD ciblée jeunesse. C'est d'autant plus frappant si on établi la comparaison avec les couvertures de James Jean. Mais ce contraste est, on le sait, assez fréquent dans les comics. Toutefois, outre le fait que cela colle bien à l'univers, j'ai fini par m'y habituer et le savoir-faire du scénariste m'a permis d'aller au-delà de mes préférences/a-priori esthétiques. De même, le dessin de Mark Buckingham (qui, heureusement, officie sur la plus grande partie de la série) reste assez agréable et colle bien à l'univers, bien qu'assez basique. Idem pour un découpage classique cherchant avant tout la plus grande lisibilité tout en s'autorisant quelques audaces (les fameuses frises en bordure de planches, certains découpages plus osés, des splash pages ou double-pages, etc...) Les autres dessinateurs qui prennent parfois le relais le temps d'un chapitre n'ont pas son talent. Attendez-vous ainsi sur certains chapitres à un résultat parfois franchement médiocre, voir carrément... laid (tout simplement) ou très convenu. On se dit que certains tâcherons n'ont apparemment été convoqués que lorsque le dessinateur attitré était indisponible. Plus gênant est lorsque l'un de ces "seconds de cordée" trahit carrément la physionomie d'un personnage en accord avec son caractère (établis sans doute conjointement par Willingham et Buckingham : je pense notamment à Pinocchio ou Bigby). Soit... L'essentiel étant dû au pinceau de Mark Buckingham et en considérant un nombre de pages plus conséquent et/ou un rythme de parution plus soutenu, on s'en contentera. On notera que sur le dernier tome, le travail des 20 dessinateurs conviés pour illustrer les mini-récits de la seconde partie de l'ouvrage est nettement supérieur à leurs prédécesseurs, parmi lesquels on trouve il est vrai quelques pointures comme Gene Ha, Neal Adams ou encore Terry Dodson. Histoire de fêter le baisser de rideau en grande pompe. Au final, Fables aura réussi le pari de proposer une série grand public (mais pas tout public, comme le mentionne les couvertures) se dégageant des histoires de super-héros et de ses codes/contraintes de continuité souvent obscurs pour le néophyte autant que des comics à la limite de l'underground pour un public très ciblé. Accessible tout en étant audacieuse, dotée d'une narration (et d'un découpage) classique mais solide, maniant un sens du décalage par rapport à son matériau de base qui amuse autant qu'il surprend tout en exploitant au maximum les possibilités, Fables est une série dont le succès, la notoriété et le statut de classique s'expliquent assez aisément. Post par Phileas, le 8 février 2016 Note générale :
  7. Garulfo Série en 6 tomes (ou deux intégrales) : 1. De mares en châteaux 2. De mal en pis 3. Le prince aux deux visages 4. L'ogre aux yeux de cristal 5. Preux et prouesses 6. La belle et les bêtes Scénario : Ayroles, Alain Dessin : Maïorana, Bruno Couleurs : Leprévost, Thierry Edition : Delcourt Collection : Terres de Légendes Parution : de 1995 à 2000 Genre : contes médiévaux revisités A force de révérer toujours De Cape et de Crocs, on finirait par oublier l'autre chef-d'oeuvre de Alain Ayroles, Garulfo, série en 6 tomes où l'on retrouve pourtant les mêmes qualités d'écriture, d'inspiration, d'humour fin et de détournements de classiques de la littérature. Sauf qu'ici, il ne s'agit point de romans de capes et d'épées mais d'une histoire (originale) qui puise son inspiration (et certains personnages) dans les contes populaires bien connus que Ayroles passe à la moulinette. Et c'est un véritable régal. En outre - et contrairement à DCDC - au divertissement haut de gamme s'ajoute ici un grand conte morale sur les tares de l'humanité et les trompeuses apparences. Du coup, l'histoire de Garulfo tient autant du Candide de Voltaire que des contes de fées de Perrault ou des frères Grimms, donnant à la série une profondeur certaine. Le Candide voltairien est surtout présent dans les deux premiers tomes, qui forment un diptyque (provisoire) avec une vraie conclusion (mais provisoire aussi) avec l'histoire édifiante de l'innocent Garulfo, cette grenouille dont la haute opinion qu'il peut se faire des hommes - bipèdes admirables ! - va se trouver bien vite mise en défaut par le biais de la classique transformation du crapaud - oups... la grenouille - en prince certes charmant mais surtout bêta qui va se retrouver en plein milieu des turpitudes, de la cruauté et de la malveillance des humains. Bien sûr, le contraste - et son cortège de malentendus - habituel dans ce genre d'histoire entre la candeur du gentil batracien devenu homme et la médiocrité des gens de cour - en l’occurrence ici ceux du royaume de Brandelune (son roi sanguinaire, son conseiller et grand veneur sadique, sa princesse prétentieuse, sa duègne peu accommodante, la sorcière maléfique, etc...), autant de figures haute en couleurs et riche en tares si typiquement...humaines. L'innocence du pauvre Garulfo et sa foi en l'homme en prendra un sacré coup et, le sortilège enfin rompu, il s'empressera de rejoindre sa mare pour couler des jours paisibles avec une ravissante rainette. Sauf que... Sauf que Ayroles a de la suite dans les idées. Il est probable qu'au départ, le scénariste n'avait prévu cette histoire aussi édifiante que drolatique qu'en deux tomes. Mais, avec un talent étonnant et une cohérence absolue qui ne donne à aucun moment la sensation d'une suite aux allures artificielles, le scénariste remet le couvert pour quatre tomes supplémentaires qui collent parfaitement aux deux premiers. L'idée géniale ? Montrer que le corps humain dont hérite (provisoirement) Garulfo dans les deux premiers tomes ne sort pas de nulle part mais était celui d'un prince tout sauf charmant (de fait accumulant un nombre incroyable de défauts, de l'immoralité à l'arrogance, de la méchanceté à la colère) habitant un royaume voisin : le prince Romuald. Il y eut donc eu substitution (ou inversion) : pendant que Garulfo prit l'apparence de Romuald, Romuald avait de son côté pris l'apparence d'une...grenouille (logique !). Au début du tome 3, tout nous est clairement et rapidement expliqué (notamment dans quelles circonstances Romuald se retrouva dans le corps d'une grenouille) et c'est alors que Ayroles a l'idée savoureuse, après une seconde transformation (Garulfo redevient à nouveau l'humain Romuald pendant que l'humain Romuald redevient la grenouille Garulfo... vous suivez ?) de se faire côtoyer les deux personnages pendant les quatre tomes jusqu'à ce que l'impénitent affreux prince Romuald parvienne à bonifier son odieuse nature. Si les deux premiers tomes étaient déjà une grande réussite, ce "second cycle" - plus long, plus riche en péripéties et en personnages, encore plus drôle - ne démérite pas, loin de là : il dépasse le premier cycle. Certains personnages reviennent pour notre plus grand plaisir tout en évoluant doucement (la princesse Héphilie, la terrible duègne) alors que d'autres, forts réussis, apparaissent, parmi lesquels un ogre mémorable dont l'aspect brutal et repoussant dissimule une grande sensibilité et une passion pour les choses délicates (en l’occurrence une étonnante collection de figurines en cristal qu'il craint toujours de briser) alors que, en opposition, les sois-disants vertueux chevaliers de la région ne sont qu'une bande d'individus brutaux, fats et imbu de leur personne. A l'aventure et l'humour s'ajoute alors la poésie et l'émotion, l'ogre et la princesse Héphilie incarnant ici une variation évidente avec le conte La Belle et la Bête. Chemin faisant, Ayroles convoque aussi le Petit Poucet (dont le rêve est de devenir chevalier) et le Chat Botté. Excepté ce dernier, d'ailleurs - dont la présence m'a semblé peu convaincante et inintéressante en tout cas - tous les autres personnages (gentils ou vilains, riches ou pauvres, principaux ou secondaires) forment une galerie savoureuse de psychologies et de "gueules" et le scénariste parvient même à les rendre tous plus ou moins attachants ou, en tout cas, indispensables dans leurs rôles respectifs. Graphiquement, le dessin humoristique de Bruno Maïorana colle parfaitement au propos, avec des personnages très expressifs arborant des bouilles (ou des faciès peu engageants) qu'il est difficile d'oublier. Et si son trait dans les deux premiers tomes est encore un peu approximatif, on note une amélioration manifeste au fil des tomes du second cycle, jusqu'à présenter même de forts belles planches - celles où la princesse Héphilie erre dans une forêt nocturne à la pleine lune, avec ses arbres aux branches acérées comme des griffes ou, dans une ambiance complètement à l'opposé, les scènes de tournoi et de cités en liesse, égayées par les couleurs très vives de Thierry Leprévost. Ma relecture (en deux intégrales) fut un pur moment de bonheur. Tel est le second chef-d'oeuvre de Alain Ayroles, qu'il ne faut certainement pas oublier malgré les aventures - plus connues et célébrées ? - de Armand de Maupertuis et Don Lope de Villalobos. Ma note :
  8. Le Prince de la Nuit (Intégrale) Scénario : Yves Swolfs Dessin : Yves Swolfs Edition : Glénat Date de parution originale : 1994, 1995, 1996 (cycle 1) 1999, 2000, 2001 (cycle 2) Je viens de relire les 6 tomes de cette série que j'avais découvert il y a probablement une dizaine d'années. Je l'ai relue avec presque le même plaisir mais, cette fois, j'y ai quand même noté pas mal de petits points problématiques. D'un côté, il s'agit d'une belle oeuvre d'un classicisme élégant, très inspiré par le Dracula de Stocker à certains moments (mais c'est assumé) mais au scénario riche et prenant, à l'atmosphère souvent envoûtante. Elle prouve au moins que classicisme ne rime pas forcément avec ennui et routine. L'idée de cette confrontation à travers les siècles entre la famille Rougemont et Kergan le vampire est bonne, potentiellement forte, offrant une ligne de temps variée et est bien développée. Chaque période est bien rendue. Swolfs a su bien imprégné aussi sa série du mélange d'épouvante, d'érotisme, de lutte entre Bien et Mal mais qui ne sont pas toujours aussi clairement délimitées que les "bons" le voudraient (la fascination d'Elise pour le vampire par exemple, les faiblesses des Rougemont). Certains aspects psychologiques sont intéressants, comme le fait que Kergan exploite les failles de chacun des ancêtres. Le parallèle, dans le dernier tome, entre vampirisme et nazisme, horreur surnaturelle et horreur très humaine, quoique un peu convenu, n'en est pas moins logique et cohérente vu la période choisie pour l'intrigue centrale (les années 30). La conclusion n'est pas extraordinaire ni inoubliable mais elle reste correcte, acceptable (il est de toute façon toujours plus facile de commencer une histoire que de la terminer, air connu !) même si ce dernier tome reste assez faiblard dans l'ensemble et un peu gâché par un épilogue facile et inutile. A ce sujet, Swolfs avait-il prévu un troisième cycle ? Ceci pourrait expliquer cela... D'un autre côté, certains défauts m'ont vraiment gênés à la relecture et qui ont presque tous la même cause : l'invraisemblance de certaines scènes et la "bêtise" déconcertante du vampire. Car, alors que Kergan, ce grand seigneur vampire, ce "prince de la nuit", possède une expérience de plus de sept siècles, il fait pourtant preuve presque tout au long de l'histoire d'un curieux manque de bon sens (ou d'une dangereuse insouciance ?). De fait, on peut noter des invraisemblances. Exemples : 1. Pour partir en chasse "en toute discrétion", Kergan ne trouve pas mieux que de se balader dans les quartiers populaires de Paris à bord d'une limousine blanche immatriculée à l'étranger. En matière de discrétion, on a vu mieux ! Pourtant, on remarquera que les flics (particulièrement incompétents dans cette histoire, d'ailleurs) ne sont pas foutus de la retrouver. 2. A chacune de ses étapes dans différentes villes, il tue ses proies selon un "modus operandi vampirique" bien trop visible (victimes exsangues, pas de traces de blessures apparentes). Pas difficile dans ce cas pour Vincent Rougemont de faire le lien entre toutes ces destinations. Il aurait été plus malin de tuer de manières différentes, à la manière de meurtres "ordinaires", pour brouiller les pistes. 3. Faire du patron d'Elise un vampire n'apporte pas grand chose et, en fait, ce sinistre individu aurait été bien plus utile en serviteur humain, grâce à ses contacts notamment. Devenu vampire, le type n'a fatalement plus la même vie sociale et n'est plus qu'un serviteur lambda réduit au minimum. 4. Lors de la première confrontation dans les ruines du château des Rougemont (tome 3), Kergan papote et papote tant et si bien qu'il se fait surprendre comme un débutant par l'aube. Comme aurait pu le dire Tuco : "Quand on veut mordre un mec, on raconte pas sa vie !". 5. Dans le combat final du tome 6, l'odeur d'essence aurait tout de même dû lui mettre la puce à l'oreille (d'autant que cette même essence est étalée partout, jusque sur les vêtements de Vincent ^^). Ben non : le "maître" tombe dans le panneau comme le dernier des bleus. Bref, Kergan n'est au final pas très fûté et commet pas mal de bourdes indigne de son statut de "maître". Le seul moment de l'histoire où il fait vraiment preuve d'intelligence manipulatrice (et d'un bon sens du pragmatisme !), c'est dans le tome 2, où il s'arrange pour que les villageois de Ruhenberg (en jouant sur la peur qu'il leur inspire) lui livre Jehan de Rougemont sans qu'il ait besoin de lever le petit doigt. Mais pour le reste... le "maître" n'est pas très fûté, victime probablement des impératifs narratifs de Swolfs qui (comme bien souvent dans les scénarios de BD ou de films) vont à l'encontre de la crédibilité. Enfin, un petit mot sur les policiers dans cette histoire (le commissaire Durieux avec sa tête de Jean Gabin et ses subordonnés) qui donnent vraiment la sensation de faire de la figuration, arrivent toujours trop tard (comme la cavalerie), et se contentent de suivre des évènements qui, il est vrai, les dépassent. Du coup, les planches les mettant en scène sont un brin ennuyeuses à lire au bout d'un moment et donne une impression d'inutilité. Alors voilà. Une série que j'ai tout de même relue avec plaisir, d'une qualité certaine (inutile de revenir sur l'excellence du dessin de Swolfs et la très bonne reconstitution des époques, notamment des années 30) bien que j'ai trouvé le premier cycle meilleur que le second. Mais malheureusement entâchée par des invraisemblances gênantes dans le déroulement de l'histoire et un "maître vampire" redoutable, certes, mais pas très finaud côté QI finalement. Je ne me souviens plus si ces détails m'avaient frappés à ma première lecture mais ils m'ont parus assez patent à la relecture des 6 tomes d'affilés. Donc... Une série agréable : oui. A conseiller : oui. A relire : oui. Un chef-d'oeuvre ? Je n'irai pas jusque-là. Reste à savoir ce que vous pensez, vous, de cette série avec le recul... Note : (malgré les réserves émises plus haut...)
  9. poseidon2

    Harleen

    Somptueux.... c'est le premier mot qui vient quand on voit la couverture. Somptueux graphiquement mais aussi au niveau de sa conception. Cette image reflette à elle seule toute la dictotomie du personnage d'Harleen Quinzel : Une intelligence au service de la folie. Avec une couverture tellement belle on se dit que l'interieur sera forcement moins bon, comme souvent dans l'univers du Comic. Et bien non. Non et non. Stjepan Šejic nous livre un véritable récital. Graphiquement c'est une tuerie du début à la fin... Et donc au final "c'est juste un beau recueil d'illustration ? "me demanderont les lecteurs saoulés par l'omniprésence-présence de ce personnage "secondaire" du monde DC. Et bien... meme pas. Stjepan Šejic nous livre la première vrai histoire d'Haley Quinn depuis... fiouuu depuis un baille. Ici il n'est pas question d'une Harley Quinn gentille/méchante un peu bébête et sexy qui inondes les sorties et les écrans. Non la on parle de la jeune femme psychologue fraichement diplomée qui pense sincerement pouvoir aider les criminels à revenir dans le droit chemin. Stjepan Šejic nous livre une vrai auto psychanalyse du personnage. Via une voie off, le personnage d'Harleen décrypte sa lente descente aux enfers. Descente guidée par le maitre des lieux : Monsieur J. Entre manipulation du joker, véritable amour et relation interdite, Stjepan Šejic nous livre un récit complet et complexe sur un personnage qui gagne une densité impressionnante au point d'être vraiment l'objet de toutes les attentions. Bref Stjepan Šejic a prit son temps mais nous a livré un album superbe qui, à L'instar du Luthor de Azzarello, met en avant un personnages méchant tout en le traitant de facon sérieuse et réfléchit. Et sur un personnage publique et délurée commme Harley Quinn, ca fait un bien fou Merci monsieur Stjepan Šejic PS: Attention tout de même, les lecteurs de comics qui espère des combats, des colants partout et un sauvetage de Gotham, vous risquez d'etre déçu.
  10. Titre de l'album : Harleen Scenariste de l'album : Stjepan Šejic Dessinateur de l'album : Stjepan Šejic Editeur de l'album : Urban Comics Note de l'album : 5 Résumé de l'album : Après des études mouvementées qui ont entamé sa confiance en elle, la jeune psychologue Harleen Quinzel pense enfin avoir décroché le poste de ses rêves en étant embauchée à l'Asile d'Arkham afin d'apporter son soutien et son expertise aux plus grands criminels de Gotham. Mais il est un être au sein de cet asile qui va à la fois faire chavirer son esprit et son coeur : le Joker ! Petit à petit, Harleen va se laisser séduire puis sombrer dans un abîme de folie y laissant à tout jamais son innocence et ses illusions perdues. Contenu vo : Harleen #1-3. Critique : Somptueux.... c'est le premier mot qui vient quand on voit la couverture. Somptueux graphiquement mais aussi au niveau de sa conception. Cette image reflette à elle seule toute la dictotomie du personnage d'Harleen Quinzel : Une intelligence au service de la folie. Avec une couverture tellement belle on se dit que l'interieur sera forcement moins bon, comme souvent dans l'univers du Comic. Et bien non. Non et non. Stjepan Šejic nous livre un véritable récital. Graphiquement c'est une tuerie du début à la fin... Et donc au final "c'est juste un beau recueil d'illustration ? "me demanderont les lecteurs saoulés par l'omniprésence-présence de ce personnage "secondaire" du monde DC. Et bien... meme pas. Stjepan Šejic nous livre la première vrai histoire d'Haley Quinn depuis... fiouuu depuis un baille. Ici il n'est pas question d'une Harley Quinn gentille/méchante un peu bébête et sexy qui inondes les sorties et les écrans. Non la on parle de la jeune femme psychologue fraichement diplomée qui pense sincerement pouvoir aider les criminels à revenir dans le droit chemin. Stjepan Šejic nous livre une vrai auto psychanalyse du personnage. Via une voie off, le personnage d'Harleen décrypte sa lente descente aux enfers. Descente guidée par le maitre des lieux : Monsieur J. Entre manipulation du joker, véritable amour et relation interdite, Stjepan Šejic nous livre un récit complet et complexe sur un personnage qui gagne une densité impressionnante au point d'être vraiment l'objet de toutes les attentions. Bref Stjepan Šejic a prit son temps mais nous a livré un album superbe qui, à L'instar du Luthor de Azzarello, met en avant un personnages méchant tout en le traitant de facon sérieuse et réfléchit. Et sur un personnage publique et délurée commme Harley Quinn, ca fait un bien fou Merci monsieur Stjepan Šejic PS: Attention tout de même, les lecteurs de comics qui espère des combats, des colants partout et un sauvetage de Gotham, vous risquez d'etre déçu. Autres infos : C'est qu'on l'aime comme ca la petite Harleen Type de l'album : Comic Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/harleen?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  11. Titre de l'album : V pour Vendetta Scenariste de l'album : Alan Moore Dessinateur de l'album : David Loyd Editeur de l'album : Urban Comics Note de l'album : 5 Résumé de l'album : 1997, une Angleterre qui aurait pu exister. Dirigé par un gouvernement fasciste, le pays a sombré dans la paranoïa et la surveillance à outrance. Les « ennemis politiques » sont invariablement envoyés dans des camps et la terreur règne en maître. Mais un homme a décidé de se dresser contre l'oppression. Dissimulé derrière un masque au sourire énigmatique, il répond au nom de V : V pour Vérité, V pour Valeurs... V pour Vendetta ! Critique : Nouveau Label chez Urban et donc nouvelle version de V pou Vandetta. Je ne vous ferais pas l'affront de faire la critique du contenu. En effet tout le monde sait que V pour Vandetta est un monstre du comic indépendant de années 80. Un album indispensable dans chaque bédétheque qui se respecte. Le traitement du rapport à un régime autoritaire écrit sous Tatcher semble ne jamais avoir été autant d'actualité avec la montée du populisme dans tout les pays du monde. La question de ce que l'on serait prêt à sacrifier pour assurer sa tranquillité est le centre de toutes les attentions. Mais j'ai dit que je ne parlais pas de contenu scrogneugneu ! Pour ce qui est du contenant, Urban a fait (comme a chaque fois ?) une superbe édition et a réussi à dénicher des croquis préparatoires inédits de David Loyd. Si trouver quelque chose d’inédit sur V pour Vandetta est impressionnant, autant vous dire que cela ne justifie pas l'achat d'une nouvelle version de ce monument du comics. Mais si jamais vous ne l'avez pas ou que vous voulez faire un beau cadeau (ou transformer quelqu'un en anarchiste convaincu) , cette nouvelle édition vous ravira Autres infos : Un must have Type de l'album : Comic Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/v-pour-vendetta-ed-black-label?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
  12. poseidon2

    V pour Vendetta

    Nouveau Label chez Urban et donc nouvelle version de V pou Vandetta. Je ne vous ferais pas l'affront de faire la critique du contenu. En effet tout le monde sait que V pour Vandetta est un monstre du comic indépendant de années 80. Un album indispensable dans chaque bédétheque qui se respecte. Le traitement du rapport à un régime autoritaire écrit sous Tatcher semble ne jamais avoir été autant d'actualité avec la montée du populisme dans tout les pays du monde. La question de ce que l'on serait prêt à sacrifier pour assurer sa tranquillité est le centre de toutes les attentions. Mais j'ai dit que je ne parlais pas de contenu scrogneugneu ! Pour ce qui est du contenant, Urban a fait (comme a chaque fois ?) une superbe édition et a réussi à dénicher des croquis préparatoires inédits de David Loyd. Si trouver quelque chose d’inédit sur V pour Vandetta est impressionnant, autant vous dire que cela ne justifie pas l'achat d'une nouvelle version de ce monument du comics. Mais si jamais vous ne l'avez pas ou que vous voulez faire un beau cadeau (ou transformer quelqu'un en anarchiste convaincu) , cette nouvelle édition vous ravira
  13. Série : Le Codex Angélique Scénario : Thierry Gloris Dessin : Mikaël Bourgouin Couleurs : Mikaël Bourgouin Editeur : Delcourt Collection : Machination Genre : fantastique ésotérique Synopsis : Le Croc'coeur a frappé pour la dix-septième fois ! Une femme est retrouvée assassinée, le coeur prélevé, sur les pavés d'un Paris de la Belle Époque. La presse en fait ses choux gras et le peuple s'en délecte. Seul le jeune Thomas semble indifférent. Le fait que son oncle essaye de réanimer sa mère maintenue en hibernation artificielle depuis son arrêt cardiaque n'y est certainement pas étranger. Encore un triptyque mémorable que j'avais pourtant oublié de citer quand j'évoquais les... triptyques mémorables (Horacio D'Alba et autres...). On connaît tous les expressions "c'est beau mais c'est triste" et "c'est bon mais c'est chaud". A propos du Codex Angélique, il faudrait ajouter "c'est bon mais c'est sombre". Très sombre. Ultra sombre. Et même carrément glauque par moments. Au point de me rappeler cette phrase d'un critique des Fleurs du Mal lors de sa parution en 1857 (à laquelle je ne souscris pas dans le cas de l'oeuvre de Baudelaire mais qui me semble être un bon résumé de cette BD) : "Ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l'esprit, à toutes les putridités du cœur". Car lire le Codex Angélique, c'est véritablement plonger en Enfer, dans les entrailles du Mal et de la folie, qu'elles soient humaines ou "divines" (angéliques ? démoniaques ?). Et on pourrait même y ajouter une certaine perfidie ! En effet, le tome 1 reste assez trompeur quand on commence à lire les premières planches, la raison étant imputable à la fois à la période historique choisie (la "Belle Epoque") et le magnifique dessin - soutenu par une colorisation non moins somptueuse - de Mikaël Bourgouin, avec son style semi-réaliste qui basculerait presque par instants dans l'humoristique. Et puis... le duo de policiers formés par un commissaire Nimber bourru et son adjoint queutard Pujol jactant un argot de toute beauté contribue aussi à cette impression plaisante. Quant à la partie fantastico-ésotérique liant la famille Devisse et cette histoire de l'oncle savant un peu fou conservant sa sœur en hibernation tout en espérant pouvoir la faire revenir à la vie grâce à un Codex censé l'aider à capturer un ange (!) et faire ainsi pression sur Dieu (?), on peut y trouver a priori des éléments et une ambiance fort proche des écrits d'un Maurice Renard et de son fantastique rétro et extravagant, à la limite même poétique. De même que la BD Aspic, détectives de l'étrange... du même scénariste. Pourtant, même si le tome 1 demeure relativement léger en comparaison des deux suivants (infernaux et oppressants), certaine scènes mettant en relief le désespoir du jeune (et alcoolique) Thomas Devisse de même que les victimes d'un tueur en série proche d'un Jack l'Eventreur donne déjà le ton d'une histoire tourmentée. L' histoire gagne alors en profondeur, densité et complexité - mais aussi en noirceur - ce qu'elle perd en charme et j'ignore toujours si je dois le regretter ou pas. Car la suite... Le moins que l'on puisse dire, c'est que le scénariste Thierry Gloris ne ménage ni ses personnages ni le lecteur dans les deux opus suivants : quotidien dans un asile d'aliénés aux conditions de vie épouvantable où se côtoient malades mentaux nécrophages ou assassins et matons terriblement brutaux, une enquête policière qui piétine et voit surgir une seconde vague d'atrocités commises pour des raisons apparemment similaires aux premières mais toujours aussi obscures et même cryptiques pour les deux policiers, corps martyrisés à la morgue, charniers, folie grandissante, inceste, monstres dont les agissements non plus rien d'humains et, justement, des entités "angéliques" elles-mêmes dénuées de toute pitié et même capable de violence et de malice, sans parler de certaines visions de l'Enfer (non plus métaphorique mais celui des Ecritures et de Dante). Le Codex Angélique semble devenir, au fil des pages, un Pandémonium - terrestre et au-delà du terrestre- dans lequel s'agitent des personnages tantôt victimes expiatoires malgré elles (le pauvre Thomas et son amour naissant, Lisa, seule lueur d'espoir au cœur de son martyr) tantôt bourreaux rongés par une démence absolue et destructrice (l'oncle Devisse, savant fou encore amusant dans le tome 1 mais véritablement diabolique dans les suivants). Jusqu'à un twist final qui ne peut décemment s'appeler un happy end mais, au mieux, une miséricordieuse conclusion. Mais le Mal, lui, fait savoir qu'il demeure éternel lors d'une toute dernière page à la révélation aussi surprenante que logique. En somme, Le Codex Angélique est une excellente BD fantastique - sans doute même l'une des meilleures que j'ai pu lire en franco-belge dans le genre - qui mêle le surnaturel ésotérique, le récit policier et même un peu de steampunk discret mais bien présent. Mon cortex plussoie à l'excellence du scénario et du graphisme, tandis que la partie plus émotionnelle de mon cerveau... hé bien... ne peut se défaire d'une sensation prégnante de malaise devant tant de fange et de corruption de l'âme que même les échanges cocasses et pragmatiques (toujours dans un argot savoureux) du commissaire Nimber et son adjoint Pujol ne parviennent vraiment à égayer. De fait, je la relis rarement malgré ses qualités. Comme l'avait déjà montré Baudelaire, le Mal peut faire éclore de bien belles fleurs mais celles-ci demeurent vénéneuses. Pour public averti selon la formule consacrée, ça me semble clair. Ma Note :
  14. Wilfried Lupano est un auteur reconnu. Vous le connaissez tous pour ses vieux fourneaux, son loup en Slip ou encore son Traquemage. Que des BD qui ont monté l'humour à la Lupano comme l'un des humours les plus cotés des ces 5 dernières années. Mais si on remonte un peu en arrière, on reussi à remonter à l'album qui a progeté monsieur Lupano sur le devant de la scène. Et cet album c'est bien pour moi le Singe de Hartepool. Nommé à Angloueme en 2013, ce fameux Singe a en effet montré aux yeux du grand public l'humour aussi fin que cynique de monsieur Lupano. Car dans le singe de Hartepool on retrouve tout ce qui lui a réussi plus tard : Des personnages aussi bêtes que crédibles et surtout des dialogues diaboliques qui reussissent à ne pas masquer la morale d'une bien triste histoire. Une histoire (tres probablement) vraie d'ailleurs. Car plus que dans ses albums suivants, le singe de Hartepool est une histoire drole mais au final bien triste pour ce singe qui n'avait rien demandé. Entre rire aux larmes et tristesse de la bêtise humaine, Lupano nous transporte, durant cette courte lecture, à une époque ou la bestise ne choquait personne. Une pépite d'humour, basée sur une legende réelle au point que les habitants de Hartpool soient surnommés les Monkey Hanger, qui faut definitivement avoir dans sa bibliothèque.
  15. Admin1001BD

    Black badge

    Si comme moi vous etes fan de Matt Kindt, et bien jetez vous directement et le plus rapidement possible sur ce Black Badge. Le duo aux commandes de de GrassKings nous revient avec un énorme one shot et thriller d'espionnage sublime. L'idée de base est deja aussi osé que bien pensée : et si les scouts du monde étaient bien plus que de simple "campeurs à tendance Mac Gyver" ? Et si sous la bonhomie d'un groupe d'enfant, Matt Kindt voit lui de potentiels espions et agents de terrain capable, plus que des adultes, de passer inaperçu et de réaliser des actes de "protections de la nations". Et comme dans toute bonne histoire d'espionnage, comment savoir qui est le bon et qui est le mauvais espion, au milieu de menteurs professionnels ? Entre des personnages bien travaillés, un graphisme toujours au top et une histoires surprenante du début à la fin, ce Black Badge se révèle un must have complètement imprévu. Et donc une excellente et magnifique surprise
  16. ......... ......... Freak's Squeele T.1 : Etrange Université T.2 : Les chevaliers qui ne font plus "ni" T.3 : Le tango de la mort T.4 : Succube Pizza T.5 : Nanorigines T.6 : Clémentine T.7 : A-Move & Z-Movie Tome Hors-série : Vestigiales Scénario : Florent Maudoux Dessin : Florent Maudoux Edition : Ankama Collection : Label 619 Date de parution : 2008 à 2015 (2018 pour Vestigiales) Genre : squeelien Dans un topic récent, je m'étais lancé dans une critique assez sévère sur les mangas en général, tout en pointant tout de même quelques exceptions notables. Ma diatribe visait principalement la trop grande codification de la BD nippone et une culture dont le manga était le reflet et à laquelle je n'adhérais pas. Toutefois, je m'étais promis de revenir sur une série qui présentait des similitudes évidentes avec les mangas sans toutefois en reprendre les codes trop étroits et la culture spécifique. Cette série, c'est bien entendu Freak's Squeele de Florent Maudoux. Une oeuvre que j'adore, qui a suscité mon enthousiasme dès son premier tome, à laquelle je me suis durablement attachée et qui est devenue ce qu'il faut bien qualifier (à mes yeux mais aussi à certains lecteurs fidèles de la F.E.A.H.) d'oeuvre culte. Alors... serait-ce à dire que je me contredis ou que je raconte n'importe quoi ? Le cas de FS (j'utiliserai ces initiales pour plus de commodité) est en fait compliqué. Car, pour commencer, FS n'est pas à proprement parler un manga. C'est une oeuvre très hybride, qui se situe à la croisée de diverses expressions bédéphiliques et de diverses cultures (dont celles venues d'Asie entre autres). Précisons toutefois un détail : dans sa première mouture, FS était pourtant bien un manga, c'est à dire un volume au format de poche de plus d'une centaine de pages avec un style graphique hérité du manga et un dynamisme dans la narration et le découpage n'ayant rien à envier aux meilleurs shônen. Cette première version a d'ailleurs été offerte dans une édition collector du tome 7 de la série finalement éditée par Ankama et qui s'intitule Chance of the Squeele et la culotte maudite (sic !). On peut voir et lire ce manga (en version crayonnée) qui éclaire sur l'intention de départ de son auteur (qu'il explicite d'ailleurs dans une préface). Par ailleurs, Florent Maudoux a lui-même des origines en partie asiatique et la culture qui va avec, sans compter qu'il est aussi un lecteur de manga (mais pas que...) Bref, comme on le voit, si FS n'est pas considéré comme un manga - et a été, d'ailleurs, boudé par les lecteurs du genre à cause de son atypisme (ce qui, personnellement, me hérisse le poil) - il est pourtant bien issu, au départ, du "sérail" nippon. Et, même sous sa forme actuelle, on y retrouve bien sûr une parenté évidente dans le style graphique et le rythme, mais aussi dans nombre de références. Malgré tout, FS se distingue fondamentalement des mangas par son aspect le plus important : le refus des codes, justement, et de l'attachement à une culture spécifique. FS est de ce fait une oeuvre inclassable et hors des sentiers battus qui a fait souffler un grand vent de fraîcheur dans le monde de la BD. Une oeuvre libre, insoumise aux dikdats éditoriaux et aux habitudes de lecteurs trop souvent confinés dans leurs petites habitudes. Bref, un splendide soufflet/bras d'honneur/coup de pied au cul ! Déjà ça, sur le principe, suffirait à me mettre en joie. Mais les intentions ne sont pas tout, mêmes les meilleurs : il faut encore que la série soit de qualité et à la mesure, pourrait-on dire, de son audace. Dès son premier tome, FS donna le ton : une oeuvre "baroque" mutli-facettes mêlant fantastique, uchronie, aventure, super-héroïsme, vie de campus, humour déjanté et gavée comme une oie à Noël d'une foultitude de références à la culture-bis parmi lesquelles les séries B (voir Z) et empreinte d'un attachement qui va jusqu'à un certain militantisme des freaks, à la fois monstres de foire au premier degré et marginaux de tous poils au second. On retrouve dans ces deux tendances tout le cinéma "engagé" d'un Tim Burton : à l'instar du réalisateur de Beetlejuice et Edward Scissorhands, on peut constater le goût et la tendresse de Maudoux pour les laissés-pour-compte et son antipathie pour le conformisme et les "biens-nés" propre sur eux. Cette position idéologique se retrouve d'ailleurs clairement dans l'opposition - tout au long des 7 tomes- entre les deux universités présentes : la F.E.A.H., fac de seconde zone emplie de bras cassés, de freaks et de cancres (dont font partie le trio "perdant" mais ô combien héroïque à sa manière et terriblement attachants Xiong-Mao, Chance et Ombre de Loup mais aussi la bande de personnages pittoresques qui les entoure) et la très pédante Saint-Ange, institution élitiste, raciste, belliciste et fièrement drapée dans la bonne opinion qu'elle a d'elle-même. On notera néanmoins que Maudoux, au fil de la série, refuse la simplicité de cette logique très binaire et montre les failles et les tourments de certains élèves de cette fac trop lisse pour être honnête (Ange, Claidheamor et Wang mu, soeur cadette de Xiong Mao). J'avais envie d'insister sur cet aspect de FS : si la série se présente surtout comme un bon divertissement au ton souvent loufoque, déjanté et pleine de péripéties improbables (mais vrais), elle ne manque certainement pas d'à propos lorsqu'il s'agit de dénoncer certaines tares du système et approfondir la psychologie et le parcours de ses personnages. En ce sens, là encore (comme dans son refus d'appartenir à un genre de BD précis), FS est bien une oeuvre anti-conformiste et rentre-dedans qui ne se prive pas de dire ce qu'elle pense d'une société inique et corrompue que les héros révoltés dénoncent - et défoncent ! - avec toute l'énergie et la candeur de leur jeunesse. Quant une BD conjugue la jouissance du fun le plus échevelé à la pertinence du discours quasiment anarchiste (et en tout cas anarchique), quand une BD sait à la fois proposer un univers fantastique tirant sur la fantasy et les comics super-héroïques sans pour autant oublier les problèmes de la réalité sociale SANS tomber dans le pesant pensum, quand une BD arrive à faire tenir une tripotée de références et influences (du cinéma hong-kongais aux films d'épouvante de la Hammer, du cinéma de Tarantino à celui des frères Coen, du gothisme burtonien aux animés de Miyazaki) qui pourrait virer au bordélique intégral mais garde pourtant une parfaite cohérence, je ne peux que squeeler. Florent Maudoux, nouveau petit prodige sorti de nulle part et auteur à part entière qui a su digérer toutes ces références disparates pour créer son propre univers original et plein de pep's, avec des personnages parmi les plus sympathiques que j'ai pu rencontrer en BD (le trio vedette reste un must pour moi), nous a offert des albums pétillants d'imagination et d'humour avec (notons-le) une régularité métronomique (7 albums de plus de cents pages en 7 ans ! + le tome spécial Vestigiales 3 ans plus tard) qui démontre autant sa discipline que sa passion. Et même si certains, je le sais, ne manqueront pas d'être plus réservés sur les 3 derniers tomes (ça se discute...) et malgré son relatif (in)succès dans un marché de la BD trop cloisonné (coincé ?) pour lui faire un meilleur accueil, Freak's Squeele reste pour moi un incontournable de cette dernière décennie qui mériterait une plus grande notoriété. Pour peu qu'on ait le squeele, là est peut-être le problème. Car le squeele, mec, tu l'as ou tu l'as pas, c'est tout ! Note : PS : contrairement à l'habitude des 3 paragraphes (et comme il s'agit quand même ici de rendre compte d'une série complète), j'ai préféré diviser mon texte en plusieurs parties plus courtes pour une commodité de lecture.
  17. <IMG SRC="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782845651104_1_75.JPG" HEIGHT=320 WIDTH=240/> Série : Lanfeust de Troy Scénario : Arleston Dessin : Didier Tarquin Couleur : Lencot (T1 à 6) puis Guth (T7 à Genre : Fantasy Edition : Soleil Date de parution : Dispo L'acheter sur BDFugue Résumé : [iDans le monde de Troy où chacun possède un pouvoir, Lanfeust, un apprenti forgeron peut fondre le métal. Il connaît une vie paisible jusqu'au jour où il découvre qu'au contact d'une épée, il peut posséder le pouvoir absolu ! Accompagné du vieux sage Nicolède et de ses deux filles, Cyan et Cixi, il est emporté dans un tourbillon d'aventures au cours desquelles il va se lier d'amitié avec la plus dangereuse des créatures, le troll Hébus ! De son petit village de Glinin à la ville éternelle d'Eckmül, en passant par les lointaines baronnies, suivez Lanfeust dans sa fabuleuse quête qui décidera du sort de Troy ![/i] Mon avis : Cela fait quelques temps qu'on se montre régulièrement critique avec certaines production Soleil, moi le premier. Mais si Soleil est ajourd'hui l'un des acteurs majeurs de l'édition en BD franco belge c'est vers les origines de ce succès que je souhaite aujourd'hui vous ramener. Oui Lanfeust fut pour moi, lecteur jeune adolescent, une claque. Me replonger dedans une nouvelle fois, à l'aune de cette chronique et de notre BDthèque fut un vrai bon moment. Je vous avoue, que quand l'idée à émergée, mon snobisme habituel m'a poussé à un certain manque d'enthousiasme. J'avais beau défendre Lanfeust de Troy et l'avoir beaucoup aimé, et relu, avec le temps mes souvenirs se sont émoussés et j'en ai gardé l'image finalement d'une bonne partie de la production soleil actuelle. De l'humour facile, du sexy parfois mal dosé, une aventure granguignollesque et finalement peu de sérieux. Méprise il y a donc eu. Car oui, je me suis enfilé les 8 tomes avec beaucoup d'appétit et de plaisir, une fois digéré l'adaptation un peu laborieuse au trait de Tarquin en début de série (Ceci n'est en aucun cas un reproche, prenez Thorgal, les premiers albums demandent un temps d'adaptation graphiquement parlant si vous lisez de la BD régulièrement). Lanfeust c'est effectivement une série qui a dépoussiéré la BD, oui cette série a apporté beaucoup de fraicheur à la BD, et continue de le faire. Relisez la première série. La narration y est exemplaire, le rythme est fluide, les temps morts sont faibles, les rebondissements sont bien amenés et bien gérés et il est difficile de trouver un album moins bon parmi ces 8. Le trait de Tarquin monte en finesse et en précision au fur et à mesure que sa maitrise de ses personnages et de son monde augmente. Et que de trouvailles, scénaristiques d'abord, imaginaires ensuite, mises en valeur par un humour moderne, parfois corrosif ou gamin, souvent graveleux sans jamais être lourd. Je me suis probablement plus marré sur ces 8 tomes de Lanfeust que sur l'année écoulée dans mes lectures BD. Gags de situation, Gags d'arrière plan, personnages ciselés, mimiques prenantes, c'est varié et ça fonctionne. Et on sait tous que l'humour en BD est un art délicat. Ici il est consommé à la perfection et surtout il reste toujours en retrait de l'histoire. Certes l'émotion, le dram et les enjeux finissent par en prendre un coup, mais sans jamais s'effacer. Et puis j'aime cette romance si particulière finalement entre Lanfeust, Cixi et C'ian, cette critique permanente que l'on retrouve souvent chez Arleston du romantisme vieux jeu. Oui ses personnages féminins sont trop souvent sexy, mais ils sont avant tout forts, puissants, libres et ils tiennent largement la dragée haute aux hommes. Lanfeust finalement pour moi, c'est à la BD d'aventure ce que Belmondo fut aux films d'aventure. Et le pire. Mon père a adoré lire et découvrir Lanfeust. Comme moi, il a finit par se lasser après le cycle des étoiles, plus inégal, plus ambitieux aussi, pour finalement abandonner ce héros que l'on a tant aimé lors du cycle Lanfeust Odyssey. Note : The_PoP, qui s'est retrouvé ado l'espace de quelques heures, toujours amoureux de la farouche Cixi...
  18. Quelques infos sur l'Ancêtre Programmé : Loîc Malnati arrête la série ! :cry: Je cite : "j'ai arrêté la transgénèse car ce mode de narration ne correspond pas à mon dessin..." Il dit également : "j'ai lâché la transgénèse depuis un an, je fais ma série tout seul en couleur directe chez soleil : la mémoire du bamboo, dont le tome 1 sort en janvier 2003. " voilà mais malheureusement on ne sait pas encore qui le remplace ! En espérant pour lui que sa série marche bien ! à suivre .......... :wink: Ceci-dit , que pensez-vous du cycle de La Transgénèse ?
  19. <img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782845805644_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782845805651_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782845805668_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782845805675_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782845805682_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/> <img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782845805699_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782845807563_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782845809246_1_75_2.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782759502004_1_75_1.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782759502707_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/> Série : Hellsing Scenario : Kaoru Mori Dessin :Kaoru Mori my 2 cents Un opera gore Edition : Tonkam/Delcourt Acheter Ken games sur BDfugue Résumé : En Angleterre, l'organisation secrète Hellsing agit pour protéger le pays des forces du mal, dont les vampires. Force de frappe de l'Église protestante, ce groupe dispose d'une arme secrète des plus inattendues : Alucard, vampire surpuissant et apparemment invulnérable. Bientôt, un ennemi terriblement dangereux resurgit du passé : Le Letzt Batallion – l’Ultime Bataillon – relique du IIIe Reich projette de propager la guerre et la désolation à travers le monde en commençant par le Royaume Uni. Il compte ainsi détruire la Fondation Hellsing qui a autrefois contrecarré ce plan… pendant la Seconde Guerre mondiale ! Oui oui vous voyez bien et j'assume : je mets dans ma BDtheque un manga hyper violent et sanglants sur une histoire de vampires. J'assume car aussi étrange que celui puisse paraître c'est le manga que j'ai le plus relu. Il est vrai qu'il est "court" avec 10 tomes et qu'il n'y a pas tant de discours et beaucoup de combats hyper sanglants. Mais c'est ce qui est excellent dans cette histoire : il n'y a que peu de dialogues mais ils sont tous travaillés comme il faut. Mais surtout, n'en déplaise à tous ceux qui me critiqueront sans l'avoir lu, ce manga est d'une dramaturgie rarement vu dans mes lectures. Une dramaturgie que seuls les auteurs qui osent tout réussissent à avoir. Et c'est le cas ici. Notre auteur nous livre une vraie tragédie grecque sur fond de "chevauchées des walkyries" et de vampirisme. On a tous pour faire une histoire qui ne peux finir dans les larmes et le sang : Un illustre vampire immortel (je vous laisse remettre regarder le nom du vampire dans un miroir... quoi que non pas de miroir pour les vampires), une maîtresse à la tête d'une organisation protestante de lutte contre les monstres, une unité spécial du clergé de luttes contre les hérétiques de toutes sortes et un ennemis Nazis dont le seul but est de faire la guerre. C'est ce dernier point qui est extrêmement bien fait dans ce manga : les protagonistes sont des machines de guerre et ne s'en cachent pas. Les derniers tomes avec le Nazi en tant que chef d'orchestre d'une bataille générale qui met Londres à feu et au sang, ou les plus proches trahissent leurs amis dans le seul but de faire de cette ultime bataille le point d'orgues d'un siècle de chasse au vampire suprême ! Franchement la dramaturgie est telle qu'on se dit que tout le monde peut y passer.... et cela ne nous choque pas. Surtout qu'étrangement, pour un manga remplis d'hémoglobine, les sentiments des personnages sont super bien retranscrits, que ce soit la folie ou les émotions dans un contexte de guerre. Voilà vous l'aurez compris je trouve que c'est un manga qui mérité vraiment que l'on dépasse l'aspect hyper sanglant.....et qui mérite une réimpression chez nos amis de Tonkam ! Ma Note:
  20. <IMG SRC="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9791026810698_1_75.jpg" HEIGHT=320 WIDTH=240/> La Bdthèque De 1001 Bd : Scalped Scénario : Jason Aaron Dessin : RM Guéra Couleur : Lee Loughridge Genre : Polar Edition : Urban Comics Date de parution : Dispo L'acheter sur BDFugue Résumé : Il y a quinze ans, Dashiell Bad Horse a fui la pauvreté et le désespoir que lui promettait la réserve indienne de Prairie Rose. Il est aujourd’hui de retour et fait le constat amer que rien n’a changé. Engagé dans la police tribale du chef Red Crow, futur propriétaire de casino et parrain de l’ensemble des trafics d’alcool et de drogue de la réserve, Dashiell a pour mission de faire passer aux traditionalistes l’envie de revendiquer leur ethnicité à coups de C4 et de limiter au maximum la prolifération des laboratoires de méthadone. Est-il de retour pour mettre de l’ordre ou tirer sa part du lion ? Scalped est certainement la dernière série culte du regretté label Vertigo, après 30 années de productions des meilleurs comics adultes, comme Sandman, 100 Bullets, V pour vendetta, Preacher et bien d’autres. Les éditions Urban comics reprennent la parution de la version française à la suite de Panini Comics en proposant les albums en version souple ou cartonnée avec des couvertures originales de RM Guéra spécialement pour le public français. Aujourd’hui, vous pouvez vous procurer la série en version intégrale au nombre de cinq albums. Voilà pour le petit historique des éditions de la série et maintenant au niveau de l’histoire, Jason Aaron s’est fait une excellente réputation de scénariste sur Scalped. Aaron nous propose de suivre l’histoire de Dashiell Bad Horse un agent du FBI infiltré dans le milieu mafieux, dans une réserve indienne pour faire tomber les dirigeants. On apprendra progressivement que cet agent est natif de cette réserve qu’il voulait fuir plus jeune. Au fil et à mesure des albums, l’auteur nous permet de remonter dans le temps pour mieux comprendre et suivre la vie de plusieurs protagonistes sur différentes époques charnières de la réserve. On découvre la famille de Bad Horse, le chef Red Crow qui dirige l’ensemble de la réserve avec beaucoup de violence et d’autres personnages secondaires charismatiques qui tentent de s’en sortir par tous les moyens. Au niveau de la partie graphique, on découvre également le talentueux RM Guéra, avec son style très sombre pour dépeindre de façon réaliste le quotidien dans les réserves. Les scènes d’action très musclées dès le début de l’histoire nous donnent un bon aperçu de ce qui nous attendra toute la série. Les encrages sont bien prononcés pour donner cette touche sombre qui ressort de l’histoire. D’autres dessinateurs participeront à l’aventure lors de quelques chapitres courts comme Davide Furnò, John Paul Leon, Danijel Zezelj, Jason LaTour, pour ne citer que quelques-uns. Les couvertures de Jock sont absolument magnifiques sur Scalped et participent au cachet de la série. Scalped s’impose comme une référence du polar en comics, dans une ambiance western très violent et réaliste. L’histoire est originale et se déroule dans un lieu peu connu et délaissé aux Etats-Unis. Les deux auteurs collaborent de nouveau sur une série intitulée The Goddamned, dont le deuxième tome est en préparation. Note : Alx23
  21. Serie : Page Noire Scénariste : Frank Giroud et Denis Lapière Dessinateur : Ralph Meyer Genre : Thriller Éditeur : Futuropolis l'acheter sur BDfugue Résumé : New York de nos jours. Il s'appelle Carson Mc Neal. C'est un phénomène de l'édition. Écrivain immensément talentueux, il est l'auteur de best-sellers traduits dans le monde entier et adaptés au cinéma. Pourtant, personne ne sait vraiment qui il est. Sa vie est un mystère. Il n'a jamais accordé d'interview, n'est jamais paru en public, aucune photo de lui n'existe... Elle s'appelle Kerry Stevens. Cette jeune blondinette à taches de rousseur est critique littéraire pour le réputé Tales & Writers. Elle n'a qu'une idée en tête, être la première à percer le mystère McNeal. Elle est prête à tout pour le rencontrer, l'interroger sur son prochain roman. Justement, McNeal y travaille. Son héroïne est Afia, une jeune Palestinienne cherchant à renouer les fils de sa pauvre existence qui, de la prostitution à l'enfer de la drogue, l'a menée en prison, dont elle sort aujourd'hui avec rien ni personne pour l'attendre. Enfant, elle a perdu toute sa famille, massacrée par les Phalangistes au Liban. Elle est la seule à avoir survécu. Depuis, plongée dans le trou noir de sa mémoire, incapable de se souvenir de ce qui s'est réellement passé ce jour tragique, elle est hantée par de terribles cauchemars récurrents et ne parvient pas à se détacher de ce terrible passé. Je n'ai qu'un mot à dire : Chapeau ! la réalisation de ce thriller est magnifique. Je dit bien réalisation car le montage est tellement bien fait qu'il s'agit vraiment d'un travail de réalisation plus que d'un travail de scénariste. Plus que bluffé par l'histoire déjà superbement intéressante, on ne peut être que respectueux de la mise en page. Le jeu entre les deux histoires est superbe et arrive à magnifiquement bien camoufler un dénouement digne des plus grands thrillers de cinéma. Et cela est aussi possible grâce au très beau trait de Ralph Meyer mais surtout grâce à la coloration magnifique de Caroline Delabie qui donne une ampleur toute particulière au dernier tiers de la BD. Captiver par un scénario en béton et une mise en image rarement vu, on arrive à être plus pris par cette histoire que l'on peut l'être par un thriller au cinéma. J'aimerai vous réciter tous les passages que j'ai aimé mais cela serait comme révéler la fin de "Usual Suspect, ce serait mal. Donc faites moi juste confiance, jeter vous dessus !!!! Pos², Grandiose ! Ma Note :
  22. En collaboration avec Aden. www.aden.be La BD belge, comme la carrière d'Hergé, a véritablement décollé pendant la guerre. Après celle-ci, un certain nombre de créateurs ont été mis en accusation pour avoir collaboré avec l'ennemi. Plusieurs ouvrages viennent d'être publiés qui évoquent cette période méconnue de l'histoire de la BD. C'est pourquoi nous avons pensé qu'il était intéressant de faire ce débat en Belgique pour confronter l'histoire de l'épuration vis-à-vis de laquelle les auteurs belges et français ont eu, semble-t-il, un statut très différent. Les intervenants sont : - Benoit Peeters, écrivain, auteur de "Hergé, fils de Tintin" (Flammarion) - Benoît Mouchart, journaliste, auteur de "A l'Ombre de la Ligne Claire, Jacques Van Melkebeke, le Clandestin de la BD" (Vertige Graphic) - Joël Kotek, historien, auteur avec Joël Rigoulot, de l'ouvrage "Le siècle des camps, détention, concentration, extermination. Cent ans de mal radical," (Editions Jean-Claude Lattès) - Frans Lambeau, historien, auteur d'une Histoire du Journal Bravo dont un extrait vient de paraître dans le Collectionneur de BD. Le débat sera animé par Didier Pasamonik, journaliste et éditeur. Où et quand? Vous êtes attendu le Samedi 30 novembre à partir de 20h00 à la Maison du Livre, 24-28 rue de Rome à 1060 Bruxelles. (Information reçue par Didier Pasamonik)
  23. Le site officiel de la serie Lotus de Jade sera bientot en ligne (il est à 85% de son developpement) Il sera hebergé par 1001bd j espere que beaucoup de personnes viendront y faire un tour et qu ils laisseront un avis sur ce joli forum
  24. <img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782749307015_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782749307022_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782869672918_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782749307046_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782749307053_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/><img src="https://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/400x/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782749307060_1_75.jpg" HEIGHT=160 WIDTH=120/> Série : Peter pan Scenario : Loisel Dessin : Loisel my 2 cents Loisel au sommet de son art Edition :Glenat Acheter sur BDfugue Résumé : Régis Loisel s'est pourtant attelé à la tâche avec grâce et humilité, mêlant ainsi les ambiances féeriques et lumineuses de James Matthew Barrie aux atmosphères londoniennes sombres mais romantiques de Dickens. Non content de s'approprier avec brio un classique de la littérature, Loisel fit entrer le lecteur ébahi dans les méandres tourmentés de la psychologie humaine, maniant avec honnêteté des notions délicates et taboues, comme la maternité non assumée, la violence des enfants, la vengeance, le complexe d'OEdipe... On ne pouvait pas, de mon point de vue, citer la BDtheque de 1001bd sans parler de Peter Pan. Peter Pan ça a été pour moi LA BD du passage à la BD pour adulte. En effet c'est pour moi LA première BD "difficile" qui m'a montré que la bande dessinée pouvait allier sujet difficile et fantastique et ce sans jamais perdre l’aspect sérieux du sujet principale. Car sous couvert d'introduction à Peter Pan, il nous livre une lecture de la vie en fin du XIX siècle et une lecture de l’âme humaine, soumise au bonheur de l'oubli, qui est aussi bien faite qu'elle n'est dure. Et c'est la grosse différence entre une BD fantastique pour jeune et une bd fantastique pour adulte. Et pour moi cette BD fut donc Peter Pan. Un must read pour moi donc Ma Note:
  25. Ca n'a rien à voir avec la BD mais il vient visiblement de sortir un coffret spécial du seigneur des anneaux avec 4 DVD et un emballage avec les statues de la rivières (sur la fin du film). C'est joli. C'est 75 euros. Argh.
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