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Difficile d'être objectif avec une saga cinématographique telle que Retour vers le futur, qui a marqué toute une génération et la suivante (du moins je l'espère), surtout lorsqu'elle est adaptée sur un ton parodique sympa et dessinée avec talent ! Le duo d'auteurs qui a déjà sévit sur d'autres parodies telles que Legend of Zelgag et Tyrannic Park (Jungle) remet ça avec Détour vers le turfu, mais ils changent un peu leur procédé. En effet, ici point de gags façon strips sur une page, dans ce récit ils suivent pas à pas le déroulé du premier film dans une véritable continuité. On peut d'ores et déjà se dire qu'il y aura trois tomes 😉 Les noms sont une nouvelle fois changés et les situations grotesques s'enchainent comme une irrépressible montée de "gigowatts" ! Des easter eggs dissimulés ça et là, des pages détaillées et de grandes références à la culture pop s'ajoutent à l'histoire originale. Vous verrez même Zemeckis et Spielberg s'interroger sur le tournage à propos de certaines directions scénaristiques voire même du choix de l'acteur principal, car les aficionados savent par exemple qu' Eric Stoltz était le choix initial pour Marty McFly 😉 Embarquez à bord de la Dolorean DMC-12 pour un voyage dans la connerie assumée et jouissive et patientez pour la suite dans le "turfu" !!
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Un plan infaillible - Comment j'ai réalisé mes plus grands rêves
Kevin Nivek a posté un sujet dans Toute la BD
Titre de l'album : Un plan infaillible - Comment j'ai réalisé mes plus grands rêves Scenariste de l'album : Pacco Dessinateur de l'album : Pacco Coloriste : Pacco Editeur de l'album : Casterman Note : Résumé de l'album : En matière de rêves, une chose est sûre : on en a tous. Petits ou grands, réalistes ou audacieux... parfois même impossibles ! Mais réaliser ses rêves, est-ce vraiment à la portée de tous ? Il n'existe pas de méthode infaillible, mais dans cette bande dessinée drôle et tendre, mêlant autobiographie et conseils pratiques issus de son expérience, Pacco partage son plan en six étapes. Comment a-t-il fait, lui, pour transformer ses rêves en réalité ? Et vous, oserez-vous relever le défi ? Critique : Cela fait un peu plus de quinze ans que Pacco parcourt les travées du monde du 9ème art, mais tout n'a pas été simple pour lui, rien d'une trajectoire directe vers son objectif final : devenir dessinateur de BD ! Il raconte sa vie dans ce roman graphique fort bien illustré en relatant les grandes étapes qui ont façonné l'artiste qu'il est aujourd'hui, vivant de sa passion. D'une enfance à dévorer toutes les BD lui passant entre les mains avec notamment les Comics de super-héros sur lesquels il a pu apprendre le dessin de façon autodidacte. En passant par le divorce de ses parents, puis un départ pour les Antilles durant son adolescence où il rencontrera les difficultés liées à cette période difficile de nos enfances. Toujours animé par ce désir de dessiner au grand dam de ses parents, spécialement son père qui le rêve en avocat, il n'aura de cesse d'aller à contre-sens de leurs désidératas comme la majeure partie des adolescents 🙂 . Puis le monde du travail avec une nouvelle fois des épreuves compliquées qui le mèneront à la création d'une boîte de pub, où le statut de patron sera difficile à assumer ! Le lancement de son premier blog sur son quotidien de jeune papa sera la clé de voûte de son envol vers les éditeurs, ça et une pichenette de sa future compagne qui agira en véritable mentor et déclencheur du "tout est possible" ! Tout au long de ces étapes, il donne des conseils et des astuces pour le développement personnel, comme se fixer un objectif et les différentes manières d'y arriver. On ne s'ennuie pas une seconde à observer ses tribulations et savourer ses conseils pour rendre "un plan infaillible" , d'autant que son trait est aéré et très agréable. Une histoire touchante et profondément humaine ! Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/un-plan-infaillible-comment-j-ai-realise-mes-plus-grands-reves/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement- 2 réponses
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Migali part en voyage scolaire sur l’ile aux momies ! avec ses amis, elle va découvrir les coutumes locales, les plats typiques et forcément les malédictions !! Mais pour le gardien du musée, c’est peut-être cette troupe d’enfants la vraie malédiction ! Et pendant ce temps, les parents de Migali accueillent la princesse momie qui prend vite ses aises dans le château. Migali revient dans ce 8eme tome pour une nouvelle aventure exotique et amusante. Les gags s’enchaînent toujours bien et sans lourdeur. On apprécie notamment les illustrations sur deux pages où se déroulent plusieurs temporalités et cerise sur le gâteau, il y a deux petits jeux plutôt bien pensés. De quoi passer un agréable moment avec ou sans les enfants.
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Titre de l'album : MIGALI - TOME 8 - L'ÎLE AUX MOMIES Scenariste de l'album : Alexandre Arlène Dessinateur de l'album : Lambert Fabien öckto Coloriste : Kaori Editeur de l'album : Auzou Note : Résumé de l'album : Migali est ravie : toute sa classe part en voyage scolaire sur l’île aux momies, une île très ancienne, qui a connu des milliers de civilisations passées. Le professeur Flamberge a prévu de leur visiter les pyramides dans lesquelles serait caché un trésor, génial ! Mais gare aux créatures qui hantent les couloirs de ces lieux à l’histoire effrayante ! Critique : Migali part en voyage scolaire sur l’ile aux momies ! avec ses amis, elle va découvrir les coutumes locales, les plats typiques et forcément les malédictions !! Mais pour le gardien du musée, c’est peut-être cette troupe d’enfants la vraie malédiction ! Et pendant ce temps, les parents de Migali accueillent la princesse momie qui prend vite ses aises dans le château. Migali revient dans ce 8eme tome pour une nouvelle aventure exotique et amusante. Les gags s’enchaînent toujours bien et sans lourdeur. On apprécie notamment les illustrations sur deux pages où se déroulent plusieurs temporalités et cerise sur le gâteau, il y a deux petits jeux plutôt bien pensés. De quoi passer un agréable moment avec ou sans les enfants. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.auzou.fr/9791039559829-migali-tome-8-l-ile-aux-momies/ Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Le dernier debout Scenariste de l'album : Adrian Matjeka Dessinateur de l'album : Youssef Daoudi Coloriste : Youssef Daoudi Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Au matin du 4 juillet 1910, des milliers de fans de boxe prennent d'assaut le nouveau stade de Reno, Nevada, pour assister à une confrontation épique et controversée : Jack Johnson, le premier champion noir catégorie poids lourds au monde, arrogant, frimeur, macho, manipulateur et star malaimée des médias, est confronté à un ancien champion blanc Jim Jeffries, décidé à monter sur le ring pour l'argent, mais aussi porté par les suprémacistes blancs. La guerre de Sécession est encore dans toutes les mémoires, le Ku Klux Klan renait de ses cendres mal éteintes dans le sud des États-Unis, la presse défend le « grand espoir blanc ». C'est l'apogée de l'ère des lois Jim Crow, imposant la ségrégation raciale aux États-Unis pour entraver les droits obtenus par les Afro-Américains au lendemain de la guerre de Sécession (abolissement de l'esclavage, citoyenneté pour toute personne née ou naturalisée aux États-Unis, droit de vote pour tous les citoyens). Les spectateurs attendent avec impatience que Jeffries rétablisse la hiérarchie raciale que Johnson a bousculé. Critique : Alors la chapeau. J'ai la palme, et depuis bien longtemps, de l'album le mieux mis en page. c'est sublime, inventif, dynamique et plein d'audace. C'est une réussite ! Rien que pour son découpage, il devrait être donné à lire dans toutes les écoles de graphisme ! Pour tout vous dire j'avais très peur du volume de page à ingérer. Cela me semblait énorme, encore plus si ce livre ne racontait qu'un combat ! Et en fait j'ai dévoré ce livre ! Deja parce que'il est plus aéré qu'il n'y parait et donc les 320 pages se lisent très bien. Ensuite parce que le découpage choisit est hyper efficace. Notre auteur se sert des 15 rounds du combat pour nous raconter la vie de Jack Johnson, esclave et champion du monde de boxe, avec des parallèles entre le dit combat et la vie. Entre une vie sortit tout droit d'un film et une oeuvre (plus qu'une bd) réfléchie et subliment mise en page, on a entre les mains l'un des albums de l'année ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/le-dernier-debout?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Autant vous prévenir tout de suite, moi les histoires de course, de voiture, d'avion et de tout truc mécanique qui me servent juste à relier un point A à un point B, ce n'est pas ma came. Et cela prouve à quel point cette BD est bien écrite et bien construite surtout. En effet, le côté saga familiale prend le pas sur le côté course automobile pour nous livrer la vie rocambolesque du père de Michel Vaillant. Marc Bourgne nous livre une histoire de famille, de passion et... d'automobile quand meme 🙂 Car si l'aspect course d'automobile ne me passionne pas, je dois bien avouer que l'essor de l'automobile après les années 20 est, elle, plus intéressante. L'évolution fulgurante de la technologie et la multiplication des versions de moteurs/voitures/nouvelles firmes dans le secteur à une époque de barbouzes donnent souvent des histoires assez dingues. Alors quand notre histoire de famille passe en plus au travers de la seconde guerre mondial, ajoutant son lot de Nazis et de traitres, on pique forcément mon intérêt. Mais le véritable point à mettre au crédit de Marc Bourgne, c'est la gestion familiale de la naissance de Vaillante. De Henri à Michel, en passant par Jean-pierre, on aurait vite fait d'oublier le rôle et l'importance maternel dans cette histoire de fous du volant. Mais pas Marc Bourgne qui se sert de la femme d'Henri comme d'un véritable ancrage dans la réalité de la dangerosité du métier de pilote. Un contre poids familial qui ajoute au côté réaliste de cette fiction, nous montrant qu'il y a un juste milieu à trouver entre rêve et réalité. Graphiquement, l'hommage à Jean Graton est visible avec un trait en ligne claire classique, mais efficace. A noté l'apparition très maligne de couleur dans la troisième partie, faisant le point avec la série principale et marquant la fin d'une époque pour le début d'une autre. En bref une très bonne surprise pour moi et très surement une des lectures de l'année pour les fans de Michel Vaillant !
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Titre de l'album : Henri Vaillant - Une vie de défis Scenariste de l'album : Marc Bourgne Dessinateur de l'album : Claudio Stassi Coloriste : Claudio Stassi Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Le jeune Henri Vaillant est breton. Et donc têtu ! Ce qui le pousse à tout plaquer pour partir vers l'Alsace, afin de se faire embaucher par la célèbre firme Bugatti. Mais Henri a un rêve. Celui de quitter son job de mécanicien pour devenir pilote, ou même fonder sa propre entreprise ! Malgré son ambition, ses amours au beau fixe et la naissance de ses fils Jean-Pierre et Michel, le jeune homme devra toutefois composer avec la menace du nazisme, qui gronde dans toute l'Europe... Il est l'un des personnages les plus attachants de Michel Vaillant, mais sait-on comment Henri Vaillant fonda sa famille et créa son entreprise ? Découvrez-le grâce à Henri Vaillant, one-shot événementiel explorant le passé d'un patriarche bougon à la vie bien plus aventureuse qu'on ne le pensait ! Une lecture indispensable, qui jette en outre un étonnant pont graphique avec Le grand défi ! Critique : Autant vous prévenir tout de suite, moi les histoires de course, de voiture, d'avion et de tout truc mécanique qui me servent juste à relier un point A à un point B, ce n'est pas ma came. Et cela prouve à quel point cette BD est bien écrite et bien construite surtout. En effet, le côté saga familiale prend le pas sur le côté course automobile pour nous livrer la vie rocambolesque du père de Michel Vaillant. Marc Bourgne nous livre une histoire de famille, de passion et... d'automobile quand meme 🙂 Car si l'aspect course d'automobile ne me passionne pas, je dois bien avouer que l'essor de l'automobile après les années 20 est, elle, plus intéressante. L'évolution fulgurante de la technologie et la multiplication des versions de moteurs/voitures/nouvelles firmes dans le secteur à une époque de barbouzes donnent souvent des histoires assez dingues. Alors quand notre histoire de famille passe en plus au travers de la seconde guerre mondial, ajoutant son lot de Nazis et de traitres, on pique forcément mon intérêt. Mais le véritable point à mettre au crédit de Marc Bourgne, c'est la gestion familiale de la naissance de Vaillante. De Henri à Michel, en passant par Jean-pierre, on aurait vite fait d'oublier le rôle et l'importance maternel dans cette histoire de fous du volant. Mais pas Marc Bourgne qui se sert de la femme d'Henri comme d'un véritable ancrage dans la réalité de la dangerosité du métier de pilote. Un contre poids familial qui ajoute au côté réaliste de cette fiction, nous montrant qu'il y a un juste milieu à trouver entre rêve et réalité. Graphiquement, l'hommage à Jean Graton est visible avec un trait en ligne claire classique, mais efficace. A noté l'apparition très maligne de couleur dans la troisième partie, faisant le point avec la série principale et marquant la fin d'une époque pour le début d'une autre. En bref une très bonne surprise pour moi et très surement une des lectures de l'année pour les fans de Michel Vaillant ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/henri-vaillant-une-vie-de-defis?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Tanis tome 2 - Le démon de la mer morte Scenariste de l'album : Denis Bajram | Valérie Mangin Dessinateur de l'album : Stéphane Perger Coloriste : Stéphane Perger Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Le feu céleste des dieux s'étant à nouveau abattu sur les tombeaux d'Atlantis, Tanis est désormais livrée à elle-même : l'Ancien n'est plus, Sépi et Samudrasen ont tous deux péri sous le châtiment divin tandis que seule une poignée d'esclaves a survécu. Mais à peine ces derniers ont-ils retrouvé la liberté qu'ils sont de nouveau réduits en esclavage par de nouveaux assaillants. Si Tanis, elle aussi prisonnière, est bien décidée à se laisser mourir, une femme jadis asservie par les Aryanas compte bien l'en empêcher. Commence alors, pour ces nouveaux compagnons d'infortune, une longue marche vers une terre inconnue où règnent « les maîtres de la mer salée » mais aussi d'autres dieux endormis... Critique : Deuxième tome de Tanis après un premier tome marqué par une bonne histoire mais trop condensée. J'espérais que ce tome 2 nous montre que l'histoire globale nécessitait la compression scénaristique que l'on a pu lire. Et bien... pas vraiment. C'est un peu bizarre car j'aurai tendance à faire la même critique sur ce tome-ci que sur le tome précédent : Encore une fois, notre histoire prend son temps pour décoller avant de s'emballer pour se terminer en quelques pages hyper dense. Et encore une fois... avec un sentiment de tout ça pou ça. Cette histoire d'esclavage, d'évasion et combat de dieux... ne nous en apprend toujours pas beaucoup plus sur Tanis ni sur les divinités. On a donc une aventure intéressante, superbement bien dessinée mais... qui donne encore un gout de trop peu. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/tanis-tome-2-le-demon-de-la-mer-morte?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Madones et Médées Scenariste de l'album : Mathilde Ramadier | Laure Woestelandt Dessinateur de l'album : Maurane Mazars Coloriste : Maurane Mazars Editeur de l'album : Futuropolis Note : Résumé de l'album : Elsa est pédopsychiatre dans un service de périnatalité à l'hôpital public. Lors de ses consultations, des femmes, mères ou futures mères se confient : burn-out parental, dépression post-partum, ambivalence maternelle, regrets, deuils... tel est le lot quotidien des femmes, confrontées aux multiples injonctions de la société et percutées par les questions et difficultés que soulève la maternité. Elsa est engagée corps et âme dans leur accompagnement, mais en découvrant sur le tard qu'elle est elle-même enceinte, c'est le choc. A-t-elle envie de devenir mère, elle qui côtoie des mères en souffrance au quotidien ? Et ce jour-là, une patiente à bout frôle le passage à l'acte avec ses jumeaux. Que s'est-il passé pour que cette mère en arrive là ? Les femmes sont-elles condamnées à être des madones ou bien des Médées ? Tout en essayant d'aider au mieux cette femme et les autres, Elsa doit à son tour interroger son propre désir et tenter de dessiner une voie personnelle et émancipée. Mathilde Ramadier (La Belle de mai), Maurane Mazars (Fauve Révélation Angoulême 2021), et Laure Woestelandt, pédopsychiatre, analysent avec précision et sensibilité, mais sans concession, les figures imposées de la maternité contemporaine. Ce récit sensible et incarné plonge dans les parcours intimes et complexes de la maternité. Critique : Qu'est-ce que c'est bien quand le BD vous enchaine des superbes lectures comme en ce moment. Sur des sujets différents. Je suis désolé pour vos portefeuilles, mais après un webtoon, une bd classique, une BD "nouvelle vague", voici la BD tranche de vie / reportage du moment. Si graphiquement, c'est engagé(moi j'ai adoré), avec un jeu sur les monochromes super efficaces, marquants bien l'ambiance des différentes personnes et moment, le récit est, lui, assez poignants. Poignant autant sur ces femmes et ce malêtre encore "tabou" de la grossesse, que sur notre psychiatre qui nous montre que certains choix dans la vie restent difficiles, et ce, peu importe nos études et nos connaissances. Alors peut-être que cette histoire me parle, en tant que parent. Mais je pense qu'elle parlera à toute personne s'intéressant un tant soit peu à la condition de la femme. Nos autrices ne tombent pas dans la facilité de la condamnation d'un machisme généralisé. Le conjoint de notre psy est un personnage magnifiquement travaillé, très humain dans ses réactions malgré un rôle "mineur". De la même façon, dans ce milieu hospitalier très féminin, elles nous montrent bien qu'il y a tout type de femme, de l'hyper sensible à la carriériste en passant par la pragmatique. Autant de femme que de manière de vivre. La dualité entre notre psy qui tombe enceinte "par hasard" et son métier de pédopsychiatre dans un service de périnatalité, fait preuve d'un véritable talent de scénarisation, laissant le flou constant de l'impact de l'un sur l'autre et nous montrant bien, encore une fois, que l'adage "les cordonniers sont les plus mal chaussés" peut se décliner sur tous les métiers. A lire ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/madones-et-medees?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Deuxième tome de Tanis après un premier tome marqué par une bonne histoire mais trop condensée. J'espérais que ce tome 2 nous montre que l'histoire globale nécessitait la compression scénaristique que l'on a pu lire. Et bien... pas vraiment. C'est un peu bizarre car j'aurai tendance à faire la même critique sur ce tome-ci que sur le tome précédent : Encore une fois, notre histoire prend son temps pour décoller avant de s'emballer pour se terminer en quelques pages hyper dense. Et encore une fois... avec un sentiment de tout ça pou ça. Cette histoire d'esclavage, d'évasion et combat de dieux... ne nous en apprend toujours pas beaucoup plus sur Tanis ni sur les divinités. On a donc une aventure intéressante, superbement bien dessinée mais... qui donne encore un gout de trop peu.
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Titre de l'album : Champignac tome 4 - Les années noires Scenariste de l'album : BéKa Dessinateur de l'album : David Etien Coloriste : David Etien Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : Princeton, 1943. Le comte de Champignac est chargé d'espionner ses confrères pour repérer les communistes et les dénoncer au FBI. Pris de remords, il s'acquitte assez mal de cette mission. Constatant que de nombreux professeurs et étudiants disparaissent du jour au lendemain de l'université, Pacôme alerte Edgar Hoover, le patron du FBI, qui décide de l'envoyer à Los Alamos, au Nouveau-Mexique, où la crème des physiciens tente de mettre au point la bombe la plus puissante jamais imaginée. Une aventure historico-scientifique passionnante où le comte de Champignac prouve une fois de plus qu'il a été mêlé de près ou de loin à toutes les découvertes et inventions du XXe siècle. Critique : Il existe peu série en BD ou on trouve un tome suffisamment bon pour être meilleur que ces prédécesseurs... Et bien, vous vous en doutez, c'est le cas pour moi sur ce tome 4. Meilleur tout d'abord parce qu'il garde les bases solides des tomes précédents : un ancrage dans la science de son époque et un coté aventureux "mesuré" qui garde l'aspect "penseur" de Champignac, ne le transformant pas en Spirou des années 40. Mais ce tome réussi à ajouter à tout cela un ressort psychologique durant l'intégralité du tome, et cela, sans que la lecture s'en ressente. Et pourtant on a quand même comme thème principale la mise au point de... rien de moins que la bombe nucléaire et le début de ce qui sera le maccarthisme ! Et bien qu'à cela ne tienne, les Béka nous montre ici toute l'intelligence émotionnelle dont ils font preuve dans la collection "le jour ou..." en réussissant à ajouter la gestion du dueil à ce grand moment d'histoire. Une gestion du deuil douloureuse et rendue impossible par la présence du fantôme de Blair. Fantôme qui tranche avec le côté ultra-cartesien de Champignac, l'obligeant à parler à ce qu'il sait être une personnification de son esprit. Et ce mélange marche à merveille. Le Champignac de cet album est plus sombre, plus triste, cherchant dans la science un moyen d'oublier l'inoubliable. Entre recherche sur la bombe H, l'impact de celle-ci et réflexion sur l'acceptation nécessaire au deuil, ce tome 4 est une vraie merveille de gestion de scenario, porté par un dessin sublime d'un David Eitien au sommet de son art. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/champignac-tome-4-les-annees-noires?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Qu'est-ce que c'est bien quand le BD vous enchaine des superbes lectures comme en ce moment. Sur des sujets différents. Je suis désolé pour vos portefeuilles, mais après un webtoon, une bd classique, une BD "nouvelle vague", voici la BD tranche de vie / reportage du moment. Si graphiquement, c'est engagé(moi j'ai adoré), avec un jeu sur les monochromes super efficaces, marquants bien l'ambiance des différentes personnes et moment, le récit est, lui, assez poignants. Poignant autant sur ces femmes et ce malêtre encore "tabou" de la grossesse, que sur notre psychiatre qui nous montre que certains choix dans la vie restent difficiles, et ce, peu importe nos études et nos connaissances. Alors peut-être que cette histoire me parle, en tant que parent. Mais je pense qu'elle parlera à toute personne s'intéressant un tant soit peu à la condition de la femme. Nos autrices ne tombent pas dans la facilité de la condamnation d'un machisme généralisé. Le conjoint de notre psy est un personnage magnifiquement travaillé, très humain dans ses réactions malgré un rôle "mineur". De la même façon, dans ce milieu hospitalier très féminin, elles nous montrent bien qu'il y a tout type de femme, de l'hyper sensible à la carriériste en passant par la pragmatique. Autant de femme que de manière de vivre. La dualité entre notre psy qui tombe enceinte "par hasard" et son métier de pédopsychiatre dans un service de périnatalité, fait preuve d'un véritable talent de scénarisation, laissant le flou constant de l'impact de l'un sur l'autre et nous montrant bien, encore une fois, que l'adage "les cordonniers sont les plus mal chaussés" peut se décliner sur tous les métiers. A lire !
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Titre de l'album : Tokyo mystery café tome 2 - Les ombres de Jimbocho Scenariste de l'album : Atelier Sentō Dessinateur de l'album : Atelier Sentō Coloriste : Atelier Sentō Editeur de l'album : Dupuis Note : Résumé de l'album : L'automne s'annonce difficile pour le Mystery Café. Nahel, Soba et le Patron sont contactés en urgence par le PDG d'un célèbre magazine de mangas : les pages du Weekly Moon ont été falsifiées et les héros de ses séries à succès... assassinés. L'enquête des trois amis les entraîne rapidement dans le quartier littéraire de Jimbocho, un lieu emblématique rempli de librairies et de bouquinistes, sur les traces d'une mystérieuse tueuse aux cheveux blancs. Ils doivent résoudre cette affaire au plus vite, car le temps est compté avant la publication du prochain numéro. Chaque minute compte, et les obstacles se multiplient. Mais les secrets du passé de l'un des membres du Mystery Café pourraient tous les mettre en danger. Entre révélations surprenantes et courses contre la montre, Nahel, Soba et le Patron devront faire preuve de courage et d'ingéniosité pour déjouer les pièges qui se dressent sur leur chemin et découvrir la vérité. Critique : Deuxième tome de Tokyo Mystery qui voit l'atelier Sendo nous décrire des enquêtes autour de l'univers de mangaka au Japon. Le premier avait été un de mes coups de coeurs de l'année dernière. Un coup de cœur issu de l'étonnant mélange / hommage de la BD au manga. Si on retrouve ce côté bd sur le manga (encore plus en rentrant d'un voyage au Japon), la surprise est un peu moins présente sur ce tome deux. Pour compenser, nos auteurs ont tenté de pousser plus loin le concept avec une "shonen-isation" de la BD. Mort, ninja, secret, "pouvoirs cachés", et retour d'un passé oublié... les ressort d'évolution du manga sont condensés dans notre bd de.....80 pages. Et c'est là que le bât blesse, je trouve. Il est un peu illusoire de se dire que l'on peut condenser l'équivalent de 4 à 10 tomes de mangas dans une seule BD. Si les amateurs s'amuseront de cette comparaison, les lecteurs moins avertis trouveront le scenario trop rapide et surtout complément alambiqué. 🙂 Une BD moins tout public que la précédente. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/tokyo-mystery-cafe-tome-2-les-ombres-de-jimbocho?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Deuxième tome de Tokyo Mystery qui voit l'atelier Sendo nous décrire des enquêtes autour de l'univers de mangaka au Japon. Le premier avait été un de mes coups de coeurs de l'année dernière. Un coup de cœur issu de l'étonnant mélange / hommage de la BD au manga. Si on retrouve ce côté bd sur le manga (encore plus en rentrant d'un voyage au Japon), la surprise est un peu moins présente sur ce tome deux. Pour compenser, nos auteurs ont tenté de pousser plus loin le concept avec une "shonen-isation" de la BD. Mort, ninja, secret, "pouvoirs cachés", et retour d'un passé oublié... les ressort d'évolution du manga sont condensés dans notre bd de.....80 pages. Et c'est là que le bât blesse, je trouve. Il est un peu illusoire de se dire que l'on peut condenser l'équivalent de 4 à 10 tomes de mangas dans une seule BD. Si les amateurs s'amuseront de cette comparaison, les lecteurs moins avertis trouveront le scenario trop rapide et surtout complément alambiqué. 🙂 Une BD moins tout public que la précédente.
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Voici une bd jeunesse fraîche comme M. Toussaint en a le secret avec évidemment deux grilles de lecture pour nos plus jeunes. Les dessins de David Gilson sont parfaitement adapté au public visé, c'est très propre, on sent l'influence de Pixar sur le style des parutions jeunesses actuelles et je ne m'en plains pas. On suit donc les aventures de Tao dans un monde semi fantastique et onirique où il va d'abord partir en quête de lui même. Seul bémol sur cet album, la personnalité de départ de tao n'incite que peu à la sympathie, on sait que ça va changer dans les tomes suivants mais j'espère que nos plus jeunes vont adhérer quand même.
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Titre de l'album : Tao et ses monstres - Tome 1 - C'est pas moi Scenariste de l'album : Kid Toussaint Dessinateur de l'album : David Gilson Coloriste : David Gilson Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Casser une fenêtre ? Oublier de sortir la poubelle ? Mentir à l'instituteur ? Tao jure que ce n'est pas lui... et c'est vrai ! À chaque émotion forte, un monstre surgit et prend sa place : squelette trouillard, vampire menteur, fantôme distrait,... Tous lui ressemblent et ont un sacré don pour semer la pagaille ! La nuit, Tao tente de les comprendre dans ses rêves mais le jour, il doit gérer leurs bêtises... et enfin reprendre le contrôle ! Une série monstrueusement amusante sur les émotions et les bêtises qu'on préfère nier ! Critique : Voici une bd jeunesse fraîche comme M. Toussaint en a le secret avec évidemment deux grilles de lecture pour nos plus jeunes. Les dessins de David Gilson sont parfaitement adapté au public visé, c'est très propre, on sent l'influence de Pixar sur le style des parutions jeunesses actuelles et je ne m'en plains pas. On suit donc les aventures de Tao dans un monde semi fantastique et onirique où il va d'abord partir en quête de lui même. Seul bémol sur cet album, la personnalité de départ de tao n'incite que peu à la sympathie, on sait que ça va changer dans les tomes suivants mais j'espère que nos plus jeunes vont adhérer quand même. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/tao-et-ses-monstres-tome-1-c-est-pas-moi/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Yiyun Scenariste de l'album : Cosey Dessinateur de l'album : Cosey Coloriste : Cosey Editeur de l'album : Le Lombard Note : Résumé de l'album : Années 90 au Pays d'Enhaut, Alpes vaudoises. Urs, 14 ans, croit reconnaître, parmi des élèves venus d'Angleterre, Miss Wu la belle chinoise (qui porte un cache-oeil) d'une ancienne BD d'aventures. Les tentatives de parler à la jeune sosie de Miss Wu, qui en réalité se prénomme Mei, semblent vouées à l'échec... Jusqu'au moment où Urs parvient à entraîner Mei sur le télésiège au moment de la fermeture. Les deux adolescents se retrouvent bloqués sur l'installation arrêtée pour la nuit. Persuadés de finir congelés avant l'aube, ils se rapprochent de plus en plus... Ils sont retrouvés par les secours quelques instants après leur premier baiser. L'été suivant, lors d'une randonnée, Urs s'étonne de tomber sur Mei. Elle se montre très distante, pour une raison qu'elle ne peut pas dévoiler. 10 ans plus tard, Urs réalise des découpages qui se vendent à quelques touristes séjournant dans la région. Un jour, à sa grande surprise, un courrier d'une galerie londonienne lui propose une exposition de ses oeuvres. A Londres, la baronne Frida von Fürstendorfkirchen, directrice de la Galerie F&M, lui présente sa compagne : Mei. Urs est étonné en retrouvant la jeune chinoise de ne ressentir ni déception ni frustration ni même désir. Face aux questions d'Urs, Mei retire son cache-oeil, révélant ses deux yeux intacts, en précisant qu'il y a à Taïwan une personne qu'Urs connaît bien, qui pourra dévoiler enfin le mystérieux secret... Critique : Après plus de 40 ans passés en compagnie de la saga Jonathan au fil de 17 albums et une saga clôturée en 2021, Cosey retrouve ses univers de montagnes, de mystères et d'Asie ! Il était déjà venu dans les Alpes suisses avec le formidable A la recherche de Peter Pan (Le Lombard), nous voici de retour dans ces contées enneigées pour une magnifique romance sino-suisse ! Il ajoute un peu de folklore local avec cet art particulier du papier découpé très présent en Suisse. Urs notre héros pratique cet art avec passion mais il dévale aussi les pistes de ski et c'est lors d'une session de sport d'hiver qu'il fait la rencontre de Meï ! Cette dernière lui rappelle étrangement Miss Wu une héroïne de BD aviatrice durant la seconde guerre mondiale avec la particularité d'avoir un cache-oeil. Des circonstances (opportunes) vont les rapprocher, mais cette étudiante chinoise semble sujette à de lbien ourds secrets et se montre distante avec lui sans qu'il ne comprenne pourquoi ! De fil en aiguilles, de découpages en expositions, les années passants, il va finir par la retrouver et percer ce secret si bien gardé. Cosey distille le suspens savamment dans cette romance passionnante et historique. Rien n'est simple dans cette histoire d'amour entre un suisse et une chinoise que les distances opposent, mais pas que ! Sans vous divulguer les raisons qui ont fait murir dans l'esprit de Cosey cette histoire, sachez qu'elles tiennent une place prépondérante dans cette aventure et vous saisirez parfaitement la finalité et cette "inspiration" en fin d'album. C'est en effet l'impact de la grande histoire qui aura des effets sur le commun des pauvres gens, mais quelques fois, des miracles arrivent avec une magnifique histoire à raconter 😉 . Jouant sur les ombres en rappel aux fameux découpages sur papier, il livre une partition graphique saisissante et toujours empreinte de poésie et d'inspiration. Une lecture méditative, plaisante et captivante, tout ce qui fait le sel des aventures contées par un auteur rare d'un grand talent. Autres infos : Type de l'album : Roman graphique Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/yiyun/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Que vous dire de plus que ce que la lecture seule de la couverture apprendra à l'amateur éclairé de BD. Vous le devinez déjà avec Jim au scénario on sera dans une tranche de vie rythmée et pleine de vie explorant l'une des crises d'un couple telle que la vie peut nous en réserver à chacun. C'est évident, on est sur une bd de noël aussi typique que le sont les téléfilms et films de Noël. Les cases du genre sont belles et bien toutes cochées, les surprises ne seront pas au rendez-vous. Enfin cette couverture est belle, et le talent de Gaetan Georges aux couleurs et Giuseppe Liotti au dessin va nous en mettre plein les mirettes. Voilà, tout cela vous pouviez le deviner sans moi. Ce "Un noël à Paris" a les mêmes qualités et défauts qu'un bon film de Noël. Rassurant, bienveillant, chaleureux, beau et sublimant le caractère merveilleux des fêtes, parfois à travers les crises de ses personnages. Seule véritable surprise pour ma part, Jim ne nous a pas gratifié de la partie érotique habituelle de ses oeuvres, est-ce justement parce qu'il ne les dessine pas lui même dans cet ouvrage ou plutôt parce que cela ne colle pas forcément avec la thématique du conte de Noël, je vous avoue que j'en suis navré, tant les jolis traits de Giuseppe Liotti auraient fait merveilles à coup sûr dans cet exercice. Je croise les doigts pour le prochain tome. Reste que les dessins et atmosphères sont superbes tout au long de cet album. Le scénario de Jim est assez fin également, plus subtil et moins dramatique je trouve que ses dernières parutions dans le genre. Bref, j'ai aimé cette petite madeleine, regrettant simplement l'absence d'une scène fripone et un timing de sortie encore trop éloigné de Noël pour pouvoir la savourer pleinement au coin d'un feu de cheminée sur un Jingle Bell un peu lointain... A recommander pour les amateurs. A fuir évidemment pour les autres, car c'est exactement ce que vous imaginez que ce sera en voyant cette jolie couverture.
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Après un premier tome introductif sur le personnage de Godefroy de Bouillon et son irrépressible envie de partir en croisade, nous voilà dans le royaume de Hongrie, passage obligatoire pour rejoindre l'Orient. Le chevalier et sa troupe font escale non loin de ce pays et se voient refuser par le roi lui même le passage en ses terres. En effet, un homme sème la terreur dans les villages sous couvert d'une mission sainte de l'antéchrist en personne ! Prônant l'apocalypse, il viole, tue, saccage et s'empare des maigres ressources dont disposent les villageois tout en endoctrinant sous un régime de terreur les habitants de son lieu de villégiature. Godefroy promet au monarque hongrois de lui ramener la tête de cet homme malfaisant afin de pouvoir continuer sa route vers la terre sainte. S'en suit un jeu de chat et souris entre les deux leaders, avec des affrontements qui vont les pousser au bout de leurs convictions profondes et peu importent les pertes collatérales ! Il est probablement là le sujet épineux de ce second tome transitoire dans la vie du chevalier belge ! Cette quête de la terre sainte remet en cause certains de ses principes, où doute et foi cohabitent difficilement. Le personnage sanguinaire du comte Emich représente un "anti-Godefroy" , ce dernier étant animé par des intentions louables et agissant dans la lumière de Dieu. Croiser et affronter son opposé sera une épreuve probablement fondatrice dans ses prérogatives de croisades, nous le saurons vite dans le troisième tome. La partie graphique est une nouvelle fois assurée par Théo Dubois D'enghien qui réalise des planches expressives et détaillées. Peu d'architectures au milieu des plaines hongroises, mais des villages et églises fort bien reconstitués avec minutie. On a hâte de le voir à l'oeuvre à Jerusalem et ses décors somptueux !
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Titre de l'album : Godefroy tome 2 - Antechristus Scenariste de l'album : Rudi Miel Dessinateur de l'album : Théo Dubois D'enghien Coloriste : Angelo Iozza Editeur de l'album : Anspach editions Note : Résumé de l'album : Alors que Godefroy de Bouillon poursuit sa route vers la Terre sainte, il doit affronter un ennemi aussi sanguinaire que mystique : le comte Emich. L'homme se prétend le dernier empereur des prophéties de l'Apocalypse. Dans un monde où le sacré et le profane s'affrontent, ce duel devient, pour Godefroy, une lutte intérieure entre foi et ténèbres. Septembre 1096. En route vers Constantinople, Godefroy de Bouillon se heurte à un obstacle majeur. Le roi Coloman de Hongrie, échaudé par les exactions sanglantes des troupes d'un croisé dévoyé, le comte Emich, refuse de laisser l'armée du Duc traverser son territoire. Pour obtenir le passage, Godefroy accepte un marché : il offrira au souverain la tête d'Emich. L'homme, qui se prétend l'incarnation du dernier empereur des prophéties de l'Apocalypse, affirme que seuls la terreur et le sang répandus pourront faire surgir l'Antéchrist qui affrontera le Seigneur à Jérusalem. Pour qu'advienne le règne des élus de Dieu. En défiant Emich, dans une lutte à mort, Godefroy est confronté à sa propre part d'ombre et aux doutes qui l'assaillent sur le chemin de la Terre sainte. Critique : Après un premier tome introductif sur le personnage de Godefroy de Bouillon et son irrépressible envie de partir en croisade, nous voilà dans le royaume de Hongrie, passage obligatoire pour rejoindre l'Orient. Le chevalier et sa troupe font escale non loin de ce pays et se voient refuser par le roi lui même le passage en ses terres. En effet, un homme sème la terreur dans les villages sous couvert d'une mission sainte de l'antéchrist en personne ! Prônant l'apocalypse, il viole, tue, saccage et s'empare des maigres ressources dont disposent les villageois tout en endoctrinant sous un régime de terreur les habitants de son lieu de villégiature. Godefroy promet au monarque hongrois de lui ramener la tête de cet homme malfaisant afin de pouvoir continuer sa route vers la terre sainte. S'en suit un jeu de chat et souris entre les deux leaders, avec des affrontements qui vont les pousser au bout de leurs convictions profondes et peu importent les pertes collatérales ! Il est probablement là le sujet épineux de ce second tome transitoire dans la vie du chevalier belge ! Cette quête de la terre sainte remet en cause certains de ses principes, où doute et foi cohabitent difficilement. Le personnage sanguinaire du comte Emich représente un "anti-Godefroy" , ce dernier étant animé par des intentions louables et agissant dans la lumière de Dieu. Croiser et affronter son opposé sera une épreuve probablement fondatrice dans ses prérogatives de croisades, nous le saurons vite dans le troisième tome. La partie graphique est une nouvelle fois assurée par Théo Dubois D'enghien qui réalise des planches expressives et détaillées. Peu d'architectures au milieu des plaines hongroises, mais des villages et églises fort bien reconstitués avec minutie. On a hâte de le voir à l'oeuvre à Jerusalem et ses décors somptueux ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/godefroy-tome-2-antechristus/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : Yojimbot tome 4 - Flammes de carbone (fin) Scenariste de l'album : Sylvain Repos Dessinateur de l'album : Sylvain Repos Coloriste : Sylvain Repos Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Après la perte des Yojimbots, Hiro, isolé, rejoint les rangs de l'organisation de Kozuki. Mais ce dernier, méfiant, soupçonne le jeune garçon de jouer double jeu et de vouloir, une bonne fois pour toute, mettre fin aux agissements de la terrible corporation sur l'île et sauver sa mère.. Critique : Dernier tome de la série de SF de Sylvain repos sur les Robots. Et un dernier tome sans concession comme les precedents. Quand on lance une première série comme celle ci et qu'elle a du succès, il est facile et tentant d'écouter aux sirènes qui demande une fin "gentille" permettant une suite pour revoir les personnages que l'on aime bien et... vendre des albums. Et bien Sylvain Repos a tenu bon et nous livre sa fin. Une fin qui, en prenant tous les paramètres disséminés sur les premiers tomes, ne pouvait vraiment être différente. Elle est exactement comme on le souhaitait intérieurement même si pas forcément aussi joyeuse qu'on l'aurait aimé. Bref une fin parfaite pour une série d'aventures d'une BD mangaisante presque parfaite. Vivement la prochaine série de Sylvain Repos ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien BDfugue : https://www.bdfugue.com/yojimbot-tome-4-flammes-de-carbone?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Il existe peu série en BD ou on trouve un tome suffisamment bon pour être meilleur que ces prédécesseurs... Et bien, vous vous en doutez, c'est le cas pour moi sur ce tome 4. Meilleur tout d'abord parce qu'il garde les bases solides des tomes précédents : un ancrage dans la science de son époque et un coté aventureux "mesuré" qui garde l'aspect "penseur" de Champignac, ne le transformant pas en Spirou des années 40. Mais ce tome réussi à ajouter à tout cela un ressort psychologique durant l'intégralité du tome, et cela, sans que la lecture s'en ressente. Et pourtant on a quand même comme thème principale la mise au point de... rien de moins que la bombe nucléaire et le début de ce qui sera le maccarthisme ! Et bien qu'à cela ne tienne, les Béka nous montre ici toute l'intelligence émotionnelle dont ils font preuve dans la collection "le jour ou..." en réussissant à ajouter la gestion du dueil à ce grand moment d'histoire. Une gestion du deuil douloureuse et rendue impossible par la présence du fantôme de Blair. Fantôme qui tranche avec le côté ultra-cartesien de Champignac, l'obligeant à parler à ce qu'il sait être une personnification de son esprit. Et ce mélange marche à merveille. Le Champignac de cet album est plus sombre, plus triste, cherchant dans la science un moyen d'oublier l'inoubliable. Entre recherche sur la bombe H, l'impact de celle-ci et réflexion sur l'acceptation nécessaire au deuil, ce tome 4 est une vraie merveille de gestion de scenario, porté par un dessin sublime d'un David Eitien au sommet de son art.
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Bon je me dois de vous avoue quelque chose... je suis amoureux d'Eva 🙂 Blague a prt je pense que j'ai trouvé mon personnage principal préféré des 10 dernières années. Déjà dans "Je suis leur silence" j'avais été conquis par le trait de Jordi Lafebre et par le caractère assez peu commun d'Eva. Mais la, on passe un cap de plus avec une Eva déchaînée, embarqué dans une aventure déjantée ou son caractère fait des merveilles. Les dialogues sont savoureux à souhait, enchainant les analyses de psychiatre et les descriptifs de ses frasques, mais surtout, Jordi Lafebre nous livre son histoire via un interrogatoire dans le cabinet du psy de notre psy ! Psy qui recentre l'histoire sur le caractère d'Eva et son lien avec ses trois fantômes issus du passé. Bref entre la répartie d'Eva, les questions de l'inspectrice, sa liaison Garcia, et les trois fantômes désopilantes, on a une BD rythmée, très drôle, mature dans le dialogue comme dans les blagues et des illustrations quasi parfaite. J'avais eu peur, durant la lecture que le scenario ne soit trop simpliste pour laisser la part belle au caractère d'Eva mais même pas. Une de mes lectures de l'année, à n'en pas douter !
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Titre de l'album : Je suis un ange perdu - Un polar à Barcelone Scenariste de l'album : Jordi Lafebre Dessinateur de l'album : Jordi Lafebre Coloriste : Jordi Lafebre Editeur de l'album : Dargaud Note : Résumé de l'album : Lunettes noires, cigarette aux lèvres, fourrure sur mini-jupe, la psychiatre déjantée Eva Rojas est de retour ! Dix-huit mois après les épisodes relatés dans Je suis leur silence, elle surplombe depuis une grue deux jambes qui dépassent d'une chape de béton, ce qui n'augure rien de bon. L'inspectrice Merkel et son adjoint Garcia vont devoir l'interroger en tant que seul témoin oculaire. Mais rien ne se passe simplement, avec Eva : elle accepte de répondre, mais seulement en présence de son... psychiatre ! Et de raconter alors dans le détail à la police, mais également au docteur Llull, les sept jours qui ont précédé. Un de ses patients, João, 19 ans, star montante du foot, a disparu. Son club la tient pour responsable et exige qu'elle le retrouve dans les six jours. Pour le meilleur et pour le pire, Eva peut compter sur les « voix » qui l'accompagnent, celles de ses aïeules, décédées depuis longtemps et pourtant bien présentes ! Et plus présentes encore lorsqu'Eva rend visite à sa mère en hôpital psychiatrique, ou lorsqu'elle approche d'un peu trop près des néonazis... Jordi Lafebre a eu l'excellente idée de retrouver ses personnages de Je suis leur silence pour une nouvelle enquête ! Il manie le suspense et l'humour dans des dialogues toujours aussi irrésistibles, sans s'empêcher d'évoquer les névroses qui se transmettent de génération en génération... Un retour inespéré et plus que réussi ! Critique : Bon je me dois de vous avoue quelque chose... je suis amoureux d'Eva 🙂 Blague a prt je pense que j'ai trouvé mon personnage principal préféré des 10 dernières années. Déjà dans "Je suis leur silence" j'avais été conquis par le trait de Jordi Lafebre et par le caractère assez peu commun d'Eva. Mais la, on passe un cap de plus avec une Eva déchaînée, embarqué dans une aventure déjantée ou son caractère fait des merveilles. Les dialogues sont savoureux à souhait, enchainant les analyses de psychiatre et les descriptifs de ses frasques, mais surtout, Jordi Lafebre nous livre son histoire via un interrogatoire dans le cabinet du psy de notre psy ! Psy qui recentre l'histoire sur le caractère d'Eva et son lien avec ses trois fantômes issus du passé. Bref entre la répartie d'Eva, les questions de l'inspectrice, sa liaison Garcia, et les trois fantômes désopilantes, on a une BD rythmée, très drôle, mature dans le dialogue comme dans les blagues et des illustrations quasi parfaite. J'avais eu peur, durant la lecture que le scenario ne soit trop simpliste pour laisser la part belle au caractère d'Eva mais même pas. Une de mes lectures de l'année, à n'en pas douter ! Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/je-suis-un-ange-perdu?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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Titre de l'album : La mécanique - Tome 2 - Chamka Scenariste de l'album : Kevan Stevens Dessinateur de l'album : Jef Coloriste : Jef Editeur de l'album : Soleil Note : Résumé de l'album : Le Major sent que la situation devient hors de contrôle, alimentée par un début de coup d'Etat Fédéral et la révolte du groupe des Invisibles frontalement exposé à la secte de Ganz. Safir s'allie aux triades. Et Vananka, dans sa quête pour retrouver ce qui est arrivé à Isabelle, a pris un ticket direct pour la station terminus de son cauchemar. La Mécanique s'emballe. Critique : C'est peu dire que les récits de Kevan Stevens et Jef ne laissent pas indifférents. Convoi et Mezkal ont durablement marqué leurs lecteurs, et l'on retrouve dans la mécanique une bonne partie des thématiques déjà explorées mais cette fois-ci sur un format un peu plus long. Le scénario est donc ici plus complexe, plus tortueux, allant au delà des outrages verbaux, des provocations et du déchainement de violences physiques habituels. On est ici sur une véritable bd de science ficiton punk que n'auraient pas reniés Métal Hurlant et Fluide Glacial. Il est d'ailleurs remarquable de constater que le trait de jef continue de s'affiner et que moi qui était loin d'être amateur de son style je trouve ses planches de plus en plus belles à l'image de cette très réussie couverture. Vraiment La mécanique mérite d'être découverte car il s'agit d'un véritable ovni dans la bd actuelle et surtout au sein des collections habituelles de Soleil. Le propos est dur, souvent choquant, les héros ne survivent pas beaucoup, et les sales types sont légions. Ce futur ne fait jamais envie. J'espère que la conclusion sera à la hauteur de la série, mais les auteurs ont déjà commencé habilement à répondre à pas mal de questions laissées en suspens et ce malgré un rythme d'action toujours aussi soutenu. Attention par contre, vous n'y trouverez que peu de belle humanité dans ces pages, et probablement aucune lumière. Autres infos : Type de l'album : BD Europeene Lien Partenaire : https://www.bdfugue.com/la-mecanique-tome-2-chamka/?ref=44 Voir la totalité de enregistrement
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