Aller au contenu
  • S’inscrire
  • Statistiques des membres

    4 109
    Total des membres
    125
    Maximum en ligne
    cassidy7568
    Membre le plus récent
    cassidy7568
    Inscription
  • En ligne récemment   0 membre est en ligne

    Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.

Classement

  1. Nickad

    Nickad

    Members


    • Points

      20

    • Compteur de contenus

      1 101


  2. The_PoP

    The_PoP

    Les gardiens du post


    • Points

      18

    • Compteur de contenus

      3 778


  3. alx23

    alx23

    Les gardiens du post


    • Points

      13

    • Compteur de contenus

      11 752


  4. poseidon2

    poseidon2

    Administrators


    • Points

      12

    • Compteur de contenus

      23 172


Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 16/10/2020 dans Enregistrements

  1. Alors que la série était terminée depuis plusieurs années, Jeff Lemire décide d'apporter une suite à son chef d'œuvre quand il est sur le tournage de l'adaptation en série Tv de Sweet Tooth, comme il l'annonce dans une interview en préface de l'album. Le pari est énorme comme la série avait eu la fin qu'il avait souhaité depuis le début. Ce retour sur la série va se dérouler 300 ans après les événements du tome 3. Tout le génie scénaristique de Lemire se met en place pour construire une histoire prenante en six chapitres. Elle reste indépendante de la série mère mais reprend beaucoup d'informations et d'anecdote qui feront plaisir aux lecteurs. Après 300 années, les hybrides vivent en majorité sur la planète alors que des groupes d'humains survivent sous terre. Jeff Lemire réalise les dessins dans la continuité de la série avec son style particulier mais efficace pour dépeindre un monde post-apocalyptique. Il travaille de nouveau avec José Villarubia qui réalisait déjà les couleurs sur les tomes précédents. On sent bien que les deux auteurs étaient heureux de retravailler sur Sweet Tooth mais comme les lecteurs qui seront heureux de retrouver cet univers souvent sombre.
    2 points
  2. J’ai acheté ce livre un peu par hasard, attirée par la couverture de cet enfant seul, qui tient sa tête détachée de son corps, et qui, associée au titre évoquait un drame. Je l’ai lu sans avoir vu le résumé, comme souvent, pour ne pas être influencée. C’était une lecture étrange qui m’a vite prise aux tripes, un malaise grandissant et en même temps de l’admiration pour les auteures pour avoir su amener ce sujet sans être trop provocatrices ou trop crues. Car ici, ce ne sont pas les paroles qui comptent mais les images, fortes, métaphoriques par moment qui laisse entrevoir les tourments qui dévorent les personnages. Car il n’est pas facile d’aborder un tel sujet : les violences sexuelles sur les enfants, et cette façon de faire est très habile. Sans s’appesantir sur l’acte en lui-même, ce sont les conséquences qui sont mises en avant, l’impact que cela provoque : il y a celui qui rapetisse comme s’il voulait disparaitre, celui qui devient violent... Mais dans cette ville où les cris des enfants sont volés, où tout le monde se tait, les bourreaux ont parfois aussi été victimes. C’est un livre qui alerte, qui dénonce, qui dit qu’il faut que ça s’arrête mais qu’il faut aussi aider les victimes et les accompagner, à la fois pour qu’elles vivent mais aussi pour qu’elles ne reproduisent pas le même schéma. Et quand, à la fin, on se prend en pleine face les chiffres de la réalité, on reste choqué, incrédule sur ces données et on n’a qu’une envie, faire circuler cette information pour que cela cesse.
    2 points
  3. Birdy melody est une bande dessinée pour les jeunes, il n’est pas nécessaire de savoir lire car il n’y a pas de textes mais ce n’est pas pour ça que c’est une histoire qui n’a rien à dire ou juste un conte avant d’aller se coucher. C’est d’abord une histoire d’amour toute mignonne entre deux oiseaux, pleine de poésie et de musique ; puis c’est la séparation, la violence, l’intolérance, c’est la lutte pour la liberté et pour le droit de jouer de la musique. Les traits des gentils, la tenue des méchants ne sont pas sans rappeler l’intolérance sudiste américaine. Birdy melody est un hymne à la liberté sous toutes ses formes ! Le dessin tout en finesse dans les tons pastels est à l’opposé de ‘histoire, le drame quand l’oiseau tombe dans l’eau avec son découpage graphique est de toute beauté. Les mots auraient été inutiles car le dessin se suffit à lui-même. Un très beau livre !
    2 points
  4. Alma est un bon et beau manga post-apocalyptique. Il commence avec Ray, un garçon perdu au milieu des ruines d’une ville moderne. Les décors sont magnifiques, les bâtiments effondrés, les voitures à l’abandon, les vitres cassées… tout nous permet de nous plonger dans l’ambiance de fin du monde. L’auteur a pris soin des détails et propose des points de vue sous plusieurs angles qui donnent un vrai relief au dessin. Ray recherche chaque jour d’autres humains, tout en cartographiant la zone. Tout comme lui, on apprend au fur et à mesure le contexte, on découvre que ce monde était technologiquement très avancé (son animal de compagnie est en partie mécanisé), on sent qu’il y a eu un conflit avec les robots, un peu comme dans le film A.I. (il y a d’ailleurs certains points communs) Le personnage de Ray, tout en rondeur, symbolise l’espoir, un regard nouveau sur la situation, son innocence permet à l’auteur d’apporter de la douceur, une certaine forme de poésie et surtout d’entamer une réflexion sur l’humanité. Ce 1er tome n’est que le début du voyage, on sent qu’il y a des secrets à découvrir et on a envie d’y aller. Un très bon début pour un récit fini en 4 tomes.
    2 points
  5. Cet album volumineux regroupe les deux albums de la série Vei avec plus de 340 planches sur les vikings et leurs croyances. La mythologie nordique est souvent source d'inspiration pour les scénaristes dans les comics ou bandes dessinées. Avec Vei, les auteurs nous livrent une version différente de d'habitude avec les humains qui sont peut présents ou alors considérés comme du bétail par leur divinité. On suit le parcourt de Vei qui vit à Jötunheim avec le peuple des géants. Elle s'entraine depuis sa naissance pour combattre dans l’arène. En effet, les Jötnar ont fait une trêve avec les dieux d’Asgard pour éviter toutes les guerres entre les divinités. Pour conserver cette paix, les Jötnar doivent préparer treize héros pour combattre contre treize champions d'Odin. L'histoire est prenante et dynamique mais ne se passe pas essentiellement autour des combats. La partie graphique est de grande qualité pour mettre en image toute cette mythologie et les affrontements. On pourra regretter de ne pas avoir plus de bonus pour profiter des illustrations de l’auteur en fin d’album. Les éditions Ankama nous gâtent avec cet intégral de Vei et une édition soignée avec le dos toilé. Les amateurs d’aventure et de récits nordique avec Odin et les géants seront comblés par cet album.
    2 points
  6. Je ne suis jamais vraiment objectif avec les histoires de gentils fous, de rêveurs, de mythomanes, de fainéants et autres crapules. Alors comprenez bien que cette adaptation de Peer Gynt ne pouvait pas ne pas me plaire. Ne connaissant pas la pièce de théatre, quoi de mieux que la mise en images extraordinaire d'Antoine Carrion pour la découvrir ? Peer Gynt est un fou, un vaurien, mais du genre attachant, et qui va nous embarquer dans ses aventures. Chacun y lira en creux le sens caché qu'il voudra bien y découvrir car Peer Gynt parle d'abord de nous, de nos lâchetés, de nos bassesses et de nos rêves et frustrations. La narration est globalement bien maitrisée, ce qui n'est jamais simple quand on choisit d'adapter une pièce de théatre. Certaines ellipses ou transitions mériteront toutefois une attention particulière du lecteur pour ne pas en rater l'essence. L'édition elle même est sublime avec cette double page brumeuse merveilleuse qui n'a pas été sans me rappeler le Siegfried d'Alex Alice. Oui quand elle est à ce niveau la BD est bien un Art à n'en point douter. Merci aux éditions Soleil de nous proposer avec leur collection Métamorphose des œuvres littéraires plus complexes mais permettant de découvrir la littérature sous un autre angle. A noter qu'il s'agit d'une adaptation complète prévue en 2 tomes. Ce tome-ci reprend les actes I, II, et III.
    2 points
  7. Après un premier opus plutôt réussi , et, je dois bien avouer une découverte du trait si particulier de Pedrosa pour moi ; nous attendions avec impatience la suite de cette formidable histoire moyenâgeuse . Les couleurs chatoyantes reviennent et nous régalent . Ici , moins de forêts luxuriantes , et plus de pierres et châteaux . Le siège de la forteresse est d'ailleurs très bien représenté , et l'on ressent avec notre héroïne toute les difficultés que cela engendre . Nous quittons donc la verdure de l'espoir du 1 pour le bleu et le rouge feu de la guerre de cette suite et fin ! Car oui , là où il me semble qu'une trilogie eut été la bienvenue afin de bien étayer les personnages et leurs connections ; le récit se termine dans une explosion de couleurs ( comme la fin du 1 d'ailleurs) et , de raccourcis ! On retrouve aussi des raccourcis dès les premières pages où l'on s'interroge sur les évènements suite à cette déflagration liée à l'ouverture du livre L'âge d'or par la mère de Tilda . On espérait même en savoir plus ! Et on se retrouve avec nos 3 acolytes du premier tome , ces "cerfs " séparés pour une cause les dépassant totalement . Tilda a récupéré le livre ; comment ? Passé ces légers désagréments , cela reste une superbe aventure magnifiquement dessinée , et colorée ! On retrouve le propos et ce mouvement des personnages dans les cases que j'ai tellement apprécié dans le premier . L'âge d'or est un must have dans une collection , mais je ne lui mets pas les 5 étoiles à cause des raccourcis . Comme l'a dit justement @The_PoP , un 1.5 aurait été souhaitable . Critique rédigée par @Kevin Nivek
    2 points
  8. Avant tout, ce roman graphique est un très bel objet réalisé dans une édition soignée avec une couverture où l'on peut se faire une idée des dessins et de l'histoire qui nous attend dans cet album. Le personnage de Glenn Ganges est une fiction de toute pièce puisque l'auteur a trouvé ce nom avec un panneau de sortie d'autoroute dans le Michigan qui annonçait deux directions, Glenn et l'autre Ganges. Pour l'histoire, Kevin Huizenga nous raconte les mésaventures de son héros qui a de troubles du sommeil. Sa consommation de café n'y est pas pour rien non plus. Glenn Ganges réfléchit et revient sur l'ensemble de sa vie, avec des questionnements, des réflexions avant de croire qu'il voyage dans le temps. Son imagination carbure à fond alors qu'il ne veut pas déranger et réveiller sa femme qui dort paisiblement à ses côtés. Il erre sans but précis, à jouer aux jeux vidéo et devient lui-même un personnage de jeu, ou alors se perd dans des lectures. La partie graphique est fantastique, l'auteur livre des planches minutieuses dans la mise en scène en utilisant la bichromie en colorisation de son histoire. On ne peut être que contemplatif devant ses effets de styles pour mettre en image les thèmes comme le voyage dans le temps, ou alors le temps qui défile. Kevin Huizenga a mis une vingtaine d'années pour terminer les aventures de Glenn Ganges dans le flot des souvenirs, mais le résultat est parfait entre la narration et les dessins.
    1 point
  9. Kaiju N°8 est le titre phare de l’année chez Kazé, annoncé fin juin, il bénéficie d’une grande campagne de promotion ! Mais de quoi parle-t-on exactement ? Le début du manga est assez classique : notre bonne vieille Terre est envahie par des monstres (kaiju) qui apparaissent de temps en temps, détruisent tout sur leur passage, croquent de l’humain et surtout on ne sait pas d’où ils viennent ni pourquoi. De braves humains, avec des capacités supérieures à la normale, exterminent ces vilaines bestioles. Jusque-là, on retrouve une thématique assez habituelle, voir green worldz, kanon, world trigger, Q-Kou, VS earth, etc… Après leur passage, des nettoyeurs viennent les dépecer pour récupérer tout ce qui est exploitable. Notre héros est justement l’un d’eux, au cours d’une journée où il forme un petit nouveau, le voilà confronté à un Kaiju ; les deux hommes s’en sortent grâce à l’intervention des forces de Défense et finissent à l’hôpital. Ils décident plus tard de passer les tests pour faire partie de ces forces (c’est d’ailleurs leur rêve ultime !). Raconté comme ça, rien de très original me direz-vous, mais un événement inattendu se produit à la fin du 1er chapitre qui va changer la donne. Je ne vous en dirai pas plus car ce serait gâcher la surprise ! Le manga mêle donc action, combats et une grosse dose d’humour, il y a des moments qui m’ont bien fait rire ! Et c’est là le charme du manga, au déroulé classique du « manga de monstres à combattre » vient s’ajouter l’humour. Non seulement cela apporte de la légèreté mais laisse aussi la place à des situations imprévues. Un excellent 1er tome qui nous laisse vraiment dans l’attente de la suite !
    1 point
  10. La fin de la trilogie de la cour des miracles s'annonçait dantesque après un tome 2 dur et sanglant. Il ne pouvait donc en être autrement et le lecteur ne sera ni surpris ni déçu puisque toutes les personnages secondaires se retrouvent à affronter leurs destinées dans ce tome dense, intense, et une nouvelle fois romanesque. On est pas dans de l'Alexandre Dumas ici puisqu'on y parle toujours et avant tout des gueux, mais l'on sent son ombre planer sur l'ensemble de cette série plutôt très réussie. Si le dessin inspiré et original de Julien Maffre qui a également réalisé le remarqué Stern vous plait comme à moi, vous ne pourrez qu'aimer cette cour des Miracles. Si ce n'est malheureusement pas le cas pour vous, rabattez vous sur le Roy des Ribauds
    1 point
  11. Yozo Oba continue tant bien que mal sa misérable existence, passant d’une femme à l’autre, se laissant entretenir, buvant plus que de raison, trahi par son « ami », il s’enfonce un peu plus chaque jour, se rapprochant dangereusement de la folie. Le texte de Dazai est d’une grande force, on ressent le cheminement qui mène Yozo vers l’enfer mais ce qui est encore plus surprenant c’est de voir combien Junji Itô lui apporte de la consistance. Il ne se contente pas d’illustrer le récit mais donne vie aux troubles psychiques, aux égarements de l’âme. De toute part, on est assailli des pensées du personnage, à la fois attiré par sa singularité et écœuré par son comportement ; même si lui se cherche ou cherche une place dans ce monde, il n’y a rien de bien à en tirer. On attend impatiemment ce qui le mènera à sa fin, la maladie ou la folie ? Fin au prochain volume.
    1 point
  12. Le retour de super Spirou ! Et on retrouve avec beaucoup de plaisir notre ami Spirou dans une aventure ou il retrouve l'innocence de certains albums. Entre gaffeur invétéré, chanceux comme ce n’est pas permis et courageux pour deux, Velhmann nous livre un Spirou à l'ancienne dans un scénario très actuel.. Car Velhmann traite ici autant de la télé-réalité que de la mode des super héros qui déferle sur nos écrans. En effet les héros sont tous plus étranges les uns que les autres et l'aspect financier et voyeuriste de la télé réalité est au cœur de l'album. Mais Velhmann réussi le bon mélange entre son Spirou à l'ancienne et la modernité sur sujet. On suit avec énormément de plaisir les pérégrinations de Spirou, bien aidé par un dessin moderne et une coloration bien vive, jusqu'à une conclusion plutôt intéressante. Un bon tome de Spirou en somme.
    1 point
  13. Enfin un macaron collé sur une BD qui ne ment pas. En effet sur celui ci il est écrit : la plus grande série de Western depuis Blueberry. Et je dois avouer que je suis d'accord. Alors certes il faudra demander son avis à @The_PoP qui est l'expert chez nous mais, franchement, ce tome 6 quel claque. Que claque graphique déjà. Surement le plus belle ensemble que j'ai lu depuis très longtemps. Les dessins de Ralph Meyer sont sublimes mais ils sont, je trouve, magnifiés par la coloration de Caroline Delabie. La gestion de ce tome super sombre est magnifique et on se voit transporter dans l'histoire des les premières pages. Et le scénario n'est pas en reste. Si j'avais trouvé le tome précèdent un peu moins prenant, ce n'est absolument pas le cas de ce tome deux. La fin est d'un dramatisme rare en BD. Et entre la clôture de l'histoire en court, le passé de Jonas et sa réflexion sur ses erreurs avec Rose, on a pleins de bonnes idées qui fond avancées notre diptyque mais surtout le personnage du Undertaker qui se dévoile un peu plus encore. Le prochain tome promet d'être excellent avec des retrouvailles avec Rose électriques. Bref ce Undertaker est une merveille autant visuellement qu'en terme d'histoire. Encore !
    1 point
  14. J'ai commencé à apprécier que dernièrement les dessins particuliers de Bastien Vivès, sous les conseils d'un ami grâce à la série Lastman. J'ai bien été surpris d'apprendre que ce dessinateur assez tendance actuellement dans le monde de la bande dessinée allait reprendre la série cultissime d'Hugo Pratt. J'ai pris la version normale qui pour une fois est en noir et blanc, la version édition de luxe doit être limitée et en couleur pour les amateurs. Pour l'histoire, on retrouve bien l'ambiance des albums de Corto Maltese remit au goût du jour puisque l'histoire se déroule au moment des attentats du 11 septembre. On retrouve donc avec plaisir ce personnage charismatique entouré de jolies femmes comme d'habitude. Corto se veut pirate mais avec une éthique et un sens de l'honneur qui lui est propre. Son ami de longue date fera une apparition durant l'aventure qui nous fait voyager du Japon au Pérou à bord de différents bateaux. L'histoire de Martin Quenehen tient la route dans la continuité de la série d'origine, la lecture est prenante du début à la fin. Pour la partie graphique, je dois bien reconnaitre que Vivès assure des planches magnifiques avec des dégradés de gris et d'ombrage. Il est certain que l'auteur à un style à l'opposé de Pratt mais c'est ce qu'il fallait pour redonner vie à Corto, à mon avis. Et bien ce premier tome des nouvelles aventures de Corto Maltese commence très bien et j'espère qu'elles continueront encore de nombreux tomes. @poseidon2 : Tu devrais être ravi, comme t'adores Corto Maltese et les dessin de Bastien Vivès.
    1 point
  15. Sacrée expérience que la lecture de Tomie, cette œuvre qui lança la carrière de Junji Ito et qui débute la collection de l’auteur chez Mangetsu. Tomie est une jeune fille, extrêmement belle, qui ne laisse pas les hommes indifférents et attisent la jalousie des femmes ; mais une jeune fille destinée à avoir un destin tragique à chacune de ses renaissances. Si le principe de base était d’inventer un personnage qui pourrait se régénérer à partir d’un morceau de son corps, l’histoire est imprégnée de deux autres points importants de la vie de l’auteur : la mort d’un de ses amis quand il était adolescent et sa peur des femmes. Mais résumer Tomie à ces aspects serait vraiment restrictif. Tomie est d’abord l’incarnation du mal, le mal à l’état pur, sans état d’âme, qui devient de plus en plus violent mais c’est aussi une malédiction, destinée à ne jamais trouver le repos, à être assassinée à chaque fois. Et plus on lui fait du mal, plus il y a de Tomie. S’il y avait un fil conducteur entre les premiers chapitres, où l’on voyait bien d’où elle venait, Tomie a fini par prendre son indépendance, et les chapitres aussi ; comme si Tomie s’était répandue dans le monde pour mettre les humains face à leurs plus sombres instincts. Tomie est donc un manga incontournable, vous n’êtes pas obligé d’aimer, cela reste un manga d’horreur et l’univers de Junji Ito est assez particulier, par contre, il ne vous laissera pas indifférent. De plus, Mangetsu nous propose une édition de qualité avec une préface d'Alexandre Aja (réalisateur français) et une postface de Morolian, spécialiste de l’auteur qui revient sur l’origine de l’œuvre et en fait une analyse.
    1 point
  16. Après mon coup de coeur documentaire de l'année, voici l'un de mes coups de coeur en roman graphique "feel good" de l'année. Il faut dire que l'idée de départ m'a tout de suite emballé. Et fait percuter. Mais c'est beau, c'est intelligent, humain et bien réalisé. Que demander de plus ? Une réflexion ? Elle vous est fournie avec en prime j'imagine quelques séquences nostalgie, de la projection facile, et des émotions fortes inévitables dans le destin de Samuel nous parlera nécessairement à un moment ou à un autre. Je me suis régalé, et c'est une très belle adaptation même si je n'en connaissais pas le livre de base de Cyril Massarotto.
    1 point
  17. Ah que j'ai aimé ma semaine de lecture. Après les chimères de Vénus que je n'attendais pas, voici que ce Tarzan dont je me méfiais me replonge également dans de doux souvenirs. Oui il y a dans cette adaptation un écho qui m'a renvoyé à des samedis après midi passé sous la garde attentive et bienveillante de mon grand-père à regarder les films de Tarzan joué par Johnny Weissmuller. Les paysages de cette Afrique sauvage et envoutante, de cette époque d'explorateur et d'aventuriers me revenaient au fil des pages. Les affrontements dantesques également. L'adaptation de Christophe Bec est juste parfaite. En refermant le livre j'ai eu envie que les auteurs aient pris encore plus leur temps pour nous livrer cette histoire mais il faut reconnaitre que non, le propos est très bien ainsi là où des longueurs auraient pu sinon apparaitre. Une belle maitrise narrative donc dans l'exercice délicat de l'adaptation littéraire. Les dessins de Stevan Subic sont eux parfaits. Pleins de fureur, de rage, d'émotions, et de noirceur quand le besoin s'en fait ressentir, les scènes d'actions sont maitrisées et l'ambiance tellement réussie qu'on finit comme Tarzan par n'attendre que son retour dans la jungle. Petit bémol ceci dit, je trouve que Tarzan et notamment son visage est représenté de manière bien trop impersonnelle. En conclusion vous m'aurez compris, cette BD est idéale pour faire découvrir à vos ados Tarzan, et en profiter pour vous pour le redécouvrir dans une adaptation qui me semble aussi sérieuse et fidèle qu'enthousiasmante et réussie ! Vivement que ce duo se penche sur le prochain Conan ! A noter que pour ne rien gâcher, la couverture, que je trouve très réussie est l'œuvre de l'immense Eric Bourgier (Servitude). OooOOoooo0000ooooh ooooohhhhOOOOhhhhh ooooooooOOOOOOoooooo (c'est mieux avec le son : écoutez ça à 33'20)
    1 point
  18. C’est les vacances d’été dans la petite ville de Tsurumaki, une ville toute simple, à la campagne où il fait bon vivre. Mitsuru est un garçon un peu tête en l’air, il se laisse vite distraire et oubli ses affaires. Au gré des premiers chapitres, on suit ses occupations : prendre soin d’une plante, aller à la recherche de l’oiseau le pic-calebasse, apporter le déjeuner de son père au jardin botanique où il travaille… Mais Mitsuru est vite aux prises avec des éléments inhabituels. On ne sait pas vraiment si c’est la réalité ou s’il se laisse porter au gré de ses rêveries. Et puis ensuite, le rêve et la réalité vont se rejoindre. Un été à Tsurumaki est un manga qui sent les vacances, l’univers graphique nous emmène dans un environnement un peu féérique, comme quand on découvre une petite rue oubliée remplies de fleurs avec des chats somnolents. Mitsuru c’est l’incarnation de l’enfance, rappelez-vous quand un rien vous permettait d’inventer des histoires incroyables, et que vous partiez à l’aventure avec vos copains ! c’est exactement cette ambiance que l’on ressent ! Les dessins sont très riches, il y a à la fois beaucoup de rondeur qui apporte une véritable douceur au récit et un certain bien-être, et il y a beaucoup de détails notamment sur l’imbrication de la nature et de la ville. On navigue sans cesse entre rêve et réalité, c’est une aventure fantastique et en même temps une fable écologique ! Un livre très agréable.
    1 point
  19. Pffffff, rarement une bd m'aura fait aussi radicalement changé d'avis que ce Elles. Pour être sincère avec vous, je ne l'avais même pas demandé aux éditions Le Lombard au début. Je ne me sentais clairement pas intéressé et je pensais que cette BD n'était juste pas faite pour moi. Et puis la grosse communication des éditions Le Lombard sur le sujet, et le nom de Kid Toussaint au scénario (entre autres), dont Pos' nous rabâche ici régulièrement tout le bien qu'il pense de son travail m'ont convaincu de me laisser tenter. Heureusement. C'est frais. C'est beau. C'est intelligent. C'est fait pour des ados, et c'est bien fait. Et les adultes le liront aussi avec intérêt et plaisir. J'ai vraiment besoin de vous en dire plus ? On ferme Elles avec un goût de trop peu, on trouve que finalement la pagination est un peu courte, alors même que vous venez de lire 96 pages. Certes elles sont petites, mais quand même. Elles traite d'un sujet complexe, sans démagogie ni simplisme, avec bienveillance et intelligence. Et humour parfois. Tout est bien dosé. Pour la partie graphique, quand l'argument de vente de l'éditeur est : " par l'auteur aux 300000 abonnés sur Instagram", habituellement je fuis. Mais là on est devant un pixar en image. Oui ce n'est pas nécessairement mon style préféré, mais cela fonctionne formidablement bien avec le propos et la colorisation est juste top. Petit bémol d'une demi étoile, car j'attends la confirmation de l'intelligence du scénario avec la suite... M. Toussaint ne nous décevez pas.
    1 point
  20. J’attendais ce 2eme tome avec impatience, pour voir s’il serait aussi tranchant que le 1er. Bien que je trouve qu’il soit un peu moins revendicatif (il prend moins le lecteur à partie notamment), il n’en demeure pas moins dénonciateur. J’y vois surtout deux points importants. Le 1er c’est une démonstration choquante du pouvoir : ceux qui ont de l’argent et une certaine position au sein de la société peuvent tout se permettre, ils sont intouchables. Le 2eme point, qui est plus positif, c’est la façon dont Haru va avoir une relation avec Sumo (le jeune homme obèse), pour aller contre la grossophobie et essayer de changer les clichés et le regard que les gens portent sur les gros. Le reste étant des passages sans trop d’intérêt, une sorte de liant pour donner le change sur le côté isekai. Même s’il perd un peu de teneur, ce tome reste néanmoins intéressant et fort dans son engagement.
    1 point
  21. Avec Noblesse, Tower of God fait partie de mes premiers webtoon et de mes webtoon préférés !!. Commencé en 2010, la série est toujours en cours (494 chapitres à ce jour). Le 1er tome comprend les 7 premiers, ce qui va faire beaucoup de tomes au final… mais après tout one piece va sortir le 100eme à la fin de l’année donc ce n’est pas un obstacle ! Tower of God c’est un manga fantastique dans un univers complétement inédit : il existe une tour avec plein d’étages, ceux qui arrivent en haut de cette tour peuvent obtenir tout ce qu’ils désirent ! Seulement voilà, la concurrence est rude, à chaque étage il y a des épreuves à réussir, seule une poignée progresse. Mais n’importe qui ne peut pas accéder à la tour, elle choisit ses élus ! Et de temps en temps, un être y accède par ses propres moyens, il devient alors un « irrégulier », c’est le cas de Bam, notre personnage principal, que l’on va suivre tout au long de son ascension. Tower of God a un univers riche, dans ses décors, dans les capacités des personnages, dans la diversité des peuples de la tour. Mais c’est surtout une ambiance particulière, énigmatique et captivante, parfois sombre. C’est de l’aventure et de l’action, mais aussi l’histoire de relations, de liens qui se tissent et se défont. Une série originale et prenante ! L’édition respecte bien le webtoon, dans un petit format, tout en couleur, sens coréen donc pareil qu’en France ! Pour information, le début est disponible en anime sur crunchyroll et respecte bien le déroulé de l’histoire.
    1 point
  22. C'est une très beau roman graphique que réalise ici l'auteur, Aimée De Jongh. Jeune auteure de 32 ans, qui à déjà à son actif plusieurs réalisations, reconnues au niveau international comme le retour de bondrée, paru en 2016, pour rester dans la bande dessinée. Nous allons suivre ici, le parcours d'un jeune homme photographe, John Clarke, qui va être envoyé de Washington vers l'Oklahoma dans les années 30, pendant la période du Dust Bowl. Ce phénomène des tempêtes de poussières, également décrit dans le film Interstellar, résulte d'une période de sécheresse de plusieurs années consécutives et de méthodes d'agriculture intensives de l'époque provoque l’appauvrissement des sols et des fermiers. L'objectif de John Clarke ? Un reportage photos d'un mois pour la Farm Security Administration sur la région, et surtout ses habitants, la pauvreté à laquelle ils sont confrontés. Le tout afin de faire passer ces informations au reste de la population des états unis pour les aider. A travers cette histoire toute en finesse, tout en rondeur, John, va petit à petit apprivoiser les habitants de la région autant qu'il va se faire apprivoiser par ces derniers. D'hostile, les habitants vont finir par le connaître et l'accepter, l'aider, l'intégrer jusqu'au dénouement. Plus l'album avancera et plus ses convictions seront remises en cause, autant sur le plan personnel, que professionnel. Difficile d'en parler plus sans spoiler la fin de l'histoire. Côté réalisation, l'album est très proche de la photo pour certaines planches avec un dessin semi réaliste à encrage à gros trait du plus bel effet. Il est d'ailleurs parsemé de photographies d'époque. Saisissantes pour la plupart, qui donnent carrément envie d'en savoir plus sur cette période à travers les nombreux sites sur le sujet et les photographies disponibles, pour certaines très connues. Vous l'aurez compris, un album que les amateurs de roman graphique ou de reportage documentaire pourront difficilement laisser passer et qui ne laisse pas indifférent même une fois refermé. C'est donc un grand Oui. Pour en savoir un peu plus: http://photonumerique.codedrops.net/L-epopee-de-la-Farm-Security-Administration Quelques photos de la page wikipedia sur les Dust Bowl
    1 point
  23. Ah ah j'ai failli mettre plus de 4 étoiles à ce tome. Mais il est difficile de noter une telle série, car si le tome 1 avait fait une très forte impression, la narration complètement foutraque du second opus m'avait perdu. Et alors que je n'attendais plus rien de la série, voici que Jérome Hamon décide brillament de nous donner dans le tome 3 une bonne partie des clefs nous permettant d'éclairer enfin le tome 2. Et ce en prenant un virage très très.... Intéressant et inattendu. Je ne vous en dis pas plus, sinon on va virer au spoil et ce serait perdre une grande partie du plaisir que j'ai pris à lire ce tome 3. Les dessins de David Tako sont toujours aussi sympa et travaillés, avec un vrai style personnel et des personnages toujours aussi soignés. La couverture est une nouvelle fois sublime avec toujours cet effet texturé que j'ai adoré. Ce tome 3 de Green Class m'a juste donné une folle envie de lire la suite, mais aussi de relire les deux premiers tomes pour remettre un peu tout ça dans l'ordre. Alors pourquoi je n'augmente pas la note me direz-vous ? Car tout dépendra de la quantité de réponses apportées par le tome 4. J'attends me Hamon au tournant, et j'espère très très fort qu'il va nous éblouir en nous prouvant qu'il maitrisait depuis le début où il allait nous emmener. En tout cas le virage pris par la série, parfaitement logique après coup, mais surprenant pour moi est une réussite à ce stade. J'ai hâte.
    1 point
  24. Monkey peak est ce qu’on appelle un survival : le genre de manga où il y a un certain nombre de personnages au début et beaucoup moins à la fin… Une entreprise pharmaceutique décide d’emmener tous ses employés à la montagne afin de souder l’équipe, en plus de la randonnée, il est prévu des moments de convivialité entre cuisine et partage de tente. Hélas pour eux, au milieu de la nuit la troupe se fait attaquer par un énorme singe très belliqueux qui compte bien tous les éliminer. Les survivants s’empressent d’essayer de regagner la vallée mais le singe tueur n’est pas loin derrière. Il existe des légendes au sujet de ce singe, il serait le gardien de la montagne, mais qu’ont pu bien faire ces employés pour déclencher sa colère ? Ce n’est que petit à petit que l’explication arrive mais en attendant, survivre dans ce massif montagneux réputé pour sa difficulté, sans équipement, sans vivre, va attiser les tensions et dévoiler le vrai caractère des personnages. La montagne est très bien représentée, on ressent bien qu’au moindre faux pas c’est la mort qui guette. Le graphisme est assez dur, le design du singe tout en piquants pour rappeler que les personnages sont toujours sur le fil du rasoir. Le manga est violent, horrifique même, mais ce n’est pas de la violence gratuite car il y a une justification à cette situation, une leçon à retenir.
    1 point
  25. Avec The twelve, Joe Michaël Straczynski récupère des super-héros de l'âge d'or des comics de chez Mavel pour les propulser au début des années 2000. En effet, le récit commence durant l'affrontement des nazis par les super-héros menés par Captain America. Une équipe composée de douze super-héros sera captura puis congelée durant soixante ans avant de d'être retrouvée lors de la construction d'un bâtiment dans Berlin. Les super-héros héros de l'époque vont devoir s'adapter à la situation comme on reste dans la continuité des événements de Civil war, ils devrontn décliner leur identité pour commencer. Tout le génie de Joe Michaël Straczynski est de jouer sur la psychologie des super-héros dépassés par une époque qui n'est pas la leurs. L'auteur les introduit les uns après les autres pour découvrir leur pouvoir et son origine, ou bien leur compétence en l’absence de pouvoir. Il ne réécrit pas l'histoire de ces super-héros mais les utilise avec leurs compétences, leurs défauts et autres aptitudes à combattre pour le bien. La partie graphique de Chris Weston est de qualité pour dépeindre les aventures de ces super-héros avec des costumes ou tenues en décalage avec l'époque. Avec cette maxi-série de douze épisodes, Joe Michaël Straczynski prouve tout son talent de scénariste comme il n'était pas évident de trouver une histoire convaincante surtout avec cette idée de base où les héros étaient congelés. Un chapitre supplémentaire complète cette intégrale avec un one-shot se déroulant pendant les combats de seconde guerre mondiale avec notamment Captain America. The twelve m'a agréablement surpris et je recommande fortement la lecture de cette série.
    1 point
  26. Bon. J'ai vérifié je n'avais pas souvenir du tome 1 de ce Psykoparis qui sort aujourd'hui en version complète intégrale. Pas anormal, le premier tome étant sorti il y a désormais plus de dix ans. J'imagine que les possesseurs du tome 1 avaient abandonné espoir. Alors je vous avoue que d'un point de vue respect du client je trouve ça un peu moyen. Certes ce genre de BD est bien plus dans l'air du temps en ce moment et promet de plus belles ventes, mais sortir seulement une intégrale comprenant la fin de ce diptyque c'est faire un très très joli pied de nez aux possesseurs du premier tome. Qui ont attendu la suite depuis dix ans. Deuxième accroc : cette série est bonne. Ce diptyque est excellent et j'y reviendrais plus tard. Alors je comprends que les éditeurs aient pu pour pleins de raisons attendre le bon moment pour sortir le second tome, mais dix ans c'est trop d'attente pour un diptyque plein de qualités. Car ce Psychoparis c'est la réponse parfaite au succès récent de Il faut flinguer Ramirez, un récit survitaminé, complètement déjanté, mais finalement très cohérent, rempli d'action, de punch lines, et de personnages plus hors du commun les uns que les autres. Dur de vous parler du scénario, tant il peut paraitre loufoque au premier abord, mais force est de constater que l'on se régale. Point commun, l'un des twist scénaristique est proche de celui utilisé dans le second tome du convoyeur, bientôt à paraitre. Les dessins eux sont fluides, les scènes d'actions super bien découpées, les personnages sont plus que réussis, et l'ambiance déjantée est parfaitement rendue avec ce dessin rond et gentil au service d'un propos sanguinaire et sans pitié. L'intrigue elle est efficace, et plutôt bien amenée ce qui m'a fait pensé un peu à la construction du film Snatch. Bref, si ce que je raconte vous semble bien décousu et difficile à appréhender, allez découvrir Psykoparis, les scènes d'actions sont fluides, les persos sont sympas, c'est foufou et original, ça se lit avec très grand plaisir, et je ne peux que vous le recommander. A mon avis c'est de la très bonne bd de détente, qu'on relira quelques fois avec toujours autant de plaisir.
    1 point
  27. Avant de commencer, je tiens à préciser que j'en lu les tomes 2 et 3 d'un coup ce qui a surement aidé à l'immersion dans ce tome 3. Mais je pense que même sans cela je vous aurais que ce tome 3 est excellent. Peut-être même le meilleur des deux séries. Le meilleur car Lemire nous sort un tome de très haute volée dramatique mais surtout un tome qui relie les deux séries. Un tome qui explique le passé pour basculer dans le futur de l'humanité. Un tome qui, de façon logique en plus, retrouve toutes les petites graines semées sur le chemin de Descender pour planter ce qui promet de devenir un arbre flamboyant. La fin est fascinante même si attendue et l'on n'a des perspectives qui font pétiller les yeux. Allez-y les amis on croit en vous !
    1 point
  28. Allez hop petite session de rattrapage pour moi. Et sur un manga ? Non vous ne rêvez pas, je vais bien vous parler de cet Albator. Alors attention il est édité au format BD et c'est une trilogie. A ce stade je n'ai lu que le premier tome, mais l'ado que j'étais qui vénérait le Capitaine, Pirate de l'espace à la cicatrice mythique, ne pouvait pas passer à côté de ça. Oui je me suis régalé le temps de ce tome. Oui la narration et le dessin de Jérôme Alquié est excellente, les personnages, principaux comme secondaires sont bien en place, et l'aventure est bien présente. Oui Albator est comme toujours une présence plus qu'un personnage, mais c'est là que réside une partie du mythe justement. De toutes façons ne me demandez pas d'être impartial sur Albator, oui il a probablement une grande part des caractéristiques qui m'horripilent dans d'autres mangas, mais ici j'ai juste adoré. L'histoire est plutôt bien pensée pour un premier tome nerveux, même si une fois n'est pas coutume elle est très centrée sur la terre. Un beau grand moment de retour en adolescence, avec la musique qui résonne dans ma tête au fil des pages. Bref j'étais bien.
    1 point
  29. En voilà une belle et bonne idée. Et si Robin des Bois et le Shériff de Nottingham ne faisaient qu'un ? Quand en plus il s'agit de la collaboration de deux scénaristes remarquables (Vincent Brugeas : Le Roy des Ribauds & Emmanuel Herzet : Centaures, Alpha, Narcos) et d'un dessinateur soigneux (Benoit Dellas, Sonora, Serpent Dieu) avouez qu'il y a de quoi aiguillonner notre curiosité. Et bien n'hésitez pas. C'est globalement très bon, même si cela reste à mon goût un tome d'introduction, ce qui fait souffrir un peu la narration parfois un brin erratique. Le dessin et l'ambiance médiévale ne sont pas sans me rappeler la série du troisième Testament, et c'est plutôt une très belle chose. Les personnages sont bien en place, la complexité s'installe, et on sent que cela va prendre de l'ampleur. La construction des planches est superbe, la couverture très réussie. En tout cas, une fois refermées les dernières pages, on sent que la dramaturgie est en place. Tant mieux, on va se régaler, place à la belle BD d'aventure médiévale dramatique qui devrait se dérouler sur 3 tomes prévus en 2 ans. chouette ! A vos Arcs !
    1 point
  30. Suite à une pression importante des religieux intégristes aux Etats-Unis, la série n’a pas pu sortir dans le catalogue de la maison d’édition DC, comme prévue initialement. Le problème majeur vient du fait de réunir un super-héros qui devait être Superman et Jésus Christ dans des aventures complétements déjantés et loufoques. On comprend rapidement pourquoi le titre s'est attiré des problèmes des groupes religieux dès l'introduction quand Dieu crée la terre avec Adam et Eve. Il tourne en dérision la religion chrétienne ce qui n’est pas bien vu encore aujourd’hui. L'histoire est vraiment amusante, les répliques de dieu ou ses réflexions sont excellentes et l’ensemble est très bien réfléchi. Face à l'échec de la dernière création de dieu, Jésus propose d'aller sur Terre pour remettre de l'ordre mais il sera crucifié et dieu aura du mal à s'en remettre. Face à la déception d'avoir un fils comme Jésus, Dieu demande à Sunstar un super-héros indestructible et immortel d’éduquer son fils. Deux auteurs dessinateurs se partagent le travail, avec deux styles différents qui s'alternent suivant si c'est le point de vu de Jésus ou celui de Sunstar. Le style sur Sunstar est vraiment classique pour les comics de super-héros mais efficace. Le style sur Jésus se rapproche des productions BD franco-belge avec des traits crayonnés encore apparent par-dessus la couleur. J'ai vraiment adoré ce titre, je ne m'attendais pas à tant d'humour et autres subtilités dans Le Retour du Messie, les dessins fourmillent de détails amusants. J'adore comment les docteurs diagnostiquent Jésus, il a le fantasme du messie, avec illusions de grandeur et complexe de persécution.
    1 point
  31. Ce roman graphique est un témoignage historique de Zehra Dogan une artiste kurde incarcérée dans la prison n°5 en Turquie. Sa première condamnation à de la prison ferme était pour avoir dessiné la ville de Nusaybin détruite par les forces de l'état. Après sa libération, elle a monté une exposition avec des amis artistes qui lui a valu sa deuxième condamnation à la prison N°5. Pendant, qu'elle purge sa deuxième peine de prison, elle dessine son quotidien carcéral avec les autres femmes kurdes, toutes innocentes. Elle explique comment elle fait passer les dessins de cette bande dessinée pour pas que les gardes les confisquent. Une première partie met en place sa vie dans cette prison puis une seconde partie revient sur l'historique de cette prison avec toutes les tortures et les meurtres commis sur le peuple kurde. Ce titre est réalisé sur du papier kraft avec des dessins en crayonnés, semi-réaliste dans la forme mais réaliste dans l'idée avec toutes les atrocités. Le rendu final sur ce papier kraft marron avec les dessins accompagné de seulement de quelques couleurs amplifie le côté dramatique de ce roman graphique. Même les textes en crayon semblent avoir été effacés. La lecture de Prison N°5 est assez intense avec la découverte par les témoignages du peuple kurde en Turquie. Prison N°5 est un récit historique authentique qui ne laisse pas indifférent.
    1 point
  32. Bon allez je vais lâcher un pavé : ce Elecboy m'a laissé un vrai gout.... de premier tome de Servitude. Oui oui rien que cela. Graphiquement c'est très beau mais quand même pas au niveau d'Eric Bourgier. Après c'est dure de demander de faire aussi bien (impossible ?). Mais c'est très joli quand même. Mais c'est surtout au niveau de l'histoire que j'ai eu cette impression. Une impression diffuse d'un scénario dantesque. Un scénario maîtrisé sur le bout des doigts et nous promettant une fresque de science-fiction de haut vol. Cette impression n''est pas venue toute seule. Au début cela peut paraître un peu obscure. Mais l'avancée de l'histoire et surtout la fin, nous ouvre les yeux sur des possibilités de science-fiction sérieuse comme cela fait trop longtemps que l'on n'en a pas vu. Bref un coup de cœur qui, je l'espère, ne sera pas juste un coup d'été dans l'eau.
    1 point
  33. C'est dur de vraiment mettre une note à ce tome d'ennemis. Pourtant il est bon : les dessins sont sympas, l'ambiance tuniques bleues est bien là, le découpage de l'histoire avec les révélations sur les personnages est bien faites et le trouble est semé ce qui est surement le but de Kid Toussaint. Tout plein d'argument qui poussent en faveur d'une bonne note.... mais .... Car il y a un énorme "Mais". En effet le tome deux de cette histoire a tellement d'importance qui pourra à lui seul rendre inutile ce tome un. Mais vraiment. En effet cette histoire est un 8 femmes mis au gout du western : ils sont 7 et il y a surement un illustré chez eux. Mais qui est-il ? Et bien cette explication de qui est vraiment l'infiltré, que nous aurons dans 2 mois, peut changer toute la saveur de ce premier tome. On pourra avoir un super diptyque autant qu'une première partie d'histoire qui ne sert à rien. Gageons que Kid toussaint est bien au courant de ce "problème" en puissance. Reste que j'aurai du mal à vous dire autre chose que : attendez le second.....
    1 point
  34. La série des adaptations des aventures de Conan le cimmérien se pousuivent avec Le dieu dans le sarcophage. Doug Headline se charge de l'adaptation en scénario avec beaucoup d'originalité dans la méthode de narration. A tour de rôle, l'auteur nous donne le point de vue de chaque protagoniste présent pour résoudre le meurte commis. Par ce biais, on découvre les pensées de Conan mais aussi des gardes alors que les tensions montent. L'histoire se déroule comme dans une enquête d'Agatha Christie. Plusieurs personnes peuvent être coupable du meurtre et le chef de garde doit résoudre le mystère, avec une partie fantastique en plus. Emmanuel Civiello nous livre sa vision du cimmérien avec beaucoup de maitrise pour mettre en image cet univers. Il est amusant de voir comment différens auteurs dessine Conan au fil des albums déjà disponibles. Civiello offre en plus des illustrations en fin d'album en plus de celles d'autres auteurs de bande dessinée comme pour les tomes précédents. Le dieu dans le sarcophage est une très bonne surprise avec cette histoire plus abutie et dessins de qualité.
    1 point
  35. Un nouveau tome de la série Solo est toujours un événement à ne surtout pas manquer. Après un premier cycle sur Solo le rat, on découvrait avec le tome précédent son successeur Legatus le chien, pour la nouvelle trilogie qui correspond au deuxième cycle de l'histoire. Legatus apporte la bonne parole comme un prophète pour libérer les opprimés avant de reprendre la route pour continuer de propager sa vision. Dans cet épisode, on découvre le clan des lapins qui en compagnie d'autre herbivores s'organisent pour semer des graines, pour un retour de la nature. En parallèle, les hommes veulent en finir et reprendre leur privilège d'être pensant. Avec Solo, Oscar Martin dénonce de plus en plus l'élevage d'animaux pour servir de nourriture à la population en apportant la solution avec le véganisme. La partie graphique est sublime comme pour les autres tomes de la série avec des animaux possédant les traits et expressions de visages proches des humains. Ce second cycle gagne en profondeur avec ce tome qui installe une intrigue intéressante. Sinon le spin-off chemins tracés sur les chats se poursuivra avec un second tome annoncé pour le mai prochain.
    1 point
  36. L’idée de départ était innovante, Koiko adolescente vit avec sa mère prolifique en histoires d’amour et sa sœur ainée prônant l’abstinence en la matière, elle décide de ne suivre aucun de ces deux exemples et de mener une vie dans la moyenne, en étant la plus banale possible. Sa rencontre avec « le prince » du lycée va changer la donne. L’auteur fait l’exploit de réussir là où son héroïne soi-disant échoue : la banalité ! Car il faut bien le dire, les ¾ de la série sont du déjà vu, on s’y ennuie ! Le lecteur se retrouve coincé entre cette fille héroïne type de shojo et ce garçon hyper parfait (le prince charmant vraiment qui n’a aucun défaut ou presque), heureusement que l’histoire de la sœur ainée apporte un peu de piquant et d’humour ! L’auteur met en avant la pureté de cet amour mais qu’est-ce que c’est lent, au bout de 11 tomes, ils osent à peine s’embrasser et là, au 12eme ils pensent à se marier ! Pour le coup, ce tome apporte de la nouveauté, il y a une réflexion sur l’engagement du mariage, sur l’importance de se construire un avenir, de trouver sa voie. Banale à tout prix est donc un shojo qui fait le job mais qui ne se démarque pas des autres. (série finie en 14 tomes)
    1 point
  37. Gagner la guerre c'est la série qui vous fera sans nul doute aimer la fantasy à la française en BD en attendant qu'un jour soit peut être adapté Le sang des 7 rois en BD. Autant vous dire que j'attendais ce tome avec impatience. Les deux premiers tomes avaient frappés fort, servis de main de maître par le talentueux Frédéric Genêt (connu pour sa série Samouraï notamment). J'adore sa façon de représenter ses personnages, et surtout ses gueules cassées. Ses scènes d'actions et ses paysages ne sont souvent pas en reste, même s'il faut reconnaître que sur ce tome-ci, centré sur des intrigues de palais, certains arrières plans et décors sont parfois un peu vides. Ceci dit retrouver la gueule cassée de Benevenuto reste un plaisir graphique savoureux. L'histoire en elle même est toujours aussi passionnante, même pour ceux qui comme moi ont lu le livre original de Jean-Philippe Jaworski. Monde imaginaire médiéval réaliste, magie discrête, intrigues tortueuses et savoureuses, personnages moralement très discutables, on se rapproche grandement d'un Game of Throne avec moins de personnages mais plus maitrisé. Comme je l'ai dit plus haut, cet opus fait la part belle aux intrigues, mais Benvenuto y garde toute son importance et ses cabotinages. Encore une belle réussite donc, et j'ai hâte d'en lire la suite une nouvelle fois. C'est du très bon !
    1 point
  38. Pour un premier essai ensemble, le duo d'auteurs formés par le couple Sylvie Roge et Olivier Grenson a fonctionné à merveille. C'est d'autant plus remarquable que si Olivier Grenson avait déjà démontré sa maitrise graphique, c'était la première incursion de Sylvie Roge dans le monde du scénario de BD. Hors, la maitrise du scénario, des flashbacks et des révélations, du rythme de cette BD m'a rendu cette lecture passionnante. L'histoire est humainement dure, difficile comme le sont les drames familiaux mais elle prend aux tripes directement. Je n'ai finalement qu'un regret c'est que j'ai trouvé que le personnage de la maman aurait pu gagner encore en nuances, en complexité. Graphiquement c'est très beau, fluide et détaillé, c'est indéniable, et j'ai parfois eu l'impression d'un certain mélange de style avec des poses, postures et visages qui m'ont beaucoup rappelé certains mangas étonnamment. La fée assassine est une belle BD sur les drames familiaux, la gémellité, les maltraitance psychologiques. Je vous la conseille.
    1 point
  39. Attention, première critique de ma fille de 12 ans, soignez indulgent Mais étant la cible privilégiée de ce genre de manga, (et moi pas du tout) cela paraissait plus intéressant de faire comme cela Je trouve ce tome 7 de jardin Secret bien car un nouveau personnage arrive et que, grâce à lui, nous en apprenons plus sur le passé (l'enfance) d'Akira. Le fait d'en connaitre plus sur Akira me donnes des doutes sur qui était Akira avant. (Note de la rédaction. Ou sans les répétitions : Le fait d'en savoir plus sur Akira me fait douter de qui il était avant ) . Sinon j'aime toujours autant cette série car elle montre comment c'est compliqué pour certaines personnes de ne pas avoir honte de ce qu'ils aiment (Akira et les fleurs !) Signée, la fillle de poseidon2
    1 point
  40. Omaké présente son manga entre un mix entre le film 12 hommes en colère et la série 13 reasons why. Et le rapprochement est inévitable quand on voit le titre et le résumé : une jeune lycéenne pour qui en apparence tout allait bien, se suicide un jour au lycée. Chacun de ses camarades ainsi que leur professeur principal va recevoir une lettre d’adieux. Mais Tsubaki n’a pas laissé que des lettres derrière elle, elle a surtout laissé des indices de façon subtile, des sous-entendus, chaque lettre à son tour va être lue, analysée et le puzzle va s’assembler petit à petit. Au travers de ce suicide, l’auteur passe au crible la nature humaine, tous ces comportements qui peuvent paraître anodins mais qui ont leur importance et qui peuvent blesser. Tous ces non-dits qui peuvent engendrer des quiproquos et des incompréhensions. Tout au long du livre, on sent la tension monter, on essaye de comprendre, on participe au débat, la force que l’on sent dans 12 homme en colère est la même ici, on suit des pistes, on s’interroge et on attend impatiemment que la vérité éclate ! Une grande réussite !
    1 point
  41. Allez un petit rattrapage de l'une des grosses sorties Comics de l'année, plutôt saluée par la critique. Un ami avec lequel je partage pas mal de goûts en comics et bd me l'a prêté en me la conseillant fortement, me vantant les vertus hyper rafraîchissantes de ce one shot de Fantasy. Et moi j'ai mis beaucoup de temps à la finir. Et oui au premier essai, le graphisme a finit de me rebuter au bout de 4 chapitres. Dur. J'essayais et le monde et l'histoire m'attirait, mais le graphisme m'embrouillait beaucoup trop. Trop de confusion, trop de nouveautés, trop de mal à discerner ce qui se passe. Du coup je l'ai reposé. Et puis j'ai persévéré car quand même quand tout le monde dresse les louanges d'une BD il faut parfois insister. Donc j'ai pris le temps de finir pendant ces vacances. Et c'est passé beaucoup mieux. J'avais plus de temps à y consacrer, et puis je me suis habitué. Alors non, clairement même à la fin, je ne suis pas un grand fan du graphisme. Mais c'est original, c'est bien fait, et il y a une vraie cohérence et des choix plutôt sympa. Cela vous plaira ou non, mais cela mérite le coup d'oeil. Dans le même genre de graphismes qui peuvent cliver, Invisible Kingdom m'a fait le même effet. L'histoire par contre se révèle vraiment sympa, sans aucune sensation de déjà vu. C'est original quand même du Steam Punk Post apo en Fantasy. , Même pour un gros lecteur de Fantasy on est proche du jamais lu. Ajoutons à cela que les personnages sont vraiment bien même si l'on met du temps à s'attacher et à comprendre leurs motivations et que le rythme suit une progression logique et super intéressante. . Et puis le propos de fond est puissant et pertinent. Alors pour toutes ces raisons je vous invite à essayer ce Coda Omnibus. Ce n'est clairement pas l'un de mes tops de l'année, mais ça pourrait bien être l'un des vôtres au vu de ses nombreuses qualités et pour peu que vous soyez plus sensible que moi aux graphismes.
    1 point
  42. Il y a des BDs difficiles. Certaines difficiles par leirs réalisations et d'autres, comme celle ci, difficiles par leur thème comme celle ci qui nous projette vers ce que l'on cherche tous à éloigner : la vieillesse et la fin de vie. Et cette répulsion, viscéralement ancrée en chacun de nous, nous fait en oublier que nos anciens, qui sont eux déjà vieux, ont besoin de notre soutient et sont des personnes qui méritent de continuer à vivre comme tout un chacun. Ce qui est dure dans cette BD c'est qu'elle nous montre ce plongeon, ou cette chute, et ce depuis le début. Début qui vient souvent des enfants et petits enfants qui juge que "cela sera mieux pour mamie de ne plus être toute seule". SI ce jugement théorique est vrai dans 80% des cas, il est souvent prit sans tenir compte de ce que peut representer de refaire sa vie à plus de 75 ans. une vie deja remplie de souvenir que l'on a pas envie d'oublier. Ce que Severine Vidal fait superbement bien dans ce "Plongeon" c'est qu'elle ne cherche pas à cacher les moments de profondes tristesses mais elle ne cherche pas non plus nous apitoyer outre mesure. Et cela reussit car on s'imagine bien qu'Yvonne pourrait etre notre grande mère.... ou qu'elle pourrait etre nous dans pas si longtemps que cela... et c'est cette realité de la vie en Ephad et la vraisemblance du changement de la vie solitaire à la vie à plusieurs qui rend cette BD difficile. Car on ne peut s'empecher de se dire que c'est ce qui nous arrivera un jour.... Mais cela nous met aussi une piqure de rappel et, même si nous avons des vies de bordées de choses d'importances discutables, nous encourage à prendre le temps qu'il faut pour pour profiter de nos anciens tant qu'il est encore temps.
    1 point
  43. Nous retrouvons ici, nos compères habituels (Vlad, Pacman, Héléna, Baxter et Martin, Dario Fulci, Thundercat...) dans la suite qui se situe en ligne droite du tome 14. Et même si Travis (une fois encore) ne va pas être présent beaucoup, car pas tout à fait sur le même arc scénaristique, on ne l'apercevra qu'au début de l'album, l'action va être efficace de bout en bout et l'histoire bien avancer. Quelques tomes pourraient d'ailleurs très bien constituer un spin off consacré à des opérations spéciales de Vlad et son équipe... Je serais preneur à titre personnel. Tome 15, série longue donc, et pourtant je suis toujours aussi fan et enthousiaste, je dois l'avouer. Un nouveau tome, dans le monde très cohérent, développé par les auteurs (Carmen ou Travis) est toujours très attendu. Nous avons ici un tome orienté action qui ne laisse pas le scénario sur place pour autant, et une somme d'enjeux assez conséquents trouve ici leur suite dans le déroulement de l'album. Avec des chapitres très bien trouvés là encore. C'est véritablement du bonheur de lire cet album pour tout dire. La lecture est fluide, les enchaînements sont bons, les visuels sont extraordinaires. Les planches sont en effet très belles, les phases d’action sont très bien rendues. Action qui restera lisible d'un bout à l'autre de l'album. Et tout cela se passe sur un arrière plan de technologies futuristes, qu'on reconnaîtra d'autant plus qu'elles existent déjà dans la vie de tous les jours. Le futur des assistants vocaux par exemple. Ces passages m'ont rappelé un vieux film (non pas si vieux que ça quand même, mais 1993 tout de même: Demolition man, avec Sylvester Stallone et Sandra Bullock). Ce film utilisait comme ressort humoristique le décalage du héros avec les technologiques quotidiennes du futur. C'est un peu le cas ici, même si, hélas (ou pas d'ailleurs), il n'y a pas les 3 coquillages... C'est très drôle, c'est ironique, et c'est une fois de plus, très bien trouvé. La grosse grosse part d'action de l'album, pour poursuivre ma comparaison cinéphile, pourrait faire écho ici à La sage Jason Bourne, qui comporte des scènes d'action extraordinaires également. Même sur des planches entières à certains moments. Tout cela passe très bien et reste très lisible. On trouve aussi des scènes de hack de notre ami Pacman, pour nos amis informaticiens, et là aussi, c'est très lisible. Bref, un excellent tome 15 ! Scénario solide et intelligent, monde futuriste très cohérent avec background réaliste. Superbe réalisation et mise en page, grosse lisibilité malgrè les choix osés pour les scènes d'action. Travis reste, à mon sens, la meilleure BD d'action, et ce depuis très longtemps déjà, avec ses séries sœurs.
    1 point
  44. Un nouveau cycle démarre avec ce treizième tome du scorpion qui est prévu en deux tomes. Enrico Marini ne dessine plus cette série en laissant sa place à Luigi Critone, un dessinateur habitué aux histoires d'époques comme Je, François Villon. L'auteur gère à merveilles la reprise de l'univers de Marini, on pourra noter quelques différences pour les visages du Scorpion ou de Méjaï dont on connait les traits depuis longtemps. Mais ces petits détails s'estompent très vite à la lecture de cet épisode qui nous emmène en orient. De plus, les planches de l'auteur sont très détaillées. Stephen Desberg imagine une fois de plus des aventures mouvementés pour son héros qui part à la recherche de son enfant. Le scénariste nous laisse pas de répit avec une course au trésor et de nouveaux personnages mystérieux. Enrico Marini devrait encore dessiner des one shot sur des personnages emblématiques de la série, pour lui laisser le temps de poursuivre les aigles de Rome ou les Batman dernièrement. Tous les ingrédients qui ont fait le succès de la série sont réunis même si on perd en originalité avec chaque nouveau tome. Il est toujours plaisant de lire les aventures du Scorpion.
    1 point
  45. Et voilà, déjà le quatrième tome de cette série phare de chez Delcourt avec aux commandes toujours le même trio de scénaristes, et Jérôme Lereculey au dessin. C'est assez incroyable la qualité graphique tenue par cette série avec un seul dessinateur compte tenue de la cadence de parution infernale. Certes après Wollodrïn et Arthur, Jérôme Lereculey n'est plus un inconnu mais tout de même, cela reste un tour de force remarquable. Les dessins sont toujours aussi propres, et si la colorisation est pour cet opus un poil plus terne et sombre que sur le premier tome, l'ensemble reste dans le haut du panier de ce qui se fait en BD actuellement. C'est beau. Côté scénario, les auteurs commençaient à titiller doucement notre patience après le tome 3, la faute à une intrigue comportant toujours plus de fils, et ne semblant pas prêt de se dénouer, mais surtout à des personnages pour lesquels on ne ressentait finalement que peu d'empathie. C'est bien beau de nous faire un game of throne en BD mais encore faut il que le lecteur ait à coeur le destin de quelques personnages. Hors là ce n'était pas vraiment le cas, et le détachement que l'on pouvait en ressentir pesait sur notre appréciation de la BD. Ce tome 4 corrige quelque peu ces défauts, l'intrigue monte en puissance avec ce nouveau duo mis sur le devant de la scène, et si l'évolution de leur relation en fin d'album ne m'inspire guère d'enthousiasme pour la suite tant elle me semble trop peu intéressante voir convenue, reste que l'ensemble des défis à relever m'a intéressé davantage que les complots des tomes précédents. L'action y est elle bien présente également et l'aspect aventure pour certains personnages est également bien présente. On a perdu de vue l'espace d'un tome les enjeux des autres continents, mais nul doute qu'ils se recroiseront. Au final, on a toujours une série avec beaucoup d'ambitions, mais j'aurais aimé beaucoup plus d'interactions avec les futurs cycles des autres continents. plus de zones d'ombres donc, plus de choses non expliquées pour le moment peut être, mais du coup aussi plus d'avancées dans l'histoire. Car in fine au bout de 4 tomes, je trouve l'intrigue encore un peu juste, et le traitement des personnages toujours trop froid. Reste que ce tome 4 rehausse l'intérêt global et que j'attends désormais de voir si le 5 va continuer à éveiller notre intérêt.
    1 point
  46. Je tiens d'abord à souligner le travail titanesque abattu par l'auteur, Patrice Pellerin, sur sa série phare : l'Epervier, dont il nous livre déjà le tome 10. 10 tomes scénarisés, dessinés et colorisés tout seul. Sans compter les ouvrages parallèles à la série mère. Si l'on excepte d'ailleurs sa participation aux scénarios des 3 premiers tomes des Aigles décapités, et à deux tomes de Barbe-Rouge, il a consacré sa carrière à sa série principale jusqu'à présent. L'épervier est devenu au fil du temps une des références de la BD d'aventure franco-belge historique. Mettant en scène notamment la France et la Bretagne au XVIIIème siècle dans son premier cycle (Tomes 1 à 6), puis la Nouvelle-France et les problématiques diplomatiques et coloniales à travers son second cycle (Tome 7 à 11), les intrigues se nouent et se denouent dans un contexte historique rigoureux et passionnant. On sent le soucis du détail de l'auteur, qui une fois n'est pas coutume, nous adresse en plus de la présentation de presse, quelques mots afin de nous expliquer son travail et son angle d'attaque sur ce pan d'Histoire. Je me suis une nouvelle fois régalé devant ce travail admirable, ou certes l'action et l'aventure avancent à petit rythme comparées à des productions actuelles mais où chaque planche est réussie dans la tradition de la BD franco-belge. Pour moi qui suis né en 87, alors que l'épervier n'est né qu'en 91, cette série reste l'une de mes madeleines de Proust qui m'a fait découvrir la BD et l'Histoire, à travers un héros plein de panache et des intrigues soignées. Et une madeleine, ça ne se refuse pas.
    1 point
  47. Souvent repris dans les shojos de façon classique, nous avons affaire ici à une revisite du genre : pas de vampires buveurs de sang ou torturés par l’idée d’en boire, pas de jeune fille éperdument amoureuse du vampire… Nous sommes dans une époque moyenâgeuse, où l’église à une très forte influence et où les conflits entre les races (humains et Nosferatus) sont usuels. Alors qu’est-ce qui fait l’originalité de ce manga ? Et bien d’abord, nous avons une héroïne, ce qui n’est pas si courant dans ce genre d’histoire, ensuite elle est amnésique et découvre qu’elle est une nosferatu. Mais qu’est-ce donc qu’un nosferatu ? Et bien, tout comme Laura, on va le découvrir au fur et à mesure de ses recherches, ce qui crée une sorte de complicité entre l’héroïne et le lecteur et enfin, ici ce sont les humains qui peuvent être assoiffés de sang. Ce premier tome est plutôt intéressant, il ne manque pas d’actions et annonce plusieurs affrontements futurs. La lecture est facile et le dessin bien travaillé avec suffisamment de détails, attention certains passages sont violents. Je regrette toutefois le manque de caractère des personnages car pour le moment, on ne s’y attache pas. A suivre donc.
    1 point
  48. « Il existe quelque part… » un livre donc qui raconte l’histoire d’un renard polaire épris de liberté et d’aventures, un renard qui veut découvrir le monde et réaliser son rêve d’aller jusqu’en Afrique. Il quittera courageusement pour cela sa famille et sa terre natale et en chemin, il surmontera des épreuves, s’émerveillera devant la beauté du monde, rencontrera l’amitié, la liberté, l’amour, et finira par découvrir qui il est vraiment. Cette quête initiatique, racontée avec tendresse et poésie parlera autant aux petits qu’au grands : l’auteur évoque avec justesse les sentiments qui nous traversent, nous construisent et nous mènent sur le chemin d’une vie. Le jeune lecteur s’identifie vite au petit renard intrépide et ce joli conte philosophique, aux allures et à l’envergure de celui de Saint Exupéry, résonne encore longtemps dans nos mémoires alors même que nous en avons terminé la lecture. Et dans un parfait enchâssement, c’est aux vies comme premiers récits, à ces premiers récits « sans feuilles ni mots », mais aussi aux histoires de ces vies comme source de rêves et d’autres vies, que Sullivan rend hommage dans ce « livre de feuilles et de mots ». La présence du trait au fusain et la douceur de la colorisation à l’aquarelle des quelques illustrations d’Allegra Pedretti accompagnent plutôt bien le texte. Il existe quelque part un livre émouvant et beau, un livre essentiel. Ce livre, c’est Sullivan. A partir de 9 ans.
    1 point
  49. Les éditions Soleil nous proposent un titre loin de leur catalogue habituel, car oui, « dans le sens du vent » est un manga atypique. D’abord par son graphisme plutôt occidental aux personnages élancés, au trait fin et aux paysages détaillés. Après car l’action se situe en Islande et enfin car il d’un genre indéfinissable. Le manga tient à la fois du guide touristique, de l’aventure et du suspense avec une pointe de fantastique et de romance. Et c’est ce qui fait son charme, tout est lié à un équilibre subtil entre ces genres. Je me suis demandée quand j’ai lu le 1er volume ce qui se cachait derrière un tel titre et puis après la lecture, ça m’est apparu comme une évidence, car ce manga vous emporte comme le vent, il vous emmène dans un voyage où l’Islande vous accueille et vous retient car plus qu’un guide touristique c’est une expérience que vous vivez, celle de partager le ressenti des personnages. D’habitude quand je lis, je me demande ce qui va se passer, j’aperçois certains déroulés, il m’arrive même de connaître l’issue ou la finalité de l’histoire. Ici rien, pas parce l’histoire est inintéressante mais plutôt parce que je n’ai pas envie de me poser des questions tellement je m’y trouve bien. Je prends les choses comme elles viennent et je les savoure. En plus ce manga sortant des sentiers battus, qu’y a-t-il de mieux à faire que de se laisser porter ? Et puis, il y a le personnage principal, assez froid en apparence, limite associal qui nous intrigue, de même que son entourage, atypique lui-aussi. Ce 3eme tome nous permet d’en savoir un peu plus sur le frère de Kei, avec un peu moins de paysages et un peu plus de polar. Mais comme à chaque fois, rien de trop évident et pas trop d’informations d’un coup, toujours dans l’équilibre. Et comme à chaque fois aussi, arrivée à la fin, je n’ai qu’une envie : lire la suite. Un véritable coup de cœur.
    1 point
  50. Je profite de la sortie du tome 16 pour parler d’une façon plus générale de la série. The promised neverland est un manga qui surprend, il nous plonge très vite dans un univers cruel où il faut lutter pour survivre. Il est à la fois fantastique en mélangeant humains et démons mais sans tomber dans la caricature, aventure puisque les enfants vont devoir évoluer dans un milieu dont ils ignorent tout pour rejoindre le monde humain qui n’existe peut-être même pas, humaniste dans le sens où, à l’instar des personnages principaux, ce manga nous met face à certaines réflexions. Ici, ce n’est ni la force physique ni d’éventuels pouvoirs qui sont mis en avant. Les évadés de Gracefield ne peuvent compter que sur leurs capacités intellectuelles pour atteindre leurs objectifs, sauf que lorsqu’on a 12 ans et un groupe d’enfants plus jeunes à protéger, cela peut se compliquer très vite. En dehors de l’aspect manga d’aventure qui est très plaisant et qui enchaine les rebondissements ; de vraies questions se posent : faut-il exterminer tous les démons pour survivre? faut-il se venger ? faut-il en sacrifier certains pour le bien de la communauté ? Quel est le meilleur choix ? Le tome 16 se trouve à un tournant de l’histoire, nos héros sont divisés quant à la suite des opérations à mener, qui de Norman ou de Rey et Emma vont réussir à appliquer leur plan en premier ? Est-ce que Sonju et Mujika vont-être protéger ou tuer ? On se rapproche du dénouement (série finie en 20 tomes) mais pas un seul instant, on ne s’en lasse. La série est en plus servie par un univers graphique riche et a déjà obtenue plusieurs prix (Daruma du meilleur scénario et de la meilleure nouvelle série, prix konishi de la meilleure traduction, prix manga news pour le meilleur shonen…) A mon avis, une série incontournable.
    1 point
×
×
  • Créer...