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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 19/04/2020 dans Enregistrements

  1. 2 points
    Cet album volumineux regroupe les deux albums de la série Vei avec plus de 340 planches sur les vikings et leurs croyances. La mythologie nordique est souvent source d'inspiration pour les scénaristes dans les comics ou bandes dessinées. Avec Vei, les auteurs nous livrent une version différente de d'habitude avec les humains qui sont peut présents ou alors considérés comme du bétail par leur divinité. On suit le parcourt de Vei qui vit à Jötunheim avec le peuple des géants. Elle s'entraine depuis sa naissance pour combattre dans l’arène. En effet, les Jötnar ont fait une trêve avec les dieux d’Asgard pour éviter toutes les guerres entre les divinités. Pour conserver cette paix, les Jötnar doivent préparer treize héros pour combattre contre treize champions d'Odin. L'histoire est prenante et dynamique mais ne se passe pas essentiellement autour des combats. La partie graphique est de grande qualité pour mettre en image toute cette mythologie et les affrontements. On pourra regretter de ne pas avoir plus de bonus pour profiter des illustrations de l’auteur en fin d’album. Les éditions Ankama nous gâtent avec cet intégral de Vei et une édition soignée avec le dos toilé. Les amateurs d’aventure et de récits nordique avec Odin et les géants seront comblés par cet album.
  2. 2 points
    Alma est un bon et beau manga post-apocalyptique. Il commence avec Ray, un garçon perdu au milieu des ruines d’une ville moderne. Les décors sont magnifiques, les bâtiments effondrés, les voitures à l’abandon, les vitres cassées… tout nous permet de nous plonger dans l’ambiance de fin du monde. L’auteur a pris soin des détails et propose des points de vue sous plusieurs angles qui donnent un vrai relief au dessin. Ray recherche chaque jour d’autres humains, tout en cartographiant la zone. Tout comme lui, on apprend au fur et à mesure le contexte, on découvre que ce monde était technologiquement très avancé (son animal de compagnie est en partie mécanisé), on sent qu’il y a eu un conflit avec les robots, un peu comme dans le film A.I. (il y a d’ailleurs certains points communs) Le personnage de Ray, tout en rondeur, symbolise l’espoir, un regard nouveau sur la situation, son innocence permet à l’auteur d’apporter de la douceur, une certaine forme de poésie et surtout d’entamer une réflexion sur l’humanité. Ce 1er tome n’est que le début du voyage, on sent qu’il y a des secrets à découvrir et on a envie d’y aller. Un très bon début pour un récit fini en 4 tomes.
  3. 2 points
    Je ne suis jamais vraiment objectif avec les histoires de gentils fous, de rêveurs, de mythomanes, de fainéants et autres crapules. Alors comprenez bien que cette adaptation de Peer Gynt ne pouvait pas ne pas me plaire. Ne connaissant pas la pièce de théatre, quoi de mieux que la mise en images extraordinaire d'Antoine Carrion pour la découvrir ? Peer Gynt est un fou, un vaurien, mais du genre attachant, et qui va nous embarquer dans ses aventures. Chacun y lira en creux le sens caché qu'il voudra bien y découvrir car Peer Gynt parle d'abord de nous, de nos lâchetés, de nos bassesses et de nos rêves et frustrations. La narration est globalement bien maitrisée, ce qui n'est jamais simple quand on choisit d'adapter une pièce de théatre. Certaines ellipses ou transitions mériteront toutefois une attention particulière du lecteur pour ne pas en rater l'essence. L'édition elle même est sublime avec cette double page brumeuse merveilleuse qui n'a pas été sans me rappeler le Siegfried d'Alex Alice. Oui quand elle est à ce niveau la BD est bien un Art à n'en point douter. Merci aux éditions Soleil de nous proposer avec leur collection Métamorphose des œuvres littéraires plus complexes mais permettant de découvrir la littérature sous un autre angle. A noter qu'il s'agit d'une adaptation complète prévue en 2 tomes. Ce tome-ci reprend les actes I, II, et III.
  4. 2 points
    Après un premier opus plutôt réussi , et, je dois bien avouer une découverte du trait si particulier de Pedrosa pour moi ; nous attendions avec impatience la suite de cette formidable histoire moyenâgeuse . Les couleurs chatoyantes reviennent et nous régalent . Ici , moins de forêts luxuriantes , et plus de pierres et châteaux . Le siège de la forteresse est d'ailleurs très bien représenté , et l'on ressent avec notre héroïne toute les difficultés que cela engendre . Nous quittons donc la verdure de l'espoir du 1 pour le bleu et le rouge feu de la guerre de cette suite et fin ! Car oui , là où il me semble qu'une trilogie eut été la bienvenue afin de bien étayer les personnages et leurs connections ; le récit se termine dans une explosion de couleurs ( comme la fin du 1 d'ailleurs) et , de raccourcis ! On retrouve aussi des raccourcis dès les premières pages où l'on s'interroge sur les évènements suite à cette déflagration liée à l'ouverture du livre L'âge d'or par la mère de Tilda . On espérait même en savoir plus ! Et on se retrouve avec nos 3 acolytes du premier tome , ces "cerfs " séparés pour une cause les dépassant totalement . Tilda a récupéré le livre ; comment ? Passé ces légers désagréments , cela reste une superbe aventure magnifiquement dessinée , et colorée ! On retrouve le propos et ce mouvement des personnages dans les cases que j'ai tellement apprécié dans le premier . L'âge d'or est un must have dans une collection , mais je ne lui mets pas les 5 étoiles à cause des raccourcis . Comme l'a dit justement @The_PoP , un 1.5 aurait été souhaitable . Critique rédigée par @Kevin Nivek
  5. 2 points
    Ah quel plaisir les éditions Le Lombard m'ont fait. D'abord parce que je n'avais pas la chance de connaitre Odilon Verjus. Ensuite parce que cette intégrale est superbe, et pour une fois bien dimensionnée. Pour parler franchement, ça se lit très bien, et les 4 premiers tomes accompagnés du petit dossier se lisent parfaitement. Je salue donc le joli travail d'édition car cela permet aussi de mettre en lumière une série qui a su garder toute sa fraîcheur, son ironie et son ton irrévérencieux. Odilon Verjus est donc une série sur un prêtre missionnaire pas tout à fait comme les autres. Bedonnant, débonnaire, débrouillard, animé par l'amour de l'homme et de dieu, mais point vraiment par l'Eglise des hommes, Odilon parcourt le monde au gré de ses aventures, nous emmenant à chaque fois dans des cultures, lieux, et histoires bien différentes. Odilon Verjus c'est un bon moyen de découvrir les petites histoires dans la grande, à travers humour, ironie, et surtout recul. On ne rigole jamais trop franchement dans cette série mais on la parcourt le sourire au lèvres et quelques réflexion en tête. Et c'est déjà beaucoup. Rajoutez à ça un graphisme dans la plus grande tradition de la BD franco belge, avec des planches et des personnages superbes et vous obtenez un magnifique petit bonbon façon Mistral Gagnant qui nous replonge avec plaisir dans ce genre de BD qu'on a tant aimé.
  6. 2 points
    Le scénario de Guillaume Tenaud nous propose un récit prenant et dramatique sur la fin de la vie. En effet, le héros n'a plus de rêve mais continue de revivre ses souvenirs de sa vie passée en compagnie de sa femme. Une aide à domicile va lui redonner la joie de vivre juste en écoutant ce vieil horloger à la retraite, qui conserve malgré tout une bonne répartie. La narration est parfaitement fluide et accroche le lecteur qui souhaite poursuivre cette tranche de vie souvent émouvante. Les planches de noir et noir de Frédéric Claverie sont efficaces avec des dégradés de gris pour donner de la profondeur au trait. Le trait réaliste de l'auteur convient bien au registre et les planches sont très travaillées dans les détails. Le thème général de la vieillesse est traité avec justesse dans ce récit, entre la perte des proches ou la difficulté à gérer sa condition physique fragile. La Clef de Sid' est une agréable surprise et très bonne lecture.
  7. 1 point
    C'est une très beau roman graphique que réalise ici l'auteur, Aimée De Jongh. Jeune auteure de 32 ans, qui à déjà à son actif plusieurs réalisations, reconnues au niveau international comme le retour de bondrée, paru en 2016, pour rester dans la bande dessinée. Nous allons suivre ici, le parcours d'un jeune homme photographe, John Clarke, qui va être envoyé de Washington vers l'Oklahoma dans les années 30, pendant la période du Dust Bowl. Ce phénomène des tempêtes de poussières, également décrit dans le film Interstellar, résulte d'une période de sécheresse de plusieurs années consécutives et de méthodes d'agriculture intensives de l'époque provoque l’appauvrissement des sols et des fermiers. L'objectif de John Clarke ? Un reportage photos d'un mois pour la Farm Security Administration sur la région, et surtout ses habitants, la pauvreté à laquelle ils sont confrontés. Le tout afin de faire passer ces informations au reste de la population des états unis pour les aider. A travers cette histoire toute en finesse, tout en rondeur, John, va petit à petit apprivoiser les habitants de la région autant qu'il va se faire apprivoiser par ces derniers. D'hostile, les habitants vont finir par le connaître et l'accepter, l'aider, l'intégrer jusqu'au dénouement. Plus l'album avancera et plus ses convictions seront remises en cause, autant sur le plan personnel, que professionnel. Difficile d'en parler plus sans spoiler la fin de l'histoire. Côté réalisation, l'album est très proche de la photo pour certaines planches avec un dessin semi réaliste à encrage à gros trait du plus bel effet. Il est d'ailleurs parsemé de photographies d'époque. Saisissantes pour la plupart, qui donnent carrément envie d'en savoir plus sur cette période à travers les nombreux sites sur le sujet et les photographies disponibles, pour certaines très connues. Vous l'aurez compris, un album que les amateurs de roman graphique ou de reportage documentaire pourront difficilement laisser passer et qui ne laisse pas indifférent même une fois refermé. C'est donc un grand Oui. Pour en savoir un peu plus: http://photonumerique.codedrops.net/L-epopee-de-la-Farm-Security-Administration Quelques photos de la page wikipedia sur les Dust Bowl
  8. 1 point
    Monkey peak est ce qu’on appelle un survival : le genre de manga où il y a un certain nombre de personnages au début et beaucoup moins à la fin… Une entreprise pharmaceutique décide d’emmener tous ses employés à la montagne afin de souder l’équipe, en plus de la randonnée, il est prévu des moments de convivialité entre cuisine et partage de tente. Hélas pour eux, au milieu de la nuit la troupe se fait attaquer par un énorme singe très belliqueux qui compte bien tous les éliminer. Les survivants s’empressent d’essayer de regagner la vallée mais le singe tueur n’est pas loin derrière. Il existe des légendes au sujet de ce singe, il serait le gardien de la montagne, mais qu’ont pu bien faire ces employés pour déclencher sa colère ? Ce n’est que petit à petit que l’explication arrive mais en attendant, survivre dans ce massif montagneux réputé pour sa difficulté, sans équipement, sans vivre, va attiser les tensions et dévoiler le vrai caractère des personnages. La montagne est très bien représentée, on ressent bien qu’au moindre faux pas c’est la mort qui guette. Le graphisme est assez dur, le design du singe tout en piquants pour rappeler que les personnages sont toujours sur le fil du rasoir. Le manga est violent, horrifique même, mais ce n’est pas de la violence gratuite car il y a une justification à cette situation, une leçon à retenir.
  9. 1 point
    En voilà une belle BD qui va parfaitement dans la collection Grand Angle de Bamboo. On a la une vraie belle histoire qui aurait toute sa place sur grand écran. Un personnage principale au passé compliqué qui a fui chez lui pour essayer de vivre de sa passion pour l'art. Une étrange cabane. Un personnage qui a des accès de génie inexpliqués et surtout une ambiance lourde qui nous promet bien des surprises dans la deuxième partie de ce dytique. Dur dur de ne pas trop en dire et de réussir à vous convaincre de lire cette BD. Graphiquement on est dans de la très bonne BD actuelle. Rien à redire autant sur les personnages que sur le décor. Coté scenario, le suspense est bien tenu et les révélations uniquement susurrées. A la fin de ce tome on a l'impression de comprendre sans en avoir une vraie conviction. Et cela laisse la place à un vrai bon deuxième tome. Rien d'absolument époustouflant et de novateur. Mais de la très bonne BD standard. Du très bon grand angle quoi.
  10. 1 point
    Allez hop petite session de rattrapage pour moi. Et sur un manga ? Non vous ne rêvez pas, je vais bien vous parler de cet Albator. Alors attention il est édité au format BD et c'est une trilogie. A ce stade je n'ai lu que le premier tome, mais l'ado que j'étais qui vénérait le Capitaine, Pirate de l'espace à la cicatrice mythique, ne pouvait pas passer à côté de ça. Oui je me suis régalé le temps de ce tome. Oui la narration et le dessin de Jérôme Alquié est excellente, les personnages, principaux comme secondaires sont bien en place, et l'aventure est bien présente. Oui Albator est comme toujours une présence plus qu'un personnage, mais c'est là que réside une partie du mythe justement. De toutes façons ne me demandez pas d'être impartial sur Albator, oui il a probablement une grande part des caractéristiques qui m'horripilent dans d'autres mangas, mais ici j'ai juste adoré. L'histoire est plutôt bien pensée pour un premier tome nerveux, même si une fois n'est pas coutume elle est très centrée sur la terre. Un beau grand moment de retour en adolescence, avec la musique qui résonne dans ma tête au fil des pages. Bref j'étais bien.
  11. 1 point
    Avec The twelve, Joe Michaël Straczynski récupère des super-héros de l'âge d'or des comics de chez Mavel pour les propulser au début des années 2000. En effet, le récit commence durant l'affrontement des nazis par les super-héros menés par Captain America. Une équipe composée de douze super-héros sera captura puis congelée durant soixante ans avant de d'être retrouvée lors de la construction d'un bâtiment dans Berlin. Les super-héros héros de l'époque vont devoir s'adapter à la situation comme on reste dans la continuité des événements de Civil war, ils devrontn décliner leur identité pour commencer. Tout le génie de Joe Michaël Straczynski est de jouer sur la psychologie des super-héros dépassés par une époque qui n'est pas la leurs. L'auteur les introduit les uns après les autres pour découvrir leur pouvoir et son origine, ou bien leur compétence en l’absence de pouvoir. Il ne réécrit pas l'histoire de ces super-héros mais les utilise avec leurs compétences, leurs défauts et autres aptitudes à combattre pour le bien. La partie graphique de Chris Weston est de qualité pour dépeindre les aventures de ces super-héros avec des costumes ou tenues en décalage avec l'époque. Avec cette maxi-série de douze épisodes, Joe Michaël Straczynski prouve tout son talent de scénariste comme il n'était pas évident de trouver une histoire convaincante surtout avec cette idée de base où les héros étaient congelés. Un chapitre supplémentaire complète cette intégrale avec un one-shot se déroulant pendant les combats de seconde guerre mondiale avec notamment Captain America. The twelve m'a agréablement surpris et je recommande fortement la lecture de cette série.
  12. 1 point
    Avant tout sachez que je ne suis pas une spécialiste de Liberge, n’en déplaise à certains car je sais qu’il est très apprécié sur ce site. J’ai hésité à faire cette critique car j’ai vu que les avis étaient très positifs un peu partout. Je vous rassure, je ne vais pas la descendre, loin de là ! mais j’aimerai y apporter quelques nuances. Graphiquement parlant, c’est très beau, des dessins très travaillés et détaillés, des rendus colores recherchés notamment pour souligner le rendu mystique et un changement radical dans la dernière partie pour aborder l’épilogue de l’histoire. Le seul détail qui m’a dérangé c’est la représentation du personnage principal car même s’il a une carrure carrée (c’est un rugbyman), il fait nettement plus que son âge, à 19 ans on croirait qu’il en a 35 !! Bien sûr ce n’est qu’un détail car cela ne change rien au sujet de l’histoire. Concernant le sujet, on entre ici dans des considérations mystiques : l’expérience de la mort et de son retour. On sent que Liberge a bien étudié le sujet, il s’est appuyé sur des témoignages, sur des œuvres dont celle de Jérôme Bosch et sa série de tableaux du voyage vers l’au-delà. Que l’on y croit ou pas n’est pas important, ici, on nous dit qu’il existe des événements qui dépassent l’entendement, que la mort n’est pas une fin. Je regrette que la partie « secret de famille » ne soit pas plus approfondie, je pensais d’après le résumé que cela allait avoir une part importante mais c’est surtout autour des EMI (expérience de mort imminente) que l’histoire s’articule : quelles sont les conséquences directes et comment cela va influencer la vie du personnage principal. Si le sujet vous intéresse, vous aimerez surement cette bd, après, je la conseillerai plus pour un public adulte, du fait de toute la partie ésotérique. Et concernant son potentiel de relecture, je m’interroge, ce n’est pas le genre d’ouvrage que l’on relit régulièrement.
  13. 1 point
    Suite à une pression importante des religieux intégristes aux Etats-Unis, la série n’a pas pu sortir dans le catalogue de la maison d’édition DC, comme prévue initialement. Le problème majeur vient du fait de réunir un super-héros qui devait être Superman et Jésus Christ dans des aventures complétements déjantés et loufoques. On comprend rapidement pourquoi le titre s'est attiré des problèmes des groupes religieux dès l'introduction quand Dieu crée la terre avec Adam et Eve. Il tourne en dérision la religion chrétienne ce qui n’est pas bien vu encore aujourd’hui. L'histoire est vraiment amusante, les répliques de dieu ou ses réflexions sont excellentes et l’ensemble est très bien réfléchi. Face à l'échec de la dernière création de dieu, Jésus propose d'aller sur Terre pour remettre de l'ordre mais il sera crucifié et dieu aura du mal à s'en remettre. Face à la déception d'avoir un fils comme Jésus, Dieu demande à Sunstar un super-héros indestructible et immortel d’éduquer son fils. Deux auteurs dessinateurs se partagent le travail, avec deux styles différents qui s'alternent suivant si c'est le point de vu de Jésus ou celui de Sunstar. Le style sur Sunstar est vraiment classique pour les comics de super-héros mais efficace. Le style sur Jésus se rapproche des productions BD franco-belge avec des traits crayonnés encore apparent par-dessus la couleur. J'ai vraiment adoré ce titre, je ne m'attendais pas à tant d'humour et autres subtilités dans Le Retour du Messie, les dessins fourmillent de détails amusants. J'adore comment les docteurs diagnostiquent Jésus, il a le fantasme du messie, avec illusions de grandeur et complexe de persécution.
  14. 1 point
    Ah que j'ai aimé ma semaine de lecture. Après les chimères de Vénus que je n'attendais pas, voici que ce Tarzan dont je me méfiais me replonge également dans de doux souvenirs. Oui il y a dans cette adaptation un écho qui m'a renvoyé à des samedis après midi passé sous la garde attentive et bienveillante de mon grand-père à regarder les films de Tarzan joué par Johnny Weissmuller. Les paysages de cette Afrique sauvage et envoutante, de cette époque d'explorateur et d'aventuriers me revenaient au fil des pages. Les affrontements dantesques également. L'adaptation de Christophe Bec est juste parfaite. En refermant le livre j'ai eu envie que les auteurs aient pris encore plus leur temps pour nous livrer cette histoire mais il faut reconnaitre que non, le propos est très bien ainsi là où des longueurs auraient pu sinon apparaitre. Une belle maitrise narrative donc dans l'exercice délicat de l'adaptation littéraire. Les dessins de Stevan Subic sont eux parfaits. Pleins de fureur, de rage, d'émotions, et de noirceur quand le besoin s'en fait ressentir, les scènes d'actions sont maitrisées et l'ambiance tellement réussie qu'on finit comme Tarzan par n'attendre que son retour dans la jungle. Petit bémol ceci dit, je trouve que Tarzan et notamment son visage est représenté de manière bien trop impersonnelle. En conclusion vous m'aurez compris, cette BD est idéale pour faire découvrir à vos ados Tarzan, et en profiter pour vous pour le redécouvrir dans une adaptation qui me semble aussi sérieuse et fidèle qu'enthousiasmante et réussie ! Vivement que ce duo se penche sur le prochain Conan ! A noter que pour ne rien gâcher, la couverture, que je trouve très réussie est l'œuvre de l'immense Eric Bourgier (Servitude). OooOOoooo0000ooooh ooooohhhhOOOOhhhhh ooooooooOOOOOOoooooo (c'est mieux avec le son : écoutez ça à 33'20)
  15. 1 point
    Ce roman graphique est un témoignage historique de Zehra Dogan une artiste kurde incarcérée dans la prison n°5 en Turquie. Sa première condamnation à de la prison ferme était pour avoir dessiné la ville de Nusaybin détruite par les forces de l'état. Après sa libération, elle a monté une exposition avec des amis artistes qui lui a valu sa deuxième condamnation à la prison N°5. Pendant, qu'elle purge sa deuxième peine de prison, elle dessine son quotidien carcéral avec les autres femmes kurdes, toutes innocentes. Elle explique comment elle fait passer les dessins de cette bande dessinée pour pas que les gardes les confisquent. Une première partie met en place sa vie dans cette prison puis une seconde partie revient sur l'historique de cette prison avec toutes les tortures et les meurtres commis sur le peuple kurde. Ce titre est réalisé sur du papier kraft avec des dessins en crayonnés, semi-réaliste dans la forme mais réaliste dans l'idée avec toutes les atrocités. Le rendu final sur ce papier kraft marron avec les dessins accompagné de seulement de quelques couleurs amplifie le côté dramatique de ce roman graphique. Même les textes en crayon semblent avoir été effacés. La lecture de Prison N°5 est assez intense avec la découverte par les témoignages du peuple kurde en Turquie. Prison N°5 est un récit historique authentique qui ne laisse pas indifférent.
  16. 1 point
    En voilà un récit ou l'on reconnait bien la touche d'Hickman. Ceux qui trouvent que East of West est trop compliqué, qui ne comprennent rien à Black Mondays Murders ou encore qui préféraient les X-Men des années 2000, vous pouvez passer votre chemin et ne pas lire la suite de la critique. Car Hickman nous livre ici peut etre ce qu'il a produit de plus exigeant. Exigeant graphiquement tout d'abord. En effet à chaque "caste" est associé un type de dessin et une coloration spécifique. Mike Huddleston manie ca comme un maitre de l'art dans son ensemble. Les planches sont aussi sompteuses qu'exigenantes grace aussi bien à des grandes vues de l'espace qu'à des planches ou il faut arreter sa lecture pour bien tout comprendre. Mais exigeant car le scenario ne semble que prendre un corps homogène vers les 2/3 du livre. Pour etre très honnete durant le premier quart de la BD on se demande bien de quoi ca parle et on hésite à poursuivre. On ne poursuit cette lecture que parce que l'on connait Hickman et que l'on sait que derrière l'exigeance il y aura un travail soigné et une histoire qui vaux le coup. C'est ce qui vaut le demi point à ce premier tome : impossible de le conseiller à quelqu'un sans lui faire lire du Hickman d'abord. Ou alors avec une présentation très precise de la difficulté qu'il va rencontrer. Mais si vous aimez le monsieur, et c'est mon cas, alors vous vous régalerez à découvrir l'univers proposé ici. Vous lirez chaque ligne des pages séparant les chapitres. Vous regardez partout pour voir tous les détails qui font la richesse et la cohérence de l'univers des oeuvres de Hickman. Bref vous adorerez. En somme un superbe album très exigeant qui ne plaira pas à tout le modne... un bon Hickman quoi
  17. 1 point
    L'esprit critique est une bande dessinée atypique qui traite d'un sujet assez complexe tout en captivant les lecteurs. En effet, Paul le héros de l'histoire va se moquer d'une jeune femme qui prétend être en harmonie avec la nature et voir des fées. Le repas dégénère et Paul rentre chez lui assez vexé des réactions de ses amis. Il va recevoir la visite d'une petite fille qui n'est autre que l'esprit critique. Dès lors le duo de héros va argumenter pour faire avancer la façon de penser de Paul suite aux nombreux exemples et autres anecdotes de l'esprit critique. Isabelle Bauthian pousse donc la réflexion en remontant dans le temps pour se baser sur l'histoire et l'évolution de l'homme. Les dessins de Gally sont de qualité pour ce genre de récit qui mélange pédagogie, humour et histoire. L'esprit critiques est une agréable surprise et lecture qui ne laisse pas indifférent, l’introduction et très bien amenée pour rentrer dans le vif du sujet.
  18. 1 point
    C'est dur de vraiment mettre une note à ce tome d'ennemis. Pourtant il est bon : les dessins sont sympas, l'ambiance tuniques bleues est bien là, le découpage de l'histoire avec les révélations sur les personnages est bien faites et le trouble est semé ce qui est surement le but de Kid Toussaint. Tout plein d'argument qui poussent en faveur d'une bonne note.... mais .... Car il y a un énorme "Mais". En effet le tome deux de cette histoire a tellement d'importance qui pourra à lui seul rendre inutile ce tome un. Mais vraiment. En effet cette histoire est un 8 femmes mis au gout du western : ils sont 7 et il y a surement un illustré chez eux. Mais qui est-il ? Et bien cette explication de qui est vraiment l'infiltré, que nous aurons dans 2 mois, peut changer toute la saveur de ce premier tome. On pourra avoir un super diptyque autant qu'une première partie d'histoire qui ne sert à rien. Gageons que Kid toussaint est bien au courant de ce "problème" en puissance. Reste que j'aurai du mal à vous dire autre chose que : attendez le second.....
  19. 1 point
    Cette chronique a été réalisée à partir du pdf de lecture. Des différences de ressentis et de perception peuvent donc se révéler avec l'édition papier. Voici donc déjà le tome 30 de cette série fleuve. Inutile de faire trainer le suspens : si vous êtes déjà fan, vous pouvez vous précipiter. C'est toujours aussi bon, et si ce tome à travers son héroïne est parfois iconoclaste, il ne l'est pas par son traitement. De l'action, de la politique, et le destin et la vie d'un personnage central de l'ordre balayé devant nous en une grande fresque. Les grincheux feront remarqué que c'est un peu court niveau dialogue, niveau immersion ou empathie. Mais l'oeuvre réalisée sur la Geste n'est pas là. Pour les fans, ce tome 30 va recouper et recroiser quantité d'éléments déjà perçus/vus/lus/suggérés dans les tomes précédents. Si même un profane tel que moi à pu se dire que ça recoupait bien avec d'autres tomes, inutile de vous dire que les fans y trouveront plus que leur compte. Côté cohérence, le dessin fait fort puisque l'on retrouve Vax, qui avait déjà oeuvré notamment sur les tomes 17 et 18 traitant de la guerre des sardes. Guerre des sardes justement "évoquées" lors de ce tome Dur de faire mieux, d'autant plus que son style convient ma foi très très bien à l'univers graphique global de la Geste. C'est beau, c'est propre, les scènes d'actions sont fluides et les personnages secondaires aisément identifiables. Ceci étant dit, ce tome 30, en dépit de ses atouts remarquables et de ses belles qualités ne devrait pas faire changer d'avis ceux qui ne portent guère d'intérêt à cette série fleuve. Les autres profiteront encore un peu plus d'un univers et d'histoires formidablement pensées et enchevêtrées, où les petites histoires font les grandes. Et ceci devient quelque part un petit peu la vraie marque de fabrique de la maison d'édition Soleil sur ces dernières années. Il faudra peut être revoir notre jugement souvent dédaigneux à ce sujet car ce qu'ils réalisent sur cette série ou sur les terres d'arran est tout sauf facile, même si parfois on a l'impression d'y avoir perdu en créativité et en fraicheur.
  20. 1 point
    L’idée de départ était innovante, Koiko adolescente vit avec sa mère prolifique en histoires d’amour et sa sœur ainée prônant l’abstinence en la matière, elle décide de ne suivre aucun de ces deux exemples et de mener une vie dans la moyenne, en étant la plus banale possible. Sa rencontre avec « le prince » du lycée va changer la donne. L’auteur fait l’exploit de réussir là où son héroïne soi-disant échoue : la banalité ! Car il faut bien le dire, les ¾ de la série sont du déjà vu, on s’y ennuie ! Le lecteur se retrouve coincé entre cette fille héroïne type de shojo et ce garçon hyper parfait (le prince charmant vraiment qui n’a aucun défaut ou presque), heureusement que l’histoire de la sœur ainée apporte un peu de piquant et d’humour ! L’auteur met en avant la pureté de cet amour mais qu’est-ce que c’est lent, au bout de 11 tomes, ils osent à peine s’embrasser et là, au 12eme ils pensent à se marier ! Pour le coup, ce tome apporte de la nouveauté, il y a une réflexion sur l’engagement du mariage, sur l’importance de se construire un avenir, de trouver sa voie. Banale à tout prix est donc un shojo qui fait le job mais qui ne se démarque pas des autres. (série finie en 14 tomes)
  21. 1 point
    Gagner la guerre c'est la série qui vous fera sans nul doute aimer la fantasy à la française en BD en attendant qu'un jour soit peut être adapté Le sang des 7 rois en BD. Autant vous dire que j'attendais ce tome avec impatience. Les deux premiers tomes avaient frappés fort, servis de main de maître par le talentueux Frédéric Genêt (connu pour sa série Samouraï notamment). J'adore sa façon de représenter ses personnages, et surtout ses gueules cassées. Ses scènes d'actions et ses paysages ne sont souvent pas en reste, même s'il faut reconnaître que sur ce tome-ci, centré sur des intrigues de palais, certains arrières plans et décors sont parfois un peu vides. Ceci dit retrouver la gueule cassée de Benevenuto reste un plaisir graphique savoureux. L'histoire en elle même est toujours aussi passionnante, même pour ceux qui comme moi ont lu le livre original de Jean-Philippe Jaworski. Monde imaginaire médiéval réaliste, magie discrête, intrigues tortueuses et savoureuses, personnages moralement très discutables, on se rapproche grandement d'un Game of Throne avec moins de personnages mais plus maitrisé. Comme je l'ai dit plus haut, cet opus fait la part belle aux intrigues, mais Benvenuto y garde toute son importance et ses cabotinages. Encore une belle réussite donc, et j'ai hâte d'en lire la suite une nouvelle fois. C'est du très bon !
  22. 1 point
    Attention, première critique de ma fille de 12 ans, soignez indulgent Mais étant la cible privilégiée de ce genre de manga, (et moi pas du tout) cela paraissait plus intéressant de faire comme cela Je trouve ce tome 7 de jardin Secret bien car un nouveau personnage arrive et que, grâce à lui, nous en apprenons plus sur le passé (l'enfance) d'Akira. Le fait d'en connaitre plus sur Akira me donnes des doutes sur qui était Akira avant. (Note de la rédaction. Ou sans les répétitions : Le fait d'en savoir plus sur Akira me fait douter de qui il était avant ) . Sinon j'aime toujours autant cette série car elle montre comment c'est compliqué pour certaines personnes de ne pas avoir honte de ce qu'ils aiment (Akira et les fleurs !) Signée, la fillle de poseidon2
  23. 1 point
    Omaké présente son manga entre un mix entre le film 12 hommes en colère et la série 13 reasons why. Et le rapprochement est inévitable quand on voit le titre et le résumé : une jeune lycéenne pour qui en apparence tout allait bien, se suicide un jour au lycée. Chacun de ses camarades ainsi que leur professeur principal va recevoir une lettre d’adieux. Mais Tsubaki n’a pas laissé que des lettres derrière elle, elle a surtout laissé des indices de façon subtile, des sous-entendus, chaque lettre à son tour va être lue, analysée et le puzzle va s’assembler petit à petit. Au travers de ce suicide, l’auteur passe au crible la nature humaine, tous ces comportements qui peuvent paraître anodins mais qui ont leur importance et qui peuvent blesser. Tous ces non-dits qui peuvent engendrer des quiproquos et des incompréhensions. Tout au long du livre, on sent la tension monter, on essaye de comprendre, on participe au débat, la force que l’on sent dans 12 homme en colère est la même ici, on suit des pistes, on s’interroge et on attend impatiemment que la vérité éclate ! Une grande réussite !
  24. 1 point
    Pour un premier essai ensemble, le duo d'auteurs formés par le couple Sylvie Roge et Olivier Grenson a fonctionné à merveille. C'est d'autant plus remarquable que si Olivier Grenson avait déjà démontré sa maitrise graphique, c'était la première incursion de Sylvie Roge dans le monde du scénario de BD. Hors, la maitrise du scénario, des flashbacks et des révélations, du rythme de cette BD m'a rendu cette lecture passionnante. L'histoire est humainement dure, difficile comme le sont les drames familiaux mais elle prend aux tripes directement. Je n'ai finalement qu'un regret c'est que j'ai trouvé que le personnage de la maman aurait pu gagner encore en nuances, en complexité. Graphiquement c'est très beau, fluide et détaillé, c'est indéniable, et j'ai parfois eu l'impression d'un certain mélange de style avec des poses, postures et visages qui m'ont beaucoup rappelé certains mangas étonnamment. La fée assassine est une belle BD sur les drames familiaux, la gémellité, les maltraitance psychologiques. Je vous la conseille.
  25. 1 point
    Bon alors sur cet album ci je ne suis pas objectif. En effet Nicolas Keremidas est l'auteur grenoblois de référence (bon ok avec Rochette). Alors quand en plus il y dans cette album tout une partie de la ville (les hôpitaux bien sûr mais aussi le bar La Nat, la place de la fnac, les rue piétonnes etc....), mort cœur de grenoblois ne peux résister. Mais il sait encore faire la part des choses pour vous dire que le récit de Nicolas Keremidas est extrêmement prenant. On vit son opération comme si c'était la nôtre et il réussit bien à nous faire comprendre à quel point l'impact psychologique est aussi intense que l'impact physique. Ce genre d’opération impact une vie sur le long terme et Nicolas Keremidas, malgré son style graphique typé "humour", nous fait bien comprendre qu'il s'est vraiment demandé si il reverrait ses enfants. Les séries hospitalières à la mode ont un peu trop tendance à banaliser des interventions de ce genre en se concentrant sur le médecin et non le patient. Ce "auto-reportage" nous montre bien qu'il n'y a pas besoin de passer par les urgences pour qu'une opération de ce genre soit dure à vivre. Un témoignage important et bien réalisé. A lire.
  26. 1 point
    Un nouveau tome de la série Solo est toujours un événement à ne surtout pas manquer. Après un premier cycle sur Solo le rat, on découvrait avec le tome précédent son successeur Legatus le chien, pour la nouvelle trilogie qui correspond au deuxième cycle de l'histoire. Legatus apporte la bonne parole comme un prophète pour libérer les opprimés avant de reprendre la route pour continuer de propager sa vision. Dans cet épisode, on découvre le clan des lapins qui en compagnie d'autre herbivores s'organisent pour semer des graines, pour un retour de la nature. En parallèle, les hommes veulent en finir et reprendre leur privilège d'être pensant. Avec Solo, Oscar Martin dénonce de plus en plus l'élevage d'animaux pour servir de nourriture à la population en apportant la solution avec le véganisme. La partie graphique est sublime comme pour les autres tomes de la série avec des animaux possédant les traits et expressions de visages proches des humains. Ce second cycle gagne en profondeur avec ce tome qui installe une intrigue intéressante. Sinon le spin-off chemins tracés sur les chats se poursuivra avec un second tome annoncé pour le mai prochain.
  27. 1 point
    Bon allez je vais lâcher un pavé : ce Elecboy m'a laissé un vrai gout.... de premier tome de Servitude. Oui oui rien que cela. Graphiquement c'est très beau mais quand même pas au niveau d'Eric Bourgier. Après c'est dure de demander de faire aussi bien (impossible ?). Mais c'est très joli quand même. Mais c'est surtout au niveau de l'histoire que j'ai eu cette impression. Une impression diffuse d'un scénario dantesque. Un scénario maîtrisé sur le bout des doigts et nous promettant une fresque de science-fiction de haut vol. Cette impression n''est pas venue toute seule. Au début cela peut paraître un peu obscure. Mais l'avancée de l'histoire et surtout la fin, nous ouvre les yeux sur des possibilités de science-fiction sérieuse comme cela fait trop longtemps que l'on n'en a pas vu. Bref un coup de cœur qui, je l'espère, ne sera pas juste un coup d'été dans l'eau.
  28. 1 point
    La série des adaptations des aventures de Conan le cimmérien se pousuivent avec Le dieu dans le sarcophage. Doug Headline se charge de l'adaptation en scénario avec beaucoup d'originalité dans la méthode de narration. A tour de rôle, l'auteur nous donne le point de vue de chaque protagoniste présent pour résoudre le meurte commis. Par ce biais, on découvre les pensées de Conan mais aussi des gardes alors que les tensions montent. L'histoire se déroule comme dans une enquête d'Agatha Christie. Plusieurs personnes peuvent être coupable du meurtre et le chef de garde doit résoudre le mystère, avec une partie fantastique en plus. Emmanuel Civiello nous livre sa vision du cimmérien avec beaucoup de maitrise pour mettre en image cet univers. Il est amusant de voir comment différens auteurs dessine Conan au fil des albums déjà disponibles. Civiello offre en plus des illustrations en fin d'album en plus de celles d'autres auteurs de bande dessinée comme pour les tomes précédents. Le dieu dans le sarcophage est une très bonne surprise avec cette histoire plus abutie et dessins de qualité.
  29. 1 point
    Je vais avoir du mal à être objectif sur cette BD tant elle fait écho à mon vécu récent. Mais je n'ai pas de gros doute sur le fait qu'elle est plutôt réussie. Le dessin d'abord, pudique et transmettant bien les émotions, il colle bien au propos. Ce n'est pas pour autant particulièrement remarquable tant ce style a été déjà vu et revu. Mais c'est bien réalisé et cela souligne avec justesse les scènes touchantes qui parsèment cette oeuvre sur le sujet difficile de la fin de vie et du grand âge. L'histoire elle est bien, bien amenée, et plutôt bien conclue. Toutefois, si elle ne présente pas une dramaturgie particulièrement puissante, elle mélange avec habileté mélancolie, tristesse et joies. Quelques passages sur d'autres sujets m'ont laissé un peu perplexe tant je les ai trouvé déconnecté du sujet principal, mais c'est probablement une question de sensibilité. Au final "Ne m'oublie pas" est une oeuvre touchante et attachante, probablement réservée aux personnes ayant déjà été confrontés à la fin de vie et à Alzheimer et ses dérivés.
  30. 1 point
    Il y a des BDs difficiles. Certaines difficiles par leirs réalisations et d'autres, comme celle ci, difficiles par leur thème comme celle ci qui nous projette vers ce que l'on cherche tous à éloigner : la vieillesse et la fin de vie. Et cette répulsion, viscéralement ancrée en chacun de nous, nous fait en oublier que nos anciens, qui sont eux déjà vieux, ont besoin de notre soutient et sont des personnes qui méritent de continuer à vivre comme tout un chacun. Ce qui est dure dans cette BD c'est qu'elle nous montre ce plongeon, ou cette chute, et ce depuis le début. Début qui vient souvent des enfants et petits enfants qui juge que "cela sera mieux pour mamie de ne plus être toute seule". SI ce jugement théorique est vrai dans 80% des cas, il est souvent prit sans tenir compte de ce que peut representer de refaire sa vie à plus de 75 ans. une vie deja remplie de souvenir que l'on a pas envie d'oublier. Ce que Severine Vidal fait superbement bien dans ce "Plongeon" c'est qu'elle ne cherche pas à cacher les moments de profondes tristesses mais elle ne cherche pas non plus nous apitoyer outre mesure. Et cela reussit car on s'imagine bien qu'Yvonne pourrait etre notre grande mère.... ou qu'elle pourrait etre nous dans pas si longtemps que cela... et c'est cette realité de la vie en Ephad et la vraisemblance du changement de la vie solitaire à la vie à plusieurs qui rend cette BD difficile. Car on ne peut s'empecher de se dire que c'est ce qui nous arrivera un jour.... Mais cela nous met aussi une piqure de rappel et, même si nous avons des vies de bordées de choses d'importances discutables, nous encourage à prendre le temps qu'il faut pour pour profiter de nos anciens tant qu'il est encore temps.
  31. 1 point
    Allez un petit rattrapage de l'une des grosses sorties Comics de l'année, plutôt saluée par la critique. Un ami avec lequel je partage pas mal de goûts en comics et bd me l'a prêté en me la conseillant fortement, me vantant les vertus hyper rafraîchissantes de ce one shot de Fantasy. Et moi j'ai mis beaucoup de temps à la finir. Et oui au premier essai, le graphisme a finit de me rebuter au bout de 4 chapitres. Dur. J'essayais et le monde et l'histoire m'attirait, mais le graphisme m'embrouillait beaucoup trop. Trop de confusion, trop de nouveautés, trop de mal à discerner ce qui se passe. Du coup je l'ai reposé. Et puis j'ai persévéré car quand même quand tout le monde dresse les louanges d'une BD il faut parfois insister. Donc j'ai pris le temps de finir pendant ces vacances. Et c'est passé beaucoup mieux. J'avais plus de temps à y consacrer, et puis je me suis habitué. Alors non, clairement même à la fin, je ne suis pas un grand fan du graphisme. Mais c'est original, c'est bien fait, et il y a une vraie cohérence et des choix plutôt sympa. Cela vous plaira ou non, mais cela mérite le coup d'oeil. Dans le même genre de graphismes qui peuvent cliver, Invisible Kingdom m'a fait le même effet. L'histoire par contre se révèle vraiment sympa, sans aucune sensation de déjà vu. C'est original quand même du Steam Punk Post apo en Fantasy. , Même pour un gros lecteur de Fantasy on est proche du jamais lu. Ajoutons à cela que les personnages sont vraiment bien même si l'on met du temps à s'attacher et à comprendre leurs motivations et que le rythme suit une progression logique et super intéressante. . Et puis le propos de fond est puissant et pertinent. Alors pour toutes ces raisons je vous invite à essayer ce Coda Omnibus. Ce n'est clairement pas l'un de mes tops de l'année, mais ça pourrait bien être l'un des vôtres au vu de ses nombreuses qualités et pour peu que vous soyez plus sensible que moi aux graphismes.
  32. 1 point
    Le convoyeur débute une nouvelle trilogie post-apocalyptique dans une ambiance western où l'homme a muté. En effet, dans l'histoire de Tristan Roulot, le fer est devenu aussi friable que du papier, transformant le monde que l'on connait, en rendant obsolète la plupart des structures. Cependant, l'impact le plus important provient du fer présent dans le sang de l'homme qui provoque des mutations. Dans ce monde, on suit le convoyeur un personnage mythique qui accepte toutes les commandes sans regarder le danger. Le récit est prenant et captive dès l’introduction avec ce retournement de situation assez bien amené pour présenter le convoyeur. Après les excellents westerns Sykes ou Texas Jacket, on retrouve Dimitri Armand dans un nouveau genre avec ce récit fantastique. L'auteur gère à merveille les décors en décomposition ainsi que les pouvoirs développés par l'ensemble de la population. Une version en noir et blanc dans un format plus grand était déjà disponible en librairie depuis quelques temps pour profiter du travail de Dimitri Armand. Je recommande fortement la lecture de ce premier tome qui débute très fort.
  33. 1 point
    Somptueux.... c'est le premier mot qui vient quand on voit la couverture. Somptueux graphiquement mais aussi au niveau de sa conception. Cette image reflette à elle seule toute la dictotomie du personnage d'Harleen Quinzel : Une intelligence au service de la folie. Avec une couverture tellement belle on se dit que l'interieur sera forcement moins bon, comme souvent dans l'univers du Comic. Et bien non. Non et non. Stjepan Šejic nous livre un véritable récital. Graphiquement c'est une tuerie du début à la fin... Et donc au final "c'est juste un beau recueil d'illustration ? "me demanderont les lecteurs saoulés par l'omniprésence-présence de ce personnage "secondaire" du monde DC. Et bien... meme pas. Stjepan Šejic nous livre la première vrai histoire d'Haley Quinn depuis... fiouuu depuis un baille. Ici il n'est pas question d'une Harley Quinn gentille/méchante un peu bébête et sexy qui inondes les sorties et les écrans. Non la on parle de la jeune femme psychologue fraichement diplomée qui pense sincerement pouvoir aider les criminels à revenir dans le droit chemin. Stjepan Šejic nous livre une vrai auto psychanalyse du personnage. Via une voie off, le personnage d'Harleen décrypte sa lente descente aux enfers. Descente guidée par le maitre des lieux : Monsieur J. Entre manipulation du joker, véritable amour et relation interdite, Stjepan Šejic nous livre un récit complet et complexe sur un personnage qui gagne une densité impressionnante au point d'être vraiment l'objet de toutes les attentions. Bref Stjepan Šejic a prit son temps mais nous a livré un album superbe qui, à L'instar du Luthor de Azzarello, met en avant un personnages méchant tout en le traitant de facon sérieuse et réfléchit. Et sur un personnage publique et délurée commme Harley Quinn, ca fait un bien fou Merci monsieur Stjepan Šejic PS: Attention tout de même, les lecteurs de comics qui espère des combats, des colants partout et un sauvetage de Gotham, vous risquez d'etre déçu.
  34. 1 point
    Un nouveau cycle démarre avec ce treizième tome du scorpion qui est prévu en deux tomes. Enrico Marini ne dessine plus cette série en laissant sa place à Luigi Critone, un dessinateur habitué aux histoires d'époques comme Je, François Villon. L'auteur gère à merveilles la reprise de l'univers de Marini, on pourra noter quelques différences pour les visages du Scorpion ou de Méjaï dont on connait les traits depuis longtemps. Mais ces petits détails s'estompent très vite à la lecture de cet épisode qui nous emmène en orient. De plus, les planches de l'auteur sont très détaillées. Stephen Desberg imagine une fois de plus des aventures mouvementés pour son héros qui part à la recherche de son enfant. Le scénariste nous laisse pas de répit avec une course au trésor et de nouveaux personnages mystérieux. Enrico Marini devrait encore dessiner des one shot sur des personnages emblématiques de la série, pour lui laisser le temps de poursuivre les aigles de Rome ou les Batman dernièrement. Tous les ingrédients qui ont fait le succès de la série sont réunis même si on perd en originalité avec chaque nouveau tome. Il est toujours plaisant de lire les aventures du Scorpion.
  35. 1 point
    Je tiens d'abord à souligner le travail titanesque abattu par l'auteur, Patrice Pellerin, sur sa série phare : l'Epervier, dont il nous livre déjà le tome 10. 10 tomes scénarisés, dessinés et colorisés tout seul. Sans compter les ouvrages parallèles à la série mère. Si l'on excepte d'ailleurs sa participation aux scénarios des 3 premiers tomes des Aigles décapités, et à deux tomes de Barbe-Rouge, il a consacré sa carrière à sa série principale jusqu'à présent. L'épervier est devenu au fil du temps une des références de la BD d'aventure franco-belge historique. Mettant en scène notamment la France et la Bretagne au XVIIIème siècle dans son premier cycle (Tomes 1 à 6), puis la Nouvelle-France et les problématiques diplomatiques et coloniales à travers son second cycle (Tome 7 à 11), les intrigues se nouent et se denouent dans un contexte historique rigoureux et passionnant. On sent le soucis du détail de l'auteur, qui une fois n'est pas coutume, nous adresse en plus de la présentation de presse, quelques mots afin de nous expliquer son travail et son angle d'attaque sur ce pan d'Histoire. Je me suis une nouvelle fois régalé devant ce travail admirable, ou certes l'action et l'aventure avancent à petit rythme comparées à des productions actuelles mais où chaque planche est réussie dans la tradition de la BD franco-belge. Pour moi qui suis né en 87, alors que l'épervier n'est né qu'en 91, cette série reste l'une de mes madeleines de Proust qui m'a fait découvrir la BD et l'Histoire, à travers un héros plein de panache et des intrigues soignées. Et une madeleine, ça ne se refuse pas.
  36. 1 point
    Voilà ma claque de cette rentrée. Et c'est sans surprise tant les tomes précédents étaient tous excellents. C'était donc ma plus grosse attente, et elle ne fut pas déçue. Je profite donc de cette chronique pour remercier auteurs et éditeur d'avoir pris le risque de prendre le temps pour développer une série de qualité, avec de vraies prises de risques narratives, graphiquement proche du sublime, et qui nous livre un imaginaire riche, puissant, et résonnant d'échos de nos propres histoires. Vous avez su combler mes attentes, toujours plus hautes après chaque épisode et conclure en beauté cette série de haute volée. Et pour cela bravo ! Le dessin de Bourgier me coupe toujours autant le souffle, avec cette colorisation qui le sublime. J'aime cette galerie de gueules cassées, qui semblent naturelles et pas forcément héroïques. J'aime ces scènes d'actions bien découpées, ces plans quasi cinématographiques, ces décors grandioses mais détaillés. Bref, je suis un fan absolu du travail de Bourgier. Je ne ferais guère plus long même si ça l'aurait mérité. Les choix forts opérés scénaristiquement dans cette série se révèlent tous payants. Oui certains opus nous ont laissé perplexes, et sur certains la difficulté de différenciation entre certains personnages rajoutait à la difficulté de saisir cette intrigue dans sa globalité. D'autant plus que les auteurs nous la présentait chaque fois par un angle de vue différent. Et j'ai beaucoup de respect pour cette démarche intransigeante dans leur créativité. Quels magnifiques conteurs d'histoire ce duo forme. Si vous aimez la BD, vous ne pouvez pas ne pas lire Servitude. Oui cette série est aussi exigeante, avec sa narration toute en subtilité et son graphisme ultra détaillé. Mais elle vous marquera durablement et pose enfin un nouveau jalon remarquable dans le monde de la Fantasy.
  37. 1 point
    Souvent repris dans les shojos de façon classique, nous avons affaire ici à une revisite du genre : pas de vampires buveurs de sang ou torturés par l’idée d’en boire, pas de jeune fille éperdument amoureuse du vampire… Nous sommes dans une époque moyenâgeuse, où l’église à une très forte influence et où les conflits entre les races (humains et Nosferatus) sont usuels. Alors qu’est-ce qui fait l’originalité de ce manga ? Et bien d’abord, nous avons une héroïne, ce qui n’est pas si courant dans ce genre d’histoire, ensuite elle est amnésique et découvre qu’elle est une nosferatu. Mais qu’est-ce donc qu’un nosferatu ? Et bien, tout comme Laura, on va le découvrir au fur et à mesure de ses recherches, ce qui crée une sorte de complicité entre l’héroïne et le lecteur et enfin, ici ce sont les humains qui peuvent être assoiffés de sang. Ce premier tome est plutôt intéressant, il ne manque pas d’actions et annonce plusieurs affrontements futurs. La lecture est facile et le dessin bien travaillé avec suffisamment de détails, attention certains passages sont violents. Je regrette toutefois le manque de caractère des personnages car pour le moment, on ne s’y attache pas. A suivre donc.
  38. 1 point
    « Il existe quelque part… » un livre donc qui raconte l’histoire d’un renard polaire épris de liberté et d’aventures, un renard qui veut découvrir le monde et réaliser son rêve d’aller jusqu’en Afrique. Il quittera courageusement pour cela sa famille et sa terre natale et en chemin, il surmontera des épreuves, s’émerveillera devant la beauté du monde, rencontrera l’amitié, la liberté, l’amour, et finira par découvrir qui il est vraiment. Cette quête initiatique, racontée avec tendresse et poésie parlera autant aux petits qu’au grands : l’auteur évoque avec justesse les sentiments qui nous traversent, nous construisent et nous mènent sur le chemin d’une vie. Le jeune lecteur s’identifie vite au petit renard intrépide et ce joli conte philosophique, aux allures et à l’envergure de celui de Saint Exupéry, résonne encore longtemps dans nos mémoires alors même que nous en avons terminé la lecture. Et dans un parfait enchâssement, c’est aux vies comme premiers récits, à ces premiers récits « sans feuilles ni mots », mais aussi aux histoires de ces vies comme source de rêves et d’autres vies, que Sullivan rend hommage dans ce « livre de feuilles et de mots ». La présence du trait au fusain et la douceur de la colorisation à l’aquarelle des quelques illustrations d’Allegra Pedretti accompagnent plutôt bien le texte. Il existe quelque part un livre émouvant et beau, un livre essentiel. Ce livre, c’est Sullivan. A partir de 9 ans.
  39. 1 point
    Et voilà, déjà le quatrième tome de cette série phare de chez Delcourt avec aux commandes toujours le même trio de scénaristes, et Jérôme Lereculey au dessin. C'est assez incroyable la qualité graphique tenue par cette série avec un seul dessinateur compte tenue de la cadence de parution infernale. Certes après Wollodrïn et Arthur, Jérôme Lereculey n'est plus un inconnu mais tout de même, cela reste un tour de force remarquable. Les dessins sont toujours aussi propres, et si la colorisation est pour cet opus un poil plus terne et sombre que sur le premier tome, l'ensemble reste dans le haut du panier de ce qui se fait en BD actuellement. C'est beau. Côté scénario, les auteurs commençaient à titiller doucement notre patience après le tome 3, la faute à une intrigue comportant toujours plus de fils, et ne semblant pas prêt de se dénouer, mais surtout à des personnages pour lesquels on ne ressentait finalement que peu d'empathie. C'est bien beau de nous faire un game of throne en BD mais encore faut il que le lecteur ait à coeur le destin de quelques personnages. Hors là ce n'était pas vraiment le cas, et le détachement que l'on pouvait en ressentir pesait sur notre appréciation de la BD. Ce tome 4 corrige quelque peu ces défauts, l'intrigue monte en puissance avec ce nouveau duo mis sur le devant de la scène, et si l'évolution de leur relation en fin d'album ne m'inspire guère d'enthousiasme pour la suite tant elle me semble trop peu intéressante voir convenue, reste que l'ensemble des défis à relever m'a intéressé davantage que les complots des tomes précédents. L'action y est elle bien présente également et l'aspect aventure pour certains personnages est également bien présente. On a perdu de vue l'espace d'un tome les enjeux des autres continents, mais nul doute qu'ils se recroiseront. Au final, on a toujours une série avec beaucoup d'ambitions, mais j'aurais aimé beaucoup plus d'interactions avec les futurs cycles des autres continents. plus de zones d'ombres donc, plus de choses non expliquées pour le moment peut être, mais du coup aussi plus d'avancées dans l'histoire. Car in fine au bout de 4 tomes, je trouve l'intrigue encore un peu juste, et le traitement des personnages toujours trop froid. Reste que ce tome 4 rehausse l'intérêt global et que j'attends désormais de voir si le 5 va continuer à éveiller notre intérêt.
  40. 1 point
    Je profite de la sortie du tome 16 pour parler d’une façon plus générale de la série. The promised neverland est un manga qui surprend, il nous plonge très vite dans un univers cruel où il faut lutter pour survivre. Il est à la fois fantastique en mélangeant humains et démons mais sans tomber dans la caricature, aventure puisque les enfants vont devoir évoluer dans un milieu dont ils ignorent tout pour rejoindre le monde humain qui n’existe peut-être même pas, humaniste dans le sens où, à l’instar des personnages principaux, ce manga nous met face à certaines réflexions. Ici, ce n’est ni la force physique ni d’éventuels pouvoirs qui sont mis en avant. Les évadés de Gracefield ne peuvent compter que sur leurs capacités intellectuelles pour atteindre leurs objectifs, sauf que lorsqu’on a 12 ans et un groupe d’enfants plus jeunes à protéger, cela peut se compliquer très vite. En dehors de l’aspect manga d’aventure qui est très plaisant et qui enchaine les rebondissements ; de vraies questions se posent : faut-il exterminer tous les démons pour survivre? faut-il se venger ? faut-il en sacrifier certains pour le bien de la communauté ? Quel est le meilleur choix ? Le tome 16 se trouve à un tournant de l’histoire, nos héros sont divisés quant à la suite des opérations à mener, qui de Norman ou de Rey et Emma vont réussir à appliquer leur plan en premier ? Est-ce que Sonju et Mujika vont-être protéger ou tuer ? On se rapproche du dénouement (série finie en 20 tomes) mais pas un seul instant, on ne s’en lasse. La série est en plus servie par un univers graphique riche et a déjà obtenue plusieurs prix (Daruma du meilleur scénario et de la meilleure nouvelle série, prix konishi de la meilleure traduction, prix manga news pour le meilleur shonen…) A mon avis, une série incontournable.
  41. 1 point
    Les aventureuses est un recueil hommage à tous les personnages féminins présents dans les œuvres d'Hugo Pratt. Une première moitié ou voir plus de ce volumineux album nous présente toutes les femmes qui côtoient Corto Maltesse comme cette série représente la majorité des titres de Pratt durant sa carrière. Ensuite, nous pourrons découvrir les femmes de Koinsky raconte, Jesuit(e) Joe, Fort Wheeling, Ann de la jungle ou les scorpions du désert. Chaque chapitre revient sur une des femmes dessinées par Pratt, avec une citation en guise d'introduction. Michel Pierre imagine une histoire courte pour ces femmes. Par le biais d'une chronologie avec plusieurs dates importantes autour de la femme, ou d'une lettre de l'admiratrice, d'une conversation, ou bien une page de bande dessinée. Tous les textes de Michel Pierre sont accompagnés de magnifiques dessins de Pratt. L'auteur nous livre des esquisses, des croquis, des recherches graphiques en noir et blanc ou en couleur ou en crayonné et bien sûr des magnifiques aquarelles mettant en scène les femmes. Avec les aventureuses il est plaisant de retrouver toutes ces femmes charismatiques de Pratt ainsi que les histoires. On peut alors se remémorer la situation dans laquelle on les a découverte dans les bandes dessinées.
  42. 1 point
    Ah quel plaisir de lire une BD aussi bien écrite, dont les dialogues et situations font mouche et tapent juste et fort. J'ai refermé cet album en me disant que je venais de lire une BD dont la qualité d'écriture sortait largement du commun. Et pourtant la base ne m'avait pas emballé, nouvelle héroïne ancienne flic devenue détective privée qui enquête sur le milieu marseillais, comment dire, on a fait mieux niveau originalité. Mais forcément quand M. Trondheim est au scénario et que la qualité graphique semble bien présente, on est obligé de laisser le bénéfice du doute. Et heureusement. Ce Karmela Krimm est une belle surprise qui m'a replongé avec délice dans mes années de boulot à Marseille. Sans tomber dans les stéréotypes j'ai trouvé, sans trop de jugements, avec un vrai humanisme et un optimisme qui me plait toujours autant. On se retrouve finalement avec un Polar enlevé dont les joutes verbales entre Karmela et Tadj régalent à chaque fois. Fort heureusement le dessin n'est pas en reste et colle à merveille au propos de ce Polar pas si noir mais pas si tendre non plus qui porte pourtant un regard plein d'espoir sur cette cité phocéenne si particulière pour ceux qui la connaissent ou l'ont connue. J'ai hâte de voir ce que ce duo d'auteur va nous réserver pour la suite qui est déjà prévue, mais je ne peux pour ma part que vous recommander d'y jeter un coup d'oeil, sans être révolutionnaire, ce Karmela Krimm est parfaitement réalisé. Bravo.
  43. 1 point
    Avec ce nouveau one shot sur le Joker, Jeff Lemire nous emmène dans un récit psychologique se déroutant dans l'asile d'Arkham. L'histoire commence d'abord avec le docteur Ben Arnell qui va essayer de soigner le Joker en se chargeant de l'analyse de sa personnalité. Sa vie paisible sera détruite à jamais alors qu'il en fera les frais à cause de son travail sur la folie du Joker. Jeff Lemire nous offre un récit sombre qui convient à merveille à ce personnage emblématique, aussi célèbre que Batman. Les dessins d'Andrea Sorrentino sont réalistes et donnent une vision différente ou adulte, très proche des films de Nolan. La mise en scène de plusieurs planches est parfaite pour représenter la folie qui entoure ce récit. On peut comparer la construction des planches de Sorrentino à celles de J. H. Williams III sur Batwoman. Les cases des planches dessinent des formes par-dessus les dessins. Une fois de plus le duo Lemire et Sorrentino frappe très fort avec Joker Killer smile. Les amateurs du chevalier noir et de son univers seront très surpris par le choix du scénario qui est vraiment original et différent du peu que je connais de Batman et du Joker, surtout au niveau de l'épilogue.
  44. 1 point
    Dominique Gelli adapte le roman de Jean Teulé qui s'inspire d'un fait réel très marquant de la fin du 19ème siècle. Je ne connaissais pas cette histoire surréaliste qui s'est déroulée au moment de la guerre contre les prussiens. Le format du roman graphique convient très bien à ce récit historique découpé en chapitre. A chaque début de chapitre, la page d'ouverture donne la position du personnage principal dans le petit village de Dordogne. On découvre la vie d'Alain de Monéys qui s'engage dans l'armée française malgré son handicap pour aller combattre. Il aurait pu acheter la place d'un non-combattant plus pauvre que lui, c'était une pratique très courante à cette époque. Juste avant de partir sur le front, Monéys se rend à une foire dans le village voisin pour revoir ses amis d'enfance. Le drame va commencer dès son arrivée. La partie graphique de Dominique Gelli est très originale mais très sombre dans la façon de représenter les personnages. L'auteur ajoute des touches de couleurs pour renforcer l'action en cours pour un rendu impactant. Mangez-le si vous voulez est un récit marquant sur les phénomènes de foule, capable des pires atrocités. L'histoire d'Alain de Monéys m'a troublé donc je me suis renseigné après la lecture de ce roman graphique pour vérifier les faits exposés.
  45. 1 point
    Rhaaa ce tome 2 est rageant. Suffisamment pour que j'interrompe mes vacances de critiques pour vous faire part de ma frustration : on avait besoin de 3 tomes ! Car qu'est ce que la première partie de ce tome 2 va trop vite. La ou le tome 1 m'avais charmé en prenant bien son temps, ce tome 2 démarre en trombe et survole tous les sujets commencés plus tôt pour se mettre en place pour la conclusion. Et ce qui est vraiment rageant c'est que la fin de l'album est lui très bon et les choix scénaristiques intéressant. Mais la qualité de la fin de l'album ne peut enlever un goût de 'trop peu' qui ressort du début. On aurait adoré en savoir plus sur ce qu'il s'est passé sur l'Alter et encore plus avoir des précisions sur..... vous verrez En bref une très bonne histoire dans un bel écrin chez Drakoo. Une histoire qui méritait, après la disparition de Sandawe, une seconde vie.... mais aussi un troisième tome. Ps: je rappelle que Laval nous a gratifié d'une très sympathique interview dessinée disponible dans la rubrique idoine PS2 : première critique écrite depuis la nouvelle interface pour smartphone du site. Soyez indulgent ☺
  46. 1 point
    Aller on est vendredi, et aujourd'hui on lâche les grand mots : Je pense que la fin de ce tome deux est le meilleur Cliffhanger que je n'ai lu depuis... Je ne m'en souviens plus en fait... C'est limite indécent de faire ça au bout deux tome.... Ce qui est encore meilleur c'est que... ben personne ne m'en avait parlé. C'est série ne remue pas forcement les foule mais... c'est un tort que je me charge de rectifier. Car si la fin de tome est exceptionnelle, le tome lui-même est très bon. De la très bonne intro qu'était le tome 1, on passe ici dans le vrai et bon space opera : population en danger, choix cornélien entre sauver des gens ou penser au bonheur de tous, un anti héros de plus en plus attachant et de l'action de l'action de l'action.... à et j'oublie des terroristes interplanétaire, une présidente de mars qui pète un câble, un super virus.... Voilà j'ai envie de relire les deux premiers tomes. Il faut remonter aux premiers Deadly Class pour que je repense à une sensation d'évolution parfaite d'une série.... Avant de s'enflammer encore plus on va attendre le tome 3 mais nos auteurs tiennent tellement un bon filon que je ne peux que penser que ça sera excellent Vivement le t3 !!!
  47. 1 point
    Avant tout , je dois rendre à César ce qui est à César, Mobidic est une autrice et non pas un auteur comme j'ai pu le dire ailleurs. Une erreur impardonnable, surtout dans ce milieu de la bd plutôt masculin . Elle m'avait donc surpris et assez accroché sur Le roi ours , un joli conte ; et bien elle met la barre encore plus haute avec ce récit post-apocalyptique sans en être un véritablement. On constate les restes de notre ancienne civilisation, parsemés dans des cases somptueuses, mais le plus important est bien l'étude de ce "nouveau" monde. En effet les plus riches sont partis sur Mars et ont laissé le reste des habitants sur Terre. Des siècles ont passé et toute notre culture, notamment religieuse s'est effondrée. Ici, point de dieux d'une quelconque religion, les "idoles" du peuple sont bel et bien ces terriens partis sur Mars, et bien-sûr la planète rouge elle même. Cette nouvelle société a par ailleurs fait l'objet d'un profond recul technologique comme on a pu le voir suite à des effondrements de civilisations dans le passé (amis du collapse bonjour). On sent derrière toute cette création une profonde réflexion de Mobidic, qui rend ce cadre "terrien" particulièrement plausible. Dans ce nouveau monde aux accents mayas parfois, va évoluer Hermès notre héro, un des rares qui sait lire et surtout, porteur d'un secret inimaginable. Nous l'accompagnons jusqu'à ce dénouement plus ou moins tragique, selon les points de vue . Vous l'avez compris , le scénario est à la hauteur. On est pas dans Mad Max ou un autre récit post-apo. Ici , il y a plus de profondeur et moins d'action. Le dessin est là aussi, dans la lignée de son précèdent opus, de toute beauté. Les couleurs des forêts nous immergent totalement. Delcourt tient avec elle, à l'instar de Joor et son Kanopé, une nouvelle génération d'auteurs de grand talent. J'ai déjà hâte de découvrir son prochain album. Espérons que le confinement l'ait inspiré et dégagé du temps pour une future création. Merci Mobidic et chapeau l'artiste !!! Kevin Nivek
  48. 1 point
    En voilà une excellente surprise. En effet cette BD ne paye pas de mine (sauf la superbe édition de Dargaud). Suivre les tribulations d'un enfant ressemble à une BD d'humour type Titeuf ou pico bogue alors que ce que nous avons là est d'un tout autre niveau. Sous couvert d’une histoire d'enfant légèrement névrotique, Vincent Zabus nous surprend en nous offrant une histoire drôle mais profondément humaine sur la relation entre un enfant et ses parents. C'est difficile de parler de cette BD sans évoquer la fin. Sans trop en dire. Ce que je dirais juste c'est que Vincent Zabus met en place une histoire qui change totalement de dimension dans le dernier tiers. Et là où c'est très fort c'est que ce dernier tiers nous refait complètement penser les deux tiers précédents. Et ce changement est aussi porté par le trait d'Hippolyte très enfantin qui nous laisse penser que cette histoire est juste une histoire sur un petit garçon mal dans sa peau... et qui change aussi une fois le dernier tiers venu. Vous l'aurez compris, il est difficile de parler de cette histoire sans vous révéler la fin et cela serait super dommage. Je finirais donc uniquement : allez-y, vous ne le regretterez pas
  49. 1 point
    Bon allez c'est ma journée et ma tournée : La journée des minimisations de succès attendus et critiques. Apres Chris Kyle, c'est partit pour le tome 5 du château de étoiles. Bon Ok on va être claire des le debut : l'album est bon. On en attend pas moins d'Alex Alice. Il est bon et il est beau. Mais quand on à lu le reste de la production du monsieur, ce premier tome de cycle ressemble trop à une introduction... du spin off sur Venus. Alors je ne dis pas hein.Ce spin off sur Venus s'annonce excellent mais notre histoire marsienne n'avance pas beaucoup. En fait il se passe beaucoup de chose de facon très condensé au début et puis hop... place à la presentation du spin off. Je fais confiance à Alex Alice pour nous faire un super tome 6 mais étant dans ma journée "critique", je critique Rue de Sevres est en train de nous planifier un univers autour de l'Ether et je pense sincerement que tous les fans de Jules Verne comme moi s'en réjouiront. En esperant que la série principale ne se perde pas au profit des spin off sur les autres planètes.
  50. 1 point
    Si comme moi vous etes fan de Matt Kindt, et bien jetez vous directement et le plus rapidement possible sur ce Black Badge. Le duo aux commandes de de GrassKings nous revient avec un énorme one shot et thriller d'espionnage sublime. L'idée de base est deja aussi osé que bien pensée : et si les scouts du monde étaient bien plus que de simple "campeurs à tendance Mac Gyver" ? Et si sous la bonhomie d'un groupe d'enfant, Matt Kindt voit lui de potentiels espions et agents de terrain capable, plus que des adultes, de passer inaperçu et de réaliser des actes de "protections de la nations". Et comme dans toute bonne histoire d'espionnage, comment savoir qui est le bon et qui est le mauvais espion, au milieu de menteurs professionnels ? Entre des personnages bien travaillés, un graphisme toujours au top et une histoires surprenante du début à la fin, ce Black Badge se révèle un must have complètement imprévu. Et donc une excellente et magnifique surprise
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